Gaza: 52 morts dans les raids israéliens selon les secours, appels à cesser l’offensive

Au moins 52 personnes ont péri dans des frappes israéliennes lundi à Gaza, dont 33 dans une école abritant des déplacés, ont indiqué les secours au milieu des appels internationaux pressant Israël à cesser son offensive dans le territoire palestinien affamé. En pleine intensification de la campagne israélienne, une source du Hamas a affirmé que le mouvement avait accepté une nouvelle proposition de l’émissaire américain Steve Witkoff, qui “met l’accent sur un cessez-le-feu permanent dans la bande de Gaza”.Israël a intensifié son offensive à Gaza le 17 mai, dans le but affiché de libérer les derniers otages, de prendre le contrôle de tout Gaza et d’anéantir le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont l’attaque sans précédent sur le sol israélien le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre.Ces derniers jours, la Défense civile à Gaza a rapporté quotidiennement des dizaines de morts dont des enfants dans le pilonnage israélien du petit territoire, où Israël assiège depuis plus de 19 mois les quelque 2,4 millions d’habitants. “C’est indescriptible: peur, horreur, confusion, enfants hurlant, odeur de chair brûlée, odeur d’objets carbonisés, odeur de soufre, et il y avait du sang partout”, raconte Farah Nasser, qui a été réveillée par le bombardement contre l’école.Dans la cour de l’école, des déplacés tentent de sauver quelques biens dans les décombres. Et à l’hôpital Al-Ahli de la ville, des femmes pleurent la mort de leurs proches placés dans des housses blanches.Selon la Défense civile, 33 Palestiniens, des enfants en majorité, ont été tués dans le “massacre” à l’école Fahmi Al-Jarjaoui de Gaza-ville (nord).L’armée israélienne a dit avoir visé dans la zone de l’école “des terroristes de premier plan dans un centre de commandement et de contrôle”. Elle accuse régulièrement le Hamas d’opérer à partir d’établissements scolaires ou de santé, qu’elle a frappés à plusieurs reprises, ce que le mouvement nie.Ailleurs dans le nord du territoire, 19 personnes ont été tuées dans un bombardement israélien sur une maison de Jabalia.    – Berlin “ne comprend plus” -L’armée israélienne a en outre émis un nouvel ordre d’évacuation de certains quartiers de Khan Younès (sud), invoquant des tirs de trois roquettes depuis ce secteur.L’une a été interceptée et les autres sont tombées à Gaza, a indiqué l’armée au moment où Israël célèbre la “Journée de Jérusalem”, qui marque la prise et l’occupation du secteur oriental de la ville lors de la guerre israélo-arabe de 1967. L’escalade israélienne et les souffrances des civils palestiniens à Gaza confrontés à dés pénuries de nourriture, d”eau et de médicaments, nourrissent une indignation internationale croissante. Fustigeant avec une rare fermeté les actions d’Israël,le chancelier allemand Friedrich Merz a menacé de ne plus continuer à soutenir le gouvernement de Benjamin Netanyahu, son allié. “Je ne comprends franchement pas ce que l’armée israélienne fait à Gaza (…) On ne peut plus le justifier par une lutte contre le terrorisme du Hamas”.Mais l’Allemagne continuera de vendre des armes à Israël, a assuré lundi son ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul.L’Espagne a demandé à ses partenaires de l’Union européenne d’imposer un embargo sur les ventes d’armes à Israël.- “Immense cimetière” -“Il faut arrêter cette offensive qui n’a aucun objectif militaire, sauf si l’objectif est de transformer Gaza en un immense cimetière”, a dit lundi José Manuel Albares, le chef de la diplomatie espagnole.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues dans Gaza, dont au moins 34 mortes, selon les autorités israéliennes. Plus de 53.977 personnes, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Les Gazaouis manquent aussi de tout après plus de deux mois d’un total blocage de l’aide humanitaire, qu’Israël n’a que partiellement levé la semaine dernière pour des livraisons au compte-gouttes. Jake Wood, le chef de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation créée de toutes pièces et soutenue par les Etats-Unis, a annoncé sa démission faute de pouvoir opérer dans le respect des principes humanitaires de “neutralité, impartialité et indépendance”.L’organisation, qui siège à Genève, avait annoncé le 14 mai se préparer à livrer de la nourriture aux Gazaouis. Et sa direction a insisté qu’à partir de ce lundi, elle commencerait à livrer directement de l’aide à Gaza”, pour “atteindre plus d’un million de Palestiniens d’ici la fin de la semaine”.  

franceinfo: des journaux toutes les heures et Loïc de la Mornais en plateau

La chaîne télé franceinfo profite de son changement de numéro pour évoluer: elle proposera désormais des journaux toutes les heures et repense sa case 21h/23h, confiée à Loïc de la Mornais, a-t-elle annoncé lundi.Passer du canal 27 de la TNT (télévision numérique terrestre) au 16 est “une opportunité magnifique”, a déclaré le directeur de l’information du groupe public France Télévisions, Alexandre Kara, lors d’une conférence de presse.Effectif à partir du 6 juin, ce changement s’inscrit dans une vaste modification de la numérotation décidée par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel.Les quatre chaînes info seront toutes regroupées: outre franceinfo, BFMTV basculera sur le numéro 13 (au lieu du 15 auparavant), CNews sur le 14 (au lieu du 16) et LCI sur le 15 (au lieu du 26).Jusque-là dernière dans la numérotation des chaînes TNT gratuites, franceinfo l’est aussi au classement des audiences des chaînes info (0,8% en avril selon Médiamétrie, contre 1,8% pour LCI, 2,7% pour BFMTV et 3,3% pour CNews). Avancer sur la grille pourrait donc lui permettre de faire mieux.”Il n’y aura pas d’effet miracle (…), tout dépend de ce qu’on mettra à l’antenne”, a tempéré Romain Messy, directeur de la rédaction depuis mars.Pour “trouver l’essentiel de l’actu à heure fixe”, comme à la radio, la chaîne télé proposera toute la journée des journaux de 6 ou 7 minutes chaque heure, et les rappels des titres chaque demi-heure.En outre, franceinfo “redéfinit” sa tranche 21h-23h, confiée à Loïc de la Mornais, jusque-là grand reporter à France 2.”Il est l’incarnation du terrain, du reportage, de cette coloration qu’on veut donner à l’antenne”, a commenté Muriel Pleynet, directrice de franceinfo.Autre nouveauté, l’arrivée d’un 18h-20h le week-end, présenté par Myriam Encaoua (ex-LCP). En semaine, cette tranche est animée par Sonia Chironi.Toujours le week-end, la chaîne proposera du direct non-stop, ce qui n’était pas le cas jusque-là.”On avait une faiblesse globale le week-end”, a analysé M. Messy.Enfin, franceinfo a opéré une “réorganisation structurelle” après deux polémiques en début d’année liées à la couverture de la situation à Gaza. Cela avait abouti à la mise en retrait de son directeur Laurent Delpech.Pour la campagne de communication accompagnant le changement de numérotation, franceinfo a choisi le slogan “L’information n’est pas une opinion”, qui sonne comme une pique envers CNews, contrôlée par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré.”Les faits, c’est une ligne qui n’est pas celle prise par un certain nombre de médias aujourd’hui”, a estimé M. Kara sans citer de noms.

franceinfo: des journaux toutes les heures et Loïc de la Mornais en plateau

La chaîne télé franceinfo profite de son changement de numéro pour évoluer: elle proposera désormais des journaux toutes les heures et repense sa case 21h/23h, confiée à Loïc de la Mornais, a-t-elle annoncé lundi.Passer du canal 27 de la TNT (télévision numérique terrestre) au 16 est “une opportunité magnifique”, a déclaré le directeur de l’information du groupe public France Télévisions, Alexandre Kara, lors d’une conférence de presse.Effectif à partir du 6 juin, ce changement s’inscrit dans une vaste modification de la numérotation décidée par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel.Les quatre chaînes info seront toutes regroupées: outre franceinfo, BFMTV basculera sur le numéro 13 (au lieu du 15 auparavant), CNews sur le 14 (au lieu du 16) et LCI sur le 15 (au lieu du 26).Jusque-là dernière dans la numérotation des chaînes TNT gratuites, franceinfo l’est aussi au classement des audiences des chaînes info (0,8% en avril selon Médiamétrie, contre 1,8% pour LCI, 2,7% pour BFMTV et 3,3% pour CNews). Avancer sur la grille pourrait donc lui permettre de faire mieux.”Il n’y aura pas d’effet miracle (…), tout dépend de ce qu’on mettra à l’antenne”, a tempéré Romain Messy, directeur de la rédaction depuis mars.Pour “trouver l’essentiel de l’actu à heure fixe”, comme à la radio, la chaîne télé proposera toute la journée des journaux de 6 ou 7 minutes chaque heure, et les rappels des titres chaque demi-heure.En outre, franceinfo “redéfinit” sa tranche 21h-23h, confiée à Loïc de la Mornais, jusque-là grand reporter à France 2.”Il est l’incarnation du terrain, du reportage, de cette coloration qu’on veut donner à l’antenne”, a commenté Muriel Pleynet, directrice de franceinfo.Autre nouveauté, l’arrivée d’un 18h-20h le week-end, présenté par Myriam Encaoua (ex-LCP). En semaine, cette tranche est animée par Sonia Chironi.Toujours le week-end, la chaîne proposera du direct non-stop, ce qui n’était pas le cas jusque-là.”On avait une faiblesse globale le week-end”, a analysé M. Messy.Enfin, franceinfo a opéré une “réorganisation structurelle” après deux polémiques en début d’année liées à la couverture de la situation à Gaza. Cela avait abouti à la mise en retrait de son directeur Laurent Delpech.Pour la campagne de communication accompagnant le changement de numérotation, franceinfo a choisi le slogan “L’information n’est pas une opinion”, qui sonne comme une pique envers CNews, contrôlée par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré.”Les faits, c’est une ligne qui n’est pas celle prise par un certain nombre de médias aujourd’hui”, a estimé M. Kara sans citer de noms.

“Plaisanterie” ou coup au visage: Macron contraint de justifier une vidéo virale avec son épouse

“Chamaillerie”, “complicité” ou coup au visage ? Emmanuel Macron a été contraint lundi de démentir toute “scène de ménage” avec son épouse après la diffusion d’une vidéo devenue virale, accusant en retour “les Russes” et “les extrêmes” de faire feu de tout bois pour l’attaquer.L’arrivée du président français au Vietnam ne s’est pas passée comme prévu.Alors que la porte de son avion s’ouvre, dimanche soir, sur le tarmac de l’aéroport de Hanoï, des images tournées par l’agence américaine Associated Press montrent la silhouette d’Emmanuel Macron qui apparaît, encore à l’intérieur de l’appareil.À ce moment-là, les deux bras de Brigitte Macron surgissent, sans qu’on puisse la voir en entier, et elle porte vivement les deux mains au visage du président dans ce qui peut ressembler à un petit coup. Le chef de l’État semble surpris, a un mouvement de recul, mais se tourne rapidement pour faire un salut vers l’extérieur.Le couple présidentiel s’engage ensuite sur l’escalier, Emmanuel Macron tend son bras à son épouse comme il en a l’habitude mais elle ne le saisit pas.L’image a circulé rapidement durant la nuit, notamment sur plusieurs comptes habituellement hostiles à Emmanuel Macron, avec nombre de commentaires sur de présumées tensions dans le couple. De quoi brouiller le message de la France, qui veut faire de cette tournée de six jours qui s’ouvre en Asie du Sud-Est un moment diplomatique important.D’autant que la communication de l’Elysée évolue au fil des heures.La présidence a d’abord démenti lundi au réveil la véracité des images, évoquant la possible intervention de l’intelligence artificielle, avant qu’elles ne soient authentifiées.Un proche du président a ensuite parlé d’une banale “chamaillerie” de couple.”C’était un moment où le président et son épouse décompressaient une ultime fois avant le début du voyage en chahutant”, a finalement commenté plus officiellement l’entourage d’Emmanuel Macron auprès des journalistes qui suivent la tournée.”C’est un moment de complicité. Il n’en suffisait pas plus pour donner du grain à moudre aux complotistes”, a-t-on ajouté de même source, attribuant les commentaires négatifs en premier lieu aux sphères prorusses.- Les “maboules” et les “fadas” -Des affirmations que le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy a qualifiées de “mensonges pavloviens dignes des républiques bananières”. “Face au moindre problème, la Macronie accuse +l’intelligence artificielle+ et +les services russes+, avant de justifier l’injustifiable”, s’est-il indigné sur X.En fin de journée à Hanoï, Emmanuel Macron a fini par répondre lui-même aux questions des journalistes, pour justifier les images et contre-attaquer contre les “maboules” et les “fadas”.Sur la vidéo, “nous sommes en train de nous chamailler et plutôt de plaisanter avec mon épouse et je suis supris par cela”. Et cela “devient une espèce de catastrophe géoplanétaire où certains sont en train même d’avoir des théories”, a déploré le chef de l’Etat, après une long regard silencieux accompagné d’un sourire ironique.Il a tenté d’établir un parallèle avec d’autres images virales, et l’interprétation qui en a été faite, qui ont circulé ces dernières semaines, notamment celle dans le train pour l’Ukraine avec les dirigeants britannique et allemand. L’Elysée avait dû démentir sur les réseaux sociaux les commentaires qui les accusaient de consommer de la drogue.”Depuis trois semaines (…), il y a des gens qui ont regardé des vidéos et qui pensent que j’ai partagé un sac de cocaïne, que j’ai fait un mano à mano avec un président turc et que, maintenant, je suis en train d’avoir une scène de ménage avec ma femme”, a ironisé Emmanuel Macron.”Rien de tout ça n’est vrai. Pourtant, ces trois vidéos sont vraies, donc il faut que tout le monde se calme et surtout s’intéresse au fond de l’actualité”, a-t-il martelé.Il a attribué ces instrumentalisations à “des réseaux qui sont assez tracés”, pointant du doigt nommément “les Russes” et “les extrêmes en France”.”Après on a des tas de comptes, anonymes ou pas”, ceux à qui “le caramel monte à la tête”, y compris des “commentateurs d’actualité qui n’ont jamais beaucoup aimé ce que je faisais qui expliquaient ce matin que j’avais une diplomatie d’homme battu, pour vous dire à quel point ce sont des fadas”, a-t-il conclu.

Pesticides: la bataille tactique s’ouvre à l’Assemblée sur la loi Duplomb

La loi agricole dite Duplomb, qui divise l’Assemblée sur la réintroduction de pesticides néonicotinoïdes, arrive lundi dans l’hémicycle pour une première séance qui pourrait être la dernière : le bloc central espère contourner la multitude d’amendements déposés par les écologistes et insoumis en déposant une motion de rejet.Près de 3.500 amendements (certains seront irrecevables ou retirés) et moins de deux heures de discussions ? C’est le scénario singulier que pourrait écrire en fin d’après-midi l’Assemblée nationale, scrutée par les agriculteurs. Des tracteurs sont stationnés aux abords du palais Bourbon depuis le début de la matinée, à l’appel des Jeunes Agriculteurs et de la FNSEA, pour défendre leur position sur les pesticides, le stockage de l’eau ou l’agrandissement des élevages.”Vital” pour la FNSEA, premier syndicat agricole, le texte est “d’inspiration trumpienne”, accuse la députée écologiste Delphine Batho, quand Aurélie Trouvé (LFI) dénonce dans Le Monde “une capitulation politique, celle de la bifurcation écologique”.Parmi leurs griefs : la réintroduction, à titre dérogatoire, de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes interdit en France depuis 2018. Ses effets chez l’humain font l’objet d’inquiétudes, même si ces risques restent incertains, par manque d’études d’ampleur.Autorisé ailleurs en Europe, il est notamment réclamé par les filières de betterave ou de noisette, qui estiment n’avoir aucune autre solution contre les ravageurs. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”.- “Contraintes à l’exercice du métier” -Écologistes et insoumis ont déposé une large majorité des amendements (près 1.500 pour les écologistes et 800 pour LFI), réfutant toute “obstruction”. “C’est un blocage en bonne et due forme” contre un texte “essentiel” pour les agriculteurs, réplique Julien Dive (LR).Ajoutant au baroque, le député rapporteur de ce texte visant à “lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur” a lui-même déposé une motion de rejet, qu’il pourrait défendre à la tribune pour contourner le “mur d’amendements”.Le but de cette manœuvre tactique ? Si la motion est adoptée en tout début de séance, le texte ne sera pas débattu à l’Assemblée, et sera directement envoyé en commission mixte paritaire (CMP). Cette instance, composée de sept sénateurs et sept députés, devra alors élaborer une version commune du texte, à huis clos.Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a appelé “les parlementaires qui [les] soutiennent à voter cette motion de rejet”.A contrario, les contempteurs du texte espéreront que la motion échoue, et qu’il soit modifié dans l’hémicycle. – Sujets clivants -Le RN devrait voter pour : nos députés “feront tout pour que la loi Duplomb (…) soit adoptée !” a martelé Marine Le Pen lundi sur X, tout comme une bonne partie du bloc central. Les inconnues résident dans l’affluence dans l’hémicycle et le nombre d’élus centristes qui pourraient voter contre la motion, échaudés par la réintroduction de néonicotinoïdes.Cette stratégie est “la marque d’une fébrilité du camp gouvernemental. C’est une façon de contourner le vote parce qu’ils ont peur d’assumer leurs votes sur ce texte-là”, dénonce auprès de l’AFP la cheffe du groupe écologiste Cyrielle Chatelain. Elle dénonce le fait que la CMP sera “à huis clos, sur des sujets majeurs pour la santé de nos agriculteurs”.Outre la motion de rejet, d’autres options sont sur la table, comme un retrait d’amendements ou un temps législatif programmé. Cette disposition prévue par le règlement de l’Assemblée permet de fixer un nombre d’heures maximal de débats, réparti entre les groupes en fonction de leur poids.Une “conférence des présidents” de l’Assemblée se réunira à 15H00 pour discuter de la marche à suivre.Si jamais le texte est rejeté dès lundi, la CMP repartirait de la version sénatoriale, favorisant les parlementaires de la chambre haute dans la négociation. Si la CMP trouve un accord, il devra encore être adopté par un dernier vote dans chaque chambre.La version du texte adoptée à la chambre haute, à l’initiative du sénateur LR Laurent Duplomb, ne manque pas de sujets clivants, au-delà des pesticides, parmi lesquels le degré d’influence du gouvernement dans le travail de l’agence sanitaire Anses sur les autorisations de pesticides ou encore des dérogations environnementales pour certains projets de prélèvements et stockage d’eau.

Pesticides: la bataille tactique s’ouvre à l’Assemblée sur la loi Duplomb

La loi agricole dite Duplomb, qui divise l’Assemblée sur la réintroduction de pesticides néonicotinoïdes, arrive lundi dans l’hémicycle pour une première séance qui pourrait être la dernière : le bloc central espère contourner la multitude d’amendements déposés par les écologistes et insoumis en déposant une motion de rejet.Près de 3.500 amendements (certains seront irrecevables ou retirés) et moins de deux heures de discussions ? C’est le scénario singulier que pourrait écrire en fin d’après-midi l’Assemblée nationale, scrutée par les agriculteurs. Des tracteurs sont stationnés aux abords du palais Bourbon depuis le début de la matinée, à l’appel des Jeunes Agriculteurs et de la FNSEA, pour défendre leur position sur les pesticides, le stockage de l’eau ou l’agrandissement des élevages.”Vital” pour la FNSEA, premier syndicat agricole, le texte est “d’inspiration trumpienne”, accuse la députée écologiste Delphine Batho, quand Aurélie Trouvé (LFI) dénonce dans Le Monde “une capitulation politique, celle de la bifurcation écologique”.Parmi leurs griefs : la réintroduction, à titre dérogatoire, de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes interdit en France depuis 2018. Ses effets chez l’humain font l’objet d’inquiétudes, même si ces risques restent incertains, par manque d’études d’ampleur.Autorisé ailleurs en Europe, il est notamment réclamé par les filières de betterave ou de noisette, qui estiment n’avoir aucune autre solution contre les ravageurs. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”.- “Contraintes à l’exercice du métier” -Écologistes et insoumis ont déposé une large majorité des amendements (près 1.500 pour les écologistes et 800 pour LFI), réfutant toute “obstruction”. “C’est un blocage en bonne et due forme” contre un texte “essentiel” pour les agriculteurs, réplique Julien Dive (LR).Ajoutant au baroque, le député rapporteur de ce texte visant à “lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur” a lui-même déposé une motion de rejet, qu’il pourrait défendre à la tribune pour contourner le “mur d’amendements”.Le but de cette manœuvre tactique ? Si la motion est adoptée en tout début de séance, le texte ne sera pas débattu à l’Assemblée, et sera directement envoyé en commission mixte paritaire (CMP). Cette instance, composée de sept sénateurs et sept députés, devra alors élaborer une version commune du texte, à huis clos.Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a appelé “les parlementaires qui [les] soutiennent à voter cette motion de rejet”.A contrario, les contempteurs du texte espéreront que la motion échoue, et qu’il soit modifié dans l’hémicycle. – Sujets clivants -Le RN devrait voter pour : nos députés “feront tout pour que la loi Duplomb (…) soit adoptée !” a martelé Marine Le Pen lundi sur X, tout comme une bonne partie du bloc central. Les inconnues résident dans l’affluence dans l’hémicycle et le nombre d’élus centristes qui pourraient voter contre la motion, échaudés par la réintroduction de néonicotinoïdes.Cette stratégie est “la marque d’une fébrilité du camp gouvernemental. C’est une façon de contourner le vote parce qu’ils ont peur d’assumer leurs votes sur ce texte-là”, dénonce auprès de l’AFP la cheffe du groupe écologiste Cyrielle Chatelain. Elle dénonce le fait que la CMP sera “à huis clos, sur des sujets majeurs pour la santé de nos agriculteurs”.Outre la motion de rejet, d’autres options sont sur la table, comme un retrait d’amendements ou un temps législatif programmé. Cette disposition prévue par le règlement de l’Assemblée permet de fixer un nombre d’heures maximal de débats, réparti entre les groupes en fonction de leur poids.Une “conférence des présidents” de l’Assemblée se réunira à 15H00 pour discuter de la marche à suivre.Si jamais le texte est rejeté dès lundi, la CMP repartirait de la version sénatoriale, favorisant les parlementaires de la chambre haute dans la négociation. Si la CMP trouve un accord, il devra encore être adopté par un dernier vote dans chaque chambre.La version du texte adoptée à la chambre haute, à l’initiative du sénateur LR Laurent Duplomb, ne manque pas de sujets clivants, au-delà des pesticides, parmi lesquels le degré d’influence du gouvernement dans le travail de l’agence sanitaire Anses sur les autorisations de pesticides ou encore des dérogations environnementales pour certains projets de prélèvements et stockage d’eau.

Pesticides: la bataille tactique s’ouvre à l’Assemblée sur la loi Duplomb

La loi agricole dite Duplomb, qui divise l’Assemblée sur la réintroduction de pesticides néonicotinoïdes, arrive lundi dans l’hémicycle pour une première séance qui pourrait être la dernière : le bloc central espère contourner la multitude d’amendements déposés par les écologistes et insoumis en déposant une motion de rejet.Près de 3.500 amendements (certains seront irrecevables ou retirés) et moins de deux heures de discussions ? C’est le scénario singulier que pourrait écrire en fin d’après-midi l’Assemblée nationale, scrutée par les agriculteurs. Des tracteurs sont stationnés aux abords du palais Bourbon depuis le début de la matinée, à l’appel des Jeunes Agriculteurs et de la FNSEA, pour défendre leur position sur les pesticides, le stockage de l’eau ou l’agrandissement des élevages.”Vital” pour la FNSEA, premier syndicat agricole, le texte est “d’inspiration trumpienne”, accuse la députée écologiste Delphine Batho, quand Aurélie Trouvé (LFI) dénonce dans Le Monde “une capitulation politique, celle de la bifurcation écologique”.Parmi leurs griefs : la réintroduction, à titre dérogatoire, de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes interdit en France depuis 2018. Ses effets chez l’humain font l’objet d’inquiétudes, même si ces risques restent incertains, par manque d’études d’ampleur.Autorisé ailleurs en Europe, il est notamment réclamé par les filières de betterave ou de noisette, qui estiment n’avoir aucune autre solution contre les ravageurs. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”.- “Contraintes à l’exercice du métier” -Écologistes et insoumis ont déposé une large majorité des amendements (près 1.500 pour les écologistes et 800 pour LFI), réfutant toute “obstruction”. “C’est un blocage en bonne et due forme” contre un texte “essentiel” pour les agriculteurs, réplique Julien Dive (LR).Ajoutant au baroque, le député rapporteur de ce texte visant à “lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur” a lui-même déposé une motion de rejet, qu’il pourrait défendre à la tribune pour contourner le “mur d’amendements”.Le but de cette manœuvre tactique ? Si la motion est adoptée en tout début de séance, le texte ne sera pas débattu à l’Assemblée, et sera directement envoyé en commission mixte paritaire (CMP). Cette instance, composée de sept sénateurs et sept députés, devra alors élaborer une version commune du texte, à huis clos.Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a appelé “les parlementaires qui [les] soutiennent à voter cette motion de rejet”.A contrario, les contempteurs du texte espéreront que la motion échoue, et qu’il soit modifié dans l’hémicycle. – Sujets clivants -Le RN devrait voter pour : nos députés “feront tout pour que la loi Duplomb (…) soit adoptée !” a martelé Marine Le Pen lundi sur X, tout comme une bonne partie du bloc central. Les inconnues résident dans l’affluence dans l’hémicycle et le nombre d’élus centristes qui pourraient voter contre la motion, échaudés par la réintroduction de néonicotinoïdes.Cette stratégie est “la marque d’une fébrilité du camp gouvernemental. C’est une façon de contourner le vote parce qu’ils ont peur d’assumer leurs votes sur ce texte-là”, dénonce auprès de l’AFP la cheffe du groupe écologiste Cyrielle Chatelain. Elle dénonce le fait que la CMP sera “à huis clos, sur des sujets majeurs pour la santé de nos agriculteurs”.Outre la motion de rejet, d’autres options sont sur la table, comme un retrait d’amendements ou un temps législatif programmé. Cette disposition prévue par le règlement de l’Assemblée permet de fixer un nombre d’heures maximal de débats, réparti entre les groupes en fonction de leur poids.Une “conférence des présidents” de l’Assemblée se réunira à 15H00 pour discuter de la marche à suivre.Si jamais le texte est rejeté dès lundi, la CMP repartirait de la version sénatoriale, favorisant les parlementaires de la chambre haute dans la négociation. Si la CMP trouve un accord, il devra encore être adopté par un dernier vote dans chaque chambre.La version du texte adoptée à la chambre haute, à l’initiative du sénateur LR Laurent Duplomb, ne manque pas de sujets clivants, au-delà des pesticides, parmi lesquels le degré d’influence du gouvernement dans le travail de l’agence sanitaire Anses sur les autorisations de pesticides ou encore des dérogations environnementales pour certains projets de prélèvements et stockage d’eau.

Norvège : le cargo échoué dans un jardin devrait être dégagé mercredi

Le porte-conteneurs de 135 mètres de long qui s’est échoué à quelques pas de la maison d’un Norvégien dans un fjord devrait être dégagé mercredi après l’enlèvement des conteneurs, a dit à l’AFP le patron de la société chargée de l’opération.”Nous estimons qu’une pression de 1.500 tonnes s’exerce sur l’avant du bateau. Une fois que nous aurons retiré les conteneurs correspondants, nous pourrons dégager le bateau”, a déclaré lundi Ola T. Bjørnevik, le directeur général de BOA Offshore, à l’AFP.”Nous prévoyons de le faire mercredi”, a-t-il ajouté. Le NCL Salten a terminé sa course dans le jardin de Johan Helberg, à quelques mètres seulement de sa maison à Byneset, près de Trondheim, dans le centre de la Norvège, jeudi au petit matin.Un marin ukrainien d’une trentaine d’années était de quart à ce moment là et a dit s’être endormi, selon la police norvégienne qui l’a mis en examen pour “négligence dans la navigation”.”Le suspect était l’officier de quart au moment de l’incident. Pendant l’interrogatoire, il a déclaré qu’il s’était endormi alors qu’il était seul de service, ce qui a entraîné l’échouage du navire”, a expliqué Kjetil Bruland Sørensen, le procureur du district de police de Trøndelag, dans un communiqué vendredi.Ce marin a aussi raconté qu’aucune alarme de protection du pont du cargo n’avait fonctionné, a ajouté le procureur auprès de l’agence de presse NTB.L’enquête doit en outre déterminer si les règles relatives aux heures de travail et de repos ont été respectées à bord du navire, selon la police.L’occupant de la maison, profondément endormi lui aussi, n’a été tiré du lit que par le tambourinement et les appels paniqués de son voisin.Ca a sonné à la porte à un moment de la journée où je n’aime pas ouvrir”, avait confié M. Helberg à la chaîne TV2.Le voisin, Jostein Jørgensen, a raconté auprès de TV2 avoir été réveillé aux alentours de 05H00 jeudi par le bruit d’un bateau qui se dirigeait “à pleine vitesse vers la terre”, et avoir accouru chez Johan Helberg. Aucun des 16 membres de l’équipage n’a été blessé. 

Le procès de la reine des paparazzi de Mimi Marchand s’est ouvert, avec un coup d’éclat de Piotr Pavlenski

Le procès de la papesse de la presse people Mimi Marchand, soupçonnée d’avoir fait chanter l’animatrice Karine Le Marchand, s’est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Paris avec un coup d’éclat de l’artiste russe Piotr Pavlenski, aussitôt expulsé de la salle d’audience.Piotr Pavlenksi, concerné par un autre volet du dossier, était arrivé devant la salle d’audience en short noir et claquettes en plastique, bracelet électronique bien apparent à la cheville.Alors que la présidente venait de déclarer l’audience ouverte, il s’est levé, au milieu du public.”Mesdames et Monsieur, je dois vous dire une chose”, a lancé l’homme au crâne rasé et visage émacié. “Mimi Marchand doit être complétement relaxée il n’y a pas de préjudice, pas d’infraction dans cette affaire qui concerne du porno politique”, a-t-il lancé pendant que le tribunal ainsi que plusieurs policiers lui ordonnaient de se taire.Ils ont fini par l’attraper par les bras et le traîner hors de de la salle, sous les yeux de son ex-compagne Alexandrea de Taddeo et de Karine Le Marchand sur le banc des parties civiles, et Mimi Marchand du côté des prévenus.A l’extérieur de la salle, des journalistes de l’AFP l’ont vu être plaqué au sol par quatre policiers, puis embarqué.Une scène qui ressemble étrangement à celle qui lui vaut d’être venu ici: dans un volet annexe à celui qui concerne Karine Le Marchand, un paparazzo et des policiers sont jugés parce qu’une photo de lui, plaqué au sol, menotté dans le dos par des policiers, avait fait la Une de Paris Match en février 2020. Dans ce volet, Mimi Marchand avait finalement bénéficié d’un non lieu.C’est par cette affaire que commence le tribunal. Celle concernant Karine Le Marchand et Mimi Marchand sera examinée mardi.Veste noire, courts cheveux cendrés, Mimi Marchand, 78 ans, a quitté la salle rapidement après y avoir été autorisée par la présidente, et reviendra mardi.La communicante de l’ombre pour des stars comme des politiques est jugée pour extorsion, accusée d’avoir fait chanter l’animatrice de “L’amour est dans le pré”.- “Merci Mimi” -L’affaire débute en février 2020, avec le dépôt de plainte de la présentatrice de M6 à l’IGPN, la police des polices.Sa fille, mineure, a été photographiée quelques jours plus tôt, sortant de garde à vue pour acquisition de cannabis. Elle l’a appris grâce à une “source” qui a pu “bloquer” la publication des photos contre rémunération. Mais l’animatrice en est convaincue, les paparazzi ont forcément été informés par des policiers. Elle porte plainte.Elle ne le dit pas encore mais cette source, c’est Mimi Marchand. Elles s’étaient rencontrées en 2016, quand Mimi Marchand avait joué l’intermédiaire pour tenter de convaincre Emmanuel Macron de participer à “Une ambition intime”, l’émission politique de Karine Le Marchand. Après la garde à vue, Mimi Marchand prévient l’animatrice qu’un “jeune photographe” inconnu est venu à son agence Bestimage avec les photos: “Je l’ai pourri, je lui ai dit que c’était débile parce que ta fille était mineure et tu es même pas sur la photo, c’est invendable”, assure-t-elle, disant avoir récupéré les images contre 3.000 euros. “Merci Mimi, je te le revaudrai. Déjà je te dois des sous. Ma fille, c’est ma princesse”, écrit l’animatrice. Un déjeuner est rapidement organisé, Karine Le Marchand “rembourse” la moitié environ et promet de compléter rapidement. Le temps passe. Mimi Marchand prend des nouvelles pendant l’été.Karine Le Marchand: “Comment vas-tu ? Je te dois des sous, je n’oublie pas”.Un an plus tard, l’animatrice rappelle l’IGPN. Elle est “harcelée” par Mimi Marchand qui n’arrête pas de lui demander de la rappeler. L’animatrice dit qu’elle est trop occupée en ce moment et Mimi Marchand écrit: “Ce sera trop tard… c’est dommage pour la petite”.  La justice la soupçonne d’avoir œuvré à récupérer les photos pour exercer ce chantage. Elle avaient été prises non pas par un jeune photographe mais par le célèbre paparazzo Sébastien Valiela (lui aussi jugé).Mimi Marchand est par ailleurs mise en examen dans le dossier sur la rétractation, possiblement monnayée, de l’intermédiaire Ziad Takieddine concernant ses accusations de financement libyen contre Nicolas Sarkozy.