Taxes douanières américaines: Macron se dit “confiant”, espère un retour aux “tarifs les plus bas possibles”

Le président Emmanuel Macron s’est dit lundi “confiant” au sujet des discussions commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis, après que son homologue américain Donald Trump a annoncé la prolongation jusqu’au 9 juillet de la pause dans les droits de douane visant l’UE.”Je suis confiant”, a déclaré aux journalistes le dirigeant français, depuis la capitale du Vietnam, Hanoï. “Les discussions avancent bien, il y a eu un bon échange entre le président Trump et la présidente Von der Leyen, et je souhaite qu’on puisse poursuivre sur ce chemin, qui doit nous conduire à revenir à des tarifs les plus bas possibles”, a-t-il développé.”Nous pensons que les déséquilibres commerciaux, quand ils existent, ne se règlent pas par des tarifs”, a-t-il dit. Donald Trump a affirmé vendredi qu’il ne “cherchait pas d’accord” commercial avec l’Union européenne et a menacé d’imposer des droits de douane de 50% sur les importations en provenance des Vingt-Sept dès le 1er juin.La Commission européenne, qui négocie les accords commerciaux au nom de l’UE, avait aussitôt réagi en réclamant du respect de la part de Washington.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé dimanche avoir eu un “bon appel” avec Donald Trump, qui a confirmé dans la foulée une suspension jusqu’au 9 juillet des tarifs visant l’UE.Le Vietnam est également dans le collimateur de l’administration Trump, qui menace d’imposer une surtaxe de 46% sur ses exportations vietnamiennes à destination du marché américain, si un accord n’est pas trouvé dans les prochaines semaines.

Taxes douanières américaines: Macron se dit “confiant”, espère un retour aux “tarifs les plus bas possibles”

Le président Emmanuel Macron s’est dit lundi “confiant” au sujet des discussions commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis, après que son homologue américain Donald Trump a annoncé la prolongation jusqu’au 9 juillet de la pause dans les droits de douane visant l’UE.”Je suis confiant”, a déclaré aux journalistes le dirigeant français, depuis la capitale du Vietnam, Hanoï. “Les discussions avancent bien, il y a eu un bon échange entre le président Trump et la présidente Von der Leyen, et je souhaite qu’on puisse poursuivre sur ce chemin, qui doit nous conduire à revenir à des tarifs les plus bas possibles”, a-t-il développé.”Nous pensons que les déséquilibres commerciaux, quand ils existent, ne se règlent pas par des tarifs”, a-t-il dit. Donald Trump a affirmé vendredi qu’il ne “cherchait pas d’accord” commercial avec l’Union européenne et a menacé d’imposer des droits de douane de 50% sur les importations en provenance des Vingt-Sept dès le 1er juin.La Commission européenne, qui négocie les accords commerciaux au nom de l’UE, avait aussitôt réagi en réclamant du respect de la part de Washington.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé dimanche avoir eu un “bon appel” avec Donald Trump, qui a confirmé dans la foulée une suspension jusqu’au 9 juillet des tarifs visant l’UE.Le Vietnam est également dans le collimateur de l’administration Trump, qui menace d’imposer une surtaxe de 46% sur ses exportations vietnamiennes à destination du marché américain, si un accord n’est pas trouvé dans les prochaines semaines.

Gaza: au moins 52 morts dans des bombardements israéliens, dont 33 dans une école, selon les secours

Au moins 52 personnes ont été tuées lundi par des bombardements israéliens à Gaza, selon la Défense civile palestinienne, dont 33 dans une école abritant des déplacés, où l’armée israélienne a dit avoir visé des “terroristes de premier plan”. Ces nouvelles frappes meurtrières interviennent alors qu’Israël intensifie son offensive dans le territoire palestinien dévasté et affamé, malgré les pressions internationales croissantes pour faire taire les armes.La Défense civile a recensé 33 morts et des dizaines de blessés, des enfants en majorité, dans un “massacre” à l’école Fahmi AlJarjaoui de Gaza-ville, puis fait état de 19 personnes tuées dans un bombardement israélien sur une maison de Jabalia, dans la même région du nord de Gaza. L’armée israélienne a dit avoir visé dans la zone de l’école “des terroristes de premier plan (…) dans un centre de commandement et de contrôle”. Elle accuse régulièrement le Hamas d’opérer à partir d’établissements scolaires ou de santé – qu’elle a frappés à plusieurs reprises – ce que le mouvement islamiste palestinien nie.  Dans la cour de l’école, remplie de tentes, des résidents tentent de sauver quelques biens, ou du bois à brûler, dans les décombres. Déplacée de Beit Hanoun, plus au nord, avec sa famille, Farah Nasser a été réveillée par le bombardement pour découvrir “horreur et  confusion”, dans une “odeur de mort, de brûlé, de soufre et de sang”. A l’hôpital Al-Ahli de la ville, des femmes pleurent leurs proches devant leurs linceuls blancs.- “Plus de 200 cibles” -En début d’après-midi, l’armée israélienne a émis un ordre d’évacuation de certains quartiers de Khan Younès, invoquant des tirs de roquettes depuis ce secteur, dans le sud. Elle avait auparavant fait état de trois “projectiles” tirés depuis cette zone – l’un intercepté, les autres tombés à Gaza – au moment où Israël s’apprête à célébrer la “Journée de Jérusalem”, qui marque la prise du secteur oriental de la ville lors de la guerre israélo-arabe de 1967. Elle a indiqué avoir frappé ces dernières 48 heures “plus de 200 cibles” dont des “terroristes (…) des postes de tireurs d’élite et de missiles antichars, et des puits de tunnels”. Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive mi-mars, et intensifié ses opérations militaires le 17 mai, dans le but affiché d’anéantir le Hamas – dont l’attaque en Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre – , libérer les derniers otages et prendre le contrôle de la bande de Gaza.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues dans Gaza, dont au moins 34 mortes, selon les autorités israéliennes. Plus de 53.977 personnes, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Dans la bande de Gaza, les Palestiniens manquent de tout – nourriture, eau, carburant et médicaments – après plus de deux mois d’un total blocage de l’aide humanitaire, qu’Israël n’a que partiellement levé lundi dernier pour des livraisons au compte-gouttes. Moins de 5% des terres agricoles de Gaza sont désormais cultivables et/ou accessibles, exacerbant encore le risque de famine, selon le dernier bilan satellitaire, lundi, de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).- Berlin “ne comprend plus” – L’escalade militaire et les souffrances des civils nourrissent une indignation internationale croissante, y compris parmi les plus fidèles alliés d’Israël. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a ainsi affirmé lundi “ne plus comprendre l’objectif de l’armée” israélienne, menaçant de ne plus pouvoir continuer à soutenir le gouvernement de Benjamin Netanyahu.Jake Wood, le chef de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation créée de toutes pièces et soutenue par les Etats-Unis pour distribuer de l’aide dans la bande de Gaza, a par ailleurs annoncé sa démission faute de pouvoir opérer dans le respect des principes humanitaires de “neutralité, impartialité et indépendance”.L’organisation, qui siège à Genève, avait annoncé le 14 mai se préparer à distribuer quelque 300 millions de repas sur trois mois. L’ONU et des ONG ont affirmé qu’elles ne participeraient pas à ses opérations, l’accusant de travailler avec Israël.”Nos camions sont chargés et prêts à partir. A partir du lundi 26 mai, la GHF commencera à livrer directement de l’aide à Gaza”, pour “atteindre plus d’un million de Palestiniens d’ici la fin de la semaine”, a insisté sa direction dans un communiqué. Rien toutefois ne permettait de confirmer lundi à la mi-journée le lancement effectif de ces opérations.  

Gaza: au moins 52 morts dans des bombardements israéliens, dont 33 dans une école, selon les secours

Au moins 52 personnes ont été tuées lundi par des bombardements israéliens à Gaza, selon la Défense civile palestinienne, dont 33 dans une école abritant des déplacés, où l’armée israélienne a dit avoir visé des “terroristes de premier plan”. Ces nouvelles frappes meurtrières interviennent alors qu’Israël intensifie son offensive dans le territoire palestinien dévasté et affamé, malgré les pressions internationales croissantes pour faire taire les armes.La Défense civile a recensé 33 morts et des dizaines de blessés, des enfants en majorité, dans un “massacre” à l’école Fahmi AlJarjaoui de Gaza-ville, puis fait état de 19 personnes tuées dans un bombardement israélien sur une maison de Jabalia, dans la même région du nord de Gaza. L’armée israélienne a dit avoir visé dans la zone de l’école “des terroristes de premier plan (…) dans un centre de commandement et de contrôle”. Elle accuse régulièrement le Hamas d’opérer à partir d’établissements scolaires ou de santé – qu’elle a frappés à plusieurs reprises – ce que le mouvement islamiste palestinien nie.  Dans la cour de l’école, remplie de tentes, des résidents tentent de sauver quelques biens, ou du bois à brûler, dans les décombres. Déplacée de Beit Hanoun, plus au nord, avec sa famille, Farah Nasser a été réveillée par le bombardement pour découvrir “horreur et  confusion”, dans une “odeur de mort, de brûlé, de soufre et de sang”. A l’hôpital Al-Ahli de la ville, des femmes pleurent leurs proches devant leurs linceuls blancs.- “Plus de 200 cibles” -En début d’après-midi, l’armée israélienne a émis un ordre d’évacuation de certains quartiers de Khan Younès, invoquant des tirs de roquettes depuis ce secteur, dans le sud. Elle avait auparavant fait état de trois “projectiles” tirés depuis cette zone – l’un intercepté, les autres tombés à Gaza – au moment où Israël s’apprête à célébrer la “Journée de Jérusalem”, qui marque la prise du secteur oriental de la ville lors de la guerre israélo-arabe de 1967. Elle a indiqué avoir frappé ces dernières 48 heures “plus de 200 cibles” dont des “terroristes (…) des postes de tireurs d’élite et de missiles antichars, et des puits de tunnels”. Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive mi-mars, et intensifié ses opérations militaires le 17 mai, dans le but affiché d’anéantir le Hamas – dont l’attaque en Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre – , libérer les derniers otages et prendre le contrôle de la bande de Gaza.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues dans Gaza, dont au moins 34 mortes, selon les autorités israéliennes. Plus de 53.977 personnes, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Dans la bande de Gaza, les Palestiniens manquent de tout – nourriture, eau, carburant et médicaments – après plus de deux mois d’un total blocage de l’aide humanitaire, qu’Israël n’a que partiellement levé lundi dernier pour des livraisons au compte-gouttes. Moins de 5% des terres agricoles de Gaza sont désormais cultivables et/ou accessibles, exacerbant encore le risque de famine, selon le dernier bilan satellitaire, lundi, de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).- Berlin “ne comprend plus” – L’escalade militaire et les souffrances des civils nourrissent une indignation internationale croissante, y compris parmi les plus fidèles alliés d’Israël. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a ainsi affirmé lundi “ne plus comprendre l’objectif de l’armée” israélienne, menaçant de ne plus pouvoir continuer à soutenir le gouvernement de Benjamin Netanyahu.Jake Wood, le chef de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation créée de toutes pièces et soutenue par les Etats-Unis pour distribuer de l’aide dans la bande de Gaza, a par ailleurs annoncé sa démission faute de pouvoir opérer dans le respect des principes humanitaires de “neutralité, impartialité et indépendance”.L’organisation, qui siège à Genève, avait annoncé le 14 mai se préparer à distribuer quelque 300 millions de repas sur trois mois. L’ONU et des ONG ont affirmé qu’elles ne participeraient pas à ses opérations, l’accusant de travailler avec Israël.”Nos camions sont chargés et prêts à partir. A partir du lundi 26 mai, la GHF commencera à livrer directement de l’aide à Gaza”, pour “atteindre plus d’un million de Palestiniens d’ici la fin de la semaine”, a insisté sa direction dans un communiqué. Rien toutefois ne permettait de confirmer lundi à la mi-journée le lancement effectif de ces opérations.  

Namibia to hold first commemoration of German genocideMon, 26 May 2025 11:46:08 GMT

Namibia will on Wednesday hold its first national commemoration for victims of mass killings by German occupiers in what is widely recognised as the first genocide of the 20th century, the government said.Colonial-era German troops massacred tens of thousands of indigenous Herero and Nama people who rebelled against their rule in the southern African country …

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Procès Le Scouarnec: l’accusé ne demande “aucune mansuétude”, la cour se retire pour délibérer

L’ex-chirurgien pédocriminel Joël Le Scouarnec, jugé depuis fin février à Vannes pour viols et agressions sexuelles sur 299 victimes, a affirmé lundi ne demander “aucune mansuétude”, juste le droit à “une part d’humanité”, avant que la cour criminelle du Morbihan ne se retire pour délibérer.Vendredi, l’avocat général a requis à son encontre une peine de 20 ans de réclusion criminelle assortie de toute une série de mesures de sûreté en raison “de risques très élevés de récidive”.La cour, qui doit répondre au total à 841 questions, doit rendre son verdict mercredi.”À la cour, je ne sollicite aucune mansuétude. Accordez-moi simplement le droit de devenir meilleur et de reconquérir cette part d’humanité qui m’a tellement fait défaut”, a demandé l’accusé de 74 ans, invité une dernière fois à prendre la parole, après la plaidoirie de ses avocats.”Joël Le Scouarnec ne demande pas à échapper à la peine requise par l’avocat général”, mais “la défense demande à la cour (…) de retenir les éléments favorables à l’accusé”, notamment la reconnaissance durant le procès de l’intégralité des faits pour lesquels il est poursuivi, a plaidé Me Maxime Tessier, soulignant le caractère “exceptionnel” de ses “aveux”.Avant lui déjà, Me Thibaut Kurzawa avait insisté sur l’évolution accomplie par l’ex-chirurgien depuis son arrestation à Jonzac (Charente-Maritime) en 2017 après le viol d’une voisine de six ans.Il s’est fixé pour objectif “d’avancer et de réparer”, a-t-il assuré.Depuis le début du procès le 24 février, Joël Le Scouarnec a même avoué des violences sexuelles déjà prescrites et d’autres pour lesquelles il n’était pas mis en cause, comme celles commises sur sa propre petite-fille, qui font l’objet d’une nouvelle procédure.Pour Me Tessier, il est ainsi allé “le plus loin dans ce qu’on peut attendre d’un accusé devant la cour criminelle” et “la cour doit se convaincre de la sincérité de Joël Le Scouarnec”, remise en question par de nombreuses parties civiles.La défense a également insisté pour que la cour prenne en compte la “volonté de Joël Le Scouarnec d’être soigné”. L’accusé a affirmé à plusieurs reprises à la cour ne plus avoir d’attirance sexuelle pour des enfants, malgré les psychiatres et psychologues qui ont défilé à la barre pour souligner le risque de récidive très élevé chez une telle personnalité “perverse”.Mais Joël Le Scouarnec a reconnu la perversion de ses actes et “leur gravité”, ont appuyé lundi ses avocats, Me Maxime Tessier, rappelant néanmoins qu’un expert avait indiqué que “le risque de récidive ne signifie jamais +certitude de récidive+”.Tous ces “éléments favorables doivent être retenus afin que, pour Joël Le Scouarnec, la sanction ne soit pas uniquement synonyme de réclusion et de rétention mais aussi d’amendement et de réinsertion”, a-t-il lancé.- “Dangerosité” -Vendredi, l’avocat général Stéphane Kellenberger avait de son côté insisté sur la “dangerosité” de l’accusé, demandant notamment dans ses réquisitions une mesure de “rétention de sûreté”. Cette mesure complémentaire, très rarement prononcée, s’applique après qu’un condamné a purgé sa peine “du fait des troubles graves de sa personnalité”.Le magistrat a également demandé que l’accusé soit interdit définitivement d’exercer la médecine ou une autre profession dans le domaine de la santé.Le comparant à un “diable” en blouse blanche, il avait déploré que malgré le “travail véritablement extraordinaire” de sa défense, Joël Le Scouarnec était “resté au milieu du gué”.Masque lisse, traits figés, l’accusé a habitué la cour à n’exprimer que peu d’émotions au cours de ce procès débuté le 24 février.Lorsqu’il prenait la parole, il a souvent répété les mêmes mots, avec les mêmes intonations, des phrases atones que l’avocat général a imitées vendredi d’un air agacé.”Je ne suis pas un comédien”, s’était défendu Joël Le Scouarnec.- “Injuste” -Pour Me Tessier, la “demande de pardon” répétée par l’accusé permet “d’interroger la responsabilité des institutions de santé” dans cette affaire.Car Joël Le Scouarnec, pourtant condamné dès 2005 pour détention d’images pédopornographiques à quatre mois de prison avec sursis, avait continué sans encombre à exercer en tant que chirurgien dans différents établissements de l’ouest de la France, accumulant victime sur victime jusqu’à son arrestation.Ni les autorités sanitaires, ni les institutions hospitalières ni les différentes instances de l’Ordre des médecins n’avaient agi pour encadrer sa pratique médicale.”Il est injuste et même dangereux de soutenir en 2025 qu’il s’agit de l’affaire d’un seul homme”, a fustigé Me Tessier, en référence aux nombreux témoignages de médecins et fonctionnaires entendus au fil des semaines.Pour lui, les aveux de son client “mettent à néant ce postulat” et devraient inciter “le monde médical” et les responsables politiques à tirer les conséquences des “dysfonctionnements majeurs de notre système de santé”.

Procès Le Scouarnec: l’accusé ne demande “aucune mansuétude”, la cour se retire pour délibérer

L’ex-chirurgien pédocriminel Joël Le Scouarnec, jugé depuis fin février à Vannes pour viols et agressions sexuelles sur 299 victimes, a affirmé lundi ne demander “aucune mansuétude”, juste le droit à “une part d’humanité”, avant que la cour criminelle du Morbihan ne se retire pour délibérer.Vendredi, l’avocat général a requis à son encontre une peine de 20 ans de réclusion criminelle assortie de toute une série de mesures de sûreté en raison “de risques très élevés de récidive”.La cour, qui doit répondre au total à 841 questions, doit rendre son verdict mercredi.”À la cour, je ne sollicite aucune mansuétude. Accordez-moi simplement le droit de devenir meilleur et de reconquérir cette part d’humanité qui m’a tellement fait défaut”, a demandé l’accusé de 74 ans, invité une dernière fois à prendre la parole, après la plaidoirie de ses avocats.”Joël Le Scouarnec ne demande pas à échapper à la peine requise par l’avocat général”, mais “la défense demande à la cour (…) de retenir les éléments favorables à l’accusé”, notamment la reconnaissance durant le procès de l’intégralité des faits pour lesquels il est poursuivi, a plaidé Me Maxime Tessier, soulignant le caractère “exceptionnel” de ses “aveux”.Avant lui déjà, Me Thibaut Kurzawa avait insisté sur l’évolution accomplie par l’ex-chirurgien depuis son arrestation à Jonzac (Charente-Maritime) en 2017 après le viol d’une voisine de six ans.Il s’est fixé pour objectif “d’avancer et de réparer”, a-t-il assuré.Depuis le début du procès le 24 février, Joël Le Scouarnec a même avoué des violences sexuelles déjà prescrites et d’autres pour lesquelles il n’était pas mis en cause, comme celles commises sur sa propre petite-fille, qui font l’objet d’une nouvelle procédure.Pour Me Tessier, il est ainsi allé “le plus loin dans ce qu’on peut attendre d’un accusé devant la cour criminelle” et “la cour doit se convaincre de la sincérité de Joël Le Scouarnec”, remise en question par de nombreuses parties civiles.La défense a également insisté pour que la cour prenne en compte la “volonté de Joël Le Scouarnec d’être soigné”. L’accusé a affirmé à plusieurs reprises à la cour ne plus avoir d’attirance sexuelle pour des enfants, malgré les psychiatres et psychologues qui ont défilé à la barre pour souligner le risque de récidive très élevé chez une telle personnalité “perverse”.Mais Joël Le Scouarnec a reconnu la perversion de ses actes et “leur gravité”, ont appuyé lundi ses avocats, Me Maxime Tessier, rappelant néanmoins qu’un expert avait indiqué que “le risque de récidive ne signifie jamais +certitude de récidive+”.Tous ces “éléments favorables doivent être retenus afin que, pour Joël Le Scouarnec, la sanction ne soit pas uniquement synonyme de réclusion et de rétention mais aussi d’amendement et de réinsertion”, a-t-il lancé.- “Dangerosité” -Vendredi, l’avocat général Stéphane Kellenberger avait de son côté insisté sur la “dangerosité” de l’accusé, demandant notamment dans ses réquisitions une mesure de “rétention de sûreté”. Cette mesure complémentaire, très rarement prononcée, s’applique après qu’un condamné a purgé sa peine “du fait des troubles graves de sa personnalité”.Le magistrat a également demandé que l’accusé soit interdit définitivement d’exercer la médecine ou une autre profession dans le domaine de la santé.Le comparant à un “diable” en blouse blanche, il avait déploré que malgré le “travail véritablement extraordinaire” de sa défense, Joël Le Scouarnec était “resté au milieu du gué”.Masque lisse, traits figés, l’accusé a habitué la cour à n’exprimer que peu d’émotions au cours de ce procès débuté le 24 février.Lorsqu’il prenait la parole, il a souvent répété les mêmes mots, avec les mêmes intonations, des phrases atones que l’avocat général a imitées vendredi d’un air agacé.”Je ne suis pas un comédien”, s’était défendu Joël Le Scouarnec.- “Injuste” -Pour Me Tessier, la “demande de pardon” répétée par l’accusé permet “d’interroger la responsabilité des institutions de santé” dans cette affaire.Car Joël Le Scouarnec, pourtant condamné dès 2005 pour détention d’images pédopornographiques à quatre mois de prison avec sursis, avait continué sans encombre à exercer en tant que chirurgien dans différents établissements de l’ouest de la France, accumulant victime sur victime jusqu’à son arrestation.Ni les autorités sanitaires, ni les institutions hospitalières ni les différentes instances de l’Ordre des médecins n’avaient agi pour encadrer sa pratique médicale.”Il est injuste et même dangereux de soutenir en 2025 qu’il s’agit de l’affaire d’un seul homme”, a fustigé Me Tessier, en référence aux nombreux témoignages de médecins et fonctionnaires entendus au fil des semaines.Pour lui, les aveux de son client “mettent à néant ce postulat” et devraient inciter “le monde médical” et les responsables politiques à tirer les conséquences des “dysfonctionnements majeurs de notre système de santé”.

Ukraine says hit by record barrage after Trump rebukes Putin

Russia fired its biggest ever drone barrage on Ukraine overnight, Kyiv said Monday, just hours after Donald Trump called Vladimir Putin “CRAZY” and warned Moscow risked new sanctions if it kept up its deadly bombardment.The US President has been trying to broker an end to the three-year war but has failed to extract any major concessions from the Kremlin, despite repeated negotiations between his administration and Russia.For three consecutive nights Russia has pummelled Ukraine with large-scale drone attacks, saturating its air defences and killing at least 13 people on Sunday, officials said. In a rare rebuke of the Russian leader, Trump said on Truth Social late Sunday in Washington: “I’ve always had a very good relationship with Vladimir Putin of Russia, but something has happened to him. He has gone absolutely CRAZY!””I’ve always said that he wants ALL of Ukraine, not just a piece of it, and maybe that’s proving to be right, but if he does, it will lead to the downfall of Russia!”The Kremlin played down Trump’s criticism on Monday, saying Putin was taking measures “necessary to ensure Russia’s security”.”This is a very critical moment, which is fraught with emotional stress for everyone, as well as emotional reactions,” Kremlin spokesman Dmitry Peskov told reporters.Ukrainian President Volodymyr Zelensky said the attacks showed Russia had a sense of “impunity”.”The increase in Russian strikes should be met with increased sanctions,” he said on social media.Moscow’s invasion of Ukraine, launched in February 2022, has killed tens of thousands of people, destroyed towns as well as cities and spurred the biggest crisis in relations with the West since the Cold War.Kyiv did not report any immediate deaths from the latest drone attack, but said Russian shelling in the last 24 hours had killed a civilian man in the northern Sumy region.Russia said Monday it had captured two border villages in Ukraine’s north eastern Sumy region, where it has been mounting an offensive for weeks.- Blasts heard in Kyiv -Earlier Sunday, Trump told reporters he was “not happy” about Russia’s attacks on Ukraine and was “absolutely” considering increasing sanctions on Moscow.AFP reporters in the capital Kyiv heard loud blasts from air defences early Monday.Russia fired “355 Shahed-type drones” including decoys at Ukraine between Sunday night and early Monday, as well as nine cruise missiles, Ukraine’s air force said.Air force spokesman Yuriy Ignat told AFP it was the largest drone attack since Moscow’s invasion began.Air alerts in Kyiv lasted for six hours, officials said. In the western Khmelnytsky region, Russian aerial attacks damaged 18 residential buildings, according to authorities.A Russian attack also wounded a 14-year-old boy in the southern Odesa region, the region’s governor said.Diplomatic efforts to end the three-year war have stepped up a gear in recent weeks, with Russian and Ukrainian officials holding direct talks in Istanbul earlier this month for the first time in three years.Both sides swapped 1,000 people each over the weekend in their biggest ever prisoner exchange, while Russia said it was preparing a document outlining its peace terms for ending the war.But Moscow has repeatedly rejected proposals for a 30-day ceasefire from Kyiv and its Western allies, while grinding forward on the front line.

Pédocriminalité: Le Scouarnec ne “sollicite aucune mansuétude” en s’adressant une dernière fois à la cour

L’ex-chirurgien pédocriminel Joël Le Scouarnec ne désire “aucune mansuétude” mais “le droit de devenir meilleur”, a-t-il déclaré lundi lors de ses derniers mots marquant la fin des débats d’un procès débuté il y a trois mois devant la cour criminelle du Morbihan à Vannes.”À la cour, je ne sollicite aucune mansuétude. Accordez-moi simplement le droit de devenir meilleur et de reconquérir cette part d’humanité qui m’a tellement fait défaut”, a-t-il demandé à la cour.L’accusé, âgé de 74 ans et déjà condamné à une peine de 15 ans de prison en 2020 pour des violences sexuelles sur quatre enfants, prononçait ses derniers mots à l’issue de la plaidoirie de sa défense, représentée par Me Maxime Tessier et Me Thibaut Kurzawa.”Joël Le Scouarnec ne demande pas à échapper à la peine requise par l’avocat général”, soit 20 ans de réclusion criminelle assorties de nombreuses mesures de sûreté, a déclaré Me Tessier.”Néanmoins, la défense demande à la cour dans la motivation de sa décision de retenir les éléments favorables à l’accusé”, soulignant le caractère “exceptionnel” de ses “aveux”, lorsqu’il a reconnu le 20 mars l’ensemble des faits dont il est accusé, a précisé Me Tessier.”Joël Le Scouarnec n’a jamais rejeté la faute sur quiconque, il a toujours dit +je suis le seul coupable, le seul responsable c’est moi+” a-t-il rappelé, estimant qu’il “n’avait jamais cessé de coopérer à son premier procès” sans être “guidé par le souhait d’amoindrir sa peine.”Son client, estime-t-il, est allé “le plus loin dans ce qu’on peut attendre d’un accusé devant la cour criminelle”.”La cour doit se convaincre de la sincérité de Joël Le Scouarnec”, a-t-il plaidé.La cour s’est retirée pour délibérer. Le verdict est attendu mercredi.

Retailleau précise son dispositif pour “s’attaquer aux écosystèmes islamistes”

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a dévoilé les contours de l’organisation qu’il souhaite mettre en place pour “s’attaquer aux écosystèmes islamistes”, avec deux chefs de file dédiés, lundi lors d’un déplacement à la préfecture des Hauts-de-Seine. “Cette nouvelle organisation va reposer, un peu à l’image de ce qui a été fait sur le terrorisme, sur un chef de filât en matière de renseignement”, qui sera confié à Bertrand Chamoulaud, directeur national du renseignement territorial, a affirmé le ministre.Le chef de filât est une notion technique du droit des collectivités qui s’apparente ici à celle d’un chef de file. Par ailleurs, la directrice des Libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur, Pascale Léglise, “aura un rôle de parquet administratif” et fournira une “expertise en matière d’entrave administrative”, a-t-il précisé. Bruno Retailleau avait déjà promis mercredi “une meilleure organisation” de l’Etat face à l’islamisme, sujet au coeur d’un rapport ayant fait l’objet de larges fuites dans la presse. Il avait alors promis “un vrai chef de file en matière de renseignement” et un parquet administratif pouvant diligenter des dissolutions.Le ministre de l’Intérieur s’exprimait en préambule d’une réunion de la Cellule de lutte contre l’islamisme et le repli communautaire (CLIR), avec également autour de la table des représentants de diverses instances — sécurité publique, Urssaf, ARS…”Je souhaite que demain les CLIR puissent s’attaquer aux écosystèmes islamistes”, a martelé M. Retailleau en soulignant que “la lutte contre l’islamisme et contre l’entrisme, ce n’est pas seulement l’affaire du ministère de l’Intérieur” mais “de l’ensemble des ministères et des services de l’État”. Les CLIR ont été créées fin 2019 et la première a été installée à Bobigny en février 2020, “pour diagnostiquer et lutter contre phénomène d’entrisme”, a rappelé le ministre.L’architecture dévoilée lundi “ne saurait se déployer et être efficace si elle ne reposait pas sur une infrastructure territoriale” et ce “exactement comme avec le terrorisme”, a ajouté le ministre.M. Retailleau a estimé “qu’il faudra sans doute durcir” cette organisation “dans des départements qui sont les plus concernés par cet entrisme”.Le ministre s’exprimait devant la presse pour la première fois depuis la publication officielle, vendredi soir, d’un rapport faisant état d’une “menace pour la cohésion nationale” avec le développement d’un islamisme “par le bas”, au niveau des associations et des municipalités, de la part des Frères musulmans.