Israel vows to bring hostages home as new truce deal proposed

Israeli Prime Minister Benjamin Netanayahu on Monday vowed to bring back all hostages, “living and dead”, as rescuers in Gaza said Israeli strikes killed at least 52 people.Netanyahu’s remarks came after a Palestinian source said that mediators proposed a 70-day ceasefire and the release of 10 Israeli hostages alongside some Palestinian prisoners, though US envoy Steve Witkoff later said Hamas had not agreed to a proposed deal.”If we don’t achieve it today, we will achieve it tomorrow, and if not tomorrow, then the day after tomorrow. We are not giving up,” Netanyahu said of the duty to free the captives.”We intend to bring them all back, the living and the dead,” he added, but made no mention of a proposed deal.His remarks came after a Hamas source said on Monday that the group had accepted a ceasefire proposal that would see 10 captives released.A spokesman for Witkoff nonetheless told AFP that he disputed Hamas’s claim that the group had agreed to his proposed deal and quoted the envoy as saying “What I have seen from Hamas is disappointing and completely unacceptable.”Fighting meanwhile raged in Gaza, where civil defence agency spokesman Mahmud Bassal said that an early-morning Israeli strike on the Fahmi Al-Jarjawi school, where displaced people were sheltering, killed “at least 33, with dozens injured, mostly children”.The Israeli military said it had “struck key terrorists who were operating within a Hamas and Islamic Jihad command and control centre embedded” in the area, adding that “numerous steps were taken to mitigate the risk of harming civilians”.Another strike killed at least 19 people in Jabalia in the northern Gaza Strip, Bassal said.Israel has stepped up a renewed offensive to destroy Hamas, drawing international condemnation as aid trickles in following a blockade since early March that has sparked severe food and medical shortages.- ‘Senseless’ war -It has also triggered international criticism, with European and Arab leaders meeting in Spain calling for an end to the “inhumane” and “senseless” war, while humanitarian groups said the trickle of aid was not nearly enough.Spanish Foreign Minister Jose Manuel Albares called for an arms embargo on Israel.He also called for humanitarian aid to enter Gaza “massively, without conditions and without limits, and not controlled by Israel”, describing the territory as humanity’s “open wound”.In Germany, Chancellor Friedrich Merz voiced unusually strong criticism of Israel, saying: “I no longer understand what the Israeli army is now doing in the Gaza Strip, with what goal.”The impact on Gazan civilians “can no longer be justified”, he added.Nevertheless, German Foreign Minister Johann Wadephul said Berlin would continue selling weapons to Israel.The Israeli military said on Monday that over “the past 48 hours, the (air force) struck over 200 targets throughout the Gaza Strip”.It also said it had detected three projectiles launched from Gaza toward communities in Israel Monday, as the country prepared to celebrate Jerusalem Day, an annual event marking its capture of the city’s eastern sector in the 1967 Arab-Israeli war.”Two projectiles fell in the Gaza Strip and one additional projectile was intercepted,” it said.Later on Monday, it issued an evacuation order for areas of Khan Yunis, saying they had been the site of rocket launches.- ‘Situation is devastating’ -Israel last week partially eased an aid blockade on Gaza that had exacerbated widespread shortages of food and medicine.COGAT, the Israeli defence ministry body that coordinates civilian affairs in the Palestinian territories, said that “170 trucks… carrying humanitarian aid including food, medical equipment, and pharmaceutical drugs were transferred” into Gaza on Monday.While Israel has restricted aid into Gaza, the war has made growing food next to impossible, with the UN saying on Monday just five percent of Gaza’s farmland was now useable.A top World Health Organization official deplored Monday that none of the agency’s trucks with medical aid had been allowed to enter the Gaza Strip since Israel ended its blockade.For more than 11 weeks, “there has been no WHO trucks entering into Gaza for medical care support”, the WHO’s Eastern Mediterranean regional director Hanan Balkhy said, adding that “the situation is devastating”.The health ministry in Hamas-run Gaza said on Monday that at least 3,822 people had been killed in the territory since a ceasefire collapsed on March 18, taking the war’s overall toll to 53,977, mostly civilians.Hamas’s October 2023 attack on Israel that triggered the war resulted in the deaths of 1,218 people, mostly civilians, according to an AFP tally based on official figures.Militants also took 251 hostages, 57 of whom remain in Gaza, including 34 who the Israeli military says are dead.

Roland-Garros: Garcia tombe d’entrée pour sa dernière, Gasquet prolonge l’aventure

Quelques jours après l’annonce de sa retraite imminente, Caroline Garcia a été éliminée lundi dès le premier tour de son dernier Roland-Garros, où Richard Gasquet a, lui, prolongé l’aventure en s’imposant en quatre sets.Les au revoir s’enchaînent sur la terre battue parisienne: au lendemain de l’émouvante cérémonie dédiée à Rafael Nadal, Caroline Garcia a fait ses adieux au Grand Chelem parisien après sa défaite 6-4, 6-4 face à l’Américaine Bernarda Pera (83e mondiale).”J’ai fait mon maximum avec ce que j’avais en moi et j’ai essayé de me battre jusqu’au bout”, a déclaré la Française, en larmes sur le court Suzanne-Lenglen où le public a scandé “Merci Caro” à l’issue de la rencontre.”A la fin du match ça m’a fait très chaud au coeur de pouvoir recevoir leur amour, le soutien et le respect par rapport à ma carrière”, a commenté Garcia en conférence de presse.Émue dès l’entrée sur le court, elle a raconté avoir “vraiment (voulu) vivre ce moment à fond, avec toutes les émotions qui allaient venir”, tout en reconnaissant qu’elle ne s’attendait “pas à des merveilles” niveau tennis, étant toujours un peu diminué au dos.La joueuse de 31 ans, retombée au 144e rang mondial après avoir été N.4 et lauréate du Masters 2022, devrait s’aligner encore dans “quelques tournois” dont le Queen’s, Wimbledon et l’US Open. Mais elle avait expliqué samedi être “en paix” avec une décision prise “en début de saison”.La Lyonnaise disputera encore au moins une rencontre sur la terre battue parisienne, en double au côté de Diane Parry.- Gasquet joue les prolongations -Quelques heures après l’élimination de Garcia, Richard Gasquet aurait aussi pu faire ses adieux à Roland-Garros. L’ex-N.7 mondial et chouchou du public français avait indiqué en octobre qu’il mettrait un terme à sa carrière à l’issue du tournoi majeur français, à près de 39 ans.Mais le Biterrois a retardé l’échéance en s’imposant 6-2, 2-6, 6-3, 6-0 face à son compatriote Terence Atmane (121e), touché à la cuisse droite, pour s’offrir un deuxième tour qu’il pourrait disputer face au N.1 mondial Jannik Sinner.”Ça me fait plaisir de me dire que ce soir je suis encore joueur de tennis, ça aurait pu ne pas être le cas”, a souligné Gasquet en conférence de presse.”Si je peux jouer le N.1 mondial jeudi, c’est sur que c’est une belle affiche pour moi. Quand tu es en fin de carrière, que tu joues peut-être ton dernier match, le N.1 mondial c’est fabuleux! Je ne peux pas rêver mieux”, a ajouté Gasquet.Également engagés lundi, Arthur Fils (14e) et Ugo Humbert (21e) se sont qualifiés pour le deuxième tour en dominant respectivement le Chilien Nicolas Jarry (149e) et l’Australien Christopher O’Connell (82e).Vainqueur de l’Open d’Australie en janvier et de retour d’une suspension de trois mois en vertu d’un accord conclu avec l’Agence mondiale antidopage (AMA), après deux contrôles positifs attribués à une contamination accidentelle, Sinner va entrer en lice dans la soirée face au Français Arthur Rinderknech (75e).Si l’Italien de 23 ans a estimé avoir encore “besoin de temps” pour rejouer à son meilleur niveau, il espère que sa finale romaine lui aura redonné “un peu de confiance”.- Alcaraz et Swiatek sans encombres -En attendant Sinner, le tenant du titre Carlos Alcaraz a tranquillement déroulé son tennis sur la terre battue parisienne, comme la lauréate 2024 Iga Swiatek.La Polonaise, ancienne N.1 mondiale, n’a plus remporté de tournoi depuis son troisième sacre consécutif sur la terre battue parisienne et n’aborde pas le tournoi dans les meilleures conditions. Mais elle s’est rassurée en battant sans trembler la Slovaque Rebecca Sramkova (42e) 6-3, 6-3. Carlos Alcaraz lui aussi s’est tranquillement qualifié pour le deuxième tour en battant 6-3, 6-4, 6-2 l’Italien Giulio Zeppieri, issu des qualifications. “Ce sont les montagnes russes pour moi depuis le début de saison. Mais en ce moment, j’ai retrouvé un très bon niveau et j’espère garder cette intensité pendant tous les matches sur le tournoi”, a expliqué l’Espagnol en conférence de presse. Il affrontera au prochain tour le Hongrois Fabian Marozsan (56e).alh-aco-bdu-ole/cyj/bm

Narcotrafic: 30 ans de réclusion pour “un Everest de folie meurtrière” à Marseille en 2016

Neuf ans après “l’Everest de folie meurtrière” qu’avait connu la cité marseillaise de Bassens, en avril 2016, avec la mort de trois hommes, abattus alors qu’ils regardaient un match dans l’épicerie du quartier, la justice a rendu son verdict lundi, avec 30 ans de réclusion pour les trois auteurs. Pour ces trois membres présumés du narcobanditisme marseillais dont un, en fuite, ne s’est jamais présenté au procès, entamé le 12 mai devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence, cette peine a été assortie d’une période de sûreté des deux tiers.L’avocat général, Pierre Cortes, avait lui requis la perpétuité pour les trois hommes, tous jugés en état de récidive légale. Les avocats des trois accusés avaient, eux, plaidé l’acquittement. Le 2 avril  2016, un commando avait fait irruption dans la petite épicerie-alimentation de la cité Bassens, dans les quartiers populaires du nord de la cité phocéenne, où une quinzaine de personnes regardaient un match de foot  à la télévision. Visiblement recherchés par les agresseurs, deux hommes âgés de 30 ans avaient été criblés de balles, tandis qu’un troisième, un chauffeur routier de 21 ans, était mortellement atteint par une balle perdue.Ce dernier était rapidement apparu comme une victime collatérale, dans une fusillade qui avait aussi fait trois blessés.Le procureur de la République de Marseille, Brice Robin, avait alors dénoncé “un Everest de folie meurtrière, (…) une folie meurtrière inadmissible qui interpelle sur l’état d’inhumanité de ses auteurs”.Pour l’accusation, ce triple assassinat s’inscrivait dans le cycle de violences opposant alors deux clans adverses, les “blacks” et les “gitans”, sur fond de guerre de territoires pour le contrôle des points de vente de stupéfiants. La tuerie de l’épicerie apparaissait également aux yeux des enquêteurs comme une riposte à un triple assassinat perpétré en décembre 2011, ayant coûté la vie à des proches des accusés et pour lequel les patrons du “plan stups” de Bassens avaient été condamnés.- “Donneur de +go+” -Durant l’audience, Lenny Albarello, 28 ans, alias “Bobotte”, et Mehdi Lekhetari, 39 ans, se sont opposés d’arrache-pied à un dossier basé sur des éléments de téléphonie occulte, des reconnaissances de témoins et des renseignements parvenus anonymement aux policiers. Driss Allouche, l’accusé absent lors des débats et contre lequel la cour a décerné un mandat d’arrêt, avait lui contesté être l’agresseur accidentellement blessé par le tir d’un de ses deux complices, qui avait abandonné sur place un fusil à pompe. Durant l’enquête, il avait nié avoir fait partie de ce commando, affirmant avoir été blessé alors qu’il venait acheter du cannabis à Bassens.Un individu désigné par des renseignements anonymes comme le “donneur de +go+”, celui qui aurait confirmé au commando la présence des futures victimes ce soir-là à la cité Bassens, avait été assassiné deux mois plus tard, après avoir échappé à une première tentative d’assassinat peu de temps après la fusillade de l’alimentation.Initialement programmé en février 2024, ce procès avait dû être reporté en raison de la violente agression subie par Lenny Albarello lors d’une promenade à la maison d’arrêt d’Aix-Luynes.

Dans l’Arctique finlandais, les éleveurs de rennes cohabitent difficilement avec l’armée

La présence militaire croissante dans l’Arctique devient un casse-tête pour certains éleveurs de rennes du nord de la Finlande, perturbant les animaux et fragilisant les revenus de leurs propriétaires. Un avion de chasse traverse le ciel gris, son vrombissement rompant la tranquillité de la forêt boréale près de Kemijarvi, dans le nord de la Finlande, où la présence de soldats est devenue aussi courante que celle de rennes en pâture. “L’activité militaire a considérablement augmenté ici depuis que la Finlande a rejoint l’Otan”, souligne l’éleveur de rennes Kyösti Uutela en montrant à l’AFP Rovajärvi, le plus grand champ d’entraînement d’artillerie d’Europe occidentale, situé à une centaine de kilomètres de la frontière russe. D’une superficie de 1.070 km2, le champ de tir, créé en 1949, est situé sur des terres qui font également partie de la zone d’élevage de rennes que dirige M. Uutela. La Finlande, qui partage une frontière de 1.340 kilomètres avec la Russie, a mis fin à des décennies de non-alignement militaire en rejoignant l’Otan en 2023. En 2024, le pays a également mis en oeuvre un accord de coopération de défense (DCA) avec les États-Unis. “Les activités de formation et les exercices ont augmenté depuis le début de la guerre en Ukraine”, en raison de la détérioration de la situation sécuritaire, a confirmé l’armée finlandaise à l’AFP dans un courriel. “Cela se reflète naturellement à Rovajärvi”, ajoute-t-elle, relevant que le champ de tir offrait des possibilités d’entraînement militaire uniques en raison de sa taille, de son terrain et de la variété des conditions climatiques. En 2024, le pays nordique a participé à 103 exercices militaires en Finlande et à l’étranger, contre 89 en 2023. – Pâturages détruits -Depuis le sommet d’une petite colline où la forêt a été coupée à blanc et des tranchées creusées pour permettre aux soldats de s’entraîner, M. Uutela relève que la colline “est perdue” pour le pâturage. “Les rennes ne pourront plus vivre ici”.”L’utilisation de chars lourds et la présence de milliers de soldats dans la forêt détruisent les pâturages de lichen”, principale source d’alimentation des rennes, alerte M. Uutela. La Finlande compte 4.305 propriétaires de rennes et 183.832 rennes vivant dans 57 districts d’élevage couvrant 36% de la superficie totale du pays. La viande et les produits dérivés constituent leur principale source de revenus.Depuis des générations, l’élevage de rennes fait partie intégrante de la culture autochtone sami, pratiqué comme moyen de subsistance traditionnel semi-nomade dans leur région natale de Sapmi, qui chevauche les parties septentrionales de la Finlande, de la Suède, de la Norvège et de la Russie. En Finlande, des non-samis pratiquent également l’élevage de rennes, par exemple près du champ de tir de Rovajärvi. Selon Riikka Poropudas, éleveuse de rennes de ce district, la présence militaire accrue dans la région oblige les éleveurs à nourrir leurs rennes dans des zones clôturées plus souvent qu’auparavant. Elle craint qu’un vaste exercice de tir réel et de combat auquel participent environ 6.500 soldats finlandais, suédois et britanniques en mai ne perturbe ses rennes, la saison de mise bas étant la plus active à la mi-mai. “Les activités stressent les rennes femelles et les nouveau-nés, et les éloignent de leurs pâturages naturels”, dit-elle. Selon l’armée, les besoins des éleveurs de rennes sont “pris en compte dans la planification des exercices, par exemple en ce qui concerne les horaires et les lieux” et les forces armées disent être en contact quotidien avec eux.- Planifier les exercices -Le réchauffement climatique et les modifications de l’utilisation des terres – dont la militarisation – posent des défis à la culture indigène et à l’élevage de rennes en tant que moyen de subsistance pour environ 1.200 Sami, insiste Tuomas Aslak Juuso, président en exercice du Parlement sami en Finlande.”Notre mode d’élevage des rennes dépend entièrement de la possibilité pour les rennes de paître librement sur les pâturages naturels”, a-t-il déclaré. Un exercice militaire international de grande envergure mené dans la région finlandaise de Sapmi en 2023 a été “une expérience négative”, raconte-t-il. “Les éleveurs de rennes locaux n’avaient pas été informés à l’avance, les conditions de pâturage ont été dégradées et les tracteurs ont endommagé la couverture de lichen qui risque de ne jamais repousser”, ajoute-t-il. Les populations indigènes ont droit à un “consentement préalable et éclairé” pour toute activité ayant un impact sur leurs territoires ou leurs droits humains, y compris les exercices militaires, rappelle le représentant sami. 

Pretoria a proposé d’acheter du gaz à Washington contre des exemptions de droits de douanes

L’Afrique du Sud a proposé d’acheter du gaz à Washington  en échange d’exemption de droits de douanes sur des quotas de véhicules, d’acier et d’aluminium exportés vers les Etats-Unis, a confirmé lundi à l’AFP le porte-parole du président sud-africain Cyril Ramaphosa.La rencontre de mercredi dernier à Washington entre ce dernier, qui préside actuellement le G20, et son homologue américain Donald Trump, marquée par la projection d’une vidéo censée prouver la prétendue “persécution” de fermiers blancs, visait à rebâtir la relation commerciale entre les deux pays après des mois d’attaques de la Maison Blanche.Une ministre auprès de la présidence sud-africaine avait évoqué dimanche dans le journal local Sunday Times les “grandes lignes” d’un accord comprenant l’achat aux Etats-Unis de gaz naturel liquéfié (GNL) à hauteur de “900 millions à 1,2 milliard de dollars” par an pendant dix ans, l’équivalent de 75 à 100 pétajoules de GNL.En échange, Pretoria souhaite obtenir pour ses exportations un “quota de 40.000 véhicules par an exonéré de droits de douane dans le secteur automobile” ainsi que “385.000 tonnes d’acier et de 132.000 tonnes d’aluminium” également exemptés de taxes douanières.”Ces chiffres figurent dans la proposition d’accord commercial que l’Afrique du Sud a présentée à l’USTR (Bureau du commerce américain, NDLR) pour examen et poursuite des négociations”, a expliqué lundi à l’AFP le porte-parole de la présidence sud-africaine Vincent Magwenya.La ministre auprès de la présidence mentionnait aussi dans la presse la “coopération dans des technologies cruciales, telles que la fracturation hydraulique” pour doper la production de gaz en Afrique du Sud.Jusqu’aux récents droits de douanes mis en place par Donald Trump dans l’automobile et la sidérurgie, Pretoria exportait environ 25.000 voitures particulières vers les Etats-Unis qui étaient exemptés de taxes douanières en vertu de l’AGOA, un ensemble de conditions d’exportations préférentielles que Washington accordait à de nombreux pays d’Afrique.Or l’AGOA, remis en cause par les taxes douanières déjà annoncées, arrive à échéance en septembre.L’organisation patronale du secteur automobile en Afrique du Sud (Naamsa) estime à 86.000 le nombre d’emplois liés directement à l’AGOA dans l’automobile, et à 125.000 en incluant leurs sous-traitants.Un “investissement dans les minerais importants” entre les deux pays était également évoqué sans plus de précision par la ministre auprès de la présidence.L’Afrique du Sud possède au niveau mondial plus des trois quarts des réserves des métaux rares du groupe du platine, d’après l’US Geological Survey, les plus grandes réserve de manganèse (un tiers) et figure sur le podium pour le chrome.

Christine Lagarde (BCE) critique les propos “terribles” de Trump sur l’UE

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a critiqué lundi le “langage terrible” du président Donald Trump à l’égard de l’Union européenne, en réponse à ses commentaires selon lesquels le bloc aurait été formé pour “nuire” aux États-Unis. Elle a déclaré à la chaîne allemande ARD que les États-Unis avaient encouragé la formation de l’Union européenne, ajoutant qu’affirmer “qu’elle avait été créée dans l’intention de réellement porter atteinte aux États-Unis est complètement contre-intuitif. Cela va à l’encontre de l’histoire. Et ce n’est certainement pas le but de cette région”.Le président américain a fait ce type de commentaires sur l’UE plus tôt cette année lorsqu’il a menacé de frapper le bloc avec de lourdes taxes douanières en raison de son excédent commercial avec les États-Unis.Mme Lagarde a estimé que les remarques de Donald Trump faisaient “partie de la provocation habituelle à laquelle nous nous habituons, malheureusement”, mais elle a encouragé l’UE à dialoguer avec les États-Unis pour essayer de parvenir à un accord. Dans sa dernière attaque contre l’UE, le président américain a menacé vendredi d’imposer des droits de douane de 50% sur le bloc à partir du 1er juin, estimant que les négociations “n’avancent nulle part”.Mais il a ensuite accepté dimanche de reporter la date fatidique de la mise en place des droits de douane sur les exportations de l’UE jusqu’au 9 juillet après un appel téléphonique avec le chef de l’UE Ursula von der Leyen. Pour Christine Lagarde, on ne peut pas “simplement rester les bras croisés et faire semblant”. “Nous devons engager le dialogue, nous devons travailler avec son équipe et nous devons écouter leur proposition. Nous devons faire des propositions et nous devons négocier”, a-t-elle martelé.L’UE reste soumise à une taxe de 10 % que Donald Trump a imposée le mois dernier sur les importations de presque tous les pays du monde, ainsi qu’à des droits de douane de 25% sur les voitures, l’acier et l’aluminium.Le responsable du commerce de l’UE et son homologue américain devaient s’entretenir lundi après-midi après que Donald Trump a fait marche arrière sur les droits de douane de 50%, selon la Commission européenne. 

Christine Lagarde (BCE) critique les propos “terribles” de Trump sur l’UE

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a critiqué lundi le “langage terrible” du président Donald Trump à l’égard de l’Union européenne, en réponse à ses commentaires selon lesquels le bloc aurait été formé pour “nuire” aux États-Unis. Elle a déclaré à la chaîne allemande ARD que les États-Unis avaient encouragé la formation de l’Union européenne, ajoutant qu’affirmer “qu’elle avait été créée dans l’intention de réellement porter atteinte aux États-Unis est complètement contre-intuitif. Cela va à l’encontre de l’histoire. Et ce n’est certainement pas le but de cette région”.Le président américain a fait ce type de commentaires sur l’UE plus tôt cette année lorsqu’il a menacé de frapper le bloc avec de lourdes taxes douanières en raison de son excédent commercial avec les États-Unis.Mme Lagarde a estimé que les remarques de Donald Trump faisaient “partie de la provocation habituelle à laquelle nous nous habituons, malheureusement”, mais elle a encouragé l’UE à dialoguer avec les États-Unis pour essayer de parvenir à un accord. Dans sa dernière attaque contre l’UE, le président américain a menacé vendredi d’imposer des droits de douane de 50% sur le bloc à partir du 1er juin, estimant que les négociations “n’avancent nulle part”.Mais il a ensuite accepté dimanche de reporter la date fatidique de la mise en place des droits de douane sur les exportations de l’UE jusqu’au 9 juillet après un appel téléphonique avec le chef de l’UE Ursula von der Leyen. Pour Christine Lagarde, on ne peut pas “simplement rester les bras croisés et faire semblant”. “Nous devons engager le dialogue, nous devons travailler avec son équipe et nous devons écouter leur proposition. Nous devons faire des propositions et nous devons négocier”, a-t-elle martelé.L’UE reste soumise à une taxe de 10 % que Donald Trump a imposée le mois dernier sur les importations de presque tous les pays du monde, ainsi qu’à des droits de douane de 25% sur les voitures, l’acier et l’aluminium.Le responsable du commerce de l’UE et son homologue américain devaient s’entretenir lundi après-midi après que Donald Trump a fait marche arrière sur les droits de douane de 50%, selon la Commission européenne. 

Scuffles, insults as Israelis celebrate Jerusalem Day under shadow of Gaza war

Crowds of Israelis streamed through Jerusalem’s Old City, where some scuffled with residents and hurled insults at Palestinians, as annual celebrations of Israel’s capture of east Jerusalem took place on Monday.Jerusalem Day, as the celebrations are known, commemorates Israeli forces taking east Jerusalem during the 1967 Arab-Israeli war.Israel considers all of Jerusalem, including the annexed Palestinian-majority east, its indivisible capital. The international community, however, does not recognise this, and Palestinians seek east Jerusalem as the capital of a future state.Far-right Israeli minister Itamar Ben Gvir on Monday visited the Al-Aqsa mosque compound, known to Jews as the Temple Mount, to mark the occasion, which was being held for a second year under the shadow of the war in Gaza.”I ascended to the Temple Mount for Jerusalem Day, and prayed for victory in the war” and the return of hostages held in Gaza, said the national security minister, whose past visits to the site have sparked anger among Palestinians and their supporters.The Al-Aqsa mosque is Islam’s third-holiest site and a symbol of Palestinian national identity. The Temple Mount is Judaism’s holiest place, though Jews are forbidden from praying there.Every year, thousands of Israeli nationalists, many of them religious Jews, march through Jerusalem and its annexed Old City, including in predominantly Palestinian neighbourhoods, waving Israeli flags, dancing and sometimes accosting residents.- ‘Our one and only holy city’ -The route ends at the Western Wall, the last remnant of the Second Temple destroyed by the Romans in 70 AD, the holiest site where Jews are allowed to pray.”After so many years that the people of Israel were not here in Jerusalem and in the land of Israel, we arrived here and conquered Jerusalem, the Temple Mount and the Western Wall,” said 21-year-old Yeshiva student Yosef Azoulai. “So we celebrate this day in which we won over all our enemies.”Groups of Israeli youths were seen confronting Palestinian shopkeepers, passersby and schoolchildren, as well as Israeli rights activists and police, at times spitting on people, lobbing insults and trying to force their way into houses.Some chanted “death to Arabs”, “may your village burn” and “Gaza belongs to us”, drawing the occasional uncomfortable look from families making their way to the Western Wall.As evening settled in, large crowds had congregated to celebrate at the holy site.Authorities sometimes order Palestinian shops in the Old City to shut, though business owners this year said they had mostly closed down out of fear of harassment.Outside the Old City, former Knesset member Moshe Feiglin was advertising his far-right political party Identity.”Every nation and every religion has its capital… but for some reason, all the nations want a part of our one and only holy city,” he said.”Jerusalem belongs to the Jews and only to the Jews,” he added.This year’s Jerusalem Day comes amid renewed calls by some Israeli right-wing figures to annex more Palestinian territory as the war in Gaza rages.On Monday, the Israeli army said three projectiles were launched from Gaza, two falling inside the territory and one intercepted.In 2021, Hamas launched rockets towards Jerusalem as marchers approached the Old City, sparking a 12-day war in Gaza and outbreaks of violence in Israel between Israelis and Palestinians.- A ‘different kind of Jerusalem’ -Israel banned the UN’s agency for Palestinian refugees, UNRWA, from operating in east Jerusalem earlier this year over accusations it provided cover for Hamas militants, and on Monday, a group of Israelis forced their way into one its vacated compounds in the city.”The group asserted they were ‘liberating'” the facility, UNWRA West Bank director Roland Friedrich said on X.”The group brought flags and erected banners, seeking to claim the compound for the establishment of a new Israeli neighbourhood. Israeli police, alerted to the scene, failed to protect the inviolability of the @UN premises.”The police, who deployed in force, said that over the course of the day “officers have handled numerous cases of suspects involved in public disturbances”.In the morning, peace activists handed out flowers to challenge what they saw as the main march’s divisive message.Orly Likhovski of the Israel Religious Action Center said those taking part in the peace event were “not willing to accept that this day is marked by violence and racism”, adding they hoped to represent “a Jewish voice for a different kind of Jerusalem”.Some Palestinians accepted the flowers, but one elderly man near Damascus Gate politely refused, saying: “Do you see what is happening in Gaza? I’m sorry, but I cannot accept.”In a rare move, the Israeli cabinet met nearby in the predominantly Palestinian neighbourhood of Silwan, home to an archaeological site known as the City of David — believed to mark the biblical location of Jerusalem.At the meeting, Prime Minister Benjamin Netanyahu vowed to “keep Jerusalem united, whole, and under Israeli sovereignty”.Since June 1967, Israeli settlement in the eastern part of the city — considered illegal under international law — has expanded, drawing regular international criticism.

“Journée de Jérusalem”: altercations et insultes lors d’une marche de nationalistes israéliens

De nombreux Israéliens ont défilé lundi à Jérusalem-Est lors d’une marche émaillée d’échauffourées avec des Palestiniens, à l’occasion des célébrations annuelles marquant l’occupation par Israël de la partie orientale de la ville sainte.Le ministre israélien d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, s’est rendu sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, une visite considérée comme une provocation par les Palestiniens et les pays arabes.Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis, lui, de garder Jérusalem “unifiée, indivisible et sous la souveraineté d’Israël”.Israël a conquis et annexé Jérusalem-Est à l’issue de la guerre israélo-arabe de 1967, une annexion non reconnue par la communauté internationale.”Yom Yerushalaïm” (“la Journée de Jérusalem” en hébreu) commémore pour les Israéliens ce qu’ils estiment être la “réunification” de la ville. Chaque année, à l’occasion de cette journée, des milliers de nationalistes israéliens, en majorité religieux, marchent dans les rues de Jérusalem, y compris dans la Vieille ville, en brandissant des drapeaux israéliens.Lundi après-midi, des groupes de jeunes israéliens ont été vus en train de s’en prendre à des commerçants palestiniens, des passants, des écoliers, mais aussi à des militants israéliens des droits humains et à la police. Certains ont craché sur des passants, proféré des insultes et tenté de forcer l’entrée de maisons. D’autres ont crié “Mort aux Arabes”, ou “Gaza est à nous”. Dans la soirée, de grandes foules se sont rassemblées sur l’esplanade des Mosquées pour y célébrer l’événement.- “Provocation” -Troisième lieu saint de l’islam et site le plus sacré du judaïsme, l’esplanade est une poudrière où le moindre incident peut dégénérer.”Je suis monté sur le Mont du Temple pour la Journée de Jérusalem et j’ai prié pour la victoire dans la guerre (à Gaza), pour le retour de tous nos otages (…) Joyeux Jour de Jérusalem!”, a écrit le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, dans un message sur Telegram, accompagné de photos le montrant sur le site, désigné sous le nom de mont du Temple par les Juifs.La Jordanie, qui administre l’esplanade mais dont les points d’entrée sont contrôlés par Israël depuis l’occupation de Jérusalem-Est en 1967, a condamné “les pratiques de ce ministre extrémiste”. La France a dénoncé une “nouvelle provocation inacceptable”.Les célébrations se déroulent sur fond de guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023. En 2021, le mouvement islamiste palestinien avait lancé un barrage de roquettes en direction de Jérusalem alors que la marche commençait à se diriger vers la Vieille ville, ce qui a été suivi d’une guerre de 12 jours entre Israël et le Hamas.L’armée israélienne a fait état lundi de trois “projectiles” tirés depuis Gaza, affirmant avoir intercepté l’un d’entre eux et que les deux autres sont “tombés” à l’intérieur du territoire palestinien.L’événement marque “le jour où nous avons conquis Jérusalem, le mont du Temple, le Mur occidental” (mur des Lamentations), explique Yosef Azoulai, 21 ans, étudiant d’une yéchiva, centre d’études des textes rabbiniques.”Nous avons vaincu nos ennemis ce jour là. Nous sommes tous venus, tous les étudiants de yéchivas, unis, pour célébrer”, a-t-il ajouté.- “Fleurs de paix” -Dès lundi matin, des groupes de jeunes se sont réunis près de la porte de Jaffa, arborant des T-shirts blancs comme c’est souvent le cas pour cette marche.Comme les années précédentes, une “marche des fleurs” était aussi organisée par des militants israéliens désireux de contrer la marche nationaliste.”Nous donnerons des fleurs de paix aux résidents de Jérusalem, tout particulièrement aux musulmans, aux chrétiens”, a précisé l’organisateur, Gadi Gvaryahu, qui préside Tag Meir, organisation fédérant des ONG oeuvrant pour une co-existance pacifique.Dans la vieille ville, des Palestiniens surpris ont accepté les fleurs tendues. Mais un vieil homme a décliné: “vous voyez ce qui se passe à Gaza? Je suis désolé mais je ne peux pas accepter”.Plus loin, des adolescents venus participer à la marche principale ont déchiré les fleurs.La police a dit dimanche déployer “des milliers” d’agents dans toute la ville pour éviter des incidents.Un drapeau israélien géant a été déployé dimanche soir sur l’esplanade du mur des Lamentations alors que des milliers de visiteurs se pressaient dans les rues de la Vieille ville.