Après deux explosions, la mégafusée d’Elon Musk Starship prête à un nouveau vol test

L’entreprise SpaceX du multimilliardaire Elon Musk compte mener mardi un nouveau lancement test de sa mégafusée Starship, qu’elle développe pour partir à la conquête de Mars, après deux explosions spectaculaires survenues coup sur coup lors de ses derniers vols d’essai.Cette fusée, haute de 123 mètres, soit la taille d’un immeuble d’environ 40 étages, doit s’élancer dans le ciel du Texas à partir de 18H30 locales (23H30 GMT) pour un neuvième vol test.Ce dernier succède à deux précédents essais en janvier et mars s’étant soldés par de spectaculaires explosions en altitude et des pluies de débris au-dessus des Caraïbes.A chaque fois, le premier étage de la fusée, propulsant l’ensemble, avait réussi à revenir sur le pas de tir et à être rattrapé par des bras mécaniques – une manoeuvre spectaculaire que seule SpaceX maîtrise.Mais l’immense vaisseau avait lui explosé en vol les deux fois, contraignant les autorités à dévier les trajectoires de certains avions ou encore à retarder des décollages. Des suspensions de vol de Starship et des enquêtes sur ces incidents avaient également été ordonnées.- Objectif 25 vols annuels -Ces incidents spectaculaires sont toutefois loin d’être inédits, l’entreprise d’Elon Musk misant pour le développement de ses appareils sur le lancement de multiples prototypes afin de corriger rapidement les problèmes rencontrés en situation de vol.Une philosophie qui a fait son succès, mais n’est pas exempte de critiques, quatre des huit précédents vols d’essais de Starship s’étant ainsi soldés par des explosions, volontaires ou non.En 2023, des associations ont porté plainte contre les autorités américaines, les accusant d’en avoir mal évalué l’impact environnemental, alors que la base spatiale de l’entreprise au Texas est située à proximité de zones naturelles protégées.En dépit de ces critiques, le régulateur américain de l’aviation, la FAA, a accordé début mai son feu vert à l’augmentation de la cadence des lancements de 5 à 25 vols annuels, à l’issue d’une procédure de plusieurs années et d’évaluations sur l’impact environnemental.Une autorisation qui survient dans un contexte où la grande proximité d’Elon Musk avec le président Donald Trump fait craindre de possibles ingérences dans les actions des autorités de régulation.- Plongeon brutal dans le golfe -Lors de ce nouveau vol, SpaceX réutilisera pour la première fois un premier étage de fusée ayant déjà volé et été récupéré, signant ainsi une nouvelle étape vers son objectif de totale réutilisation de la fusée.Cette caractéristique permettrait de réduire considérablement les coûts et les ressources nécessaires mais est extrêmement difficile à réaliser techniquement.S’il réussit déjà à récupérer le propulseur de la fusée, Elon Musk compte bientôt tenter une récupération du vaisseau Starship, qui constitue le deuxième étage de la fusée et donne son nom à l’ensemble.”Je pense que nous parviendrons à une réutilisation rapide de l’ensemble de la structure – le vaisseau et le propulseur – l’année prochaine”, a déclaré le richissime entrepreneur, connu pour ses projections très optimistes, en début d’année dans un podcast.Lors de ce nouveau vol, SpaceX espère réaliser les tests qu’elle comptait mener lors des deux précédents vols sur le vaisseau – dont une tentative de déploiement de satellites – puis le laisser finir sa course dans l’océan Indien.Le premier étage ne reviendra quant à lui pas cette fois sur son pas de tir mais ira “s’écraser brutalement” dans les eaux du golfe du Mexique, unilatéralement rebaptisé “golfe d’Amérique” par Donald Trump, a prévenu SpaceX.Un changement de programme destiné à réaliser “plusieurs expériences en vol” afin d'”améliorer les performances et la fiabilité des futurs propulseurs”, a-t-elle expliqué.

Charles III à Ottawa pour un discours historique sur fond de tensions canado-américaines

Temps fort d’une visite hautement symbolique, le roi Charles III prononce mardi au Canada le discours du trône pour la réouverture du parlement, au moment où le pays dont il est le chef d’Etat vit une crise sans précédent en raison des menaces de Donald Trump.Le nouveau Premier ministre Mark Carney veut faire de cette visite, vue comme un “honneur historique, à la mesure des enjeux de notre temps”, une démonstration de souveraineté face au voisin du sud.C’est à son invitation que le souverain a fait exceptionnellement ce déplacement pour cette allocution qui est en principe prononcée par le représentant de la couronne britannique au Canada, le gouverneur général.Si le roi Charles III prononcera le discours comme s’il s’agit de ses propres mots, il a été, en réalité, rédigé par le cabinet du Premier ministre puisqu’il vise à détailler le programme du nouveau gouvernement de centre-gauche.Cette équipe dirigée par le libéral Mark Carney, un technocrate sans expérience politique, est en place depuis les élections législatives du 28 avril après une campagne entièrement centrée sur Donald Trump et comment faire face à ses menaces. Le discours du trône mardi devrait donc donner des pistes sur les grands projets de M. Carney, qui a juré de lancer la plus grande transformation de l’économie canadienne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale pour construire un pays “fort”.Dans un langage diplomatique prudent, il devrait également contenir une réaffirmation de la souveraineté du Canada.- “Le Canada n’est pas seul” -“En terme de symbolisme, c’est extraordinaire car c’est seulement la troisième fois que le souverain lis ce discours”, explique Félix Mathieu, politologue et professeur à l’Université du Québec en Outaouais.En effet, Elizabeth II, la mère du roi Charles, n’est venue prononcer que deux fois le discours du trône lors de son long règne, en 1957 et la dernière fois en 1977.”Ce qui va être intéressant c’est aussi tout ce qui va entourer le discours du trône” ajoute-t-il parlant d’un “message à Donald Trump” pour lui montrer que le “Canada n’est pas seul dans ce combat”.Pour de nombreux Canadiens, ce voyage royal revêt une symbolique forte en effet. Et ils étaient nombreux lundi à se presser dans la capitale pour saluer le monarque pour son premier jour de visite.Pour Shrikant Mogulala, c’est directement un “message aux États-Unis et à Donald Trump”. Et pour ce trentenaire, “le message est clair: nous ne sommes pas à vendre”.”C’est formidable pour le Canada qu’il soit ici, compte tenu des circonstances géopolitiques et de la situation actuelle de notre pays”, renchérit auprès de l’AFP Dave Shaw, retraité de 60 ans.Charles et Camilla se sont rendus lundi sur un marché de producteurs, ont assisté à un spectacle de danse autochtone et au début d’un match de hockey de rue.Mardi, le couple arrivera dans l’ancienne gare qui abrite la chambre temporaire du Sénat dans une voiture de cérémonie tirée par des chevaux de la Gendarmerie royale du Canada.Le couple sera accueilli par une garde d’honneur d’une centaine de personnes et par une fanfare militaire. Une salve de 21 coups de canon sera tirée au moment où le drapeau canadien sur le bâtiment sera remplacé par une bannière indiquant la présence du roi.

Diffusion d’images pornographiques de mineurs: l’auteur de BD Bastien Vivès face à la justice

Dessins potaches ou pédopornographiques ? L’auteur de bande dessinée Bastien Vivès est jugé à partir de mardi par le tribunal de Nanterre, accusé par plusieurs associations d’avoir réalisé et diffusé des dessins à caractère pornographique de mineurs dans deux de ses albums. Le dessinateur de 41 ans comparaît jusqu’à mercredi pour “fixation et transmission en vue de la diffusion d’images à caractère pédopornographique”, un délit passible de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.Les éditions Les Requins Marteaux et Glénat, qui ont publié les deux albums incriminés, comparaissent elles pour diffusion de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique. Sollicité par l’AFP, Bastien Vivès, qui sera présent à l’audience, n’a pas souhaité s’exprimer avant le début de son procès.En janvier 2023, une enquête avait été ouverte à la suite d’une plainte de plusieurs associations de protection de l’enfance. Elle visait trois ouvrages du dessinateur: “Les Melons de la colère” (paru en 2011), “La Décharge mentale” (2018) et “Petit Paul” (2018). Ce sont ces deux derniers albums qui seront au cœur des débats. “Petit Paul”, qui avait déjà fait l’objet de deux signalements en 2018 et 2020, classés sans suite par le parquet de Nanterre, met en scène un enfant au pénis démesuré ayant des relations sexuelles avec des femmes majeures.”La Décharge mentale” évoque un homme ayant des relations sexuelles avec de jeunes filles mineures. Dans sa plainte, l’association Fondation pour l’enfance dénonçait des “représentations de mineurs dans des situations sexuellement explicites, présentant indubitablement un caractère pornographique”, ce que la défense dément.”Il n’y a jamais eu aucune incitation et aucune apologie de la pédophilie par Bastien Vivès dans ses œuvres”, a assuré à l’AFP Me Richard Malka, avocat du dessinateur. – “Stricte application de la loi” -Pour Me Cécile Astolfe, qui défend la Fondation pour l’enfance, ce procès est pourtant la résultante d’une “stricte application de la loi”. “La représentation d’un mineur de moins de 15 ans présentant un caractère pornographique est interdite”, a-t-elle insisté. Trois autres associations, L’enfant bleu, Innocence en danger et Face à l’inceste, sont également parties civiles dans l’affaire.  Une dizaine de témoins sont également attendus parmi lesquels, côté défense, l’ancienne ministre de la Culture Françoise Nyssen (2017-2018) et le directeur de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, Riss.  En 2018, après la parution de “Petit Paul”, les éditions Glénat avaient affirmé que cet album n’avait “jamais” eu “pour vocation de dédramatiser, favoriser ou légitimer l’abus de mineur de quelque manière que ce soit”.Dans un entretien avec l’AFP, la directrice de la maison d’édition, Marion Glénat-Corveler, a assuré qu’elle défendrait la liberté d’expression à l’audience, “une des valeurs fondamentales de (son) métier d’éditeur”.Plusieurs autres œuvres du dessinateur, à l’instar des “Melons de la colère”, vague parodie des “Raisins de la colère” où plusieurs hommes violent une adolescente paysanne, avaient suscité l’indignation d’associations et de militants.Le Festival international de la BD d’Angoulême avait d’ailleurs déprogrammé une exposition consacrée à Bastien Vivès prévue lors de son édition 2023, en raison de “menaces physiques” proférées contre lui.En juin 2024, cinq personnes ont été condamnées à Paris à des peines de prison avec sursis pour menaces de mort ou violence sur l’auteur.

Une voiture fonce sur la foule à Liverpool, 27 personnes hospitalisées

Vingt-sept personnes ont été hospitalisées, dont deux dans un état grave, après qu’une voiture a foncé lundi soir à Liverpool sur la foule qui célébrait la victoire du club de foot Liverpool FC en Premier League, un incident “isolé” qui n’est pas traité comme terroriste selon la police.Parmi les blessés hospitalisés, quatre sont des enfants, ont indiqué lors d’une conférence de presse les services de secours Northwest ambulance service. Un enfant est dans un état grave.Une vingtaine d’autres blessés ont été soignés sur place.Avant que tout bascule, vers 18H00 (17H00 GMT), “ce fut une journée joyeuse à Liverpool, avec des centaines de milliers de personnes dans les rues pour célébrer la parade de la victoire du Liverpool Football Club”, a souligné Jenny Sims, de la Merseyside police.Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent une voiture sombre foncer sur une foule compacte et percuter plusieurs personnes. On y voit des gens projetés sur les côtés et sur le capot du véhicule, puis des dizaines de personnes s’en prendre à la voiture, probablement pour la stopper ou arrêter le conducteur.La police a indiqué avoir interpellé le conducteur du véhicule, “un homme blanc britannique de 53 ans de la région de Liverpool”. “Nous pensons qu’il s’agit d’un incident isolé, et nous ne cherchons actuellement personne d’autre. L’incident n’est pas traité comme un acte de terrorisme”, a déclaré lors de la conférence de presse Jenny Sims, la cheffe de la police du Merseyside. Elle a appelé le public à “ne pas faire de spéculation ou répandre de la désinformation sur les réseaux sociaux”. Plus tôt dans la soirée, le Premier ministre Keir Starmer a évoqué des scènes “épouvantables” à Liverpool. “Mes pensées vont à tous ceux qui sont blessés ou affectés”, a-t-il ajouté, en parlant d’un événement “choquant”.- “Gens inconscients” -Malgré une pluie battante, des centaines de milliers de personnes, beaucoup en famille, étaient rassemblées dans les rues de la ville pour célébrer le triomphe de Liverpool FC en Premier League, la première division anglaise. Des supporters étaient présents en masse, joyeux et festifs, le long du parcours de la parade, s’étendant sur 16 kilomètres. Un témoin cité par l’agence britannique PA a dit avoir “vu des gens allongés par terre, des gens inconscients”. “C’était horrible. Tellement horrible”, a dit ce témoin, Harry Rashid, 48 ans, qui assistait à la parade avec ses deux filles et son épouse.Il a vu la voiture percuter la foule. Elle était “extrêmement rapide”. Il a indiqué avoir entendu le bruit de personnes heurtées par le capot d’une voiture.Matt Cole, un journaliste de la BBC qui était présent avec sa famille, a raconté avoir vu “une voiture bleu foncé foncer dans la foule”. “Elle ne s’arrêtait tout simplement pas. J’ai réussi à attraper ma fille qui était avec moi et à me jeter sur le côté”, a-t-il expliqué. Des hommes ont poursuivi la voiture pour essayer de l’arrêter, a raconté ce journaliste.Le club de Liverpool a indiqué dans un communiqué être en contact avec la police. “Nos pensées et nos prières accompagnent ceux qui ont été affectés par cet événement grave”, a-t-il écrit.La voiture a foncé dans la foule alors que la parade allait se terminer. Les joueurs du club, dont les stars Mohamed Salah et Virgil van Dijk, ont défilé dans un bus à impériale pendant environ quatre heures, ralenti par la foule festive.Il n’y avait pas eu de parade lors de la dernière victoire du club, en 2020, en raison du Covid-19. C’était la première fois en 35 ans que les fans pouvaient célébrer ensemble un titre de Premier League.Les supporters de foot à Liverpool ont déjà connu un drame, qui continue de marquer la ville portuaire. En 1989, 97 supporters du club étaient morts dans une bousculade lors d’un match dans le stade de Hillsborough à Sheffield. Plus de 760 personnes ont également été blessées dans cette catastrophe, la plus meurtrière de l’histoire du sport britannique.

Une voiture fonce sur la foule à Liverpool, 27 personnes hospitalisées

Vingt-sept personnes ont été hospitalisées, dont deux dans un état grave, après qu’une voiture a foncé lundi soir à Liverpool sur la foule qui célébrait la victoire du club de foot Liverpool FC en Premier League, un incident “isolé” qui n’est pas traité comme terroriste selon la police.Parmi les blessés hospitalisés, quatre sont des enfants, ont indiqué lors d’une conférence de presse les services de secours Northwest ambulance service. Un enfant est dans un état grave.Une vingtaine d’autres blessés ont été soignés sur place.Avant que tout bascule, vers 18H00 (17H00 GMT), “ce fut une journée joyeuse à Liverpool, avec des centaines de milliers de personnes dans les rues pour célébrer la parade de la victoire du Liverpool Football Club”, a souligné Jenny Sims, de la Merseyside police.Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent une voiture sombre foncer sur une foule compacte et percuter plusieurs personnes. On y voit des gens projetés sur les côtés et sur le capot du véhicule, puis des dizaines de personnes s’en prendre à la voiture, probablement pour la stopper ou arrêter le conducteur.La police a indiqué avoir interpellé le conducteur du véhicule, “un homme blanc britannique de 53 ans de la région de Liverpool”. “Nous pensons qu’il s’agit d’un incident isolé, et nous ne cherchons actuellement personne d’autre. L’incident n’est pas traité comme un acte de terrorisme”, a déclaré lors de la conférence de presse Jenny Sims, la cheffe de la police du Merseyside. Elle a appelé le public à “ne pas faire de spéculation ou répandre de la désinformation sur les réseaux sociaux”. Plus tôt dans la soirée, le Premier ministre Keir Starmer a évoqué des scènes “épouvantables” à Liverpool. “Mes pensées vont à tous ceux qui sont blessés ou affectés”, a-t-il ajouté, en parlant d’un événement “choquant”.- “Gens inconscients” -Malgré une pluie battante, des centaines de milliers de personnes, beaucoup en famille, étaient rassemblées dans les rues de la ville pour célébrer le triomphe de Liverpool FC en Premier League, la première division anglaise. Des supporters étaient présents en masse, joyeux et festifs, le long du parcours de la parade, s’étendant sur 16 kilomètres. Un témoin cité par l’agence britannique PA a dit avoir “vu des gens allongés par terre, des gens inconscients”. “C’était horrible. Tellement horrible”, a dit ce témoin, Harry Rashid, 48 ans, qui assistait à la parade avec ses deux filles et son épouse.Il a vu la voiture percuter la foule. Elle était “extrêmement rapide”. Il a indiqué avoir entendu le bruit de personnes heurtées par le capot d’une voiture.Matt Cole, un journaliste de la BBC qui était présent avec sa famille, a raconté avoir vu “une voiture bleu foncé foncer dans la foule”. “Elle ne s’arrêtait tout simplement pas. J’ai réussi à attraper ma fille qui était avec moi et à me jeter sur le côté”, a-t-il expliqué. Des hommes ont poursuivi la voiture pour essayer de l’arrêter, a raconté ce journaliste.Le club de Liverpool a indiqué dans un communiqué être en contact avec la police. “Nos pensées et nos prières accompagnent ceux qui ont été affectés par cet événement grave”, a-t-il écrit.La voiture a foncé dans la foule alors que la parade allait se terminer. Les joueurs du club, dont les stars Mohamed Salah et Virgil van Dijk, ont défilé dans un bus à impériale pendant environ quatre heures, ralenti par la foule festive.Il n’y avait pas eu de parade lors de la dernière victoire du club, en 2020, en raison du Covid-19. C’était la première fois en 35 ans que les fans pouvaient célébrer ensemble un titre de Premier League.Les supporters de foot à Liverpool ont déjà connu un drame, qui continue de marquer la ville portuaire. En 1989, 97 supporters du club étaient morts dans une bousculade lors d’un match dans le stade de Hillsborough à Sheffield. Plus de 760 personnes ont également été blessées dans cette catastrophe, la plus meurtrière de l’histoire du sport britannique.

Une voiture fonce sur la foule à Liverpool, 27 personnes hospitalisées

Vingt-sept personnes ont été hospitalisées, dont deux dans un état grave, après qu’une voiture a foncé lundi soir à Liverpool sur la foule qui célébrait la victoire du club de foot Liverpool FC en Premier League, un incident “isolé” qui n’est pas traité comme terroriste selon la police.Parmi les blessés hospitalisés, quatre sont des enfants, ont indiqué lors d’une conférence de presse les services de secours Northwest ambulance service. Un enfant est dans un état grave.Une vingtaine d’autres blessés ont été soignés sur place.Avant que tout bascule, vers 18H00 (17H00 GMT), “ce fut une journée joyeuse à Liverpool, avec des centaines de milliers de personnes dans les rues pour célébrer la parade de la victoire du Liverpool Football Club”, a souligné Jenny Sims, de la Merseyside police.Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent une voiture sombre foncer sur une foule compacte et percuter plusieurs personnes. On y voit des gens projetés sur les côtés et sur le capot du véhicule, puis des dizaines de personnes s’en prendre à la voiture, probablement pour la stopper ou arrêter le conducteur.La police a indiqué avoir interpellé le conducteur du véhicule, “un homme blanc britannique de 53 ans de la région de Liverpool”. “Nous pensons qu’il s’agit d’un incident isolé, et nous ne cherchons actuellement personne d’autre. L’incident n’est pas traité comme un acte de terrorisme”, a déclaré lors de la conférence de presse Jenny Sims, la cheffe de la police du Merseyside. Elle a appelé le public à “ne pas faire de spéculation ou répandre de la désinformation sur les réseaux sociaux”. Plus tôt dans la soirée, le Premier ministre Keir Starmer a évoqué des scènes “épouvantables” à Liverpool. “Mes pensées vont à tous ceux qui sont blessés ou affectés”, a-t-il ajouté, en parlant d’un événement “choquant”.- “Gens inconscients” -Malgré une pluie battante, des centaines de milliers de personnes, beaucoup en famille, étaient rassemblées dans les rues de la ville pour célébrer le triomphe de Liverpool FC en Premier League, la première division anglaise. Des supporters étaient présents en masse, joyeux et festifs, le long du parcours de la parade, s’étendant sur 16 kilomètres. Un témoin cité par l’agence britannique PA a dit avoir “vu des gens allongés par terre, des gens inconscients”. “C’était horrible. Tellement horrible”, a dit ce témoin, Harry Rashid, 48 ans, qui assistait à la parade avec ses deux filles et son épouse.Il a vu la voiture percuter la foule. Elle était “extrêmement rapide”. Il a indiqué avoir entendu le bruit de personnes heurtées par le capot d’une voiture.Matt Cole, un journaliste de la BBC qui était présent avec sa famille, a raconté avoir vu “une voiture bleu foncé foncer dans la foule”. “Elle ne s’arrêtait tout simplement pas. J’ai réussi à attraper ma fille qui était avec moi et à me jeter sur le côté”, a-t-il expliqué. Des hommes ont poursuivi la voiture pour essayer de l’arrêter, a raconté ce journaliste.Le club de Liverpool a indiqué dans un communiqué être en contact avec la police. “Nos pensées et nos prières accompagnent ceux qui ont été affectés par cet événement grave”, a-t-il écrit.La voiture a foncé dans la foule alors que la parade allait se terminer. Les joueurs du club, dont les stars Mohamed Salah et Virgil van Dijk, ont défilé dans un bus à impériale pendant environ quatre heures, ralenti par la foule festive.Il n’y avait pas eu de parade lors de la dernière victoire du club, en 2020, en raison du Covid-19. C’était la première fois en 35 ans que les fans pouvaient célébrer ensemble un titre de Premier League.Les supporters de foot à Liverpool ont déjà connu un drame, qui continue de marquer la ville portuaire. En 1989, 97 supporters du club étaient morts dans une bousculade lors d’un match dans le stade de Hillsborough à Sheffield. Plus de 760 personnes ont également été blessées dans cette catastrophe, la plus meurtrière de l’histoire du sport britannique.

Canadians welcome King Charles after Trump takeover threats

King Charles III was given an enthusiastic welcome on Monday by Canadians who turned out in droves to see their monarch on his historic visit to open parliament, as part of the pushback against US President Donald Trump’s annexation threats.The 76-year-old king, who is Canada’s head of state as part of the Commonwealth, was greeted at the airport by Prime Minister Mark Carney, who has invited him to give an address opening Canada’s new legislature on Tuesday. “This historic honor matches the weight of our times,” Carney said.On their first stop in the Canadian capital, the royals visited a farmer’s market, where they were cheered by thousands of Canadians. The king also dropped the puck for a street hockey game.The so-called throne speech outlining the government’s priorities is typically given by the British monarch’s representative in Canada, the governor general.Queen Elizabeth II, the king’s late mother, delivered a throne speech in Canada just twice during her long reign, in 1957 and 1977.Charles, making his first visit to Canada since his coronation, has never commented on Trump’s repeated talk of making Canada the 51st US state.But he will be closely watched for any comments on Canada’s sovereignty, and on trade.Trump has slapped tariffs on Canadian goods including sector-specific levies on autos, steel and aluminum, rattling the Canadian economy, although he has suspended some of them pending negotiations.- ‘Momentous occasion’ -Queen Camilla is accompanying Charles on the 24-hour visit to Ottawa.Carney has said his newly-elected government has been given a mandate “to define a new economic and security relationship with the United States,” a neighbor he believes Canada “can no longer trust.”He has promised to curb reliance on trade with the United States by boosting internal commerce while forging deeper economic ties with allies overseas. The government’s path to build up Canada and create new relationships will be outlined in Charles’s speech, Carney said Monday.A government statement described the visit as “a momentous and historic occasion that underscores Canada’s identity and sovereignty as a constitutional monarchy.”Trump repeatedly returned to his annexation musings during Carney’s Oval Office visit earlier this month, insisting it would be a “wonderful marriage.”Carney stood his ground, saying Canada was “never for sale.”Trump’s envoy to Canada, Ambassador Pete Hoekstra, dismissed the notion that inviting Charles to open parliament was an effective way to make a statement on annexation. According to him, the annexation issue is “over.”But, among the throngs that showed up to welcome the royals, Robert Brown, 64, said: “I think it’s a very subtle form of diplomacy. A good one.”- ‘Once in a lifetime’ -After Charles and Camilla landed in Ottawa in the afternoon, they were received by Governor General Mary Simon and other dignitaries before meeting community organizations.They also planted a tree at the governor general’s estate, and Charles held audiences with Carney and Indigenous leaders.At the Senate on Tuesday, the monarch will receive full military honors before delivering the throne speech.Noah Marshall told AFP he couldn’t miss this “once in a lifetime opportunity to come see the royals.” The 24-year-old also noted that because Trump seems to respect the King, “that’s a good kind of signal to him.”Gaelle Hortop, 46, said she is “optimistic that it’ll be positive for Canadian morale” too.