Budget: Bayrou va demander un “effort à tous les Français”

François Bayrou va présenter début juillet un “plan pluriannuel” de redressement des finances publiques qui “va demander un effort à tous les Français”, a-t-il expliqué mardi sur RMC et BFMTV.”Au début du mois de juillet, je proposerai aux Français un plan de retour à l’équilibre des finances publiques sur trois ou quatre années” et ce plan “va demander un effort à tous les Français. Le plus juste possible, mais un effort suffisant pour que la France sorte de cette situation”, a déclaré le Premier ministre.Le chef du gouvernement n’a pas précisé les mesures envisagées. “Je ne ciblerai pas une catégorie de Français à l’exclusion des autres”, a-t-il assuré.M. Bayrou a dit cependant souhaiter que les partenaires sociaux “puissent s’emparer” de la question de la “TVA sociale”, consistant à compenser des baisses de cotisations pesant sur le travail par une augmentation de la TVA.”Je souhaite que les partenaires sociaux puissent s’emparer de cette question. Je souhaite que tous ceux qui ont la responsabilité du monde du travail, du monde de l’entreprise et du monde des salariés acceptent de poser ensemble cette question”, a-t-il déclaré, jugeant que “le travail en France n’est pas récompensé comme il devrait l’être”.Le 13 mai sur TF1, Emmanuel Macron avait dit souhaiter la tenue “dans les prochaines semaines” d’une conférence sociale “sur le mode de financement de notre modèle social” qui “repose beaucoup trop sur le travail”.”Depuis des décennies, on a laissé, tous courants politiques confondus, s’accumuler les déficits, on a laissé s’accumuler une montagne de dettes. Le pays est en situation de surendettement et, plus grave à mes yeux encore, si on peut dire, la France est un pays qui ne produit pas autant que ses voisins”, a également souligné François Bayrou.”Le gouvernement est prêt. Vous savez, j’avais évoqué l’idée d’un référendum (sur le redressement des finances publiques, ndlr) qui est une décision du président de la République” et “j’y crois”, a dit le Premier ministre, qui “cherche la prise de conscience des Français”.Le 13 mai, Emmanuel Macron avait répondu “pourquoi pas” à cette idée de référendum s’il porte sur un “plan” de réformes économiques et sociales, en précisant que “la fiscalité, le budget” relevaient de la compétence du Parlement.Le gouvernement cherche 40 milliards d’euros d’économie à réaliser pour l’année prochaine.

Budget: Bayrou va demander un “effort à tous les Français”

François Bayrou va présenter début juillet un “plan pluriannuel” de redressement des finances publiques qui “va demander un effort à tous les Français”, a-t-il expliqué mardi sur RMC et BFMTV.”Au début du mois de juillet, je proposerai aux Français un plan de retour à l’équilibre des finances publiques sur trois ou quatre années” et ce plan “va demander un effort à tous les Français. Le plus juste possible, mais un effort suffisant pour que la France sorte de cette situation”, a déclaré le Premier ministre.Le chef du gouvernement n’a pas précisé les mesures envisagées. “Je ne ciblerai pas une catégorie de Français à l’exclusion des autres”, a-t-il assuré.M. Bayrou a dit cependant souhaiter que les partenaires sociaux “puissent s’emparer” de la question de la “TVA sociale”, consistant à compenser des baisses de cotisations pesant sur le travail par une augmentation de la TVA.”Je souhaite que les partenaires sociaux puissent s’emparer de cette question. Je souhaite que tous ceux qui ont la responsabilité du monde du travail, du monde de l’entreprise et du monde des salariés acceptent de poser ensemble cette question”, a-t-il déclaré, jugeant que “le travail en France n’est pas récompensé comme il devrait l’être”.Le 13 mai sur TF1, Emmanuel Macron avait dit souhaiter la tenue “dans les prochaines semaines” d’une conférence sociale “sur le mode de financement de notre modèle social” qui “repose beaucoup trop sur le travail”.”Depuis des décennies, on a laissé, tous courants politiques confondus, s’accumuler les déficits, on a laissé s’accumuler une montagne de dettes. Le pays est en situation de surendettement et, plus grave à mes yeux encore, si on peut dire, la France est un pays qui ne produit pas autant que ses voisins”, a également souligné François Bayrou.”Le gouvernement est prêt. Vous savez, j’avais évoqué l’idée d’un référendum (sur le redressement des finances publiques, ndlr) qui est une décision du président de la République” et “j’y crois”, a dit le Premier ministre, qui “cherche la prise de conscience des Français”.Le 13 mai, Emmanuel Macron avait répondu “pourquoi pas” à cette idée de référendum s’il porte sur un “plan” de réformes économiques et sociales, en précisant que “la fiscalité, le budget” relevaient de la compétence du Parlement.Le gouvernement cherche 40 milliards d’euros d’économie à réaliser pour l’année prochaine.

Déport d’Eric Lombard: un casse-tête inédit pour le gouvernement

Le passage d’Eric Lombard de la Caisse des dépôts au ministère de l’Économie a fait naitre son lot d’éventuels conflits d’intérêts, mais les modalités de ses déports ne devraient pas entraver ses marges de manœuvre politiques, assure Bercy.Il s’agissait à la fois d’une équation inédite posée au gouvernement, d’un défi pour l’autorité de prévention des conflits d’intérêts, et d’une éventuelle menace pour l’autonomie politique du ministre.Un décret paru cinq mois après sa prise de fonction a acté dimanche les sujets dont Éric Lombard sera déchargé en formalisant son déport de la gestion d’une partie des activités du “groupe” de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) qu’il a dirigée entre 2017 et 2024. Un délai dans la publication du décret du Premier ministre qui n’est pas imputable à Éric Lombard, selon Jean Maïa, président de la Haute Autorité de transparence de la vie publique (HATVP). Cela traduit “l’absence de leviers” de la HATVP pour contraindre le calendrier de Matignon, analyse pour l’AFP Jean-François Kerléo, professeur de droit public.M. Lombard délègue essentiellement la charge des sujets liés à deux filiales de la Caisse dont il participait aux conseils d’administration: la banque d’investissement publique Bpifrance, détenue à parité par l’État et la CDC, et les sociétés du groupe la Poste, où la Caisse est majoritaire.En pratique, son cabinet assure qu’il avait pris ses distances avec ces entités dès sa prise de fonction le 23 décembre 2024, pour prévenir tout conflit d’intérêts.Car la mobilité d’Eric Lombard, 66 ans, a tout du cas d’école: jamais un haut fonctionnaire n’avait quitté sans transition le fauteuil de directeur général de la Caisse pour celui du ministère de l’Économie. Après un premier avis jugé “insuffisamment précis” par Bercy, la HATVP a rendu une seconde délibération (ce qui n’est pas inédit).Car pour ne pas empêcher Éric Lombard d’entretenir tout lien avec la Caisse, il a fallu discerner, parmi les activités de la CDC, les missions qu’il effectuait sur instruction du ministre de l’Économie de celles où il agissait pour le compte de la Caisse en tant que personnalité morale distincte de l’État.Résultat, il gardera la main sur l’épargne populaire, le livret A, la gestion des organismes de retraite, le financement du logement social, indique Bercy, mais s’abstiendra d’intervenir sur la nomination du directeur général ou la fixation de la subvention que la Caisse acquitte chaque année à l’État. – Rémanence d’intérêt -Pour les activités commerciales de la CDC, le nœud du problème, la HAVTP s’est penchée sur les rémanences d’intérêt et les éventuelles interférences avec l’exercice de son mandat ministériel.Quand Éric Lombard participait à un conseil d’administration de Bpifrance ou la Poste, il incarnait la vision d’un actionnaire (la Caisse) dont la personnalité morale se distingue de l’État, bien qu’elle en soit proche. Il peut arriver que les points de vue de l’État actionnaire et de la Caisse “ne soient pas strictement les mêmes”, exlique Bercy, une ligne de crête que le média l’Informé a illustrée en février. Éric Lombard avait participé fin décembre, peu avant sa nomination, à un conseil d’administration du groupe La Poste pendant lequel il avait réclamé à l’État le versement de plusieurs milliards d’euros correspondant aux pertes cumulées depuis 2017, écrivait le média. Un dossier que le même Éric Lombard aurait pu avoir à trancher quelques jours plus tard, une fois nommé ministre de l’Économie. La raison de son déport de La Poste? “Pas ce dossier spécifiquement”, répond Bercy. Mais “il avait pu prendre des positions sur des sujets, notamment financiers, liés à La Poste” qu’il n’est plus à même de trancher en tant que ministre.Pourtant, les enjeux ne manquent pas alors qu’une “loi postale” est attendue en 2025 avec des débats scrutés vue l’usure de l’activité courrier. “Dans la pratique, ça fonctionne (le déport, NDLR) depuis janvier”, “il y a toujours un décideur”, relativise Bercy.Le ministre devra également s’abstenir d’intervenir sur Bpifrance, un canal privilégié de l’État pour investir dans l’innovation. Mais c’est lui qui avait annoncé le 20 mars le lancement d’un fonds de 450 millions d’euros en faveur de la défense… par Bpifrance. Une décision “à l’initiative” de la banque d’investissement, qu’il a simplement “relayée”, évacue Bercy. 

Déport d’Eric Lombard: un casse-tête inédit pour le gouvernement

Le passage d’Eric Lombard de la Caisse des dépôts au ministère de l’Économie a fait naitre son lot d’éventuels conflits d’intérêts, mais les modalités de ses déports ne devraient pas entraver ses marges de manœuvre politiques, assure Bercy.Il s’agissait à la fois d’une équation inédite posée au gouvernement, d’un défi pour l’autorité de prévention des conflits d’intérêts, et d’une éventuelle menace pour l’autonomie politique du ministre.Un décret paru cinq mois après sa prise de fonction a acté dimanche les sujets dont Éric Lombard sera déchargé en formalisant son déport de la gestion d’une partie des activités du “groupe” de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) qu’il a dirigée entre 2017 et 2024. Un délai dans la publication du décret du Premier ministre qui n’est pas imputable à Éric Lombard, selon Jean Maïa, président de la Haute Autorité de transparence de la vie publique (HATVP). Cela traduit “l’absence de leviers” de la HATVP pour contraindre le calendrier de Matignon, analyse pour l’AFP Jean-François Kerléo, professeur de droit public.M. Lombard délègue essentiellement la charge des sujets liés à deux filiales de la Caisse dont il participait aux conseils d’administration: la banque d’investissement publique Bpifrance, détenue à parité par l’État et la CDC, et les sociétés du groupe la Poste, où la Caisse est majoritaire.En pratique, son cabinet assure qu’il avait pris ses distances avec ces entités dès sa prise de fonction le 23 décembre 2024, pour prévenir tout conflit d’intérêts.Car la mobilité d’Eric Lombard, 66 ans, a tout du cas d’école: jamais un haut fonctionnaire n’avait quitté sans transition le fauteuil de directeur général de la Caisse pour celui du ministère de l’Économie. Après un premier avis jugé “insuffisamment précis” par Bercy, la HATVP a rendu une seconde délibération (ce qui n’est pas inédit).Car pour ne pas empêcher Éric Lombard d’entretenir tout lien avec la Caisse, il a fallu discerner, parmi les activités de la CDC, les missions qu’il effectuait sur instruction du ministre de l’Économie de celles où il agissait pour le compte de la Caisse en tant que personnalité morale distincte de l’État.Résultat, il gardera la main sur l’épargne populaire, le livret A, la gestion des organismes de retraite, le financement du logement social, indique Bercy, mais s’abstiendra d’intervenir sur la nomination du directeur général ou la fixation de la subvention que la Caisse acquitte chaque année à l’État. – Rémanence d’intérêt -Pour les activités commerciales de la CDC, le nœud du problème, la HAVTP s’est penchée sur les rémanences d’intérêt et les éventuelles interférences avec l’exercice de son mandat ministériel.Quand Éric Lombard participait à un conseil d’administration de Bpifrance ou la Poste, il incarnait la vision d’un actionnaire (la Caisse) dont la personnalité morale se distingue de l’État, bien qu’elle en soit proche. Il peut arriver que les points de vue de l’État actionnaire et de la Caisse “ne soient pas strictement les mêmes”, exlique Bercy, une ligne de crête que le média l’Informé a illustrée en février. Éric Lombard avait participé fin décembre, peu avant sa nomination, à un conseil d’administration du groupe La Poste pendant lequel il avait réclamé à l’État le versement de plusieurs milliards d’euros correspondant aux pertes cumulées depuis 2017, écrivait le média. Un dossier que le même Éric Lombard aurait pu avoir à trancher quelques jours plus tard, une fois nommé ministre de l’Économie. La raison de son déport de La Poste? “Pas ce dossier spécifiquement”, répond Bercy. Mais “il avait pu prendre des positions sur des sujets, notamment financiers, liés à La Poste” qu’il n’est plus à même de trancher en tant que ministre.Pourtant, les enjeux ne manquent pas alors qu’une “loi postale” est attendue en 2025 avec des débats scrutés vue l’usure de l’activité courrier. “Dans la pratique, ça fonctionne (le déport, NDLR) depuis janvier”, “il y a toujours un décideur”, relativise Bercy.Le ministre devra également s’abstenir d’intervenir sur Bpifrance, un canal privilégié de l’État pour investir dans l’innovation. Mais c’est lui qui avait annoncé le 20 mars le lancement d’un fonds de 450 millions d’euros en faveur de la défense… par Bpifrance. Une décision “à l’initiative” de la banque d’investissement, qu’il a simplement “relayée”, évacue Bercy. 

Emballages, électroménager, batteries: le réemploi, un défi économique de longue haleine

“Des investissements très importants”… qui ne seront rentables que dans plusieurs années: l’économie du réemploi (vrac, emballages, reconditionnement) reste à parfaire et portera ses fruits à long terme, selon les acteurs de l’économie présents au salon Reuse Economy Expo.Alors que les Français consomment en moyenne 11,2 tonnes de matières premières par an et par habitant (dont la moitié pour les matériaux de construction), “on a la responsabilité en tant que consommateurs de faire des choix”, a jugé le président de l’Agence pour la transition écologique (Ademe), Sylvain Waserman, lors d’une table ronde organisée en ouverture de ce salon qui se tient lundi et mardi à ParisOr, selon lui, si de grandes marques “lancent des produits et essaient de franchir le pas, il n’y a pas forcément la réponse du consommateur”.Le retard qu’accuse la France par rapport à ses objectifs est manifeste. S’agissant des emballages ménagers, le taux de réemploi était de 1,1% en 2023, alors que la loi Agec sur l’économie circulaire a fixé un objectif de 5% pour 2023 et de 10% pour 2027.Pourtant, la demande existe, à en croire certains acteurs de poids: “40% des consommateurs souhaitent que le distributeur leur propose des manières plus durables” de consommer, signale Pauline Guillaume, cheffe de projet RSE (responsabilité sociétale des entreprises) du groupe de distribution Carrefour.Le distributeur vise 300 millions d’euros de ventes en vrac et en réemploi d’ici 2026, un montant modeste par rapport à un chiffre d’affaires qui se compte en milliards, mais déjà rehaussé par rapport à l’objectif de départ, a-t-elle souligné.Pour autant, même pour de grands groupes, le risque d’erreur existe, comme l’explique Elodie Bernadi, directrice RSE pour L’Oréal France. Si le géant de la cosmétique propose aujourd’hui des recharges dans la plupart de ses catégories de produits, il s’est “planté au début”.”On a cru qu’il suffisait de mettre nos top références en rechargeables et que ça allait se vendre tout seul”, rapporte-t-elle, avant de se rendre compte que l’aspect vertueux était “nécessaire, mais pas suffisant”.- Economie de la fonctionnalité -Le groupe a depuis revu sa copie et propose à ses distributeurs des recharges en moyenne “entre 15 et 20% moins cher au prix au litre que leur format parent”, les distributeurs en France restant toutefois “seuls maîtres de leur prix”. En outre, “l’économie du réemploi demande des investissements très importants” au départ, souligne Mme Guillaume, qui énumère les étapes supplémentaires à mettre en place, par exemple pour les emballages consignés: “la collecte, le lavage, le tri…””Pour que ça se mette en place, il faut du courage aux entreprises”, d’autant que ce sont des investissements “qui vont porter leurs fruits dans plusieurs années”, relève-t-elle.Et pour une moindre rentabilité, à en croire un spécialiste du sujet. “Si on avait gagné plus d’argent avec le réemploi, ça fait longtemps qu’on le ferait déjà”, estime auprès de l’AFP Fabrice Bonnifet, président du C3D, une association qui regroupe plus de 380 directeurs RSE d’entreprises et d’organisations.Il faut “renforcer le cadre législatif” et le principe pollueur-payeur, juge M. Bonnifet.”La rentabilité, elle va venir”, assure Célia Rennesson, directrice générale du Réseau Vrac et Réemploi, organisateur de Reuse Economy Expo, car “les matières premières coûtent de plus en plus cher et/ou on va potentiellement nous les interdire”.D’où la nécessité de repenser les modèles économiques: “on va vendre différemment, on va peut-être vendre moins certains produits, mais à côté, on va ajouter du service, on va ajouter de la location”.Son réseau prône le recours à un certain nombre de “leviers”, au premier rang desquels la “standardisation” des produits (emballages et pièces détachées) pour mutualiser les coûts.Dans cette “économie de la fonctionnalité”, conclut M. Bonnifet, pour “passer de l’obsolescence programmée à la pérennité programmée”, il faudra que l’industriel “reste propriétaire de ses produits” et qu’il ait “tout intérêt à ce que le produit dure le plus longtemps possible”.

Emballages, électroménager, batteries: le réemploi, un défi économique de longue haleine

“Des investissements très importants”… qui ne seront rentables que dans plusieurs années: l’économie du réemploi (vrac, emballages, reconditionnement) reste à parfaire et portera ses fruits à long terme, selon les acteurs de l’économie présents au salon Reuse Economy Expo.Alors que les Français consomment en moyenne 11,2 tonnes de matières premières par an et par habitant (dont la moitié pour les matériaux de construction), “on a la responsabilité en tant que consommateurs de faire des choix”, a jugé le président de l’Agence pour la transition écologique (Ademe), Sylvain Waserman, lors d’une table ronde organisée en ouverture de ce salon qui se tient lundi et mardi à ParisOr, selon lui, si de grandes marques “lancent des produits et essaient de franchir le pas, il n’y a pas forcément la réponse du consommateur”.Le retard qu’accuse la France par rapport à ses objectifs est manifeste. S’agissant des emballages ménagers, le taux de réemploi était de 1,1% en 2023, alors que la loi Agec sur l’économie circulaire a fixé un objectif de 5% pour 2023 et de 10% pour 2027.Pourtant, la demande existe, à en croire certains acteurs de poids: “40% des consommateurs souhaitent que le distributeur leur propose des manières plus durables” de consommer, signale Pauline Guillaume, cheffe de projet RSE (responsabilité sociétale des entreprises) du groupe de distribution Carrefour.Le distributeur vise 300 millions d’euros de ventes en vrac et en réemploi d’ici 2026, un montant modeste par rapport à un chiffre d’affaires qui se compte en milliards, mais déjà rehaussé par rapport à l’objectif de départ, a-t-elle souligné.Pour autant, même pour de grands groupes, le risque d’erreur existe, comme l’explique Elodie Bernadi, directrice RSE pour L’Oréal France. Si le géant de la cosmétique propose aujourd’hui des recharges dans la plupart de ses catégories de produits, il s’est “planté au début”.”On a cru qu’il suffisait de mettre nos top références en rechargeables et que ça allait se vendre tout seul”, rapporte-t-elle, avant de se rendre compte que l’aspect vertueux était “nécessaire, mais pas suffisant”.- Economie de la fonctionnalité -Le groupe a depuis revu sa copie et propose à ses distributeurs des recharges en moyenne “entre 15 et 20% moins cher au prix au litre que leur format parent”, les distributeurs en France restant toutefois “seuls maîtres de leur prix”. En outre, “l’économie du réemploi demande des investissements très importants” au départ, souligne Mme Guillaume, qui énumère les étapes supplémentaires à mettre en place, par exemple pour les emballages consignés: “la collecte, le lavage, le tri…””Pour que ça se mette en place, il faut du courage aux entreprises”, d’autant que ce sont des investissements “qui vont porter leurs fruits dans plusieurs années”, relève-t-elle.Et pour une moindre rentabilité, à en croire un spécialiste du sujet. “Si on avait gagné plus d’argent avec le réemploi, ça fait longtemps qu’on le ferait déjà”, estime auprès de l’AFP Fabrice Bonnifet, président du C3D, une association qui regroupe plus de 380 directeurs RSE d’entreprises et d’organisations.Il faut “renforcer le cadre législatif” et le principe pollueur-payeur, juge M. Bonnifet.”La rentabilité, elle va venir”, assure Célia Rennesson, directrice générale du Réseau Vrac et Réemploi, organisateur de Reuse Economy Expo, car “les matières premières coûtent de plus en plus cher et/ou on va potentiellement nous les interdire”.D’où la nécessité de repenser les modèles économiques: “on va vendre différemment, on va peut-être vendre moins certains produits, mais à côté, on va ajouter du service, on va ajouter de la location”.Son réseau prône le recours à un certain nombre de “leviers”, au premier rang desquels la “standardisation” des produits (emballages et pièces détachées) pour mutualiser les coûts.Dans cette “économie de la fonctionnalité”, conclut M. Bonnifet, pour “passer de l’obsolescence programmée à la pérennité programmée”, il faudra que l’industriel “reste propriétaire de ses produits” et qu’il ait “tout intérêt à ce que le produit dure le plus longtemps possible”.

Bangladesh top court acquits Islamist leader on death row: lawyer

Bangladesh’s top court on Tuesday overturned a conviction against a key leader of the country’s main Islamist party, who had been on death row since being sentenced under the regime ousted last year.A.T.M. Azharul Islam, from the Jamaat-e-Islami party, and who has been in custody since 2012, was acquitted of crimes against humanity by the Supreme Court, which ordered his release.Islam, who was born in 1952, was among six senior political leaders convicted during the tenure of Sheikh Hasina, whose 15-year-long autocratic rule as prime minister ended in August 2024 when a student-led revolt forced her to flee.Political parties, including Jamaat-e-Islami, are readying for hugely anticipated elections which the interim government has vowed will take place by June 2026 at the latest.Islam’s lawyer Shishir Monir said he was “fortunate” because the five other senior political leaders who had been convicted — four from Jamaat-e-Islami, and another from the key Bangladesh National Party (BNP) — had already been hanged.”He got justice because he is alive”, Monir told reporters. “The appellate division failed to review the evidence in other cases for crimes against humanity”.Islam had been sentenced to death in 2014 for rape, murder and genocide during Bangladesh’s 1971 independence war from Pakistan.Jamaat-e-Islami supported Islamabad during the war, a role that still sparks anger among many Bangladeshis today.- ‘Seek your pardon’ -They were rivals of Hasina’s father, Sheikh Mujibur Rahman of the Awami League — who would become Bangladesh’s founding figure.Hasina banned Jamaat-e-Islami during her tenure and cracked down on its leaders.Islam appealed in 2015, but the court upheld the verdict in 2019, and he filed a review petition in 2020.Hasina, 77, fled to India last year as crowds stormed her palace, and she remains there in self-imposed exile — with her Awami League party itself now banned.She has defied Dhaka’s extradition request to face charges of crimes against humanity related to the crackdown that killed at least 1,400 protesters in her failed bid to claw onto power.With Hasina gone, Islam appealed his conviction again, filing an appeal on February 27.On Tuesday, the full bench, led by Chief Justice Syed Refaat Ahmed, acquitted him.Supporters of Jamaat-e-Islami celebrated. Leader Shafiqur Rahman told reporters that the party was also remembering those who had been hanged.”They were the victims of judicial killings,” he said.”If they were alive today, they could have led the country in the right direction. People will always remember their contributions to the nation”.As political parties jostle for power, rivals of Jamaat-e-Islami have also questioned its historical role in supporting Pakistan during the 1971 war.”We, as individuals or as a party, are not beyond making mistakes”, Rahman said, without specifying further what he referred to, and declining to take questions.”We seek your pardon, if we have done anything wrong”.

Nord: le bilan d’un incendie monte à 3 morts dont 2 enfants  

Le bilan final de l’incendie d’une maison mardi à Attiches (Nord) est monté à trois morts, un homme et deux enfants, a annoncé la préfecture à l’AFP.Après la découverte du corps d’un homme et d’un enfant dans un premier temps, le corps d’un deuxième enfant a été retrouvé dans les décombres, une fois l’incendie maîtrisé par les pompiers.Deux autres enfants et la mère de famille ont survécu et ont été transportés à l’hôpital, sans pronostic vital engagé. Il s’agissait d’une famille avec quatre enfants âgés “entre trois et dix ans”, a précisé la préfecture.La maison qui a brûlé se trouve dans la rue principale, où les maisons sont mitoyennes, selon le maire d’Attiches, Luc Foutry, interrogé par l’AFP.Le sinistre, qui se serait déclenché vers 03H30-04H00 du matin selon lui, “a pris assez rapidement mais ne s’est pas propagé aux autres maisons” a-t-il expliqué. “Les personnes ont dû être surprises dans leur sommeil”, “c’est un drame”, a estimé M. Foutry. “Tout le voisinage a eu très peur”.

Les Bourses européennes ouvrent sans entrain

Les Bourses européennes évoluent sans véritable moteur mardi, gagnées par le climat d’attente autour des relations commerciales entre les Etats-Unis et l’Union européenne.Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris perdait 0,17%, quand Francfort gagnait 0,08% et Londres 0,84%, tandis que Milan était stable à +0,02%.