Congrès: les socialistes choisissent leur premier secrétaire, la présidentielle en ligne de mire

Les socialistes ont voté  mardi une première fois pour choisir leur premier secrétaire, entre le sortant Olivier Faure et ses concurrents, le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol et le chef des députés socialistes Boris Vallaud, avec pour principal enjeu la stratégie pour la présidentielle de 2027.La bataille devrait se jouer essentiellement entre les deux rivaux du précédent congrès de Marseille, en 2023: Nicolas Mayer-Rossignol affirme qu’il sera en tête, le camp d’Olivier Faure évoque une lutte serrée, mais table sur la victoire de son champion.Les adhérents, – quelque 40.000 comptabilisés- ont voté dans les sections de 17h à 22H, pour ce premier tour destiné à choisir le prochain texte d’orientation du parti. Les deux candidats dont les motions seront arrivées en tête seront départagés lors d’un deuxième tour le 5 juin avant un Congrès prévu du 13 au 15 juin à Nancy.Les résultats ne seront connus que tard dans la nuit, voire mercredi matin. Et risquent de faire l’objet d’accusations de tricheries, comme à Marseille.A Carmaux (Tarn), François Bouissié, 37 ans, a voté pour la motion de Boris Vallaud, “le plus à même de rassembler aujourd’hui un parti qui est trop marqué sur deux camps très distincts et assez fratricides”.Dans le 18e arrondissement de Paris, Michèle Célarié, 90 ans et militante depuis plus de 60 ans, n’a pas donné son choix, mais veut “évidemment” un candidat PS à la prochaine présidentielle, se remémorant avec émotion la victoire de François Mitterrand en 1981. “J’ai toujours l’espoir”, a-t-elle affirmé.Olivier Faure, à la tête du PS depuis 2018, défend l’union de la gauche non mélenchoniste pour la présidentielle de 2027, avec une plateforme programmatique allant du leader de Place publique Raphaël Glucksmann à l’ex-député LFI François Ruffin, en vue d’une candidature commune.Dans une vidéo sur X mardi, il a appelé les militants à “prolonger le travail accompli ces dernières années”, affirmant que “nous sommes redevenus centraux dans le débat politique”.Mais Nicolas Mayer-Rossignol, qui n’a jamais accepté sa défaite sur le fil en 2023, taxe celui qui a été l’un des artisans des accords de gauche Nupes (en 2022) et Nouveau Front populaire (en 2024) d'”ambiguïté” vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon, avec qui il a pourtant pris ses distances depuis plusieurs mois.Le maire de Rouen défend “l’affirmation socialiste” et prône la création d’un grand parti socialiste (un “GPS”) agrégeant “ceux qui sont au PS et ceux qui sont à l’extérieur”, comme Raphaël Glucksmann, Benoît Hamon ou Bernard Cazeneuve. De cette confédération émergera un candidat social-démocrate en vue de 2027, estime-t-il, jugeant prématuré de parler primaire avant les municipales. – Faiseur de roi -Dans une vidéo mardi, l’édile rouennais dit vouloir faire revenir au PS “toutes celles et ceux qui n’attendent que ça”, et ont quitté le parti ces dernières années, pour atteindre “100.000 militants”.  Surtout, il accuse Olivier Faure d'”une gestion clanique” et d’un manque de travail dans le parti.Les partisans du premier secrétaire sortant répondent que Nicolas Mayer-Rossignol a rassemblé autour de lui une coalition disparate de tous les “anti-Faure”, de la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy à la présidente d’Occitanie Carole Delga, en passant par le député de l’Eure Philippe Brun et le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane.  Et ils prédisent une candidature de l’ex-président François Hollande en 2027, si le maire de Rouen gagne le congrès. Le troisième homme du congrès, Boris Vallaud se veut le candidat de “la réconciliation” et de “la doctrine”. Il a notamment développé le concept de “démarchandisation” de la société, et a lancé un institut de formation et un média interne.Sur France 2, il a expliqué mardi être “le seul à faire une vraie proposition de rassemblement”, et appelé les militants à choisir “la perspective du meilleur” contre l’extrême droite. Quel que soit son score – 15 à 20% selon ses rivaux -, il pourrait être faiseur de roi, s’il décide au second tour de se ranger derrière un de ses adversaires. Le reste de la gauche scrute ce congrès. La cheffe des Écologistes Marine Tondelier, favorable à l’union de la gauche en 2027, souhaite la victoire d’Olivier Faure. A l’inverse, Raphaël Glucksmann, qui refuse toute idée de primaire, penche plus pour une victoire de M. Mayer-Rossignol. Comme Jean-Luc Mélenchon, qui trace son chemin vers la présidentielle et entend bien se présenter comme “la vraie gauche”.   

Congrès: les socialistes choisissent leur premier secrétaire, la présidentielle en ligne de mire

Les socialistes ont voté  mardi une première fois pour choisir leur premier secrétaire, entre le sortant Olivier Faure et ses concurrents, le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol et le chef des députés socialistes Boris Vallaud, avec pour principal enjeu la stratégie pour la présidentielle de 2027.La bataille devrait se jouer essentiellement entre les deux rivaux du précédent congrès de Marseille, en 2023: Nicolas Mayer-Rossignol affirme qu’il sera en tête, le camp d’Olivier Faure évoque une lutte serrée, mais table sur la victoire de son champion.Les adhérents, – quelque 40.000 comptabilisés- ont voté dans les sections de 17h à 22H, pour ce premier tour destiné à choisir le prochain texte d’orientation du parti. Les deux candidats dont les motions seront arrivées en tête seront départagés lors d’un deuxième tour le 5 juin avant un Congrès prévu du 13 au 15 juin à Nancy.Les résultats ne seront connus que tard dans la nuit, voire mercredi matin. Et risquent de faire l’objet d’accusations de tricheries, comme à Marseille.A Carmaux (Tarn), François Bouissié, 37 ans, a voté pour la motion de Boris Vallaud, “le plus à même de rassembler aujourd’hui un parti qui est trop marqué sur deux camps très distincts et assez fratricides”.Dans le 18e arrondissement de Paris, Michèle Célarié, 90 ans et militante depuis plus de 60 ans, n’a pas donné son choix, mais veut “évidemment” un candidat PS à la prochaine présidentielle, se remémorant avec émotion la victoire de François Mitterrand en 1981. “J’ai toujours l’espoir”, a-t-elle affirmé.Olivier Faure, à la tête du PS depuis 2018, défend l’union de la gauche non mélenchoniste pour la présidentielle de 2027, avec une plateforme programmatique allant du leader de Place publique Raphaël Glucksmann à l’ex-député LFI François Ruffin, en vue d’une candidature commune.Dans une vidéo sur X mardi, il a appelé les militants à “prolonger le travail accompli ces dernières années”, affirmant que “nous sommes redevenus centraux dans le débat politique”.Mais Nicolas Mayer-Rossignol, qui n’a jamais accepté sa défaite sur le fil en 2023, taxe celui qui a été l’un des artisans des accords de gauche Nupes (en 2022) et Nouveau Front populaire (en 2024) d'”ambiguïté” vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon, avec qui il a pourtant pris ses distances depuis plusieurs mois.Le maire de Rouen défend “l’affirmation socialiste” et prône la création d’un grand parti socialiste (un “GPS”) agrégeant “ceux qui sont au PS et ceux qui sont à l’extérieur”, comme Raphaël Glucksmann, Benoît Hamon ou Bernard Cazeneuve. De cette confédération émergera un candidat social-démocrate en vue de 2027, estime-t-il, jugeant prématuré de parler primaire avant les municipales. – Faiseur de roi -Dans une vidéo mardi, l’édile rouennais dit vouloir faire revenir au PS “toutes celles et ceux qui n’attendent que ça”, et ont quitté le parti ces dernières années, pour atteindre “100.000 militants”.  Surtout, il accuse Olivier Faure d'”une gestion clanique” et d’un manque de travail dans le parti.Les partisans du premier secrétaire sortant répondent que Nicolas Mayer-Rossignol a rassemblé autour de lui une coalition disparate de tous les “anti-Faure”, de la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy à la présidente d’Occitanie Carole Delga, en passant par le député de l’Eure Philippe Brun et le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane.  Et ils prédisent une candidature de l’ex-président François Hollande en 2027, si le maire de Rouen gagne le congrès. Le troisième homme du congrès, Boris Vallaud se veut le candidat de “la réconciliation” et de “la doctrine”. Il a notamment développé le concept de “démarchandisation” de la société, et a lancé un institut de formation et un média interne.Sur France 2, il a expliqué mardi être “le seul à faire une vraie proposition de rassemblement”, et appelé les militants à choisir “la perspective du meilleur” contre l’extrême droite. Quel que soit son score – 15 à 20% selon ses rivaux -, il pourrait être faiseur de roi, s’il décide au second tour de se ranger derrière un de ses adversaires. Le reste de la gauche scrute ce congrès. La cheffe des Écologistes Marine Tondelier, favorable à l’union de la gauche en 2027, souhaite la victoire d’Olivier Faure. A l’inverse, Raphaël Glucksmann, qui refuse toute idée de primaire, penche plus pour une victoire de M. Mayer-Rossignol. Comme Jean-Luc Mélenchon, qui trace son chemin vers la présidentielle et entend bien se présenter comme “la vraie gauche”.   

Dans la bande de Gaza affamée, la foule se rue sur un centre de distribution d’aide

Des milliers de personnes se sont ruées mardi sur un nouveau centre de distribution d’aide d’une fondation soutenue par Israël et les Etats-Unis dans le sud de la bande de Gaza, provoquant des scènes de chaos, ont rapporté des journalistes de l’AFP. L’épisode est intervenu alors qu’Israël, qui a intensifié à la mi-mai son offensive dans le territoire palestinien, affamé et dévasté par 19 mois de guerre, y met en place un nouveau système de distribution d’aide, contesté par la communauté humanitaire.  Selon la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), récemment créée de toutes pièces et organisatrice de la distribution à Rafah, dans l’extrême-sud de la bande de Gaza, “les opérations normales ont repris” après l’incident. Sous fortes pressions internationales, Israël a partiellement levé la semaine dernière le blocus total des livraisons humanitaires qu’il avait imposé le 2 mars au territoire palestinien, y aggravant les pénuries de nourriture et médicaments.  “Je me tenais dans la file à un point de distribution d’aide à Rafah avec des centaines de citoyens, et soudain un grand nombre de personnes ont commencé à pousser et entrer de façon totalement aléatoire”, a déclaré à l’AFP Ayman Abou Zaïd, un déplacé.”C’était dû au manque d’aide et au retard dans la distribution, alors ils ont essayé de rentrer pour prendre tout ce qu’ils pouvaient”, a-t-il ajouté.À un moment donné, a-t-il poursuivi, “les forces israéliennes ont commencé à tirer, le son était très effrayant, et les gens ont commencé à se disperser, mais certains ont continué à essayer de prendre l’aide malgré le danger”. – “Scènes déchirantes” -Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu,  a reconnu “une perte de contrôle momentanée” sur le site, après que l’armée israélienne a déclaré que ses troupes avaient “effectué des tirs d’avertissement dans la zone située à l’extérieur de l’enceinte”.”Le contrôle de la situation a été rétabli, les opérations de distribution de nourriture devraient se poursuivre comme prévu et la sécurité des troupes de l’armée israélienne n’a pas été compromise”, a ajouté l’armée.  Les images de la scène qui ont circulé sont “déchirantes”, a réagi le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, alors que les Nations unies ont exclu de collaborer avec la GHF. Selon cette organisation, l’affluence a été telle que son équipe “s’est repliée pour permettre à un petit nombre de Gazaouis de recevoir de l’aide en toute sécurité [avant de] de se disperser.”Des images de l’AFP ont montré des foules sortant de la zone mardi chargées de fournitures, y compris dans des boîtes marquées du sigle GHF. La Fondation a également accusé des “barrages imposés par le Hamas” d’avoir entraîné des retards dans la distribution de l’aide à Rafah, l’un des deux centres qu’elle a ouvert mardi, sur un total de quatre annoncés à court terme dans le centre et le sud de la bande de Gaza.L'”invasion” du centre “par des milliers d’affamés” prouve que les efforts d’Israël pour distribuer de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza en contournant les Nations unies ont “lamentablement échoué”, a estimé de son côté le bureau de presse du gouvernement du Hamas à Gaza.- “462.000 repas” -La GHF a aussi indiqué avoir distribué jusqu’à présent environ “8.000 colis de nourriture” représentant “un total de 462.000 repas”, pour une population de 2,4 millions de personnes. Israël, qui accuse le Hamas de détourner les livraisons humanitaires, ce que le mouvement islamiste palestinien nie, a apporté son soutien aux activités de cette organisation. Mais la GHF est accusée au sein de la communauté humanitaire internationale d’aider Israël à atteindre ses objectifs militaires à Gaza, en violation des principes humanitaires, de contourner l’ONU et d’exclure les Palestiniens. “Nous et nos partenaires disposons d’un plan détaillé, fondé sur des principes et solide sur le plan opérationnel, soutenu par les Etats membres, pour acheminer l’aide aux populations désespérées”, a rappelé M. Dujarric.Washington a de son côté qualifié de “comble de l’hypocrisie” les critiques de l’ONU sur les activités de la GHF. Enregistrée à Genève en février, la GHF n’a ni bureaux ni représentants connus dans cette ville, siège des organisations humanitaires internationales.Et son ancien directeur exécutif, Jake Wood, a annoncé sa démission dimanche, estimant impossible de faire son travail en suivant les principes humanitaires de neutralité et d’indépendance.Le COGAT, l’organe du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles dans les territoires palestiniens, a lui affirmé que “95 camions de l’ONU et la communauté internationale” étaient entrés mardi à Gaza, où des centaines d’autres attendent d’être pris en charge par l’ONU. “Ne vous laissez pas abuser par la désinformation”, a-t-il écrit sur X, “l’ONU refuse toujours de faire son travail”. 

Argentine: le procès Maradona en péril après la récusation d’une juge

Deux mois d’audience pour rien ? Le procès sur la mort de Maradona était mardi sur le fil du rasoir, à risque de nullité, après la récusation de l’une des trois juges, pour avoir collaboré, à l’insu de tous, à la préparation d’un documentaire.Le président du tribunal de San Isidro (nord de Buenos Aires) Maximiliano Savarino, a ordonné “la mise à l’écart de la Dr (Julieta) Makintach”, considérant qu'”ont été prouvées des circonstances affectant (son) impartialité” après avoir entendu les arguments des parties pour une récusation. “Ce qui s’est passé et a été vérifié est extrêmement grave”.Puis il a ordonné une suspension d’audience, avant d’entendre leurs arguments sur la poursuite éventuelle du procès, avec désignation d’un nouveau juge, ou sa nullité, partielle ou totale.Après sept jours de suspension, le procès, au parfum désormais de débâcle judiciaire, a repris mardi de sept professionnels de santé – médecins, psychiatre, psychologue, infirmiers, jugés pour négligences ayant potentiellement entraîné la mort de l’astre du football, en novembre 2020 sur un lit de convalescence à domicile, en post-neurochirurgie.Mais loin de se concentrer sur Diego, ses soins, ou leurs manquements, l’audience entière a été consacrée aux arguments de l’accusation, des avocats de la défense, de la famille, qui l’un après l’autre ont réclamé le dessaisissement de la juge Makintach.- Une série “Justice Divine” -Auparavant, l’audience, incrédule, a visionné des extraits d’une mini-série documentaire en préparation, trailer stylisé compris: “Une idole, une juge, un procès: la juge derrière D10S”, promettait la bande-annonce mettant la juge Makintach en vedette. Le titre provisoire ? “Justice Divine”, référence encore au “Dieu” Maradona, à jamais idole des Argentins.Ces images avaient été saisies lors d’une série de perquisitions depuis une semaine – depuis les premières demandes de récusation. Elles faisaient suite à la présence remarquée en audience, en mars, de personnes paraissant filmer les débats, où les caméras étaient strictement interdites. Le scandale s’est amplifié avec la fuite dans la presse d’images de vidéosurveillance montrant la juge parcourant, le dimanche juste avant le procès, les locaux du tribunal, filmés par une équipe, avec plusieurs prises, donnant des bouts d’interview, sur son métier, mais aussi sur le début du procès.Mardi, la magistrate de 47 ans, s’est défendue de toute “partialité”, niant avoir fait “quoi que ce soit d’irrégulier” sinon avoir “donné une interview à une amie d’enfance, parlant de la justice”, dans le but de “rapprocher la justice de la société”.Le procureur Patricio Ferrari, appuyant la récusation l’a accusée d’avoir “menti à tous”. Et d’avoir “agi comme une actrice, non comme une juge, dans une téléréalité”.Fernando Burlando, avocat des filles aînées Maradona, a dénoncé une “utilisation du mécanisme judiciaire pour un intérêt personnel”, conduite “relevant d’une violation des préceptes éthiques, moraux et légaux”.Auparavant, il avait dénoncé “un scandale d’une ampleur telle que le monde entier parle de la justice argentine comme du pire des exemples”, et fulminé autant contre la “négligence” du tribunal de San Isidro que le “narcissisme” de la magistrate. Finalement, la juge Makintach a pris acte de sa récusation, et dit espérer “que le procès puisse continuer sans moi”.Ces derniers jours, les parties spéculaient sur le fait que le procès pourrait se poursuivre, avec un nouveau juge en lieu de Julieta Makintach. D’autres, avocats ou observateurs extérieurs, penchaient pour la nullité.- “Ceci est vicié” -“Le procès ne peut pas continuer, il doit être annulé, même si c’est une honte et un manque total de respect pour Maradona, ses sœurs, ses filles et tous les Argentins qui veulent une justice équitable”, a estimé pour l’AFP Adrian Tenca, pénaliste de l’Université de Buenos Aires.”Tout le monde a désormais la sensation que ceci est vicié (…) le plus sain est qu’on recommence tout à zéro”, a estimé Mario Baudry, avocat de Veronica Ojeda, ex-compagne de Maradona. Selon lui, si toutes les parties se mettent d’accord, un nouveau trio de juges pourrait être désigné en vue d’une reprise du procès. Peut-être vers janvier 2026, a-t-il spéculé.Difficile de percevoir a priori à qui bénéficierait le long report d’un procès qui déjà avançait péniblement, à raison de deux audiences par semaine. Et où la majorité des témoignages, quelque 40 à ce jour, ont surtout convergé vers le piètre niveau de soins, d’équipement médical, sur le lieu de convalescence fatal de Maradona à Tigre (nord de Buenos Aires). Sans pour autant dessiner, à ce stade, un clair niveau de responsabilité, ou d’intentionnalité.Les accusés, qui déclinent toute responsabilité dans le décès, encourent 8 à 25 ans de prison. Seule l’une d’entre eux a été -brièvement- entendue à ce jour depuis le début du procès.

Au tribunal, la redoutable Mimi Marchand qui a agi comme “une idiote”

Elle est arrivée au tribunal précédée de sa réputation de papesse redoutée de la presse people, communicante de l’ombre des puissants… Mais à la barre, soupçonnée d’avoir fait chanter l’animatrice Karine Le Marchand, Mimi Marchand ne fait que se désoler d’avoir agi “comme une idiote”.”Malgré le métier que je fais, j’ai une morale”, assure Mimi Marchand de sa voix rauque à peine audible, sans sembler convaincre ni émouvoir quiconque dans la salle d’audience. Ça fait une petite heure qu’elle s’explique et Karine Le Marchand a déjà soufflé une dizaine de fois, incrédule, consternée ou furieuse.Quant à la présidente, elle dit directement: “Franchement Mme Marchand, j’ai du mal à vous suivre”.Les faits: en février 2020, la fille mineure de Karine Le Marchand se retrouve en garde à vue pour acquisition de cannabis. L’un des paparazzi habituels de Mimi Marchand planque devant le commissariat en espérant que sa célèbre mère vienne la chercher. Quand il se rend compte que l’animatrice de “L’amour est dans le pré” est dans une campagne suisse, le plan perd de son intérêt: les photos d’une mineure seule, “c’est invendable”. “Envoie”, avait tout de même intimé Mimi Marchand. “J’étais très contrariée”, à l’époque “Karine est une amie”, justifie Mimi Marchand, petite femme blonde de 78 ans vêtue d’un ensemble bleu en velours satiné. Derrière elle, l’animatrice fait vigoureusement non de la tête. Mimi Marchand avait alerté et rassuré Karine Le Marchand: les photos ne sortiraient pas, elle les avait bloquées en donnant “3.000 euros” au photographe, un “jeune” qu’elle ne connaît pas, avait-elle prétendu alors qu’il s’agit du célèbre paparazzo Sébastien Valiela qu’elle connaît depuis 25 ans.”J’ai menti”, “je suis une idiote”, bafouille Mimi Marchand. Et les 1.600 euros que lui “rembourse” Karine Le Marchand ? “Je les prends, comme une abrutie”, se flagelle encore la patronne de l’agence Bestimage. Son avocate Caroline Toby vient à sa rescousse. “C’est pour vous faire mousser, pour alimenter l’image de Mimi la grande puissante qui peut retenir des photos ?”. La reine des people acquiesce d’un air penaud. Elle sait Karine Le Marchand “très en colère”, n’ose pas se “retourner pour la regarder”. L’animatrice se met doucement à rire.- “Dette” -Quant vient son tour de parler – et elle en avait “très envie”, note la présidente – Karine Le Marchand, 56 ans, abat en quelques phrases l’image de la “grand-mère” confuse. Les fragilités des célèbres ? Mimi Marchand “en fait son beurre, c’est son business”, cingle l’animatrice.”Moi j’ai pas un mec caché, je me drogue pas, j’ai pas un compte en Suisse. Elle peut chercher, y’a rien et ça me donne une force monstrueuse. Mais c’est vrai qu’il y a plein de gens qui ont peur de cette femme parce qu’elle a un pouvoir énorme. Sur moi, désolée, non ça marche pas. Au pire j’aurai un contrôle fiscal, je m’en fous”.Pour illustrer le “pouvoir de nuisance” de Mimi Marchand, elle rappelle ses puissantes connexions, notamment Emmanuel et Brigitte Macron qu’elle s’est vantée d’avoir porté jusqu’à l’Elysée à coup de “fausses paparazzades” en maillot de bain sur la plage. Elle avait aussi été très proche de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni avant leurs ennuis judiciaires communs.Elle a le pouvoir d'”intercepter” une photo même si elle vient d’une autre agence, et se présente en “sauveuse”, assure l’ancien paparazzo Sébastien Valiela, lui-même jugé.Une “dette morale” car elle m’a “un peu sauvé la vie”, confirme Karine Le Marchand. La reine des people lui fait alors “des demandes qu’elle s’était jamais permises avant”, comme des séances de fausses photos volées. “Toi, toujours très belle, à la plage, seule mais bien gaulée”, avait écrit Mimi Marchand.Alors que l’animatrice a depuis “30 ans de télévision” “systématiquement” poursuivi toutes les photos d’elle – ce que Mimi Marchand est bien placée pour savoir -, assène Karine Le Marchand.”Peut-être que je considère que c’est bien qu’elle pense qu’elle a une dette”, admet juste Mimi Marchand. Elle avait multiplié les messages pour voir Karine Le Marchand. Puis, de nouveau éconduite, écrit à l’animatrice: “Ce sera trop tard… c’est dommage pour la petite”.

Au tribunal, la redoutable Mimi Marchand qui a agi comme “une idiote”

Elle est arrivée au tribunal précédée de sa réputation de papesse redoutée de la presse people, communicante de l’ombre des puissants… Mais à la barre, soupçonnée d’avoir fait chanter l’animatrice Karine Le Marchand, Mimi Marchand ne fait que se désoler d’avoir agi “comme une idiote”.”Malgré le métier que je fais, j’ai une morale”, assure Mimi Marchand de sa voix rauque à peine audible, sans sembler convaincre ni émouvoir quiconque dans la salle d’audience. Ça fait une petite heure qu’elle s’explique et Karine Le Marchand a déjà soufflé une dizaine de fois, incrédule, consternée ou furieuse.Quant à la présidente, elle dit directement: “Franchement Mme Marchand, j’ai du mal à vous suivre”.Les faits: en février 2020, la fille mineure de Karine Le Marchand se retrouve en garde à vue pour acquisition de cannabis. L’un des paparazzi habituels de Mimi Marchand planque devant le commissariat en espérant que sa célèbre mère vienne la chercher. Quand il se rend compte que l’animatrice de “L’amour est dans le pré” est dans une campagne suisse, le plan perd de son intérêt: les photos d’une mineure seule, “c’est invendable”. “Envoie”, avait tout de même intimé Mimi Marchand. “J’étais très contrariée”, à l’époque “Karine est une amie”, justifie Mimi Marchand, petite femme blonde de 78 ans vêtue d’un ensemble bleu en velours satiné. Derrière elle, l’animatrice fait vigoureusement non de la tête. Mimi Marchand avait alerté et rassuré Karine Le Marchand: les photos ne sortiraient pas, elle les avait bloquées en donnant “3.000 euros” au photographe, un “jeune” qu’elle ne connaît pas, avait-elle prétendu alors qu’il s’agit du célèbre paparazzo Sébastien Valiela qu’elle connaît depuis 25 ans.”J’ai menti”, “je suis une idiote”, bafouille Mimi Marchand. Et les 1.600 euros que lui “rembourse” Karine Le Marchand ? “Je les prends, comme une abrutie”, se flagelle encore la patronne de l’agence Bestimage. Son avocate Caroline Toby vient à sa rescousse. “C’est pour vous faire mousser, pour alimenter l’image de Mimi la grande puissante qui peut retenir des photos ?”. La reine des people acquiesce d’un air penaud. Elle sait Karine Le Marchand “très en colère”, n’ose pas se “retourner pour la regarder”. L’animatrice se met doucement à rire.- “Dette” -Quant vient son tour de parler – et elle en avait “très envie”, note la présidente – Karine Le Marchand, 56 ans, abat en quelques phrases l’image de la “grand-mère” confuse. Les fragilités des célèbres ? Mimi Marchand “en fait son beurre, c’est son business”, cingle l’animatrice.”Moi j’ai pas un mec caché, je me drogue pas, j’ai pas un compte en Suisse. Elle peut chercher, y’a rien et ça me donne une force monstrueuse. Mais c’est vrai qu’il y a plein de gens qui ont peur de cette femme parce qu’elle a un pouvoir énorme. Sur moi, désolée, non ça marche pas. Au pire j’aurai un contrôle fiscal, je m’en fous”.Pour illustrer le “pouvoir de nuisance” de Mimi Marchand, elle rappelle ses puissantes connexions, notamment Emmanuel et Brigitte Macron qu’elle s’est vantée d’avoir porté jusqu’à l’Elysée à coup de “fausses paparazzades” en maillot de bain sur la plage. Elle avait aussi été très proche de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni avant leurs ennuis judiciaires communs.Elle a le pouvoir d'”intercepter” une photo même si elle vient d’une autre agence, et se présente en “sauveuse”, assure l’ancien paparazzo Sébastien Valiela, lui-même jugé.Une “dette morale” car elle m’a “un peu sauvé la vie”, confirme Karine Le Marchand. La reine des people lui fait alors “des demandes qu’elle s’était jamais permises avant”, comme des séances de fausses photos volées. “Toi, toujours très belle, à la plage, seule mais bien gaulée”, avait écrit Mimi Marchand.Alors que l’animatrice a depuis “30 ans de télévision” “systématiquement” poursuivi toutes les photos d’elle – ce que Mimi Marchand est bien placée pour savoir -, assène Karine Le Marchand.”Peut-être que je considère que c’est bien qu’elle pense qu’elle a une dette”, admet juste Mimi Marchand. Elle avait multiplié les messages pour voir Karine Le Marchand. Puis, de nouveau éconduite, écrit à l’animatrice: “Ce sera trop tard… c’est dommage pour la petite”.

Thousands rush into new aid distribution centre in south Gaza

Thousands of Palestinians rushed into a new aid distribution centre run by a US-backed group in southern Gaza on Tuesday, AFP journalists reported, leading to chaotic scenes as Israel implemented a new distribution system.The incident in Rafah came days after the partial easing of a total aid blockade on the territory that Israel imposed on March 2, leading to severe shortages of food and medicine.Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu later acknowledged a “loss of control momentarily” at the centre, but a senior military official said the distribution was nonetheless “a success”.According to the US-backed Gaza Humanitarian Foundation (GHF), normal operations resumed following the incident.Ayman Abu Zaid, a displaced Gazan, told AFP he was standing in line at the centre when “suddenly a large number of people started pushing and entering randomly”. “It was because of the lack of aid and the delay in distribution, so they tried to get in to take whatever they could,” he said.At one point, “the Israeli forces started shooting, and the sound was very frightening, and people began to scatter, but some still kept trying to take the aid despite the danger”, he added.The Israeli military later said its “troops fired warning shots in the area outside the compound”, and that it had re-established “control over the situation”.GHF said in a statement that there was a point at which the “volume of people at the SDS (distribution centre) was such that the GHF team fell back to allow a small number of Gazans to take aid safely and dissipate”.”Normal operations have resumed,” it added.AFP footage showed crowds of people streaming out of the area on Tuesday carrying supplies, including in boxes marked “GHF”.- ‘462,000 meals’ -GHF blamed “blockades imposed by Hamas” for creating delays of several hours at one of its centres.In a statement of its own, Hamas’s government media office said Israel’s new efforts to distribute aid in Gaza had “failed miserably”.”This failure occurred after thousands of hungry people, who have been besieged by the occupation and deprived of food and medicine for about 90 days, rushed toward these areas in a tragic and painful scene,” the statement said. In its statement on Tuesday, the GHF said around “8,000 food boxes have been distributed so far… totalling 462,000 meals”. It previously said it had commenced operations the day before.A senior Israeli military official told AFP that “today’s distribution of aid by American providers was a success”, saying Hamas had sought to frighten civilians into staying away, but Gazans turned out to collect thousands of aid packages nonetheless. Israel has facilitated GHF’s efforts to distribute aid in Gaza, saying it aims to keep supplies out of Hamas’s hands.”We worked out a plan with our American friends to have controlled distribution sites where an American company would distribute the food to Palestinian families,” Netanyahu said on Tuesday. “There was some loss of control momentarily. Happily, we brought it back under control.”- ‘Heartbreaking’ scenes -GHF has faced accusations of helping Israel fulfil its military objectives while excluding Palestinians, bypassing the UN system, and failing to adhere to humanitarian principles.A spokesman for UN chief Antonio Guterres called Tuesday’s scenes “heartbreaking”, adding that “we and our partners have a detailed, principled, operationally sound plan supported by Member States to get aid to a desperate population”.Registered in Geneva in February, GHF has no known offices or representatives in the unofficial capital of the humanitarian world.Its former executive director, Jake Wood, announced his resignation on Sunday, saying it was impossible to do his job in line with humanitarian principles.Some humanitarian workers have argued that the designation of secure distribution sites contravenes the principle of humanity because it would force already displaced people to move again in order to stay alive.Critics have also questioned who determined the location of the distribution points — especially in light of Israel’s plans for the “conquest” of Gaza.In an article published on May 24, The New York Times, citing unnamed Israeli officials, reported that a new US-backed aid plan for Gaza had been “conceived and largely developed by Israelis as a way to undermine Hamas”.The United Nations has ruled out involvement in GHF’s plan, with a spokesman saying that it “does not accord with our basic principles, including those of impartiality, neutrality, independence”.COGAT, the Israeli defence ministry body that oversees civilian affairs in the Palestinian territories, said “95 trucks belonging to the UN and the international community carrying humanitarian aid” were allowed into Gaza on Tuesday.Separately, it alleged that hundreds of trucks were piling up just inside the Gaza Strip waiting to be picked up by the UN.”Don’t fall for misinformation,” it said on X. “The UN still refuses to do its job.”

Espaces sans enfants: le gouvernement veut s’attaquer à cette “tendance brutale”

Quelle place pour les enfants dans la société ? Le gouvernement a réuni mardi plusieurs fédérations du secteur du tourisme et des transports pour évoquer la tendance “no kid” (“sans enfant”), des offres commerciales jugées “brutales” par l’exécutif qui appelle à ne pas les “laisser s’installer” en France. Organisée autour de la Haute commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry, la table ronde a réuni des représentants de la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA), de la Fédération nationale des résidences de Tourisme (FNRT), de l’Association nationale des élus des territoires touristiques (Anett) ou encore de l’Union nationale pour la promotion de la location de vacances (UNPLV). La plateforme Airbnb, la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) et l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) seront également présentes. “Le message est clair : il faut arrêter d’exclure les enfants”, a déclaré Sarah El Haïry au Figaro à l’issue de la rencontre, assurant que les acteurs présents autour de la table avaient tous souhaité “construire et promouvoir une contre-tendance +pro kids+”.Parmi les pistes évoquées, la “signature d’une charte à hauteur d’enfants”, un texte non contraignant qui permettrait de communiquer les informations concernant les équipements disponibles et les offres d’animation. Une nouvelle table ronde est prévue d’ici quinze jours en présence cette fois-ci des principaux éditeurs de guides touristiques afin de poursuivre “cette mobilisation générale”, a indiqué la Haute commissaire à l’Enfance.  En France, les offres commerciales “adult only” (“adultes seulement”) sont pour l’heure limitées. Interrogé par l’AFP en 2024, le syndicat Entreprises du voyages estimait “à vue de nez” qu’elles représentaient “3% de l’offre”. La tendance est “beaucoup plus développée dans d’autres pays européens, dans d’autres pays asiatiques” et il ne faut pas la “laisser s’installer en France”, a estimé Sarah El Haïry à la mi-journée sur RTL. “Considérer de manière brutale qu’un enfant est avant tout une nuisance, ce n’est pas acceptable”. Ce n’est pas “notre philosophie”, a-t-elle ajouté, précisant avoir “saisi les services juridiques de nos ministères pour faire l’étude de notre droit actuel”.- Toboggans et club enfants -Contactée par l’AFP, la plateforme Airbnb a assuré qu’elle participerait “activement aux réflexions lancées afin de participer à une société bienveillante et ouverte aux enfants.””Airbnb accueille toutes les familles et est plébiscité par nombre d’entre elles pour leurs séjours en France”, a-t-elle souligné, mettant en avant ses options permettant de s’assurer de la présence d’un lit parapluie notamment. La Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA) a de son côté assuré que “l’ADN du camping était d’accueillir des enfants”.”Nous installons toboggans et clubs enfants pour eux”, a déclaré son secrétaire général Maxime Cellier à l’AFP. “Les adultes ont droit au repos, mais on le fait en occupant les enfants, pas en les excluant”. Il a fait état d’une vingtaine de campings “Adult only” sur les quelque 7.400 campings de France. “Le calme et le silence sont mis en avant, ils n’offrent pas d’animation ou d’aire de jeux, donc les enfants vont s’ennuyer”, a-t-il indiqué. – Droit “à faire du bruit” -Loin d’être nouvelle, la question de la place des enfants dans la société agite depuis plusieurs années le débat public en France, où la Fédération française des entreprises de crèches interpelle régulièrement les parlementaires pour qu’ils créent “un droit des enfants à faire du bruit”.Au printemps 2024, un rapport remis à Emmanuel Macron appelait, lui, le chef de l’Etat à “peupler” l’espace public d’alternatives aux écrans pour les enfants “et redonner à ces derniers toute leur place, y compris bruyante”.Quelques mois plus tard, le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) enfonçait le clou en alertant sur la moindre place des enfants dans l’espace public et dans la nature, pointant les “conséquences néfastes sur leur santé physique et mentale”. “Les enfants ne sont pas une nuisance”, martèle auprès de l’AFP la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, qui a déposé une proposition de loi visant à “reconnaître la minorité comme un facteur de discrimination afin de promouvoir une société ouverte aux enfants”.”C’est très bien que Sarah El Haïry se saisisse du sujet, mais maintenant il faut aller plus loin, il faut que le camp présidentiel inscrive cette question à l’ordre du jour” parlementaire.

Espaces sans enfants: le gouvernement veut s’attaquer à cette “tendance brutale”

Quelle place pour les enfants dans la société ? Le gouvernement a réuni mardi plusieurs fédérations du secteur du tourisme et des transports pour évoquer la tendance “no kid” (“sans enfant”), des offres commerciales jugées “brutales” par l’exécutif qui appelle à ne pas les “laisser s’installer” en France. Organisée autour de la Haute commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry, la table ronde a réuni des représentants de la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA), de la Fédération nationale des résidences de Tourisme (FNRT), de l’Association nationale des élus des territoires touristiques (Anett) ou encore de l’Union nationale pour la promotion de la location de vacances (UNPLV). La plateforme Airbnb, la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) et l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) seront également présentes. “Le message est clair : il faut arrêter d’exclure les enfants”, a déclaré Sarah El Haïry au Figaro à l’issue de la rencontre, assurant que les acteurs présents autour de la table avaient tous souhaité “construire et promouvoir une contre-tendance +pro kids+”.Parmi les pistes évoquées, la “signature d’une charte à hauteur d’enfants”, un texte non contraignant qui permettrait de communiquer les informations concernant les équipements disponibles et les offres d’animation. Une nouvelle table ronde est prévue d’ici quinze jours en présence cette fois-ci des principaux éditeurs de guides touristiques afin de poursuivre “cette mobilisation générale”, a indiqué la Haute commissaire à l’Enfance.  En France, les offres commerciales “adult only” (“adultes seulement”) sont pour l’heure limitées. Interrogé par l’AFP en 2024, le syndicat Entreprises du voyages estimait “à vue de nez” qu’elles représentaient “3% de l’offre”. La tendance est “beaucoup plus développée dans d’autres pays européens, dans d’autres pays asiatiques” et il ne faut pas la “laisser s’installer en France”, a estimé Sarah El Haïry à la mi-journée sur RTL. “Considérer de manière brutale qu’un enfant est avant tout une nuisance, ce n’est pas acceptable”. Ce n’est pas “notre philosophie”, a-t-elle ajouté, précisant avoir “saisi les services juridiques de nos ministères pour faire l’étude de notre droit actuel”.- Toboggans et club enfants -Contactée par l’AFP, la plateforme Airbnb a assuré qu’elle participerait “activement aux réflexions lancées afin de participer à une société bienveillante et ouverte aux enfants.””Airbnb accueille toutes les familles et est plébiscité par nombre d’entre elles pour leurs séjours en France”, a-t-elle souligné, mettant en avant ses options permettant de s’assurer de la présence d’un lit parapluie notamment. La Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA) a de son côté assuré que “l’ADN du camping était d’accueillir des enfants”.”Nous installons toboggans et clubs enfants pour eux”, a déclaré son secrétaire général Maxime Cellier à l’AFP. “Les adultes ont droit au repos, mais on le fait en occupant les enfants, pas en les excluant”. Il a fait état d’une vingtaine de campings “Adult only” sur les quelque 7.400 campings de France. “Le calme et le silence sont mis en avant, ils n’offrent pas d’animation ou d’aire de jeux, donc les enfants vont s’ennuyer”, a-t-il indiqué. – Droit “à faire du bruit” -Loin d’être nouvelle, la question de la place des enfants dans la société agite depuis plusieurs années le débat public en France, où la Fédération française des entreprises de crèches interpelle régulièrement les parlementaires pour qu’ils créent “un droit des enfants à faire du bruit”.Au printemps 2024, un rapport remis à Emmanuel Macron appelait, lui, le chef de l’Etat à “peupler” l’espace public d’alternatives aux écrans pour les enfants “et redonner à ces derniers toute leur place, y compris bruyante”.Quelques mois plus tard, le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) enfonçait le clou en alertant sur la moindre place des enfants dans l’espace public et dans la nature, pointant les “conséquences néfastes sur leur santé physique et mentale”. “Les enfants ne sont pas une nuisance”, martèle auprès de l’AFP la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, qui a déposé une proposition de loi visant à “reconnaître la minorité comme un facteur de discrimination afin de promouvoir une société ouverte aux enfants”.”C’est très bien que Sarah El Haïry se saisisse du sujet, mais maintenant il faut aller plus loin, il faut que le camp présidentiel inscrive cette question à l’ordre du jour” parlementaire.