Diffusion d’images pédopornographiques: pas de procès à Nanterre pour Bastien Vivès

Le tribunal correctionnel de Nanterre s’est déclaré mardi territorialement incompétent pour juger l’auteur de bande dessinée Bastien Vivès, accusé par plusieurs associations d’avoir réalisé des dessins à caractère pornographique de mineurs dans deux de ses albums.”Aucune pièce du dossier ne permet de dire” que les faits poursuivis “se sont tenus dans les Hauts-de-Seine”, a relevé la présidente Céline Ballerini. Le tribunal de Nanterre, qui était saisi d’une demande en ce sens de la défense, se déclare donc “incompétent” et “renvoie l’affaire au parquet”, a ajouté la magistrate.”C’est la fin provisoire d’un procès en sorcellerie”, s’est félicité devant la presse l’avocat du dessinateur, Me Richard Malka, se disant “extrêmement satisfait de cette décision”.Bastien Vivès, 41 ans, devait comparaître à Nanterre mardi et mercredi pour “fixation et transmission en vue de la diffusion d’images à caractère pédopornographique”, un délit passible de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.Les éditions Les Requins Marteaux et Glénat, qui ont publié les deux albums incriminés, comparaissaient elles pour diffusion de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique. Lors de l’audience, Me Malka a longuement insisté sur “le vide abyssal” de ce dossier, dans lequel “aucune pièce” ne permettait “de caractériser l’infraction dans les Hauts-de-Seine”, qu’il s’agisse de Bastien Vivès ou de ses maisons d’édition.”Aujourd’hui, il n’y a plus aucune affaire Vivès”, a-t-il même soutenu.En janvier 2023, une enquête avait été ouverte à la suite d’une plainte de plusieurs associations de protection de l’enfance.Elle visait trois ouvrages de Bastien Vivès: “Les Melons de la colère” (paru en 2011), “La Décharge mentale” (2018) et “Petit Paul” (2018). Ce sont ces deux derniers albums qui devaient être au cœur des débats. “Petit Paul”, objet déjà de deux signalements en 2018 et 2020 classés sans suite par le parquet de Nanterre, met en scène un enfant au pénis démesuré ayant des relations sexuelles avec des femmes majeures.”La Décharge mentale” évoque un homme ayant des relations sexuelles avec de jeunes filles mineures. Dans sa plainte, l’association Fondation pour l’enfance dénonçait des “représentations de mineurs dans des situations sexuellement explicites, présentant indubitablement un caractère pornographique”, ce que la défense n’a cessé de démentir.- Pas “d’incitation” ou “d’apologie”-Resté silencieux avant l’audience, Bastien Vivès s’est finalement exprimé devant la presse à la sortie, réaffirmant n’avoir jamais, dans ses ouvrages, fait “d’incitation” ou “d’apologie” de la pédocriminalité, mais avoir rédigé des albums inscrits “dans la tradition de la BD humoristique”. “Je suis un artiste. Je suis là pour interroger des zones grises, donner à réfléchir, je ne suis pas militant”, a-t-il ajouté, très ému.Lors de l’audience, Me Cécile Astolfe, qui défend la Fondation pour l’enfance, avait insisté sur l’importance de la préservation de la liberté d’expression avec “un contrôle de proportionnalité”, estimant que les images peuvent constituer “des tremplins au passage à l’acte”. “L’art n’est pas au-dessus des lois”, avait-elle également rappelé. Trois autres associations, L’enfant bleu, Innocence en danger et Face à l’inceste, s’étaient également constituées partie civile dans l’affaire.  Une dizaine de témoins étaient attendus parmi lesquels, côté défense, l’ancienne ministre de la Culture Françoise Nyssen (2017-2018) et le directeur de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, Riss.  En 2018, après la parution de “Petit Paul”, les éditions Glénat avaient affirmé que cet album n’avait “jamais” eu “pour vocation de dédramatiser, favoriser ou légitimer l’abus de mineur de quelque manière que ce soit”.Dans un entretien avec l’AFP, la directrice de la maison d’édition, Marion Glénat-Corveler, a assuré qu’elle défendrait la liberté d’expression à l’audience, “une des valeurs fondamentales de (son) métier d’éditeur”.Plusieurs autres œuvres du dessinateur, à l’instar des “Melons de la colère”, vague parodie des “Raisins de la colère” où plusieurs hommes violent une adolescente paysanne, avaient suscité l’indignation d’associations et de militants.Le Festival international de la BD d’Angoulême avait d’ailleurs déprogrammé une exposition consacrée à Bastien Vivès prévue lors de son édition 2023, en raison de “menaces physiques” proférées contre lui.En juin 2024, cinq personnes ont été condamnées à Paris à des peines de prison avec sursis pour menaces de mort ou violence sur l’auteur.

La Bourse de Paris termine à l’équilibre

La Bourse de Paris a terminé à l’équilibre mardi, temporisant après l’accalmie dans les négociations commerciales entre les États-Unis et l’Union Européenne, avant la publication mercredi des résultats de Nvidia, deuxième capitalisation mondiale.Le CAC 40 a terminé à l’équilibre (-0,02%), à 7.826,79 points. La veille, l’indice parisien avait clôturé en hausse de 1,21%.Globalement, “les marchés sont soulagés par l’attitude de Donald Trump, qui semble davantage ouvert aux compromis sur le plan commercial”, a expliqué à l’AFP Raphaël Thuin, directeur des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital.Le président américain Donald Trump avait menacé vendredi d’imposer des droits de douane de 50% aux importations européennes à partir du 1er juin, estimant que les négociations avec l’Union européenne n’allaient “nulle part”.Il a ensuite accepté, dimanche, de repousser la date fatidique de la mise en place de ces droits de douane jusqu’au 9 juillet, après un appel téléphonique avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Mise à part Paris, l’ensemble des Bourses européennes ont terminé dans le vert, portées par cette accalmie.Côté agenda, les marchés attendent les résultats mercredi du géant américain des puces électroniques Nvidia, deuxième capitalisation mondiale.Ils s’interrogent depuis plusieurs mois sur le potentiel du secteur des semi-conducteurs, porté par les promesses de la demande liée au développement de l’intelligence artificielle (IA) et de ses besoins en puces électroniques.L’arrivée en fanfare en début d’année de DeepSeek, un modèle d’IA chinois revendiquant des performances similaires à ses concurrents américains avec un moindre besoin en composants, a en effet semé le doute.Les investisseurs “chercheront donc des signaux permettant de savoir si la tendance de l’IA reste intacte”, a souligné Raphaël Thuin.Les taux d’intérêt baissentSur le plan obligataire, après avoir grimpé la semaine dernière, sur fond de craintes concernant la soutenabilité de la dette américaine en raison du projet budgétaire de M. Trump, les taux se desserrent partout.En France, le nouveau recul de l’inflation en mai à 0,7% sur un an, après 0,8% en avril, a participé à la relâche de la pression sur les taux français. Le taux d’intérêt de l’emprunt à dix ans a ainsi terminé mardi à 3,20%, contre 3,23% la veille. Son équivalent allemand, référence en Europe, a atteint 2,53%, contre 2,56%.Soitec nomme un nouveau directeur financierLe spécialiste français des semi-conducteurs Soitec a grimpé (+4,18% à 56,84 euros) avant la publication de ses résultats, prévue après la clôture de la Bourse. Le groupe a annoncé par ailleurs la nomination d’un nouveau directeur financier, Albin Jacquemont, succédant à Léa Alzingre, à ce poste depuis six ans.

Taxis en grève: l’exécutif compte “taper fort” sur les VTC, négocie sur le transport de patients

Le gouvernement va intensifier les contrôles des VTC contre la maraude et le “racolage” illégaux, a indiqué le ministère des Transports mardi à la suite d’une réunion avec les représentants des taxis, mobilisés depuis plus d’une semaine. Une autre réunion est prévue mardi soir au ministère de la Santé concernant le deuxième sujet explosif pour les chauffeurs de taxi: une nouvelle tarification pour le transport des malades.”Le dialogue a été très direct”, a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot à l’AFP à l’issue de la première rencontre mardi matin. “On va rappeler les règles et taper fort au niveau des contrôles”, a-t-il indiqué. Pour empêcher les VTC de faire de la maraude autour des gares et des aéroports, des amendes forfaitaires, “plus dissuasives et immédiates”, seront étendues dans les trois prochains mois à l’ensemble du territoire, a indiqué le ministère après cette réunion qui rassemblait aussi des représentants des ministères de l’Économie, du Travail et de l’Intérieur.”C’est la première fois qu’on a un ministre qui est prêt à s’engager pour véritablement distinguer les deux activités, taxi et VTC”, a réagi le président de l’Union nationale des taxis (UNT) Rachid Boudjema à la sortie de la réunion. – Opérations escargot -Depuis huit jours, les taxis enchaînent les nuits boulevard Raspail et les opérations escargot, ponctuées de mises à feu de pétards et de fumigènes.A Pau (Pyrénées-Atlantiques), devenu un des centres de la mobilisation parce qu’elle a pour maire le Premier ministre François Bayrou, environ 200 taxis ont organisé une opération escargot mardi après-midi, selon la police. Le convoi se dirigeait vers le village de Bordères, fief familial du chef du gouvernement. Les chauffeurs devaient se concerter mardi après-midi pour décider de la suite de la mobilisation.”C’est facile de mettre des milliers de policiers à contrôler les pauvres petits chauffeurs” de VTC, a lancé Marc, 52 ans, taxi de Seine-et-Marne. “Il faut taper sur ces plateformes, attaquer le problème à la source (…) On va rester le temps qu’il faut et durcir et agir s’il faut. Il s’agit de l’avenir de notre métier, de nos enfants”. Le gouvernement compte également “travailler” sur une “durée minimale” de réservation préalable pour les VTC. La plateforme Uber l’a aussitôt accusé de “céder aux intérêts corporatistes des taxis”. “Instaurer une durée minimale de réservation préalable pour les VTC nuirait gravement à la liberté de se déplacer de millions de passagers” et “impacterait significativement les revenus des chauffeurs”, a déploré une porte-parole de l’entreprise américaine.Le gouvernement évalue aussi la possibilité d’un “agrément” pour autoriser les plateformes à exercer en France. Les représentants des VTC sont convoqués lundi 2 juin et les plateformes qui les font travailler (Uber, Bolt…) le 3 juin. “Il ne faudrait pas que les VTC soient les dommages collatéraux d’un conflit qui oppose gouvernement et taxis”, a prévenu Fabian Tosolini, délégué du syndicat de VTC Union-Indépendants. “On a déjà alerté le ministère pour dire qu’il y avait beaucoup trop de VTC. Ce déséquilibre, orchestré par les plateformes, a fait exploser les temps d’attente entre deux courses. Pour survivre, un certain nombre de VTC ont été tentés de se mettre sur des positions stratégiques, pas réglementaires”, comme près des aéroports, a expliqué Fabian Tosolini. Il dit aussi craindre des “contrôles abusifs” de la part des forces de l’ordre.- Sécurité sociale -Les taxis attendent désormais l’issue de la rencontre prévue dans la soirée au ministère de la Santé, sur la nouvelle convention de la Sécurité sociale fixant la rémunération du transports des malades, réforme qui a servi de déclencheur de leur mouvement de grogne.Ce texte prévoit une prise en charge de 13 euros par l’Assurance maladie, puis un tarif kilométrique, avec un système conçu pour dissuader les retours à vide ou les temps d’attente trop longs. Cette tarification doit entrer en vigueur le 1er octobre. L’objectif est de limiter la croissance des dépenses de transport sanitaire.Le Premier ministre a assuré mardi matin que la réforme de la rémunération du transport de malades s’appliquerait bien début octobre.”Mais on va définir ces économies avec eux (les taxis)”, a déclaré François Bayrou sur BFMTV/RMC, alors que la réforme vise 300 millions d’euros d’économies en trois ans. bur-tsz-pbo-agu/abb/spi

Taxis en grève: l’exécutif compte “taper fort” sur les VTC, négocie sur le transport de patients

Le gouvernement va intensifier les contrôles des VTC contre la maraude et le “racolage” illégaux, a indiqué le ministère des Transports mardi à la suite d’une réunion avec les représentants des taxis, mobilisés depuis plus d’une semaine. Une autre réunion est prévue mardi soir au ministère de la Santé concernant le deuxième sujet explosif pour les chauffeurs de taxi: une nouvelle tarification pour le transport des malades.”Le dialogue a été très direct”, a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot à l’AFP à l’issue de la première rencontre mardi matin. “On va rappeler les règles et taper fort au niveau des contrôles”, a-t-il indiqué. Pour empêcher les VTC de faire de la maraude autour des gares et des aéroports, des amendes forfaitaires, “plus dissuasives et immédiates”, seront étendues dans les trois prochains mois à l’ensemble du territoire, a indiqué le ministère après cette réunion qui rassemblait aussi des représentants des ministères de l’Économie, du Travail et de l’Intérieur.”C’est la première fois qu’on a un ministre qui est prêt à s’engager pour véritablement distinguer les deux activités, taxi et VTC”, a réagi le président de l’Union nationale des taxis (UNT) Rachid Boudjema à la sortie de la réunion. – Opérations escargot -Depuis huit jours, les taxis enchaînent les nuits boulevard Raspail et les opérations escargot, ponctuées de mises à feu de pétards et de fumigènes.A Pau (Pyrénées-Atlantiques), devenu un des centres de la mobilisation parce qu’elle a pour maire le Premier ministre François Bayrou, environ 200 taxis ont organisé une opération escargot mardi après-midi, selon la police. Le convoi se dirigeait vers le village de Bordères, fief familial du chef du gouvernement. Les chauffeurs devaient se concerter mardi après-midi pour décider de la suite de la mobilisation.”C’est facile de mettre des milliers de policiers à contrôler les pauvres petits chauffeurs” de VTC, a lancé Marc, 52 ans, taxi de Seine-et-Marne. “Il faut taper sur ces plateformes, attaquer le problème à la source (…) On va rester le temps qu’il faut et durcir et agir s’il faut. Il s’agit de l’avenir de notre métier, de nos enfants”. Le gouvernement compte également “travailler” sur une “durée minimale” de réservation préalable pour les VTC. La plateforme Uber l’a aussitôt accusé de “céder aux intérêts corporatistes des taxis”. “Instaurer une durée minimale de réservation préalable pour les VTC nuirait gravement à la liberté de se déplacer de millions de passagers” et “impacterait significativement les revenus des chauffeurs”, a déploré une porte-parole de l’entreprise américaine.Le gouvernement évalue aussi la possibilité d’un “agrément” pour autoriser les plateformes à exercer en France. Les représentants des VTC sont convoqués lundi 2 juin et les plateformes qui les font travailler (Uber, Bolt…) le 3 juin. “Il ne faudrait pas que les VTC soient les dommages collatéraux d’un conflit qui oppose gouvernement et taxis”, a prévenu Fabian Tosolini, délégué du syndicat de VTC Union-Indépendants. “On a déjà alerté le ministère pour dire qu’il y avait beaucoup trop de VTC. Ce déséquilibre, orchestré par les plateformes, a fait exploser les temps d’attente entre deux courses. Pour survivre, un certain nombre de VTC ont été tentés de se mettre sur des positions stratégiques, pas réglementaires”, comme près des aéroports, a expliqué Fabian Tosolini. Il dit aussi craindre des “contrôles abusifs” de la part des forces de l’ordre.- Sécurité sociale -Les taxis attendent désormais l’issue de la rencontre prévue dans la soirée au ministère de la Santé, sur la nouvelle convention de la Sécurité sociale fixant la rémunération du transports des malades, réforme qui a servi de déclencheur de leur mouvement de grogne.Ce texte prévoit une prise en charge de 13 euros par l’Assurance maladie, puis un tarif kilométrique, avec un système conçu pour dissuader les retours à vide ou les temps d’attente trop longs. Cette tarification doit entrer en vigueur le 1er octobre. L’objectif est de limiter la croissance des dépenses de transport sanitaire.Le Premier ministre a assuré mardi matin que la réforme de la rémunération du transport de malades s’appliquerait bien début octobre.”Mais on va définir ces économies avec eux (les taxis)”, a déclaré François Bayrou sur BFMTV/RMC, alors que la réforme vise 300 millions d’euros d’économies en trois ans. bur-tsz-pbo-agu/abb/spi

Germany arrests Syrian accused of crimes under Assad

An alleged former Syrian prison guard has been arrested in Germany on suspicion of committing crimes against humanity under former president Bashar al-Assad, prosecutors said Tuesday.The man, identified only as Fahad A., is accused of “acts of killing, torture and deprivation of liberty” while he worked in a Damascus facility run by Syrian intelligence in 2011 and 2012, during the Arab Spring protests.German authorities have pursued several suspects for crimes committed in Syria’s civil war under the principle of universal jurisdiction, even after Assad’s ouster last December.Prosecutors declined to give Fahad’s age or the year he came to Germany but said he was arrested in the town of Pirmasens in the western state of Rhineland-Palatinate.During his time at the Al-Khatib detention centre, also known as Branch 251, Fahad A. allegedly “took part in well over 100 interrogations where prisoners were subjected to severe physical abuse, for instance electrocution or beatings with cables”, they said.”Following his superiors’ orders, the suspect also harassed prisoners at night by, for example, hanging them from the ceiling, pouring cold water over them or forcing them to remain in uncomfortable positions,” prosecutors allege.At least 70 prisoners are thought to have died due to such abuse and the “catastrophic” prison conditions.The alleged offences occurred in the years of the bloody repression of anti-Assad protests during the Arab Spring.”The objective was to suppress the protest movement from early on and to intimidate the population,” prosecutors said.In 2022 former Syrian colonel Anwar Raslan was found guilty of overseeing the murders of 27 people and the torture of 4,000 others at the Al-Khatib centre in 2011 and 2012.That was the first international trial over state-sponsored torture in Syrian prisons and was hailed as “historic” by human rights activists.Europe’s biggest economy, then ruled by chancellor Angela Merkel, granted safe haven to hundreds of thousands of Syrians during the 2015-16 refugee influx.NGOs warned at the time of the danger that people accused of atrocities against civilians for Assad’s government were arriving incognito in Europe and obtaining asylum.An Islamist-led coalition toppled Assad in December after five decades of his family’s iron-fisted rule and nearly 14 years of brutal war that killed more than half a million people and displaced millions more.

Macron gives Vietnamese students a lesson in ‘impulsive’ superpowers

Between jabs at Donald Trump’s US trade tariffs and criticism of Beijing’s assertiveness in the South China Sea, French President Emmanuel Macron warned Vietnamese students Tuesday that “on the impulse of a superpower, everything can change”.Macron was in Vietnam as part of a six-day Southeast Asian tour, as he tries to pitch his offer of a “third way” between the United States and China to a region caught up in a confrontation between the two.He left Hanoi and arrived in Indonesia on Tuesday evening, the next stop on his trip which also includes Singapore.Earlier he spoke to a group of around 150 students at the University of Science and Technology in Hanoi, who listened through translation headsets.”The conflict between China and the United States of America is a geopolitical fact that casts the shadow of risk of a much larger conflict in this important region,” he told them.China would do well to remember that “freedom of navigation, maritime freedom is important for the South China Sea”, he said, adding that what is happening there “worries everyone”.Macron quickly moved on to a swipe at the United States, which he described as “imposing tariffs according to the side of the bed on which he woke up”, before presenting France as a reliable alternative.His address came a day after he visited a Hanoi war memorial to those who fought against French colonial occupation, which ended in 1954 following a bloody uprising by Vietnamese pro-independence forces.Vietnam has been careful to follow a balancing act between China and the United States.It shares concerns about Beijing’s increasing assertiveness in the contested waterway, but it has close economic ties with its giant neighbour.Communist-run Vietnam has also been threatened with a hefty 46 percent tariff by US President Donald Trump as part of his global trade blitz.France’s “Indo-Pacific strategy” could offer a “path of freedom” and “sovereignty”, Macron told the students.More than 100 other students who were unable to fit into the university hall where he spoke tuned in via video link from a side room, often clapping as he spoke.Some seemed convinced, seeing an opportunity in France to avoid the chaos that many international students in the United States are enduring after Trump attempted to block Harvard University from enrolling foreigners.”Given the context in the US where visa issues for international students are quite risky, I will prioritise studying in France because it is more stable,” 21-year-old Nguyen Quang Bach told AFP.Nguyen Thi Thuy Linh, 21, who chatted to Macron ahead of the speech, called the president “friendly and approachable”.During the speech, Macron also urged the students, a few of whom spoke French, not to fall into the “world of fools” that prevails on social media, where people are free to criticise with short messages “those whose thoughts you do not understand”.”I do not believe all words are equal. I think there are people who know (things) and people who know less,” he said.

Argentine: le procès Maradona en péril pour l’indiscrétion présumée d’une juge

Deux mois d’audience pour rien ? Le procès sur la mort de Maradona était mardi sur le fil du rasoir, à risque de nullité, après la mise en cause d’une des juges, soupçonnée d’avoir collaboré à l’insu de tous à un documentaire mais qui s’est défendue de toute “irrégularité”.Après sept jours de suspension, le procès a repris mardi à San Isidro (nord de Buenos Aires) pour juger sept professionnels de santé – médecins, psychiatre, psychologue, infirmiers – accusés de négligences ayant potentiellement entraîné la mort de l’astre du football, en novembre 2020 sur un lit de convalescence à domicile, en post-neurochirurgie.Reprise d’audience, mais pour combien de temps ? Plusieurs avocats, dont Fernando Burlando, médiatique défenseur des filles aînées de Maradona, sont résolus à demander la récusation de la juge Julieta Makintach, l’une des trois magistrates du procès. Voire le dessaisissement des trois.D’emblée, la magistrate a pris la parole mardi, pour se défendre contre toute “partialité”, niant avoir fait “quoi que ce soit d’irrégulier” sinon avoir “donné une interview à une amie d’enfance, parlant de la justice”, dans le but de “rapprocher la justice de la société”.- “Opération pour me dessaisir” -“Il n’y aucun délit ou manquement à la fonction. Ce qu’il peut y avoir est une vaste opération médiatique pour me dessaisir”, a insisté la pénaliste de 47 ans. “Je ne vais pas me dessaisir, ni provoquer la nullité des débats, parce qu’ils ne le méritent pas”.Le doute initial est né de la présence en audience, en mars aux premiers jours du procès, de personnes paraissant filmer les débats, où les caméras étaient strictement interdites. Plusieurs parties soupçonnaient alors la connivence d’une magistrate.Mme Makintach a démenti avoir participé à une production audiovisuelle sur le procès, mais une série de perquisitions depuis une semaine – depuis les demandes de récusation-, puis la diffusion de vidéos dans la presse, ont affaibli sa position.Des images de vidéosurveillance ont montré la juge parcourant, le dimanche juste avant le procès, les locaux du tribunal, filmée par une équipe, avec plusieurs prises, donnant des bouts d’interview, sur son métier, mais aussi sur le début du procès.Depuis la semaine dernière, certaines parties spéculent sur le fait que le procès pourrait se poursuivre, avec un nouveau juge nommé en cas de dessaisissement de Julieta Makintach. D’autres, avocats ou observateurs extérieurs, penchent pour la nullité.Après exposé par les parties, le tribunal doit se prononcer mardi sur le scénario: récusation ou pas, poursuite du procès, annulation.Le procureur Patricio Ferrari a accusé la juge d’avoir “menti à tous”. Et “agi comme une actrice, non comme une juge, dans une téléréalité”.”C’est un scandale d’une ampleur telle que le monde entier parle de la justice argentine comme du pire des exemples”, a fulminé Me Burlando ce week-end, remonté contre la “négligence” du tribunal de San Isidro et le “narcissisme” de la magistrate. – “Ceci est vicié” -“Le procès ne peut pas continuer, il doit être annulé, même si c’est une honte et un manque total de respect pour Maradona, ses sœurs, ses filles et tous les Argentins qui veulent une justice équitable”, a estimé pour l’AFP Adrian Tenca, pénaliste et professeur de droit à l’Université de Buenos Aires.”Tout le monde a désormais la sensation que ceci est vicié (…) le plus sain est qu’on recommence tout à zéro”, a estimé Mario Baudry, avocat de Veronica Ojeda, ex-compagne de Maradona. Selon lui, si toutes les parties se mettent d’accord, un nouveau trio de juges pourrait être désigné en vue de reprendre le procès. Peut-être vers janvier 2026, a-t-il spéculé.Difficile de percevoir a priori à qui bénéficierait un report, pour de longs  mois, d’un procès qui déjà avançait péniblement, à raison de deux audiences par semaine. Et où la majorité des témoignages, quelque 40 à ce jour, ont surtout convergé vers le piètre niveau de soins, d’équipement médical, sur le lieu de convalescence fatal de Maradona à Tigre (nord de Buenos Aires). Sans pour autant dessiner, à ce stade, un clair niveau de responsabilité, ou d’intentionnalité.Les accusés, qui déclinent toute responsabilité dans le décès, encourent 8 à 25 ans de prison.  Seule une d’entre eux a été -brièvement- entendue à ce jour depuis le début du procès.”Nous sommes la risée du monde, mais c’est ça notre justice en Argentine”, s’est désolé Me Baudry. 

US no longer recommends Covid shots for children, pregnant women

The US will no longer recommend Covid-19 vaccines for children and healthy pregnant women, Health Secretary Robert F. Kennedy Jr. announced Tuesday, calling it a “common sense” decision grounded in sound science.The change follows last week’s announcement by Food and Drug Administration officials that they would limit approval of Covid shots — a critical tool in ending the pandemic — to adults aged 65 and older, as well as younger individuals with underlying health conditions.Trump administration officials have framed the shift as bringing the US into closer alignment with countries like Britain, Germany and France where annual boosters are recommended only for the elderly and immunocompromised.But it comes as Kennedy — who has long promoted misinformation about vaccines in general and the Covid shots in particular — pushes to overhaul federal public health policy. “I couldn’t be more pleased to announce that as of today, the Covid vaccine for healthy children and healthy pregnant women has been removed from the CDC (Centers for Disease Control and Prevention) recommended immunization schedule,” he said in a video posted to X.FDA officials also said vaccine manufacturers will need to conduct new clinical trials — including comparisons against a saline placebo — if they wish to retain approval for use in healthy people under 65.These recent changes have drawn criticism.Amesh Adalja, an infectious disease specialist at Johns Hopkins University, told AFP last week that while the new approach matched that taken by other countries, “I do think, however, that the initial Covid-19 vaccine series should be part of routine childhood immunization.”Paul Offit, a top vaccine expert at the Children’s Hospital of Philadelphia, warned the change could restrict access for people who still want boosters, particularly under the US’s privatized health care system, where insurers may decline coverage.The reversal on pregnant women marks a major departure from previous CDC guidance.As of Tuesday morning, the agency’s website — which had yet to reflect Kennedy’s announcement — still stated that pregnant women are among people for whom it is “especially important” to receive the vaccine. “If you are pregnant or were recently pregnant, you are more likely to get very sick from COVID-19 compared to those who are not pregnant,” it says.