L’Assemblée nationale vote en faveur du “droit à l’aide à mourir”

L’Assemblée nationale a voté en première lecture mardi en faveur du “droit à l’aide à mourir”, permettant à cette réforme en gestation depuis plusieurs années de franchir une étape décisive.305 députés contre 199 ont approuvé la réforme, mise en chantier en 2022 par le président de la République, et qui serait la plus importante dans le champ sociétal depuis l’instauration du mariage pour tous en 2012 si elle aboutissait.Les députés avaient auparavant approuvé, cette fois-ci à l’unanimité, un texte sur les soins palliatifs.”Dans le respect des sensibilités, des doutes et espoirs, le chemin de fraternité que je souhaitais s’ouvre peu à peu. Avec dignité et humanité”, a réagi sur X Emmanuel Macron, saluant “une étape imporante”.La proposition de loi du député du groupe MoDem Olivier Falorni, engagé depuis des décennies pour cette cause, crée un “droit à l’aide à mourir” consistant à “autoriser et à accompagner” un malade qui le souhaite à s’administrer une substance létale, ou à se la faire administrer s’il n’est “pas en mesure physiquement d’y procéder”.Elle légalise donc le suicide assisté, et de manière exceptionnelle l’euthanasie, sans pour autant que ces mots jugés connotés négativement ne figurent dans le texte.Elle définit cinq critères cumulatifs, dont le fait d’être atteint “d’une affection grave et incurable” qui “engage le pronostic vital, en phase avancée” ou “terminale”, et présentant “une souffrance physique ou psychologique constante”.- Les “interrogations” de Bayrou -Même si chaque groupe a laissé la liberté de vote à ses membres, sur un sujet qui touche aux convictions intimes et au vécu de chacun, l’hémicycle s’est grosso modo partagé entre d’un côté la gauche et le “bloc central”, majoritairement favorables au texte, de l’autre la droite et l’extrême droite, hostiles.Le Premier ministre François Bayrou, historiquement réticent à l’aide à mourir, avait fait part mardi matin de ses “interrogations” sur le texte et indiqué que s’il était député, il “s’abstiendrai(t)”. Mais il a aussi dit sa “confiance dans la démarche parlementaire pour que toutes les interrogations soient levées”, alors que la navette entre les deux chambres est loin d’être achevée.Au cours de leurs explications de vote, les députés ont souligné la gravité du moment, et salué la qualité des deux semaines de débats.L’émotion a parfois pris le dessus, comme dans les propos de la députée écologiste Sandrine Rousseau, qui avait de nouveau témoigné samedi du suicide en 2013 de sa mère, atteinte d’un cancer en phase terminale. “Rarement dans l’histoire récente de cette assemblée, un sujet aussi grave n’aura été débattu avec autant de respect et d’écoute”, a affirmé la députée Horizons et ancienne ministre de la Santé Agnès Firmin-Le Bodo, convaincue de voter pour le texte grâce aux modifications apportées en séance.Un amendement du gouvernement a refait de l’auto-administration du produit létal la règle, et de l’administration par un médecin ou un infirmier l’exception.Le gouvernement a aussi obtenu d’amender un des critères d’éligibilité, précisant que la phase “avancée” d’une maladie se caractérise par “l’entrée dans un processus irréversible marqué par l’aggravation de l’état de santé de la personne malade qui affecte sa qualité de vie”.Les députés ont approuvé un amendement du président de la commission des Affaires sociales, Frédéric Valletoux (Horizons), renforçant la collégialité de la procédure, et un autre du gouvernement rétablissant un délai minimum de deux jours pour que le malade confirme sa décision.- “Profondément équilibré” -“C’est un texte qui est profondément équilibré” avec des “critères strictement définis”, a défendu devant la presse mardi Olivier Falorni.La droite continue à y être farouchement opposée. Cette loi concernera des “personnes avec plusieurs années à vivre, dont la souffrance viendra de la maladie, mais également du sentiment d’être un trop lourd fardeau”, a fustigé le député LR Philippe Juvin, récusant que les critères soient “stricts” ou que la procédure soit réellement collégiale.Mais le texte pourra connaître encore de nombreux ajustements. Il devra avant d’être adopté poursuivre son parcours législatif au Sénat, peut-être dès cet automne, et revenir à l’Assemblée pour une deuxième voire une troisième lecture. La suite d’un parcours tortueux, entamé en 2022: après avoir confié une réflexion sur le sujet à une convention citoyenne, Emmanuel Macron avait dévoilé en mars 2024 les grandes lignes d’un projet de loi. Mais l’examen de celui-ci n’avait pu aller à son terme, interrompu par la dissolution.”Je souhaite que le texte (sur l’aide à mourir) soit voté d’ici à 2027, c’est encore possible”, avait affirmé ce week-end la ministre de la Santé Catherine Vautrin.sl-parl/hr/swi

L’Assemblée nationale vote en faveur du “droit à l’aide à mourir”

L’Assemblée nationale a voté en première lecture mardi en faveur du “droit à l’aide à mourir”, permettant à cette réforme en gestation depuis plusieurs années de franchir une étape décisive.305 députés contre 199 ont approuvé la réforme, mise en chantier en 2022 par le président de la République, et qui serait la plus importante dans le champ sociétal depuis l’instauration du mariage pour tous en 2012 si elle aboutissait.Les députés avaient auparavant approuvé, cette fois-ci à l’unanimité, un texte sur les soins palliatifs.”Dans le respect des sensibilités, des doutes et espoirs, le chemin de fraternité que je souhaitais s’ouvre peu à peu. Avec dignité et humanité”, a réagi sur X Emmanuel Macron, saluant “une étape imporante”.La proposition de loi du député du groupe MoDem Olivier Falorni, engagé depuis des décennies pour cette cause, crée un “droit à l’aide à mourir” consistant à “autoriser et à accompagner” un malade qui le souhaite à s’administrer une substance létale, ou à se la faire administrer s’il n’est “pas en mesure physiquement d’y procéder”.Elle légalise donc le suicide assisté, et de manière exceptionnelle l’euthanasie, sans pour autant que ces mots jugés connotés négativement ne figurent dans le texte.Elle définit cinq critères cumulatifs, dont le fait d’être atteint “d’une affection grave et incurable” qui “engage le pronostic vital, en phase avancée” ou “terminale”, et présentant “une souffrance physique ou psychologique constante”.- Les “interrogations” de Bayrou -Même si chaque groupe a laissé la liberté de vote à ses membres, sur un sujet qui touche aux convictions intimes et au vécu de chacun, l’hémicycle s’est grosso modo partagé entre d’un côté la gauche et le “bloc central”, majoritairement favorables au texte, de l’autre la droite et l’extrême droite, hostiles.Le Premier ministre François Bayrou, historiquement réticent à l’aide à mourir, avait fait part mardi matin de ses “interrogations” sur le texte et indiqué que s’il était député, il “s’abstiendrai(t)”. Mais il a aussi dit sa “confiance dans la démarche parlementaire pour que toutes les interrogations soient levées”, alors que la navette entre les deux chambres est loin d’être achevée.Au cours de leurs explications de vote, les députés ont souligné la gravité du moment, et salué la qualité des deux semaines de débats.L’émotion a parfois pris le dessus, comme dans les propos de la députée écologiste Sandrine Rousseau, qui avait de nouveau témoigné samedi du suicide en 2013 de sa mère, atteinte d’un cancer en phase terminale. “Rarement dans l’histoire récente de cette assemblée, un sujet aussi grave n’aura été débattu avec autant de respect et d’écoute”, a affirmé la députée Horizons et ancienne ministre de la Santé Agnès Firmin-Le Bodo, convaincue de voter pour le texte grâce aux modifications apportées en séance.Un amendement du gouvernement a refait de l’auto-administration du produit létal la règle, et de l’administration par un médecin ou un infirmier l’exception.Le gouvernement a aussi obtenu d’amender un des critères d’éligibilité, précisant que la phase “avancée” d’une maladie se caractérise par “l’entrée dans un processus irréversible marqué par l’aggravation de l’état de santé de la personne malade qui affecte sa qualité de vie”.Les députés ont approuvé un amendement du président de la commission des Affaires sociales, Frédéric Valletoux (Horizons), renforçant la collégialité de la procédure, et un autre du gouvernement rétablissant un délai minimum de deux jours pour que le malade confirme sa décision.- “Profondément équilibré” -“C’est un texte qui est profondément équilibré” avec des “critères strictement définis”, a défendu devant la presse mardi Olivier Falorni.La droite continue à y être farouchement opposée. Cette loi concernera des “personnes avec plusieurs années à vivre, dont la souffrance viendra de la maladie, mais également du sentiment d’être un trop lourd fardeau”, a fustigé le député LR Philippe Juvin, récusant que les critères soient “stricts” ou que la procédure soit réellement collégiale.Mais le texte pourra connaître encore de nombreux ajustements. Il devra avant d’être adopté poursuivre son parcours législatif au Sénat, peut-être dès cet automne, et revenir à l’Assemblée pour une deuxième voire une troisième lecture. La suite d’un parcours tortueux, entamé en 2022: après avoir confié une réflexion sur le sujet à une convention citoyenne, Emmanuel Macron avait dévoilé en mars 2024 les grandes lignes d’un projet de loi. Mais l’examen de celui-ci n’avait pu aller à son terme, interrompu par la dissolution.”Je souhaite que le texte (sur l’aide à mourir) soit voté d’ici à 2027, c’est encore possible”, avait affirmé ce week-end la ministre de la Santé Catherine Vautrin.sl-parl/hr/swi

Trump says Putin ‘playing with fire’ as sanctions pressure grows

US President Donald Trump warned Vladimir Putin Tuesday that he was “playing with fire,” taking a fresh jab at his Russian counterpart as Washington weighs new sanctions against Moscow over the Ukraine war.Trump’s latest broadside showed his frustration with stalled ceasefire talks and comes two days after he called the Kremlin leader “absolutely CRAZY” following a major drone attack on Ukraine.Moscow, which invaded Ukraine in February 2022, insisted it was responding to escalating Ukrainian strikes on its own civilians and accused Kyiv of trying to “disrupt” peace efforts.Diplomatic efforts to end the war have intensified in recent weeks, but Putin has been accused of stalling peace talks.”What Vladimir Putin doesn’t realize is that if it weren’t for me, lots of really bad things would have already happened to Russia, and I mean REALLY BAD. He’s playing with fire!” Trump said on his Truth Social network.Trump did not specify what the “really bad” things were.But the Wall Street Journal and CNN both reported that the Republican was now considering fresh sanctions as early as this week.Trump told reporters on Sunday he was “absolutely” weighing such a move.- ‘Provocative’ -The White House said Trump was keeping “all options” open.”This war is Joe Biden’s fault, and President Trump has been clear he wants to see a negotiated peace deal. President Trump has also smartly kept all options on the table,” Press Secretary Karoline Leavitt told AFP in a statement.Biden, Trump’s Democratic predecessor, imposed sweeping sanctions after Russia’s invasion. Trump has so far avoided what he says could be “devastating” sanctions on Russian banks.But Trump’s recent rebukes mark a sharp change from his previous attitude towards Putin, of whom he often speaks with admiration.His frustration at his failure to end a war he said he could solve within 24 hours boiled over at the weekend after Russia’s drone barrage killed at least 13 people.”I’ve always had a very good relationship with Vladimir Putin of Russia, but something has happened to him. He has gone absolutely CRAZY!” Trump posted.Russia has kept up attacks despite a phone call eight days ago in which Trump said Putin had agreed to immediately start talks.Moscow did not react to Trump’s comments on Tuesday, but it earlier sought to blame Ukraine for the impasse.”Kyiv, with the support of some European countries, has taken a series of provocative steps to thwart negotiations initiated by Russia,” the Russian defense ministry said.Civilians including women and children were injured in what it said were Ukrainian drone strikes. Russian air defenses destroyed 2,331 Ukrainian drones between May 20 and 27, it said.Fresh drone attacks were also reported overnight to Wednesday.Russian authorities said almost 150 Ukrainian drones had been intercepted, including 33 heading toward Moscow.- ‘Eternal waiting’ -Ukraine said it was Russia that had targeted civilians.”We need to end this eternal waiting — Russia needs more sanctions,” Ukrainian President Volodymyr Zelensky’s chief of staff Andriy Yermak said Tuesday on Telegram.US lawmakers have stepped up calls for Trump to slap sanctions on Russia.Veteran Republican Senator Chuck Grassley called for strong measures to let Putin know it was “game over.”Two other senators, Republican Lindsay Graham and Democrat Richard Blumenthal, also called for heavy “secondary” sanctions on countries that buy Russian oil, gas and raw materials.Trump’s Ukraine envoy Keith Kellogg told Fox News that the next peace talks between Russia and Ukraine, if they happen, would likely take place in Geneva after Moscow rejected the Vatican as a venue.The aim would then be to get Trump, Putin and Zelensky together “and hammer this thing out,” he added.The Swiss government would not confirm that it would host the talks.”Switzerland remains ready to offer its good offices,” the foreign ministry told AFP in a statement, adding that it was “in contact with all parties.”Russia and Ukraine held their first direct talks in more than three years in Istanbul in early May.

C4: d’indésirable à Manchester à héros du Betis Séville, la renaissance d’Antony

Devenu indésirable à Manchester United, où il n’était jamais parvenu à justifier un transfert démesuré à près de 100 millions d’euros, le Brésilien Antony est en plein rêve au Betis Séville, finaliste de la Ligue conférence mercredi face à Chelsea.Il n’avait pas pu retenir ses larmes, à Florence, après une qualification historique pour une finale au goût de renaissance.”C’était des larmes de joie et de soulagement, après avoir tant souffert il y a quatre mois”, déclarait alors l’ailier brésilien, buteur à l’aller et au retour pour offrir au Betis la première finale européenne de son histoire.”Je suis le seul à savoir ce que c’était d’être à la maison, de ne pas avoir la force de jouer avec mon fils, de passer des jours sans manger, à rester enfermé dans ma chambre. J’avais alors dit à mon frère que je ne pouvais plus supporter cela”.”, a-t-il confié à TNT Sports Brazil avant la finale. En l’espace de quatre mois, l’ex-espoir de l’Ajax Amsterdam, prêté par Manchester United en janvier dernier, est redevenu le joueur solaire qui avait poussé les Red Devils à casser leur tirelire en 2022, avec un transfert évalué à près de 100 millions d’euros.”Au Betis, je me suis retrouvé moi-même”, a résumé Antony, libéré de la pression étouffante d’Old Trafford, où il n’avait jamais su répondre aux attentes. “Ici, je m’endors et je me réveille tous les jours en souriant pour toute l’affection que je reçois”.- Golazos et crowdfunding -Rapidement adopté par ses supporters avec trois buts et une passe décisive lors de ses quatre premiers matchs, le joueur de 25 ans a retrouvé le sourire sous le soleil andalou, loin de son cauchemar mancunien. En 25 matches disputés depuis son arrivée en janvier dernier, il a eu un impact déterminant avec 10 buts dont plusieurs “golazos” en pleine lucarne, et 5 passes décisives, permettant aux “Beticos” de terminer à la 6e place en Liga et de rêver d’un premier titre européen.En plus de relancer totalement sa carrière, ces performances lui ont rouvert les portes de la sélection brésilienne, désormais entraînée par l’Italien Carlo Ancelotti, après plus de deux ans d’absence.Le Betis, qui a d’ores et déjà fêté sa qualification pour la finale de C4 comme une victoire en Coupe du Monde, espère désormais pouvoir conserver celui qui est surnommé “Antonio de Triana”, le nom de l’un des quartiers emblématiques de Séville.De la voix de son président Angel Haro, le club andalou, limité économiquement, va “tout tenter” pour retenir son N.7, sous contrat jusqu’en 2027 à Manchester. Son compère d’attaque, le meneur de jeu Isco, a suggéré des stratégies plus insolites:”On va devoir le kidnapper! Ou faire un crowdfunding (appel aux dons), pour qu’il puisse rester au moins un an de plus”, a plaisanté l’ex-joueur du Real Madrid, rappelé lundi à 33 ans avec la Roja six ans après sa dernière sélection.A nouveau buteur lors de la 38e journée de championnat face à Valence (1-1), Antony, lui, a envoyé un message clair à ses supporters en embrassant l’écusson du Betis.Tous, à Wroclaw, en Pologne, ou au stade Benito Villamarin, où la finale sera diffusée sur écran géant, espèrent désormais que ce match ne soit pas son dernier sous le maillot vert et blanc.

Ligue Conférence: Chelsea-Betis Séville, petit bonus ou grand bonheur

Chelsea et le Betis Séville se disputent mercredi (21h00) à Wroclaw le trophée de la modeste Ligue Conférence, avec un premier titre européen en ligne de mire pour les Espagnols, ou une dernière note sucrée pour les Anglais.La riche armada des “Blues”, gonflée d’ambition avec ses Cole Palmer, Moises Caicedo et Enzo Fernandez, se présente en Pologne avec l’étiquette de favori face à des Andalous à l’effectif bien moins garni, malgré Isco ou encore Antony.”Si vous regardez Chelsea joueur par joueur, ils ont un effectif incroyable”, reconnaît Ez Abde. Mais, ajoute l’ailier marocain, “il s’agit d’un match de 90 minutes, une confrontation directe, et je pense que nous pouvons les battre”.Au cours des trois derniers mois, le club au maillot vert et blanc s’est offert le scalp du Real Madrid (2-1) et a tenu tête au FC Barcelone (1-1) dans le championnat d’Espagne, qu’il vient de terminer à la sixième place.Le ticket pour la Ligue Europa promis au vainqueur de la Ligue Conférence n’intéresse par le Betis, qui l’a déjà obtenu par la Liga; ni Chelsea, quatrième de Premier League et donc qualifié pour la Ligue des champions.Il s’agit donc, pour les deux adversaires, de terminer la saison sur une bonne note, avec une ligne en plus au palmarès.Les Andalous sont en quête d’un premier titre européen. Chelsea, de son côté, espère devenir la première équipe victorieuse des trois compétitions continentales de club, après avoir déjà gagné la Ligue des champions (2012 et 2021) et la Ligue Europa (2013 et 2019).- Pellegrini-Maresca, les retrouvailles -A Wroclaw, il y aura un drôle de duel sur le banc entre Manuel Pellegrini, du côté espagnol, et Enzo Maresca, du côté anglais, deux entraîneurs au passé commun et qui sont restés très proches.Le Chilien de 71 ans a entraîné Maresca lorsqu’il portait le maillot de Malaga, avant d’engager l’Italien comme adjoint à West Ham, en 2018.”C’est une référence pour moi en raison de sa carrière et surtout parce qu’en tant qu’être humain, c’est une personne extra”, a raconté l’entraîneur de Chelsea avant de retrouver son mentor. “Je le décris comme un père professionnellement parlant car souvent, lorsque j’ai dû prendre une décision importante, nous avons été en contact”, a prolongé Maresca, révélant avoir demandé conseil à Pellegrini avant d’accepter le poste chez les Blues en juin dernier.L’Italien s’est payé le luxe d’aligner ses remplaçants habituels cette saison en Ligue Conférence, notamment le gardien Filip Jorgensen, qu’il va titulariser mercredi pour la finale.Malgré cela, la campagne continentale a ressemblé à un long fleuve tranquille pour les Londoniens, à milles lieues du parcours à obstacles franchi par le Betis.Les Sévillans ont par exemple eu besoin d’un but en prolongation sur le terrain de la Fiorentina (2-2), après leur succès de l’aller (1-0), pour composter leur billet en finale.Ils aborderont cette dernière avec 48 heures de repos supplémentaire vis-à-vis de Chelsea, qui a joué et gagné son dernier match, dimanche chez Nottingham Forest. De quoi équilibrer, un peu, l’affiche.

US suspends student visa processing as Harvard protests cuts

US Secretary of State Marco Rubio on Tuesday ordered a suspension of student visa processing in the latest swipe at foreign students in the country.The White House is cracking down on foreign students at US universities, revoking visas and deporting those involved in protests against the war in Gaza, accusing them of supporting Palestinian militant group Hamas.Rubio earlier rescinded hundreds of visas and President Donald Trump’s administration moved to bar Harvard University from admitting non-Americans.A cable signed by Rubio and seen by AFP orders embassies and consulates not to allow “any additional student or exchange visa… appointment capacity until further guidance is issued.”The government also plans to ramp up vetting of the social media profiles of international applicants to US universities, the cable said.The move came as Harvard students protested after the government said it intends to cancel all remaining financial contracts with the elite school, Trump’s latest attempt to force the institution to submit to unprecedented oversight.Hundreds of students gathered to oppose Trump’s widening offensive, including Tuesday’s measures estimated to be worth $100 million, against the university that has drawn his ire for refusing to give up control of curriculum, admissions and research.”Trump = traitor” read one student placard, while the crowd chanted “who belongs in class today, let them stay” in reference to Harvard’s international students whose status Trump has upended by summarily revoking the university’s accreditation to the country’s Student and Exchange Visitor program.A judge issued a restraining order pending a hearing on the matter scheduled for Thursday, the same day as the university’s commencement graduation ceremony for which thousands of graduating students and their families had gathered in Cambridge, Massachusetts near Boston.The White House meanwhile, doubled down in its offensive, saying that public money should go to vocational schools that train electricians and plumbers. “The president is more interested in giving that taxpayer money to trade schools and programs and state schools where they are promoting American values, but most importantly, educating the next generation based on skills that we need in our economy and our society,” Karoline Leavitt said on Fox News Tuesday evening. “We need more of those in our country, and less LGBTQ graduate majors from Harvard University.”Tuesday’s protest unfolded as news helicopters hovered overhead and graduating students in academic attire and their guests ate finger food at a reception on the lawns of Harvard Square nearby.”All my international friends and peers and professors and researchers are at risk and (are) threatened with being deported — or their option is to transfer” to another university, said Alice Goyer, who attended the protest wearing a black academic gown.One history of medicine student from Britain graduating this week who gave his name only as Jack said that the policies pursued by Trump would make US universities less attractive to international students.”I don’t know if I’d pursue a PhD here, six years is a long time,” he said.Harvard itself has filed extensive legal challenges against Trump’s measures, which legal experts say are likely to be overturned by the courts.Separately, alumni plan to file a lawsuit against Trump on June 9, filmmaker Anurima Bhargava told a virtual meeting staged by Crimson Courage, a grassroots alumni group that held a mass webinar to raise awareness and a fighting fund from former students.- ‘American values’ -The cutting of contracts announced Tuesday — estimated by US media to be worth $100 million — would mark the slashing of business ties between the government and the country’s oldest university.Amid a broad campaign against seats of learning that Trump accuses of being hotbeds of liberal bias and anti-Semitism, the president has singled out Harvard.In the last few weeks, the elite educational and research powerhouse has seen billions of dollars in federal grants frozen and millions of dollars of federal contracts torn up.The university has sued both to block the revocation of its right to recruit and sponsor foreign students, 27 percent of its total roll, as well as to overturn the withdrawal of federal funding.A legal expert suggested Harvard could file a lawsuit to overturn the latest contract cuts as part of existing legal action.”The case is so strong that the court system is not going to step to the side and allow this… to go forward,” said Albany Law School professor Ray Brescia.He said the Trump administration’s assault on Harvard was so flawed that a higher court would likely strike down the campaign if the Trump administration were to challenge it on appeal. On Monday, Trump nonetheless vowed he would prevail in the increasingly public struggle, claiming that foreign students at Harvard include “radicalized lunatics, troublemakers.”

Nouvelle explosion du vaisseau de Starship lors d’un vol d’essai mouvementé

La mégafusée Starship, que l’entreprise SpaceX du multimilliardaire Elon Musk développe pour aller sur Mars, est parvenue mardi à aller dans l’espace, mais a connu un nouveau vol d’essai mouvementé, son vaisseau ayant explosé avant sa redescente prévue sur Terre.Cette fusée, qui fait la taille d’un immeuble d’environ 40 étages et est la plus puissante jamais conçue, s’était envolée du Texas dans un colossal nuage de fumée peu après 23H35 GMT.”C’est époustouflant de la voir s’élever dans les airs”, a raconté à l’AFP Dominick Cardenas, 21 ans, ayant suivi l’ascension de l’appareil avec ses jumelles depuis une plage avoisinante où étaient réunis des dizaines de curieux, parfois venus de très loin. Une famille a notamment fait le déplacement depuis l’Australie.Malgré leur soulagement initial de voir le vaisseau poursuivre sa trajectoire ascendante, l’enthousiasme des spectateurs et des ingénieurs s’est tempéré quelques minutes après le décollage en raison de déconvenues techniques.Lors de deux précédents essais en janvier et mars, l’étage supérieur avait explosé au début du vol, provoquant des pluies de débris incandescents au-dessus des Caraïbes et des dégâts minimes.Cette fois, le vaisseau a réussi à atteindre l’espace mais pas à déployer, comme l’espérait l’entreprise, les simulateurs de satellites qu’il transportait. Et il a surtout subi une fuite de carburant qui lui a fait perdre le contrôle et l’a conduit à exploser au-dessus de l’océan Indien, où il devait finir sa course de manière contrôlée.Il a subi un “désassemblage rapide non programmé”, a indiqué SpaceX sur X, réemployant l’euphémisme favori d’Elon Musk pour parler d’une explosion.- “Coloniser Mars” -Le premier étage de la fusée, qui a propulsé l’ensemble, a connu le même sort, explosant probablement juste avant son plongeon programmé dans le golfe du Mexique, que Donald Trump a unilatéralement rebaptisé “golfe d’Amérique”.Lors de cet essai, le neuvième, SpaceX avait décidé de ne pas tenter de le faire revenir sur son pas de tir pour le rattraper avec des bras mécaniques – une manoeuvre spectaculaire qu’elle seule maîtrise.A la place, ce propulseur, le premier à être réutilisé après un vol, devait réaliser des expériences visant à améliorer les performances de ces appareils. Elon Musk ambitionne de les réemployer à plusieurs reprises, dans l’objectif de rendre sa fusée totalement réutilisable, une caractéristique qui permettrait de réduire considérablement les coûts et les ressources.Le fondateur de SpaceX a suivi le vol directement depuis le site texan de l’entreprise, Starbase, vêtu d’un T-shirt affichant sa devise: “coloniser Mars”.Le richissime entrepreneur compte en effet sur cette mégafusée pour mener à bien son projet fou de conquête de la planète rouge, nécessaire selon lui pour faire des humains une espèce “multiplanétaire” et offrir un plan de secours dans le cas où la Terre deviendrait inhabitable. Une ambition qu’il devait détailler mardi lors d’une prise de parole qui a toutefois été déprogrammée sans raison.Une version modifiée de Starship doit également servir au programme Artémis, qui prévoit le retour des Américains sur la Lune.- “3 à 4 semaines” -Ces incidents sont loin d’être inédits, l’entreprise d’Elon Musk misant sur une stratégie risquée: lancer de multiples prototypes afin de corriger au fur et à mesure les problèmes rencontrés en situation de vol.Une philosophie qui a fait son succès, mais n’est pas exempte de critiques, notamment sur le plan environnemental.Des associations ont ainsi porté plainte en 2023 contre les autorités américaines, les accusant d’avoir mal évalué l’impact de ces lancements alors que la base spatiale de l’entreprise au Texas est située à proximité de zones naturelles protégées.En dépit de ces critiques, le régulateur américain de l’aviation, la FAA, a donné début mai son feu vert à l’augmentation de la cadence des lancements de Starship, de 5 à 25 vols annuels.Un rythme qui devrait rapidement s’accélérer, Elon Musk ayant promis mardi sur sa plateforme X que “les trois prochains vols” d’essai se dérouleraient à raison d'”environ un toutes les trois à quatre semaines”.