Attentat de Mulhouse: l’assaillant présenté à un juge d’instruction antiterroriste à Paris

L’Algérien en situation irrégulière en France qui a tué au couteau samedi un passant à Mulhouse (Haut-Rhin) et blessé six autres personnes, aux cris d'”Allah Akbar”, est présenté mercredi à un juge d’instruction antiterroriste parisien en vue de sa mise en examen.Brahim A., 37 ans, fait l’objet d’une information judiciaire ouverte pour assassinat, tentatives d’assassinat commises sur personnes dépositaires de l’autorité publique, violences avec arme sur des agents de police municipale, le tout en relation avec une entreprise terroriste.”Dans le cadre de sa garde à vue, Brahim A. reconnait partiellement la matérialité des faits mais conteste toute adhésion aux thèses djihadistes”, a précisé mercredi le parquet national antiterroriste (Pnat), qui a requis son placement en détention provisoire.Le dernier attentat islamiste mortel en France datait de décembre 2023, quand un Franco-Iranien avait tué au couteau un touriste près de la Tour Eiffel à Paris.- Pas de “cadre délirant”  -Les deux frères de Brahim A. et son hébergeur avaient eux aussi été placés en garde à vue.Mais ils ont été relâchés mardi soir et mercredi matin “en l’absence d’éléments permettant, à ce stade des investigations, de caractériser leur implication dans le projet criminel terroriste”, a expliqué le Pnat dans son communiqué.Samedi, à Mulhouse, vers 15h45, Brahim A. a agressé à l’arme blanche deux agents de stationnement près du Marché du canal couvert de Mulhouse, “alors que ces derniers contrôlaient le secteur du marché”, selon la même source.En chemin “vers le milieu de la place du marché”, il a attaqué “un passant” au couteau. Lino Sousa Loureiro, Portugais de 69 ans, est décédé.Après être entré “dans la cour d’une habitation”, il en est ressorti “un balai en main” pour “agresser immédiatement l’un des policiers”.A plusieurs reprises, “il était entendu crier +Allah Akbar+”, précise le Pnat.Dans sa fuite, il a aussi lancé plusieurs “projectiles, notamment un morceau de bitume”, en direction de policiers municipaux qui le poursuivaient puis mordu l’un d’entre eux au moment de son arrestation.Près du lieu de son interpellation, étaient saisis un couteau, un caillou et un balai.Dans la foulée des faits, le ministre de l’Intérieur avait mentionné son “profil schizophrène”, “détecté” lors d’une enquête pour apologie du terrorisme.Cette “dimension psychiatrique” pourrait être une des causes de son passage à l’acte, avait avancé Bruno Retailleau.Lors de cette enquête, une expertise psychiatrique avait conclu à son absence d’abolition ou d’altération du discernement.L’examen psychiatrique, réalisé dans le cadre de sa garde à vue pour l’attentat à Mulhouse, a aussi conclu que son passage à l’acte ne s’inscrivait pas “dans un cadre délirant”.Une nouvelle expertise sera réalisée au cours de l’information judiciaire.- Tensions avec l’Algérie -En situation irrégulière depuis son arrivée en France en 2014, Brahim A. était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis novembre 2023.Mais l’Algérie a refusé “dix fois” de reprendre son ressortissant, ce que le Premier ministre François Bayrou a jugé “inacceptable”.Cette nouvelle affaire sur le plan administratif a encore alimenté les tensions entre Paris et Alger, qui a refusé ces dernières semaines de reprendre plusieurs de ses ressortissants expulsés de France. Incarcéré le 7 novembre 2023, Brahim A. est sorti de détention après l’exécution de sa peine le 18 mars 2024. Il a ensuite été placé en rétention, puis remis en liberté le 19 juin 2024 par la cour d’appel de Paris, “en l’absence de perspective de délivrance de documents de voyage à bref délai”, selon le Pnat.Il avait ensuite été assigné à résidence.M. Bayrou a réuni mercredi après-midi un conseil interministériel de contrôle de l’immigration, où la question algérienne devrait être au coeur des discussions.

Attentat de Mulhouse: l’assaillant présenté à un juge d’instruction antiterroriste à Paris

L’Algérien en situation irrégulière en France qui a tué au couteau samedi un passant à Mulhouse (Haut-Rhin) et blessé six autres personnes, aux cris d'”Allah Akbar”, est présenté mercredi à un juge d’instruction antiterroriste parisien en vue de sa mise en examen.Brahim A., 37 ans, fait l’objet d’une information judiciaire ouverte pour assassinat, tentatives d’assassinat commises sur personnes dépositaires de l’autorité publique, violences avec arme sur des agents de police municipale, le tout en relation avec une entreprise terroriste.”Dans le cadre de sa garde à vue, Brahim A. reconnait partiellement la matérialité des faits mais conteste toute adhésion aux thèses djihadistes”, a précisé mercredi le parquet national antiterroriste (Pnat), qui a requis son placement en détention provisoire.Le dernier attentat islamiste mortel en France datait de décembre 2023, quand un Franco-Iranien avait tué au couteau un touriste près de la Tour Eiffel à Paris.- Pas de “cadre délirant”  -Les deux frères de Brahim A. et son hébergeur avaient eux aussi été placés en garde à vue.Mais ils ont été relâchés mardi soir et mercredi matin “en l’absence d’éléments permettant, à ce stade des investigations, de caractériser leur implication dans le projet criminel terroriste”, a expliqué le Pnat dans son communiqué.Samedi, à Mulhouse, vers 15h45, Brahim A. a agressé à l’arme blanche deux agents de stationnement près du Marché du canal couvert de Mulhouse, “alors que ces derniers contrôlaient le secteur du marché”, selon la même source.En chemin “vers le milieu de la place du marché”, il a attaqué “un passant” au couteau. Lino Sousa Loureiro, Portugais de 69 ans, est décédé.Après être entré “dans la cour d’une habitation”, il en est ressorti “un balai en main” pour “agresser immédiatement l’un des policiers”.A plusieurs reprises, “il était entendu crier +Allah Akbar+”, précise le Pnat.Dans sa fuite, il a aussi lancé plusieurs “projectiles, notamment un morceau de bitume”, en direction de policiers municipaux qui le poursuivaient puis mordu l’un d’entre eux au moment de son arrestation.Près du lieu de son interpellation, étaient saisis un couteau, un caillou et un balai.Dans la foulée des faits, le ministre de l’Intérieur avait mentionné son “profil schizophrène”, “détecté” lors d’une enquête pour apologie du terrorisme.Cette “dimension psychiatrique” pourrait être une des causes de son passage à l’acte, avait avancé Bruno Retailleau.Lors de cette enquête, une expertise psychiatrique avait conclu à son absence d’abolition ou d’altération du discernement.L’examen psychiatrique, réalisé dans le cadre de sa garde à vue pour l’attentat à Mulhouse, a aussi conclu que son passage à l’acte ne s’inscrivait pas “dans un cadre délirant”.Une nouvelle expertise sera réalisée au cours de l’information judiciaire.- Tensions avec l’Algérie -En situation irrégulière depuis son arrivée en France en 2014, Brahim A. était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis novembre 2023.Mais l’Algérie a refusé “dix fois” de reprendre son ressortissant, ce que le Premier ministre François Bayrou a jugé “inacceptable”.Cette nouvelle affaire sur le plan administratif a encore alimenté les tensions entre Paris et Alger, qui a refusé ces dernières semaines de reprendre plusieurs de ses ressortissants expulsés de France. Incarcéré le 7 novembre 2023, Brahim A. est sorti de détention après l’exécution de sa peine le 18 mars 2024. Il a ensuite été placé en rétention, puis remis en liberté le 19 juin 2024 par la cour d’appel de Paris, “en l’absence de perspective de délivrance de documents de voyage à bref délai”, selon le Pnat.Il avait ensuite été assigné à résidence.M. Bayrou a réuni mercredi après-midi un conseil interministériel de contrôle de l’immigration, où la question algérienne devrait être au coeur des discussions.

Attentat de la basilique de Nice: la perpétuité incompressible requise contre Brahim Aouissaoui

La réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté incompressible, soit la peine la plus lourde du code pénal, a été requise mercredi à Paris à l’encontre de Brahim Aouissaoui, accusé d’avoir assassiné trois personnes dans la basilique de Nice le 29 octobre 2020.La perpétuité incompressible est une sanction rarissime rendant très infime la possibilité d’un aménagement de peine. En matière de terrorisme, cette peine aussi appelée “perpétuité réelle” avait été prononcée contre Salah Abdeslam pour les attentats du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.Dans un réquisitoire à deux voix devant la cour d’assises spéciale de Paris, les avocates générales du parquet national antiterroriste (Pnat) ont décrit un Brahim Aouissaoui “enfermé dans son fanatisme totalitaire et barbare”.”La peine maximale a été demandée, dont acte”, a indiqué l’avocat commis d’office de l’accusé, Me Martin Méchin. “On n’attendait pas autre chose”, a-t-il ajouté avant de demander à la cour présidée par Christophe Petiteau de “faire preuve de courage” en arguant que la “perpétuité réelle” était “une peine de mort qui ne dit pas son nom, la peine de mort des hypocrites”.Invité à prendre une dernière fois la parole avant que la cour se retire pour délibérer, Brahim Aouissaoui a dit que “s’il y a une justice, jugez au nom des enfants et des femmes (musulmans) qui sont morts”.Lundi à l’audience, Brahim Aouissaoui avait expliqué son acte en affirmant que “tous les jours, vous (les Occidentaux) tuez des musulmans”.Pour l’accusation, Brahim Aouissaoui a fait preuve d’une “sauvagerie inouïe” en assassinant avec un couteau de cuisine la paroissienne Nadine Devillers, 60 ans, quasiment décapitée, le sacristain Vincent Loquès, 54 ans, égorgé, et la mère de famille Simone Barreto Silva, 44 ans, qui a reçu 25 coups de couteau avant de succomber.Le jeune Tunisien est également accusé de sept tentatives d’assassinat contre deux amis du sacristain, présents dans l’église, et les cinq policiers municipaux parvenus à le neutraliser après, selon les mots d’une des deux magistrates, “14 minutes d’une scène d’horreur d’une cruauté absolue, dans un lieu sacré et hors du temps”.”La peine requise doit être à la hauteur de la barbarie” de cet acte, a affirmé une des magistrates du Pnat en soulignant “la détermination sans faille” de l’accusé décidé à “frapper la France, terre des +chiens+ et des +mécréants+ pour semer la terreur”.Il a cherché à “déshumaniser” ses victimes en les décapitant ou les égorgeant, a-t-elle dit. “Son intention de tuer ne peut souffrir d’aucune contestation”, ont affirmé les magistrates en soulignant que l’action de Brahim Aouissaoui “ne s’inscrit pas dans un coup de folie”.- “Une haine intacte” -“La compréhension de la culpabilité de Brahim Aouissaoui nous oblige à ne pas seulement citer l’attentat du 29 octobre (2020). Cet attentat s’inscrit dans une continuité et une cohérence d’actions”, ont rappelé les représentantes du Pnat.L’attentat de la basilique de Nice a été le troisième acte d’un automne meurtrier qui a fait suite à la republication par Charlie Hebdo des caricatures du prophète Mahomet, le 2 septembre 2020, le même jour que l’ouverture du procès de l’attaque jihadiste dans les locaux de l’hebdomadaire satirique le 7 janvier 2015, ont souligné les avocates générales.Une semaine après la republication des caricatures, des médias proches d’Al-Qaïda appelaient à frapper la France, “porte-étendard des croisades en Europe”. Le 25 septembre, un Pakistanais attaquait avec un hachoir deux personnes qui se trouvaient devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. Le 16 octobre, un jeune Tchétchène poignardait et décapitait à Eragny-sur-Oise, près de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), le professeur d’histoire Samuel Paty qui avait montré en classe des caricatures du Prophète.Le 25 octobre, quatre jours avant l’attentat de la basilique de Nice, un média pro Al-Qaïda appelle à “égorger” des Français dans “leurs églises”.Jeune homme buvant de l’alcool et fumant du cannabis, déscolarisé à 13 ans, Brahim Aouissaoui s’est brusquement radicalisé fin 2018, ne fréquentant plus que des salafistes, dont certains impliqués dans des dossiers terroristes en Tunisie.”L’attentat est en réalité l’aboutissement d’un engagement jihadiste né en Tunisie”, a résumé une avocate générale. “Sa haine de l’Occident et de la France est restée intacte”.Le verdict est attendu dans la soirée.

Attentat de la basilique de Nice: la perpétuité incompressible requise contre Brahim Aouissaoui

La réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté incompressible, soit la peine la plus lourde du code pénal, a été requise mercredi à Paris à l’encontre de Brahim Aouissaoui, accusé d’avoir assassiné trois personnes dans la basilique de Nice le 29 octobre 2020.La perpétuité incompressible est une sanction rarissime rendant très infime la possibilité d’un aménagement de peine. En matière de terrorisme, cette peine aussi appelée “perpétuité réelle” avait été prononcée contre Salah Abdeslam pour les attentats du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.Dans un réquisitoire à deux voix devant la cour d’assises spéciale de Paris, les avocates générales du parquet national antiterroriste (Pnat) ont décrit un Brahim Aouissaoui “enfermé dans son fanatisme totalitaire et barbare”.”La peine maximale a été demandée, dont acte”, a indiqué l’avocat commis d’office de l’accusé, Me Martin Méchin. “On n’attendait pas autre chose”, a-t-il ajouté avant de demander à la cour présidée par Christophe Petiteau de “faire preuve de courage” en arguant que la “perpétuité réelle” était “une peine de mort qui ne dit pas son nom, la peine de mort des hypocrites”.Invité à prendre une dernière fois la parole avant que la cour se retire pour délibérer, Brahim Aouissaoui a dit que “s’il y a une justice, jugez au nom des enfants et des femmes (musulmans) qui sont morts”.Lundi à l’audience, Brahim Aouissaoui avait expliqué son acte en affirmant que “tous les jours, vous (les Occidentaux) tuez des musulmans”.Pour l’accusation, Brahim Aouissaoui a fait preuve d’une “sauvagerie inouïe” en assassinant avec un couteau de cuisine la paroissienne Nadine Devillers, 60 ans, quasiment décapitée, le sacristain Vincent Loquès, 54 ans, égorgé, et la mère de famille Simone Barreto Silva, 44 ans, qui a reçu 25 coups de couteau avant de succomber.Le jeune Tunisien est également accusé de sept tentatives d’assassinat contre deux amis du sacristain, présents dans l’église, et les cinq policiers municipaux parvenus à le neutraliser après, selon les mots d’une des deux magistrates, “14 minutes d’une scène d’horreur d’une cruauté absolue, dans un lieu sacré et hors du temps”.”La peine requise doit être à la hauteur de la barbarie” de cet acte, a affirmé une des magistrates du Pnat en soulignant “la détermination sans faille” de l’accusé décidé à “frapper la France, terre des +chiens+ et des +mécréants+ pour semer la terreur”.Il a cherché à “déshumaniser” ses victimes en les décapitant ou les égorgeant, a-t-elle dit. “Son intention de tuer ne peut souffrir d’aucune contestation”, ont affirmé les magistrates en soulignant que l’action de Brahim Aouissaoui “ne s’inscrit pas dans un coup de folie”.- “Une haine intacte” -“La compréhension de la culpabilité de Brahim Aouissaoui nous oblige à ne pas seulement citer l’attentat du 29 octobre (2020). Cet attentat s’inscrit dans une continuité et une cohérence d’actions”, ont rappelé les représentantes du Pnat.L’attentat de la basilique de Nice a été le troisième acte d’un automne meurtrier qui a fait suite à la republication par Charlie Hebdo des caricatures du prophète Mahomet, le 2 septembre 2020, le même jour que l’ouverture du procès de l’attaque jihadiste dans les locaux de l’hebdomadaire satirique le 7 janvier 2015, ont souligné les avocates générales.Une semaine après la republication des caricatures, des médias proches d’Al-Qaïda appelaient à frapper la France, “porte-étendard des croisades en Europe”. Le 25 septembre, un Pakistanais attaquait avec un hachoir deux personnes qui se trouvaient devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. Le 16 octobre, un jeune Tchétchène poignardait et décapitait à Eragny-sur-Oise, près de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), le professeur d’histoire Samuel Paty qui avait montré en classe des caricatures du Prophète.Le 25 octobre, quatre jours avant l’attentat de la basilique de Nice, un média pro Al-Qaïda appelle à “égorger” des Français dans “leurs églises”.Jeune homme buvant de l’alcool et fumant du cannabis, déscolarisé à 13 ans, Brahim Aouissaoui s’est brusquement radicalisé fin 2018, ne fréquentant plus que des salafistes, dont certains impliqués dans des dossiers terroristes en Tunisie.”L’attentat est en réalité l’aboutissement d’un engagement jihadiste né en Tunisie”, a résumé une avocate générale. “Sa haine de l’Occident et de la France est restée intacte”.Le verdict est attendu dans la soirée.

Ukraine : Zelensky espère voir Trump à Washington vendredi pour finaliser l’accord sur les minerais

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit mercredi viser une rencontre vendredi à Washington avec Donald Trump pour finaliser un accord cadre sur l’exploitation de minerais ukrainiens et lui demander en face-à-face s’il comptait arrêter l’aide américaine à Kiev.Le président américain a procédé en deux semaines à un revirement total de la position des Etats-Unis sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine, allant jusqu’à qualifier Volodymyr Zelensky de “dictateur” et reprenant les éléments de langage du Kremlin quant aux causes de l’invasion russe depuis février 2022.Le chef de l’Etat ukrainien tente, quant à lui, comme il le peut, de jouer l’apaisement, tant le soutien de Washington est crucial pour Kiev, alors qu’il recherche une “paix durable” pour son pays, dévasté par les combats, les destructions et la mort de dizaines de milliers de soldats et civils.Ces derniers jours, les discussions – tendues – tournaient entre représentants américains et ukrainiens sur un accord concernant l’exploitation de minerais ukrainiens par les Etats-Unis.”Il y a une date de travail (…) vendredi” pour le voyage à Washington, a annoncé mercredi Volodymyr Zelensky au cours d’une conférence de presse à Kiev.Sa rencontre avec Donald Trump, non confirmée à l’heure actuelle par la Maison Blanche, devrait permettre la signature de cet accord-cadre, en vue d’un texte plus détaillé, ce que le président américain disait absolument vouloir en compensation de l’aide militaire et financière versée depuis trois ans.Les points d’achoppement – en particulier sur la somme de 500 milliards de dollars d’aide américaine évoquée par M. Trump – ont fini par disparaître, a assuré M. Zelensky. Le document prévoit qu’Américains et Ukrainiens exploitent en commun des richesses minières et que les revenus qui en seront issus aillent dans un fonds “commun”.- Quid de l’aide américaine ? -Pour l’Ukraine, une condition clé pour donner accès à ses ressources à ses alliés est d’obtenir des garanties de sécurité, devant dissuader la Russie de toute nouvelle invasion après un éventuel accord de cessation des hostilités. A ce stade, le texte de l’accord sur les minerais comporterait une référence à la sécurité de l’Ukraine mais pas de garanties concrètes.Volodymyr Zelensky a par ailleurs dit mercredi vouloir demander à son homologue américain s’il comptait vraiment “arrêter” l’assistance à l’Ukraine.”Ma question sera très directe : les Etats-Unis vont-ils arrêter le soutien ou pas ? Allons nous pouvoir acheter des armes (aux Etats-Unis), si ce n’est plus de l’aide ?”, a-t-il déclaré devant les journalistes.L’Ukraine a pu résister pendant trois ans aux forces russes, plus nombreuses et mieux armées, grâce à la résilience de ses troupes et de sa population, mais aussi et surtout, grâce au soutien militaire et économique occidental, Etats-Unis en tête, ce qui a longtemps provoqué la colère de Moscou.Mais depuis son appel à Vladimir Poutine le 12 février, Donald Trump a renversé les rapports de force, s’alignant sur le Kremlin concernant le dossier ukrainien.Russes et Américains ont promis de poursuivre leurs discussions en vue de remettre à plat leurs relations bilatérales et des diplomates des deux pays se retrouveront jeudi à Istanbul, d’après le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.Pris par surprise par cette séquence d’événements en leur défaveur, Européens et Ukrainiens sont pour le moment relégués au rang de spectateurs.Le président français Emmanuel Macron -qui était à Washington lundi- et le Premier ministre britannique Keir Starmer -attendu jeudi sur place- cherchent, pour leur part, à convaincre Donald Trump qu’un accord global pour “une paix durable” en Ukraine ne pourra être trouvé qu’avec leur participation et celle des autorités ukrainiennes.La Première ministre italienne Giorgia Meloni a à cet égard réclamé mercredi que des “garanties de sécurité” soient données à Kiev “dans le cadre de l’Otan” afin de parvenir à une paix “juste”.Pour tenter de se coordonner et débriefer la rencontre Macron-Trump de lundi, les dirigeants des 27 Etats membres de l’UE se réunissent dans la journée en visioconférence.- Journaliste tuée -En attendant d’éventuelles avancées sur le front diplomatique, les forces russes, comme tous les jours depuis trois ans, ont bombardé mercredi les villes et les villages d’Ukraine, faisant au moins sept morts, selon les autorités, dont cinq dans la région de Donetsk (est) et une journaliste ukrainienne de l’agence de presse publique Ukrinform, Tetiana Koulyk.Sa maison dans le district de Boutcha, près de Kiev, a été touchée par un drone russe dans la nuit de mardi à mercredi, d’après Ukrinform. Un autre corps a été trouvé sur place.L’armée ukrainienne a pour sa part revendiqué une contre-offensive réussie près de Pokrovsk, une ville de l’est de l’Ukraine que les troupes russes tentent de conquérir, et aux abords d’une autoroute clé desservant la grande cité de Dnipro, dans le centre.

Ukraine : Zelensky espère voir Trump à Washington vendredi pour finaliser l’accord sur les minerais

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit mercredi viser une rencontre vendredi à Washington avec Donald Trump pour finaliser un accord cadre sur l’exploitation de minerais ukrainiens et lui demander en face-à-face s’il comptait arrêter l’aide américaine à Kiev.Le président américain a procédé en deux semaines à un revirement total de la position des Etats-Unis sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine, allant jusqu’à qualifier Volodymyr Zelensky de “dictateur” et reprenant les éléments de langage du Kremlin quant aux causes de l’invasion russe depuis février 2022.Le chef de l’Etat ukrainien tente, quant à lui, comme il le peut, de jouer l’apaisement, tant le soutien de Washington est crucial pour Kiev, alors qu’il recherche une “paix durable” pour son pays, dévasté par les combats, les destructions et la mort de dizaines de milliers de soldats et civils.Ces derniers jours, les discussions – tendues – tournaient entre représentants américains et ukrainiens sur un accord concernant l’exploitation de minerais ukrainiens par les Etats-Unis.”Il y a une date de travail (…) vendredi” pour le voyage à Washington, a annoncé mercredi Volodymyr Zelensky au cours d’une conférence de presse à Kiev.Sa rencontre avec Donald Trump, non confirmée à l’heure actuelle par la Maison Blanche, devrait permettre la signature de cet accord-cadre, en vue d’un texte plus détaillé, ce que le président américain disait absolument vouloir en compensation de l’aide militaire et financière versée depuis trois ans.Les points d’achoppement – en particulier sur la somme de 500 milliards de dollars d’aide américaine évoquée par M. Trump – ont fini par disparaître, a assuré M. Zelensky. Le document prévoit qu’Américains et Ukrainiens exploitent en commun des richesses minières et que les revenus qui en seront issus aillent dans un fonds “commun”.- Quid de l’aide américaine ? -Pour l’Ukraine, une condition clé pour donner accès à ses ressources à ses alliés est d’obtenir des garanties de sécurité, devant dissuader la Russie de toute nouvelle invasion après un éventuel accord de cessation des hostilités. A ce stade, le texte de l’accord sur les minerais comporterait une référence à la sécurité de l’Ukraine mais pas de garanties concrètes.Volodymyr Zelensky a par ailleurs dit mercredi vouloir demander à son homologue américain s’il comptait vraiment “arrêter” l’assistance à l’Ukraine.”Ma question sera très directe : les Etats-Unis vont-ils arrêter le soutien ou pas ? Allons nous pouvoir acheter des armes (aux Etats-Unis), si ce n’est plus de l’aide ?”, a-t-il déclaré devant les journalistes.L’Ukraine a pu résister pendant trois ans aux forces russes, plus nombreuses et mieux armées, grâce à la résilience de ses troupes et de sa population, mais aussi et surtout, grâce au soutien militaire et économique occidental, Etats-Unis en tête, ce qui a longtemps provoqué la colère de Moscou.Mais depuis son appel à Vladimir Poutine le 12 février, Donald Trump a renversé les rapports de force, s’alignant sur le Kremlin concernant le dossier ukrainien.Russes et Américains ont promis de poursuivre leurs discussions en vue de remettre à plat leurs relations bilatérales et des diplomates des deux pays se retrouveront jeudi à Istanbul, d’après le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.Pris par surprise par cette séquence d’événements en leur défaveur, Européens et Ukrainiens sont pour le moment relégués au rang de spectateurs.Le président français Emmanuel Macron -qui était à Washington lundi- et le Premier ministre britannique Keir Starmer -attendu jeudi sur place- cherchent, pour leur part, à convaincre Donald Trump qu’un accord global pour “une paix durable” en Ukraine ne pourra être trouvé qu’avec leur participation et celle des autorités ukrainiennes.La Première ministre italienne Giorgia Meloni a à cet égard réclamé mercredi que des “garanties de sécurité” soient données à Kiev “dans le cadre de l’Otan” afin de parvenir à une paix “juste”.Pour tenter de se coordonner et débriefer la rencontre Macron-Trump de lundi, les dirigeants des 27 Etats membres de l’UE se réunissent dans la journée en visioconférence.- Journaliste tuée -En attendant d’éventuelles avancées sur le front diplomatique, les forces russes, comme tous les jours depuis trois ans, ont bombardé mercredi les villes et les villages d’Ukraine, faisant au moins sept morts, selon les autorités, dont cinq dans la région de Donetsk (est) et une journaliste ukrainienne de l’agence de presse publique Ukrinform, Tetiana Koulyk.Sa maison dans le district de Boutcha, près de Kiev, a été touchée par un drone russe dans la nuit de mardi à mercredi, d’après Ukrinform. Un autre corps a été trouvé sur place.L’armée ukrainienne a pour sa part revendiqué une contre-offensive réussie près de Pokrovsk, une ville de l’est de l’Ukraine que les troupes russes tentent de conquérir, et aux abords d’une autoroute clé desservant la grande cité de Dnipro, dans le centre.

Ukraine : Zelensky espère voir Trump à Washington vendredi pour finaliser l’accord sur les minerais

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit mercredi viser une rencontre vendredi à Washington avec Donald Trump pour finaliser un accord cadre sur l’exploitation de minerais ukrainiens et lui demander en face-à-face s’il comptait arrêter l’aide américaine à Kiev.Le président américain a procédé en deux semaines à un revirement total de la position des Etats-Unis sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine, allant jusqu’à qualifier Volodymyr Zelensky de “dictateur” et reprenant les éléments de langage du Kremlin quant aux causes de l’invasion russe depuis février 2022.Le chef de l’Etat ukrainien tente, quant à lui, comme il le peut, de jouer l’apaisement, tant le soutien de Washington est crucial pour Kiev, alors qu’il recherche une “paix durable” pour son pays, dévasté par les combats, les destructions et la mort de dizaines de milliers de soldats et civils.Ces derniers jours, les discussions – tendues – tournaient entre représentants américains et ukrainiens sur un accord concernant l’exploitation de minerais ukrainiens par les Etats-Unis.”Il y a une date de travail (…) vendredi” pour le voyage à Washington, a annoncé mercredi Volodymyr Zelensky au cours d’une conférence de presse à Kiev.Sa rencontre avec Donald Trump, non confirmée à l’heure actuelle par la Maison Blanche, devrait permettre la signature de cet accord-cadre, en vue d’un texte plus détaillé, ce que le président américain disait absolument vouloir en compensation de l’aide militaire et financière versée depuis trois ans.Les points d’achoppement – en particulier sur la somme de 500 milliards de dollars d’aide américaine évoquée par M. Trump – ont fini par disparaître, a assuré M. Zelensky. Le document prévoit qu’Américains et Ukrainiens exploitent en commun des richesses minières et que les revenus qui en seront issus aillent dans un fonds “commun”.- Quid de l’aide américaine ? -Pour l’Ukraine, une condition clé pour donner accès à ses ressources à ses alliés est d’obtenir des garanties de sécurité, devant dissuader la Russie de toute nouvelle invasion après un éventuel accord de cessation des hostilités. A ce stade, le texte de l’accord sur les minerais comporterait une référence à la sécurité de l’Ukraine mais pas de garanties concrètes.Volodymyr Zelensky a par ailleurs dit mercredi vouloir demander à son homologue américain s’il comptait vraiment “arrêter” l’assistance à l’Ukraine.”Ma question sera très directe : les Etats-Unis vont-ils arrêter le soutien ou pas ? Allons nous pouvoir acheter des armes (aux Etats-Unis), si ce n’est plus de l’aide ?”, a-t-il déclaré devant les journalistes.L’Ukraine a pu résister pendant trois ans aux forces russes, plus nombreuses et mieux armées, grâce à la résilience de ses troupes et de sa population, mais aussi et surtout, grâce au soutien militaire et économique occidental, Etats-Unis en tête, ce qui a longtemps provoqué la colère de Moscou.Mais depuis son appel à Vladimir Poutine le 12 février, Donald Trump a renversé les rapports de force, s’alignant sur le Kremlin concernant le dossier ukrainien.Russes et Américains ont promis de poursuivre leurs discussions en vue de remettre à plat leurs relations bilatérales et des diplomates des deux pays se retrouveront jeudi à Istanbul, d’après le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.Pris par surprise par cette séquence d’événements en leur défaveur, Européens et Ukrainiens sont pour le moment relégués au rang de spectateurs.Le président français Emmanuel Macron -qui était à Washington lundi- et le Premier ministre britannique Keir Starmer -attendu jeudi sur place- cherchent, pour leur part, à convaincre Donald Trump qu’un accord global pour “une paix durable” en Ukraine ne pourra être trouvé qu’avec leur participation et celle des autorités ukrainiennes.La Première ministre italienne Giorgia Meloni a à cet égard réclamé mercredi que des “garanties de sécurité” soient données à Kiev “dans le cadre de l’Otan” afin de parvenir à une paix “juste”.Pour tenter de se coordonner et débriefer la rencontre Macron-Trump de lundi, les dirigeants des 27 Etats membres de l’UE se réunissent dans la journée en visioconférence.- Journaliste tuée -En attendant d’éventuelles avancées sur le front diplomatique, les forces russes, comme tous les jours depuis trois ans, ont bombardé mercredi les villes et les villages d’Ukraine, faisant au moins sept morts, selon les autorités, dont cinq dans la région de Donetsk (est) et une journaliste ukrainienne de l’agence de presse publique Ukrinform, Tetiana Koulyk.Sa maison dans le district de Boutcha, près de Kiev, a été touchée par un drone russe dans la nuit de mardi à mercredi, d’après Ukrinform. Un autre corps a été trouvé sur place.L’armée ukrainienne a pour sa part revendiqué une contre-offensive réussie près de Pokrovsk, une ville de l’est de l’Ukraine que les troupes russes tentent de conquérir, et aux abords d’une autoroute clé desservant la grande cité de Dnipro, dans le centre.

Wall Street dans le vert, les résultats de Nvidia dans le viseur

La Bourse de New York évolue en hausse mercredi, avant les résultats très attendus du mastodonte américain des puces électroniques Nvidia, indicateur clé dans un marché focalisé sur les perspectives de l’intelligence artificielle (IA).Vers 15H15 GMT, le Dow Jones avançait de 0,45%, l’indice Nasdaq gagnait 1,07% et l’indice élargi S&P 500 prenait 0,74%.”Tous les regards sont tournés vers Nvidia”, résume auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers.Le géant américain des cartes graphiques et puces électroniques et deuxième capitalisation boursière mondiale publiera ses résultats mercredi à la clôture, les premiers depuis son plongeon en Bourse fin janvier.Nvidia avait été secouée par l’arrivée de l’IA chinoise DeepSeek, un modèle chinois d’agent conversationnel extrêmement performant tout en fonctionnant sur des puces à capacité réduite, avec un développement à bas coût.La perspective d’une solution plus rentable a remis en question la domination des champions américains de l’intelligence artificielle et fait vaciller les certitudes des investisseurs.”L’IA a été à l’origine de la croissance du marché que nous avons eu ces deux dernières années et personne n’est plus exposé sur le sujet que Nvidia car leurs produits sont à la base de la plupart des dépenses engagées sur l’IA”, souligne Steve Sosnick.Selon l’analyste, “tout le monde veut savoir si ces dépenses vont continuer de croître, si elles resteront stables ou si elles diminueront” et, en ce sens, “les commentaires et les prévisions” de l’entreprise seront plus importants que ses données du trimestre passé.”La réaction des investisseurs aux résultats de Nvidia donnera le ton au marché dans son ensemble”, a écrit dans une note Patrick O’Hare, de Briefing.com.Mais, veut croire l’analyste, une “déception” aux yeux des investisseurs “pourrait aussi déclencher un rééquilibrage continu des méga-capitalisations vers d’autres secteurs du marché”.Vers 15H15 GMT, les valeurs du secteur des semi-conducteurs étaient globalement en hausse à l’image de Nvidia (+3,32%), Broadcom (+3,76%), AMD (+1,11%), Qualcomm (+1,44%), Micron (+4,87%), Intel (+2,92%).La place américaine est aussi animée par les achats à la baisse de nombreux traders, après plusieurs séances consécutives en recul, ajoute Steve Sosnick.Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans était quasi stable à 4,30% contre 4,29% la veille en clôture.Au tableau des valeurs, le géant américain de l’automobile General Motors bondissait de 7,09% après avoir annoncé l’augmentation de son dividende trimestriel et le lancement d’un nouveau programme de rachat d’actions à hauteur de 6 milliards de dollars.Autre mastodonte du secteur, le groupe Stellantis reculait franchement (-4,13%) après avoir publié mercredi un bénéfice net en forte baisse sur l’année 2024, à 5,5 milliards d’euros (-70%), pour une marge opérationnelle de 5,5%. Le groupe s’est notamment attaqué au deuxième semestre à ses difficultés en Amérique du Nord, en réduisant ses stocks via des baisses de prix et des pauses dans le production de ses usines.Le britannique BP était en baisse (-2,06%) après avoir enterré mercredi une stratégie climatique autrefois ambitieuse et annoncé un recentrage sur la production et les investissements dans le pétrole et le gaz, avec l’espoir de doper ses bénéfices en berne et ses redistributions aux actionnaires.Le groupe, qui s’était distingué à partir de 2020 par son plan de neutralité carbone, était déjà largement revenu depuis deux ans sur ses objectifs climatiques.TJ, la holding de contrôle des chaines d’habillement TJ Maxx et Marshalls ou de décoration HomeGoods, connues pour leurs prix bas, avançait de 0,88% après avoir publié des résultats supérieurs aux attentes pour le quatrième trimestre de son exercice décalé.

Altice France ouvre un “nouveau chapitre” avec un accord pour réduire sa dette

Le bras de fer engagé avec les créanciers s’achève: Altice France, maison mère de l’opérateur SFR, a officialisé mercredi la conclusion d’un accord pour alléger sa lourde dette, en échange d’une partie de son capital.L’endettement du groupe, qui atteignait 23,7 milliards d’euros au troisième trimestre 2024 et planait comme une menace permanente sur l’avenir de l’entreprise fondée par Patrick Drahi, sera substantiellement diminué. Grâce à cet accord trouvé avec des créanciers représentant plus de la moitié de la dette, Altice France verra celle-ci réduite de 8,6 milliards d’euros et elle atteindra ainsi 15,5 milliards d’euros.”Il s’agit de loin de la plus importante restructuration jamais réalisée en France et l’une des plus importantes en Europe”, a souligné Jean-Pierre Farges, associé au sein du cabinet d’avocat Gibson Dunn, qui a conseillé une partie des créanciers, dans un communiqué.En contrepartie de la réduction de la dette, 45% des parts du groupe seront transmis aux créanciers signataires, qui recevront aussi 1,6 milliard d’euros en cash. Patrick Drahi restera donc son principal actionnaire. “Il s’agit (…) avant tout d’un refinancement sans impact sur l’activité de notre groupe et de nos filiales, nos orientations stratégiques, notre organisation et nos effectifs”, a assuré le directeur général d’Altice France, Arthur Dreyfuss, dans un courriel envoyé aux salariés du groupe et transmis à l’AFP. Avant la mise en Å“uvre de l’accord, prévue d’ici la fin de l’année, le groupe a appelé les autres créanciers à se joindre à la transaction. “Notre entreprise est en passe d’ouvrir un nouveau chapitre de son histoire et retrouverait ainsi la sérénité et la capacité de poursuivre son développement”, a fait valoir Arthur Dreyfuss.- Multiples cessions -Il ambitionne même de faire baisser son endettement à 13 milliards d’euros, grâce à la “vente d’actifs non stratégiques”, selon un communiqué publié par Altice, qui n’a pas donné davantage de détails sur les entités concernées.Le groupe a déjà entamé une cure d’amaigrissement en 2024: la cession majeure, et très symbolique, s’est déroulée à l’été avec le passage de la filiale Altice Media, qui incluait BFM et RMC, dans le giron de l’armateur CMA-CGM du milliardaire Rodolphe Saadé.A la même période, Altice France a aussi vendu ses centres de données, ainsi que ses parts dans La Poste Mobile, tandis que les autres filiales du groupe à l’étranger procédaient à des cessions. Le groupe de Patrick Drahi, qui n’est plus coté en Bourse depuis 2021, a également connu un scandale de corruption impliquant l’ex-dirigeant de sa filiale portugaise et cofondateur du groupe.Mais, pour Arthur Dreyfuss, l’accord trouvé devrait permettre d’engager le groupe vers un avenir plus serein.Selon lui, le ratio de son niveau de dette comparé à son résultat brut d’exploitation (Ebitda) devrait ainsi être ramené à 4, contre 6,6 actuellement, ce qui ferait d’Altice France “une entreprise classique du secteur en termes d’endettement moyen” et correspond à l’objectif fixé en mars 2024.Pour assurer son avenir, SFR devra toutefois “redevenir l’opérateur préféré des Français”, a indiqué M. Dreyfuss. L’opérateur, qui a pâti en 2024 d’une reprise de la guerre commerciale sur un marché français des télécoms très concurrentiel, avait ainsi vu son nombre d’abonnés au mobile descendre sous la barre symbolique des 20 millions.