Le gouvernement veut remettre la Sécurité sociale à l’équilibre en 2029, indique Mme de Montchalin

Le gouvernement veut rétablir l’équilibre financier de la Sécurité sociale en 2029, a indiqué mercredi la ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale et au Sénat.”L’objectif que nous voulons, c’est que nous revenions à l’équilibre avant 2029″ en ce qui concerne la Sécurité sociale, a déclaré Mme de Montchalin devant les sénateurs. “Entre 2010 et 2019, la Sécu est revenue à l’équilibre. Entre 2020, l’année du Covid et 2029 (…) nous devons de nouveau revenir à l’équilibre”, a-t-elle indiqué.”Il y a cinq ans, pas 50 ans, cinq ans, nous étions à l’équilibre et donc nous devrions pouvoir là aussi, trouver les moyens de le faire”, a-t-elle ajouté.Un retour à l’équilibre de la Sécurité sociale en 2029 représenterait un tournant majeur par rapport aux projections actuelles. Selon les prévisions du gouvernement dans le budget de la Sécurité sociale 2025, le déficit s’élèvera à 24,1 milliards en 2028 (dernière année de prévision disponible), dont 16,8 milliards pour l’assurance maladie et 5,8 pour l’assurance vieillesse.”La semaine prochaine, mardi, nous réunissons avec Catherine Vautrin la commission des comptes de la Sécurité sociale et nous allons tenir un bilan implacable et complet de la situation de l’année 2024 et des mesures de redressement que nous proposent toutes les parties prenantes”, a déclaré Mme de Montchalin.A l’Assemblée nationale peu avant, Mme de Montchalin avait déjà affiché cet objectif de retour à l’équilibre de la Sécurité sociale en 2029.Le gouvernement compte notamment s’appuyer sur les trois rapports demandés il y a quelques mois par François Bayrou au Haut conseil de financement de la Sécurité sociale (HCFiPS), Haut conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie (HCAAM) et le Haut conseil de la famille de l’enfance et de l’âge (HFCEA), a-t-elle expliqué.Devant les sénateurs, François Bayrou a estimé de son côté qu’il allait falloir “reprendre totalement la question du financement de notre modèle social”.Il a indiqué que “rien n’est écarté” parmi les mesures qui pourraient être décidées pour redresser les comptes publics, y compris la “TVA sociale” dénoncée par la gauche. Mais “aucune des mesures” qui composeront le futur plan de retour à l’équilibre des comptes publics “n’est arrêtée” pour l’instant, a-t-il précisé. Le Premier ministre n’a pas exclu que dans le prolongement des négociations en cours sur la réforme des retraites, les partenaires sociaux s’emparent de la question du financement de la protection sociale. “Il est tout à fait possible que nous nous accordions” pour qu’ils s’en saisissent, a-t-il dit.

Réseau de blanchiment du “Petit Bar”: prison ferme et près de 10 millions d’amendes

Au procès du tentaculaire dossier de blanchiment des fonds occultes de la bande criminelle corse du “Petit Bar”, si des peines sévères allant jusqu’à 13 ans de prison ont été prononcées, des pans du dossier se sont soldés par une relaxe, mercredi à Marseille.Des amendes pour un total de près de 10 millions d’euros ont également été infligées dans ce dossier baptisé “Email Diamant” par les enquêteurs, pour le pouvoir blanchisseur de cette pâte dentifrice.Pendant les trois mois d’audiences devant le tribunal correctionnel, deux visions se sont affrontées: d’un côté le parquet, qui a dénoncé “l’emprise mafieuse” de cette équipe sur l’économie et la politique de Corse-du-Sud, en réclamant des condamnations jusqu’à 14 ans de prison, peines rarissimes dans un dossier purement financier ; de l’autre, la défense, qui avait plaidé une relaxe quasi-générale.Mercredi, la présidente, Patricia Krummenacker, a commencé par rejeter la demande de disjonction déposée par Jacques Santoni, chef incontesté du “Petit Bar” selon l’accusation, assurant que son incapacité à comparaître n’avait pas été démontrée.Tétraplégique depuis un accident de moto en 2003, Jacques Santoni, qui ne s’est jamais présenté à ce procès, ouvert en février, a été condamné à 13 ans de prison avec mandat d’arrêt, 1,5 million d’amende.Il a par contre été relaxé pour le volet d’extorsion d’un marchand d’art afin de lui soutirer deux millions d’euros, tout comme les autres prévenus concernés, la présidente concédant que “la contrainte, les violences ou les menaces” n’ont “pas été démontrées”. Parmi les 24 prévenus, seuls François-Xavier Susini, riche commerçant de Courchevel, et Angelique Peretti, avocate et fille du marchand d’art Jean-Marc Peretti, ont bénéficié d’une relaxe complète.L’avocate de M. Susini, Me Margaux Durand-Poinclou a dit à l’AFP son “soulagement” que son client soit reconnu “totalement innocent”.- Train de vie dispendieux -La présidente a néanmoins reconnu coupable les prévenus pour blanchiment et association de malfaiteurs, pointant notamment le “train de vie dispendieux” du clan, “qui ne correspond aucunement à leurs revenus officiels”, prouvant qu’ils “dispos(ai)ent indiscutablement de revenus occultes”.Douze ans de prison ont été prononcés contre Michael Ettori, le “bras droit” du chef, en fuite, ainsi qu’une amende de 1,5 million d’euros. Pascal Porri, autre “pièce maîtresse” du clan, comparaissant détenu, a lui écopé de 10 ans de prison et d’un million d’euros d’amende.Décrit par l’accusation comme “le cheval de Troie du Petit Bar pour pénétrer l’économie réelle”, le chef d’entreprise Antony Perrino a été condamné à cinq ans de prison dont 30 mois avec sursis –contre neuf ans demandés par le parquet–, la peine ferme devant être exécutée sous bracelet électronique. Il a également été condamné à une interdiction de gérer pendant trois ans, avec exécution provisoire, et une amende de 750.000 euros.Son avocat, Me Julien Pinelli, a jugé auprès de l’AFP cette condamnation “adaptée à ces faits”, se félicitant de l’absence de nouvelle incarcération de son client et de la reconnaissance par le tribunal qu’il “n’est pas le membre d’une organisation criminelle”.Parmi les compagnes ou ex-compagnes du clan, Sonia Susini, ex-épouse de Jacques Santoni, “son égale au féminin” selon la procureure, a été condamnée à cinq ans de prison dont deux avec sursis, avec mandat d’arrêt, et 150.000 euros d’amende. Gérante notamment d’une société immobilière, elle est désormais définitivement interdite de gérer une entreprise.Saveria Lucchini, compagne de Michael Ettori et gérante d’un hôtel d’Ajaccio, a elle été condamnée à quatre ans de prison dont 18 mois avec sursis, avec mandat d’arrêt, et une amende de 200.000 euros.Concernant “les financiers” du clan, selon l’accusation, Jean-Pierre Valentini, vivant entre Dubaï et la Suisse après avoir construit une fortune colossale dans le trading du pétrole en Afrique, a été condamné à quatre ans de prison avec sursis et à 750.000 euros d’amende.Son avocat, Me Stéphane Ceccaldi s’est félicité auprès de l’AFP que le tribunal l’ait relaxé “pour l’ensemble de l’opération de Courchevel”, le volet du dossier concernant des accusations de juteuses opérations immobilières, notamment autour d’un luxueux chalet de cette très select station de ski savoyarde. En prononçant une relaxe, la présidente a en effet déclaré que les opérations sur ce volet ne mettaient “pas en lumière de blanchiment”. Le “marchand d’art” Jean-Marc Peretti, en fuite, a été condamné à cinq ans de prison avec mandat d’arrêt et 750.000 euros d’amende. A noter qu’une peine d’inéligibilité de cinq ans a été prononcée pour tous les prévenus condamnés, ainsi qu’une peine d’interdiction de gérer une entreprise, soit définitive soit de 3 ou 10 ans.

Trump says warned Netanyahu against striking Iran

US President Donald Trump said Wednesday he had told Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu to hold off from striking Iran as he voiced optimism about nuclear talks his administration is holding with Tehran.Iran said that it may consider allowing Americans to inspect its facilities as part of the United Nations nuclear watchdog if a deal is reached.Trump, asked if he had told Netanyahu in a call next week not to take any action that could disrupt the diplomacy, said: “Well, I’d like to be honest, yes I did.”Pressed on what he told the Israeli premier, Trump replied: “I just said I don’t think it’s appropriate, we’re having very good discussions with them.”He added: “I told him this would be inappropriate to do right now because we’re very close to a solution. “I think they want to make a deal, and if we can make a deal, save a lot of lives.” Tehran and Washington have in recent weeks held five rounds of talks focused on the issue — their highest-level contact since Trump in 2018 withdrew from a previous deal negotiated by former president Barack Obama.Trump on a visit to Qatar earlier in May voiced optimism at reaching a new agreement with Iran that avoids military conflict.Israel sees cleric-ruled Iran, which supports Hamas militants in Gaza, as its top enemy. Israel has repeatedly threatened strikes on its nuclear facilities, after pummelling Iranian air defenses in rare direct combat.- ‘Reconsider accepting Americans’ -Iran denies Western charges that it is seeking a nuclear weapon, insisting its program is solely for peaceful, civilian purposes.Trump, withdrawing from the Obama-era deal in 2018, imposed sweeping sanctions that include pressuring all countries not to buy Iranian oil.”Countries that were hostile to us and behaved unprincipledly over the years — we have always tried not to accept inspectors from those countries,” Iran’s nuclear chief Mohammad Eslami told reporters, referring to staff from the International Atomic Energy Agency (IAEA).Tehran “will reconsider accepting American inspectors through the agency” if “an agreement is reached, and Iran’s demands are taken into account,” he said.President Masoud Pezeshkian, currently on an official visit to Oman, thanked the Gulf state for its mediation efforts between the longtime adversaries, which have had no formal diplomatic ties since 1979.Iranian Foreign Minister and top negotiator Abbas Araghchi, who is accompanying Pezeshkian in Oman, said that “the date for the new round of negotiations will probably be clarified within the next few days.”While welcoming the negotiations, Iranian officials have repeatedly declared uranium enrichment “non-negotiable.” Trump administration officials have publicly insisted that Iran not be allowed to enrich any uranium — even at low levels for civilian purposes, as allowed under Obama’s 2015 deal.”The continuation of enrichment in Iran is an inseparable part of the country’s nuclear industry and a fundamental principle for the Islamic Republic of Iran,” Foreign Ministry spokesman Esmaeil Baqaei told reporters.”Any proposal or initiative that contradicts this principle or undermines this right is unacceptable.”Iran currently enriches uranium up to 60 percent — the highest level of any non-nuclear weapons state. That rate is still below the 90 percent threshold required for a nuclear weapon, but far above the 3.67 percent limit set under the 2015 deal.

Trump says warned Netanyahu against striking Iran

US President Donald Trump said Wednesday he had told Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu to hold off from striking Iran as he voiced optimism about nuclear talks his administration is holding with Tehran.Iran said that it may consider allowing Americans to inspect its facilities as part of the United Nations nuclear watchdog if a deal is reached.Trump, asked if he had told Netanyahu in a call next week not to take any action that could disrupt the diplomacy, said: “Well, I’d like to be honest, yes I did.”Pressed on what he told the Israeli premier, Trump replied: “I just said I don’t think it’s appropriate, we’re having very good discussions with them.”He added: “I told him this would be inappropriate to do right now because we’re very close to a solution. “I think they want to make a deal, and if we can make a deal, save a lot of lives.” Tehran and Washington have in recent weeks held five rounds of talks focused on the issue — their highest-level contact since Trump in 2018 withdrew from a previous deal negotiated by former president Barack Obama.Trump on a visit to Qatar earlier in May voiced optimism at reaching a new agreement with Iran that avoids military conflict.Israel sees cleric-ruled Iran, which supports Hamas militants in Gaza, as its top enemy. Israel has repeatedly threatened strikes on its nuclear facilities, after pummelling Iranian air defenses in rare direct combat.- ‘Reconsider accepting Americans’ -Iran denies Western charges that it is seeking a nuclear weapon, insisting its program is solely for peaceful, civilian purposes.Trump, withdrawing from the Obama-era deal in 2018, imposed sweeping sanctions that include pressuring all countries not to buy Iranian oil.”Countries that were hostile to us and behaved unprincipledly over the years — we have always tried not to accept inspectors from those countries,” Iran’s nuclear chief Mohammad Eslami told reporters, referring to staff from the International Atomic Energy Agency (IAEA).Tehran “will reconsider accepting American inspectors through the agency” if “an agreement is reached, and Iran’s demands are taken into account,” he said.President Masoud Pezeshkian, currently on an official visit to Oman, thanked the Gulf state for its mediation efforts between the longtime adversaries, which have had no formal diplomatic ties since 1979.Iranian Foreign Minister and top negotiator Abbas Araghchi, who is accompanying Pezeshkian in Oman, said that “the date for the new round of negotiations will probably be clarified within the next few days.”While welcoming the negotiations, Iranian officials have repeatedly declared uranium enrichment “non-negotiable.” Trump administration officials have publicly insisted that Iran not be allowed to enrich any uranium — even at low levels for civilian purposes, as allowed under Obama’s 2015 deal.”The continuation of enrichment in Iran is an inseparable part of the country’s nuclear industry and a fundamental principle for the Islamic Republic of Iran,” Foreign Ministry spokesman Esmaeil Baqaei told reporters.”Any proposal or initiative that contradicts this principle or undermines this right is unacceptable.”Iran currently enriches uranium up to 60 percent — the highest level of any non-nuclear weapons state. That rate is still below the 90 percent threshold required for a nuclear weapon, but far above the 3.67 percent limit set under the 2015 deal.

Une embarcation transportant 160 migrants chavire aux Canaries, au moins sept morts

Quatre femmes adultes et trois mineures sont mortes noyées sous les yeux des services de secours mercredi dans un port des îles Canaries lorsque leur embarcation, qui transportait près de 160 migrants, s’est renversée en arrivant à quai.”Le chavirement d’une embarcation à La Restinga”, sur l’île d’El Hierro, “a fait sept morts: quatre femmes, une mineure de 16 ans et deux fillettes de cinq ans”, ont annoncé les secours de cet archipel espagnol dans un message publié en fin de matinée sur le réseau X.Huit autres personnes ont par ailleurs été hospitalisées, dont trois dans un état grave, ont-ils précisé à l’AFP. Parmi elles figurent un garçon de trois ans, une femme enceinte et un bébé de trois mois souffrant de “difficultés respiratoires dues à une noyade de caractère grave”.Certaines de ces victimes ont été transportées par hélicoptère jusqu’à un centre hospitalier de l’île voisine de Tenerife. Les autres ont été prises en charge à El Hierro, la plus petite île de cet archipel situé au large des côtes nord-ouest de l’Afrique.Joints par l’AFP, les secours en mer ont indiqué que 159 personnes se trouvaient à bord de ce bateau, dont 32 mineurs, 49 femmes et 78 hommes.Les secours n’étaient pas en mesure de dire de quel port était partie cette embarcation de fortune repérée dans la matinée à six milles nautiques (11 kilomètres) du port de La Restinga, sur la pointe sud d’El Hierro, selon les sauveteurs en mer. C’est une fois arrivé dans le port, où le bateau avait été escorté, que le drame s’est produit.- “Piégées à l’intérieur du bateau” -“Pendant le débarquement, une partie des personnes voyageant dans la chaloupe s’est regroupée sur un des côtés, ce qui l’a fait chavirer”, ont expliqué dans un message transmis à l’AFP les sauveteurs en mer, en précisant être aussitôt venus en aide aux personnes tombées à l’eau.Selon le maire d’El Pinar, commune voisine de La Restringa, près de 150 personnes se trouvaient à bord de l’embarcation qui a chaviré. “Certaines sont restées piégées à l’intérieur du bateau” quand il s’est renversé, a précisé le maire, Juan Miguel Padron, sur TV Canarias.Des images de la télévision publique espagnole TVE ont montré l’embarcation complètement renversée, entourée de passagers agrippés à des bouées de sauvetage dans une grande confusion. Certains s’efforçaient de grimper sur la coque de la chaloupe pour rejoindre le bateau de sauvetage.”Le débarquement des personnes est le moment le plus délicat” de ce type d’opération, car les embarcations sont souvent “précaires et surchargées”, insistent les secours, qui ont reçu l’aide de la Croix-Rouge, de la police, de la garde civile et du personnel médical présent sur le quai.”Ce n’est pas normal” que des gens pris en charge en pleine mer “meurent sur le quai”, a regretté auprès de journalistes le chef du gouvernement local d’El Hierro, Alpidio Armas. “Quelque chose a été mal fait”, a-t-il ajouté, en réclamant un changement dans les protocoles si nécessaire.- “C’est terrible” -Dans un message sur X, le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a rendu hommage aux “vies perdues dans une tentative désespérée de trouver un avenir meilleur”. “Le drame vécu à El Hierro devrait nous émouvoir tous (…) Nous devons être à la hauteur. C’est une question d’humanité”, a-t-il écrit.Le président des îles Canaries, Fernando Clavijo, qui s’est rendu à La Restinga, a quant à lui demandé plus de moyens et d’aide pour faire face à ces drames. “Cette tragédie a été vécue en direct. C’est terrible, terrible”, a-t-il réagi, tout en rendant hommage aux équipes de secours.Des milliers de migrants sont morts ces dernières années en tentant de rejoindre l’Europe depuis l’Afrique via les Canaries, à bord d’embarcations souvent surchargées. Sur la seule année 2024, l’ONG espagnole Caminando Fronteras a établi un bilan de 10.457 personnes mortes ou disparues en mer.Après une année record en 2024, marquée par l’arrivée de 46 .843 migrants aux Canaries, le rythme s’est nettement ralenti ces derniers mois, avec 10 .882 arrivées entre janvier et mi-mai, soit une baisse de 34,4 % par rapport à la même période l’année précédente, selon le ministère de l’Intérieur.

In new battle, Rubio to refuse US visas over online ‘censorship’

The United States said Wednesday it will refuse visas to foreign officials who block Americans’ social media posts, as President Donald Trump’s administration wages a new battle over free expression.Secretary of State Marco Rubio — who has controversially rescinded visas for activists who criticize Israel and ramped up screening of foreign students’ social media — said he was acting against “flagrant censorship actions” overseas against US tech firms.He did not publicly name any official who would be denied a visa under the new policy. But last week he suggested to lawmakers that he was planning sanctions against a Brazilian Supreme Court judge, Alexandre de Moraes, who has battled X owner and Trump ally Elon Musk over alleged disinformation.The administration of Trump — himself a prolific and often confrontational social media user — has also sharply criticized Germany and Britain for restricting what the US allies’ governments term hate and abusive speech.Rubio said the United States will begin to restrict visas to foreign nationals who are responsible for “censorship of protected expression in the United States.””It is unacceptable for foreign officials to issue or threaten arrest warrants on US citizens or US residents for social media posts on American platforms while physically present on US soil,” Rubio said in a statement.”It is similarly unacceptable for foreign officials to demand that American tech platforms adopt global content moderation policies or engage in censorship activity that reaches beyond their authority and into the United States,” he said.”We will not tolerate encroachments upon American sovereignty, especially when such encroachments undermine the exercise of our fundamental right to free speech.”Rubio has said he has revoked the US visas for thousands of people, largely students who have protested against Israel’s offensive in Gaza.Among the most visible cases has been Rumeysa Ozturk, a Turkish doctoral student at Tufts University who had written an opinion piece in a student newspaper criticizing the school’s position on Gaza.Masked agents arrested her on a Massachusetts street and took her away. A judge recently ordered her release.Rubio on Tuesday suspended further appointments for students seeking visas to the United States until the State Department drafts new guidelines on enhanced screening of applicants’ social media postings.- Anger at Brazilian judge -Social media regulation has become a rallying cry for many on the American right since Trump was suspended from Twitter, now X, and Facebook on safety grounds after his supporters attacked the US Capitol following his defeat in the 2020 election to Joe Biden.In Brazil, where supporters of Trump ally Jair Bolsonaro similarly stormed the presidential palace, Congress and Supreme Court in 2023 after Bolsonaro’s election loss, Moraes has said he is seeking to protect democracy through his judicial power.Moraes temporarily blocked X across Brazil until it complied with his order to remove accounts accused of spreading disinformation.More recently he ordered a suspension of Rumble, a video-sharing platform popular with conservative and far-right voices over its refusal to block the account of a user based in the United States who was wanted for spreading disinformation.Germany — whose foreign minister met Wednesday with Rubio — restricts online hate speech and misinformation, saying it has learned a lesson from its Nazi past and will ostracize extremists.US Vice President JD Vance in a speech in Munich in February denounced Germany for shunning the far-right, noting the popularity of its anti-immigrant message.In an essay Tuesday, a State Department official pointed to social media regulations and said Europeans were following a “similar strategy of censorship, demonization and bureaucratic weaponization” as witnessed against Trump and his supporters.”What this reveals is that the global liberal project is not enabling the flourishing of democracy,” wrote Samuel Samson, a senior advisor for the State Department’s human rights office.”Rather, it is trampling democracy, and Western heritage along with it, in the name of a decadent governing class afraid of its own people.”

Des ONG colorent une fontaine en rouge à Paris pour dire “stop au bain de sang” à Gaza

Plusieurs ONG ont mené mercredi une action symbolique à Paris, où ils ont coloré en rouge l’eau d’une fontaine pour dire “stop au bain de sang” dans la bande de Gaza assiégée par Israël et dénoncer la “lenteur de la France” à agir.”Stop au bain de sang”, “Macron doit enfin agir”: une poignée de militants se sont donné rendez-vous en début de matinée à la fontaine des Innocents, à Paris, où ils ont déversé plusieurs litres de colorant alimentaire rouge sur les marches du bassin et brandi des pancartes appelant les autorités à l’action face au désastre humanitaire à Gaza.Cette opération organisée par Greenpeace France, Oxfam France, Amnesty International France, Médecins du Monde et Ekō vise à “dénoncer la lenteur d’action de la France face à l’urgence humanitaire absolue dans laquelle se trouve la population de Gaza”, selon un communiqué.”Les personnes à Gaza ont besoin de tout, c’est une question de survie”, a rappelé Clémence Lagouardat, qui a coordonné la réponse humanitaire d’Oxfam à Gaza pendant cinq mois, dénonçant la “prolongation du blocage avec rien qui n’entre dans la bande de Gaza depuis bientôt presque trois mois”.Israël a repris au compte-gouttes la semaine dernière la livraison d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, après plus de deux mois d’un blocus total de l’enclave de 2,4 millions d’habitants.”Il y a un génocide en cours et l’inaction politique devient une sorte de complicité de ce génocide. On ne peut pas dire qu’on ne savait pas, on ne peut pas dire qu’on ne voit pas ce qui se passe, on ne peut pas dire qu’on n’est pas au courant de l’ampleur des massacres (…), des risques engendrés par le blocus humanitaire face à des centaines de milliers de personnes qui peuvent mourir du jour au lendemain”, a dénoncé Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France.Ces ONG réclament notamment aux États “ayant de l’influence sur Israël” de faire pression pour un “cessez-le-feu immédiat et durable”, un “embargo complet sur les armes”, un soutien aux procédures judiciaires en cours devant la Cour pénale internationale, la mise en œuvre des décisions de la Cour internationale de justice, et la “révision de l’accord d’association Union européenne-Israël”.En réponse à l’attaque sans précédent menée en Israël par des commandos du Hamas le 7 octobre 2023, l’armée israélienne mène depuis plus de 19 mois une offensive dans la bande de Gaza visant à détruire le mouvement islamiste.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.Plus de 54.056 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Tour d’Italie: Isaac del Toro contre-attaque, crève-coeur pour Bardet

La réponse d’un champion en devenir: Isaac del Toro, fragilisé la veille, a contre-attaqué mercredi à Bormio pour remporter la 17e étape du Tour d’Italie devant Romain Bardet et Richard Carapaz et conforter son maillot rose de leader.C’est la première victoire dans un grand Tour pour le jeune Mexicain. Et il l’a conquise avec style, prenant tous les risques dans la descente vers l’arrivée pour signer son triomphe d’une révérence théâtrale à la Pogacar, dans les pas duquel il marche de plus en plus résolument, à l’âge de 21 ans.”Cette révérence était une manière de remercier tous ceux qui m’encouragent. Je ne sais pas pourquoi ils le font autant, je ne me sens pas vraiment spécial”, a expliqué “El Torito” qui possède un potentiel manifeste pour devenir la prochaine star de son sport.Sa façon de courir y contribue et mercredi le puncheur-grimpeur drapé de rose a dynamité la fin d’étape. D’abord en accélérant au sommet de la dernière bosse pour revenir avec Carapaz sur Bardet, l’ultime rescapé de l’échappée matinale qui avait lui-même attaqué dans le final, à environ cinq kilomètres de l’arrivée.Ensuite en faisant la différence dans le toboggan sinueux et technique menant jusqu’à la ligne face à deux des plus grands descendeurs du peloton.- “Je ne me suis pas affolé” -“Il a viré comme un criminel”, dira Bardet après avoir échoué, comme Carapaz, à quatre secondes du phénomène d’UAE.”J’étais le plus rapide dans ces virages mais je veux pas passer pour arrogant non plus, j’ai juste essayé d’aller au plus vite”, a commenté Del Toro qui devient le plus jeune coureur à porter le maillot rose pendant au moins neuf jours depuis Fausto Coppi en 1940.Au classement général, il devance désormais Carapaz, son nouveau dauphin, de 41 secondes et le Britannique Simon Yates, quatrième de l’étape, de 51 secondes.Il reste encore quatre étapes avant l’arrivée finale dimanche à Rome, dont deux de montagne vendredi et samedi.La joie dans le camp UAE a été intense au lendemain d’une journée catastrophique où le leader désigné au départ, l’Espagnol Juan Ayuso, avait tout perdu avant de lâcher de nouveau rapidement mercredi.Del Toro lui-même avait affiché des signes de faiblesse. Et mercredi, il a encore connu un moment de flottement lorsque Carapaz a accéléré dans le Mortirolo. “Mais je ne me suis pas affolé et j’ai géré l’écart pour recoller dans la descente”, a-t-il souligné, avant de décrire son apprentissage express dans ce premier Giro pour lui.- Bardet battu mais “fier” -“Hier, j’ai appris qu’il ne fallait jamais lâcher dans ce sport qui est si dur. Ce qui m’est arrivé est normal dans le cyclisme. Aujourd’hui, ce n’était pas plus facile mais j’avais une meilleure attitude. J’ai décidé que je n’abandonnerai jamais, que j’allais toujours tenter, que je n’avais rien à perdre.”Mais la victoire de Del Toro est aussi un crève-cœur pour Bardet qui va prendre sa retraite dans deux semaines à l’âge de 34 ans et qui veut sur ce Giro devenir le 113e coureur de l’histoire à avoir gagné dans les trois grands Tours.”Comme souvent sur le Giro. C’est ma quatrième deuxième place en quatre participations”, a soupiré le grimpeur auvergnat qui n’avait pour autant “aucun regret”.”J’ai couru intelligemment. J’ai fait le maximum.”Et c’est vrai qu’il a tout bien fait en passant à l’offensive à dix kilomètres du but pour disperser ce qui restait de son groupe d’échappée fort de huit coureurs.Si Del Toro n’avait alors pas décidé d’aller chercher l’étape, la victoire aurait sans doute été pour lui. “C’est dommage car j’avais tout mis en place pour gagner mais on ne contrôle pas le comportement des autres équipes. Je suis fier de cette dernière apparition sur un grand Tour”, a insisté le vétéran français.

OPEC+ meets as oil output hike looms

Ministers of the OPEC+ oil alliance, led by Saudi Arabia and Russia, discussed production on Wednesday as another hike looms despite falling prices.The 22-nation group began a series of cuts in 2022 to prop up crude prices, but Saudi Arabia, Russia and six other members surprised markets recently by sharply raising output for May and June.The move has put pressure on prices, which have also fallen as investors worry that US President Donald Trump’s tariff onslaught will cause an economic slump and weigh on demand.Analysts say the hikes have likely been aimed at punishing OPEC members that have failed to meet their quotas, but it also follows pressure from Trump to lower prices.OPEC+ ministers in their online meeting Wednesday reaffirmed the alliance’s collective policy, according to a joint statement.But a decision to accelerate output hikes in July is expected to be made by its leading members — known as the “V8” or “voluntary eight” — at a meeting on Saturday.Such a decision, however, is not expected to have a major effect on oil prices, which have hovered around a relatively low $60-$65 per barrel.”This potential hike seems largely priced in already (by the markets),” said Ole Hvalbye, commodities analyst at SEB research group.”We expect market reactions to remain relatively muted,” Hvalbye said.At a meeting in December, OPEC+ decided to wait until late 2026 to reverse collective cuts of some two million barrels per day (bpd), as well as additional cuts by some member countries of 1.65 million bpd.But the V8 separately decided to reopen the valves this year, reducing further cuts they made and raising output from April by 137,000 bpd and at an accelerated pace by 411,000 bpd in May and June.”There are rumours that the group will move ahead with another triple hike (another 411,000 barrels) in July” at its meeting on Saturday, said analysts at Norwegian financial services group DNB.Analysts see several possible motivations for the production hikes.The move is seen as Saudi Arabia and others penalising members for not keeping to their quotas under the cuts first agreed in 2022.Kazakhstan, which is seen as one of the main laggards, “continues to produce roughly 350,000 barrels above its quota,” said Arne Lohmann Rasmussen, an analyst at Global Risk Management.Analysts also note that the production increases came after Trump called on OPEC to slash prices — meaning to increase output — in order to contain US inflation.A third reason could be an attempt by Saudi Arabia to drive prices down to add pressure on the US shale business and increase its market share.The next OPEC+ ministerial meeting is set for 30 November 2025.