Accord conditionnel de Kiev pour de nouveaux pourparlers lundi à Istanbul avec Moscou

L’Ukraine s’est dite prête mercredi à des pourparlers à Istanbul avec la Russie lundi, si Moscou, à qui revient cette initiative, fournit à l’avance ses conditions en vue d’une paix pour que la rencontre donne des résultats.Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a de son côté expliqué au téléphone à son homologue américain Marco Rubio comment son pays entendait entamer des discussions avec les Ukrainiens en Turquie, selon le ministère russe des Affaires étrangères.La Russie a en effet proposé mercredi à l’Ukraine une deuxième séance de pourparlers directs à Istanbul afin de lui transmettre un “mémorandum” censé exposer ses conditions afin de parvenir à un accord de paix durable.Et ce après que le président américain Donald Trump eut adopté ces derniers jours un ton plus dur à l’égard de son homologue russe Vladimir Poutine.- “Pas opposés” -“Notre délégation, dirigée par (Vladimir) Medinski, est prête à présenter ce mémorandum à la délégation ukrainienne et à fournir les explications nécessaires lors d’un deuxième cycle de négociations directes reprenant à Istanbul, le 2 juin”, a annoncé Sergueï Lavrov, dans un communiqué.”Nous ne sommes pas opposés à de nouvelles réunions avec les Russes et attendons leur mémorandum”, a réagi dans la soirée le ministre ukrainien de la Défense, Roustem Oumerov. “La partie russe dispose encore d’au moins quatre jours avant son départ (en Turquie) pour nous fournir son document à examiner”, a-t-il ajouté.Vladimir Medinski avait été à la tête des négociateurs russes au cours des pourparlers du 16 mai, déjà à Istanbul. Il s’agissait des premières discussions de paix directes entre Kiev et Moscou depuis celles du printemps 2022, au début de l’attaque russe à grande échelle contre l’Ukraine.Ces échanges en Turquie n’avaient pas abouti à une percée pour trouver une issue diplomatique au conflit mais les deux camps s’étaient engagés à procéder à un échange de prisonniers d’une ampleur inédite, 1.000 personnes contre 1.000 personnes, qui s’est achevé le week-end dernier.Tout en remerciant ses “partenaires turcs”, Sergueï Lavrov a dit mercredi espérer que “tous ceux qui sont sincèrement intéressés” à “la réussite du processus de paix” soutiennent l’organisation de ce deuxième cycle de négociations.Vendredi, il avait assuré que son pays travaillait sur ce mémorandum exposant sa position et le transmettrait prochainement à Kiev.Pour l’heure, les positions officielles des deux belligérants semblent difficilement conciliables: la Russie exige notamment que l’Ukraine renonce à jamais à rejoindre l’Otan et lui cède les cinq régions dont elle revendique l’annexion, ce qui est inacceptable pour les autorités ukrainiennes.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a appelé Moscou à “un dialogue constructif et de bonne foi avec l’Ukraine, seul moyen de mettre fin à cette guerre”, d’après un communiqué publié mercredi.- Missiles de longue portée -Plus tôt, Moscou avait écarté mercredi la proposition du président ukrainien Volodymyr Zelensky d’un sommet tripartite avec Vladimir Poutine et Donald Trump pour faire avancer les discussions.”Une telle rencontre doit être le résultat d’accords concrets entre les deux délégations” russe et ukrainienne, avait tranché le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.Vladimir Poutine avait déjà ignoré l’invitation de M. Zelensky à le rencontrer en Turquie à la mi-mai.En visite à Berlin pour s’y entretenir avec le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz, le chef de l’Etat ukrainien a accusé la Russie d’entraver les pourparlers de paix en cherchant “des raisons de ne pas arrêter la guerre”.M. Merz a quant à lui annoncé que son pays aiderait Kiev à produire, à la fois en Ukraine et en Allemagne, des missiles de longue portée.La question des restrictions de portée a été par le passé un sujet délicat, les Ukrainiens voulant utiliser les armes occidentales pour frapper des cibles militaires en profondeur en Russie mais ses alliés craignant de provoquer une escalade en l’y autorisant.Volodymyr Zelensky a par ailleurs exhorté l’Otan à inviter l’Ukraine à son prochain sommet, arguant que son absence serait “une victoire pour Poutine”.- Trump ne veut pas “faire capoter” un accord -Mardi, M. Zelensky a appelé Washington à de nouvelles sanctions contre la Russie, notamment contre les secteurs énergétique et bancaire.Mais Donald Trump a dit mercredi ne pas vouloir sanctionner à l’heure actuelle la Russie: “Pour le seul fait que je pense que je suis près d’obtenir un accord et que je ne veux pas le faire capoter en faisant cela”, a-t-il déclaré à la presse, s’exprimant du Bureau ovale.Le président américain, qui essaye depuis mi-février de régler le conflit, a critiqué ces derniers jours Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, leur reprochant de ne pas trouver un accord.Mercredi, il s’est dit “très déçu” par les bombardements russes massifs du week-end dernier en Ukraine, qui ont fait au moins 13 morts, et pendant lesquels “des gens ont été tués en plein milieu de ce qu’on appellerait une négociation”.Dimanche, il avait été jusqu’à dire que le chef du Kremlin était “devenu complètement fou” en décidant de faire procéder à ces frappes.La Russie, qui occupe environ 20% du territoire ukrainien, a pour sa part subi dans la nuit de mardi à mercredi une des plus importantes attaques aériennes depuis le début de la guerre, impliquant près de 300 drones ukrainiens.Ce raid a notamment visé Moscou et perturbé le trafic dans plusieurs aéroports, sans cependant causer de dégâts majeurs.bur-rco-ant-led/bds/jnd/rr

Accord conditionnel de Kiev pour de nouveaux pourparlers lundi à Istanbul avec Moscou

L’Ukraine s’est dite prête mercredi à des pourparlers à Istanbul avec la Russie lundi, si Moscou, à qui revient cette initiative, fournit à l’avance ses conditions en vue d’une paix pour que la rencontre donne des résultats.Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a de son côté expliqué au téléphone à son homologue américain Marco Rubio comment son pays entendait entamer des discussions avec les Ukrainiens en Turquie, selon le ministère russe des Affaires étrangères.La Russie a en effet proposé mercredi à l’Ukraine une deuxième séance de pourparlers directs à Istanbul afin de lui transmettre un “mémorandum” censé exposer ses conditions afin de parvenir à un accord de paix durable.Et ce après que le président américain Donald Trump eut adopté ces derniers jours un ton plus dur à l’égard de son homologue russe Vladimir Poutine.- “Pas opposés” -“Notre délégation, dirigée par (Vladimir) Medinski, est prête à présenter ce mémorandum à la délégation ukrainienne et à fournir les explications nécessaires lors d’un deuxième cycle de négociations directes reprenant à Istanbul, le 2 juin”, a annoncé Sergueï Lavrov, dans un communiqué.”Nous ne sommes pas opposés à de nouvelles réunions avec les Russes et attendons leur mémorandum”, a réagi dans la soirée le ministre ukrainien de la Défense, Roustem Oumerov. “La partie russe dispose encore d’au moins quatre jours avant son départ (en Turquie) pour nous fournir son document à examiner”, a-t-il ajouté.Vladimir Medinski avait été à la tête des négociateurs russes au cours des pourparlers du 16 mai, déjà à Istanbul. Il s’agissait des premières discussions de paix directes entre Kiev et Moscou depuis celles du printemps 2022, au début de l’attaque russe à grande échelle contre l’Ukraine.Ces échanges en Turquie n’avaient pas abouti à une percée pour trouver une issue diplomatique au conflit mais les deux camps s’étaient engagés à procéder à un échange de prisonniers d’une ampleur inédite, 1.000 personnes contre 1.000 personnes, qui s’est achevé le week-end dernier.Tout en remerciant ses “partenaires turcs”, Sergueï Lavrov a dit mercredi espérer que “tous ceux qui sont sincèrement intéressés” à “la réussite du processus de paix” soutiennent l’organisation de ce deuxième cycle de négociations.Vendredi, il avait assuré que son pays travaillait sur ce mémorandum exposant sa position et le transmettrait prochainement à Kiev.Pour l’heure, les positions officielles des deux belligérants semblent difficilement conciliables: la Russie exige notamment que l’Ukraine renonce à jamais à rejoindre l’Otan et lui cède les cinq régions dont elle revendique l’annexion, ce qui est inacceptable pour les autorités ukrainiennes.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a appelé Moscou à “un dialogue constructif et de bonne foi avec l’Ukraine, seul moyen de mettre fin à cette guerre”, d’après un communiqué publié mercredi.- Missiles de longue portée -Plus tôt, Moscou avait écarté mercredi la proposition du président ukrainien Volodymyr Zelensky d’un sommet tripartite avec Vladimir Poutine et Donald Trump pour faire avancer les discussions.”Une telle rencontre doit être le résultat d’accords concrets entre les deux délégations” russe et ukrainienne, avait tranché le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.Vladimir Poutine avait déjà ignoré l’invitation de M. Zelensky à le rencontrer en Turquie à la mi-mai.En visite à Berlin pour s’y entretenir avec le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz, le chef de l’Etat ukrainien a accusé la Russie d’entraver les pourparlers de paix en cherchant “des raisons de ne pas arrêter la guerre”.M. Merz a quant à lui annoncé que son pays aiderait Kiev à produire, à la fois en Ukraine et en Allemagne, des missiles de longue portée.La question des restrictions de portée a été par le passé un sujet délicat, les Ukrainiens voulant utiliser les armes occidentales pour frapper des cibles militaires en profondeur en Russie mais ses alliés craignant de provoquer une escalade en l’y autorisant.Volodymyr Zelensky a par ailleurs exhorté l’Otan à inviter l’Ukraine à son prochain sommet, arguant que son absence serait “une victoire pour Poutine”.- Trump ne veut pas “faire capoter” un accord -Mardi, M. Zelensky a appelé Washington à de nouvelles sanctions contre la Russie, notamment contre les secteurs énergétique et bancaire.Mais Donald Trump a dit mercredi ne pas vouloir sanctionner à l’heure actuelle la Russie: “Pour le seul fait que je pense que je suis près d’obtenir un accord et que je ne veux pas le faire capoter en faisant cela”, a-t-il déclaré à la presse, s’exprimant du Bureau ovale.Le président américain, qui essaye depuis mi-février de régler le conflit, a critiqué ces derniers jours Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, leur reprochant de ne pas trouver un accord.Mercredi, il s’est dit “très déçu” par les bombardements russes massifs du week-end dernier en Ukraine, qui ont fait au moins 13 morts, et pendant lesquels “des gens ont été tués en plein milieu de ce qu’on appellerait une négociation”.Dimanche, il avait été jusqu’à dire que le chef du Kremlin était “devenu complètement fou” en décidant de faire procéder à ces frappes.La Russie, qui occupe environ 20% du territoire ukrainien, a pour sa part subi dans la nuit de mardi à mercredi une des plus importantes attaques aériennes depuis le début de la guerre, impliquant près de 300 drones ukrainiens.Ce raid a notamment visé Moscou et perturbé le trafic dans plusieurs aéroports, sans cependant causer de dégâts majeurs.bur-rco-ant-led/bds/jnd/rr

Nvidia s’en sort mieux que prévu mais s’attend à un fort impact chinois au prochain trimestre

Le géant américain des semi-conducteurs Nvidia a surpassé les attentes pour les résultats du premier trimestre de son exercice décalé, grâce notamment à un impact moindre que prévu des restrictions américaines à l’export de ses puces vers la Chine, mais voit ses ventes pâtir de ces mesures pour la période en cours.Ces restrictions ont contraint le champion des GPU, des microprocesseurs surpuissants adaptés au développement de l’intelligence artificielle (IA) générative, à passer une charge exceptionnelle de 4,5 milliards de dollars, soit en-deçà des 5,5 milliards qu’il anticipait, selon un communiqué publié mercredi.La nouvelle a été bien accueillie par le marché et, dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de la Bourse de New York, le titre s’appréciait de plus de 4%.La directrice financière, Colette Kress, a expliqué lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats que la société avait réussi à limiter l’effet des restrictions en ayant trouvé d’autres débouchés pour certains microprocesseurs.Mais Nvidia n’est pas pour autant tiré d’affaire et la dirigeante a fait état d'”options limitées” pour pouvoir continuer à servir les clients chinois dans le respect de la nouvelle réglementation, qui a frappé la puce H20, pourtant conçue spécialement pour satisfaire aux exigences du gouvernement américain.”Perdre l’accès au marché chinois de l’IA, que nous voyons atteindre près de 50 milliards (de dollars), aurait un impact négatif important pour notre activité et bénéficierait à nos concurrents en Chine et ailleurs”, a prévenu Colette Kress.En l’état, “ce marché nous est fermé”, a confirmé le directeur général Jensen Huang durant la conférence téléphonique, tout en n’écartant pas la mise au point, à moyen terme, d’un microprocesseur qui passerait sous les fourches caudines du gouvernement américain.”Les Etats-Unis ont basé leur politique sur la thèse selon laquelle la Chine ne pouvait pas fabriquer elle-même des puces IA”, a commenté le patron. “Cette thèse a toujours été discutable et il est aujourd’hui clair qu’elle dispose de capacités industrielles énormes.”- Demande “incroyablement soutenue” -Le groupe s’attend à ce que son chiffre d’affaires soit amputé de huit milliards de dollars au deuxième trimestre de son exercice comptable décalé du fait des contraintes imposées par le gouvernement américain, a révélé Colette Kress.Nvidia table sur des revenus de 45 milliards de dollars sur le trimestre en cours, “plus ou moins 2%”, a déclaré la directrice financière, fourchette qui se situe en deçà des anticipations du marché.Kathleen Brooks, du courtier XTB, y a néanmoins vu, comme beaucoup d’analystes, le verre à moitié plein, soulignant que même privé du marché chinois, Nvidia pourrait approcher les prévisions de Wall Street.Habitué à voir l’entreprise afficher des taux de croissance insolents depuis plus de deux ans, les investisseurs s’inquiètent, trimestre après trimestre, de voir Nvidia décélérer.”La demande pour l’infrastructure IA de Nvidia est incroyablement soutenue”, a assuré Jensen Huang.Le patron emblématique de la firme technologique a nuancé l’effet de la fermeture à Nvidia du marché chinois en rappelant les nombreux contrats signés dans d’autres pays du monde, notamment à Taïwan et aux Emirats arabes unis pour de grands projets d’infrastructure IA.”Il y a une puce derrière la révolution IA et c’est une Nvidia”, ont estimé les analystes de Wedbush Securities.Jensen Huang a tenu un discours optimiste sur la stratégie de Donald Trump, malgré les restrictions pour le marché chinois.”Le président Trump (…) réalise que nous ne sommes pas le seul pays dans la course”, a dit le responsable. “Il veut voir les Etats-Unis l’emporter et il comprend que nous devons diffuser nos produits dans le monde.”Au premier trimestre (de fin janvier à fin avril), le chiffre d’affaires ressort à 44,1 milliards de dollars, en hausse de 69% sur un an et au-delà des projections des analystes.Le bénéfice net s’affiche à 18,8 milliards de dollars (+26%), et à 96 cents par action hors éléments exceptionnels, soit mieux que les 89 cents qu’indiquait le consensus établi par FactSet.”Nvidia a dépassé les attentes mais sur un marché où il devient plus difficile de maintenir sa domination”, a réagi Jacob Bourne, analyste du cabinet Emarketer.”Les tensions commerciales et l’impact potentiel des droits de douane pourraient ralentir la demande de puces IA sur les trimestres à venir”, a-t-il prévenu.

Nvidia s’en sort mieux que prévu mais s’attend à un fort impact chinois au prochain trimestre

Le géant américain des semi-conducteurs Nvidia a surpassé les attentes pour les résultats du premier trimestre de son exercice décalé, grâce notamment à un impact moindre que prévu des restrictions américaines à l’export de ses puces vers la Chine, mais voit ses ventes pâtir de ces mesures pour la période en cours.Ces restrictions ont contraint le champion des GPU, des microprocesseurs surpuissants adaptés au développement de l’intelligence artificielle (IA) générative, à passer une charge exceptionnelle de 4,5 milliards de dollars, soit en-deçà des 5,5 milliards qu’il anticipait, selon un communiqué publié mercredi.La nouvelle a été bien accueillie par le marché et, dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de la Bourse de New York, le titre s’appréciait de plus de 4%.La directrice financière, Colette Kress, a expliqué lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats que la société avait réussi à limiter l’effet des restrictions en ayant trouvé d’autres débouchés pour certains microprocesseurs.Mais Nvidia n’est pas pour autant tiré d’affaire et la dirigeante a fait état d'”options limitées” pour pouvoir continuer à servir les clients chinois dans le respect de la nouvelle réglementation, qui a frappé la puce H20, pourtant conçue spécialement pour satisfaire aux exigences du gouvernement américain.”Perdre l’accès au marché chinois de l’IA, que nous voyons atteindre près de 50 milliards (de dollars), aurait un impact négatif important pour notre activité et bénéficierait à nos concurrents en Chine et ailleurs”, a prévenu Colette Kress.En l’état, “ce marché nous est fermé”, a confirmé le directeur général Jensen Huang durant la conférence téléphonique, tout en n’écartant pas la mise au point, à moyen terme, d’un microprocesseur qui passerait sous les fourches caudines du gouvernement américain.”Les Etats-Unis ont basé leur politique sur la thèse selon laquelle la Chine ne pouvait pas fabriquer elle-même des puces IA”, a commenté le patron. “Cette thèse a toujours été discutable et il est aujourd’hui clair qu’elle dispose de capacités industrielles énormes.”- Demande “incroyablement soutenue” -Le groupe s’attend à ce que son chiffre d’affaires soit amputé de huit milliards de dollars au deuxième trimestre de son exercice comptable décalé du fait des contraintes imposées par le gouvernement américain, a révélé Colette Kress.Nvidia table sur des revenus de 45 milliards de dollars sur le trimestre en cours, “plus ou moins 2%”, a déclaré la directrice financière, fourchette qui se situe en deçà des anticipations du marché.Kathleen Brooks, du courtier XTB, y a néanmoins vu, comme beaucoup d’analystes, le verre à moitié plein, soulignant que même privé du marché chinois, Nvidia pourrait approcher les prévisions de Wall Street.Habitué à voir l’entreprise afficher des taux de croissance insolents depuis plus de deux ans, les investisseurs s’inquiètent, trimestre après trimestre, de voir Nvidia décélérer.”La demande pour l’infrastructure IA de Nvidia est incroyablement soutenue”, a assuré Jensen Huang.Le patron emblématique de la firme technologique a nuancé l’effet de la fermeture à Nvidia du marché chinois en rappelant les nombreux contrats signés dans d’autres pays du monde, notamment à Taïwan et aux Emirats arabes unis pour de grands projets d’infrastructure IA.”Il y a une puce derrière la révolution IA et c’est une Nvidia”, ont estimé les analystes de Wedbush Securities.Jensen Huang a tenu un discours optimiste sur la stratégie de Donald Trump, malgré les restrictions pour le marché chinois.”Le président Trump (…) réalise que nous ne sommes pas le seul pays dans la course”, a dit le responsable. “Il veut voir les Etats-Unis l’emporter et il comprend que nous devons diffuser nos produits dans le monde.”Au premier trimestre (de fin janvier à fin avril), le chiffre d’affaires ressort à 44,1 milliards de dollars, en hausse de 69% sur un an et au-delà des projections des analystes.Le bénéfice net s’affiche à 18,8 milliards de dollars (+26%), et à 96 cents par action hors éléments exceptionnels, soit mieux que les 89 cents qu’indiquait le consensus établi par FactSet.”Nvidia a dépassé les attentes mais sur un marché où il devient plus difficile de maintenir sa domination”, a réagi Jacob Bourne, analyste du cabinet Emarketer.”Les tensions commerciales et l’impact potentiel des droits de douane pourraient ralentir la demande de puces IA sur les trimestres à venir”, a-t-il prévenu.

Israel and UN clash over aid to Gaza

Israel accused the United Nations Wednesday of seeking to “block” Gaza aid distribution, as the global body said it was doing its utmost to gather the limited assistance greenlighted by Israel’s authorities.The humanitarian situation in Gaza, where Israel has imposed a two-month aid blockade, is dire, with food security experts saying starvation is looming for one in five people.”While the UN spreads panic and makes declarations detached from reality, the state of Israel is steadily facilitating the entry of aid into Gaza,” Israel’s United Nations Ambassador Danny Danon told the Security Council.He said the assistance was entering by trucks — under limited authorization by Israel at the Kerem Shalom crossing since last week following the blockade — and via a “new distribution mechanism developed in coordination with the US and key international partners.”Danon was referring to the Gaza Humanitarian Foundation (GHF), a private, US-backed aid group that has established its own distribution system, one the United Nations considers contrary to its humanitarian principles.A chaotic distribution of aid at a GHF center Tuesday left 47 people wounded.Israel’s ambassador blamed Hamas for the tumult, saying the Palestinian group set up roadblocks and checkpoints to block access to the distribution center.He accused the UN of “trying to block” the aid.The United Nations “is using threats, intimidation and retaliation against NGOs that choose to participate in the new humanitarian mechanism,” Danon added.- ‘Will not participate’ -Danon specifically accused the United Nations of having removed these nongovernmental organizations from a database listing groups working in Gaza, an accusation rejected by the UN.”There are no differences between the current list and the one from before the launch of the GHF,” Stephane Dujarric, spokesman for UN Secretary-General Antonio Guterres, told AFP.But the UN reiterated its opposition to coordinating with GHF.”We will not participate in operations that do not meet our humanitarian principles,” insisted Dujarric.He also said the UN was doing all it could to gather the aid arriving through Kerem Shalom.Since last week 800 truckloads were approved by Israel but fewer than 500 made it into Gaza, according to Dujarric.”We and our partners could collect just over 200 of them, limited by insecurity and restricted access,” he said.”If we’re not able to pick up those goods, I can tell you one thing, it is not for lack of trying.”Danon had said “more than 400 trucks” full of aid were already on the Gaza side of the crossing and that Israel had provided “safe routes” for the distribution.”But the UN did not show up,” the Israeli envoy said. “Put your ego aside, pick up the aid and do your job.”Israeli military operations in Gaza have killed at least 54,804 people, mostly civilians, according to the health ministry there. The UN considers the figures reliable.The punishing offensive has reduced much of the Palestinian territory to rubble — including hospitals, schools and other basic infrastructure — and resulted in the displacement of almost all of its roughly two million people.Israel launched its operations in response to the October 7, 2023, attack by Hamas, which killed 1,218 people, according to an AFP tally based on official figures.

Nvidia earnings beat expectations despite US export controls

Nvidia on Wednesday reported earnings that topped market expectations, with a $4.5 billion hit from US export controls being less than the Silicon Valley chip juggernaut had feared.However, Nvidia Chief Financial Officer Colette Kress warned in an earnings call that export constraints are expected to cost the AI chip titan about $8 billion in the current quarter.Nvidia in April notified regulators that it expected a $5.5 billion hit in the recently-ended quarter due to a new US licensing requirement on the primary chip it can legally sell in China.US officials had told Nvidia it must obtain licenses to export its H20 chips to China because of concerns they may be used in supercomputers there, the company said in a Securities and Exchange Commission filing.The new licensing rule applies to Nvidia graphics processing units, or GPUs, with bandwidth similar to that of the H20.”China is one of the world’s largest AI markets and a springboard to global success,” Nvidia chief executive Jensen Huang said in an earnings call.”The platform that wins China is positioned to lead globally; however, the $50 billion China market is effectively closed to us.”Nvidia cannot dial back the capabilities of its H20 chips any further to comply with US export constraints, winding up forced to write off billions of dollars on inventory that can’t be sold or repurposed, according to Huang.”The US has based its policy on the assumption that China cannot make AI chips,” Huang said.”That assumption was always questionable, and now it’s clearly wrong.”China’s AI is moving on without Nvidia technology, while that country’s chip-makers innovate products and ramp up operations, according to Huang.”The question is not whether China will have AI; it already does,” he said.”The question is whether one of the world’s largest markets will run on American platforms.”The new requirements resulted in Nvidia incurring a charge of $4.5 billion in the quarter, associated with H20 excess inventory and purchase obligations “as demand for H20 diminished,” the chip-maker said in an earnings report.US export constraints stopped Nvidia from bringing in an additional $2.5 billion worth of H20 revenue in the quarter, according to the company.Nvidia said it made a profit of $18.8 billion on revenue of $44.1 billion, causing shares to rise more than four percent in after-market trades.- Hot demand -Huang said demand for the company’s AI-powering technology remains strong, and a new Blackwell NVL72 AI supercomputer referred to as a “thinking machine” is in full-scale production.”Countries around the world are recognizing AI as essential infrastructure — just like electricity and the internet — and Nvidia stands at the center of this profound transformation,” Huang said.Nvidia high-end GPUs are in hot demand from tech giants building data centers to power artificial intelligence.The company said its data center division revenue in the quarter was $39.1 billion, up 10 percent from the same period last year.The market had expected more from the unit, however.”Nvidia beat expectations again but in a market where maintaining this dominance is becoming more challenging,” said Emarketer analyst Jacob Bourne.”The China export restrictions underscore the immediate pressure from geopolitical headwinds but Nvidia also faces mounting competitive pressure as rivals like AMD gain ground,” said Emarketer analyst Jacob Bourne.Revenue in Nvidia’s gaming chip business hit a record high of $3.8 billion, leaping 48 percent and eclipsing forecasts.The AI boom has propelled Nvidia’s stock price, which has regained much of the ground lost in a steep sell-off in January triggered by the sudden success of DeepSeek.China’s DeepSeek unveiled its R1 chatbot, which it claims can match the capacity of top US AI products for a fraction of their costs.”The broader concern is that trade tensions and potential tariff impacts on data center expansion could create headwinds for AI chip demand in upcoming quarters,” analyst Bourne said of Nvidia.

Nvidia earnings beat expectations despite US export controls

Nvidia on Wednesday reported earnings that topped market expectations, with a $4.5 billion hit from US export controls being less than the Silicon Valley chip juggernaut had feared.However, Nvidia Chief Financial Officer Colette Kress warned in an earnings call that export constraints are expected to cost the AI chip titan about $8 billion in the current quarter.Nvidia in April notified regulators that it expected a $5.5 billion hit in the recently-ended quarter due to a new US licensing requirement on the primary chip it can legally sell in China.US officials had told Nvidia it must obtain licenses to export its H20 chips to China because of concerns they may be used in supercomputers there, the company said in a Securities and Exchange Commission filing.The new licensing rule applies to Nvidia graphics processing units, or GPUs, with bandwidth similar to that of the H20.”China is one of the world’s largest AI markets and a springboard to global success,” Nvidia chief executive Jensen Huang said in an earnings call.”The platform that wins China is positioned to lead globally; however, the $50 billion China market is effectively closed to us.”Nvidia cannot dial back the capabilities of its H20 chips any further to comply with US export constraints, winding up forced to write off billions of dollars on inventory that can’t be sold or repurposed, according to Huang.”The US has based its policy on the assumption that China cannot make AI chips,” Huang said.”That assumption was always questionable, and now it’s clearly wrong.”China’s AI is moving on without Nvidia technology, while that country’s chip-makers innovate products and ramp up operations, according to Huang.”The question is not whether China will have AI; it already does,” he said.”The question is whether one of the world’s largest markets will run on American platforms.”The new requirements resulted in Nvidia incurring a charge of $4.5 billion in the quarter, associated with H20 excess inventory and purchase obligations “as demand for H20 diminished,” the chip-maker said in an earnings report.US export constraints stopped Nvidia from bringing in an additional $2.5 billion worth of H20 revenue in the quarter, according to the company.Nvidia said it made a profit of $18.8 billion on revenue of $44.1 billion, causing shares to rise more than four percent in after-market trades.- Hot demand -Huang said demand for the company’s AI-powering technology remains strong, and a new Blackwell NVL72 AI supercomputer referred to as a “thinking machine” is in full-scale production.”Countries around the world are recognizing AI as essential infrastructure — just like electricity and the internet — and Nvidia stands at the center of this profound transformation,” Huang said.Nvidia high-end GPUs are in hot demand from tech giants building data centers to power artificial intelligence.The company said its data center division revenue in the quarter was $39.1 billion, up 10 percent from the same period last year.The market had expected more from the unit, however.”Nvidia beat expectations again but in a market where maintaining this dominance is becoming more challenging,” said Emarketer analyst Jacob Bourne.”The China export restrictions underscore the immediate pressure from geopolitical headwinds but Nvidia also faces mounting competitive pressure as rivals like AMD gain ground,” said Emarketer analyst Jacob Bourne.Revenue in Nvidia’s gaming chip business hit a record high of $3.8 billion, leaping 48 percent and eclipsing forecasts.The AI boom has propelled Nvidia’s stock price, which has regained much of the ground lost in a steep sell-off in January triggered by the sudden success of DeepSeek.China’s DeepSeek unveiled its R1 chatbot, which it claims can match the capacity of top US AI products for a fraction of their costs.”The broader concern is that trade tensions and potential tariff impacts on data center expansion could create headwinds for AI chip demand in upcoming quarters,” analyst Bourne said of Nvidia.

Congrès du PS: les deux candidats à la conquête des voix de Boris Vallaud

Arrivés en tête du premier tour du congrès du Parti socialiste, Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol, qui se tiennent dans un mouchoir de poche, se lancent à la conquête des voix du troisième homme, Boris Vallaud, devenu faiseur de roi. Selon des résultats définitifs validés mercredi soir par une commission de récolement, le premier secrétaire sortant Olivier Faure est arrivé en tête du premier tour avec 42,21% des voix, devant le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol (40,38%). Au total, 24.701 adhérents ont participé au vote, sur un corps électoral de 39.815 personnes. Les deux hommes s’affronteront donc pour le second tour, prévu le 5 juin, et le patron des députés PS, Boris Vallaud, arrivé troisième, avec 17,41% des voix, devient l’arbitre de ce duel, seuls ses voix permettant aux deux adversaires d’être majoritaires au sein des instances du parti. Le député des Landes, qui s’est placé en candidat de “la réconciliation” du parti, fracturé depuis le précédent congrès fratricide de Marseille en 2023, n’a pas encore dévoilé ses intentions, mais il devait réunir ses troupes mercredi soir par visioconférence, et ne s’exprimera pas mercredi, a précisé son entourage. “Il a la responsabilité d’un collectif qu’il a l’intention de garder” et veut prendre son temps, précise-t-on de même source. Mais même si les voix risquent de “s’éparpiller” au second tour entre les deux candidats restants, admet un autre proche, “il n’y a plus de majorité sans nous. On va pouvoir poser des exigences de fond”.    Mercredi matin, Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol ont chacun revendiqué leur proximité avec le député des Landes, qui soutenait Olivier Faure au précédent congrès.”Je vais chercher à rassembler l’ensemble des socialistes au-delà de leurs sensibilités, et au premier rang desquels, Boris. Parce que depuis sept ans, nous avons tout entrepris ensemble et que nous partageons une même conception”, a fait valoir Olivier Faure auprès de l’AFP, exhortant Boris Vallaud à le “rejoindre” pour “former une nouvelle direction”.Peu auparavant, Nicolas Mayer-Rossignol avait lancé un appel similaire sur RTL, espérant que le député des Landes intègre son “collectif de direction”.Le maire de Rouen et deux membres de son équipe, la maire de Vaulx-en-Velin (Rhône) Hélène Geoffroy et le député de l’Eure Philippe Brun, ont affirmé, lors d’une conférence de presse, que les militants avaient demandé “un changement d’orientation” du parti et que “la ligne d’opposition était désormais majoritaire”.Ils ont également réclamé un débat avec Olivier Faure. “Je répondrai en temps voulu” à cette demande, a évacué ce dernier mercredi.- “Fonctionnement à modifier” -Nicolas Mayer-Rossignol défend “l’affirmation socialiste”, et la création d’un grand parti socialiste agrégeant “ceux qui sont au PS et ceux qui sont à l’extérieur”, comme Raphaël Glucksmann, Benoît Hamon ou Bernard Cazeneuve. De cette confédération émergerait un candidat pour 2027, qui irait ensuite discuter avec d’autres partenaires de gauche, comme les Ecologistes ou le PCF.Olivier Faure veut l’union de la gauche non mélenchoniste pour la présidentielle, avec la mise en place d’une plateforme programmatique allant du leader de Place publique Raphaël Glucksmann à l’ex-député LFI François Ruffin, en vue d’une candidature commune.Boris Vallaud prône une synthèse, “l’affirmation des socialistes” et “un processus ouvert vis-à-vis de la gauche +de Glucksmann à Ruffin+”. Johanna Rolland, la maire de Nantes et proche d’Olivier Faure, a souligné lors d’une autre conférence de presse que le premier secrétaire était arrivé “clairement en tête” et que sa ligne stratégique “de l’union de la gauche et des écologistes, d’une plateforme de Ruffin à Glucksmann (…) pèse quasiment 60%” à l’issue du 1er tour.Autre soutien d’Olivier Faure, la députée Dieynaba Diop a (Yvelines) assuré pouvoir compter sur Boris Vallaud “pour abonder dans le sens d’une union de la gauche”.Mais en face, Philippe Brun a aussi souligné, que comme Nicolas Mayer-Rossignol, Boris Vallaud avait critiqué le manque de travail de la direction sortante, et qu’il souhaitait une école de formation interne, à l’image de celle qu’il a lui-même créée.Pierre Jouvet, le bras droit d’Olivier Faure, a assuré que les propositions “nouvelles et rafraichissantes” de Boris Vallaud avaient vocation à être intégrées par la direction sortante, qui a fait le constat “de fonctionnement à modifier”.

Congrès du PS: les deux candidats à la conquête des voix de Boris Vallaud

Arrivés en tête du premier tour du congrès du Parti socialiste, Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol, qui se tiennent dans un mouchoir de poche, se lancent à la conquête des voix du troisième homme, Boris Vallaud, devenu faiseur de roi. Selon des résultats définitifs validés mercredi soir par une commission de récolement, le premier secrétaire sortant Olivier Faure est arrivé en tête du premier tour avec 42,21% des voix, devant le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol (40,38%). Au total, 24.701 adhérents ont participé au vote, sur un corps électoral de 39.815 personnes. Les deux hommes s’affronteront donc pour le second tour, prévu le 5 juin, et le patron des députés PS, Boris Vallaud, arrivé troisième, avec 17,41% des voix, devient l’arbitre de ce duel, seuls ses voix permettant aux deux adversaires d’être majoritaires au sein des instances du parti. Le député des Landes, qui s’est placé en candidat de “la réconciliation” du parti, fracturé depuis le précédent congrès fratricide de Marseille en 2023, n’a pas encore dévoilé ses intentions, mais il devait réunir ses troupes mercredi soir par visioconférence, et ne s’exprimera pas mercredi, a précisé son entourage. “Il a la responsabilité d’un collectif qu’il a l’intention de garder” et veut prendre son temps, précise-t-on de même source. Mais même si les voix risquent de “s’éparpiller” au second tour entre les deux candidats restants, admet un autre proche, “il n’y a plus de majorité sans nous. On va pouvoir poser des exigences de fond”.    Mercredi matin, Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol ont chacun revendiqué leur proximité avec le député des Landes, qui soutenait Olivier Faure au précédent congrès.”Je vais chercher à rassembler l’ensemble des socialistes au-delà de leurs sensibilités, et au premier rang desquels, Boris. Parce que depuis sept ans, nous avons tout entrepris ensemble et que nous partageons une même conception”, a fait valoir Olivier Faure auprès de l’AFP, exhortant Boris Vallaud à le “rejoindre” pour “former une nouvelle direction”.Peu auparavant, Nicolas Mayer-Rossignol avait lancé un appel similaire sur RTL, espérant que le député des Landes intègre son “collectif de direction”.Le maire de Rouen et deux membres de son équipe, la maire de Vaulx-en-Velin (Rhône) Hélène Geoffroy et le député de l’Eure Philippe Brun, ont affirmé, lors d’une conférence de presse, que les militants avaient demandé “un changement d’orientation” du parti et que “la ligne d’opposition était désormais majoritaire”.Ils ont également réclamé un débat avec Olivier Faure. “Je répondrai en temps voulu” à cette demande, a évacué ce dernier mercredi.- “Fonctionnement à modifier” -Nicolas Mayer-Rossignol défend “l’affirmation socialiste”, et la création d’un grand parti socialiste agrégeant “ceux qui sont au PS et ceux qui sont à l’extérieur”, comme Raphaël Glucksmann, Benoît Hamon ou Bernard Cazeneuve. De cette confédération émergerait un candidat pour 2027, qui irait ensuite discuter avec d’autres partenaires de gauche, comme les Ecologistes ou le PCF.Olivier Faure veut l’union de la gauche non mélenchoniste pour la présidentielle, avec la mise en place d’une plateforme programmatique allant du leader de Place publique Raphaël Glucksmann à l’ex-député LFI François Ruffin, en vue d’une candidature commune.Boris Vallaud prône une synthèse, “l’affirmation des socialistes” et “un processus ouvert vis-à-vis de la gauche +de Glucksmann à Ruffin+”. Johanna Rolland, la maire de Nantes et proche d’Olivier Faure, a souligné lors d’une autre conférence de presse que le premier secrétaire était arrivé “clairement en tête” et que sa ligne stratégique “de l’union de la gauche et des écologistes, d’une plateforme de Ruffin à Glucksmann (…) pèse quasiment 60%” à l’issue du 1er tour.Autre soutien d’Olivier Faure, la députée Dieynaba Diop a (Yvelines) assuré pouvoir compter sur Boris Vallaud “pour abonder dans le sens d’une union de la gauche”.Mais en face, Philippe Brun a aussi souligné, que comme Nicolas Mayer-Rossignol, Boris Vallaud avait critiqué le manque de travail de la direction sortante, et qu’il souhaitait une école de formation interne, à l’image de celle qu’il a lui-même créée.Pierre Jouvet, le bras droit d’Olivier Faure, a assuré que les propositions “nouvelles et rafraichissantes” de Boris Vallaud avaient vocation à être intégrées par la direction sortante, qui a fait le constat “de fonctionnement à modifier”.