Afrique du Sud: des hommes armés tuent neuf personnes dans l’attaque d’un bar

Des hommes armés ont ouvert le feu dans un bar près de Johannesburg, tuant neuf personnes et faisant 10 blessés, a annoncé dimanche la police sud-africaine, la seconde tuerie de ce genre dans le pays ce mois-ci.La fusillade a eu lieu dimanche vers 01H00 (samedi vers 23H00 GMT) dans une “taverne” – un bar clandestin – puis en pleine rue à Bekkersdal, un township pauvre situé dans une zone minière aurifère à quelque 40 kilomètres au sud-ouest de Johannesburg, la capitale économique de l’Afrique du Sud.Ce drame fait suite à une fusillade similaire le 6 décembre, lorsque des hommes armés avaient pris d’assaut un foyer de travailleurs à Pretoria, tuant 11 personnes dont un enfant de trois ans dans un lieu qui, selon la police, accueillait un autre bar informel.A Bekkersdal, “certaines victimes ont été abattues au hasard dans la rue par des hommes armés non identifiés”, a écrit dans un communiqué la police, qui a d’abord évoqué 10 personnes tuées avant de réviser son bilan à neuf morts.La plupart des assaillants étaient armés de pistolets et l’un d’eux portait un fusil-mitrailleur AK-47, a déclaré sur les lieux le commissaire-adjoint de la police provinciale, Fred Kekana, à la chaîne de télévision SABC.”Ils sont entrés dans le bar et ont ouvert le feu au hasard sur les clients”, a-t-il précisé. – Tués puis volés -Trois personnes ont été tuées à l’intérieur de l’établissement et d’autres ont été blessées en tentant de s’échapper, les assaillants continuant de leur tirer dessus pendant qu’elles fuyaient, a-t-il ajouté.”Il semblerait également qu’après avoir tiré sur les victimes, ils les aient fouillées. Ils leur ont volé leurs objets de valeur, notamment leurs téléphones portables”, a précisé M. Kekana.Parmi les tués figure un chauffeur de VTC qui passait en voiture devant le bar.”C’est de la criminalité pure et simple”, a déploré M. Kekana. La police a lancé une chasse à l’homme pour retrouver les agresseurs et demandé l’aide de la population.L’Afrique du Sud, pays le plus industrialisé du continent, est aux prises avec une criminalité et une corruption endémiques, alimentées par des réseaux organisés et des gangs.Le pays regorge d’armes à feu, légales et surtout illégales, et les fusillades sont fréquentes, souvent alimentées par la rivalité entre gangs et la concurrence entre entreprises informelles.- Tueries en série -Le bar visé par une attaque à Pretoria au début du mois était un établissement clandestin situé dans un foyer pour travailleurs migrants du township de Saulsville. Parmi les victimes figuraient des enfants âgés de 3, 12 et 16 ans.Le pays a également été choqué par l’assassinat, le 16 décembre en plein jour, dans le centre de Johannesburg, d’un ancien animateur radio populaire, Warris Stock, connu sous le nom de DJ Warras, abattu devant un immeuble où il s’était rendu dans le cadre de son travail pour une société de sécurité privée. Autre meurtre très médiatisé, un témoin dans une enquête pour corruption a été tué par balle devant sa famille le 5 décembre, quelques semaines après avoir témoigné contre un chef de police municipale. Le meurtre de Marius Van der Merwe, 41 ans, a relancé un débat sur le ciblage des lanceurs d’alerte qui fournissent des informations sur la criminalité et la corruption, y compris dans le secteur public et les affaires impliquant des responsables gouvernementaux.L’Afrique du Sud a un des taux d’homicides les plus élevés au monde. Entre avril et septembre, environ 63 personnes ont été tuées chaque jour dans le pays de 63 millions d’habitants, selon les données de la police sud-africaine.En septembre 2024, dans une des fusillades récentes les plus meurtrières, 18 membres d’une même famille avaient été abattus dans une ferme isolée de la province du Cap-Oriental. Les victimes, réunies pour une cérémonie traditionnelle, étaient âgées de 14 à 64 ans, dont 15 femmes. Plusieurs hommes ont été arrêtés. 

Les manifestations agricoles refluent, hormis dans le Sud-Ouest

La mobilisation des agriculteurs, opposés notamment à la politique gouvernementale d’abattage massif des bovins en cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a reflué après une semaine de manifestations, avec moins d’une dizaine de barrages maintenus dimanche selon la gendarmerie, essentiellement dans le Sud-Ouest.Huit axes routiers ou autoroutiers restaient bloqués dimanche matin, dont l’A63 près de Bordeaux, l’A64 entre Toulouse et Bayonne, l’A65 entre Pau et Bordeaux ou l’A75 en Lozère, selon les gendarmes.La veille, 50 actions mobilisant 1.619 personnes avaient été comptabilisées par le ministère de l’Intérieur dans toute la France, contre 93 actions vendredi, 110 jeudi et 80 mercredi.À Cestas, au sud de Bordeaux, la Coordination rurale de Gironde (CR33) a rouvert samedi une bretelle de l’A63 pour permettre aux vacanciers d’enjamber le barrage, établi depuis dimanche dernier et maintenu dans le sens Sud-Nord.”On reste, peut-être jusqu’à lundi ou mardi, on ne sait pas”, a déclaré dimanche à l’AFP Ludovic Ducloux, coprésident de la CR33, malgré les appels du gouvernement à une “trêve de Noël”.”On va tenir. Après, parmi ceux qui lèvent le camp, il y en a qui viennent nous rejoindre”, assure le viticulteur, promettant “d’autres blocages”.À Carbonne (Haute-Garonne), le barrage de l’A64 a entamé son dixième jour. “Le moral est toujours là”, a déclaré à l’AFP Benjamin Roquebert, éleveur à Capens, qui a passé la nuit sur place.”Il n’a pas fait trop froid, on a des petits chauffages, c’est largement supportable”, a souligné l’agriculteur de 37 ans, disant pouvoir “tenir longtemps”.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, opposées à la stratégie mêlant abattages massifs et vaccination contre la dermatose, n’ont pas appelé à la levée des blocages. Les sections départementales sont libres de continuer le mouvement, selon la CR.Dans La Tribune Dimanche, quatre anciens ministres de l’Agriculture, Michel Barnier, Marc Fesneau, Stéphane Travert et Julien Denormandie, ont pour leur part affirmé leur soutien à l’abattage total dès la détection d’un cas, avertissant contre la “division” ou des mesures guidées par “l’émotion”.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré samedi soir qu’environ 50% du cheptel ariégeois était désormais vacciné contre la dermatose, 70% dans l’Aude et 100% dans les Pyrénées-Orientales.Ces trois départements ayant recensé des cas, ils sont donc prioritaires pour la vaccination. Selon les chiffres du Premier ministre, à peine une vache sur cinq a été vaccinée sur les dix départements concernés dans le Sud-Ouest. 

Les manifestations agricoles refluent, hormis dans le Sud-Ouest

La mobilisation des agriculteurs, opposés notamment à la politique gouvernementale d’abattage massif des bovins en cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a reflué après une semaine de manifestations, avec moins d’une dizaine de barrages maintenus dimanche selon la gendarmerie, essentiellement dans le Sud-Ouest.Huit axes routiers ou autoroutiers restaient bloqués dimanche matin, dont l’A63 près de Bordeaux, l’A64 entre Toulouse et Bayonne, l’A65 entre Pau et Bordeaux ou l’A75 en Lozère, selon les gendarmes.La veille, 50 actions mobilisant 1.619 personnes avaient été comptabilisées par le ministère de l’Intérieur dans toute la France, contre 93 actions vendredi, 110 jeudi et 80 mercredi.À Cestas, au sud de Bordeaux, la Coordination rurale de Gironde (CR33) a rouvert samedi une bretelle de l’A63 pour permettre aux vacanciers d’enjamber le barrage, établi depuis dimanche dernier et maintenu dans le sens Sud-Nord.”On reste, peut-être jusqu’à lundi ou mardi, on ne sait pas”, a déclaré dimanche à l’AFP Ludovic Ducloux, coprésident de la CR33, malgré les appels du gouvernement à une “trêve de Noël”.”On va tenir. Après, parmi ceux qui lèvent le camp, il y en a qui viennent nous rejoindre”, assure le viticulteur, promettant “d’autres blocages”.À Carbonne (Haute-Garonne), le barrage de l’A64 a entamé son dixième jour. “Le moral est toujours là”, a déclaré à l’AFP Benjamin Roquebert, éleveur à Capens, qui a passé la nuit sur place.”Il n’a pas fait trop froid, on a des petits chauffages, c’est largement supportable”, a souligné l’agriculteur de 37 ans, disant pouvoir “tenir longtemps”.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, opposées à la stratégie mêlant abattages massifs et vaccination contre la dermatose, n’ont pas appelé à la levée des blocages. Les sections départementales sont libres de continuer le mouvement, selon la CR.Dans La Tribune Dimanche, quatre anciens ministres de l’Agriculture, Michel Barnier, Marc Fesneau, Stéphane Travert et Julien Denormandie, ont pour leur part affirmé leur soutien à l’abattage total dès la détection d’un cas, avertissant contre la “division” ou des mesures guidées par “l’émotion”.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré samedi soir qu’environ 50% du cheptel ariégeois était désormais vacciné contre la dermatose, 70% dans l’Aude et 100% dans les Pyrénées-Orientales.Ces trois départements ayant recensé des cas, ils sont donc prioritaires pour la vaccination. Selon les chiffres du Premier ministre, à peine une vache sur cinq a été vaccinée sur les dix départements concernés dans le Sud-Ouest. 

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Le Jiangxi, très secret eldorado chinois des terres rares

Le sol rougeâtre du sud de la Chine renferme une des clés de la puissance du pays: les terres rares, convoitées par le monde entier et exploitées à grande échelle dans des conditions secret-défense.Les collines de la province du Jiangxi abritent la majorité des mines chinoises de ces éléments métalliques, devenus indispensables tant pour les smartphones que pour les avions de chasse, les voitures électriques ou les éoliennes.A Ganzhou, épicentre de cette activité, des ouvriers achèvent le nouveau siège social d’un des deux géants étatiques assurant l’exploitation de ce trésor, China Rare Earth Group.Comme le nom de la société, l’artère où se situe le bâtiment affiche la couleur. Son nom? “Avenue des Terres rares”.Mais un épais voile de secret enveloppe ce secteur aussi stratégique que florissant, comme ont pu le constater des journalistes de l’AFP, qui au cours d’un reportage dans la région ont été constamment suivis et épiés par des hommes non identifiés. L’accès aux mines et aux usines est strictement restreint et les entreprises sollicitées n’ont accepté aucune demande d’interview.Le secteur est en plein essor: le nombre sites d’extraction des terres rares en Chine est passé de 117 en 2010 à 3.085 aujourd’hui, selon l’Institut d’études géologiques américain (USGS).Et les habitants qui acceptent de parler à l’AFP confirment que l’activité est intense.”C’est l’effervescence 24 heures sur 24, sept jours sur sept”, affirme sous couvert de l’anonymat un résident de la ville de Banshi, où un vaste parc industriel doit accueillir de nouvelles installations de traitement.- Arme redoutable -Dès 1992, le dirigeant Deng Xiaoping avait souligné l’intérêt stratégique de la ressource: “Le Moyen-Orient a le pétrole, la Chine a les terres rares”, avait-il souligné, lançant le développement accéléré du secteur.Depuis, la Chine a tiré parti de ses réserves – les plus importantes du monde – pour dominer le traitement et l’innovation dans ce domaine.L’arme s’est montrée redoutablement efficace pour riposter aux droits de douanes infligés au printemps par le président américain Donald Trump.En imposant des restrictions aux exportations de terres rares et des technologies afférentes, la Chine a fait trembler la planète et obtenu une révision des surtaxes américaines.Les Etats-Unis recherchent désormais à toute force des approvisionnements alternatifs.Et l’Union européenne, durement touchée par les restrictions chinoises, a annoncé mobiliser 3 milliards d’euros pour financer des projets d’extraction, de raffinage et de recyclage de terres rares et de matières premières critiques.Les terres rares possèdent notamment un pouvoir d’aimantation appliqué dans une multitude de domaines.En Chine, l’industrie est concentrée principalement dans deux zones.L’une est le district minier de Bayan Obo, en Mongolie intérieure (nord de la Chine). Il abonde en terres rares dites “légères”, utilisés en particulier pour les aimants des objets du quotidien. L’autre zone, autour de Ganzhou, est spécialisée dans les terres rares dites “lourdes”, plus difficiles à extraire mais plus précieuses en raison de leur utilisation dans les aimants résistants à la chaleur, les moteurs d’avions de chasse, les systèmes de guidage de missiles et les lasers.- “Dommages irréparables” -Les collines escarpées qui entourent la cité regorgent notamment de dysprosium, d’yttrium et de terbium, éléments chimiques particulièrement recherchés.Il faut des millions d’années aux terres rares lourdes pour se former par érosion de la roche magmatique. Les fortes précipitations et la géologie du Jiangxi en ont fait un lieu propice à leur formation.Les méthodes d’extraction ont évolué au fil des décennies et les autorités régulent depuis une quinzaine d’années les plus dévastatrices.L’une d’elles consistait à “abattre les arbres, défricher la végétation et décaper la couche arable, au prix de dommages irréparables”, avaient déploré les autorités en 2015.Aujourd’hui, l’exploitation illégale a considérablement diminué et des panneaux plantés dans les zones rurales proposent une récompense à quiconque dénoncera de tels agissements.Mais alentour sur les collines, la terre rouge à nu et sur laquelle la végétation peine à repousser porte témoignage des anciennes pratiques minières.

Macron aux Emirats pour fêter Noël avec les forces françaises

Emmanuel Macron a entamé dimanche matin une visite aux Emirats arabes unis pour célébrer Noël avec les forces françaises qui y sont déployées et vanter son partenariat avec ce pays du Golfe, dont Paris espère plus de coopération dans sa lutte contre le narcotrafic.Le président français, accompagné notamment de sa ministre des Armées Catherine Vautrin, est …

Macron aux Emirats pour fêter Noël avec les forces françaises Read More »

Victimes d’Epstein et élus dénoncent la publication partielle du dossier par le gouvernement Trump

Des victimes du criminel sexuel américain décédé Jeffrey Esptein et des élus ont vivement critiqué samedi soir l’administration Trump pour la publication seulement partielle de l’énorme dossier, dont des documents ont été caviardés et des photos supprimées après avoir été divulguées.”Nous sommes très déçues” a protesté Marina Lacerda, l’une des plus de 1.000 victimes présumées …

Victimes d’Epstein et élus dénoncent la publication partielle du dossier par le gouvernement Trump Read More »

L’année 2025 en dix événements marquants dans le monde

Retour au pouvoir de Donald Trump, fragile cessez-le-feu à Gaza ou enlisement de la guerre en Ukraine, voici dix événements qui ont marqué l’année 2025.- Donald Trump, le tonitruant retour –  Offensive protectionniste, expulsions massives d’immigrés en situation irrégulière, démantèlement de pans entiers de l’Etat fédéral … Depuis son retour en janvier à la Maison Blanche pour un second mandat, le Républicain Donald Trump a pris une salve de mesures conformes à sa doctrine “l’Amérique d’abord”, à grand renfort de décrets, même si un certain nombre de ses décisions ont été bloquées par la justice.Agissant, selon ses opposants, au mépris des droits fondamentaux et des autres lieux de pouvoir, il a ciblé ses adversaires, envoyé des gardes nationaux dans plusieurs grandes villes démocrates, s’est employé à intimider les médias, a bataillé contre les programmes de diversité ou d’inclusion. Il a aussi déployé une intense activité diplomatique, avec plus ou moins de succès.Les sondages montrent cependant un mécontentement croissant des Américains sur les questions économiques, notamment le coût de la vie. De cuisants revers lors de scrutins locaux mettent son parti dans une posture délicate pour les élections de mi-mandat à l’automne 2026.- Trêve précaire à Gaza –  Les pressions américaines ont débouché sur un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, deux ans après le début de la guerre dévastatrice dans la bande de Gaza, déclenchée par l’attaque inédite du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Cette trêve a permis un retrait partiel des troupes israéliennes de la bande de Gaza, l’échange des derniers otages retenus vivants à Gaza contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël, et une entrée accrue d’aide humanitaire à Gaza, même si elle est toujours très en-deçà des besoins selon l’ONU et plusieurs ONG.Israël attend le retour d’un dernier corps d’otage avant d’entamer les tractations sur la deuxième phase de la trêve, étape qui aux termes d’un plan américain validé par l’ONU doit conduire à la démilitarisation de Gaza. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit espérer passer “très bientôt” à cette deuxième étape mais des violences continuent de secouer le territoire, les deux parties s’accusant mutuellement de violer la trêve.Les tensions régionales perdurent avec la poursuite des frappes israéliennes dans les bastions du mouvement chiite Hezbollah au Liban. L’Iran avait également été frappé par des raids israéliens et américains sur ses installations nucléaires lors d’une guerre de douze jours avec Israël en juin, déclenchée par une attaque israélienne. En septembre, ce sont des responsables du Hamas qu’Israël avait ciblé dans une attaque sans précédent au Qatar.- Efforts laborieux de paix en Ukraine – Le retour au pouvoir de Donald Trump a marqué les premiers efforts sérieux visant à mettre fin à l’invasion russe de l’Ukraine lancée en février 2022.Les sympathies et blâmes du président américain ont oscillé entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky. En février, Donald Trump a vilipendé le président ukrainien devant les caméras dans le bureau ovale, lui reprochant de manquer de gratitude envers les Etats-Unis.Des pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens à Istanbul puis une rencontre au sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine en Alaska n’ont débouché sur aucune avancée concrète vers la paix, et Washington a annoncé en octobre des sanctions contre le secteur pétrolier russe.Des négociations internationales se sont cependant tenues fin novembre sur la base d’un projet de plan américain, dont la version initiale avait été considérée par Kiev et ses alliés européens comme largement favorable à Moscou.Après un nouveau cycle de pourparlers avec les émissaires de Trump en décembre, l’Ukraine a déclaré que des “progrès” avaient été accomplis, même si la question des territoires ukrainiens contrôlés par la Russie demeure un point de blocage.Sur le front, l’armée russe a poursuivi sa lente avancée dans l’est, après avoir totalement repoussé en mars les forces ukrainiennes de la région russe frontalière de Koursk. Moscou a multiplié les frappes sur les infrastructures énergétiques et le réseau ferroviaire ukrainiens, tandis que Kiev ciblait des installations pétrolières en Russie.- Guerre commerciale mondiale – Arguant d’échanges commerciaux défavorables à son pays, Donald Trump a mis en place, en plusieurs vagues, des surtaxes sur les produits importés aux Etats-Unis, variant selon les pays ou zones d’origine. Il a aussi imposé des droits de douane spécifiques sur des secteurs jugés stratégiques (acier, aluminium ou cuivre).Tandis que les pays visés envisageaient ou mettaient en oeuvre des représailles commerciales, d’âpres négociations ont été engagées, débouchant sur de nombreux accords, comme avec l’Union européenne ou, fin octobre, avec la Chine, marquant le début d’une trêve dans un conflit qui a ébranlé l’économie mondiale.Les négociations bilatérales ont en revanche été suspendues avec le Canada après une publicité antiprotectionniste jugée offensante par le président américain.Sous pression pour faire baisser le coût de la vie pour les Américains, Donald Trump s’est résolu mi-novembre à annuler des droits de douane sur certains produits alimentaires, comme le café ou le boeuf importés.- Un nouveau pape, Léon XIV – Robert Francis Prevost est devenu le 8 mai, à 69 ans, le premier pape américain, après le décès de son prédécesseur François dont il était un conseiller très écouté. La fumée blanche annonçant l’élection du 267e chef de l’Eglise catholique s’est élevée au-dessus de la chapelle Sixtine au terme d’un court conclave des cardinaux, ayant duré moins de 24 heures.Souriant et discret, ce natif de Chicago, classé parmi les cardinaux modérés, a pris le nom de Léon XIV. Le nouveau souverain pontife, qui fut pendant près de 20 ans missionnaire au Pérou dont il a pris la nationalité, s’est inscrit dans la lignée de son prédécesseur argentin avec une teinte résolument sociale, en faveur des pauvres, des migrants et de l’écologie. Il a parallèlement donné des gages aux milieux conservateurs, ré-autorisant la tenue d’une messe traditionaliste au Vatican après trois ans de restrictions. Il a exclu à court terme l’ordination de femmes diacres ou la reconnaissance du mariage homosexuel.- Soulèvements de la génération Z – En Asie, Afrique ou Amérique latine, les jeunes de la génération Z (moins de 30 ans) ont multiplié les mobilisations contre les conditions de vie, le blocage des réseaux sociaux ou la corruption des élites.Ils ont défilé au Pérou contre l’insécurité croissante et la classe politique, ou au Maroc où les autorités se sont engagées à des efforts dans des domaines sociaux, mais ont engagé des poursuites contre plus de 2.000 personnes. Dans d’autres pays, les protestations, violemment réprimées, se sont muées en une contestation plus large du pouvoir en place: après des émeutes au Népal, le Premier ministre maoïste K.P. Sharma Oli n’a eu d’autre choix que de démissionner. A Madagascar, le mouvement a conduit au renversement par l’armée du président Andry Rajoelina, qui a fui à l’étranger. En Tanzanie, les jeunes ont largement participé aux manifestations post-électorales, matées dans le sang.Le drapeau pirate du manga One Piece (une tête de mort coiffée d’un chapeau de paille), souvent arboré par les manifestants, est devenu sous l’impulsion des réseaux sociaux un symbole de la lutte contre l’oppression sur plusieurs continents.- Investissements colossaux dans l’IA – Les géants technologiques et startups spécialisées ont dépensé des sommes toujours plus colossales pour financer la croissance effrénée de l’intelligence artificielle (IA). Selon le cabinet américain Gartner, les dépenses mondiales dans l’IA devraient atteindre environ 1.500 milliards de dollars en 2025 (+50% en un an) et dépasser les 2.000 milliards l’an prochain.Les valorisations boursières faramineuses du secteur – celle du géant américain des puces Nvidia a un temps grimpé à un niveau inédit de plus de 5.000 milliards de dollars – font cependant craindre aux marchés une possible bulle spéculative.Les inquiétudes suscitées par l’IA ont par ailleurs été alimentées par de nouveaux exemples de désinformation, des accusations de violation de droits d’auteur ou des licenciements massifs, chez Amazon notamment.Les parents d’un adolescent californien qui s’est suicidé ont même accusé l’assistant IA d’OpenAI, ChatGPT, d’avoir encouragé son geste avec des conseils précis. La startup a depuis renforcé les contrôles parentaux, tandis que la Californie a promulgué une législation régulant les agents conversationnels, ou “chatbots”.- Spectaculaire cambriolage au Louvre – Le 19 octobre, des malfaiteurs vêtus de gilets d’ouvriers s’introduisent en plein jour, au moyen d’un monte-charge servant d’ordinaire à des déménagements, dans le prestigieux musée parisien du Louvre après avoir brisé une vitre. Ils découpent à la disqueuse des vitrines et y dérobent des joyaux de la Couronne estimés à 88 millions d’euros, le tout en huit minutes.En prenant la fuite en scooter, ils laissent tomber la couronne de l’impératrice Eugénie (épouse de Napoléon III) qui sera retrouvée endommagée.Ce casse spectaculaire est commenté dans le monde entier et met en lumière les failles sécuritaires du plus célèbre musée de la planète.Quatre hommes soupçonnés d’avoir composé le commando ont été inculpés et écroués, mais le butin n’a pas été retrouvé à ce jour.- Frappes américaines dans les Caraïbes et le Pacifique – Washington a déployé depuis août un important dispositif militaire au large du Venezuela, officiellement pour lutter contre le trafic de drogue à destination des Etats-Unis.Une série de frappes ont été menées ces dernières semaines dans les Caraïbes et le Pacifique contre des embarcations soupçonnées de transporter de la drogue, faisant une centaine de morts, des opérations à la légalité mise en doute par les experts. Caracas y voit un prétexte visant à renverser le président Nicolas Maduro et à s’emparer des réserves pétrolières du pays. Après avoir saisi le 10 décembre un pétrolier transportant du brut vénézuélien, Washington a annoncé un “blocus total” contre les “pétroliers sous sanctions” allant au Venezuela ou le quittant.Washington accuse Nicolas Maduro d’être à la tête d’un cartel et offre une récompense de 50 millions de dollars pour sa capture.- Evénements climatiques records – Inondations meurtrières, puissantes tempêtes… Les phénomènes météorologiques extrêmes se sont succédés, leur fréquence et leur intensité étant accentuées par le dérèglement climatique généré par l’activité humaine, selon les scientifiques.L’ouragan Melissa, l’un des plus puissants à avoir jamais balayé les Caraïbes, a dévasté des régions entières de la Jamaïque et inondé Haïti et Cuba.En Asie du Sud-Est, les Philippines ont été frappés en moins de deux mois par les typhons Ragasa, Kalmaegi et Fung-wong. Le Vietnam a été meurtri par des tempêtes, inondations et glissements de terrain, tandis que deux tempêtes tropicales ont fait des centaines de morts en fin d’année au Sri Lanka et en Indonésie.Alors que les températures grimpaient, les feux de forêt se sont intensifiés en Europe, avec un nombre record d’hectares brûlé pendant l’été. Le pourtour méditerranéen français a connu son pire incendie depuis 50 ans.Aux Etats-Unis, des feux déclenchés par la foudre ont entraîné mi-juillet la fermeture de la rive nord du célèbre Grand Canyon (Arizona) pour le reste de la saison touristique.burs-jc-paj/maj-ang/jco

Vol au Louvre, Sarkozy en prison, PSG champion: dix événements marquants de 2025 en France

Des joyaux volés au Louvre, un ex-président en prison, le PSG champion, la baignade à nouveau possible dans la Seine à Paris: dix événements marquants de l’année 2025 en France.- Joyaux envolés -Un monte-charge de déménageurs, des malfrats cagoulés et armés de disqueuses: en huit minutes, le 19 octobre, huit joyaux du XIXe siècle, trésors nationaux, sont dérobés en plein jour au musée du Louvre. Ce casse spectaculaire suscite l’émoi à travers le monde. Le butin, invendable en l’état, est estimé à 88 millions d’euros. Les quatre hommes soupçonnés d’avoir fait partie du commando sont mis en examen et écroués dans les semaines qui suivent, mais les bijoux restent introuvables.Le musée le plus visité au monde se retrouve dans la tourmente: il a “privilégié les opérations visibles et attractives” au détriment de la sécurité, fustige la Cour des comptes. Fragilisée, sa présidente Laurence des Cars doit travailler avec le responsable de la restauration de la cathédrale Notre-Dame, Philippe Jost, chargé par la ministre de la Culture Rachida Dati, de “réorganiser en profondeur le musée”.Le musée est perturbé à la mi-décembre par un mouvement de grève contre le manque d’effectifs, la vétusté et le projet de rénovation, annoncé en début d’année par Emmanuel Macron, qui prévoit un nouvel accès et une salle spéciale pour la Joconde.- Ex-président en prison -Une première en France et dans l’Union européenne: l’ex-président français Nicolas Sarkozy est incarcéré, le 21 octobre à la prison parisienne de la Santé, après sa condamnation pour association de malfaiteurs dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.L’ancien chef de l’Etat, condamné le 25 septembre à cinq ans de prison, est incarcéré en vertu d’une mesure d'”exécution provisoire” qui permet l’application d’une peine sans attendre l’examen d’un recours. Libéré trois semaines plus tard, M. Sarkozy publie en décembre “Journal d’un prisonnier” où il raconte sa détention et indique qu’il ne s’associerait pas à un éventuel “front républicain” contre le Rassemblement national. Ce livre devient rapidement un succès de librairie.L’ex-président doit être jugé en appel pour cette même affaire, du 16 mars au 3 juin 2026, et risque un nouveau procès dans l’affaire liée de la rétractation de l’intermédiaire Ziad Takieddine.En février, il avait été le premier ancien président à être mis sous bracelet électronique après sa condamnation dans l’affaire dite des écoutes.La même mesure d’exécution provisoire a été appliquée contre la cheffe de file de l’extrême droite Marine Le Pen, condamnée en avril à une peine d’inéligibilité pour détournement de fonds dans l’affaire des assistants parlementaires européens.Elle est empêchée de se présenter à l’élection présidentielle, du moins jusqu’à son procès en appel, programmé en janvier et février 2026 avec un délibéré attendu quatre mois plus tard.- Valse de Premiers ministres -Michel Barnier, victime d’une motion de censure le 4 décembre 2024, laisse sa place au centriste et vétéran de la politique François Bayrou.Il est remercié neuf mois plus tard après l’échec d’un vote de confiance sur la question budgétaire, après avoir été durement secoué par le scandale des violences physiques et sexuelles au collège-lycée catholique de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques) où plusieurs de ses enfants avaient été scolarisés et où sa femme enseignait le catéchisme.Une commission d’enquête parlementaire pointe un “défaut d’action” de sa part quand il était ministre de l’Education, ce qu’il réfute. Mais il n’est pas mis en cause directement.Son successeur est un fidèle du président: Sébastien Lecornu met près d’un mois pour annoncer un gouvernement qui ne survivra que… 14 heures. Le record du gouvernement le plus court est pulvérisé.Renommé à Matignon quatre jours après sa démission, M. Lecornu présente un second gouvernement le 12 octobre, mêlant société civile, profils techniques et politiques. L’objectif est de boucler le projet de budget 2026 et d’échapper à la censure grâce à l’abstention des députés socialistes après la suspension de la réforme des retraites. Tâche ardue dont une première partie est réalisée le 16 décembre avec le vote du budget de la Sécurité sociale alors que le gouvernement doit gérer en même temps la colère agricole liée à l’accord UE-Mercosur et à l’épidémie de dermatose nodulaire qui touche les troupeaux de vaches dans le sud de la France.Mais l’échec des députés et sénateurs à s’entendre sur le budget en commission mixte paritaire, le 19 décembre, contraint le Premier ministre à préparer une loi spéciale pour assurer la continuité de l’Etat jusqu’à la reprise des débats parlementaires début 2026.- Le PSG sur le toit de l’Europe -Quatorze ans après son rachat par le Qatar, le Paris Saint-Germain (PSG) a enfin touché du doigt le Graal, en remportant le 31 mai à Munich la première Ligue des champions de son histoire, la deuxième pour le football français après le sacre de l’OM en 1993. Plus que le Ballon d’Or Ousmane Dembélé ou tout autre joueur, ce succès porte la signature de l’entraîneur Luis Enrique. Le technicien espagnol, arrivé aux commandes de l’équipe à l’été 2023, a profité du départ de Kylian Mbappé au Real Madrid en 2024 pour métamorphoser le jeu parisien, trop longtemps dépendant du talent de ses stars.Sous ses ordres, le collectif a pris le dessus sur les individualités et le PSG est devenu une véritable machine au fil de sa campagne européenne, terrassant des adversaires prestigieux comme Manchester City, Liverpool ou Arsenal avant un chef d’oeuvre en finale contre l’Inter Milan (5-0), le 31 mai à Munich. Le club ajoute à son palmarès, le 17 décembre, la première Coupe Intercontinentale du foot français, battant en finale le club brésilien de Flamengo.- Premiers plongeons dans la Seine –Pour la première fois depuis 1923, le public peut à nouveau se baigner dans la Seine à Paris, après d’importants travaux de dépollution. Plus d’un quart de siècle après la promesse faite par Jacques Chirac alors qu’il était maire de la capitale, les Parisiens et touristes ont pu, durant l’été, plonger et se rafraîchir dans trois zones de baignade aménagées sur le fleuve.Pour la maire de Paris, Anne Hidalgo, l’ouverture de la Seine aux baigneurs, “c’est aussi une façon d’adapter la ville aux évolutions de températures” avec des canicules de plus en plus fréquentes et intenses. L’expérience est un succès avec environ 100.000 baigneurs comptabilisés à la fin août.- Deux millions de signatures –Jamais une nouvelle loi n’avait suscité autant de signatures à son encontre: une pétition contre la loi Duplomb -loi favorisant l’agriculture productiviste, adoptée début juillet avec le soutien des macronistes LR et de l’extrême droite- a recueilli en quelques semaines plus de deux millions de signatures.Un mois plus tard, le Conseil constitutionnel censure l’article le plus décrié, la réintroduction sous conditions d’un pesticide interdit de la famille des néonicotinoïdes.Mais les deux autres grands volets de cette loi -simplifications administratives accordées aux plus gros élevages et construction d’ouvrages de stockage d’eau- sont validés par les Sages. Malgré son succès, la pétition ne permettra pas de revenir sur ces dispositions.- Une loi contre le narcotrafic -Adoptée par une large majorité au Parlement en avril, une loi contre les narcotrafics crée des quartiers de haute sécurité pour les trafiquants, un parquet spécialisé et de nouveaux outils d’investigation pour les enquêteurs. Au même moment, plusieurs prisons sont l’objet d’attaques (tirs d’armes automatiques et véhicules incendiés) imputées au narcotrafic. Arrêté en février à l’issue de neuf mois de cavale après une évasion meurtrière, le narcotrafiquant Mohamed Amra est l’un des premiers à intégrer, en juillet, ces nouveaux quartiers de haute sécurité, à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).En novembre, Marseille est ébranlée par le meurtre du frère d’un militant écologiste engagé contre le narcobanditisme, un “crime d’intimidation”, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Emmanuel Macron se rend le 16 décembre sur la tombe du jeune marseillais et promet d’intensifier la “guerre” contre le narcotrafic.- Têtes de cochon et peinture: le spectre de l’ingérence -Après les mains rouges sur le Mur des Justes au Mémorial de la Shoah et des cercueils au pied de la tour Eiffel en 2024, la France est à nouveau l’objet d’actions chocs destinées à “semer le trouble” et “créer des fractures”.Fin avril, le Mémorial de la Shoah est visé, ainsi que trois synagogues, par des jets de peinture. Trois Serbes sont inculpés et écroués, suspectés d’avoir dégradé ces lieux “dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère”, possiblement la Russie.En septembre, des têtes de porc, animal considéré comme impur par l’islam, sont déposées devant des mosquées, à Paris et en région parisienne, “par des personnes de nationalité étrangère qui ont aussitôt quitté le territoire”, selon le Parquet qui dénonce “une volonté manifeste de provoquer le trouble au sein de la nation”.- Sans aveux, ni remords –Un procès sans corps de victime, sans aveux, ni remords de l’accusé: le procès de Cédric Jubillar pour le meurtre de son épouse Delphine captive médias et public. Le peintre-plaquiste de 38 ans reste inébranlable dans les dénégations: a-t-il étranglé l’infirmière de 33 ans avec laquelle il était en instance de séparation? Il nie pendant près d’un mois devant la cour d’assises d’Albi (Tarn).Il est condamné le 17 octobre à 30 ans de réclusion criminelle, verdict pour lequel il fait appel. “On condamne un homme sans corps, sans scène de crime, sans preuves, avec un faisceau d’indices”, selon l’un de ses avocats. C’est un homme “autocentré sans aucune remise en question” et qui “n’a donné aucune information sur l’endroit où se trouve le corps de son épouse”, estime, au contraire, la cour.Autre affaire hors norme, l’anesthésiste Frédéric Péchier est condamné, le 18 décembre, à la perpétuité pour 30 empoisonnements de patients dans des cliniques à Besançon, dont 12 décès, verdict contre lequel il va faire appel.- C8 et TPMP boutés hors de la TNT -Le 28 février à minuit, les écrans deviennent noirs sur les canaux 8 et 12 de la TNT. Dans une décision inédite, prenant une tournure politique, le régulateur de l’audiovisuel (Arcom) a décidé de ne pas renouveler les fréquences des chaînes NRJ 12 et C8.Cette dernière, propriété du groupe Canal+, détenu par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, paie des “manquements réitérés” de la chaîne, essentiellement à cause des dérapages de son animateur star Cyril Hanouna dans son émission “Touche pas à mon poste (TPMP)”, qui a cumulé plus de 7 millions d’euros d’amendes.Près de deux millions de téléspectateurs la suivaient en moyenne, jusqu’à presque 3,7 millions pour le dernier show. Cyril Hanouna y annonce rebondir sur W9, au sein du groupe M6. S’en suit un grand chamboulement des numérotations des chaînes de la TNT et l’arrivée de deux nouvelles chaînes.