Israel’s settlement plan in occupied West Bank draws criticism

Israel announced Thursday the creation of 22 new settlements in the occupied West Bank, drawing sharp condemnation from Britain, Jordan and others already at odds with the country over its Gaza war.London called the move a “deliberate obstacle” to Palestinian statehood, while UN chief Antonio Guterres’ spokesman said it pushed efforts towards a two-state solution “in the wrong direction”.Israeli settlements in the West Bank are regularly condemned by the United Nations as illegal under international law and are seen as a major obstacle to lasting peace.The decision, taken by Israel’s security cabinet, was announced by far-right Finance Minister Bezalel Smotrich, himself a settler, and Defence Minister Israel Katz, who oversees the communities.”We have made a historic decision for the development of settlements: 22 new communities in Judea and Samaria, renewing settlement in the north of Samaria, and reinforcing the eastern axis of the State of Israel,” Smotrich said on X, using the Israeli terms for the southern and northern West Bank, which it has occupied since 1967.”Next step: sovereignty!” he added.Katz said the initiative “changes the face of the region and shapes the future of settlement for years to come”.Not all of the 22 settlements are new. Some are existing outposts, while others are neighbourhoods of settlements that will become independent communities, according to the left-wing Israeli NGO Peace Now.Hamas accused Israel of “accelerating steps to Judaize Palestinian land within a clear annexation project”.”This is a blatant defiance of the international will and a grave violation of international law and United Nations resolutions,” Gaza’s Islamist rulers said.Britain’s minister for the Middle East, Hamish Falconer, said the plan imperils “the two-state solution” and does not protect Israel.Jordan called the decision illegal and said it “undermines prospects for peace by entrenching the occupation”.”We stand against any and all” expansion of the settlements, UN spokesman Stephane Dujarric said, repeating calls for Israel to halt such activity, which he said blocks peace and economic development.On Telegram, the right-wing Likud party of Prime Minister Benjamin Netanyahu called the move a “once-in-a-generation decision” and said it “includes the establishment of four communities along the eastern border with Jordan, as part of strengthening Israel’s eastern backbone”.A map posted by the party showed the 22 sites scattered across the territory.- ‘Heritage of our ancestors’ -Two of the settlements, Homesh and Sa-Nur, are particularly symbolic.Located in the north of the West Bank, they are resettlements, having been evacuated in 2005 as part of Israel’s disengagement from Gaza, promoted by then prime minister Ariel Sharon.Netanyahu’s government, formed in December 2022 with the support of far-right and ultra-Orthodox parties, is the most right-wing in Israel’s history.Human rights groups and anti-settlement NGOs say a slide towards at least de facto annexation of the occupied West Bank has gathered pace, particularly since the start of the Gaza war triggered by Hamas’s October 2023 attack on Israel.”The Israeli government no longer pretends otherwise: the annexation of the occupied territories and expansion of settlements is its central goal,” Peace Now said in a statement.In his announcement, Smotrich offered a pre-emptive defence of the move, saying: “We have not taken a foreign land, but the heritage of our ancestors.”Some European governments have moved to sanction individual settlers, as did the United States under former president Joe Biden — though those measures were lifted under Donald Trump.The announcement comes ahead of an international conference led by France and Saudi Arabia at the United Nations next month aimed at reviving the two-state solution.

Nouveaux pourparlers : Moscou dit attendre une réponse de Kiev, qui l’accuse de gagner du temps

Le Kremlin a dit jeudi attendre la réponse de Kiev concernant sa proposition de nouveaux pourparlers à Istanbul lundi prochain, l’Ukraine, qui accuse la Russie de gagner du temps, demandant de son côté les conditions de Moscou avant toute rencontre.”Pour autant que je sache, aucune réponse n’a encore été reçue (…). Nous devons attendre la réponse de la partie ukrainienne”, a dit lors de son briefing quotidien Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, au sujet de cette proposition de nouvelle rencontre à Istanbul après celle du 16 mai, qui n’avait rien donné à part un échange de prisonniers.L’Ukraine n’a pas refusé cette rencontre, proposée par Moscou après que le président américain Donald Trump a estimé que son homologue russe Vladimir Poutine “jouait avec le feu”. Mais Kiev a souligné mercredi vouloir connaître à l’avance le contenu du “mémorandum” russe censé exposer les conditions de Moscou afin de parvenir à un accord de paix durable.Jeudi, Dmitri Peskov a rejeté cette “exigence” de Kiev.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé une nouvelle “manoeuvre” de la Russie, l’accusant de tout faire pour rendre les pourparlers “vides de sens”.Le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Gueorguiï Tykhiï, a lui estimé que la réticence de Moscou à envoyer son mémorandum “suggère qu’il contient vraisemblablement des ultimatums irréalistes”.Relancés mi-février par Washington, les pourparlers pour parvenir à un règlement diplomatique du conflit, déclenché en février 2022 par l’attaque russe à grande échelle contre l’Ukraine, n’ont pour l’heure pas donné de résultats.Des délégations russe et ukrainienne s’étaient retrouvées lors de discussions le 16 mai à Istanbul, les premières depuis le printemps 2022.La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a indiqué jeudi à la télévision russe que la Russie prévoyait d’envoyer lundi prochain la “même” équipe qu’au premier cycle de négociations.La délégation russe était menée par Vladimir Medinski, un conseiller de second plan, déjà chargé des pourparlers du printemps 2022 qui avaient échoué.La composition de la délégation russe avait été vue par Kiev comme un signe que Moscou ne prenait pas ce processus au sérieux.- Sanctions -Ces échanges à Istanbul n’avaient pas permis de percée.Les positions officielles des deux belligérants semblent difficilement conciliables : la Russie exige notamment que l’Ukraine renonce à jamais à rejoindre l’Otan et lui cède les cinq régions dont elle revendique l’annexion.Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lui appelé Russie et Ukraine à ne pas “fermer la porte” au dialogue, disant être en contact avec les deux parties et espérer la reprise lundi de pourparlers en Turquie.Volodymyr Zelensky a assuré jeudi que la Russie cherchait à “faire durer la guerre”, et a appelé à imposer de nouvelles sanctions pour accroître la pression.Le président américain Donald Trump, qui s’est rapproché de Moscou pour faire avancer les négociations, a adopté ces derniers jours un ton plus dur à l’égard de son homologue russe du fait de la poursuite de bombardements russes meurtriers en Ukraine.M. Trump a toutefois écarté mercredi, pour l’heure, de nouvelles sanctions américaines contre Moscou, disant ne pas vouloir “faire capoter” un accord de paix avec de telles mesures.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, lors d’un appel téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov, a appelé à des négociations “de bonne foi” avec l’Ukraine, selon Washington.- Au moins sept civils tués -Sur le terrain, les attaques nocturnes entre les deux camps se poursuivent.Jeudi matin, l’armée russe a affirmé avoir neutralisé pendant la nuit 48 drones ukrainiens. Un drone a notamment percuté un immeuble du sud-ouest de Moscou, ne causant que de légers dégâts matériels.”C’est en Russie que les gens ont besoin de ressentir ce qu’est la guerre pour être ouverts à la diplomatie”, a estimé jeudi Volodymyr Zelensky.Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’armée de l’air ukrainienne a pour sa part affirmé que le pays avait subi une attaque de 90 drones et a dit avoir détruit 56 de ces cibles.Les autorités ukrainiennes ont affirmé jeudi qu’au moins sept civils avaient été tués par des frappes russes.Jeudi, le ministère russe de la Défense a affirmé que ses troupes s’étaient emparées de deux villages ukrainiens dans la région de Donetsk (est), épicentre des combats, ainsi que d’une autre localité dans la région de Kharkiv (nord-est).

Nouveaux pourparlers : Moscou dit attendre une réponse de Kiev, qui l’accuse de gagner du temps

Le Kremlin a dit jeudi attendre la réponse de Kiev concernant sa proposition de nouveaux pourparlers à Istanbul lundi prochain, l’Ukraine, qui accuse la Russie de gagner du temps, demandant de son côté les conditions de Moscou avant toute rencontre.”Pour autant que je sache, aucune réponse n’a encore été reçue (…). Nous devons attendre la réponse de la partie ukrainienne”, a dit lors de son briefing quotidien Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, au sujet de cette proposition de nouvelle rencontre à Istanbul après celle du 16 mai, qui n’avait rien donné à part un échange de prisonniers.L’Ukraine n’a pas refusé cette rencontre, proposée par Moscou après que le président américain Donald Trump a estimé que son homologue russe Vladimir Poutine “jouait avec le feu”. Mais Kiev a souligné mercredi vouloir connaître à l’avance le contenu du “mémorandum” russe censé exposer les conditions de Moscou afin de parvenir à un accord de paix durable.Jeudi, Dmitri Peskov a rejeté cette “exigence” de Kiev.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé une nouvelle “manoeuvre” de la Russie, l’accusant de tout faire pour rendre les pourparlers “vides de sens”.Le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Gueorguiï Tykhiï, a lui estimé que la réticence de Moscou à envoyer son mémorandum “suggère qu’il contient vraisemblablement des ultimatums irréalistes”.Relancés mi-février par Washington, les pourparlers pour parvenir à un règlement diplomatique du conflit, déclenché en février 2022 par l’attaque russe à grande échelle contre l’Ukraine, n’ont pour l’heure pas donné de résultats.Des délégations russe et ukrainienne s’étaient retrouvées lors de discussions le 16 mai à Istanbul, les premières depuis le printemps 2022.La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a indiqué jeudi à la télévision russe que la Russie prévoyait d’envoyer lundi prochain la “même” équipe qu’au premier cycle de négociations.La délégation russe était menée par Vladimir Medinski, un conseiller de second plan, déjà chargé des pourparlers du printemps 2022 qui avaient échoué.La composition de la délégation russe avait été vue par Kiev comme un signe que Moscou ne prenait pas ce processus au sérieux.- Sanctions -Ces échanges à Istanbul n’avaient pas permis de percée.Les positions officielles des deux belligérants semblent difficilement conciliables : la Russie exige notamment que l’Ukraine renonce à jamais à rejoindre l’Otan et lui cède les cinq régions dont elle revendique l’annexion.Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lui appelé Russie et Ukraine à ne pas “fermer la porte” au dialogue, disant être en contact avec les deux parties et espérer la reprise lundi de pourparlers en Turquie.Volodymyr Zelensky a assuré jeudi que la Russie cherchait à “faire durer la guerre”, et a appelé à imposer de nouvelles sanctions pour accroître la pression.Le président américain Donald Trump, qui s’est rapproché de Moscou pour faire avancer les négociations, a adopté ces derniers jours un ton plus dur à l’égard de son homologue russe du fait de la poursuite de bombardements russes meurtriers en Ukraine.M. Trump a toutefois écarté mercredi, pour l’heure, de nouvelles sanctions américaines contre Moscou, disant ne pas vouloir “faire capoter” un accord de paix avec de telles mesures.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, lors d’un appel téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov, a appelé à des négociations “de bonne foi” avec l’Ukraine, selon Washington.- Au moins sept civils tués -Sur le terrain, les attaques nocturnes entre les deux camps se poursuivent.Jeudi matin, l’armée russe a affirmé avoir neutralisé pendant la nuit 48 drones ukrainiens. Un drone a notamment percuté un immeuble du sud-ouest de Moscou, ne causant que de légers dégâts matériels.”C’est en Russie que les gens ont besoin de ressentir ce qu’est la guerre pour être ouverts à la diplomatie”, a estimé jeudi Volodymyr Zelensky.Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’armée de l’air ukrainienne a pour sa part affirmé que le pays avait subi une attaque de 90 drones et a dit avoir détruit 56 de ces cibles.Les autorités ukrainiennes ont affirmé jeudi qu’au moins sept civils avaient été tués par des frappes russes.Jeudi, le ministère russe de la Défense a affirmé que ses troupes s’étaient emparées de deux villages ukrainiens dans la région de Donetsk (est), épicentre des combats, ainsi que d’une autre localité dans la région de Kharkiv (nord-est).

Tourisme ou nature: le dilemme brûlant de la dune du Pilat après les incendies

Trois ans après les incendies ravageurs de l’été 2022, la reconstruction contestée des campings autour de la dune du Pilat (Gironde) alimente un débat plus large sur l’avenir du site, entre défis environnementaux et enjeux touristiques.Quelques jours avant le pont de l’Ascension, premier pic de fréquentation du site qui draine 2 millions de visiteurs chaque année, des ganivelles (clôtures en bois), surmontées de panneaux “interdiction de stationner”, bordent la route sur des kilomètres.A l’été 2022, l’embrasement d’une camionnette sous les pins avait déclenché le premier des incendies qui ont ravagé plus de 30.000 hectares de forêt girondine dont 7.000 accolés à la dune, à la Teste-de-Buch.- “Route du paradis” – L’unique parking de ce site classé depuis les années 1990, géré par un syndicat mixte, a été rénové, sans s’agrandir, éloignant les voitures avec une large zone piétonne, ensablée et dotée de grands panneaux explicatifs.”C’est un site naturel ouvert, on ne peut pas le limiter, mais on doit trouver un point d’équilibre, explique la présidente du syndicat mixte Nathalie Le Yondre. On communique énormément pour étaler la fréquentation et on mise beaucoup sur la sensibilisation, la médiation”. En haut de la plus grande dune d’Europe, à 101 mètres d’altitude, les touristes et écoliers venus des communes voisines, d’Espagne ou d’Allemagne, savourent la vue sur la pointe du Cap Ferret, l’océan Atlantique… et au loin, des bungalows installés à flanc de dune.Sur les cinq campings brûlés en 2022, dont certains étaient en contentieux avec l’État, deux n’ont rouvert que partiellement, épinglés pour des réaménagements non conformes, et un autre a été fermé administrativement.Sur ce dernier, dont les travaux ont été gelés en mars dernier, des bâtiments en béton et des murs de soutènement ont été érigés, loin de la promesse d’Emmanuel Macron en 2022 d'”aider à reconstruire” mais “aux normes”.”La route du paradis commence ici… mais là, ils détruisent, ils bétonnent”, regrette le chef-cuisinier d’un restaurant d’une plage populaire au sud de la dune.Pour Jacques Storelli, président d’une association environnementale qui a attaqué les autorisations à reconstruire, “ahurissantes”, délivrées en 2023, “le site a été foutu en l’air et la remise en état sera très compliquée”.- “Occasion manquée” -Dans un rapport de 2024, l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable avait jugé “déplorable” que la “reconstruction” ait “pris le pas” sur “la préservation paysagère du site”.Le syndicat mixte a “pris acte des recommandations du rapport” et a depuis “reporté” la candidature de la dune du Pilat au label “grand site de France”, qui réunit les espaces touristiques exceptionnels du pays.”C’est une vraie occasion manquée”, regrette le conseiller régional et élu municipal d’Arcachon Vital Baude.Pour cet écologiste, après les incendies, il aurait fallu “envisager le site comme un monument naturel et pas comme un équipement touristique. Mais l’émotion a pris le dessus, l’État n’a pas voulu se dédire”.La dune du Pilat, longue de près de 3 km, recule chaque année vers la forêt, sous l’effet des vents de l’Atlantique, selon les scientifiques.”L’ancienne piscine du camping est aujourd’hui sous le sable”, raconte Franck Couderc, gestionnaire du camping de la Dune, fondé dans les années 1960, et rendu célèbre sous le nom “Les flots bleus” dans le film à succès “Camping”, tourné avec Franck Dubosc en 2006.Pour ce dirigeant, le seul de la zone qui a répondu aux sollicitations de l’AFP, “on est tous ouverts à partir. De toute façon, dans 15 ans maximum, on disparaîtra. En attendant, on représente 300 emplois directs et indirects dans la zone”.”Nos détracteurs nous présentent comme obnubilés par le fric, mais ici, on se limite, c’est notre kif d’être dans un espace réduit, humain, sans surpopulation.””Ailleurs, il y aura de la place pour faire de grands campings avec toboggans et piscines géantes, et là vous l’aurez le surtourisme”, avertit le gestionnaire, dont un tiers des mobile-homes installés après les incendies, fermés par l’administration, sont “en train d’être régularisés”.La mairie de la Teste-de-Buch, qui assurait après les incendies qu'”un euro dépensé par campeur” entraînait trois euros de dépenses sur tout le territoire, n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

Tourisme ou nature: le dilemme brûlant de la dune du Pilat après les incendies

Trois ans après les incendies ravageurs de l’été 2022, la reconstruction contestée des campings autour de la dune du Pilat (Gironde) alimente un débat plus large sur l’avenir du site, entre défis environnementaux et enjeux touristiques.Quelques jours avant le pont de l’Ascension, premier pic de fréquentation du site qui draine 2 millions de visiteurs chaque année, des ganivelles (clôtures en bois), surmontées de panneaux “interdiction de stationner”, bordent la route sur des kilomètres.A l’été 2022, l’embrasement d’une camionnette sous les pins avait déclenché le premier des incendies qui ont ravagé plus de 30.000 hectares de forêt girondine dont 7.000 accolés à la dune, à la Teste-de-Buch.- “Route du paradis” – L’unique parking de ce site classé depuis les années 1990, géré par un syndicat mixte, a été rénové, sans s’agrandir, éloignant les voitures avec une large zone piétonne, ensablée et dotée de grands panneaux explicatifs.”C’est un site naturel ouvert, on ne peut pas le limiter, mais on doit trouver un point d’équilibre, explique la présidente du syndicat mixte Nathalie Le Yondre. On communique énormément pour étaler la fréquentation et on mise beaucoup sur la sensibilisation, la médiation”. En haut de la plus grande dune d’Europe, à 101 mètres d’altitude, les touristes et écoliers venus des communes voisines, d’Espagne ou d’Allemagne, savourent la vue sur la pointe du Cap Ferret, l’océan Atlantique… et au loin, des bungalows installés à flanc de dune.Sur les cinq campings brûlés en 2022, dont certains étaient en contentieux avec l’État, deux n’ont rouvert que partiellement, épinglés pour des réaménagements non conformes, et un autre a été fermé administrativement.Sur ce dernier, dont les travaux ont été gelés en mars dernier, des bâtiments en béton et des murs de soutènement ont été érigés, loin de la promesse d’Emmanuel Macron en 2022 d'”aider à reconstruire” mais “aux normes”.”La route du paradis commence ici… mais là, ils détruisent, ils bétonnent”, regrette le chef-cuisinier d’un restaurant d’une plage populaire au sud de la dune.Pour Jacques Storelli, président d’une association environnementale qui a attaqué les autorisations à reconstruire, “ahurissantes”, délivrées en 2023, “le site a été foutu en l’air et la remise en état sera très compliquée”.- “Occasion manquée” -Dans un rapport de 2024, l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable avait jugé “déplorable” que la “reconstruction” ait “pris le pas” sur “la préservation paysagère du site”.Le syndicat mixte a “pris acte des recommandations du rapport” et a depuis “reporté” la candidature de la dune du Pilat au label “grand site de France”, qui réunit les espaces touristiques exceptionnels du pays.”C’est une vraie occasion manquée”, regrette le conseiller régional et élu municipal d’Arcachon Vital Baude.Pour cet écologiste, après les incendies, il aurait fallu “envisager le site comme un monument naturel et pas comme un équipement touristique. Mais l’émotion a pris le dessus, l’État n’a pas voulu se dédire”.La dune du Pilat, longue de près de 3 km, recule chaque année vers la forêt, sous l’effet des vents de l’Atlantique, selon les scientifiques.”L’ancienne piscine du camping est aujourd’hui sous le sable”, raconte Franck Couderc, gestionnaire du camping de la Dune, fondé dans les années 1960, et rendu célèbre sous le nom “Les flots bleus” dans le film à succès “Camping”, tourné avec Franck Dubosc en 2006.Pour ce dirigeant, le seul de la zone qui a répondu aux sollicitations de l’AFP, “on est tous ouverts à partir. De toute façon, dans 15 ans maximum, on disparaîtra. En attendant, on représente 300 emplois directs et indirects dans la zone”.”Nos détracteurs nous présentent comme obnubilés par le fric, mais ici, on se limite, c’est notre kif d’être dans un espace réduit, humain, sans surpopulation.””Ailleurs, il y aura de la place pour faire de grands campings avec toboggans et piscines géantes, et là vous l’aurez le surtourisme”, avertit le gestionnaire, dont un tiers des mobile-homes installés après les incendies, fermés par l’administration, sont “en train d’être régularisés”.La mairie de la Teste-de-Buch, qui assurait après les incendies qu'”un euro dépensé par campeur” entraînait trois euros de dépenses sur tout le territoire, n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

Syrie: l’envoyé spécial américain appelle à un “pacte de non-agression” avec Israël 

L’émissaire américain pour la Syrie, Thomas Barrack, a appelé jeudi depuis Damas au dialogue entre la Syrie et Israël, qui sont toujours en état de guerre, en commençant par un “pacte de non-agression”.M. Barrack est arrivé jeudi dans la capitale syrienne pour une visite marquant une nouvelle étape dans le rapprochement entre les nouvelles autorités islamistes et les Etats-Unis.”Le problème entre la Syrie et Israël peut être résolu, et cela commence par un dialogue”, a déclaré le diplomate à la chaîne saoudienne Al-Arabiya. “Nous devons commencer avec juste un accord de non-agression (…), parler (…) des frontières et commencer une nouvelle relation” entre les pays voisins, a-t-il ajouté.Il avait auparavant inauguré, aux côtés du ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, la résidence de l’ambassadeur américain dans la capitale syrienne.L’ambassade américaine en Syrie avait été fermée lors de la répression par le président déchu Bachar al-Assad d’un soulèvement pacifique en 2011 qui a dégénéré en guerre civile.Le dernier ambassadeur en poste, Robert Ford, avait été déclaré persona non grata après avoir défié le pouvoir en se rendant en 2011 à Hama, ville assiégée par l’armée au nord de Damas, où se déroulait une manifestation monstre contre le régime.- Accord énergétique –    Depuis la chute d’Assad, renversé par une coalition islamiste en décembre, les relations entre le nouveau pouvoir syrien et les Etats-Unis se sont progressivement améliorées.Le président Donald Trump a rencontré à Ryad le 14 mai le président intérimaire syrien Ahmad al-Chareh, après avoir annoncé la levée des sanctions américaines contre la Syrie.Le président américain a assuré, à l’issue de la rencontre, que le dirigeant syrien était disposé à accéder à sa demande d’une normalisation des relations avec Israël, avec qui la Syrie est officiellement en guerre depuis 1948.Depuis la chute d’Assad, Israël a mené des centaines de frappes sur le territoire syrien en ciblant des sites militaires. Les dernières frappes remontent à début mai, avant la rencontre Chareh-Trump.Israël a également envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l’ONU sur le plateau du Golan, dont il occupe et a annexé une partie, et au-delà. L’envoyé spécial du président Trump a rencontré jeudi Ahmad al-Chareh au palais présidentiel.Il a assisté à ses côtés à la signature d’un accord énergétique de 7 milliards de dollars avec un consortium regroupant des entreprises des Etats-Unis, du Qatar et de la Turquie, visant à réhabiliter le secteur électrique syrien ravagé par la guerre.”Une semaine seulement après l’annonce du Président Trump de lever les sanctions, nous avons déjà débloqué des milliards de dollars d’investissements internationaux pour la Syrie”, a commenté M. Barrack sur X.Le ministère syrien des Affaires étrangères a lui mis en avant que l’accord montre l’ouverture des nouvelles autorités aux partenariats régionaux et internationaux. Selon les autorités syriennes, ce projet “historique” prévoit la production de 5.000 mégawatts, couvrant environ 50% des besoins en électricité du pays, dont les infrastructures ont été détruites par une guerre de près de 14 ans qui a fait plus d’un demi-million de morts.

Face à l’inconstance de la politique commerciale américaine, les exportateurs chinois toujours sur pause

“Nous restons prudents”: dans l’une des villes portuaires les plus actives du monde, les exportateurs chinois évoquent un horizon flou, alors qu’ils tentent de naviguer dans le maelström commercial déclenché par l’évolution incessante de la politique tarifaire américaine.Les fournisseurs de la ville orientale de Ningbo – qui abrite le troisième plus grand port à conteneurs du monde – sont comme embarqués dans des montagne russes depuis que le président américain Donald Trump a annoncé en avril de lourdes taxes sur presque tous les partenaires commerciaux.Dernier rebondissement en date: mercredi, une cour fédérale américaine a bloqué la plupart des droits de douane américains, y compris ceux imposés à la Chine séparément en utilisant une loi d’urgence, mais cette nouvelle n’a pas offert beaucoup de réconfort.”En raison de l’appel formé par l’administration Trump (après cette décision judiciaire), l’incertitude demeure, donc nous restons prudents”, déclare Han Zhongkai, employé dans une entreprise technologique fabriquant notamment des montres intelligentes.D’autres exportateurs, participant à une foire commerciale transfrontalière à Ningbo, ont eux aussi jugé auprès de l’AFP qu’ils étaient face à un avenir incertain. Leur marchandise est parfois bloquée au port.Après l’annonce des droits de douane de Trump en avril, Pékin et Washington se sont engagés dans une escalade réciproque avec des montants à trois chiffres de chaque côté.”(Les clients américains) ont cessé de commander. Avant cela, de nombreux clients étrangers avaient déjà envoyé leurs marchandises à notre entrepôt et celles-ci étaient prêtes à être expédiées”, témoigne Li Jie, 28 ans, qui travaille pour la compagnie de transport Freight Service Limited.Après l’augmentation des droits de douane, “ils nous ont informés que – pour le moment – nous devions garder les marchandises dans notre entrepôt”.A la foire de Ningbo, des centaines d’exportateurs vendant de tout, des meubles aux petits appareils électroniques et jouets pour bébés, se bousculent pour essayer de capter l’attention de clients potentiels.Malgré la suspension en mai pour 90 jours de la majeure partie des droits de douane, après une réunion entre des responsables chinois et américains à Genève, l’incertitude reste de mise.”Les commandes des États-Unis ont pour l’essentiel été suspendues”, déclare le chef d’entreprise Xiao Chuan, assis à son stand où sont exposées des enseignes LED multicolores en différentes langues.”Une commande était presque prête à être passée, mais  pourrait être retardée en raison des préoccupations sur les droits de douane. Depuis le récent ajustement, les clients adoptent une approche attentiste, incertains quant à la survenue d’autres changements.”- Pas digne de confiance -Face à l’imprévisibilité du marché américain, beaucoup se tournent vers d’autres pays pour écouler leurs marchandises.Les exportations chinoises vers la Thaïlande, l’Indonésie et le Vietnam ont ainsi enregistré une hausse à deux chiffres en avril.”Les pays d’Asie du Sud-Est ont de fait beaucoup gagné. De nombreuses usines transfèrent progressivement leurs approvisionnements hors de Chine, passant des commandes de fabrication” dans ces pays, estime Li Jie.À un dépôt de conteneurs près due port, un employé, affirmant se nommer Huang, assure lui aussi que les fabricants sont en plein processus de diversification.”Le monde ne tourne pas uniquement autour de l’Amérique. Nous trouverons finalement des débouchés alternatifs pour rediriger ces produits”, confie-t-il à l’AFP, entourés de centaines de conteneurs – les roses de la société japonaise ONE, les bleus ciel du danois Maersk et les bordeaux du sud-coréen HMM.Cependant, les volumes de commandes quotidienne ont récemment diminué, reconnait-il. “Bien que les droits de douane aient maintenant été réduits, l’incertitude subsiste concernant d’éventuelles augmentations futures”, explique-t-il.Un pic d’expéditions vers les États-Unis a été observé en mai, lors de la réduction des taxes douanières, mais cela ne pourrait qu’être qu’un sursaut, dû notamment à des commandes en retard.Pour Xiao Chuan, le vendeur d’enseignes lumineuses LED, de nouvelles commandes ne viendront que lorsque la politique tarifaire se sera stabilisée.Selon Huang, les expéditions vers les États-Unis vont probablement se poursuivre, mais avec “des marges de profit plus serrées et des volumes réduits”.”Je ne trouve pas la crédibilité américaine particulièrement digne de confiance ces jours-ci”, juge-t-il. Et d’appuyer: “honnêtement, le gouvernement américain donne souvent l’impression d’opérations bâclées”.

White House slams ‘blatantly wrong’ court decision blocking Trump tariffs

The White House on Thursday blasted a federal court’s decision to block many of President Donald Trump’s sweeping tariffs, marking a major setback to his trade strategy.Since returning to the presidency in January, Trump has moved to redraw his country’s trade ties with the world while using tariffs as a negotiating tactic to pressure foreign governments to the table.But the stop-start rollout of levies, impacting both friend and foe, has roiled markets and snarled supply chains.The three-judge Court of International Trade ruled Wednesday that Trump had overstepped his authority, and barred most of the duties announced since he took office.The White House called this ruling “blatantly wrong” on social media, expressing confidence that the decision would be overturned on appeal.Attorneys for the Trump administration have filed an appeal against the ruling, which gave the White House 10 days to complete the process of halting affected tariffs.- ‘Nothing’s really changed -Trump’s trade adviser Peter Navarro told Bloomberg Television: “Nothing’s really changed.””If anybody thinks this caught the administration by surprise, think again,” he added.Kevin Hassett, director of the National Economic Council, told Fox Business that although officials have other options that would “take a couple of months” to implement, they are not planning to pursue these right now.He insisted that “hiccups” because of decisions by “activist judges” would not affect negotiations with other trading partners, adding that three deals are close to finalization.Trump’s global trade war has roiled markets with import levies aimed at punishing economies that sell more to the United States than they buy.He argued that resulting trade deficits and the threat posed by drug smuggling constituted a “national emergency” that justified the widespread tariffs — which the court ruled against.White House spokesman Kush Desai earlier said: “It is not for unelected judges to decide how to properly address a national emergency.”- China: ‘cancel wrongful tariffs’ -Trump has been using tariffs as leverage in trade negotiations, including with the European Union and China.Beijing — which was hit by additional 145 percent tariffs before they were temporarily reduced to give space for negotiations — reacted by saying Washington should scrap the levies.”China urges the United States to heed the rational voices from the international community and domestic stakeholders and fully cancel the wrongful unilateral tariff measures,” said commerce ministry spokeswoman He Yongqian.Canadian Prime Minister Mark Carney said his government welcomed the court decision, but warned that trade ties remain “profoundly and adversely threatened” by the remaining sector-specific levies and further threats.Japan’s tariffs envoy Ryosei Akazawa said Tokyo would study the ruling, as he left for a fourth round of talks in Washington.Trump unveiled sweeping import duties on nearly all trading partners in April, at a baseline 10 percent — plus steeper levies on dozens of economies including China and the EU, which have since been paused.The US court’s ruling also quashes duties that Trump imposed on Canada, Mexico and China separately using emergency powers.But it leaves intact 25 percent duties on imported autos, steel and aluminum.Asian markets rallied Thursday but US indexes were mixed around midday. Europe closed slightly down as realization sank in that the decision might not be a definitive moment.- ‘Extraordinary threat’ -The federal trade court was ruling in two separate cases — brought by businesses and a coalition of state governments — arguing that the president had violated Congress’s power of the purse.The judges said the cases rested on whether the International Emergency Economic Powers Act of 1977 (IEEPA) delegate such powers to the president “in the form of authority to impose unlimited tariffs on goods from nearly every country in the world.””The court does not read IEEPA to confer such unbounded authority and sets aside the challenged tariffs imposed thereunder,” they said. The judges stated that any interpretation of the IEEPA that “delegates unlimited tariff authority is unconstitutional.”Analysts at London-based research group Capital Economics said the case may end up with the Supreme Court, but would be unlikely to mark the end of the tariff war.Trump could explore other sections of US law or seek congressional approval for tariffs.burs-amc-dk-bys/st

La Bourse de Paris termine en léger recul

La Bourse de Paris a fini en léger recul, après une séance passée à s’interroger sur la portée de la décision de juges fédéraux américains de bloquer l’application des droits de douane imposés par Donald Trump aux États-Unis.Le CAC 40 a perdu 0,11% à 7.779,72 points, en recul de 8,38 points. Mercredi, l’indice vedette parisien avait terminé en baisse de 0,49%.Trois juges du tribunal de commerce international des États-Unis (ITC) ont estimé que les surtaxes que l’administration Trump impose sur ses importations relevaient d’une prérogative du Congrès et que le président américain avait ainsi outrepassé les pouvoirs dont il dispose.Ils ont considéré que le président ne pouvait pas invoquer la loi d’urgence économique de 1977, utilisée pour justifier l’usage de décrets présidentiels, pour “imposer une surtaxe illimitée sur les produits provenant de quasiment tous les pays”.Les Bourses ont d’abord salué cette décision, avec des hausses solides, mais cette “première euphorie s’est dissipée”, résume Andreas Lipkow, analyste indépendant.”Il ne faut pas oublier que ce sont précisément les droits de douane américains tant redoutés qui ont provoqué la fuite de nombreux capitaux vers l’Europe”, a-t-il ajouté.Les places financières du Vieux continent profitent, depuis le début de l’année, d’un regain d’intérêt des investisseurs internationaux, au contraire de leurs homologues américaines, plombées par les incertitudes liées à la politique erratique de Donald Trump.Par ailleurs, le recours en appel du président contre cette décision pourrait “marquer le début d’un long bras de fer entre les tribunaux et la Maison Blanche, et les droits de douane pourraient malgré tout être mis en œuvre”, estime Kathleen Brooks, directrice de recherche pour XTB. Cela “explique que la dynamique boursière n’ait pas duré”, a ajouté l’analyste.En bref, il s’agit d’un “soulagement de courte durée, qui introduit une plus grande ambiguïté quant à l’orientation de la politique commerciale future des États-Unis”, estime Gregory Daco, économiste chez EY.Côté obligataire, l’emprunt à dix ans français atteignait 3,17%, contre 3,22% la veille à la clôture.Soitec reprend des couleursSoitec, spécialiste de la conception de matériaux semi-conducteurs, a repris des couleurs jeudi, prenant 3,57% à 46,07 euros, au lendemain d’une violente chute de plus de 20% de son action après l’annonce du retrait de l’ensemble de ses prévisions de résultats pour l’année fiscale en cours.Il a profité, comme l’ensemble du secteur, des bons résultats trimestriels publiés par le champion américain des semi-conducteurs Nvidia, baromètre du secteur.Son compatriote STMicroelectronics a lui pris jusqu’à plus de 4% au cours de la séance, avant de s’essouffler et de finir avec une hausse de 0,81% à 22,53 euros.