Gaza: le Hamas pas satisfait par une nouvelle proposition de trêve américaine

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a indiqué jeudi soir que la nouvelle proposition américaine de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, acceptée par Israël selon la Maison Blanche, ne répondait pas à ses demandes.Les négociations sur un cessez-le-feu visant à mettre fin à près de 20 mois de guerre dévastatrice n’ont pas encore abouti depuis la reprise par l’armée israélienne de ses opérations dans la bande de Gaza mi-mars après une trêve de deux mois.”Je peux confirmer que l’émissaire (Steve) Witkoff et le président ont soumis au Hamas une proposition de cessez-le-feu que Israël a approuvée et soutenue”, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, lors d’une conférence de presse à Washington.”Israël a signé cette proposition avant qu’elle ne soit envoyée au Hamas”, et “les discussions se poursuivent”, a-t-elle ajouté. Il n’y a eu jusqu’ici aucune réaction officielle d’Israël.- Evacuation d’un hôpital -Réagissant à cette proposition, le Hamas a indiqué qu’elle ne répondait pas à ses demandes, dans la mesure où elle “signifie, en essence, la perpétuation de l’occupation, la poursuite des meurtres et de la famine”, a déclaré dans la soirée à l’AFP Bassem Naïm, l’un des dirigeants en exil du Hamas.Cette proposition “ne répond à aucune des demandes de notre peuple, notamment l’arrêt de la guerre et de la famine”, a-t-il ajouté, soulignant que le mouvement examinait la réponse à lui donner.La situation humanitaire à Gaza reste désastreuse même si l’aide a commencé à entrer dans le territoire après un blocus de deux mois et demi imposé par Israël. Israël a intensifié son offensive à Gaza le 17 mai dans le but affiché de prendre le contrôle de la totalité de ce territoire palestinien, d’anéantir le Hamas et de libérer les derniers otages, enlevés lors de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien ayant déclenché la guerre le 7 octobre 2023.La Défense civile de Gaza a indiqué à l’AFP que 54 personnes avaient été tuées jeudi dans des attaques israéliennes, 23 d’entre elles dans une frappe sur une maison à Al-Bureij, et deux autres par des tirs israéliens près d’un centre de distribution d’aide de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), nouvelle organisation créée de toutes pièces et soutenue par Israël et les Etats-Unis.Interrogée par l’AFP l’armée israélienne dit avoir “frappé une cellule terroriste du Hamas” à Bureij, et n’a pas répondu sur la question des tirs à proximité du centre de la GHF. Selon elle, un employé d’une société sous-traitante pour l’armée israélienne a par ailleurs été tué jeudi dans le nord de la bande de Gaza.Jeudi également, l’hôpital Al-Awda, dans le nord de la bande de Gaza, a affirmé que les forces israéliennes procédaient à une évacuation forcée de ses locaux dans le territoire palestinien où l’armée poursuit son offensive. Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne n’a pas donné suiteEn pleine intensification de ses opérations militaires dans le territoire palestinien assiégé, Israël a partiellement levé la semaine dernière le blocus total de l’aide à Gaza imposé depuis le 2 mars.- “Punition collective” -Une distribution chaotique avait fait mardi 47 blessés, la plupart par balles, dans un centre de la GHF, selon le Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés. Mise en cause, l’armée israélienne a indiqué que des soldats avaient procédé à des tirs de sommation en l’air mais qu’il n’avaient “en aucun cas” tiré sur la foule. Les Nations unies (et de nombreuses ONG) refusent de travailler avec la GHF estimant que son plan de fonctionnement n’est pas conforme aux “principes de base [de l’aide humanitaire que sont] l’impartialité, la neutralité et l’indépendance”. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes, selon les autorités israéliennes.Le Hamas retient aussi toujours la dépouille d’un soldat israélien tué en 2014 lors d’une précédente guerre à Gaza.Plus de 54.249 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: le Hamas pas satisfait par une nouvelle proposition de trêve américaine

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a indiqué jeudi soir que la nouvelle proposition américaine de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, acceptée par Israël selon la Maison Blanche, ne répondait pas à ses demandes.Les négociations sur un cessez-le-feu visant à mettre fin à près de 20 mois de guerre dévastatrice n’ont pas encore abouti depuis la reprise par l’armée israélienne de ses opérations dans la bande de Gaza mi-mars après une trêve de deux mois.”Je peux confirmer que l’émissaire (Steve) Witkoff et le président ont soumis au Hamas une proposition de cessez-le-feu que Israël a approuvée et soutenue”, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, lors d’une conférence de presse à Washington.”Israël a signé cette proposition avant qu’elle ne soit envoyée au Hamas”, et “les discussions se poursuivent”, a-t-elle ajouté. Il n’y a eu jusqu’ici aucune réaction officielle d’Israël.- Evacuation d’un hôpital -Réagissant à cette proposition, le Hamas a indiqué qu’elle ne répondait pas à ses demandes, dans la mesure où elle “signifie, en essence, la perpétuation de l’occupation, la poursuite des meurtres et de la famine”, a déclaré dans la soirée à l’AFP Bassem Naïm, l’un des dirigeants en exil du Hamas.Cette proposition “ne répond à aucune des demandes de notre peuple, notamment l’arrêt de la guerre et de la famine”, a-t-il ajouté, soulignant que le mouvement examinait la réponse à lui donner.La situation humanitaire à Gaza reste désastreuse même si l’aide a commencé à entrer dans le territoire après un blocus de deux mois et demi imposé par Israël. Israël a intensifié son offensive à Gaza le 17 mai dans le but affiché de prendre le contrôle de la totalité de ce territoire palestinien, d’anéantir le Hamas et de libérer les derniers otages, enlevés lors de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien ayant déclenché la guerre le 7 octobre 2023.La Défense civile de Gaza a indiqué à l’AFP que 54 personnes avaient été tuées jeudi dans des attaques israéliennes, 23 d’entre elles dans une frappe sur une maison à Al-Bureij, et deux autres par des tirs israéliens près d’un centre de distribution d’aide de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), nouvelle organisation créée de toutes pièces et soutenue par Israël et les Etats-Unis.Interrogée par l’AFP l’armée israélienne dit avoir “frappé une cellule terroriste du Hamas” à Bureij, et n’a pas répondu sur la question des tirs à proximité du centre de la GHF. Selon elle, un employé d’une société sous-traitante pour l’armée israélienne a par ailleurs été tué jeudi dans le nord de la bande de Gaza.Jeudi également, l’hôpital Al-Awda, dans le nord de la bande de Gaza, a affirmé que les forces israéliennes procédaient à une évacuation forcée de ses locaux dans le territoire palestinien où l’armée poursuit son offensive. Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne n’a pas donné suiteEn pleine intensification de ses opérations militaires dans le territoire palestinien assiégé, Israël a partiellement levé la semaine dernière le blocus total de l’aide à Gaza imposé depuis le 2 mars.- “Punition collective” -Une distribution chaotique avait fait mardi 47 blessés, la plupart par balles, dans un centre de la GHF, selon le Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés. Mise en cause, l’armée israélienne a indiqué que des soldats avaient procédé à des tirs de sommation en l’air mais qu’il n’avaient “en aucun cas” tiré sur la foule. Les Nations unies (et de nombreuses ONG) refusent de travailler avec la GHF estimant que son plan de fonctionnement n’est pas conforme aux “principes de base [de l’aide humanitaire que sont] l’impartialité, la neutralité et l’indépendance”. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes, selon les autorités israéliennes.Le Hamas retient aussi toujours la dépouille d’un soldat israélien tué en 2014 lors d’une précédente guerre à Gaza.Plus de 54.249 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.

A peine suspendus, les droits de douane de Trump maintenus temporairement en appel

Moins de 24 heures après avoir été bloqués en première instance, les droits de douane de Donald Trump ont été maintenus temporairement jeudi par une Cour d’appel aux Etats-Unis, le temps pour elle de se prononcer sur le fond.Mercredi, le tribunal de commerce international des Etats-Unis (ITC) avait estimé que M. Trump avait outrepassé ses pouvoirs en imposant des surtaxes non ciblées, alors qu’il s’agit d’une prérogative du Congrès.Sa décision bloquait dès lors tant les droits de douane imposés au Canada, au Mexique et à la Chine que les droits de douane “réciproques” imposés début avril à l’égard de plusieurs pays.Le gouvernement avait déposé dans la foulée une requête, consultée par l’AFP, annonçant être prêt à se tourner vers la Cour suprême pour obtenir dès vendredi cette suspension temporaire.Mais une Cour d’appel a accédé à la demande du gouvernement, précisant aussi son intention de joindre les deux procédures, initiées d’un côté par des petites entreprises et de l’autre par une coalition d’Etats américains.”Nous sommes très satisfaits de cette décision, nous l’attendions”, s’est félicité Kevin Hassett, le principal conseiller économique de Donald Trump, sur Fox News. “Ils comprennent que nous devons rendre sa grandeur à l’Amérique grâce à des accords commerciaux équitables”, en référence au célèbre slogan du président.Jeudi, un autre tribunal, à Washington, a estimé que les surtaxes visant le Canada, le Mexique et la Chine étaient “illégales” et ne peuvent être collectés, assortissant sa décision d’un sursis le temps d’un éventuel appel.- “Inconstitutionnelle” -Après la décision en première instance mercredi, la Chine avait pressé les Etats-Unis d'”annuler totalement les droits de douane unilatéraux injustifiés”, après la décision de l’ITC, par la voix d’une porte-parole du ministère du Commerce.Le Premier ministre canadien avait de son côté salué la suspension de ces droits de douane “illégaux et injustifiés”, selon lui.Mais “nous estimons que notre relation commerciale avec les Etats-Unis est toujours profondément menacée” par les droits de douane toujours appliqués sur l’acier et l’aluminium ou le secteur automobile, a-t-il ajouté devant le Parlement. Il a dit espérer “renforcer la collaboration avec des partenaires commerciaux fiables et des alliés partout dans le monde”.Dans le détail, les juges de première instance considéraient que le président ne pouvait invoquer la loi d’urgence économique de 1977 (IEEPA) pour instituer par décret “une surtaxe illimitée sur les produits provenant de quasiment tous les pays”, selon la décision que l’AFP a pu consulter.Pour ces magistrats, les décrets adoptés “outrepassent les pouvoirs accordés au président”, ce texte lui permettant seulement “de prendre les sanctions économiques nécessaires en cas d’urgence pour combattre une menace +extraordinaire et inhabituelle+”.Toute interprétation qui lui délègue “une autorité illimitée sur les droits de douane est inconstitutionnelle”, avaient insisté les juges.- “Renoncement” -Dans une opinion écrite accompagnant la décision, l’un des juges avait estimé que cela “constituerait un renoncement du pouvoir législatif au bénéfice d’une autre branche du gouvernement”, ce qui est contraire à la Constitution américaine.Le tribunal se prononçait à la suite de deux plaintes, déposées l’une par une alliance de 12 Etats américains dont l’Arizona, l’Oregon, New York et le Minnesota, l’autre par un groupe d’entreprises américaines, qui reprochaient à Donald Trump de s’arroger des pouvoirs appartenant au Congrès.Le 2 avril, le président Trump avait annoncé des droits de douane dits “réciproques”, censés concerner l’ensemble des pays dans le monde, avant de reculer face à la chute des marchés financiers, accordant une pause de 90 jours – tout en maintenant une surtaxe plancher de 10% -, afin d’ouvrir la porte à des négociations commerciales.Après un bras de fer et une escalade des surtaxes colossales de part et d’autre, Pékin et Washington se sont finalement entendus mi-mai sur un retour à 10% sur les produits américains et 30% sur les produits chinois.Malgré cette accalmie, la porte-parole du ministère chinois du Commerce a encore dénoncé jeudi un protectionnisme américain “qui ne profite à personne”.

A peine suspendus, les droits de douane de Trump maintenus temporairement en appel

Moins de 24 heures après avoir été bloqués en première instance, les droits de douane de Donald Trump ont été maintenus temporairement jeudi par une Cour d’appel aux Etats-Unis, le temps pour elle de se prononcer sur le fond.Mercredi, le tribunal de commerce international des Etats-Unis (ITC) avait estimé que M. Trump avait outrepassé ses pouvoirs en imposant des surtaxes non ciblées, alors qu’il s’agit d’une prérogative du Congrès.Sa décision bloquait dès lors tant les droits de douane imposés au Canada, au Mexique et à la Chine que les droits de douane “réciproques” imposés début avril à l’égard de plusieurs pays.Le gouvernement avait déposé dans la foulée une requête, consultée par l’AFP, annonçant être prêt à se tourner vers la Cour suprême pour obtenir dès vendredi cette suspension temporaire.Mais une Cour d’appel a accédé à la demande du gouvernement, précisant aussi son intention de joindre les deux procédures, initiées d’un côté par des petites entreprises et de l’autre par une coalition d’Etats américains.”Nous sommes très satisfaits de cette décision, nous l’attendions”, s’est félicité Kevin Hassett, le principal conseiller économique de Donald Trump, sur Fox News. “Ils comprennent que nous devons rendre sa grandeur à l’Amérique grâce à des accords commerciaux équitables”, en référence au célèbre slogan du président.Jeudi, un autre tribunal, à Washington, a estimé que les surtaxes visant le Canada, le Mexique et la Chine étaient “illégales” et ne peuvent être collectés, assortissant sa décision d’un sursis le temps d’un éventuel appel.- “Inconstitutionnelle” -Après la décision en première instance mercredi, la Chine avait pressé les Etats-Unis d'”annuler totalement les droits de douane unilatéraux injustifiés”, après la décision de l’ITC, par la voix d’une porte-parole du ministère du Commerce.Le Premier ministre canadien avait de son côté salué la suspension de ces droits de douane “illégaux et injustifiés”, selon lui.Mais “nous estimons que notre relation commerciale avec les Etats-Unis est toujours profondément menacée” par les droits de douane toujours appliqués sur l’acier et l’aluminium ou le secteur automobile, a-t-il ajouté devant le Parlement. Il a dit espérer “renforcer la collaboration avec des partenaires commerciaux fiables et des alliés partout dans le monde”.Dans le détail, les juges de première instance considéraient que le président ne pouvait invoquer la loi d’urgence économique de 1977 (IEEPA) pour instituer par décret “une surtaxe illimitée sur les produits provenant de quasiment tous les pays”, selon la décision que l’AFP a pu consulter.Pour ces magistrats, les décrets adoptés “outrepassent les pouvoirs accordés au président”, ce texte lui permettant seulement “de prendre les sanctions économiques nécessaires en cas d’urgence pour combattre une menace +extraordinaire et inhabituelle+”.Toute interprétation qui lui délègue “une autorité illimitée sur les droits de douane est inconstitutionnelle”, avaient insisté les juges.- “Renoncement” -Dans une opinion écrite accompagnant la décision, l’un des juges avait estimé que cela “constituerait un renoncement du pouvoir législatif au bénéfice d’une autre branche du gouvernement”, ce qui est contraire à la Constitution américaine.Le tribunal se prononçait à la suite de deux plaintes, déposées l’une par une alliance de 12 Etats américains dont l’Arizona, l’Oregon, New York et le Minnesota, l’autre par un groupe d’entreprises américaines, qui reprochaient à Donald Trump de s’arroger des pouvoirs appartenant au Congrès.Le 2 avril, le président Trump avait annoncé des droits de douane dits “réciproques”, censés concerner l’ensemble des pays dans le monde, avant de reculer face à la chute des marchés financiers, accordant une pause de 90 jours – tout en maintenant une surtaxe plancher de 10% -, afin d’ouvrir la porte à des négociations commerciales.Après un bras de fer et une escalade des surtaxes colossales de part et d’autre, Pékin et Washington se sont finalement entendus mi-mai sur un retour à 10% sur les produits américains et 30% sur les produits chinois.Malgré cette accalmie, la porte-parole du ministère chinois du Commerce a encore dénoncé jeudi un protectionnisme américain “qui ne profite à personne”.

A peine suspendus, les droits de douane de Trump maintenus temporairement en appel

Moins de 24 heures après avoir été bloqués en première instance, les droits de douane de Donald Trump ont été maintenus temporairement jeudi par une Cour d’appel aux Etats-Unis, le temps pour elle de se prononcer sur le fond.Mercredi, le tribunal de commerce international des Etats-Unis (ITC) avait estimé que M. Trump avait outrepassé ses pouvoirs en imposant des surtaxes non ciblées, alors qu’il s’agit d’une prérogative du Congrès.Sa décision bloquait dès lors tant les droits de douane imposés au Canada, au Mexique et à la Chine que les droits de douane “réciproques” imposés début avril à l’égard de plusieurs pays.Le gouvernement avait déposé dans la foulée une requête, consultée par l’AFP, annonçant être prêt à se tourner vers la Cour suprême pour obtenir dès vendredi cette suspension temporaire.Mais une Cour d’appel a accédé à la demande du gouvernement, précisant aussi son intention de joindre les deux procédures, initiées d’un côté par des petites entreprises et de l’autre par une coalition d’Etats américains.”Nous sommes très satisfaits de cette décision, nous l’attendions”, s’est félicité Kevin Hassett, le principal conseiller économique de Donald Trump, sur Fox News. “Ils comprennent que nous devons rendre sa grandeur à l’Amérique grâce à des accords commerciaux équitables”, en référence au célèbre slogan du président.Jeudi, un autre tribunal, à Washington, a estimé que les surtaxes visant le Canada, le Mexique et la Chine étaient “illégales” et ne peuvent être collectés, assortissant sa décision d’un sursis le temps d’un éventuel appel.- “Inconstitutionnelle” -Après la décision en première instance mercredi, la Chine avait pressé les Etats-Unis d'”annuler totalement les droits de douane unilatéraux injustifiés”, après la décision de l’ITC, par la voix d’une porte-parole du ministère du Commerce.Le Premier ministre canadien avait de son côté salué la suspension de ces droits de douane “illégaux et injustifiés”, selon lui.Mais “nous estimons que notre relation commerciale avec les Etats-Unis est toujours profondément menacée” par les droits de douane toujours appliqués sur l’acier et l’aluminium ou le secteur automobile, a-t-il ajouté devant le Parlement. Il a dit espérer “renforcer la collaboration avec des partenaires commerciaux fiables et des alliés partout dans le monde”.Dans le détail, les juges de première instance considéraient que le président ne pouvait invoquer la loi d’urgence économique de 1977 (IEEPA) pour instituer par décret “une surtaxe illimitée sur les produits provenant de quasiment tous les pays”, selon la décision que l’AFP a pu consulter.Pour ces magistrats, les décrets adoptés “outrepassent les pouvoirs accordés au président”, ce texte lui permettant seulement “de prendre les sanctions économiques nécessaires en cas d’urgence pour combattre une menace +extraordinaire et inhabituelle+”.Toute interprétation qui lui délègue “une autorité illimitée sur les droits de douane est inconstitutionnelle”, avaient insisté les juges.- “Renoncement” -Dans une opinion écrite accompagnant la décision, l’un des juges avait estimé que cela “constituerait un renoncement du pouvoir législatif au bénéfice d’une autre branche du gouvernement”, ce qui est contraire à la Constitution américaine.Le tribunal se prononçait à la suite de deux plaintes, déposées l’une par une alliance de 12 Etats américains dont l’Arizona, l’Oregon, New York et le Minnesota, l’autre par un groupe d’entreprises américaines, qui reprochaient à Donald Trump de s’arroger des pouvoirs appartenant au Congrès.Le 2 avril, le président Trump avait annoncé des droits de douane dits “réciproques”, censés concerner l’ensemble des pays dans le monde, avant de reculer face à la chute des marchés financiers, accordant une pause de 90 jours – tout en maintenant une surtaxe plancher de 10% -, afin d’ouvrir la porte à des négociations commerciales.Après un bras de fer et une escalade des surtaxes colossales de part et d’autre, Pékin et Washington se sont finalement entendus mi-mai sur un retour à 10% sur les produits américains et 30% sur les produits chinois.Malgré cette accalmie, la porte-parole du ministère chinois du Commerce a encore dénoncé jeudi un protectionnisme américain “qui ne profite à personne”.

Harvard: une juge va bloquer la décision de Trump sur les étudiants étrangers

En pleine bataille judiciaire avec le gouvernement de Donald Trump, Harvard a remis jeudi ses diplômes avec une bonne nouvelle à la clé: la suspension, annoncée par une juge, de l’interdiction d’accueillir des étudiants étrangers.Traditionnellement marquée par des discours émouvants d’étudiants portant toge et toque à Cambridge, près de Boston (nord-est), cette cérémonie survient au moment où le président américain exerce une pression sans précédent sur la plus ancienne université des Etats-Unis.Donald Trump veut lui interdire d’accueillir des étudiants étrangers, a supprimé ses contrats avec le gouvernement fédéral, réduit ses subventions de plusieurs milliards de dollars et remis en cause son statut d’établissement exonéré d’impôts.Le président de Harvard Alan Garber a soulevé une tempête d’applaudissements en mentionnant dans son discours jeudi la présence à la cérémonie des étudiants étrangers avec leurs familles, “comme il se doit”, sans évoquer directement la bataille judiciaire avec l’administration Trump.”Poursuivre joyeusement les processions et les célébrations est en soi un acte de résistance”, a déclaré à l’AFP Madeleine Riskin-Kutz, une étudiante franco-américaine.En parallèle, une juge fédérale de Boston a tenu jeudi une audience sur la prorogation d’un sursis de quelques jours qu’elle avait déjà octroyé à Harvard sur l’accueil des étudiants étrangers. La juge Allison Burroughs a indiqué lors de cette audience qu’elle allait bien bloquer, pour une période encore non précisée, cette mesure de l’administration Trump qui avait semé la consternation chez les étudiants et dans les milieux de l’enseignement supérieur aux Etats-Unis.- “Purgatoire” -“Nos étudiants sont terrifiés et il y en a déjà qui partent” vers d’autres établissements, a déclaré à l’audience Ian Gershengorn, avocat de l’université.”Harvard est devenu un purgatoire. Que doit désormais faire un étudiant international ?”, a dit un professeur de droit qui a assisté à l’audience mais a souhaité rester anonyme.Les étudiants et chercheurs étrangers de Harvard sont “nombreux à faire état d’une détresse émotionnelle importante qui affecte leur santé mentale et rend difficile la concentration sur leurs études”, déplorait mercredi Maureen Martin, directrice des services d’immigration de l’université.L’institution universitaire s’est attiré les foudres de Donald Trump en prenant la tête de la résistance à sa volonté de contrôler les recrutements, le contenu des programmes ou encore les orientations des universités dans le domaine de la recherche.- “Vérité” et “inclusion” -Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, le président s’est lancé dans une vaste campagne contre des universités qu’il accuse de propager une idéologie woke. Par ce terme qu’ils considèrent comme péjoratif, les conservateurs dénoncent ce qu’ils voient comme un excès de militantisme en faveur notamment des minorités.Donald Trump leur reproche notamment leurs politiques de promotion de la diversité ou encore d’avoir laissé proliférer des manifestations contre la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza, qu’il assimile à de “l’antisémitisme”. “Harvard manque beaucoup de respect à notre pays et ne fait que s’enfoncer de plus en plus”, avait-il déclaré mercredi. La ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a renchéri jeudi en qualifiant le refus de Harvard de se plier aux mesures du gouvernement de “dédain à l’égard du peuple américain”.”Parfois, ils n’aiment pas ce que nous représentons”, avait pour sa part estimé mardi Alan Garber sur la radio NPR, en référence à l’administration Trump.Il a reconnu des problèmes d’antisémitisme à Harvard. Mais “ce qui laisse perplexe, c’est que les mesures qu’ils ont prises pour résoudre ces problèmes ne touchent même pas les personnes qui en sont selon eux à l’origine”, avait-il affirmé.La star du basket et militant des droits humains Kareem Abdul-Jabbar, qui s’était adressé mercredi à la promotion 2025, a comparé le combat d’Alan Garber à celui de Rosa Parks, icône de la lutte pour les droits civiques contre la ségrégation raciale.Pour Uzma Farheen, une étudiante indienne qui vient d’effectuer un master en santé publique, la cérémonie de jeudi visait à faire passer un message. “Nous sommes unis pour montrer en choeur ce que Harvard représente: la vérité, l’intégrité et l’inclusion”, a-t-elle dit à l’AFP.

Stocks shrug off US court’s tariff ruling

Global shares gave a muted response Thursday to a US court’s decision blocking most of President Donald Trump’s sweeping tariffs — with analysts noting the issue is far from settled.The US Court of International Trade ruled late Wednesday that Trump’s broad imposition of tariffs had overstepped his authority, barring most of the duties announced since he took office in JanuaryBut an appeals court later issued a temporary suspension on the ruling while the litigation proceeds.Wall Street stocks finished modestly higher following a choppy session, with the S&P 500 up 0.4 percent.Europe’s main indices closed slightly down in fairly thin Ascension day trading.The dollar weakened against major currencies.”The gains are less euphoric and more muted than some expected,” said XTB research director Kathleen Brooks.”The latest legal challenge to Trump’s tariffs could be the start of a long wrangle between the courts and the White House, and tariffs may still be implemented,” she said.”Tariff uncertainty has not been reduced by this court ruling,” she said, adding that “they will continue to weigh on the global macro-outlook for some time.”China — the main target of Trump’s tariffs but recently granted a temporary reprieve — urged Washington to “fully cancel the wrongful unilateral” measures.The tariff ruling overshadowed heavily anticipated results from Nvidia, which is seen as a proxy for artificial intelligence equities.Nvidia jumped 3.3 percent after reporting a mammoth $18.8 billion in quarterly profits, even with a multi-billion dollar hit from US export controls.In Europe, realization sank in that the US ruling was not a definitive moment. If anything, the ruling threw uncertainty into trade negotiations the United States is currently holding with the European Union — and a deal it has already struck with Britain.It “does not remove the threat of US tariffs for Europe or end the need for negotiations,” said Andrew Kenningham, chief Europe economist for Capital Economics.Trump’s threat of 50-percent tariffs on EU goods from July 9 “now looks less credible” and “the EU side may feel less pressure to try to reach an agreement in very rapid time,” he said. “It is still reasonable to assume that the average US tariff on EU goods exports may settle at around 10 percent,” he said.Oil prices, which had surged on Wednesday on the back of a New York Times report saying Israel was looking at striking Iranian nuclear sites to derail US-Iran negotiations, fell back on Thursday following mixed US economic data.Among individual companies, Boeing climbed 3.3 percent after the company’s CEO said he was hopeful the company could be cleared by US regulators to significantly boost production of the 737 MAX, leading to higher revenues.- Key figures at around 2040 GMT -New York – Dow: UP 0.3 percent at 42,215.73 (close)New York – S&P 500: UP 0.4 percent at 5,912.17 (close)New York – Nasdaq Composite: UP 0.4 percent at 19,175.87 (close)London – FTSE 100: DOWN 0.1 percent at 8,716.45 (close)Paris – CAC 40: DOWN 0.1 percent at 7,779.72 (close)Frankfurt – DAX: DOWN 0.4 percent at 23,933.23 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 1.9 percent at 38,432.98 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 1.4 percent at 23,573.38 (close)Shanghai – Composite: UP 0.7 percent at 3,363.45 (close)Euro/dollar: UP at $1.1368 from $1.1292 on WednesdayPound/dollar: UP at $1.3494 from $1.3469Dollar/yen: DOWN at 144.19 yen from 144.84 yenEuro/pound: UP at 84.22 pence from 83.83 penceBrent North Sea Crude: DOWN 1.2 percent at $64.15 per barrelWest Texas Intermediate: DOWN 1.5 percent at $60.94 per barrel 

Italie: Antonio Conte reste finalement à Naples

L’entraîneur de Naples Antonio Conte, convoité par la Juventus Turin, continuera d’entraîner la saison prochaine le champion d’Italie en titre, ont annoncé jeudi son club et son président.”En avant toute, plus forts qu’avant”, a écrit sur son compte X le président et propriétaire du Napoli, Aurelio De Laurentiis, en légende d’une photo le montrant aux côtés de Conte lors de la parade dans les rues de Naples pour fêter le titre de champion d’Italie.Le Napoli a ensuite publié, sur ses réseaux sociaux, une vidéo retraçant les moments forts de la saison 2024-25, avec le titre sous la forme d’un jeu de mots sur le nom de leur entraîneur “Con te AGAIN” (littéralement “Avec toi ENCORE”).Ces annonces mettent fin à une période d’incertitude pour le Napoli, dont les bouillants tifosi redoutaient un départ de Conte après une seule saison aux commandes de leur club.L’ancien sélectionneur de l’Italie, arrivé en juillet dernier, a conduit vendredi lors de la 38e et dernière journée de la Serie A le Napoli au quatrième sacre de son histoire, après 1987, 1990 et 2023.Mais il avait laissé entendre qu’il pourrait faire rapidement ses valises, en raison de désaccords avec ses dirigeants.Il n’a notamment pas digéré le départ en janvier de Khvicha Kvaratskhelia pour le PSG et l’absence d’un remplaçant du même calibre.Conte n’était pas non plus insensible aux appels du pied de la Juventus Turin, en crise, club où il a fait l’essentiel de sa carrière de joueur et qu’il a déjà entraîné. Mais De Laurentiis a trouvé lors de longues discussions mercredi et jeudi les arguments pour le convaincre de rester.Il lui aurait ainsi promis une enveloppe de 150 millions d’euros pour renforcer son équipe, avec une première recrue de choix, Kevin De Bruyne.