Trump dit espérer ne pas avoir à frapper l’Iran, qui promet de riposter

Donald Trump a déclaré jeudi espérer ne pas avoir à frapper l’Iran, Téhéran menaçant pour sa part de s’en prendre “instantanément” aux bases et porte-avions américains en cas d’attaque.”Nous sommes forts. Nous sommes puissants financièrement. Nous sommes puissants militairement. (…) Et désormais nous avons un groupe (aéronaval) qui se dirige vers un pays appelé Iran. Et j’espère ne pas devoir utiliser cette force”, a déclaré le président américain, jeudi soir à Washington devant la presse. L’Union européenne a de son côté ajouté une pression supplémentaire jeudi, ses 27 ministres des Affaires étrangères s’accordant pour désigner comme “organisation terroriste” les Gardiens de la Révolution, bras armé de la République islamique accusé d’avoir orchestré la répression sanglante en janvier.”+Terroriste+, c’est bien ainsi que l’on qualifie un régime qui réprime les manifestations de son propre peuple dans le sang”, a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.”Tout régime qui tue des milliers de ses propres citoyens travaille à sa propre perte”, a abondé la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, tout en estimant, en réaction à l’éventualité de frappes américaines, que le Moyen-Orient n’avait pas besoin d’une “nouvelle guerre”.”Nous devons nous préparer à la guerre”, a pourtant dit le vice-président iranien Mohammad Reza Aref.L’Iran répondra “instantanément” en cas d’attaque, a renchérit le porte-parole de l’armée, évoquant les “sérieuses vulnérabilités” des porte-avions américains, quelques jours après l’arrivée au Moyen-Orient du porte-avions Abraham Lincoln avec son escorte.La riposte sera “écrasante”, avait promis peu avant le chef de l’armée Amir Hatami, annonçant avoir doté les régiments de combat de 1.000 drones.Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a, lui, qualifié d'”erreur stratégique majeure” la décision visant les Gardiens de la Révolution, et accusé l’Europe d'”attiser le feu”. Il doit se rendre vendredi en Turquie, pays souhaitant jouer un rôle de médiateur entre Téhéran et Washington.- Sanctions -Les Européens ont décidé de sanctionner plusieurs hauts responsables iraniens, dont le ministre de l’Intérieur, le chef de la police et plusieurs dirigeants des Gardiens de la Révolution.Au total, quelque 21 entités et individus sont ciblés par ces sanctions, qui prévoient une interdiction d’entrer dans l’UE et le gel des avoirs dans l’Union européenne.Si les Européens lient leurs sanctions à la répression de la contestation, Donald Trump a centré ses dernières menaces d’intervention militaire sur le dossier du nucléaire iranien, sans mentionner la situation intérieure en Iran.Réclamant un accord, il a averti mercredi sur son réseau Truth Social que le “temps était compté” avant une éventuelle attaque américaine, “pire” que celle menée en juin dernier contre des sites nucléaires iraniens.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a, lui, appelé au dialogue avec l’Iran, notamment sur la question nucléaire, afin d’éviter une crise aux “conséquences dévastatrices pour la région”.- “Au plus bas” -A Téhéran jeudi, cafés et magasins étaient ouverts et les embouteillages avaient repris comme d’habitude dans le centre-ville, où des banderoles progouvernementales ont été déployées.Dans les rues, les habitants interrogés par l’AFP semblent résignés. “Je pense que la guerre est inévitable et qu’il faut un changement. Ca peut être pour le pire, ou pour le meilleur, je ne suis pas sûre”, déclare une serveuse de 29 ans sous couvert d’anonymat.”Dans la vie, il y a des hauts et des bas. Et là nous sommes au plus bas”, estime une autre femme du même âge, dans un quartier aisé du nord de Téhéran.Les voies diplomatiques ne semblent toutefois pas encore totalement épuisées. Le chef de la diplomatie iranienne a mené cette semaine des tractations avec les pays du Golfe, opposés à une intervention américaine. “Cela plongerait la région dans le chaos, affecterait l’économie et ferait exploser les prix du pétrole et du gaz”, a confié à l’AFP un responsable d’un de ces pays sous couvert d’anonymat, alors que le cours du baril de brut a bondi au plus haut depuis août.Dans la soirée de jeudi, le président iranien Massoud Pezeshkian et l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, ont parlé d’efforts en vue d’une “désescalade” dans la région.Les bilans des ONG sur la violente répression qui s’est abattue sur les manifestants en janvier font état de milliers, voire de dizaines de milliers de morts.D’après un nouveau décompte de l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), établie aux Etats-Unis, 6.479 personnes, parmi lesquels 6.092 manifestants, ont été tuées durant le mouvement de contestation et 11.020 ont été blessées.Mais le nombre de morts pourrait être bien plus élevé, avec plus de 17.000 décès en cours d’examen, écrit l’ONG dans un communiqué publié jeudi. Mercredi, HRANA avait par ailleurs comptabilisé 42.486 arrestations.

‘Batman’ confronts city over ICE Super Bowl plan

A man dressed as Batman berated officials in the California city set to host the Super Bowl next month over claims they could let ICE officers patrol the NFL championship game.The Caped Crusader took to the mic during the public comments section of Santa Clara city’s council meeting on Tuesday.He kicked things off with a “Ker-pow!” any superhero would be proud of, dropping an f-bomb as he slammed his fist into the lectern and demanded “what… are we doing here?””You have had months to prepare for this upcoming event,” he said of the game that will see the New England Patriots and the Seattle Seahawks battle it out for American football supremacy on February 8.”People are dying on our streets every single day in this country because we allow this federal government to walk all over you.”The outburst came with tensions running high in the United States over the deaths this month of two protesters in Minneapolis, both shot dead by federal agents in operations run by Immigration and Customs Enforcement (ICE) and Border Patrol.”You need to affirm that no city resources will go to ICE, that no cooperation will be given to them.”The man’s real name was not known, but he was identifed as “Batman” on the clock counting down his speaking time.Santa Clara City did not immediately respond to an AFP request for comment.The involvement of ICE in Super Bowl 60 emerged as an issue when Corey Lewandowski, an adviser at the Department of Homeland Security, criticized the choice of Puerto Rican superstar Bad Bunny — a US citizen — as the star of the halftime show.”It’s so shameful that they’ve decided to pick somebody who just seems to hate America so much,” Lewandowski said in September.”There is nowhere that you can provide safe haven to people in this country illegally,” he added. “Not the Super Bowl and nowhere else.”Tickets for the gridiron finale start at around $6,000, making them out of reach for the vast majority of undocumented people, who tend to work in low-paying jobs.

Iran threatens to hit US bases and carriers in event of attack

Iran threatened Thursday to instantly strike US bases and aircraft carriers in response to any attack, after US President Donald Trump warned time was running out for Tehran and the EU blacklisted its Revolutionary Guards as a terror group.  As Brussels and Washington dialled up their own rhetoric and Iran issued stark threats, UN chief Antonio Guterres called for nuclear negotiations to “avoid a crisis that could have devastating consequences in the region”.  An Iranian military spokesman warned Tehran’s response to any US action would not be limited — as it was in June last year when American planes and missiles briefly joined Israel’s short air war against Iran — but would be a decisive response “delivered instantly”.  Brigadier General Mohammad Akraminia told state television US aircraft carriers have “serious vulnerabilities” and that numerous American bases in the Gulf region are “within the range of our medium-range missiles”.”If such a miscalculation is made by the Americans, it will certainly not unfold the way Trump imagines — carrying out a quick operation and then, two hours later, tweeting that the operation is over,” he said.An official in the Gulf, where states host US military sites, told AFP that fears of a US strike on Iran are “very clear”. “It would bring the region into chaos, it would hurt the economy not just in the region but in the US and cause oil and gas prices to skyrocket,” the official added. – ‘Protests crushed in blood’ -Qatar’s leader Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani and Iran’s President Masoud Pezeshkian held a call to discuss “efforts being made to de-escalate tensions and establish stability,” the Qatar News Agency (QNA) reported.The European Union, meanwhile, piled on the pressure by designating the Islamic Revolutionary Guard Corps (IRGC) a “terrorist organisation” over a deadly crackdown on recent mass protests.”‘Terrorist’ is indeed how you call a regime that crushes its own people’s protests in blood,” said EU chief Ursula von der Leyen, welcoming the “overdue” decision. Though largely symbolic, the EU decision has already drawn a warning from Tehran.Iran’s military slammed “the illogical, irresponsible and spite-driven action of the European Union”, alleging the bloc was acting out of “obedience” to Tehran’s arch-foes the United States and Israel. Iranian officials have blamed the recent protest wave on the two countries, claiming their agents spurred “riots” and a “terrorist operation” that hijacked peaceful rallies sparked over economic grievances. Rights groups have said thousands of people were killed during the protests by security forces, including the IRGC — the ideological arm of Tehran’s military. In Tehran on Thursday, citizens expressed grim resignation.”I think the war is inevitable and a change must happen. It can be for worse, or better. I am not sure,” said a 29-year-old waitress, speaking on condition of anonymity for fear of reprisals. “I am not in favour of war. I just want something to happen that would result in something better.”Another 29-year-old woman, an unemployed resident of an upscale neighbourhood in northern Tehran, told AFP: “I believe that life has highs and lows and we are now at the lowest point. “Neither the economic situation, nor our livelihood is good. It is the lowest for me.”Trump had threatened military action if protesters were killed in the anti-government demonstrations that erupted in late December and peaked on January 8 and 9. But his recent statements have turned to Iran’s nuclear programme, which the West believes is aimed at making an atomic bomb.On Wednesday, he said “time is running out” for Tehran to make a deal, warning a US naval strike group that arrived in Middle East waters on Monday was “ready, willing and able” to hit Iran. – Conflicting tolls -The US-based Human Rights Activists News Agency (HRANA) said it has confirmed 6,479people were killed in the protests, as internet restrictions imposed on January 8 continue to slow verification. But rights groups warn the toll is likely far higher, with estimates in the tens of thousands. Iranian authorities acknowledge that thousands were killed during the protests, giving a toll of more than 3,000 deaths, but say the majority were members of the security forces or bystanders killed by “rioters”. Billboards and banners have gone up in the capital Tehran to bolster the authorities’ messages. One massive poster appears to show an American aircraft carrier being destroyed.burs-sw-sjw/ceg/lb

Une journée de mobilisation pour Christophe Gleizes se termine en musique au Bataclan

Un concert au Bataclan a conclu jeudi une journée de mobilisation pour le journaliste sportif français détenu en Algérie depuis sept mois Christophe Gleizes, à qui Ségolène Royal rend visite vendredi, un signal positif selon sa mère.”C’est avec l’émotion d’une maman que je m’adresse à vous tous”, a lancé, la voix tremblante, Sylvie Godard, montée …

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Après la tempête à New York, des “jacuzzi” géants pour faire fondre la neige

Aux pieds des gratte-ciel de la pointe sud de Manhattan, deux pelleteuses déversent des tonnes de neige dans une remorque fumante. Objectif: la faire fondre pour dégager au plus vite les rues de New York après la tempête du week-end dernier.Plus de 30 cm de poudreuse sont tombés dimanche dans certaines parties de la ville. Depuis, …

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Le Britannique Starmer juge “vital” d’améliorer les relations avec la Chine

Le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont salué jeudi à Pékin l’amélioration de la relation entre leurs pays, nécessaire selon eux malgré la persistance de différends sérieux.Il s’agit de la première visite en Chine d’un chef du gouvernement britannique depuis 2018, et elle intervient après une série d’autres déplacements …

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Attaque de l’aéroport au Niger : le chef de la junte félicite la Russie pour son aide et accuse la France

Le chef de la junte au Niger a félicité la Russie pour son aide militaire face à l’attaque de l’aéroport de Niamey et a accusé nommément les présidents français, béninois et ivoirien d’avoir été les “sponsors” des assaillants.La junte affirme que quatre militaires ont été blessés et que vingts assaillants ont été tués, dont “un …

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