Bangladesh: l’ex-Première ministre Hasina accusée d'”attaque systématique” lors de la répression de 2024
Le parquet d’un tribunal spécial de Dacca a accusé dimanche l’ex-Première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, d’avoir orchestré une “attaque systématique” lors de la répression du mouvement de protestation de l’été 2024, à l’ouverture de son procès en son absence.Surnommée la “bégum de fer”, Mme Hasina a précipitamment quitté son pays en août 2024 au terme de plusieurs semaines de violentes émeutes pour trouver l’asile en Inde voisine.La répression de ces manifestations a fait, selon l’ONU, au moins 1.400 morts.L’ex-Première ministre, qui était au pouvoir depuis 2009, est poursuivie pour ces faits par la justice de son pays, qui a sollicité son extradition auprès des autorités indiennes, jusque-là sans réponse.”Après avoir examiné les preuves, nous sommes parvenus à la conclusion qu’il s’agissait d’une attaque coordonnée, généralisée et systématique” contre les protestaires, a déclaré Mohammad Tajul Islam, le procureur du tribunal criminel international (ICT) bangladais, lors de son discours d’ouverture au procès de Mme Hasina et d’autres anciens hauts responsables liés à son régime.”L’accusée a mobilisé toutes les forces de l’ordre et les membres armés de son parti (la Ligue Awami, ndlr) pour réprimer le soulèvement”, a-t-il poursuivi.Le 12 mai, le procureur Mohammad Tajul Islam avait expliqué à la presse que l’enquête considère Sheikh Hasina coupable “d’incitation, complicité, facilitation, complot et non-empêchement des massacres lors des émeutes de juillet” 2024.L’ex-Première ministre rejette toutes les accusations la visant et affirme qu’elles sont motivées politiquement.M. Islam avait précisé que les accusations visaient également son ancien ministre de l’Intérieur Asaduzzaman Khan Kamal et l’ex-chef de la police bangladaise Abdullah Al Mamun.- “Crimes contre l’humanité” -Dimanche, M. Islam a affirmé que ce dossier était non seulement recevable devant les tribunaux bangladais, mais qu’il “constituait également une violation flagrante des lois internationales relatives aux droits de l’Homme”.Il a promis un procès impartial: “il ne s’agit pas d’un acte de vengeance, mais d’un attachement au principe selon lequel, dans un pays démocratique, il n’y a pas de place pour les crimes contre l’humanité”, a-t-il martelé.Dans le cadre de l’enquête visant d’anciens hauts responsables liés au régime de Mme Hasina, des vidéos et audios, des conversations téléphoniques de l’ancienne dirigeante et des témoignages de victimes de la répression ont notamment été recueillis.Le tribunal spécial de Dacca a commencé en mai à juger pour la première fois d’anciens hauts responsables liés au régime évincé de Mme Hasina.Il a accusé formellement huit policiers pour la mort de six manifestants le 5 août 2024, jour où Mme Hasina a fui le pays alors que les manifestants prenaient d’assaut son palais.Quatre d’entre eux sont emprisonnés et quatre sont jugés par contumace, dont l’ancien commissaire de police de Dacca Habibur Rahman. Ils sont accusés de crimes contre l’humanité.Le gouvernement provisoire au pouvoir depuis l’été dernier est dirigé par le prix Nobel de la Paix, Muhammad Yunus.Mais le pays est plongé dans une crise politique, les différents partis mettant M. Yunus sous pression.
L’énergie du chorégraphe Hofesh Shechter, de Paris à Montpellier
“J’invite les danseurs dans mon monde”: le chorégraphe Hofesh Shechter, figure de la danse contemporaine, raconte à l’AFP sa première création pour le Ballet de l’Opéra de Paris et livre ses premières envies en tant que nouveau co-directeur de la cité de la danse à Montpellier.Très demandé sur les scènes internationales, l’artiste d’origine israélienne, qui a joué dans le film “En Corps” (2022) de Cédric Klapisch, signe “Red Carpet”, une pièce dansée du 8 juin au 14 juillet au Palais Garnier.Après des ateliers, “j’ai fait le casting et choisi ceux que je sentais connectés à mon travail”, explique le chorégraphe de 50 ans, connu pour ses danses puissantes, viscérales, libératrices, qui électrisent ses danseurs comme le public. Il a souhaité ici constituer un groupe restreint de 13 membres, pour mieux “concentrer l’énergie”.Dans le processus de travail, “je définis la façon dont j’estime que le mouvement doit être, comment je le trouve puissant”, décrit-il, disant vouloir “inviter les danseurs dans (son) monde”. Ensuite, “à travers leur interprétation, je les laisse créer” et “ils apportent une nouvelle coloration à mon travail”.Dans le même temps, Hofesh Shechter, qui avait signé la musique du film de Klapisch avec Thomas Bangalter, moitié de Daft Punk, crée ses compositions. Dans “Red Carpet”, ce sont “des morceaux électro” sur lesquels quatre musiciens jouent en live “un jazz expérimental”.Lors d’une répétition à laquelle l’AFP a pu assister, le groupe évolue en tribu organique, dont l’élan est percutant. Les danseurs ancrent leurs pas dans le sol, pour mieux le repousser dans le mouvement suivant. Selon le chorégraphe, sa création s’inspire de “l’atmosphère du glamour, des paillettes, du cabaret”, mais il ne souhaite pas en dire davantage sur cette oeuvre qui partira en tournée aux Etats-Unis en octobre.Formé à la danse folklorique, il débute sa carrière comme danseur au sein de la Batsheva Dance Company en Israël. Il s’installe à Londres au début des années 2000, commence à créer et fonde en 2008 une compagnie à son nom.- “Faire bouillonner” -“Uprising” (2006), première pièce l’ayant révélé auprès du public, danse brute et percutante de sept hommes en colère, a pu être lue comme puisant son inspiration dans les émeutes en France de 2005. “From England with love” (2021) est quant à elle une ode à la jeunesse de ce pays, un an après l’entrée en vigueur du Brexit.Hofesh Shechter vient par ailleurs d’être nommé, avec trois autres personnes, co-directeur de l’Agora, nouvelle cité internationale de la danse à Montpellier, qui gèrera également le festival Montpellier danse, rendez-vous de la création contemporaine. Observant en France une “soif” pour son travail, il entend “faire bouillonner” la danse “dans la ville” ou “auprès des étudiants”, “donner de l’énergie à ce lieu et en puiser également”. Ce sera aussi un lieu d’attache pour sa compagnie les temps de création.Les quatre co-directeurs de l’institution seront aussi responsables d’un master dédié aux talents internationaux. Il s’agit “de s’impliquer pour aider les jeunes chorégraphes”, en partageant les “expériences”.Il restera toutefois basé au Royaume-Uni, pays dont il doit par ailleurs obtenir “bientôt” la nationalité, sa troisième puisqu’il a aussi la nationalité allemande.”Political mother”, autre de ses oeuvres, dansée dans le film de Cédric Klapisch, est quant à elle reprise à l’ouverture des Nuits de Fourvière cette semaine à Lyon, avec l’ex-danseuse du Ballet Marion Barbeau, héroïne du film.
Cueillez-les vous-même: panier rempli pour producteurs et consommateurs
Il est à peine 9h et déjà une vingtaine de dos courbés s’alignent entre les fraisiers d’une ferme alsacienne, où trois hectares sont consacrés à la libre-cueillette. Un moyen de se passer de main-d’œuvre pour les producteurs et de faire des économies pour les consommateurs.”Ça fait 40 ans que je suis dans la région, ça fait 40 ans que j’en fais”: Nathalie Jubault, 61 ans, est une “libre-cueilleuse” aguerrie.Venue en tenue de sport à la ferme Krieger, à Haguenau, au nord de Strasbourg, elle profite de son jour de repos pour cueillir 3 kilos de fraises et prévoit d’y retourner la semaine prochaine. “C’est beaucoup plus agréable! Dans les barquettes au supermarché, il y a souvent du moisi. Et ça fait travailler les producteurs de chez nous!”, s’exclame cette gérante de supermarché, qui confie ne jamais y acheter ses fruits et légumes parce qu’ils “viennent d’Espagne ou du Maroc”. Jeunes, vieux, enfants: munis de leurs seaux en plastique, les clients n’ont qu’à tendre le bras vers le fruit qu’ils préfèrent.Un circuit (très) court, particulièrement apprécié en Alsace, région en pointe sur le consommer local. – Moitié prix -Ici, le kilo de fraises coûte 4,30 euros, soit moitié moins que dans le commerce, un argument mis en avant par chaque cueilleur.”Le prix est correct pour nous, pour eux et pour tout le monde”, résume Virginie Krieger, propriétaire de cette ferme qui propose aussi des légumes de saison à la vente. La libre-cueillette est même l’une de ses activités les plus rentables. Elle représente 25% du chiffre d’affaires de son exploitation qu’elle a rachetée il y a 20 ans à une famille allemande, la première à avoir proposé dans les années 1960 de la libre-cueillette en France.”L’avantage, c’est qu’on a besoin de moins de personnel. Aujourd’hui, nous sommes une dizaine de cueilleurs, mais si on voulait cueillir ce que les clients ne cueillent pas, on devrait être 20 à 30 personnes”, explique Mme Krieger, qui rappelle à quel point il est difficile de recruter de la main-d’œuvre agricole. “Tu es là de 5h30 à 13h, dans une posture assez difficile, il n’y a plus beaucoup de gens qui veulent le faire”, déplore la maraîchère de 47 ans.Elle peut encore compter sur de la main-d’œuvre étrangère, venue des pays de l’Est notamment. A quelques kilomètres de là, dans la petite ville cossue de la Wantzenau, Anne Clauss emploie une dizaine de saisonniers, tous venus de Roumanie.- 12 kilos en 30 minutes -Elle explique avoir lancé la libre-cueillette il y a 10 ans sur l’exploitation familiale afin de diversifier sa clientèle. Voyant que “ça marchait bien”, sa parcelle s’est agrandie et compte désormais deux hectares de libre-cueillette et une dizaine de variétés de fraises.Son dernier record: une tonne cueillie par 600 clients en une journée, la semaine dernière. “C’est génial ici”, témoigne Andreea Cristinar, 47 ans, qui avec son mari et leur fils, chapeaux sur la tête, a cueilli 12 kilos en à peine 30 minutes, pour en faire des confitures. Les avantages pour le producteur et le client sont tellement nombreux selon Thierry Peterschmitt, président de l’association des producteurs de fraises d’Alsace, que “la quasi totalité” des exploitations de fraises de la région, soit entre 40 et 50, propose de la libre-cueillette.”Un tiers du volume total (2.000 tonnes, ndlr) est vendu en libre-cueillette en Alsace”, ajoute M. Peterschmitt.La production biologique en revanche peine à s’imposer et reste “marginale”, selon Pierre Barth, président de l’Interprofession Fruits & Légumes d’Alsace. Le bio n’est “pas au programme” pour Virginie Krieger, qui a observé 30 à 40% de pertes l’année passée à cause des intempéries. “C’était compliqué”, confirme Anne Clauss après avoir déjà essayé le bio, car “il n’y a aucun produit pour contrôler les maladies”.Pas de quoi inquiéter les clients, comme Sophie Weissenburger, venue avec son fils de 2 ans: “J’espère pouvoir leur faire confiance… Mais c’est du local, c’est toujours mieux que les fraises d’Espagne!”
Cueillez-les vous-même: panier rempli pour producteurs et consommateurs
Il est à peine 9h et déjà une vingtaine de dos courbés s’alignent entre les fraisiers d’une ferme alsacienne, où trois hectares sont consacrés à la libre-cueillette. Un moyen de se passer de main-d’œuvre pour les producteurs et de faire des économies pour les consommateurs.”Ça fait 40 ans que je suis dans la région, ça fait 40 ans que j’en fais”: Nathalie Jubault, 61 ans, est une “libre-cueilleuse” aguerrie.Venue en tenue de sport à la ferme Krieger, à Haguenau, au nord de Strasbourg, elle profite de son jour de repos pour cueillir 3 kilos de fraises et prévoit d’y retourner la semaine prochaine. “C’est beaucoup plus agréable! Dans les barquettes au supermarché, il y a souvent du moisi. Et ça fait travailler les producteurs de chez nous!”, s’exclame cette gérante de supermarché, qui confie ne jamais y acheter ses fruits et légumes parce qu’ils “viennent d’Espagne ou du Maroc”. Jeunes, vieux, enfants: munis de leurs seaux en plastique, les clients n’ont qu’à tendre le bras vers le fruit qu’ils préfèrent.Un circuit (très) court, particulièrement apprécié en Alsace, région en pointe sur le consommer local. – Moitié prix -Ici, le kilo de fraises coûte 4,30 euros, soit moitié moins que dans le commerce, un argument mis en avant par chaque cueilleur.”Le prix est correct pour nous, pour eux et pour tout le monde”, résume Virginie Krieger, propriétaire de cette ferme qui propose aussi des légumes de saison à la vente. La libre-cueillette est même l’une de ses activités les plus rentables. Elle représente 25% du chiffre d’affaires de son exploitation qu’elle a rachetée il y a 20 ans à une famille allemande, la première à avoir proposé dans les années 1960 de la libre-cueillette en France.”L’avantage, c’est qu’on a besoin de moins de personnel. Aujourd’hui, nous sommes une dizaine de cueilleurs, mais si on voulait cueillir ce que les clients ne cueillent pas, on devrait être 20 à 30 personnes”, explique Mme Krieger, qui rappelle à quel point il est difficile de recruter de la main-d’œuvre agricole. “Tu es là de 5h30 à 13h, dans une posture assez difficile, il n’y a plus beaucoup de gens qui veulent le faire”, déplore la maraîchère de 47 ans.Elle peut encore compter sur de la main-d’œuvre étrangère, venue des pays de l’Est notamment. A quelques kilomètres de là, dans la petite ville cossue de la Wantzenau, Anne Clauss emploie une dizaine de saisonniers, tous venus de Roumanie.- 12 kilos en 30 minutes -Elle explique avoir lancé la libre-cueillette il y a 10 ans sur l’exploitation familiale afin de diversifier sa clientèle. Voyant que “ça marchait bien”, sa parcelle s’est agrandie et compte désormais deux hectares de libre-cueillette et une dizaine de variétés de fraises.Son dernier record: une tonne cueillie par 600 clients en une journée, la semaine dernière. “C’est génial ici”, témoigne Andreea Cristinar, 47 ans, qui avec son mari et leur fils, chapeaux sur la tête, a cueilli 12 kilos en à peine 30 minutes, pour en faire des confitures. Les avantages pour le producteur et le client sont tellement nombreux selon Thierry Peterschmitt, président de l’association des producteurs de fraises d’Alsace, que “la quasi totalité” des exploitations de fraises de la région, soit entre 40 et 50, propose de la libre-cueillette.”Un tiers du volume total (2.000 tonnes, ndlr) est vendu en libre-cueillette en Alsace”, ajoute M. Peterschmitt.La production biologique en revanche peine à s’imposer et reste “marginale”, selon Pierre Barth, président de l’Interprofession Fruits & Légumes d’Alsace. Le bio n’est “pas au programme” pour Virginie Krieger, qui a observé 30 à 40% de pertes l’année passée à cause des intempéries. “C’était compliqué”, confirme Anne Clauss après avoir déjà essayé le bio, car “il n’y a aucun produit pour contrôler les maladies”.Pas de quoi inquiéter les clients, comme Sophie Weissenburger, venue avec son fils de 2 ans: “J’espère pouvoir leur faire confiance… Mais c’est du local, c’est toujours mieux que les fraises d’Espagne!”
Gaza rescuers say Israeli fire kills 10 near aid site as ceasefire push stalls
Gaza rescuers said Israeli gunfire killed at least 10 Palestinians near a US-backed aid distribution site on Sunday, shortly after Washington rejected a Hamas ceasefire proposal as “totally unacceptable”.”At least 10 Palestinians were killed and more than 100 others… were wounded due to gunfire from Israeli vehicles towards thousands of citizens” approaching the US aid site west of Rafah, in the southern Gaza Strip, civil defence spokesman Mahmud Bassal told AFP.The casualties were taken to Nasser Hospital in Khan Yunis, he said.Israel has faced mounting international criticism over the humanitarian crisis in war-ravaged Gaza, where the United Nations has warned the entire population faces famine.Nearly 20 months into the war, negotiations remain deadlocked. A brief truce collapsed in March, and Israel has since intensified operations to destroy Hamas.In the Gaza Strip, aid is only trickling in after Israel partially lifted a more than two-month total blockade, and the United Nations reported looting of its trucks and warehouses last month.- ‘Death traps, not aid points’ -The UN’s World Food Programme has called on Israel “to get far greater volumes of food assistance into Gaza faster”, saying desperation was “contributing to rising insecurity”.The Gaza Humanitarian Foundation (GHF), which is administered by contracted US security with support from Israeli troops, began distributing food in the Gaza Strip on May 26.The United Nations and other major aid groups have refused to cooperate with the organisation, saying it violated basic humanitarian principles, and appeared crafted to cater to Israeli military objectives. Officially a private effort, GHF said it had distributed 2.1 million meals as of Friday.In a statement on Sunday, Hamas accused Israeli forces operating in Rafah of committing “a new massacre against hungry civilians who had gathered at the so-called ‘humanitarian aid’ distribution sites”, calling them “mass death traps, not humanitarian relief points”.- Truce talks -The Palestinian militant group said Saturday that it had responded positively to a US-backed ceasefire proposal, but Washington’s main negotiator criticised Hamas’s reply as “totally unacceptable”.Hamas said it had emphasised the need for a permanent ceasefire — long a sticking point for Israel.And a source within the Palestinian group’s political bureau added that it had also pushed for a “full Israeli withdrawal” from the Gaza Strip.On Friday, Israel had warned Hamas to either accept the deal and free the hostages held in Gaza “or be annihilated”.US envoy Steve Witkoff called Hamas’s response to its truce offer on Saturday “totally unacceptable”, and urged it to “accept the framework proposal we put forward”.”That is the only way we can close a 60-day ceasefire deal in the coming days in which half of the living hostages and half of those who are deceased will come home to their families and in which we can have… substantive negotiations in good-faith to try to reach a permanent ceasefire,” he added in a post on X.Of the 251 hostages taken during Hamas’s October 7, 2023 attack, 57 remain in Gaza, including 34 the Israeli military says are dead.The health ministry in Hamas-run Gaza said on Saturday that at least 4,117 people have been killed in the territory since Israel resumed its offensive on March 18, taking the war’s overall toll to 54,381, mostly civilians.Hamas’s attack on Israel resulted in the deaths of 1,218 people, mostly civilians, according to an AFP tally based on official figures.burs-sco/dv
Bangladesh to open trial of fugitive ex-PM
Bangladesh will open the trial on Sunday of fugitive former prime minister Sheikh Hasina on charges of crimes against humanity related to the killings of protesters by police, prosecutors said. Hasina, 77, fled by helicopter to her old ally India in August 2024 at the culmination of a student-led mass uprising that ended her 15-year rule, and has defied an extradition order to return to Dhaka.”The prosecution team … is set to submit charges against former prime minister Sheikh Hasina,” said Gazi MH Tamim, one of the prosecutors.Up to 1,400 people were killed between July and August 2024 when Hasina’s government launched a brutal campaign to silence the protesters, according to the United Nations.The domestic International Crimes Tribunal (ICT) is prosecuting former senior figures connected to the ousted government of Hasina and her now-banned Awami League party.The prosecution of senior figures from Hasina’s government is a key demand of several of the political parties now jostling for power. The interim government has vowed to hold elections before June 2026.The hearing is expected to be broadcast live on state-owned Bangladesh Television.Prosecutors submitted their report into the case against Hasina last month with the court on Sunday expected to open proceedings by issuing formal charges.ICT chief prosecutor Tajul Islam said on May 12 that Hasina faces at least five charges, including “abetment, incitement, complicity, facilitation, conspiracy and failure to prevent mass murder during the July uprising”.Investigators have collected video footage, audio clips, Hasina’s phone conversations, records of helicopter and drone movements, as well as statements from victims of the crackdown as part of their probe. Hasina remains in self-imposed exile in India and has defied an arrest warrant and extradition orders from Dhaka to face trial in person.She has rejected the charges as politically motivated.The same case is also expected to include former interior minister Asaduzzaman Khan Kamal and former police chief Chowdhury Abdullah Al-Mamun. They face similar charges.The ICT court opened its first trial connected to the previous government on May 25. In that case, eight police officials face charges of crimes against humanity over the killing of six protesters on August 5, the day Hasina fled the country.Four of the officers are in custody and four are being tried in absentia.The ICT was set up by Hasina in 2009 to investigate crimes committed by the Pakistani army during Bangladesh’s war for independence in 1971.It sentenced numerous prominent political opponents to death and became widely seen as a means for Hasina to eliminate rivals.
Deux ponts s’effondrent en Russie, au moins sept morts
Deux ponts se sont effondrés dans la nuit de samedi à dimanche dans le sud-ouest de la Russie, près de la frontière ukrainienne, provoquant des déraillements de trains dont l’un a fait au moins sept morts et 66 blessés, selon les autorités.La compagnie ferroviaire a évoqué une “interférence illégale” comme cause de la première catastrophe, qui s’est produite samedi soir dans la région de Briansk.Les autorités russes n’ont à ce stade fait aucun lien avec le conflit en Ukraine, laquelle n’a pas officiellement commenté l’incident.”L’effondrement d’un pont sur des voies ferrées a fait sept morts”, a écrit le gouverneur régional Alexandre Bogomaz sur Telegram. Il a ensuite évoqué le chiffre de 66 blessés, dont trois enfants, dans une mise à jour tôt dimanche, après avoir précédemment fait état de 69 blessés.L’accident du train N.86 qui reliait Klimov, dans la région de Belgorod (sud-ouest), à Moscou, s’est produit à 22H44 locales (19H44 GMT) au niveau de Pilchino-Vygonitchi, ont indiqué les Chemins de fer de Moscou sur Telegram.Selon la compagnie nationale, l’effondrement du pont est dû à une “interférence illégale dans l’opération de transport”. Elle a précisé que la circulation des autres trains n’était pas perturbée.Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des secouristes s’activer sur les lieux, alors qu’un important éboulis recouvre ce qui semble être un train de la compagnie.Le secteur du désastre se situe à environ une centaine de kilomètres de l’Ukraine, contre laquelle la Russie a lancé une offensive d’ampleur depuis février 2022.Un journaliste de l’AFP a constaté dans le centre de Moscou des ambulances garées à la gare de Kiev, attendant l’arrivée de passagers blessés.- Deuxième pont effondré -Dimanche matin, le gouverneur de la région voisine de Koursk, Alexandre Khinshtein, a rapporté sur Telegram l’effondrement d’un autre pont, ferroviaire cette fois-ci, sur lequel circulait une locomotive qui a “chuté” sur l’autoroute passant en dessous et “pris feu”.Les conducteurs, dont il n’a pas précisé le nombre, ont été blessés et conduits à l’hôpital, a-t-il poursuivi.Comme Belgorod et Briansk, la région de Koursk est frontalière de l’Ukraine. Les forces de Kiev s’y étaient un temps emparées de 1.400 kilomètres carrés après un assaut surprise en août 2024, avant qu’elle ne soit reprise en avril.Des cas de sabotages de voies ferrées russes se sont produits dans les zones à proximité de l’Ukraine.Début avril, la justice de la région de Volgograd (sud-ouest), non-frontalière de l’Ukraine mais tout de même relativement proche, a rapporté la condamnation à 14 ans de prison d’un jeune homme de 23 ans, déclaré coupable d’avoir mis le feu à des infrastructures ferroviaires. Il avait reconnu les faits, qualifiés d’acte pro-Ukraine.Dans la région voisine de Saratov (sud-ouest), deux hommes de 24 ans ont reçu des peines de 14 et 12 ans de prison dans une affaire similaire.La plupart des attaques de ce type sont menées par des jeunes individus, parfois mineurs.L’Ukraine ne commente généralement pas les sabotages sur le territoire russe. Mais il peut arriver qu’elle s’en félicite, considérant qu’il s’agit de ripostes légitimes aux offensives de la Russie contre son propre réseau ferroviaire.
Deux ponts s’effondrent en Russie, au moins sept morts
Deux ponts se sont effondrés dans la nuit de samedi à dimanche dans le sud-ouest de la Russie, près de la frontière ukrainienne, provoquant des déraillements de trains dont l’un a fait au moins sept morts et 66 blessés, selon les autorités.La compagnie ferroviaire a évoqué une “interférence illégale” comme cause de la première catastrophe, qui s’est produite samedi soir dans la région de Briansk.Les autorités russes n’ont à ce stade fait aucun lien avec le conflit en Ukraine, laquelle n’a pas officiellement commenté l’incident.”L’effondrement d’un pont sur des voies ferrées a fait sept morts”, a écrit le gouverneur régional Alexandre Bogomaz sur Telegram. Il a ensuite évoqué le chiffre de 66 blessés, dont trois enfants, dans une mise à jour tôt dimanche, après avoir précédemment fait état de 69 blessés.L’accident du train N.86 qui reliait Klimov, dans la région de Belgorod (sud-ouest), à Moscou, s’est produit à 22H44 locales (19H44 GMT) au niveau de Pilchino-Vygonitchi, ont indiqué les Chemins de fer de Moscou sur Telegram.Selon la compagnie nationale, l’effondrement du pont est dû à une “interférence illégale dans l’opération de transport”. Elle a précisé que la circulation des autres trains n’était pas perturbée.Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des secouristes s’activer sur les lieux, alors qu’un important éboulis recouvre ce qui semble être un train de la compagnie.Le secteur du désastre se situe à environ une centaine de kilomètres de l’Ukraine, contre laquelle la Russie a lancé une offensive d’ampleur depuis février 2022.Un journaliste de l’AFP a constaté dans le centre de Moscou des ambulances garées à la gare de Kiev, attendant l’arrivée de passagers blessés.- Deuxième pont effondré -Dimanche matin, le gouverneur de la région voisine de Koursk, Alexandre Khinshtein, a rapporté sur Telegram l’effondrement d’un autre pont, ferroviaire cette fois-ci, sur lequel circulait une locomotive qui a “chuté” sur l’autoroute passant en dessous et “pris feu”.Les conducteurs, dont il n’a pas précisé le nombre, ont été blessés et conduits à l’hôpital, a-t-il poursuivi.Comme Belgorod et Briansk, la région de Koursk est frontalière de l’Ukraine. Les forces de Kiev s’y étaient un temps emparées de 1.400 kilomètres carrés après un assaut surprise en août 2024, avant qu’elle ne soit reprise en avril.Des cas de sabotages de voies ferrées russes se sont produits dans les zones à proximité de l’Ukraine.Début avril, la justice de la région de Volgograd (sud-ouest), non-frontalière de l’Ukraine mais tout de même relativement proche, a rapporté la condamnation à 14 ans de prison d’un jeune homme de 23 ans, déclaré coupable d’avoir mis le feu à des infrastructures ferroviaires. Il avait reconnu les faits, qualifiés d’acte pro-Ukraine.Dans la région voisine de Saratov (sud-ouest), deux hommes de 24 ans ont reçu des peines de 14 et 12 ans de prison dans une affaire similaire.La plupart des attaques de ce type sont menées par des jeunes individus, parfois mineurs.L’Ukraine ne commente généralement pas les sabotages sur le territoire russe. Mais il peut arriver qu’elle s’en félicite, considérant qu’il s’agit de ripostes légitimes aux offensives de la Russie contre son propre réseau ferroviaire.







