Ligue des champions: ce jeune PSG peut voir loin

La jeunesse a pris le pouvoir au PSG et en Europe: de Désiré Doué à Senny Mayulu, le club de la capitale, vainqueur grandiose de la Ligue des champions samedi, a promu une nouvelle génération de champions qui lui fait entrevoir un avenir radieux.87e minute samedi: le cinquième but de Paris contre l’Inter Milan survient par Senny Mayulu, jeune “titi” du centre de formation parisien. A 19 ans, le milieu de terrain a fait parler son insouciance et sa fougue, trois minutes après sa rentrée en jeu.”J’ai repensé à mes années au centre de formation du PSG. Je suis +titi+, j’ai le club dans le coeur. Jouer en finale était un rêve”, a-t-il déclaré dans les couloirs de l’Allianz Arena.La scène a été la cerise sur le gâteau dans cette somptueuse soirée, mais elle dit beaucoup du projet parisien depuis deux ans. Plus tôt dans la soirée, le récital de Désiré Doué (deux buts, une passe décisive), 19 ans, était aussi une publicité éclatante pour les choix du PSG.D’ailleurs, le club a aligné samedi le plus jeune onze de départ en finale de C1 au 21e siècle, selon Opta (25 ans, 96 jours). L’aboutissement d’un changement complet de paradigme décidé il y a deux ans par le président Nasser Al-Khelaïfi, le conseiller sportif Luis Campos et l’entraineur Luis Enrique, qui avait conditionné sa venue à ce projet.Nasser Al-Khelaïfi et Luis Campos ont recruté l’entraîneur Luis Enrique notamment pour son goût de la jeunesse, prouvé à la tête de la sélection espagnole. Très vite à partir de l’été 2023, le technicien a fait comprendre qu’aucun statut ne protégeait les joueurs expérimentés et que les plus jeunes avaient toutes leurs chances. Qu’importe le départ de Kylian Mbappé en 2024, “le PSG va créer ses propres stars”, a appuyé le coach.- Formation -Le style de jeu porté par Luis Enrique, exigeant physiquement, tactiquement et sur le plan disciplinaire, a besoin de soldats capables de laisser de côté leur égo. Un jeune joueur qui a tout à prouver est l’élément de base de cette recette. “C’est très important de tirer parti de la qualité du centre de formation, qu’un joueur sache que s’il a le niveau il peut monter en équipe première”, expliquait Luis Enrique en mai. Monter, littéralement: au Campus PSG de Poissy (Yvelines), les jeunes du centre s’entraînent sur des terrains situés en contre-bas de ceux dédiés à l’équipe première.Encore fallait-il que le talent soit là. Warren Zaïre-Emery avait ouvert la voie à cette extrême précocité en jouant dès ses 16 ans avec le PSG sous Christophe Galtier, puis en étant titulaire une partie des deux saisons de Luis Enrique.La jeunesse est recherchée aussi via le recrutement. Bradley Barcola, arrivé de Lyon à 20 ans en 2023, a rapidement confirmé les espoirs placés en lui. Entré en fin de match samedi, il a délivré une passe décisive pour bien terminer sa belle saison (21 buts, 19 passes décisives en 58 matches).- Le relais Marquinhos -Mais il a été relégué sur le banc en seconde partie de saison par encore plus précoce que lui, Désiré Doué, arrivé de Rennes l’été dernier, qui a marqué la soirée munichoise de son empreinte. Sa facilité technique et sa sérénité à toute épreuve laissent augurer d’une carrière éblouissante. Doué aura 20 ans mardi et le trophée d’homme du match de samedi en appelle d’autres, lui qui avait déjà rayonné en seconde partie de saison par son efficacité (15 buts et 16 passes décisives en 54 matches) mais aussi par sa vista.”On a beaucoup de jeunes joueurs qui doivent encore progresser, j’en fais partie, on va travailler en restant humbles pour aller gagner les plus grands trophées”, a affirmé Désiré Doué samedi soir.Car le milieu Joao Neves (20 ans), les défenseurs Nuno Mendes (22) et Willian Pacho (23) sont autant de promesses d’avenir pour le PSG.Dans cette source vive de la jeunesse, quelle sera la place de certains anciens, comme Marquinhos ? Le capitaine était en larmes hier soir, se remémorant le parcours semé d’embûches du club et heureux d’avoir été un relais pour la jeune génération: “Moi j’étais le plus fier possible, tout derrière je les voyais courir et presser”, a-t-il raconté dans un grand sourire.Le Brésilien sait qu’à 31 ans la question de son avenir à Paris se pose. Il a certes prolongé jusqu’en 2028, mais Luis Campos a fait du recrutement d’un successeur central sa priorité du mercato d’été, selon son entourage.Autre interrogation d’avenir, le gardien Gianluigi Donnarumma, plus jeune (26 ans), n’a pas encore prolongé, lui dont le contrat expire à l’été 2026. Il a fait taire les critiques par de nombreuses parades décisives cette saison, mais son futur reste en suspens.”Je ne le sais pas, je ne le sais pas, on verra dans les prochains jours”, a-t-il répondu samedi soir à Sky Sport.

Le Mexique aux urnes pour élire tous ses juges, dans l’ombre du crime

Une première mondiale. Environ 100 millions d’électeurs sont appelés dimanche à désigner tous les magistrats du Mexique, des tribunaux de district jusqu’aux neuf juges de la Cour suprême, dans un pays où la justice est gangrénée par la corruption, le crime organisé et les influences politiques en tout genre.Cette élection est la colonne vertébrale d’une réforme constitutionnelle du pouvoir judiciaire lancée par la gauche au pouvoir pour lutter contre ce qu’elle appelle “la corruption et les privilèges” du personnel judiciaire, contre l’inefficacité de la justice et contre l’impunité généralisée.Le Mexique, qui compte près de 130 millions d’habitants, enregistre chaque année 30.000 homicides, ce qui le classe parmi les pays les plus violents du monde. La plupart de ces crimes restent impunis. Le pays compte six des huit bandes criminelles d’Amérique latine qualifiées d'”organisations terroristes” par le président américain Donald Trump.Les adversaires de la réforme dénoncent un risque de prise de contrôle de la justice par la gauche au pouvoir. Des inquiétudes portent également sur l’influence des cartels de la drogue sur le scrutin.”Il y a des raisons de croire que les élections peuvent être plus facilement infiltrées par le crime organisé que d’autres méthodes pour choisir les juges”, affirmé à l’AFP Margaret Satterthwaite, rapporteure spéciale des Nations Unies sur l’indépendance des juges et avocats. Selon elle, il existe aussi “un risque que les électeurs ne se basent pas sur les mérites des candidats pour les élire”.- “Corruption et privilèges” -La présidente de gauche, Claudia Sheinbaum, a parlé d’un “jour historique” en lançant samedi un dernier appel à voter.”Ceux qui souhaitent le maintien du régime de corruption et de privilèges au sein du pouvoir judiciaire disent que cette élection est truquée. Ils disent aussi que c’est pour qu’un parti politique s’approprie la Cour suprême”, a-t-elle dit.”Rien de plus faux”, a poursuivi la présidente, en assurant que cette élection inédite allait permettre l’avènement “d’un pouvoir judiciaire honnête, proche du peuple” qui n’aura été choisi “ni par la présidente, ni par les législateurs, mais par le peuple du Mexique”.Elue avec près de 60% des voix il y a un an, Mme Sheinbaum bénéficie d’une cote de popularité d’environ 75%, encore plus forte que celle de son prédécesseur et mentor politique Andres Manuel Lopez Obrador.Au pouvoir depuis décembre 2018, leur Mouvement pour la régénération nationale (Morena) est largement majoritaire au Parlement et dans une majorité des 32 Etats mexicains.Des adversaires de la réforme ont convoqué une “marche nationale” dimanche.La campagne électorale, discrète, n’a été marquée par aucun acte de violence significatif. Mais il est probable que les cartels tentent d’influencer subrepticement les résultats, estime le consultant Luis Carlos Ugalde, ancien président de l’autorité électorale mexicaine.”Il est logique que les groupes criminels organisés aient approché les juges et les candidats qui sont importants pour eux”, a-t-il dit.- Candidats controversés -Au total, 881 postes sont en jeu au niveau fédéral, dont les neuf membres de la Cour suprême. Quelque 1.700 juges vont être élus dans 19 des 32 Etats. Des élections complémentaires auront lieu en 2027.L’ONG Defensorxs a identifié près de 20 candidats à risque pour leurs liens présents ou passés avec des figures du crime. Parmi eux, Silvia Delgado, ex-avocate de Joaquín “Chapo” Guzmán, cofondateur du cartel de Sinaloa, condamné à la perpétuité aux Etats-Unis. Mme Delgado est candidate à un poste de juge pénal à Ciudad Juarez, ville-frontière avec les Etats-Unis. Autre exemple: Leopoldo Chávez, en campagne dans l’Etat du Durango (nord), a passé six ans en prison aux Etats-Unis pour trafic de métamphétamines. “Je ne me suis jamais vendu auprès de vous comme le candidat parfait”, a-t-il affirmé dans une vidéo publiée sur Facebook.Les candidats doivent être diplômés en droit, avoir de l’expérience et “une bonne réputation”.Le scrutin risque de peu mobiliser les Mexicains, l’autorité électorale pronostiquant un taux de participation 13 à 20%. Un électeur doit choisir des dizaines de juges parmi des centaines de candidats, ce qui nécessite des heures de recherches pour qui veut voter de façon avisée, explique David Shirk, professeur de l’Université de San Diego, aux Etats-Unis.Ce chercheur fait par ailleurs remarquer que le gros de la corruption judiciaire au Mexique est le fait des forces de l’ordre et des parquets, et non des magistrats du siège.”Il est beaucoup plus facile d’acheter un procureur et d’éviter les charges en général que de finir devant un tribunal et devoir influencer le juge”, explique M. Shirk, directeur d’un projet de recherche sur la justice au Mexique.

Le Mexique aux urnes pour élire tous ses juges, dans l’ombre du crime

Une première mondiale. Environ 100 millions d’électeurs sont appelés dimanche à désigner tous les magistrats du Mexique, des tribunaux de district jusqu’aux neuf juges de la Cour suprême, dans un pays où la justice est gangrénée par la corruption, le crime organisé et les influences politiques en tout genre.Cette élection est la colonne vertébrale d’une réforme constitutionnelle du pouvoir judiciaire lancée par la gauche au pouvoir pour lutter contre ce qu’elle appelle “la corruption et les privilèges” du personnel judiciaire, contre l’inefficacité de la justice et contre l’impunité généralisée.Le Mexique, qui compte près de 130 millions d’habitants, enregistre chaque année 30.000 homicides, ce qui le classe parmi les pays les plus violents du monde. La plupart de ces crimes restent impunis. Le pays compte six des huit bandes criminelles d’Amérique latine qualifiées d'”organisations terroristes” par le président américain Donald Trump.Les adversaires de la réforme dénoncent un risque de prise de contrôle de la justice par la gauche au pouvoir. Des inquiétudes portent également sur l’influence des cartels de la drogue sur le scrutin.”Il y a des raisons de croire que les élections peuvent être plus facilement infiltrées par le crime organisé que d’autres méthodes pour choisir les juges”, affirmé à l’AFP Margaret Satterthwaite, rapporteure spéciale des Nations Unies sur l’indépendance des juges et avocats. Selon elle, il existe aussi “un risque que les électeurs ne se basent pas sur les mérites des candidats pour les élire”.- “Corruption et privilèges” -La présidente de gauche, Claudia Sheinbaum, a parlé d’un “jour historique” en lançant samedi un dernier appel à voter.”Ceux qui souhaitent le maintien du régime de corruption et de privilèges au sein du pouvoir judiciaire disent que cette élection est truquée. Ils disent aussi que c’est pour qu’un parti politique s’approprie la Cour suprême”, a-t-elle dit.”Rien de plus faux”, a poursuivi la présidente, en assurant que cette élection inédite allait permettre l’avènement “d’un pouvoir judiciaire honnête, proche du peuple” qui n’aura été choisi “ni par la présidente, ni par les législateurs, mais par le peuple du Mexique”.Elue avec près de 60% des voix il y a un an, Mme Sheinbaum bénéficie d’une cote de popularité d’environ 75%, encore plus forte que celle de son prédécesseur et mentor politique Andres Manuel Lopez Obrador.Au pouvoir depuis décembre 2018, leur Mouvement pour la régénération nationale (Morena) est largement majoritaire au Parlement et dans une majorité des 32 Etats mexicains.Des adversaires de la réforme ont convoqué une “marche nationale” dimanche.La campagne électorale, discrète, n’a été marquée par aucun acte de violence significatif. Mais il est probable que les cartels tentent d’influencer subrepticement les résultats, estime le consultant Luis Carlos Ugalde, ancien président de l’autorité électorale mexicaine.”Il est logique que les groupes criminels organisés aient approché les juges et les candidats qui sont importants pour eux”, a-t-il dit.- Candidats controversés -Au total, 881 postes sont en jeu au niveau fédéral, dont les neuf membres de la Cour suprême. Quelque 1.700 juges vont être élus dans 19 des 32 Etats. Des élections complémentaires auront lieu en 2027.L’ONG Defensorxs a identifié près de 20 candidats à risque pour leurs liens présents ou passés avec des figures du crime. Parmi eux, Silvia Delgado, ex-avocate de Joaquín “Chapo” Guzmán, cofondateur du cartel de Sinaloa, condamné à la perpétuité aux Etats-Unis. Mme Delgado est candidate à un poste de juge pénal à Ciudad Juarez, ville-frontière avec les Etats-Unis. Autre exemple: Leopoldo Chávez, en campagne dans l’Etat du Durango (nord), a passé six ans en prison aux Etats-Unis pour trafic de métamphétamines. “Je ne me suis jamais vendu auprès de vous comme le candidat parfait”, a-t-il affirmé dans une vidéo publiée sur Facebook.Les candidats doivent être diplômés en droit, avoir de l’expérience et “une bonne réputation”.Le scrutin risque de peu mobiliser les Mexicains, l’autorité électorale pronostiquant un taux de participation 13 à 20%. Un électeur doit choisir des dizaines de juges parmi des centaines de candidats, ce qui nécessite des heures de recherches pour qui veut voter de façon avisée, explique David Shirk, professeur de l’Université de San Diego, aux Etats-Unis.Ce chercheur fait par ailleurs remarquer que le gros de la corruption judiciaire au Mexique est le fait des forces de l’ordre et des parquets, et non des magistrats du siège.”Il est beaucoup plus facile d’acheter un procureur et d’éviter les charges en général que de finir devant un tribunal et devoir influencer le juge”, explique M. Shirk, directeur d’un projet de recherche sur la justice au Mexique.

Nouveau repli général des ventes de voitures neuves en France en mai

Le marché des voitures neuves “s’enfonce dans la crise” en France, avec un repli des immatriculations de 12% en mai, par rapport au même mois de 2024, dans un contexte d’incertitude économique qui touche tous les constructeurs.En mai 2025, 123.919 voitures particulières ont été immatriculées en France, un repli de 12,3%, plus important que celui constaté le mois dernier (-5,64%), selon les chiffres publiés dimanche par la Plateforme automobile (PFA).Aucun constructeur n’échappe à la vague, qui touche aussi bien les voitures essence que les modèles électriques, tandis que le marché de l’occasion reste stable.”Chaque mois qui passe depuis le début de l’année, le marché s’enfonce un peu plus dans la crise. C’est le cinquième mois consécutif de baisse (…). Sur les cinq premiers mois de l’année, le marché est lui-même en baisse de 8% par rapport à 2024 et de quasiment 30% par rapport à 2019, en période pré-Covid”, a commenté auprès de l’AFP Nicolas Le Bigot, directeur général par intérim de la PFA.Ce repli continue d’affecter Stellantis (-10,1%) avec 34.441 voitures particulières immatriculées, freiné par Fiat et Opel. Renault affiche les mêmes volumes et limite son recul (-7%), alors que Toyota est en net repli (-25%).Le numéro trois, Volkswagen, creuse son recul à près de 12%.Les immatriculations de Tesla poursuivent leur chute en France, avec une baisse de 67% en mai (avec 721 véhicules) par rapport au même mois de 2024. – Les constructeurs “font le job” -En pleine modernisation de sa gamme mais potentiellement freiné aussi par l’image de son patron Elon Musk, le constructeur américain de voitures électriques accuse un repli de près de 50% depuis le début de l’année 2025.D’une manière générale, la part des voitures électriques “stagne autour de 18% sur les cinq premiers mois de l’année”, avec 119.475 véhicules immatriculés, soit “près de 10.000 de moins que pour la même période l’an dernier”, a indiqué Nicolas Le Bigot.Dans un marché restreint, cela signifie que “les ventes de véhicules électriques sont en baisse, d’environ 7% en 2025 par rapport à 2024”, a-t-il relevé, notant “une progression de la vente des véhicules hybrides, qui passent de 30% à 45% de part de marché entre 2024 et 2025”.Le dirigeant de la PFA y voit “la traduction du fait que les consommateurs veulent un produit qui est plus vertueux” au plan environnemental, qui consomme moins de carburant et qui est “plus accessible économiquement que l’électrique”.Par ailleurs, le secteur de l’occasion ne vient pas au secours de la chute des ventes de voitures neuves, avec “+0,3% sur le mois”, selon la plateforme AAA Data, qui estime que “presque tous les indicateurs sont au rouge sur le mois de mai” et qui n’attend “pas de redressement de tendance” dans les prochains mois.La plateforme appelle toutefois “à suivre dans les prochains mois” les éventuelles conséquences sur le marché du récent vote de l’Assemblée nationale en faveur de la suppression des zones à faible émission (ZFE).Le désintérêt des Français pour les voitures électriques est, pour la PFA, notamment à mettre sur le compte d’une accumulation des malus pour les véhicules anciens et polluants, associée à un “manque de soutien du gouvernement” qui a cette année “divisé par trois les enveloppes budgétaires pour accorder des bonus pour les véhicules électriques”.Mais les mauvais chiffres des derniers mois sont essentiellement liés à “un marasme économique général”, dans le contexte incertain de “la guerre commerciale menée par les Etats-Unis”, pour Nicolas Le Bigot, qui souligne également la morosité économique en France, avec une confiance des ménages “à un niveau historiquement bas” en mai.Et ce alors même que les constructeurs “font le job”, selon lui, en proposant de nouveaux modèles, comme la nouvelle version électrique de la R5 chez Renault ou de l’ë-C3 chez Citroën.

Nouveau repli général des ventes de voitures neuves en France en mai

Le marché des voitures neuves “s’enfonce dans la crise” en France, avec un repli des immatriculations de 12% en mai, par rapport au même mois de 2024, dans un contexte d’incertitude économique qui touche tous les constructeurs.En mai 2025, 123.919 voitures particulières ont été immatriculées en France, un repli de 12,3%, plus important que celui constaté le mois dernier (-5,64%), selon les chiffres publiés dimanche par la Plateforme automobile (PFA).Aucun constructeur n’échappe à la vague, qui touche aussi bien les voitures essence que les modèles électriques, tandis que le marché de l’occasion reste stable.”Chaque mois qui passe depuis le début de l’année, le marché s’enfonce un peu plus dans la crise. C’est le cinquième mois consécutif de baisse (…). Sur les cinq premiers mois de l’année, le marché est lui-même en baisse de 8% par rapport à 2024 et de quasiment 30% par rapport à 2019, en période pré-Covid”, a commenté auprès de l’AFP Nicolas Le Bigot, directeur général par intérim de la PFA.Ce repli continue d’affecter Stellantis (-10,1%) avec 34.441 voitures particulières immatriculées, freiné par Fiat et Opel. Renault affiche les mêmes volumes et limite son recul (-7%), alors que Toyota est en net repli (-25%).Le numéro trois, Volkswagen, creuse son recul à près de 12%.Les immatriculations de Tesla poursuivent leur chute en France, avec une baisse de 67% en mai (avec 721 véhicules) par rapport au même mois de 2024. – Les constructeurs “font le job” -En pleine modernisation de sa gamme mais potentiellement freiné aussi par l’image de son patron Elon Musk, le constructeur américain de voitures électriques accuse un repli de près de 50% depuis le début de l’année 2025.D’une manière générale, la part des voitures électriques “stagne autour de 18% sur les cinq premiers mois de l’année”, avec 119.475 véhicules immatriculés, soit “près de 10.000 de moins que pour la même période l’an dernier”, a indiqué Nicolas Le Bigot.Dans un marché restreint, cela signifie que “les ventes de véhicules électriques sont en baisse, d’environ 7% en 2025 par rapport à 2024”, a-t-il relevé, notant “une progression de la vente des véhicules hybrides, qui passent de 30% à 45% de part de marché entre 2024 et 2025”.Le dirigeant de la PFA y voit “la traduction du fait que les consommateurs veulent un produit qui est plus vertueux” au plan environnemental, qui consomme moins de carburant et qui est “plus accessible économiquement que l’électrique”.Par ailleurs, le secteur de l’occasion ne vient pas au secours de la chute des ventes de voitures neuves, avec “+0,3% sur le mois”, selon la plateforme AAA Data, qui estime que “presque tous les indicateurs sont au rouge sur le mois de mai” et qui n’attend “pas de redressement de tendance” dans les prochains mois.La plateforme appelle toutefois “à suivre dans les prochains mois” les éventuelles conséquences sur le marché du récent vote de l’Assemblée nationale en faveur de la suppression des zones à faible émission (ZFE).Le désintérêt des Français pour les voitures électriques est, pour la PFA, notamment à mettre sur le compte d’une accumulation des malus pour les véhicules anciens et polluants, associée à un “manque de soutien du gouvernement” qui a cette année “divisé par trois les enveloppes budgétaires pour accorder des bonus pour les véhicules électriques”.Mais les mauvais chiffres des derniers mois sont essentiellement liés à “un marasme économique général”, dans le contexte incertain de “la guerre commerciale menée par les Etats-Unis”, pour Nicolas Le Bigot, qui souligne également la morosité économique en France, avec une confiance des ménages “à un niveau historiquement bas” en mai.Et ce alors même que les constructeurs “font le job”, selon lui, en proposant de nouveaux modèles, comme la nouvelle version électrique de la R5 chez Renault ou de l’ë-C3 chez Citroën.

Manche: 184 migrants secourus dans le détroit du Pas-de-Calais

Cent quatre-vingt-quatre personnes qui tentaient de traverser la Manche pour rejoindre l’Angleterre clandestinement à bord de petites embarcations ont été secourues entre vendredi soir et samedi après-midi dans le détroit du Pas-de-Calais, a indiqué la préfecture maritime.Plusieurs départs d’embarcations ont été signalés sur cette période au Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) Gris-Nez, selon un communiqué de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar).Au total, 184 migrants ont été secourus lors de plusieurs opérations distinctes : 78 au large de Fort-Mahon (Somme), 61 près de Wimereux (Pas-de-Calais) après une panne moteur, neuf au large de Grand-Fort-Philippe après une demande d’assistance, et 36 au large de Dunkerque, pris en charge par la SNSM et débarqués à Calais.Depuis le début de l’année, au moins 15 personnes sont mortes dans la Manche, selon un décompte de l’AFP à partir de chiffres officiels.Les derniers en date, une femme et un enfant, sont décédés au large de Calais dans la nuit du 20 au 21 mai, après une série d’autres naufrages et incidents meurtriers.En 2024, 78 migrants étaient morts dans ces dangereuses traversées de la frontière franco-britannique, un record depuis le début de ce phénomène dans la région en 2018.Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé mi-mai envisager des “centres de retour” hors du Royaume-Uni pour les demandeurs d’asile déboutés, une formule comparable à celle envisagée par l’UE.Sous pression avec la progression du parti d’extrême droite Reform UK, le travailliste s’est engagé à réduire l’immigration régulière comme irrégulière au Royaume-Uni.Selon les chiffres officiels publiés vendredi par les autorités britanniques, 13.614 migrants ont rejoint l’Angleterre à bord de petites embarcations depuis le début de l’année. Quelque 36.800 migrants avaient gagné l’Angleterre l’an dernier, essentiellement des Afghans, Syriens et Iraniens.Interrogé sur Sky News, le ministre britannique de la Défense, John Healey, a qualifié les scènes observées la veille de “choquantes”.”Nous avons un accord (avec les Français) pour qu’ils modifient leur manière de travailler. Notre priorité est désormais de les pousser à le mettre en œuvre afin qu’ils puissent intercepter les passeurs et stopper ces personnes dans les bateaux et pas seulement sur le rivage”, a-t-il déclaré.Sur la BBC, il a ajouté: “Ce qu’il faut maintenant, c’est travailler plus étroitement avec les Français pour les convaincre de mettre cela en œuvre afin qu’ils puissent intervenir dans l’eau, dans les eaux peu profondes, ce qu’ils ne font pas pour l’instant”.Les autorités françaises, conformément au droit de la mer, n’interviennent que pour du sauvetage une fois les bateaux à l’eau.

Célébrations en marge de la Ligue des Champions: la fête endeuillée par deux morts

La victoire du Paris SG face à l’Inter Milan en finale de la Ligue des Champions a été endeuillée en France par la mort d’un mineur à Dax et celle d’un jeune homme à Paris, où la soirée a été émaillée de nombreux incidents.A Dax, un mineur de 17 ans a été tué à coups de couteau lors d’un rassemblement pour célébrer le sacre du club parisien tandis que dans la capitale, dans le 15e arrondissement, un jeune homme d’une vingtaine d’années circulant à scooter a été percuté par une voiture et a succombé à ses blessures.A Grenoble, quatre personnes d’une même famille ont été blessées dont deux grièvement après qu’une voiture a heurté la foule célébrant la victoire du PSG.A Coutances (Manche), un policier, atteint accidentellement à l’oeil, selon les premiers éléments d’enquête, par un mortier d’artifice, a été placé en coma artificiel et transporté à l’hôpital de Caen.Au cours de la soirée, émaillée de très nombreux incidents et de violences, majoritairement dans la capitale, 22 membres des forces de l’ordre ont été blessés dont 18 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur. La nature et la gravité des blessures n’ont pas été précisées.Sept sapeurs-pompiers ont été blessés ainsi que 192 manifestants.Il y a eu 559 interpellations dont 491 à Paris, qui ont conduit à 320 gardes à vue dont 254 à Paris, a ajouté la même source.Le ministère a décompté, selon un bilan national provisoire, 692 incendies dont 264 véhicules.A Paris, la plupart des incidents se sont déroulés sur l’avenue des Champs-Elysées, qui avait été fermée à la circulation pour l’occasion, ainsi qu’aux abords du Parc des Princes, le stade historique du PSG.Durant plusieurs heures après le coup de sifflet final, des échauffourées sporadiques ont eu lieu entre les forces de l’ordre et des groupes mobiles. Gaz lacrymogènes et utilisation d’un engin lanceur d’eau d’un côté, mortiers d’artifice et lancers de divers projectiles, de l’autre. En dépit d’un dispositif particulièrement conséquent – 5.400 policiers et gendarmes avaient été mobilisés à Paris et en petite couronne-, des scènes de pillages, de bris de mobilier urbain, de vitrines dégradées et d’incendies de vélos en libre service, ont été constatées principalement sur les Champs-Elysées et à ses abords.- La parade, nouveau défi sécuritaire -Dans une rue adjacente, une terrasse éphémère a été incendiée. Un magasin de chaussures de l’avenue a été pillé avant que les forces de l’ordre n’interviennent rapidement. Une trentaine de personnes y ont été interpellées.Deux voitures ont été incendiées Porte de Saint-Cloud, près du Parc des Princes, où à plusieurs reprises des supporters munis de fumigènes sont descendus sur le périphérique et ont interrompu la circulation avant d’être délogés par les forces de l’ordre.Dans un message posté sur X dans la soirée, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau s’était insurgé “contre des barbares venus dans les rues de Paris pour commettre des délits et provoquer les forces de l’ordre”, tandis que les “vrais supporters du PSG sont en train de s’enthousiasmer devant le magnifique match de leur équipe”.”Il est insupportable qu’il ne soit pas envisageable de faire la fête sans craindre la sauvagerie d’une minorité de voyous qui ne respectent rien”, avait ajouté le ministre.Signe de la tension tout au long de la soirée, le 18, numéro d’urgence des pompiers, a été saturé, au point que les sapeurs-pompiers de Paris ont diffusé un message sur X pour tenter de canaliser les demandes.Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, s’exprimera à la mi-journée, quelques heures avant la parade des joueurs sur les Champs-Elysées, qui constitue un nouveau défi en terme sécuritaire pour la police. Il détaillera le dispositif de sécurité mis en place.D’ores et déjà, il est prévu l’installation de trois box pour accueillir le public, avec une jauge maximale totale de 110.000 personnes. Les joueurs seront à bord d’un bus à Impériale. Ils seront ensuite reçus à l’Elysée par le président Emmanuel Macron. Puis ils iront au Parc des Princes pour la présentation du trophée aux supporters.

Célébrations en marge de la Ligue des Champions: la fête endeuillée par deux morts

La victoire du Paris SG face à l’Inter Milan en finale de la Ligue des Champions a été endeuillée en France par la mort d’un mineur à Dax et celle d’un jeune homme à Paris, où la soirée a été émaillée de nombreux incidents.A Dax, un mineur de 17 ans a été tué à coups de couteau lors d’un rassemblement pour célébrer le sacre du club parisien tandis que dans la capitale, dans le 15e arrondissement, un jeune homme d’une vingtaine d’années circulant à scooter a été percuté par une voiture et a succombé à ses blessures.A Grenoble, quatre personnes d’une même famille ont été blessées dont deux grièvement après qu’une voiture a heurté la foule célébrant la victoire du PSG.A Coutances (Manche), un policier, atteint accidentellement à l’oeil, selon les premiers éléments d’enquête, par un mortier d’artifice, a été placé en coma artificiel et transporté à l’hôpital de Caen.Au cours de la soirée, émaillée de très nombreux incidents et de violences, majoritairement dans la capitale, 22 membres des forces de l’ordre ont été blessés dont 18 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur. La nature et la gravité des blessures n’ont pas été précisées.Sept sapeurs-pompiers ont été blessés ainsi que 192 manifestants.Il y a eu 559 interpellations dont 491 à Paris, qui ont conduit à 320 gardes à vue dont 254 à Paris, a ajouté la même source.Le ministère a décompté, selon un bilan national provisoire, 692 incendies dont 264 véhicules.A Paris, la plupart des incidents se sont déroulés sur l’avenue des Champs-Elysées, qui avait été fermée à la circulation pour l’occasion, ainsi qu’aux abords du Parc des Princes, le stade historique du PSG.Durant plusieurs heures après le coup de sifflet final, des échauffourées sporadiques ont eu lieu entre les forces de l’ordre et des groupes mobiles. Gaz lacrymogènes et utilisation d’un engin lanceur d’eau d’un côté, mortiers d’artifice et lancers de divers projectiles, de l’autre. En dépit d’un dispositif particulièrement conséquent – 5.400 policiers et gendarmes avaient été mobilisés à Paris et en petite couronne-, des scènes de pillages, de bris de mobilier urbain, de vitrines dégradées et d’incendies de vélos en libre service, ont été constatées principalement sur les Champs-Elysées et à ses abords.- La parade, nouveau défi sécuritaire -Dans une rue adjacente, une terrasse éphémère a été incendiée. Un magasin de chaussures de l’avenue a été pillé avant que les forces de l’ordre n’interviennent rapidement. Une trentaine de personnes y ont été interpellées.Deux voitures ont été incendiées Porte de Saint-Cloud, près du Parc des Princes, où à plusieurs reprises des supporters munis de fumigènes sont descendus sur le périphérique et ont interrompu la circulation avant d’être délogés par les forces de l’ordre.Dans un message posté sur X dans la soirée, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau s’était insurgé “contre des barbares venus dans les rues de Paris pour commettre des délits et provoquer les forces de l’ordre”, tandis que les “vrais supporters du PSG sont en train de s’enthousiasmer devant le magnifique match de leur équipe”.”Il est insupportable qu’il ne soit pas envisageable de faire la fête sans craindre la sauvagerie d’une minorité de voyous qui ne respectent rien”, avait ajouté le ministre.Signe de la tension tout au long de la soirée, le 18, numéro d’urgence des pompiers, a été saturé, au point que les sapeurs-pompiers de Paris ont diffusé un message sur X pour tenter de canaliser les demandes.Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, s’exprimera à la mi-journée, quelques heures avant la parade des joueurs sur les Champs-Elysées, qui constitue un nouveau défi en terme sécuritaire pour la police. Il détaillera le dispositif de sécurité mis en place.D’ores et déjà, il est prévu l’installation de trois box pour accueillir le public, avec une jauge maximale totale de 110.000 personnes. Les joueurs seront à bord d’un bus à Impériale. Ils seront ensuite reçus à l’Elysée par le président Emmanuel Macron. Puis ils iront au Parc des Princes pour la présentation du trophée aux supporters.