Plus de 1.100 migrants arrivés samedi au Royaume-Uni sur de petites embarcations

Plus de 1.100 migrants ont atteint le Royaume-Uni en traversant la Manche sur de petites embarcations durant la seule journée de samedi, un record depuis le début de l’année, accentuant encore la pression sur le gouvernement de Keir Starmer pour endiguer le phénomène.Les autorités britanniques ont détecté 1.194 migrants arrivés à bord de 18 bateaux, selon un décompte de l’AFP à partir des chiffres officiels.Depuis janvier, 14.808 personnes sont arrivées au Royaume-Uni par ce biais, un niveau inédit malgré les mesures mises en place par les gouvernements français et britannique pour tenter d’enrayer ces traversées dangereuses.Le record absolu pour un seul jour remonte à septembre 2022, avec 1.305 migrants débarqués sur les plages britanniques. Cette année-là, 45.774 migrants étaient arrivés au Royaume-Uni.Après une baisse en 2023, les traversées illégales ont connu un net rebond l’an dernier (36.800), et la tendance pour cette année laisser augurer un nouveau record.Sous la pression du parti anti-immigration Reform UK, le gouvernement travailliste de Keir Starmer a promis de lutter contre l’immigration illégale. Une loi sur le contrôle des frontières est en cours d’examen au Parlement, qui doit notamment donner davantage de pouvoir aux forces de l’ordre contre les réseaux de passeurs.Londres a également signé plusieurs accords de coopération avec les pays de départ ou de transit (Irak, Allemagne, Serbie, Kosovo, etc.), et envisage d’envoyer les déboutés de l’asile dans des “centres de retour”, dans des pays tiers.”Ce gouvernement a bâti un plan sérieux pour s’attaquer aux réseaux à chaque étape”, a défendu un porte-parole du ministère de l’Intérieur.De leur côté, les autorités maritimes françaises ont indiqué avoir secouru 184 personnes dans le détroit du Pas-de-Calais entre vendredi soir et samedi après-midi, lors de plusieurs opérations distinctes: 78 au large de Fort-Mahon, 61 près de Wimereux après une panne moteur, neuf au large de Grand-Fort-Philippe après une demande d’assistance, et 36 au large de Dunkerque.Mais les photographies montrant des policiers français assister au départ de migrants depuis la plage sans intervenir ont fait largement réagir côté britannique, en particulier dans les médias conservateurs.Les autorités françaises, conformément au droit de la mer, n’interviennent que pour du sauvetage une fois les bateaux à l’eau.- “Honte” -“Notre pays est en péril”, a déclaré sur le réseau social X le chef de Reform UK, Nigel Farage, tandis que le député conservateur Chris Philp, en charge de l’immigration au sein des Tories, a dénoncé un “jour de la honte”, expression reprise par le tabloïd The Sun.Interrogé sur Sky News, le ministre britannique travailliste de la Défense, John Healey, a qualifié les scènes observées la veille de “choquantes”.”Nous avons un accord (avec les Français) pour qu’ils modifient leur manière de travailler. Notre priorité est désormais de les pousser à le mettre en œuvre afin qu’ils puissent intercepter les passeurs et stopper ces personnes dans les bateaux et pas seulement sur le rivage”, a-t-il déclaré.En février, Londres et Paris ont prolongé jusqu’en 2027 leur traité contre l’immigration clandestine, par lequel les Britanniques financent une partie des contrôles menés côté français.A cette occasion, le ministre français de l’Intérieur Bruno Retailleau avait plaidé pour un “changement de doctrine” permettant aux forces françaises d’intercepter des bateaux déjà à l’eau, pour contrer la nouvelle tactique des “taxis-boats”, qui embarquent des migrants directement dans la mer, en évitant les contrôles sur les plages.Depuis le début de l’année, au moins 15 personnes ont péri dans la Manche, selon un décompte de l’AFP à partir de chiffres officiels.En 2024, 78 migrants étaient morts, un record depuis le début de ce phénomène dans la région en 2018.

Plus de 1.100 migrants arrivés samedi au Royaume-Uni sur de petites embarcations

Plus de 1.100 migrants ont atteint le Royaume-Uni en traversant la Manche sur de petites embarcations durant la seule journée de samedi, un record depuis le début de l’année, accentuant encore la pression sur le gouvernement de Keir Starmer pour endiguer le phénomène.Les autorités britanniques ont détecté 1.194 migrants arrivés à bord de 18 bateaux, selon un décompte de l’AFP à partir des chiffres officiels.Depuis janvier, 14.808 personnes sont arrivées au Royaume-Uni par ce biais, un niveau inédit malgré les mesures mises en place par les gouvernements français et britannique pour tenter d’enrayer ces traversées dangereuses.Le record absolu pour un seul jour remonte à septembre 2022, avec 1.305 migrants débarqués sur les plages britanniques. Cette année-là, 45.774 migrants étaient arrivés au Royaume-Uni.Après une baisse en 2023, les traversées illégales ont connu un net rebond l’an dernier (36.800), et la tendance pour cette année laisser augurer un nouveau record.Sous la pression du parti anti-immigration Reform UK, le gouvernement travailliste de Keir Starmer a promis de lutter contre l’immigration illégale. Une loi sur le contrôle des frontières est en cours d’examen au Parlement, qui doit notamment donner davantage de pouvoir aux forces de l’ordre contre les réseaux de passeurs.Londres a également signé plusieurs accords de coopération avec les pays de départ ou de transit (Irak, Allemagne, Serbie, Kosovo, etc.), et envisage d’envoyer les déboutés de l’asile dans des “centres de retour”, dans des pays tiers.”Ce gouvernement a bâti un plan sérieux pour s’attaquer aux réseaux à chaque étape”, a défendu un porte-parole du ministère de l’Intérieur.De leur côté, les autorités maritimes françaises ont indiqué avoir secouru 184 personnes dans le détroit du Pas-de-Calais entre vendredi soir et samedi après-midi, lors de plusieurs opérations distinctes: 78 au large de Fort-Mahon, 61 près de Wimereux après une panne moteur, neuf au large de Grand-Fort-Philippe après une demande d’assistance, et 36 au large de Dunkerque.Mais les photographies montrant des policiers français assister au départ de migrants depuis la plage sans intervenir ont fait largement réagir côté britannique, en particulier dans les médias conservateurs.Les autorités françaises, conformément au droit de la mer, n’interviennent que pour du sauvetage une fois les bateaux à l’eau.- “Honte” -“Notre pays est en péril”, a déclaré sur le réseau social X le chef de Reform UK, Nigel Farage, tandis que le député conservateur Chris Philp, en charge de l’immigration au sein des Tories, a dénoncé un “jour de la honte”, expression reprise par le tabloïd The Sun.Interrogé sur Sky News, le ministre britannique travailliste de la Défense, John Healey, a qualifié les scènes observées la veille de “choquantes”.”Nous avons un accord (avec les Français) pour qu’ils modifient leur manière de travailler. Notre priorité est désormais de les pousser à le mettre en œuvre afin qu’ils puissent intercepter les passeurs et stopper ces personnes dans les bateaux et pas seulement sur le rivage”, a-t-il déclaré.En février, Londres et Paris ont prolongé jusqu’en 2027 leur traité contre l’immigration clandestine, par lequel les Britanniques financent une partie des contrôles menés côté français.A cette occasion, le ministre français de l’Intérieur Bruno Retailleau avait plaidé pour un “changement de doctrine” permettant aux forces françaises d’intercepter des bateaux déjà à l’eau, pour contrer la nouvelle tactique des “taxis-boats”, qui embarquent des migrants directement dans la mer, en évitant les contrôles sur les plages.Depuis le début de l’année, au moins 15 personnes ont péri dans la Manche, selon un décompte de l’AFP à partir de chiffres officiels.En 2024, 78 migrants étaient morts, un record depuis le début de ce phénomène dans la région en 2018.

Indian airline IndiGo orders 30 Airbus A350 widebody planes

Indian airline IndiGo said on Sunday it had signed an order for 30 more Airbus A350-900s, bringing its shopping list for the widebody aircraft from the European aircraft manufacturer to 60.”We are placing a firm order for 30 Airbus A350-900s,” said Pieter Elbers, the CEO of IndiGo, which was founded in 2006 and is behind the largest contract by volume in the history of civil aviation — 500 Airbus single-aisle aircraft by 2023.The low-cost carrier, India’s biggest by market share, is positioning itself as a significant player in the long-haul market.”This strategic move will enable IndiGo to spread its wings further and expand its long-haul international network,” the company said in a statement.”This is yet another step in defining the airline’s long-term plans of international expansion.”Benoit de Saint-Exupery, Airbus commercial aircraft vice-president of sales, hailed “IndiGo’s incredible rise”.”You have democratised flying in India, and now you want to expand internationally,” he said.The A350 planes, with ranges of up to 15,000 kilometres (9,300 miles), will allow it to expand its network further.Overall, IndiGo has placed orders for around 1,000 aircraft from the A320 family, Airbus’s most successful model and rival of the Boeing 737 MAX, which has endured multiple setbacks after a series of safety scares.- ‘Phenomenal’ -Willie Walsh, director general of the International Air Transport Association (IATA), which began its annual industry conference in New Delhi on Sunday, said “the development of India’s air connectivity in recent years has been nothing short of phenomenal”.Indian domestic air growth is “running at over 10 percent” per year, Walsh said ahead of the conference.The growth of its economy has made India and its 1.4 billion people the world’s fourth-largest air market — domestic and international — with IATA projecting it will become the third biggest within the decade.Air India, IndiGo’s rival, ordered 100 more Airbus planes last year after a giant contract in 2023 for 470 aircraft — 250 Airbus and 220 Boeing.India’s domestic air passenger traffic reached a milestone last year by “surpassing 500,000 passengers in a single day”, according to India’s Ministry of Civil Aviation.The ministry boasts of a sector “experiencing a meteoric rise”.Railways remain hugely popular but travelling by trains crisscrossing a country about three-quarters the area of the European Union is often slow and chaotic.Prime Minister Narendra Modi, who will address IATA delegates on Monday, has made the development of the air sector a priority since coming to power in 2014.India has doubled its number of airports in the past decade to 157, with plans to have as many as 400 by 2047.Indian airline capacity is expected to reach 230 million seats in 2024, doubling since 2014, according to British aviation data provider OAG.However, such growth comes with immense demands for aircraft, skilled personnel, airports, and aviation safety.Some 10,000 pilots are expected to be trained in the next five years but India also faces a major challenge to supply flight crews, engineers, mechanics, and air traffic controllers.India already has the highest number of women pilots, who make up 15 percent of its captains, three times the global average. 

Indian airline IndiGo orders 30 Airbus A350 widebody planes

Indian airline IndiGo said on Sunday it had signed an order for 30 more Airbus A350-900s, bringing its shopping list for the widebody aircraft from the European aircraft manufacturer to 60.”We are placing a firm order for 30 Airbus A350-900s,” said Pieter Elbers, the CEO of IndiGo, which was founded in 2006 and is behind the largest contract by volume in the history of civil aviation — 500 Airbus single-aisle aircraft by 2023.The low-cost carrier, India’s biggest by market share, is positioning itself as a significant player in the long-haul market.”This strategic move will enable IndiGo to spread its wings further and expand its long-haul international network,” the company said in a statement.”This is yet another step in defining the airline’s long-term plans of international expansion.”Benoit de Saint-Exupery, Airbus commercial aircraft vice-president of sales, hailed “IndiGo’s incredible rise”.”You have democratised flying in India, and now you want to expand internationally,” he said.The A350 planes, with ranges of up to 15,000 kilometres (9,300 miles), will allow it to expand its network further.Overall, IndiGo has placed orders for around 1,000 aircraft from the A320 family, Airbus’s most successful model and rival of the Boeing 737 MAX, which has endured multiple setbacks after a series of safety scares.- ‘Phenomenal’ -Willie Walsh, director general of the International Air Transport Association (IATA), which began its annual industry conference in New Delhi on Sunday, said “the development of India’s air connectivity in recent years has been nothing short of phenomenal”.Indian domestic air growth is “running at over 10 percent” per year, Walsh said ahead of the conference.The growth of its economy has made India and its 1.4 billion people the world’s fourth-largest air market — domestic and international — with IATA projecting it will become the third biggest within the decade.Air India, IndiGo’s rival, ordered 100 more Airbus planes last year after a giant contract in 2023 for 470 aircraft — 250 Airbus and 220 Boeing.India’s domestic air passenger traffic reached a milestone last year by “surpassing 500,000 passengers in a single day”, according to India’s Ministry of Civil Aviation.The ministry boasts of a sector “experiencing a meteoric rise”.Railways remain hugely popular but travelling by trains crisscrossing a country about three-quarters the area of the European Union is often slow and chaotic.Prime Minister Narendra Modi, who will address IATA delegates on Monday, has made the development of the air sector a priority since coming to power in 2014.India has doubled its number of airports in the past decade to 157, with plans to have as many as 400 by 2047.Indian airline capacity is expected to reach 230 million seats in 2024, doubling since 2014, according to British aviation data provider OAG.However, such growth comes with immense demands for aircraft, skilled personnel, airports, and aviation safety.Some 10,000 pilots are expected to be trained in the next five years but India also faces a major challenge to supply flight crews, engineers, mechanics, and air traffic controllers.India already has the highest number of women pilots, who make up 15 percent of its captains, three times the global average. 

Les réseaux sociaux, accélérateurs des troubles alimentaires et obstacles à la guérison

Glorification de contenus axés sur la maigreur et promotion de fausses informations en nutrition: les réseaux sociaux contribuent, chez des jeunes déjà fragilisés, au développement de troubles des conduites alimentaires (TCA) et complexifient leur prise en charge.”On ne traite plus un TCA sans aborder les réseaux sociaux. Ils sont devenus un facteur déclencheur, un accélérateur certain et un obstacle à la guérison”, résume Carole Copti, diététicienne-nutritionniste à Paris. En France, près d’un million de personnes souffrent d’anorexie mentale, de boulimie nerveuse, ou d’hyperphagie boulimique, particulièrement des femmes âgées de 17 à 25 ans.Si les causes des TCA sont multifactorielles (biologiques, psychologiques, sociales), les acteurs du secteur pointent de plus en plus l’impact “dévastateur” des réseaux sociaux dans ces pathologies.”Ce n’est pas la cause mais c’est la goutte d’eau qui peut faire déborder le vase”, explique à l’AFP Nathalie Godart, psychiatre de l’enfant et de l’adolescent à la Fondation Santé des Etudiants de France.A travers la promotion de la maigreur, d’une alimentation ultra-contrôlée, et d’une activité physique acharnée, les réseaux sociaux fragilisent les personnes déjà vulnérables et “amplifient les menaces sur la santé des jeunes”, ajoute-t-elle.A l’exemple de la tendance #skinnytok qui regorge d’injonctions violentes, culpabilisantes et dangereuses, incitant à réduire drastiquement son alimentation.- Laxatifs et vomissements -Pour Charlyne Buigues, infirmière spécialisée dans les TCA, les réseaux sociaux sont “une porte d’entrée” vers ces troubles, qui y sont “banalisés”.Elle dénonce la mise en avant de vidéos de jeunes filles souffrant d’anorexie mentale qui exposent leur corps dénutri, ou d’autres souffrant de boulimie nerveuse et qui affichent leurs “purges”. “La prise de laxatifs ou les vomissements sont présentés comme un moyen tout à fait légitime de perdre du poids, alors que le risque est de faire un arrêt cardiaque”, rappelle Mme Buigues.Au-delà d’engendrer de graves problèmes, notamment cardiaques et de fertilité, les TCA constituent la deuxième cause de mortalité prématurée chez les 15-24 ans, selon l’Assurance maladie.Pour Mme Copti, les réseaux sociaux forment même un “engrenage”. “Les personnes souffrant de TCA ont souvent une faible auto-estime. Mais en exposant leur maigreur causée par l’anorexie sur les réseaux sociaux, elles vont cumuler des abonnés, des vues, des +likes+… et cela va entretenir leurs troubles et prolonger la phase de déni.”D’autant plus que certains contenus vont être monétisés. Charlyne Buigues raconte ainsi qu’une jeune femme qui se filme régulièrement en +live+ sur TikTok en train de vomir “expliquait être rémunérée par la plateforme, ce qui lui permettait de financer ses courses”.-“Je ne fais pas le poids”-Et même lorsque les personnes s’engagent dans un processus de guérison, les réseaux sociaux rendent la prise en charge “plus dure, plus complexe et plus longue”, prévient Carole Copti.En cause: les fausses informations en nutrition qui pullulent sur les plateformes et que les jeunes tiennent pour vraies.”La consultation, c’est un peu devenu mon procès. Je dois sans cesse me justifier et batailler pour leur faire comprendre que non, il n’est pas possible de tenir en ne mangeant que 1.000 calories par jour – la moitié de leurs besoins – ou que non, ce n’est pas normal de sauter des repas”, développe la diététicienne-nutritionniste.”Les patients sont complètement endoctrinés et je ne fais pas le poids, moi, avec ma consultation de 45 minutes par semaine, face à des heures passées quotidiennement sur TikTok”, souffle-t-elle.Dans le même sens, Nathalie Godart alerte sur la prolifération de “pseudo-coaches” qui partagent des conseils “aberrants”, qui pourraient s’apparenter à “de l’exercice illégal de la nutrition”. “La parole de ces influenceurs pèse beaucoup plus que celle des institutionnels. On rame constamment pour passer des messages simples sur l’alimentation”, déplore-t-elle, rappelant qu’une ligne d’écoute Anorexie Boulimie Info est joignable au 09.69.325.900.Très active sur les réseaux sociaux à travers son compte Instagram @aucoeurdestca, Charlyne Buigues passe son temps à signaler des contenus problématiques même si cela “ne sert à rien”.”Les contenus restent en ligne et les comptes ne sont que rarement suspendus, c’est vraiment fatiguant”, confie-t-elle. L’infirmière en arrive ainsi à conseiller à ses patients de supprimer certains réseaux, notamment TikTok. “Ça peut paraître radical mais tant que les jeunes ne seront pas mieux informés, l’application est trop dangereuse”, soutient-elle.

Les réseaux sociaux, accélérateurs des troubles alimentaires et obstacles à la guérison

Glorification de contenus axés sur la maigreur et promotion de fausses informations en nutrition: les réseaux sociaux contribuent, chez des jeunes déjà fragilisés, au développement de troubles des conduites alimentaires (TCA) et complexifient leur prise en charge.”On ne traite plus un TCA sans aborder les réseaux sociaux. Ils sont devenus un facteur déclencheur, un accélérateur certain et un obstacle à la guérison”, résume Carole Copti, diététicienne-nutritionniste à Paris. En France, près d’un million de personnes souffrent d’anorexie mentale, de boulimie nerveuse, ou d’hyperphagie boulimique, particulièrement des femmes âgées de 17 à 25 ans.Si les causes des TCA sont multifactorielles (biologiques, psychologiques, sociales), les acteurs du secteur pointent de plus en plus l’impact “dévastateur” des réseaux sociaux dans ces pathologies.”Ce n’est pas la cause mais c’est la goutte d’eau qui peut faire déborder le vase”, explique à l’AFP Nathalie Godart, psychiatre de l’enfant et de l’adolescent à la Fondation Santé des Etudiants de France.A travers la promotion de la maigreur, d’une alimentation ultra-contrôlée, et d’une activité physique acharnée, les réseaux sociaux fragilisent les personnes déjà vulnérables et “amplifient les menaces sur la santé des jeunes”, ajoute-t-elle.A l’exemple de la tendance #skinnytok qui regorge d’injonctions violentes, culpabilisantes et dangereuses, incitant à réduire drastiquement son alimentation.- Laxatifs et vomissements -Pour Charlyne Buigues, infirmière spécialisée dans les TCA, les réseaux sociaux sont “une porte d’entrée” vers ces troubles, qui y sont “banalisés”.Elle dénonce la mise en avant de vidéos de jeunes filles souffrant d’anorexie mentale qui exposent leur corps dénutri, ou d’autres souffrant de boulimie nerveuse et qui affichent leurs “purges”. “La prise de laxatifs ou les vomissements sont présentés comme un moyen tout à fait légitime de perdre du poids, alors que le risque est de faire un arrêt cardiaque”, rappelle Mme Buigues.Au-delà d’engendrer de graves problèmes, notamment cardiaques et de fertilité, les TCA constituent la deuxième cause de mortalité prématurée chez les 15-24 ans, selon l’Assurance maladie.Pour Mme Copti, les réseaux sociaux forment même un “engrenage”. “Les personnes souffrant de TCA ont souvent une faible auto-estime. Mais en exposant leur maigreur causée par l’anorexie sur les réseaux sociaux, elles vont cumuler des abonnés, des vues, des +likes+… et cela va entretenir leurs troubles et prolonger la phase de déni.”D’autant plus que certains contenus vont être monétisés. Charlyne Buigues raconte ainsi qu’une jeune femme qui se filme régulièrement en +live+ sur TikTok en train de vomir “expliquait être rémunérée par la plateforme, ce qui lui permettait de financer ses courses”.-“Je ne fais pas le poids”-Et même lorsque les personnes s’engagent dans un processus de guérison, les réseaux sociaux rendent la prise en charge “plus dure, plus complexe et plus longue”, prévient Carole Copti.En cause: les fausses informations en nutrition qui pullulent sur les plateformes et que les jeunes tiennent pour vraies.”La consultation, c’est un peu devenu mon procès. Je dois sans cesse me justifier et batailler pour leur faire comprendre que non, il n’est pas possible de tenir en ne mangeant que 1.000 calories par jour – la moitié de leurs besoins – ou que non, ce n’est pas normal de sauter des repas”, développe la diététicienne-nutritionniste.”Les patients sont complètement endoctrinés et je ne fais pas le poids, moi, avec ma consultation de 45 minutes par semaine, face à des heures passées quotidiennement sur TikTok”, souffle-t-elle.Dans le même sens, Nathalie Godart alerte sur la prolifération de “pseudo-coaches” qui partagent des conseils “aberrants”, qui pourraient s’apparenter à “de l’exercice illégal de la nutrition”. “La parole de ces influenceurs pèse beaucoup plus que celle des institutionnels. On rame constamment pour passer des messages simples sur l’alimentation”, déplore-t-elle, rappelant qu’une ligne d’écoute Anorexie Boulimie Info est joignable au 09.69.325.900.Très active sur les réseaux sociaux à travers son compte Instagram @aucoeurdestca, Charlyne Buigues passe son temps à signaler des contenus problématiques même si cela “ne sert à rien”.”Les contenus restent en ligne et les comptes ne sont que rarement suspendus, c’est vraiment fatiguant”, confie-t-elle. L’infirmière en arrive ainsi à conseiller à ses patients de supprimer certains réseaux, notamment TikTok. “Ça peut paraître radical mais tant que les jeunes ne seront pas mieux informés, l’application est trop dangereuse”, soutient-elle.

Ligue des champions: l’Inter Milan sur la mauvaise pente

L’Inter Milan, en fin de cycle, est tombée de haut contre le Paris SG en finale de la Ligue des champions (5-0) samedi et sa chute n’est peut-être pas terminée si son entraîneur Simone Inzaghi devait décider de faire ses valises.. Une déroute historiqueAlors qu’ils espéraient offrir à leur club une quatrième Ligue des champions et mettre fin à quinze ans de disette pour le football italien en C1, Lautaro Martinez et ses coéquipiers sont passés complètement à côté de leur finale. Ils sont même entrés dans l’histoire de la compétition-reine de la pire des manières, en concédant la plus lourde défaite jamais enregistrée par un finaliste.Symbole de cette faillite, le duo Lautaro Martinez-Marcus Thuram, surnommé “ThuLa” et présenté comme l’un des meilleurs binômes offensifs d’Europe: ils ont été limités à deux tirs (dont un seul cadré par Thuram), mais ont perdu 23 ballons sur 72 touchés ! Avant la Coupe du monde des clubs aux Etats-Unis (14 juin-13 juillet), l’Inter a beaucoup joué (59), mais n’a rien encore gagné et a collectionné les désillusions avec ses défaites en finales de la C1 et de la Supercoupe d’Italie, sa 2e place à un point de Naples en Serie A.. Une équipe en fin de cycleAvec deux finales sur les trois dernières éditions de la Ligue des champions, l’Inter fait partie des cadors de la scène européenne. Mais ce bilan est en trompe-l’oeil: deux ans après sa courte défaite de 2023 contre Manchester City (1-0), l’Inter semble être arrivée en bout de piste.”Après sa finale perdue de 2023, l’Inter était une équipe qui pouvait encore progresser. Là, c’est une équipe en bout de cycle”, a résumé l’ancien international italien, devenu consultant, Alessandro Costacurta.Contre le PSG, l’Inter a fait son âge: le onze de départ aligné par Inzaghi avait une moyenne d’âge de 30 ans et 242 jours, soit la troisième plus élevée de l’histoire dans une finale de Ligue des champions avec notamment Francesco Acerbi (37 ans), Yann Sommer (36 ans) et Henrikh Mkhitaryan (36 ans) pris de vitesse par la jeunesse du PSG. Pour pouvoir défier le PSG, les Nerazzurri ont dû tour à tour éliminer le Bayern Munich et le FC Barcelone et cette débauche d’efforts, notamment lors d’une demi-finale retour renversante contre le Barça (4-3 a.p.), leur a coûté cher.”On ne se cherche pas d’excuses, le PSG mérite sa victoire, mais on a manqué de fraîcheur, d’impact”, a constaté l’international italien Nicolo Barella.La rajeunissement a déjà commencé avec les arrivées finalisées de Petar Sucic (21 ans) et Luis Henrique (23 ans).. L’énigme InzaghiL’avenir à court terme de l’Inter pourrait se jouer d’ici mardi ou mercredi. Simone Inzaghi doit en effet rencontrer ses dirigeants comme il le fait chaque fin de saison depuis qu’il a pris les commandes du club en 2021.Mais selon la presse italienne, le technicien italien, dont le contrat expire dans un an, pourrait leur annoncer qu’il a décidé de répondre favorablement à l’offre mirobolante (50 M EUR sur deux ans) du club saoudien d’Al-Hilal.Très déçu par la déroute de son équipe contre le PSG, Inzaghi, vainqueur avec l’Inter de six trophées dont un scudetto (2024) et deux éditions de la Coupe d’Italie (2022, 2023), semble lui aussi être arrivé en bout de course.Si Inzaghi devait partir, l’Inter pourrait relancer un entraîneur qui reste sur un retentissant échec à la tête de la sélection saoudienne, Roberto Mancini. L’ancien international italien qui a dirigé Manchester City (2009-13) et la Nazionale (2018-23), connait bien l’Inter qu’il a déjà entraînée à deux reprises, entre 2004 et 2008, et entre 2014 et 2016, expériences conclues avec trois titres de championne d’Italie.

Suppression des ZFE: la ministre de la Transition écologique dénonce “cynisme” et “démagogie”

La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a dénoncé dimanche “le cynisme” et “la démagogie” des députés qui ont voté la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), alors que la pollution de l’air est “un sujet de santé publique majeur”.La fin de ce dispositif, destiné à restreindre la circulation des véhicules les plus polluants, a été adoptée jeudi grâce aux voix du Rassemblement national (RN, extrême droite), de son allié le mouvement UDR d’Eric Ciotti, de la droite LR mais aussi des députés LFI et de quelques macronistes, malgré l’opposition du gouvernement.”Ce que je déplore aujourd’hui, c’est la manière dont effectivement le paysage politique minore ce niveau de risque”, a-t-elle déclaré lors de l’émission Question politiques (France inter/Le Monde/FranceTV).”Parce qu’au fond, ils sont portés par une forme de lâcheté et de déni et que leur position est plutôt de fermer les yeux”, a-t-elle estimé à l’issue d’une semaine marquée par des reculs écologiques.”J’ai honte de ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale (…) parce qu’à aucun moment, le sujet qui est au cœur de ce dispositif, qui est la question de la qualité de l’air, qui est la question de protéger les Français contre des décès précoces” n’a été au centre du débat, a dit la ministre.Mme Pannier-Runacher a dénoncé une “alliance de circonstance” entre le RN, LR et LFI: “on est dans une situation où là encore, le cynisme le dispute au déni et je dirais à la lâcheté”, a-t-elle tancé, affirmant que LFI votait contre les ZFE “parce qu’ils ont beaucoup de députés dans des zones à faible émission”.La ministre dénonce une forme de “démagogie” qui consiste à raconter à des personnes aux revenus modestes “que parce qu’ils avaient une vieille voiture, ils ne pourraient plus aller dans aucune grande agglomération, (…) c’est absolument faux”.Elle a énuméré différentes situations permettant à des voitures pourtant polluantes de rouler dans les ZFE: circulation ponctuelle, rendez-vous chez le médecin, weekend, circulation avant 8h ou après 20h…Défendant le bilan du gouvernement et un budget de l’écologie “qui a doublé entre 2017 et 2025”, elle a indiqué se battre dans un contexte économique contraint “pour que les dépenses écologiques aillent directement aux projets qui ont le plus d’impact” et que cesse le financement “des niches brunes, c’est-à-dire des dépenses anti-écologiques”.Elle a notamment critiqué le fait qu'”on taxe deux fois plus l’électricité – fabriquée en France avec des emplois français (…) et décarbonée à 95% – que le gaz qui est importé des Etats-Unis ou de Russie”.

Suppression des ZFE: la ministre de la Transition écologique dénonce “cynisme” et “démagogie”

La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a dénoncé dimanche “le cynisme” et “la démagogie” des députés qui ont voté la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), alors que la pollution de l’air est “un sujet de santé publique majeur”.La fin de ce dispositif, destiné à restreindre la circulation des véhicules les plus polluants, a été adoptée jeudi grâce aux voix du Rassemblement national (RN, extrême droite), de son allié le mouvement UDR d’Eric Ciotti, de la droite LR mais aussi des députés LFI et de quelques macronistes, malgré l’opposition du gouvernement.”Ce que je déplore aujourd’hui, c’est la manière dont effectivement le paysage politique minore ce niveau de risque”, a-t-elle déclaré lors de l’émission Question politiques (France inter/Le Monde/FranceTV).”Parce qu’au fond, ils sont portés par une forme de lâcheté et de déni et que leur position est plutôt de fermer les yeux”, a-t-elle estimé à l’issue d’une semaine marquée par des reculs écologiques.”J’ai honte de ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale (…) parce qu’à aucun moment, le sujet qui est au cœur de ce dispositif, qui est la question de la qualité de l’air, qui est la question de protéger les Français contre des décès précoces” n’a été au centre du débat, a dit la ministre.Mme Pannier-Runacher a dénoncé une “alliance de circonstance” entre le RN, LR et LFI: “on est dans une situation où là encore, le cynisme le dispute au déni et je dirais à la lâcheté”, a-t-elle tancé, affirmant que LFI votait contre les ZFE “parce qu’ils ont beaucoup de députés dans des zones à faible émission”.La ministre dénonce une forme de “démagogie” qui consiste à raconter à des personnes aux revenus modestes “que parce qu’ils avaient une vieille voiture, ils ne pourraient plus aller dans aucune grande agglomération, (…) c’est absolument faux”.Elle a énuméré différentes situations permettant à des voitures pourtant polluantes de rouler dans les ZFE: circulation ponctuelle, rendez-vous chez le médecin, weekend, circulation avant 8h ou après 20h…Défendant le bilan du gouvernement et un budget de l’écologie “qui a doublé entre 2017 et 2025”, elle a indiqué se battre dans un contexte économique contraint “pour que les dépenses écologiques aillent directement aux projets qui ont le plus d’impact” et que cesse le financement “des niches brunes, c’est-à-dire des dépenses anti-écologiques”.Elle a notamment critiqué le fait qu'”on taxe deux fois plus l’électricité – fabriquée en France avec des emplois français (…) et décarbonée à 95% – que le gaz qui est importé des Etats-Unis ou de Russie”.