L’anesthésiste Péchier condamné à la perpétuité pour 30 empoisonnements

Trente patients empoisonnés, dont 12 sont morts: au terme d’un exceptionnel procès de trois mois et demi, l’anesthésiste Frédéric Péchier a été condamné jeudi à  Besançon à la prison à perpétuité pour l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés, un verdict contre lequel il va faire appel.La peine est assortie d’une période de sûreté de 22 ans. “Vous allez être incarcéré immédiatement”, lui a lancé la présidente de la cour, Delphine Thibierge.Le praticien n’avait jamais été détenu depuis le début de l’enquête en 2017. Il lui est interdit aussi “d’exercer la profession de médecin à titre définitif”. La cour a suivi l’accusation, qui avait requis la réclusion à perpétuité contre l’ancien médecin star de 53 ans, qu’elle a présenté comme “l’un des plus grands criminels de l’histoire”, coupable selon elle d’avoir “utilisé la médecine pour tuer”. A l’inverse, son avocat Randall Schwerdorffer, avait demandé à la cour de l’acquitter “purement et simplement”, faute de preuves irréfutables. Ce dernier a réaffirmé jeudi être convaincu de l’innocence de son client et annoncé qu’il allait faire appel et “demander sa remise en liberté”. “C’est la fin d’un cauchemar”, a déclaré Sandra Simard, l’une des victimes. “On passera Noël un peu plus tranquilles”, a réagi une autre victime, Jean-Claude Gandon, se disant soulagé par le verdict.L’ensemble de la famille de l’anesthésiste était venue de nouveau le soutenir. Ses filles, en larmes après l’annonce des premiers verdicts de culpabilité, ont quitté la salle. Leur père est lui resté impassible, le regard fixe, le visage fermé à l’annonce de la sentence.”C’est quelqu’un de très réservé, qui n’est pas très expansif sur ses émotions”, a dit M. Schwerdorffer.- “Je ne suis pas un empoisonneur” -Ce verdict survient après 15 semaines d’audience denses, parfois techniques et souvent poignantes. Les faits ont été commis entre 2008 et 2017 dans deux cliniques privées de Besançon, sur des patients âgés de 4 à 89 ans.Lorsque la parole lui a été donnée une dernière fois lundi, au dernier jour du procès, il a à nouveau clamé son innocence, une position dont il n’a jamais varié. “Je ne suis pas un empoisonneur”, a-t-il affirmé.Selon l’accusation, le praticien a pollué des poches de perfusion avec du potassium, des anesthésiques locaux, de l’adrénaline ou encore de l’héparine, pour provoquer un arrêt cardiaque ou des hémorragies chez des patients pris en charge par des confrères. Son objectif: “Atteindre psychologiquement” des soignants avec lesquels il était en conflit et “nourrir sa soif de puissance”, selon le parquet.Après avoir réfuté cette thèse pendant l’instruction, Frédéric Péchier a finalement admis, au cours du procès, qu’un empoisonneur avait bien sévi dans l’une des deux cliniques privées où il a travaillé. Mais il a constamment répété qu’il n’était pas cet empoisonneur.- En attente d’explications -Le procès a alterné témoignages déchirants de victimes et échanges tendus avec un accusé décrit tantôt comme un tueur en série dénué d’empathie, tantôt comme un “homme détruit”.Cassant et inflexible lors des interrogatoires, l’accusé a versé des larmes le 5 décembre, en évoquant sa tentative de suicide en 2021, mais il s’est montré impassible pendant la lourde charge menée à son encontre la semaine dernière par les deux représentantes de l’accusation.Si le verdict est un soulagement pour les victimes, des questions restent ouvertes. On s’est senti “ému et soulagé” que “papa soit reconnu victime”, a déclaré Olivier Py. Mais le procès en appel, “ça va être dur (…) on repart à zéro”.Frédéric Berna, avocat de nombreuses parties civiles, a regretté que Frédéric Péchier n’ait pas avoué. “On a pu avoir éventuellement l’espoir que l’humanité lui revienne et qu’il soit en mesure de livrer quelques explications”, a déclaré l’avocat devant la presse. “Je crois que sa seule porte de sortie digne aujourd’hui (…)  ce serait qu’il se résigne à nous dire: ‘voilà pourquoi je l’ai fait, voilà ce que j’ai fait, voilà ce qui s’est passé dans ma tête’.”Pour Archibald Celeyron, l’avocat du père de Tedy, la plus jeune victime âgée de 4 ans à l’époque, a dit lui aussi espérer obtenir “des explications” lors du procès en appel, afin de de savoir “pourquoi il a empoisonné ces personnes”.

Le Venezuela dit poursuivre ses opérations pétrolières malgré le blocus américain

Le Venezuela a affirmé mercredi que le blocus naval imposé par les Etats-Unis, dénoncé par le président Nicolas Maduro comme “une menace directe contre la souveraineté, le droit international et la paix”, n’affectait pas ses exportations  pétrolières, principale ressource du pays.”Les opérations d’exportation de pétrole brut et de produits dérivés se déroulent normalement. Les pétroliers continuent de naviguer en toute sécurité”, a assuré la compagnie pétrolière nationale PDVSA.Destiné à frapper Caracas au portefeuille, le blocus a été annoncé par le président américain Donald Trump, qui a massé depuis l’été dernier un important dispositif militaire au large des côtes du Venezuela.Les Nations Unies ont appelé mercredi à “éviter toute nouvelle escalade”.Au cours d’un appel téléphonique avec le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, le président Maduro “a dénoncé les récentes déclarations publiques du président des Etats-Unis (…) dans lesquelles il a affirmé de manière inacceptable que le pétrole, les richesses naturelles et le territoire vénézuéliens lui appartenaient”, selon un communiqué vénézuélien.En annonçant le blocus pétrolier, Donald Trump a affirmé que le Venezuela avait volé du pétrole et des terres appartenant aux Etats-Unis, sans étayer cette accusation qui semble liée à la nationalisation de l’industrie pétrolière vénézuélienne dans les années 1970 et à l’obligation imposée aux “majors” étrangères présentes dans le pays de travailler au sein d’entreprises mixtes contrôlées par PDVSA.M. Maduro “a souligné que de telles déclarations doivent être rejetées catégoriquement par les Nations Unies, car elles constituent une menace directe contre la souveraineté, le droit international et la paix”, ajoute le communiqué du ministère vénézuélien des Affaires étrangères, alertant sur les “graves implications pour la paix régionale”.- Embargo -Pour justifier son annonce qui a fait monter les prix du pétrole sur les marchés, Donald Trump a également affirmé que le Venezuela utilise le pétrole pour financer “le narcoterrorisme, la traite d’êtres humains, les meurtres et les enlèvements”.Le déploiement des forces américaines, qui ont bombardé des embarcations dans les Caraïbes ou le Pacifique au nom de la lutte contre le narcotrafic, tuant au moins 99 personnes sans jamais fournir de preuve de leur implication dans un quelconque trafic, “ne fera que s’accroître, et le choc qu’ils subiront sera sans précédent”, a encore averti M. Trump, qui maintient le flou sur une possible intervention terrestre au Venezuela.Les Etats-Unis ont annoncé mercredi avoir mené une nouvelle frappe contre un bateau selon eux lié au trafic de drogue dans l’est du Pacifique, faisant quatre morts.Le ministre de la Défense vénézuélien Vladimir Padrino a affirmé mercredi que l’armée vénézuélienne n’est “pas intimidée” par “les menaces grossières et arrogantes” de Trump.”S’ils agressent le Venezuela, pas une seule goutte de pétrole ne pourra sortir d’ici en direction des États-Unis, pas même une demi-goutte, sous aucun prétexte”, a menacé le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello.Soumis à un embargo américain depuis 2019, le pétrole vénézuélien, principale ressource du pays, est écoulé sur le marché noir à des prix en dessous du marché, à destination notamment de la Chine.Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a dit mercredi à son homologue vénézuélien Yvan Gil l’opposition de Pékin à toute tentative d'”intimidation unilatérale” et dit soutenir “chaque pays dans la défense de sa propre souveraineté et de sa dignité nationale”.Le blocus américain est “un exemple manifeste de piraterie d’Etat et de brigandage armé en mer”, a estimé le gouvernement iranien dans un communiqué.Aus Etats-Unis, Joaquin Castro, représentant démocrate du Texas, a dénoncé sur X le blocus naval, selon lui “incontestablement un acte de guerre”. La chambre des représentants, à majorité républicaine, devra se prononcer jeudi sur une résolution “enjoignant au président de mettre fin aux hostilités”, a-t-il affirmé. 

Audiovisuel public: Thomas Legrand et Patrick Cohen vont s’expliquer face aux députés

L’heure de la grande explication pour Thomas Legrand et Patrick Cohen: les deux journalistes sont entendus jeudi par les députés sur la vidéo polémique de leur rendez-vous avec des cadres du PS, au coeur des accusations d’accointances entre l’audiovisuel public et la gauche.”J’attends de pouvoir faire la transparence sur les soupçons de collusion qui ont été mis en lumière” et “j’aimerais à minima” que les deux éditorialistes “reconnaissent leurs torts”, anticipe auprès de l’AFP le rapporteur de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, le député UDR (parti allié au RN) Charles Alloncle.De son côté, Thomas Legrand a confié sa “hâte”. “Je bous d’expliquer les choses. Tout est parti d’une grosse manipulation”, affirme à l’AFP l’éditorialiste politique de Libération, dont l’émission hebdomadaire a été supprimée sur France Inter suite à l’épisode.La vidéo du scandale, diffusée début septembre par le magazine de droite conservatrice L’Incorrect, montrait les deux journalistes en pleine discussion avec deux cadres du PS dans un restaurant parisien. Durant l’échange, M. Legrand évoque les stratégies de la gauche aux prochaines élections, et lâche, au sujet de la candidate de la droite parisienne Rachida Dati : “nous on fait ce qu’il faut pour (Rachida) Dati, Patrick (Cohen) et moi”.Entendue mercredi par la commission, la présidente de Radio France Sibyle Veil a concédé que ces propos sont “problématiques”, mais a regretté que l’affaire ait été “instrumentalisée”.Les deux journalistes ont dénoncé un montage et porté plainte. – Pas des juges -Cet épisode avait relancé avec vigueur les accusations, chères à une partie de la droite et de l’extrême droite, de connivence entre les médias de l’audiovisuel public et la gauche.Jeudi devant la commission d’enquête, la directrice de France Inter Adèle Van Reeth auditionnée à son tour s’est inscrite en faux: “toute accusation idéologique est absolument contestable et ne repose sur aucun fait”.Et si elle a pu qualifier son antenne de “radio progressiste”, ce n’est pas dans “un sens partisan, militant ou politique, mais plus culturel”. La journée en commission s’annonce sous haute tension. La vidéo avec Thomas Legrand et Patrick Cohen a aussi déclenché une vive bataille entre les patronnes de Radio France et France Télévisions d’une part, et les médias dans la galaxie du milliardaire conservateur Vincent Bolloré de l’autre.Les deux groupes publics ont fini par assigner pour dénigrement le JDD, Europe 1 et CNews devant le tribunal des activités économiques, en leur reprochant de matraquer les accusations sur leurs antennes pour leur nuire.Depuis le lancement de la commission, fin novembre, Charles Alloncle et des députés RN et LFI ont questionné sans ménagement leurs hôtes, du patron de l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, aux présidentes de France Télévisions et Radio France.”Parfois les commissions d’enquête peuvent être dévoyées ou utilisées à des fins politiques”, a tancé mercredi la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, disant “rappeler à l’ordre le rapporteur” Charles Alloncle.En retour, celui-ci a dénoncé une “tentative de déstabilisation”.”Patrick Cohen et Thomas Legrand ne sont pas là pour répondre à des juges”, affirme de son côté le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus. “Mais il est évident que cette vidéo, dont je conteste fermement la méthode, a suscité l’émoi d’une partie des Français et pose question”, souligne-t-il.Charles Alloncle compte lui aborder des révélations égrenées depuis mardi sur Europe 1 à propos de conversations privées qui auraient eu lieu dans un autre café récemment, entre Thomas Legrand et l’ancienne directrice de France Inter (2014-2022) Laurence Bloch.Cette dernière y aurait demandé au journaliste de “rompre toute collaboration avec la station” et les deux auraient évoqué l’aide que pourrait leur apporter le député PS Emmanuel Grégoire, l’un des membres de la commission parlementaire.”Je conseillerais à Thomas Legrand d’arrêter d’aller dans les cafés puisqu’il est visiblement enregistré”, a réagi Sibyle Veil. L’avocat du journaliste, Antoine Picard, a indiqué à l’AFP qu’un complément de plainte sera déposé, notamment pour captation illégale de conversation privée.

Audiovisuel public: Thomas Legrand et Patrick Cohen vont s’expliquer face aux députés

L’heure de la grande explication pour Thomas Legrand et Patrick Cohen: les deux journalistes sont entendus jeudi par les députés sur la vidéo polémique de leur rendez-vous avec des cadres du PS, au coeur des accusations d’accointances entre l’audiovisuel public et la gauche.”J’attends de pouvoir faire la transparence sur les soupçons de collusion qui ont été mis en lumière” et “j’aimerais à minima” que les deux éditorialistes “reconnaissent leurs torts”, anticipe auprès de l’AFP le rapporteur de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, le député UDR (parti allié au RN) Charles Alloncle.De son côté, Thomas Legrand a confié sa “hâte”. “Je bous d’expliquer les choses. Tout est parti d’une grosse manipulation”, affirme à l’AFP l’éditorialiste politique de Libération, dont l’émission hebdomadaire a été supprimée sur France Inter suite à l’épisode.La vidéo du scandale, diffusée début septembre par le magazine de droite conservatrice L’Incorrect, montrait les deux journalistes en pleine discussion avec deux cadres du PS dans un restaurant parisien. Durant l’échange, M. Legrand évoque les stratégies de la gauche aux prochaines élections, et lâche, au sujet de la candidate de la droite parisienne Rachida Dati : “nous on fait ce qu’il faut pour (Rachida) Dati, Patrick (Cohen) et moi”.Entendue mercredi par la commission, la présidente de Radio France Sibyle Veil a concédé que ces propos sont “problématiques”, mais a regretté que l’affaire ait été “instrumentalisée”.Les deux journalistes ont dénoncé un montage et porté plainte. – Pas des juges -Cet épisode avait relancé avec vigueur les accusations, chères à une partie de la droite et de l’extrême droite, de connivence entre les médias de l’audiovisuel public et la gauche.Jeudi devant la commission d’enquête, la directrice de France Inter Adèle Van Reeth auditionnée à son tour s’est inscrite en faux: “toute accusation idéologique est absolument contestable et ne repose sur aucun fait”.Et si elle a pu qualifier son antenne de “radio progressiste”, ce n’est pas dans “un sens partisan, militant ou politique, mais plus culturel”. La journée en commission s’annonce sous haute tension. La vidéo avec Thomas Legrand et Patrick Cohen a aussi déclenché une vive bataille entre les patronnes de Radio France et France Télévisions d’une part, et les médias dans la galaxie du milliardaire conservateur Vincent Bolloré de l’autre.Les deux groupes publics ont fini par assigner pour dénigrement le JDD, Europe 1 et CNews devant le tribunal des activités économiques, en leur reprochant de matraquer les accusations sur leurs antennes pour leur nuire.Depuis le lancement de la commission, fin novembre, Charles Alloncle et des députés RN et LFI ont questionné sans ménagement leurs hôtes, du patron de l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, aux présidentes de France Télévisions et Radio France.”Parfois les commissions d’enquête peuvent être dévoyées ou utilisées à des fins politiques”, a tancé mercredi la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, disant “rappeler à l’ordre le rapporteur” Charles Alloncle.En retour, celui-ci a dénoncé une “tentative de déstabilisation”.”Patrick Cohen et Thomas Legrand ne sont pas là pour répondre à des juges”, affirme de son côté le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus. “Mais il est évident que cette vidéo, dont je conteste fermement la méthode, a suscité l’émoi d’une partie des Français et pose question”, souligne-t-il.Charles Alloncle compte lui aborder des révélations égrenées depuis mardi sur Europe 1 à propos de conversations privées qui auraient eu lieu dans un autre café récemment, entre Thomas Legrand et l’ancienne directrice de France Inter (2014-2022) Laurence Bloch.Cette dernière y aurait demandé au journaliste de “rompre toute collaboration avec la station” et les deux auraient évoqué l’aide que pourrait leur apporter le député PS Emmanuel Grégoire, l’un des membres de la commission parlementaire.”Je conseillerais à Thomas Legrand d’arrêter d’aller dans les cafés puisqu’il est visiblement enregistré”, a réagi Sibyle Veil. L’avocat du journaliste, Antoine Picard, a indiqué à l’AFP qu’un complément de plainte sera déposé, notamment pour captation illégale de conversation privée.

Le ministre de l’Education veut faire “du sur-mesure” pour les collèges en grande difficulté scolaire

Le ministre de l’Education Edouard Geffray veut faire à partir de septembre 2026 “du sur-mesure” pour les collèges qui concentrent le plus de difficultés scolaires, en matière de formation des enseignants, d’accompagnement pédagogique ou social, a-t-il indiqué jeudi sur France 2.”Aujourd’hui, vous avez 15% des collèges où plus de 40% des élèves ont moins de 8 sur 20 en français et en mathématiques au brevet. Donc ça veut dire que c’est des collèges qui concentrent une très grande difficulté scolaire”, a souligné M. Geffray.Cela représente 800 collèges, selon un texte du ministère publié au Bulletin officiel jeudi, adressé aux rectorats, chefs d’établissements et professeurs. “L’objectif premier est l’élévation du niveau et l’amélioration des résultats de tous les élèves, et en particulier les plus fragiles”, selon le texte.Pour l’atteindre, le document suggère, par exemple, d’organiser des séances “autour d’une compétence ciblée avec un nombre restreint d’élèves” ou des cours avec deux enseignants “de manière ponctuelle ou durable”. Autres initiatives possibles: travailler “en effectif réduit sur des compétences précises”, renforcer “l’accompagnement personnalisé pour les élèves en difficulté” ou recourir à “Devoirs faits” (dispositif qui permet aux élèves de faire leurs devoirs au collège) et au tutorat. “On va effectivement concentrer l’effort sur ces collèges-là en termes de formation, d’accompagnement pédagogique, d’accompagnement social aussi”, a expliqué M. Geffray. “On va faire du sur-mesure collège par collège. C’est-à-dire que ça va partir des équipes (…) et on va répondre à tous leurs besoins”.Cela pourra être en matière “de formation, pour améliorer les pratiques pédagogiques” ou “de fonds sociaux”, a-t-il détaillé. “Vous avez parfois des élèves qui sont en très grande difficulté sociale, qui ne peuvent pas manger à la cantine le midi (…) On va mettre des fonds sociaux dans ces collèges-là pour que les élèves puissent manger tous les midis. Et on va tout reprendre comme ça, à 360 degrés”.”On va laisser aux établissements jusqu’au mois de juin pour qu’ils puissent bien préparer leur feuille de route et à la rentrée scolaire 2026, la vie va changer dans ces établissements”, a-t-il affirmé.Il y aura des “redéploiements” de moyens mais “ce n’est pas qu’une question de moyens, mais d’approche pédagogique”, a ajouté le ministre, qui avait indiqué à son arrivée à la tête du ministère en octobre qu’il voulait “agir prioritairement” sur ces “15% de collèges”.Il a par ailleurs souligné que la mise en place de la réforme de la formation initiale des enseignants, qui prévoit un concours à Bac+3 suivi de deux années de formation (au lieu de bac+5), pourrait être remise en cause si le budget 2026 n’était pas adopté.”Le concours en fin de licence est nouveau (…). Donc si je n’ai pas de budget, si on n’a pas de PLF (projet de loi de finances) 2026 qui est adopté, pour l’instant je ne sais pas organiser ce concours”, a-t-il dit. 

Le ministre de l’Education veut faire “du sur-mesure” pour les collèges en grande difficulté scolaire

Le ministre de l’Education Edouard Geffray veut faire à partir de septembre 2026 “du sur-mesure” pour les collèges qui concentrent le plus de difficultés scolaires, en matière de formation des enseignants, d’accompagnement pédagogique ou social, a-t-il indiqué jeudi sur France 2.”Aujourd’hui, vous avez 15% des collèges où plus de 40% des élèves ont moins de 8 sur 20 en français et en mathématiques au brevet. Donc ça veut dire que c’est des collèges qui concentrent une très grande difficulté scolaire”, a souligné M. Geffray.Cela représente 800 collèges, selon un texte du ministère publié au Bulletin officiel jeudi, adressé aux rectorats, chefs d’établissements et professeurs. “L’objectif premier est l’élévation du niveau et l’amélioration des résultats de tous les élèves, et en particulier les plus fragiles”, selon le texte.Pour l’atteindre, le document suggère, par exemple, d’organiser des séances “autour d’une compétence ciblée avec un nombre restreint d’élèves” ou des cours avec deux enseignants “de manière ponctuelle ou durable”. Autres initiatives possibles: travailler “en effectif réduit sur des compétences précises”, renforcer “l’accompagnement personnalisé pour les élèves en difficulté” ou recourir à “Devoirs faits” (dispositif qui permet aux élèves de faire leurs devoirs au collège) et au tutorat. “On va effectivement concentrer l’effort sur ces collèges-là en termes de formation, d’accompagnement pédagogique, d’accompagnement social aussi”, a expliqué M. Geffray. “On va faire du sur-mesure collège par collège. C’est-à-dire que ça va partir des équipes (…) et on va répondre à tous leurs besoins”.Cela pourra être en matière “de formation, pour améliorer les pratiques pédagogiques” ou “de fonds sociaux”, a-t-il détaillé. “Vous avez parfois des élèves qui sont en très grande difficulté sociale, qui ne peuvent pas manger à la cantine le midi (…) On va mettre des fonds sociaux dans ces collèges-là pour que les élèves puissent manger tous les midis. Et on va tout reprendre comme ça, à 360 degrés”.”On va laisser aux établissements jusqu’au mois de juin pour qu’ils puissent bien préparer leur feuille de route et à la rentrée scolaire 2026, la vie va changer dans ces établissements”, a-t-il affirmé.Il y aura des “redéploiements” de moyens mais “ce n’est pas qu’une question de moyens, mais d’approche pédagogique”, a ajouté le ministre, qui avait indiqué à son arrivée à la tête du ministère en octobre qu’il voulait “agir prioritairement” sur ces “15% de collèges”.Il a par ailleurs souligné que la mise en place de la réforme de la formation initiale des enseignants, qui prévoit un concours à Bac+3 suivi de deux années de formation (au lieu de bac+5), pourrait être remise en cause si le budget 2026 n’était pas adopté.”Le concours en fin de licence est nouveau (…). Donc si je n’ai pas de budget, si on n’a pas de PLF (projet de loi de finances) 2026 qui est adopté, pour l’instant je ne sais pas organiser ce concours”, a-t-il dit. 

Soudan: plus de 1.000 morts dans une attaque des paramilitaires contre un camp de réfugiés en avril (ONU)

Plus de 1.000 civils ont été tués en avril dans le camp de déplacés de Zamzam, dans le Darfour-Nord au Soudan, lors d’une attaque des paramilitaires en conflit contre le gouvernement, a annoncé jeudi le Haut-Commissariat aux droits de l’homme. Dans un rapport publié à Genève, le Haut-commissariat fait état de “massacres, viols et autres violences …

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Le séjour discret des assaillants de Sydney dans un hôtel du sud des Philippines

Le père et le fils qui ont mené dimanche l’attentat antisémite de Sydney en Australie se sont retranchés pendant plusieurs semaines dans un hôtel de Davao aux Philippines, s’aventurant peu à l’extérieur, a appris l’AFP jeudi auprès du personnel de l’établissement.La police australienne a inculpé mercredi Naveed Akram, 24 ans, de terrorisme et 15 meurtres …

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Sierra Leone: le drame sans fin des avortements clandestins face à une dépénalisation bloquée

Perdue et terrorisée, Mary a dû avoir recours à une guérisseuse en Sierra Leone pour mettre fin à sa grossesse alors qu’elle n’était encore qu’une adolescente, une épreuve qui lui a laissé des douleurs récurrentes et un traumatisme vécu encore par de nombreuses femmes dans ce pays. Dans une maison surplombant un bidonville de la capitale Freetown, …

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