Le séjour discret des assaillants de Sydney dans un hôtel du sud des Philippines

Le père et le fils qui ont mené dimanche l’attentat antisémite de Sydney en Australie se sont retranchés pendant plusieurs semaines dans un hôtel de Davao aux Philippines, s’aventurant peu à l’extérieur, a appris l’AFP jeudi auprès du personnel de l’établissement.La police australienne a inculpé mercredi Naveed Akram, 24 ans, de terrorisme et 15 meurtres …

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Sierra Leone: le drame sans fin des avortements clandestins face à une dépénalisation bloquée

Perdue et terrorisée, Mary a dû avoir recours à une guérisseuse en Sierra Leone pour mettre fin à sa grossesse alors qu’elle n’était encore qu’une adolescente, une épreuve qui lui a laissé des douleurs récurrentes et un traumatisme vécu encore par de nombreuses femmes dans ce pays. Dans une maison surplombant un bidonville de la capitale Freetown, …

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Au Turkménistan, une difficile bataille contre le sable

“Autrefois, le village se trouvait sur une butte. Mais à cause de l’avancée du désert, il a fallu descendre de plus en plus bas”, raconte le retraité Kakabaï Baïmedov. Au Turkménistan comme dans toute l’Asie centrale, la lutte contre la désertification est lancée.L’apparition d’immenses dunes de sable a compliqué la vie des quelque 3.000 goumly …

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Protests in Bangladesh as India cites security concerns

Bangladesh police on Thursday stopped protesters from marching towards an Indian diplomatic mission, a day after India’s foreign ministry conveyed its concerns over the “deteriorating” security environment in the country. Ties between the two countries have been frosty since former prime minister Sheikh Hasina fled to India following a student-led uprising last year. Dhaka has repeatedly asked for her extradition so that she could stand trial for her alleged crimes, with Delhi responding that it was examining the requests.On Thursday, dozens of demonstrators began marching towards the assistant Indian high commissioner office in Rajshahi district which borders India.Miftahul Jannat, one of the protesters, said the plan was to carry out a sit-in, demanding the “repatriation of all the killers including Sheikh Hasina”. The protest was stalled by the police, who said they “listened to their demands and promised to forward them to the authorities”. “We are not aware of any further plans (for demonstrations) and hope the issue will be resolved peacefully,” Nashid Farhad, a senior officer with the Rajshahi Metropolitan Police, told AFP.On Wednesday, a group of protesters tried to march towards the Indian High Commission in Dhaka. India’s foreign ministry on Wednesday summoned Bangladesh’s top diplomat in New Delhi to convey its concerns about the actions of some “extremist elements”.In a statement, the ministry also said it expected the interim government under Muhammad Yunus to “ensure the safety of missions and posts in Bangladesh in keeping with its diplomatic obligations”. Hasina, 78, was sentenced to death in absentia by a Bangladesh court last month for crimes against humanity. The country of 170 million people goes to the polls on February 12, with Hasina’s former ruling party, the Awami League, banned from running. 

Aide à l’Ukraine: les dirigeants de l’UE sommés de trouver une solution

Les dirigeants européens cherchent comment financer l’effort de guerre de l’Ukraine, son armée et son budget, lors d’un sommet à haut risque à Bruxelles dont l’issue reste incertaine.”(Vladimir) Poutine parie sur notre échec, ne lui offrons pas cela!”, a lancé, à son arrivée, la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas, Les 27 “ne quitteront pas” la salle sans un accord pour financer l’Ukraine au cours des deux prochaines années, a affirmé en écho la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Et rien ne dit qu’ils y parviendront. La majorité d’entre eux, Allemagne en tête, veulent utiliser les avoirs gelés de la banque centrale russe en Europe pour financer un “prêt de réparation” de 90 milliards d’euros en faveur de l’Ukraine. Mais l’essentiel de ces avoirs, soit quelque 210 milliards d’euros, se trouve en Belgique et son Premier ministre Bart De Wever n’est toujours pas prêt à donner son feu vert.”Pour être clair je n’ai jamais vu un texte qui pourrait me séduire et marquer l’accord de la Belgique”, a dit jeudi le conservateur flamand. “J’espère peut-être le voir aujourd’hui, mais je ne l’ai pas encore vu”, a-t-il insisté devant le Parlement belge.- “On saute tous ensemble” -La Belgique continue à refuser d’être “seule” à assumer les risques d’une telle opération, totalement inédite en Europe.”On a besoin d’une parachute avant de sauter. Si on nous demande de sauter, on saute tous ensemble”, a-t-il martelé devant les parlementaires belges.Bart De Wever redoute de subir des représailles russes, jusqu’à “l’éternité”, et réclame une protection solide des intérêts de son pays, y compris en Russie.Une demande jugée disproportionnée par ses partenaires, prêts à apporter leur garantie à un prêt à l’Ukraine, mais pas à signer un “chèque en blanc”, a expliqué un des négociateurs européens.Les Européens se sont engagés à assurer, au cours des deux prochaines années, l’essentiel du soutien financier et militaire à Kiev, après la fermeture du robinet américain décidée par Donald Trump. “Je ne vois pas de meilleure option” que le recours aux avoirs russes, a affirmé jeudi le chancelier allemand Friedrich Merz, à son arrivée à Bruxelles.”Si nous n’arrivons pas à le faire, la capacité d’action de l’Union européenne sera gravement compromise pour des années, et même plus longtemps”, avait-il mis en garde en début de semaine.La décision de recourir aux avoirs russes gelés peut être prise à la majorité qualifiée des Etats membres, donc théoriquement sans la Belgique, mais surtout sans la Hongrie, pays européen le plus proche du Kremlin, totalement opposée à cette option.A Bruxelles, une autre option est aussi officiellement sur la table des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE.  L’UE pourrait emprunter, mais plusieurs pays y sont très réticents, dont l’Allemagne, et au moins un Etat membre, la Hongrie, s’y oppose totalement. Or, une telle décision requiert l’unanimité. Faute d’accord, l’Ukraine risque de se retrouver à court d’argent dès le premier trimestre 2026. “Sans cela (cette décision), il y aura un gros problème pour l’Ukraine”, a déclaré le président Volodymyr Zelensky à des journalistes avant de se rendre au sommet à Bruxelles.Juste avant son arrivée, il a annoncé de nouveaux pourparlers américano-ukrainiens vendredi et samedi aux Etats-Unis.Une rencontre entre émissaires russes et américains est par ailleurs prévue ce week-end à Miami, en Floride, selon un responsable de la Maison Blanche.Près de quatre ans après l’offensive à grande échelle de Moscou, Volodymyr Zelensky ne croit toujours pas à une volonté de paix de la part du Kremlin et dit se préparer à mener une nouvelle “année de guerre, en dépit des pourparlers de paix en cours.

Bruxelles capitale de la colère agricole, l’accord Mercosur dans le viseur

Des milliers d’agriculteurs européens venus pour certains en tracteurs manifestent jeudi à Bruxelles pour protester contre la politique agricole de l’UE, ciblant notamment l’accord de libre-échange avec le Mercosur, accusé de mettre en danger de nombreuses filières.”On est là pour dire non au Mercosur, surtout parce qu’on a l’impression qu’aujourd’hui, Ursula veut passer en force, elle veut imposer sa loi”, a protesté Maxime Mabille, un producteur laitier belge, s’en prenant à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Cette dernière devait rencontrer dans la matinée une délégation d’agriculteurs. En milieu de matinée des dizaines de tracteurs tentaient de converger vers la capitale belge, tandis que d’autres formaient déjà une colonne bloquée par un cordon de police aux abords des institutions de l’UE.    La manifestation est organisée le jour où les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 se réunissent en sommet.La Copa-Cogeca, principal lobby agricole européen, a dit attendre au moins 10.000 manifestants venus de plusieurs pays, notamment de nombreux agriculteurs français.La police dénombrait déjà “plusieurs milliers” de manifestants avant que le gros du cortège ne s’élance vers le quartier européen.Mercosur, taxes sur les engrais, réforme de la Politique agricole commune (PAC): les sujets de mécontentement sont nombreux, ont rappelé plusieurs manifestants interrogés par l’AFP.”Les gens en ont ras-le-bol des normes, des contraintes”, a lancé Antoine Delefortrie, un des responsables des Jeunes Agriculteurs (JA) dans le nord de la France, dénonçant aussi le risque d'”une concurrence déloyale” de la part des pays sud-américains du Mercosur.L’exécutif européen et le Brésil – pays qui préside cette alliance l’associant à l’Argentine, au Paraguay et à l’Uruguay – insistent pour parapher avant la fin de la semaine un accord commercial en négociations depuis un quart de siècle, qui créerait la plus grande zone de libre-échange au monde.- “Le compte n’y est pas” -Or, Mme von der Leyen a besoin au préalable de l’aval d’une majorité qualifiée de pays membres, et plusieurs d’entre eux réclament un report de l’accord, dont la France et la Pologne, rejoints mercredi par l’Italie. Au grand dam de l’Espagne et de l’Allemagne, fervents supporteurs du texte.”Nous ne sommes pas prêts, le compte n’y est pas pour signer cet accord”, a affirmé jeudi le président français Emmanuel Macron depuis Bruxelles.L’accord permettrait à l’UE d’exporter davantage de véhicules, de machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine, tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui inquiète les filières concernées.Ces pays sud-américains sont accusés par de nombreux agriculteurs européens de ne pas respecter les réglementations environnementales et sociales auxquelles eux-mêmes sont soumis, avec à la clé l’opportunité de vendre des produits moins chers.”C’est un accord qui est mal monté, malhonnête. Encore une fois ce qui compte c’est la réciprocité, c’est que l’Europe garantisse que les conditions de production soient respectées”, a déclaré le président du syndicat français FNSEA, Arnaud Rousseau, à RMC/BFMTV.Ces inquiétudes s’ajoutent à celles sur la réforme des subventions de la Politique agricole commune (PAC), que la Commission européenne est accusée de vouloir “diluer” dans le budget européen.”L’Union européenne propose une réduction de plus de 20% du budget de la prochaine PAC (sur la période 2028-2034), tout en poursuivant la ratification de l’accord commercial avec le Mercosur. C’est purement inacceptable”, a protesté la Fédération wallonne de l’agriculture (FWA).Pour certains agriculteurs français, la gestion par le gouvernement Lecornu de l’épizootie de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) vient aussi amplifier le mécontentement.André Coupey a quitté dans la nuit sa campagne au sud de Lille pour manifester sa solidarité avec les éleveurs. “On peut comprendre leur désarroi avec l’abattage systématique” du cheptel en cas de maladie en son sein, a-t-il fait valoir.

Much talk, little action at Gaza truce coordination centre

Launched after the Israel-Hamas ceasefire to monitor the truce and facilitate the flow of humanitarian aid, the Civil-Military Coordination Center for Gaza is struggling to live up to its promises.The CMCC, a US initiative, is meant to set the stage for the next steps of President Donald Trump’s peace plan for the Palestinian territory following more than two years of devastating war.”At first nobody knew what it was but everyone wanted in,” one European diplomat told AFP.”Now people are a bit disillusioned, because we feel like nothing is moving, but we have no choice… it’s either that or speaking with Israelis informally,” the diplomat added.”There are times when you think we’ve hit rock bottom, but we keep digging,” quipped a humanitarian source who has been to the centre several times to discuss shelters for the hundreds of thousands of Gazans displaced by Israel’s military campaign.The CMCC — based in a large warehouse in the southern Israeli city of Kiryat Gat — was presented to stakeholders such as NGOs, UN agencies and diplomats, as a generator of novel ideas for post-war Gaza. “When we opened it, we made clear that it’s focused really on two things. One is facilitating the flow of humanitarian, logistical and security assistance into Gaza. And two, helping monitor in real time, implementation of the ceasefire agreement,” Captain Tim Hawkins, a spokesman for the US Central Command (CENTCOM), told AFP.Frustrated by challenges with the Israeli authorities, many countries and humanitarian actors said they threw themselves into the project, eager to gain a new conversation partner that claimed to be inclined to find solutions: the United States.- ‘Nothing has changed’ -Two months after the CMCC’S launch, many humanitarians contacted by AFP said they felt the US capacity — or willingness — to pressure Israel is limited.”At the beginning, the Americans told us they were discovering that Israel was banning a whole range of items from entering Gaza — the notorious dual-use list. They seemed shocked, and we thought we’d finally get past that obstacle,” said one humanitarian engineer. “But the fact is that absolutely nothing has changed.”Those visiting the site described to AFP a large hangar where numerous, mainly American and Israeli, military personnel meet with humanitarians, diplomats and consultants.The first floor is for Israeli staff and the third is for US troops. Both are out of bounds to visitors.The second, lined with astroturf, is a meet and greet open space where diplomats and UN agency personnel meet.”It feels like a co-working space, but with people in uniform”, one diplomat said, noting that GIs sip on beers. Others saw a whiteboard scrawled with the question “What is Hamas?””There are roundtables on everything, from water and food distribution to security,” said a humanitarian source.But “this isn’t where decisions are actually made”, one diplomat said, citing parallel discussion channels, including a team supervised by Aryeh Lightstone, an associate of US Middle East envoy Steve Witkoff, in Tel Aviv.- ‘Lost compass of law’ -Several diplomats and humanitarian sources lamented the absence of Palestinian voices and the fact that they were generally consulted for their field expertise, but not for their opinion on the best route forward.Another issue lies in the emergence of concepts largely rejected by the international community, notably the creation of Alternative Safe Communities (ASC) in Gaza.The idea would see “vetted” non-Hamas affiliated Gazans grouped into communities built from scratch with basic services in Gaza’s “green zone” under Israel’s military control.”We have lost the moral compass of the law,” one diplomat said.”There is a very clear tension between the idea that one might be allowed to do almost anything — that creativity is required — and the nature of international humanitarian law itself, which is deliberately fixed and immutable.”The most frequent criticism is that political questions such as who should rule Gaza and who should be in charge of its security are left out, and debates are steered towards practical questions of how.”They’re looking at where to put the wastewater treatment plants. They are not looking at who is going to operate the wastewater treatment plants and who is paying the guys who are operating the wastewater treatment plants,” a diplomat said.Ultimately, several humanitarian and diplomatic sources lamented that the CMCC was absorbing their time for few results.CENTCOM’s Captain Hawkins acknowledged some “frictions and challenges” without elaborating, but highlighted successes such as the opening of more crossings for aid into Gaza.”We are making progress,” he told AFP, “while fully recognising that there is more work ahead.”