Le Parlement algérien vote sur un texte qualifiant la colonisation française de “crime d’Etat”

Le Parlement algérien se prononce mercredi sur une proposition de loi qualifiant la colonisation française (1830-1962) de “crime d’Etat” et réclamant à la France “des excuses officielles”, au moment où les deux pays restent englués dans une crise majeure.Le texte, dont l’AFP a obtenu une copie et qui devrait sauf surprise être adopté, demande également …

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Thai border clashes hit tourism at Cambodia’s Angkor temples

Chasing visitors around Cambodia’s Angkor temple ruins to offer his services, tour guide Bun Ratana says he has had little work since deadly clashes with Thailand broke out, despite it being high season.The UNESCO heritage site lies in Siem Reap city, just a two-hour drive from the Thai border, which for more than two weeks has been roiled by military combat that has killed dozens.Travel cancellations due to the conflict have left the centuries-old stone structures — Cambodia’s top tourist attraction — unusually quiet and businesses desperate.With more than 10 cancelled tours in December alone, Bun Ratana said his income has plunged by around 80 percent, to just $150, compared to the same month last year.He blamed the renewed fighting, rooted in a border dispute dating to the colonial era. But he is hopeful tourists will return to the Angkor archaeological park — home to scores of temple ruins from the Khmer Empire, including the Bayon Temple and top attraction, Angkor Wat.”Some tourists are scared, but here in Siem Reap it is safe,” Bun Ratana told AFP.After the dispute flared with fresh fighting in May, the neighbours shuttered overland crossings.Tour operators, vendors and drivers in Siem Reap and Bangkok say the closures and renewed clashes in July and this month have sharply hit business.Founder of tour agency Journey Cambodia, Ream Boret, told AFP bookings were down.Outside Angkor Wat, tuk-tuk driver Nov Mao said his income had halved since the clashes began.- ‘They may be scared’ -Tourism makes up around a tenth of Cambodia’s GDP, with a record-breaking 6.7 million arrivals last year.But ticket sales to Angkor were down at least 17 percent year-on-year from June to November, according to Angkor Enterprise — spiralling after July’s five-day clashes killed dozens.Unlike past Decembers, quietness has fallen over the park, as local and foreign tourists have “disappeared”, said T-shirt vendor Run Kea.”I think they may be scared… I am scared too,” the 40-year-old said, adding she was only making a fraction of her usual earnings.Around 420 kilometres (260 miles) away in the Thai capital, minivans that once plied the six-hour route shuttling tourists to Angkor Wat sit idle since border crossings were closed to tourists earlier this year.Tour agencies told AFP that bus trips to the border had ceased, and uncertainty had hit tourism in Thailand too.Thai owner of Lampoo Ocean Travel Prasit Chankliang said when customers ask if they could travel to Cambodia, “we can only tell them that they can’t go — and there’s nothing we can tell them about when they might be able to travel again”.- ‘Very safe’ -Arnaud Darc, hospitality industry expert and CEO of Cambodia-based Thalias Group, said the local tourism industry relied heavily on the Angkor temples and a few entry points to the country, especially overland routes via neighbouring nations.”Disruption is concentrated in overland regional travel, not in global demand for Cambodia,” he said, citing fewer Thai visitors but more Chinese arrivals.Several foreign tourists at Cambodia’s most famous temple complex told AFP they had not been put off travelling by the conflict.An American tourist called Dorothy said she wasn’t worried about visiting Angkor as she was clued in to travel logistics and border rules, saying she felt “very safe”.”We are very happy that we came here and we feel safe at the moment,” said German visitor Kay Florek, who arrived in Siem Reap with her family despite hearing news of combat.But experts say fear persists, which has been worsened by widespread media reports and a blockbuster movie about internet scam networks run by criminal groups across the region.At cyberscam compounds, mostly in Cambodia and Myanmar, thousands of willing and trafficked scammers con victims out of billions of dollars a year with romance and investment schemes, monitors say.”Sadly, the reality on the ground is that Cambodia’s top tourism hotspots are safe — but the headlines have done damage already,” said Hannah Pearson, director of Southeast Asia tourism consultancy Pear Anderson.Like Cambodia, she said Thailand had also recorded fewer visitors this year, “triggered initially by worries over scam centres” and worsened by the border clashes.Director of Siem Reap’s provincial tourism department Thim Sereyvudh admitted that Cambodia’s reputation as a host of transnational scammers had hurt the industry.But he was confident tourists would return to Angkor Wat after the fighting ceased.”The sooner the war ends,” he said, “the sooner they will come back”.burs-suy/sco/abs

Le Parlement algérien vote sur un texte qualifiant la colonisation française de “crime d’Etat”

Le Parlement algérien se prononce mercredi sur une proposition de loi qualifiant la colonisation française (1830-1962) de “crime d’Etat” et réclamant à la France “des excuses officielles”, au moment où les deux pays restent englués dans une crise majeure.Le texte, dont l’AFP a obtenu une copie et qui devrait sauf surprise être adopté, demande également des indemnisations et fait porter à l’Etat français “la responsabilité juridique de son passé colonial en Algérie et des tragédies qu’il a engendrées”.Si elle était approuvée, la loi aurait une forte portée symbolique. Mais son effet concret sur des demandes de compensation semble limité.Cette proposition de loi est “un acte souverain par excellence”, a affirmé ce week-end le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Brahim Boughali, cité par l’agence APS.Elle est “un message clair, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, (selon lequel) la mémoire nationale algérienne n’est ni effaçable, ni négociable”, a-t-il dit.Interrogé la semaine dernière sur ce vote, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a indiqué ne pas faire de commentaires “s’agissant de débats politiques qui se passent dans les pays étrangers”.- “Rupture” -Pour Hosni Kitouni, chercheur en histoire de la période coloniale à l’université britannique d’Exeter, “juridiquement, cette loi n’a aucune portée internationale et ne peut donc obliger la France”.”Sa portée juridique est exclusivement interne”, juge-t-il.Mais “la portée politique et symbolique est importante: elle marque un moment de rupture dans le rapport mémoriel avec la France”, estime-t-il.La question de la colonisation française en Algérie demeure l’une des principales sources de tensions entre Paris et Alger. La conquête de l’Algérie, à partir de 1830, a été marquée par des tueries massives et la destruction de ses structures socio-économiques ainsi que par des déportations à grande échelle selon des historiens. De nombreuses révoltes ont été réprimées avant une sanglante guerre d’indépendance (1954-1962) qui a fait 1,5 million de morts algériens selon l’Algérie, 500.000 dont 400.000 Algériens selon les historiens français.En 2017, Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle française, avait déclaré que la colonisation de l’Algérie était “un crime contre l’humanité”. “Ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes”, avait-il dit.Après la publication d’un rapport de l’historien français Benjamin Stora en janvier 2021, M. Macron s’était engagé à des “actes symboliques” pour tenter de réconcilier les deux pays, mais en excluant cette fois des “excuses”.Il avait ensuite provoqué un tollé en Algérie en s’interrogeant selon Le Monde sur l’existence d’une nation algérienne avant la colonisation.Le vote intervient au moment où Paris et Alger restent empêtrés dans une crise diplomatique, à la suite de la reconnaissance à l’été 2024 par la France d’un plan d’autonomie “sous souveraineté marocaine” pour le Sahara occidental.Plusieurs épisodes ont depuis aggravé les tensions, comme la condamnation et l’incarcération de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, finalement gracié à la faveur d’une intervention allemande.- Essais nucléaires -La proposition de loi affirme qu'”une indemnisation complète et équitable pour tous les dommages matériels et moraux engendrés par la colonisation française est un droit inaliénable pour l’Etat et le peuple algériens”.Selon le texte, l’Etat algérien s’emploiera à réclamer à la France qu’elle décontamine les sites des essais nucléaires.Entre 1960 et 1966, la France a procédé à 17 essais nucléaires sur plusieurs sites dans le Sahara algérien. Le texte réclame également la restitution de l’ensemble des biens transférés hors d’Algérie, y compris les archives nationales.Enfin, il prévoit des peines de prison et une interdiction des droits civiques et politiques pour toute personne “promouvant” la colonisation ou niant qu’elle soit un crime.La criminalisation de la colonisation française a été mise sur la table à plusieurs reprises par le passé en Algérie, sans aboutir jusqu’ici.

Le Parlement algérien vote sur un texte qualifiant la colonisation française de “crime d’Etat”

Le Parlement algérien se prononce mercredi sur une proposition de loi qualifiant la colonisation française (1830-1962) de “crime d’Etat” et réclamant à la France “des excuses officielles”, au moment où les deux pays restent englués dans une crise majeure.Le texte, dont l’AFP a obtenu une copie et qui devrait sauf surprise être adopté, demande également des indemnisations et fait porter à l’Etat français “la responsabilité juridique de son passé colonial en Algérie et des tragédies qu’il a engendrées”.Si elle était approuvée, la loi aurait une forte portée symbolique. Mais son effet concret sur des demandes de compensation semble limité.Cette proposition de loi est “un acte souverain par excellence”, a affirmé ce week-end le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Brahim Boughali, cité par l’agence APS.Elle est “un message clair, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, (selon lequel) la mémoire nationale algérienne n’est ni effaçable, ni négociable”, a-t-il dit.Interrogé la semaine dernière sur ce vote, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a indiqué ne pas faire de commentaires “s’agissant de débats politiques qui se passent dans les pays étrangers”.- “Rupture” -Pour Hosni Kitouni, chercheur en histoire de la période coloniale à l’université britannique d’Exeter, “juridiquement, cette loi n’a aucune portée internationale et ne peut donc obliger la France”.”Sa portée juridique est exclusivement interne”, juge-t-il.Mais “la portée politique et symbolique est importante: elle marque un moment de rupture dans le rapport mémoriel avec la France”, estime-t-il.La question de la colonisation française en Algérie demeure l’une des principales sources de tensions entre Paris et Alger. La conquête de l’Algérie, à partir de 1830, a été marquée par des tueries massives et la destruction de ses structures socio-économiques ainsi que par des déportations à grande échelle selon des historiens. De nombreuses révoltes ont été réprimées avant une sanglante guerre d’indépendance (1954-1962) qui a fait 1,5 million de morts algériens selon l’Algérie, 500.000 dont 400.000 Algériens selon les historiens français.En 2017, Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle française, avait déclaré que la colonisation de l’Algérie était “un crime contre l’humanité”. “Ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes”, avait-il dit.Après la publication d’un rapport de l’historien français Benjamin Stora en janvier 2021, M. Macron s’était engagé à des “actes symboliques” pour tenter de réconcilier les deux pays, mais en excluant cette fois des “excuses”.Il avait ensuite provoqué un tollé en Algérie en s’interrogeant selon Le Monde sur l’existence d’une nation algérienne avant la colonisation.Le vote intervient au moment où Paris et Alger restent empêtrés dans une crise diplomatique, à la suite de la reconnaissance à l’été 2024 par la France d’un plan d’autonomie “sous souveraineté marocaine” pour le Sahara occidental.Plusieurs épisodes ont depuis aggravé les tensions, comme la condamnation et l’incarcération de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, finalement gracié à la faveur d’une intervention allemande.- Essais nucléaires -La proposition de loi affirme qu'”une indemnisation complète et équitable pour tous les dommages matériels et moraux engendrés par la colonisation française est un droit inaliénable pour l’Etat et le peuple algériens”.Selon le texte, l’Etat algérien s’emploiera à réclamer à la France qu’elle décontamine les sites des essais nucléaires.Entre 1960 et 1966, la France a procédé à 17 essais nucléaires sur plusieurs sites dans le Sahara algérien. Le texte réclame également la restitution de l’ensemble des biens transférés hors d’Algérie, y compris les archives nationales.Enfin, il prévoit des peines de prison et une interdiction des droits civiques et politiques pour toute personne “promouvant” la colonisation ou niant qu’elle soit un crime.La criminalisation de la colonisation française a été mise sur la table à plusieurs reprises par le passé en Algérie, sans aboutir jusqu’ici.

Bangladesh political heavyweight Tarique Rahman to end exile

The heir to Bangladesh’s longtime ruling family and a leader of its most powerful political party, Tarique Rahman is set to return home after 17 years in exile and ahead of key elections.Rahman, 60, an aspiring prime minister who has lived in London since he fled Bangladesh in 2008 over what he called a politically motivated persecution, is due to arrive in Dhaka on Thursday.Acting chairman of the Bangladesh Nationalist Party (BNP), he is expected to take the reins from his ailing mother, 80-year-old former prime minister Khaleda Zia.Despite years of ill health and imprisonment, Zia vowed in November to campaign in the February 12, 2026 elections.But she was hospitalised soon after that pledge, and she has been in intensive care ever since.The elections will be the first since a mass uprising last year ended the 15-year hardline rule of Sheikh Hasina, who was at odds with the BNP.Since Hasina’s fall from power, Rahman has been acquitted of the most serious charge against him: a life sentence handed down in absentia for a 2004 grenade attack on a Hasina rally. He had denied the charges.BNP secretary general Mirza Fakhrul Islam Alamgir has promised Rahman will “arrive among us on the soil of Dhaka” on December 25, which he said will be a “fantastic day.”Rahman, often pictured beside his mother on BNP banners, has long been groomed for leadership.In June, he met in London with Muhammad Yunus, the 85-year-old Nobel Peace Prize winner leading the interim government until the February elections.- Violent politics -Rahman, known in Bangladesh as Tarique Zia, carries a political name that has defined his life.Born in 1967 when the country was still East Pakistan, he was briefly detained as a child during the 1971 independence war. The BNP hails him as “one of the youngest prisoners of war”.His father, Ziaur Rahman, was an army commander.Ziaur Rahman gained influence months after a 1975 coup in which Sheikh Hasina’s father — founding leader Sheikh Mujibur Rahman was murdered.That fuelled lifelong tensions between the Zia and Hasina families, dubbed the “Battle of the Begums”– “begum” meaning a powerful woman.Ziaur Rahman was assassinated when his son was 15.The younger Rahman grew up in his mother’s political orbit, as Zia went on to become the country’s first female prime minister, alternating her terms in power with Hasina.Rahman briefly studied international relations at Dhaka University before entering politics at 23, joining the BNP in its fight against military ruler Hussain Muhammad Ershad, according to his party.- ‘Unnerves many’ -Still, Rahman’s career has been dogged by allegations of nepotism and mismanagement.A 2006 US embassy cable described him as the BNP’s “heir apparent” who “inspires few but unnerves many”.Other cables labelled him a “symbol of kleptocratic government and violent politics” and accused him of being “phenomenally corrupt” — claims he rejected as politically motivated.Rahman was arrested on corruption charges in 2007 and claimed he was tortured in custody.Reports suggested his release was conditional on leaving politics. Freed later that year, he flew to London in 2008 for medical treatment and never returned.After Hasina swept to power in 2008, her government jailed tens of thousands of BNP members.In 2018, Rahman was again sentenced in absentia to life imprisonment for allegedly orchestrating the 2004 attack on Hasina’s rally — a case the BNP called a bid to eliminate the Zia dynasty from politics.In Britain, he kept a low profile alongside his wife, a cardiologist, and their daughter.Since Hasina’s ouster, Rahman emerged as an outspoken figure on social media and a rallying point for BNP supporters.