La Bourse de Paris en retrait après un regain des tensions commerciales avec les Etats-Unis

La Bourse de Paris est en repli lundi face aux tensions géopolitiques et commerciales entre les Etats-Unis et leurs partenaires commerciaux et avant de nombreux rendez-vous macroéconomiques, dont la réunion de politique monétaire de la BCE jeudi.L’indice vedette CAC 40 cédait 0,78% vers 09H50, soit 60,15 points pour s’établir à 7.691,74 points. Vendredi, pour sa dernière séance du mois de mai, le CAC 40 avait lâché 0,36% s’établissant à 7.751,89 points à la clôture. Sur le mois, il a toutefois progressé de 2,08%.”Les tensions commerciales s’intensifient à nouveau. Non seulement Donald Trump semble indifférent aux questions qui se multiplient quant à la légitimité de ses droits de douane, mais il a également accusé la Chine de violer la trêve commerciale qu’ils ont signée à Genève au début du mois”, commente Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.Vendredi, le locataire de la Maison Blanche a aussi annoncé que les droits de douane sur l’acier et l’aluminium passeraient de 25% à 50% dès mercredi.”Dans l’ensemble, la semaine s’ouvre sur un climat de prudence, avec une hausse du prix de l’or”, souligne Ipek Ozkardeskaya. L’once d’or s’affichait en forte hausse de 2,01% à 3,355 dollar. Le dollar reculait quant à lui de 0,67% à 1,1423 dollar pour un euro.L’agence de notation S&P n’a pas modifié vendredi la note de la dette de la France, évaluée à AA- et assortie depuis février d’une perspective négative, ce qui signifie qu’elle pourrait être rétrogradée.Sur le marché obligataire lundi, le rendement des emprunts d’Etat français à échéance 10 ans grimpait à 3,22%, contre 3,16% à la clôture vendredi.Son équivalent allemand, qui fait référence en Europe, était à 2,55% contre 2,50%.Par ailleurs, “cette semaine sera riche en publications économiques. En Europe, l’accent sera mis sur les chiffres de l’inflation, puis sur la réunion de la BCE, où une baisse de 0,25 point de pourcentage des taux directeurs est fortement anticipée. Côté américain, le marché de l’emploi livrera ses indicateurs, qui pourraient influencer les prochaines décisions de la banque centrale américaine (Fed)”, résument les analystes de Natixis.Sanofi, une acquisition à plus de 9 mds USDLe géant pharmaceutique français Sanofi a annoncé lundi acquérir la biotech Blueprint, une société spécialisée dans la mastocytose systémique, une maladie immunologique rare. Pour cette acquisition, Sanofi versera 129 dollars par action, soit une valeur d’environ 9,1 milliards de dollars. Le titre reculait de 0,98% à 86,66 euros.Grosse commande pour Airbus La compagnie indienne IndiGo a annoncé dimanche à New Delhi avoir signé pour 30 Airbus A350-900, portant à 60 appareils sa commande de gros porteurs auprès de l’avionneur européen afin d’étendre son réseau international. Le prix de la transaction n’a pas été précisé, mais au dernier tarif catalogue d’Airbus, plus actualisé depuis 2018, il atteindrait 9,5 milliards de dollars.L’avionneur européen reculait toutefois de 0,69% à 160,95 euros.Atos dans le radar de l’Etat françaisL’Etat français a fait une offre ferme pour l’acquisition d’activités stratégiques d’Atos (-2,99% à 37,45 euros), valorisées 410 millions d’euros et qui comprennent notamment des supercalculateurs utilisés pour la dissuasion nucléaire, a indiqué lundi le groupe informatique dans un communiqué.

Irak: enquête sur des grandes quantités de poissons morts dans un marais

Des quantités importantes de poissons morts ont été retrouvées dans un marais du sud de l’Irak, poussant les autorités locales à promettre une inspection lundi pour déterminer les causes du phénomène, recensé dans le pays à plusieurs reprises ces dernières années.La mort des poissons pourrait être due à une pénurie d’oxygène dans l’eau ou le recours par des pêcheurs à des “poisons” pour doper leurs prises, ont indiqué à l’AFP responsables locaux et militants.Des images de l’AFP montrent des poissons argentés flottant sur les eaux du marais d’Ibn Najm, près de Najaf. Parfois des buffles se rafraichissent au beau milieu des poissons morts.”Nous avons reçu plusieurs plaintes de citoyens (…) nous avons formé une équipe d’inspection technique” qui doit se rendre lundi sur place “pour déterminer les causes” de l’incident, selon Jamal Abd Zeid, responsable de la Direction environnementale à Najaf.Parmi les “hypothèses” envisagées, il penche surtout pour “le manque d’eau”, sans exclure le recours à “la pêche électrique” voire “le recours à certains poisons” par des pêcheurs.Frappé de plein fouet par le changement climatique, l’Irak enchaîne des épisodes de sécheresse depuis au moins cinq ans.Le manque de précipitations et les températures en hausse sont mis en avant, tout comme les barrages construits en amont par les voisins turc et iranien, qui ont entraîné une chute drastique du débit des fleuves sur le territoire irakien.Dans un pays ravagé par des décennies de conflits et aux politiques publiques défaillantes, s’y ajoute l’absence d’une stricte application des lois.Militant environnementaliste, Jassim al-Assadi évoque lui aussi plusieurs hypothèses. “Il faut des analyses en laboratoire pour déterminer les causes exactes”, dit-il.Outre “le manque d’oxygène” causé par un faible débit d’eau, “la chaleur, une évaporation élevée et peu de vent”, il pourrait aussi s’agir d’une contamination par les eaux chargées de “pesticides agricoles” ou d’engrais qui se déversent dans les marais.Lors de précédents incidents, “dans la plupart des cas” il s’agissait “d’un recours à des poisons pour la pêche, afin d’augmenter” les rendements, souligne-t-il, auprès de l’AFP.”C’est dangereux pour la santé publique et la chaîne alimentaire”, avertit-il. “Utiliser du poison aujourd’hui, puis dans un mois ou deux, et continuer ainsi, ça va être cumulatif”, note-t-il.

Sanofi accélère en immunologie avec l’acquisition de la biotech américaine Blueprint Medicines

Le géant pharmaceutique français Sanofi se renforce dans les maladies immunologiques rares avec l’acquisition de la biotech américaine Blueprint Medicines, une opération qui s’inscrit dans sa stratégie actuelle visant à devenir un leader mondial en immunologie.Pour cette acquisition d’envergure annoncée lundi, Sanofi, qui fait régulièrement son marché aux Etats-Unis, versera 129 dollars par action, soit une valeur d’environ 9,1 milliards de dollars (plus de 7,9 milliards d’euros). “Sous réserve de la réalisation” de plusieurs étapes de développement clinique et de réglementation, la valorisation totale pourra grimper à 9,5 milliards de dollars (8,3 milliards d’euros), selon le groupe français. Cette annonce intervient quelques jours après que le groupe pharmaceutique a annoncé l’échec de l’une des deux études de phase 3 – dernière étape avant une éventuelle commercialisation – concernant son traitement expérimental, l’itépekimag, contre la bronchite du fumeur (BPCO).”Cette acquisition de Blueprint Medicine renforce significativement notre position dans les maladies rares, notamment la mastocytose systémique”, a résumé le directeur financier François Roger au cours d’une conférence téléphonique.Le portefeuille acquis via Blueprint comprend principalement la molécule avapritinib, le seul médicament approuvé pour traiter la mastocytose systémique avancée et indolente aux États-Unis où il est commercialisé sous le nom d’Ayvakit.Le médicament est approuvé dans l’Union européenne sous le nom d’Ayvakyt pour le traitement des adultes atteints de mastocytose systémique indolente, la forme la plus fréquente de la maladie et qui progresse lentement.La mastocytose systémique est une maladie rare du système immunitaire où les cellules mastocytes, qui jouent un rôle clé dans la défense de l’organisme, s’accumulent de manière anormale dans plusieurs organes du corps.On les trouve surtout dans les zones comme la peau, les poumons ou le tube digestif.- “Acquisitions pertinentes” -Cette opération permettra en outre à Sanofi d’ajouter deux autres médicaments en développement à son portefeuille, l’un en stade avancé et l’autre en phase précoce.”L’objectif n’est pas de faire des acquisitions pour le simple plaisir d’en faire, mais de nous assurer de trouver des acquisitions pertinentes d’un point de vue stratégique, scientifique, avec des actifs différenciés et qui offrent un rendement adéquat à nos actionnaires”, a souligné le directeur financier François Roger.”Au cours des dix dernières années, Sanofi a investi 40 milliards d’euros en fusions-acquisitions et en développement commercial”, a-t-il détaillé.”Nous avons perdu seulement 10%, soit 4 milliards d’euros, ce qui n’est pas énorme en réalité, et presque entièrement dans le domaine de l’oncologie” et “les décisions récemment prises concernant l’oncologie et les 36 milliards restants ont généré beaucoup de valeur”, a-t-il complété.En 2019, Sanofi a pris un virage en recentrant ses activités de recherche et développement sur l’immunologie et les maladies rares, une réorientation qui s’est traduite par un désengagement progressif de la recherche en oncologie.Le rachat de Blueprint “n’aura pas d’impact significatif sur les orientations financières de Sanofi pour 2025″, indique le groupe français.”Cette transaction représente un redéploiement efficace des capitaux, avec une augmentation immédiate de notre marge brute et des impacts positifs attendus sur le résultat opérationnel et le bénéfice par action après 2026″, a ajouté M. Roger.Sanofi avait fait son entrée dans les maladies rares en achetant la biotech américaine biotech Genzyme en 2011 pour environ 20 milliards de dollars.Après Genzyme, il a acquis Bioverativ en 2018 qui lui a ouvert les portes du marché des traitements de l’hémophilie ou encore Principia Biopharma dans les maladies auto-immunes.”Si l’on considère la valeur de cette acquisition (Principia Biopharma), elle a probablement été multipliée par trois ou quatre aujourd’hui, et probablement encore plus à l’avenir”, a cité en exemple le directeur financier.

Dior: Jonathan Anderson directeur artistique des collections femme et homme, une première

Après des mois de spéculations, le créateur Jonathan Anderson a été nommé lundi directeur artistique des collections Femme de Dior, en remplacement de Maria Grazia Chiuri, et devient le premier styliste à créer les deux lignes de la maison phare de LVMH.”Jonathan Anderson est l’un des plus grands talents créatifs de sa génération. Son incomparable signature artistique sera un atout essentiel pour écrire le prochain chapitre de l’histoire de la Maison Dior”, s’est réjoui Bernard Arnault, PDG de LVMH, cité dans un communiqué.Le créateur, qui a évoqué dans le même texte l'”immense honneur” que représente pour lui cette nomination, était arrivé mi-avril à la tête de Dior Homme en remplacement de Kim Jones et présentera sa première collection pour cette ligne le 27 juin lors de la prochaine Fashion Week masculine de Paris.Sa première collection femme sera présentée lors de la Fashion Week de Paris printemps-été 2026 en octobre, a affirmé par la suite la griffe à l’AFP.Sa première collection haute couture sera elle présentée en janvier, a précisé lundi dans un entretien au Figaro Delphine Arnault, patronne de Christian Dior Couture. Le styliste nord-irlandais avait quitté mi-mars Loewe, également propriété de LVMH, marque espagnole classique à qui il a donné un coup de fouet pendant les onze années à sa tête, au point d’en faire l’une des préférées des célébrités. A 40 ans, il est considéré comme l’un des enfants prodiges de la mode. Pendant des années, les défilés de Loewe ont été le point de rencontre des stars du 7e art, de Timothée Chamalet à Pedro Almodóvar en passant par Tilda Swinton. Plusieurs d’entre elles ont été les ambassadrices de la marque.- Vaste mercato -Formé à la London School of Fashion, Jonathan Anderson a débuté dans le département marketing de Prada, puis a créé sa propre marque en 2008, JW Anderson. Chez Loewe, il s’est forgé une réputation de créateur aux coupes impeccables, avec une utilisation généreuse de matériaux nobles, comme le cuir et le métal.A la tête des collections Femme de Dior, il succède à Maria Grazia Chiuri, qui a quitté son poste jeudi après l’avoir occupé pendant neuf ans.Depuis des mois, le nom de ce quadragénaire revenait en boucle pour prendre les rênes de Dior.”Ce serait d’une certaine façon une sorte de nouveau chapitre, avec peut-être l’idée de tisser des liens et d’avoir une plus grande cohérence entre un discours homme et un discours femme, et donc d’avoir quelque chose d’impactant pour les consommateurs”, décryptait avant cette annonce pour l’AFP Serge Carreira, professeur affilié à Sciences Po Paris et spécialiste de l’industrie du luxe. Et ce, alors que LVMH, comme tout l’ensemble du secteur du luxe, traverse un ralentissement de sa croissance. “Jonathan aura à sa charge dix collections par an, c’est beaucoup, mais au vu de sa créativité et de son expérience, je pense qu’il aurait été une erreur de ne pas tout lui confier. La maison a besoin d’une direction artistique cohérente dans ses produits”, a estimé auprès du Figaro Delphine Arnault. Après la nomination du Franco-Belge Matthieu Blazy chez Chanel en décembre, qui présentera sa première collection en octobre, celle de Jonathan Anderson chez Dior est sans aucun doute le plus gros événement du vaste mercato qui agite la mode ces derniers mois. Du haut de leurs 40 ans, ces deux hommes discrets sont désormais à la tête des plus grandes maisons de couture françaises. Si, dans les deux cas, leur réputation les précède, Jonathan Anderson est toutefois plus connu et reconnu que son confrère.La “fashionsphère” s’intéressera également cet été de très près aux premiers pas de Demna chez Gucci. Débauché de Balenciaga, le créateur géorgien doit rejoindre début juillet la griffe italienne.La valse des directeurs artistiques devrait par ailleurs se poursuivre, Kim Jones et son compatriote John Galliano n’ayant toujours pas trouvé de point de chute après leur départ respectif du groupe LVMH et de Maison Margiela, tout comme le Français Hedi Slimane après son départ de Celine. 

Dior: Jonathan Anderson directeur artistique des collections femme et homme, une première

Après des mois de spéculations, le créateur Jonathan Anderson a été nommé lundi directeur artistique des collections Femme de Dior, en remplacement de Maria Grazia Chiuri, et devient le premier styliste à créer les deux lignes de la maison phare de LVMH.”Jonathan Anderson est l’un des plus grands talents créatifs de sa génération. Son incomparable signature artistique sera un atout essentiel pour écrire le prochain chapitre de l’histoire de la Maison Dior”, s’est réjoui Bernard Arnault, PDG de LVMH, cité dans un communiqué.Le créateur, qui a évoqué dans le même texte l'”immense honneur” que représente pour lui cette nomination, était arrivé mi-avril à la tête de Dior Homme en remplacement de Kim Jones et présentera sa première collection pour cette ligne le 27 juin lors de la prochaine Fashion Week masculine de Paris.Sa première collection femme sera présentée lors de la Fashion Week de Paris printemps-été 2026 en octobre, a affirmé par la suite la griffe à l’AFP.Sa première collection haute couture sera elle présentée en janvier, a précisé lundi dans un entretien au Figaro Delphine Arnault, patronne de Christian Dior Couture. Le styliste nord-irlandais avait quitté mi-mars Loewe, également propriété de LVMH, marque espagnole classique à qui il a donné un coup de fouet pendant les onze années à sa tête, au point d’en faire l’une des préférées des célébrités. A 40 ans, il est considéré comme l’un des enfants prodiges de la mode. Pendant des années, les défilés de Loewe ont été le point de rencontre des stars du 7e art, de Timothée Chamalet à Pedro Almodóvar en passant par Tilda Swinton. Plusieurs d’entre elles ont été les ambassadrices de la marque.- Vaste mercato -Formé à la London School of Fashion, Jonathan Anderson a débuté dans le département marketing de Prada, puis a créé sa propre marque en 2008, JW Anderson. Chez Loewe, il s’est forgé une réputation de créateur aux coupes impeccables, avec une utilisation généreuse de matériaux nobles, comme le cuir et le métal.A la tête des collections Femme de Dior, il succède à Maria Grazia Chiuri, qui a quitté son poste jeudi après l’avoir occupé pendant neuf ans.Depuis des mois, le nom de ce quadragénaire revenait en boucle pour prendre les rênes de Dior.”Ce serait d’une certaine façon une sorte de nouveau chapitre, avec peut-être l’idée de tisser des liens et d’avoir une plus grande cohérence entre un discours homme et un discours femme, et donc d’avoir quelque chose d’impactant pour les consommateurs”, décryptait avant cette annonce pour l’AFP Serge Carreira, professeur affilié à Sciences Po Paris et spécialiste de l’industrie du luxe. Et ce, alors que LVMH, comme tout l’ensemble du secteur du luxe, traverse un ralentissement de sa croissance. “Jonathan aura à sa charge dix collections par an, c’est beaucoup, mais au vu de sa créativité et de son expérience, je pense qu’il aurait été une erreur de ne pas tout lui confier. La maison a besoin d’une direction artistique cohérente dans ses produits”, a estimé auprès du Figaro Delphine Arnault. Après la nomination du Franco-Belge Matthieu Blazy chez Chanel en décembre, qui présentera sa première collection en octobre, celle de Jonathan Anderson chez Dior est sans aucun doute le plus gros événement du vaste mercato qui agite la mode ces derniers mois. Du haut de leurs 40 ans, ces deux hommes discrets sont désormais à la tête des plus grandes maisons de couture françaises. Si, dans les deux cas, leur réputation les précède, Jonathan Anderson est toutefois plus connu et reconnu que son confrère.La “fashionsphère” s’intéressera également cet été de très près aux premiers pas de Demna chez Gucci. Débauché de Balenciaga, le créateur géorgien doit rejoindre début juillet la griffe italienne.La valse des directeurs artistiques devrait par ailleurs se poursuivre, Kim Jones et son compatriote John Galliano n’ayant toujours pas trouvé de point de chute après leur départ respectif du groupe LVMH et de Maison Margiela, tout comme le Français Hedi Slimane après son départ de Celine. 

Nouveaux pourparlers directs à Istanbul entre Russes et Ukrainiens

Des délégations russe et ukrainienne se retrouvent lundi à Istanbul pour de nouveaux pourparlers directs, au lendemain de l’attaque de drones lancée par Kiev contre des aérodromes militaires en Russie, la plus importante depuis le début du conflit.Moscou et Kiev avaient déjà engagé de premières discussions directes le 16 mai dans la métropole turque, mais le rendez-vous avait été peu fructueux, les deux pays ne s’engageant que sur un échange de prisonniers à grande échelle.La réunion entre Russes et Ukrainiens, sous la médiation notamment du ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, doit débuter lundi à 13H00 (10H00 GMT), au palais Ciragan.Elle intervient au lendemain d’un vaste assaut ukrainien de drones contre quatre aérodromes militaires russes qui a touché plusieurs dizaines d’avions, dont des bombardiers stratégiques, y compris en Sibérie très loin du front, selon les services de sécurité ukrainiens (SBU). Lundi matin, l’armée russe a annoncé avoir abattu dans la nuit 162 drones ukrainiens, Kiev affirmant de son côté que Moscou avait lancé 80 drones contre son territoire. La délégation de négociateurs russe est arrivée dimanche soir à Istanbul, selon les médias russes d’Etat, tandis que l’équipe ukrainienne est sur place depuis lundi matin.  Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est entretenu dimanche au téléphone avec son homologue américain Marco Rubio au sujet de ces pourparlers, selon le ministère russe des Affaires étrangères cité par l’agence Tass.La Russie avait annoncé qu’elle présenterait un “mémorandum” de ses conditions pour un accord de paix, qu’elle a refusé de transmettre à l’avance à l’Ukraine comme Kiev le réclamait. – Garanties de sécurité -Les deux parties sont très loin d’un accord, que ce soit une trêve ou un règlement à plus long terme.Les priorités de l’Ukraine sont “un cessez-le-feu complet et inconditionnel”, et le “retour des prisonniers” et des enfants ukrainiens que Kiev accuse Moscou d’avoir enlevés, a déclaré dimanche sur les réseaux sociaux le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.M. Zelensky souhaite également une rencontre directe avec son homologue russe Vladimir Poutine. Perspective que le Kremlin a plusieurs fois repoussée.Moscou refuse le “cessez-le-feu inconditionnel” demandé par Kiev et les Occidentaux et insiste pour régler ce qu’elle nomme les “causes profondes” du conflit, en référence à une série de demandes maximalistes.La Russie exige notamment que l’Ukraine renonce définitivement à rejoindre l’Otan et lui cède les cinq régions dont elle revendique l’annexion.Ces conditions sont inacceptables pour Kiev, qui exige en retour un retrait pur et simple des troupes russes de son territoire.L’Ukraine veut aussi des garanties de sécurité concrètes, appuyées par les Occidentaux, comme la protection de l’Otan ou la présence de troupes occidentales sur le terrain, ce que la Russie exclut.La guerre, qui dure depuis plus de trois ans, a fait au moins des dizaines de milliers de morts civils et militaires dans les deux camps.- La guerre continue -Le principal négociateur russe à Istanbul sera Vladimir Medinski, un conseiller idéologique de M. Poutine qui a mené les négociations avortées de 2022,  qui a rédigé des manuels scolaires justifiant l’invasion et remis en question le droit à l’existence de l’Ukraine.La délégation ukrainienne sera, elle, dirigée par le ministre de la Défense Roustem Oumerov, considéré comme un fin négociateur mais dont le ministère reste empêtré dans des scandales.Des “conseillers diplomatiques” d’Allemagne, de France et de Grande-Bretagne seront “sur le terrain (…) en étroite coordination avec l’équipe de négociation ukrainienne”, a déclaré dimanche à Berlin un porte-parole du gouvernement allemand. L’Ukraine a annoncé dimanche avoir touché une quarantaine d’avions militaires russes, et revendiqué des dégâts à hauteur de 7 milliards de dollars, en frappant à des milliers de kilomètres du front.Cette opération d’ampleur a été menée via des drones introduits clandestinement en Russie, puis lancés sur des bases militaires.Ses conséquences sur les capacités militaires russes sont difficiles à prédire, mais sa portée symbolique est importante dans le contexte des négociations.Sur le terrain en revanche, Kiev est à la peine, les troupes de Moscou ayant progressé ces derniers jours, notamment dans la région ukrainienne de Soumy (nord-est).

Nouveaux pourparlers directs à Istanbul entre Russes et Ukrainiens

Des délégations russe et ukrainienne se retrouvent lundi à Istanbul pour de nouveaux pourparlers directs, au lendemain de l’attaque de drones lancée par Kiev contre des aérodromes militaires en Russie, la plus importante depuis le début du conflit.Moscou et Kiev avaient déjà engagé de premières discussions directes le 16 mai dans la métropole turque, mais le rendez-vous avait été peu fructueux, les deux pays ne s’engageant que sur un échange de prisonniers à grande échelle.La réunion entre Russes et Ukrainiens, sous la médiation notamment du ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, doit débuter lundi à 13H00 (10H00 GMT), au palais Ciragan.Elle intervient au lendemain d’un vaste assaut ukrainien de drones contre quatre aérodromes militaires russes qui a touché plusieurs dizaines d’avions, dont des bombardiers stratégiques, y compris en Sibérie très loin du front, selon les services de sécurité ukrainiens (SBU). Lundi matin, l’armée russe a annoncé avoir abattu dans la nuit 162 drones ukrainiens, Kiev affirmant de son côté que Moscou avait lancé 80 drones contre son territoire. La délégation de négociateurs russe est arrivée dimanche soir à Istanbul, selon les médias russes d’Etat, tandis que l’équipe ukrainienne est sur place depuis lundi matin.  Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est entretenu dimanche au téléphone avec son homologue américain Marco Rubio au sujet de ces pourparlers, selon le ministère russe des Affaires étrangères cité par l’agence Tass.La Russie avait annoncé qu’elle présenterait un “mémorandum” de ses conditions pour un accord de paix, qu’elle a refusé de transmettre à l’avance à l’Ukraine comme Kiev le réclamait. – Garanties de sécurité -Les deux parties sont très loin d’un accord, que ce soit une trêve ou un règlement à plus long terme.Les priorités de l’Ukraine sont “un cessez-le-feu complet et inconditionnel”, et le “retour des prisonniers” et des enfants ukrainiens que Kiev accuse Moscou d’avoir enlevés, a déclaré dimanche sur les réseaux sociaux le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.M. Zelensky souhaite également une rencontre directe avec son homologue russe Vladimir Poutine. Perspective que le Kremlin a plusieurs fois repoussée.Moscou refuse le “cessez-le-feu inconditionnel” demandé par Kiev et les Occidentaux et insiste pour régler ce qu’elle nomme les “causes profondes” du conflit, en référence à une série de demandes maximalistes.La Russie exige notamment que l’Ukraine renonce définitivement à rejoindre l’Otan et lui cède les cinq régions dont elle revendique l’annexion.Ces conditions sont inacceptables pour Kiev, qui exige en retour un retrait pur et simple des troupes russes de son territoire.L’Ukraine veut aussi des garanties de sécurité concrètes, appuyées par les Occidentaux, comme la protection de l’Otan ou la présence de troupes occidentales sur le terrain, ce que la Russie exclut.La guerre, qui dure depuis plus de trois ans, a fait au moins des dizaines de milliers de morts civils et militaires dans les deux camps.- La guerre continue -Le principal négociateur russe à Istanbul sera Vladimir Medinski, un conseiller idéologique de M. Poutine qui a mené les négociations avortées de 2022,  qui a rédigé des manuels scolaires justifiant l’invasion et remis en question le droit à l’existence de l’Ukraine.La délégation ukrainienne sera, elle, dirigée par le ministre de la Défense Roustem Oumerov, considéré comme un fin négociateur mais dont le ministère reste empêtré dans des scandales.Des “conseillers diplomatiques” d’Allemagne, de France et de Grande-Bretagne seront “sur le terrain (…) en étroite coordination avec l’équipe de négociation ukrainienne”, a déclaré dimanche à Berlin un porte-parole du gouvernement allemand. L’Ukraine a annoncé dimanche avoir touché une quarantaine d’avions militaires russes, et revendiqué des dégâts à hauteur de 7 milliards de dollars, en frappant à des milliers de kilomètres du front.Cette opération d’ampleur a été menée via des drones introduits clandestinement en Russie, puis lancés sur des bases militaires.Ses conséquences sur les capacités militaires russes sont difficiles à prédire, mais sa portée symbolique est importante dans le contexte des négociations.Sur le terrain en revanche, Kiev est à la peine, les troupes de Moscou ayant progressé ces derniers jours, notamment dans la région ukrainienne de Soumy (nord-est).

Election des juges au Mexique, faible participation pour une première mondiale

A peine plus d’un Mexicain sur dix a participé dimanche à l’élection unique au monde de tous les juges jusqu’à la Cour suprême, une réforme défendue par la gauche au pouvoir pour lutter contre la “corruption” au sein de la justice.C’est un “succès total”, a cependant proclamé la présidente de gauche Claudia Sheinbaum juste après la première estimation de l’Institut national électoral (INE): entre 12,57% et 13,32% des quelque 100 millions d’électeurs inscrits se sont rendus aux urnes.”Près de 13 millions de Mexicaines et Mexicains ont exercé pour la première fois dans l’histoire leur droit de décider qui doivent être les nouveaux ministres (ndr: membres de la Cour suprême), magistrats et juges”, a déclaré la présidente dans une vidéo sur X.Par comparaison, c’est avec un taux de participation de plus de 60% que Mme Sheinbaum était elle-même élue il y a tout juste un an première femme présidente dans l’histoire du Mexique, avec près de 60% des voix.”Le Mexique est le pays le plus démocratique du monde”, a ajouté l’ex-maire de Mexico en conclusion d’un message de 2 minutes 31 pendant lequel elle a de nouveau défendu cette élection d’un nouveau genre.”Nous ne devons pas oublier que l’actuel pouvoir judiciaire, que certains défendent, porte la responsabilité d’avoir favorisé des membres de la délinquance organisée”, a déclaré la présidente.”La moitié du pouvoir judiciaire (…) est arrivée là par népotisme”, a-t-elle lancé.L’élection de dimanche était la pierre angulaire d’une réforme constitutionnelle promulguée par le prédécesseur et mentor politique de Mme Sheinbaum, Andres Manuel Lopez Obrador, juste avant de lui remettre le pouvoir le 1er octobre.Père de la réforme, l’ex-président a d’ailleurs fait sa première réapparition publique depuis octobre en allant voter à Palenque (Chiapas, sud), pour saluer une “élection historique”.La présidente a voté à Mexico, en passant 11 minutes et 10 secondes à remplir les bulletins, a calculé la chaîne d’information Milenio TV, qui a souligné la “complexité” des procédures.Au total, 881 postes étaient en jeu au niveau fédéral, depuis les juges de district jusqu’aux neuf membres de la Cour suprême. Quelque 1.700 juges devaient aussi être élus dans 19 des 32 Etats. Des élections complémentaires auront lieu en 2027.Les électeurs devaient choisir parmi des centaines de candidats avec des bulletins de tailles diverses, ce qui pouvait nécessiter des heures de recherches, explique David Shirk, professeur à l’université de San Diego, aux Etats-Unis. “Tu ne connais pas les candidats, sauf ceux qui faisaient des vidéos sur TikTok”, a ajouté à l’AFP Leslie Moreno, une avocate de 30 ans, qui a malgré tout fait l’effort d’aller voter.A Mexico, des centaines d’opposants à la réforme se sont rassemblés sous des pancartes “Non à la dictature” ou “Non à la fraude judiciaire. Moi je ne vote pas”.”La République est perdue. La séparation des pouvoirs est perdue et nous sommes dans une dictature de fait”, a déclaré à l’AFPTV Leticia Ramirez, retraitée de 60 ans.Comme elle, les adversaires de la réforme accusent le Mouvement pour la régénération nationale (Morena, gauche) au pouvoir depuis décembre 2018 de vouloir faire main basse sur l’appareil judiciaire.Parti d’opposition, le PRI a dénoncé une “farce” par son chef de file Alejandro Moreno.- Candidats douteux -La lutte contre l’impunité est également un enjeu de la réforme du système judiciaire. Le Mexique, qui compte près de 130 millions d’habitants, enregistre chaque année 30.000 homicides. La plupart restent impunis. Le pays compte six des huit bandes criminelles d’Amérique latine qualifiées d'”organisations terroristes” par le président américain Donald Trump.L’ONG Defensorxs a identifié près de 20 candidats à risque pour leurs liens présents ou passés avec des figures du crime. Parmi eux, Silvia Delgado, ex-avocate de Joaquín “Chapo” Guzmán, cofondateur du cartel de Sinaloa, condamné à la perpétuité aux Etats-Unis.Mme Delgado est candidate à un poste de juge pénal à Ciudad Juarez, ville-frontière avec les Etats-Unis.Autre exemple: Leopoldo Chávez, en campagne dans l’Etat du Durango (nord), a passé six ans en prison aux Etats-Unis pour trafic de méthamphétamines. “Je ne me suis jamais vendu auprès de vous comme le candidat parfait”, a-t-il affirmé dans une vidéo sur Facebook.Les candidats doivent être diplômés en droit, avoir de l’expérience et “une bonne réputation”.La corruption se joue encore davantage au niveau des parquets que des juges, rappelle M. Shirk, de l’université de San Diego.”Il est beaucoup plus facile d’acheter un procureur” que “d’influencer le juge”, explique celui qui dirige un projet de recherche sur la justice au Mexique.

Multiple burn injuries in attack at Israeli hostage protest in US

A man yelling “Free Palestine” used a makeshift flamethrower to torch protesters rallying in support of Israeli hostages, injuring at least eight people in the US state of Colorado on Sunday.The FBI said it was investigating the incident as a “targeted terror attack” and identified the suspect as 45-year-old Mohamed Sabry Soliman.Investigators said the man had been taken into custody, but provided no further details about him. Police in the city of Boulder were cautious in presuming a motive.The Anti-Defamation League, a Jewish activist group, said the “violent antisemitic attack” occurred at Sunday’s “Run for Their Lives” event, a weekly gathering of the Jewish community in solidarity with hostages seized during Hamas’s October 7, 2023 attack on Israel, sparking the war in Gaza.”This attack happened at a regularly scheduled weekly peaceful event,” FBI agent Mark Michalek told reporters.”Witnesses are reporting that the subject used a makeshift flamethrower and threw an incendiary into the crowd,” he said, adding that “the suspect was heard to yell: “Free Palestine!”Boulder Police said eight victims, four men and four women aged between 52 and 88, were transported to hospitals.Boulder Police Chief Steve Redfearn told reporters that “at least one victim was very seriously injured, probably safe to say critical condition.”The suspect was also injured before being taken into custody, Redfearn said.- Molotov cocktails -In one video apparently of the attack, a shirtless man holding clear bottles in his hands is seen pacing as the grass in front of him burns.He can be heard screaming “End Zionists!” and “They are killers!” towards several people in red T-shirts as they tend to a person lying on the ground.Other images showed billowing black smoke.Boulder resident Alexis Cendon said he felt “very, very scared” after hearing about the attack near his workplace.”We are in a country in the first world, so these things (are) not supposed to happen,” he told AFP.Sunday’s attack occurred during the Jewish holiday of Shavuot. It comes almost two weeks after the fatal shooting of two Israeli embassy staffers outside a Jewish museum in Washington, where a 31-year-old suspect who shouted “Free Palestine” was arrested.Asked if it was a terror attack against the protesters, Boulder Police Chief Redfearn insisted it was “way too early to speculate motive” behind the violence, which took place shortly before 1:30 pm (1930 GMT).There had initially been reports of a possible second perpetrator, but Redfearn stressed that “at this point, we do not believe that there is an additional suspect at large.”FBI chief Kash Patel described Sunday’s incident as “a targeted terror attack,” while Colorado Attorney General Phil Weiser labeled it “a hate crime.””People may have differing views about world events and the Israeli-Hamas conflict, but violence is never the answer to settling differences. Hate has no place in Colorado,” Weiser said.White House Deputy Chief of Staff Stephen Miller posted on X that the suspect was a foreign national who “illegally overstayed (his) visa.”The White House said President Donald Trump had been briefed on the incident.- ‘Antisemitic attack’ -Israel’s top diplomat Gideon Saar condemned Sunday’s “terrible antisemitic terror attack targeting Jews in Boulder.”Israeli Ambassador to the United Nations Danny Danon also voiced outrage.”Terrorism against Jews does not stop at the Gaza border — it is already burning the streets of America,” he said in a statement.US Secretary of State Marco Rubio described the Boulder incident as a “targeted terror attack,” while Attorney General Pam Bondi said “FBI agents are on the ground in Colorado following what appears to be a horrific anti-Semitic attack.”Lawmakers on both sides of the political aisle expressed revulsion.”Tonight, a peaceful demonstration was targeted in a vile, antisemitic act of terror,” top Senate Democrat Chuck Schumer said in a statement. “Once again, Jews are left reeling from repeated acts of violence and terror.Several organizations also decried the violence.”Our community was targeted in a violent, antisemitic attack,” the Israeli-American Council said in a statement.”This is an attack on all of us — and we will not stay silent.”

Multiple burn injuries in attack at Israeli hostage protest in US

A man yelling “Free Palestine” used a makeshift flamethrower to torch protesters rallying in support of Israeli hostages, injuring at least eight people in the US state of Colorado on Sunday.The FBI said it was investigating the incident as a “targeted terror attack” and identified the suspect as 45-year-old Mohamed Sabry Soliman.Investigators said the man had been taken into custody, but provided no further details about him. Police in the city of Boulder were cautious in presuming a motive.The Anti-Defamation League, a Jewish activist group, said the “violent antisemitic attack” occurred at Sunday’s “Run for Their Lives” event, a weekly gathering of the Jewish community in solidarity with hostages seized during Hamas’s October 7, 2023 attack on Israel, sparking the war in Gaza.”This attack happened at a regularly scheduled weekly peaceful event,” FBI agent Mark Michalek told reporters.”Witnesses are reporting that the subject used a makeshift flamethrower and threw an incendiary into the crowd,” he said, adding that “the suspect was heard to yell: “Free Palestine!”Boulder Police said eight victims, four men and four women aged between 52 and 88, were transported to hospitals.Boulder Police Chief Steve Redfearn told reporters that “at least one victim was very seriously injured, probably safe to say critical condition.”The suspect was also injured before being taken into custody, Redfearn said.- Molotov cocktails -In one video apparently of the attack, a shirtless man holding clear bottles in his hands is seen pacing as the grass in front of him burns.He can be heard screaming “End Zionists!” and “They are killers!” towards several people in red T-shirts as they tend to a person lying on the ground.Other images showed billowing black smoke.Boulder resident Alexis Cendon said he felt “very, very scared” after hearing about the attack near his workplace.”We are in a country in the first world, so these things (are) not supposed to happen,” he told AFP.Sunday’s attack occurred during the Jewish holiday of Shavuot. It comes almost two weeks after the fatal shooting of two Israeli embassy staffers outside a Jewish museum in Washington, where a 31-year-old suspect who shouted “Free Palestine” was arrested.Asked if it was a terror attack against the protesters, Boulder Police Chief Redfearn insisted it was “way too early to speculate motive” behind the violence, which took place shortly before 1:30 pm (1930 GMT).There had initially been reports of a possible second perpetrator, but Redfearn stressed that “at this point, we do not believe that there is an additional suspect at large.”FBI chief Kash Patel described Sunday’s incident as “a targeted terror attack,” while Colorado Attorney General Phil Weiser labeled it “a hate crime.””People may have differing views about world events and the Israeli-Hamas conflict, but violence is never the answer to settling differences. Hate has no place in Colorado,” Weiser said.White House Deputy Chief of Staff Stephen Miller posted on X that the suspect was a foreign national who “illegally overstayed (his) visa.”The White House said President Donald Trump had been briefed on the incident.- ‘Antisemitic attack’ -Israel’s top diplomat Gideon Saar condemned Sunday’s “terrible antisemitic terror attack targeting Jews in Boulder.”Israeli Ambassador to the United Nations Danny Danon also voiced outrage.”Terrorism against Jews does not stop at the Gaza border — it is already burning the streets of America,” he said in a statement.US Secretary of State Marco Rubio described the Boulder incident as a “targeted terror attack,” while Attorney General Pam Bondi said “FBI agents are on the ground in Colorado following what appears to be a horrific anti-Semitic attack.”Lawmakers on both sides of the political aisle expressed revulsion.”Tonight, a peaceful demonstration was targeted in a vile, antisemitic act of terror,” top Senate Democrat Chuck Schumer said in a statement. “Once again, Jews are left reeling from repeated acts of violence and terror.Several organizations also decried the violence.”Our community was targeted in a violent, antisemitic attack,” the Israeli-American Council said in a statement.”This is an attack on all of us — and we will not stay silent.”