Modération des contenus en ligne: le gouvernement rappelle à l’ordre les réseaux sociaux

Le gouvernement a exigé lundi que les réseaux sociaux lui présentent des “règles claires” concernant le bannissement des utilisateurs diffusant des contenus problématiques, leur rappelant leur obligation de modération et brandissant la menace de sanctions.Les plateformes Meta, Snapchat, Tiktok, Twitch, Youtube et X ont été “convoquées” par le gouvernement pour répondre notamment de leur obligation de modération de contenus.”Il y a une marge de progression significative et c’est la raison pour laquelle on va les revoir et on va continuer à y travailler collectivement”, a indiqué à la presse à l’issue de la réunion la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé.Elle a demandé aux plateformes de lui présenter “par écrit” des “règles précises” sur “combien d’infractions” faut-il commettre “pour être banni” de chaque réseau. Elle leur a également demandé de travailler “de manière beaucoup plus coordonnée entre elles” pour éviter qu’un utilisateur banni d’une plateforme puisse continuer à publier sur une autre.”Il faut que des comptes particulièrement problématiques, suivis par des millions et des millions de personnes (…) cessent”, a-t-elle martelé, évoquant la diffusion à large échelle de contenus haineux, violents, antisémites ou encore racistes.Les réseaux sociaux seront à nouveau convoquées “avant mi-juillet” pour voir les évolutions concernant les règles pour leurs utilisateurs. Le gouvernement veut également savoir si des comptes particulièrement problématiques qu’ils leur ont signalés seront “bannis” ou non, et “sur quels critères”. Soit les plateformes “font le ménage et elles le font vite et elles le font dans la durée, soit encore une fois, la loi se rappellera à elles et des sanctions seront prises”, a souligné Aurore Bergé. Outre les contenus problématiques, le gouvernement a épinglé certains “mécanismes” des réseaux sociaux, qui amènent les utilisateurs à ne voir plus qu’un certain type de contenu pouvant être problématique, comme la tendance #skinnytok qui regorge d’injonctions violentes, culpabilisantes et dangereuses, incitant à réduire drastiquement son alimentation.”Après un combat acharné”, Tiktok “a enfin décidé, hier soir, de retirer ce hashtag skinnytok de son moteur de recherche”, a indiqué à l’issue de la réunion également la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Clara Chappaz. “C’est un petit pas, ce n’est pas suffisant, mais ça montre bien qu’on ne lâchera rien”.La réunion de lundi après-midi s’est tenue en présence également de l’Arcom, gendarme de l’audiovisuel et du numérique, de la direction générale de la police nationale, de la direction de la gendarmerie nationale, ainsi que de la plateforme de signalement de contenus illicites Pharos.

Le Sénat face au défi de freiner l’essor de la “fast fashion”

Après avoir longtemps traîné au Parlement, une proposition de loi pour freiner la “fast fashion” est examinée lundi au Sénat, qui entend légiférer contre cette mode “éphémère” ou “jetable” expédiée à prix cassés depuis la Chine, avec le géant Shein dans le viseur.Peu coûteux, de piètre qualité, faciles à commander, souvent très polluants et constamment renouvelés, ces vêtements qui saturent le marché et concurrencent les acteurs historiques de l’industrie textile verront-ils leur afflux en France bientôt régulé ?C’est tout l’objet du texte de la députée Horizons Anne-Cécile Violland, une proposition de loi pour “réduire l’impact environnemental de l’industrie textile”. Adoptée en mars 2024 à l’Assemblée nationale, elle a enfin repris son parcours législatif avec l’ouverture des débats au Sénat lundi soir. Un vote solennel des sénateurs est prévu le mardi 10 juin.Le phénomène inquiète. Entre 2010 et 2023, les vêtements mis sur le marché en France sont passés de 2,3 milliards à 3,2 milliards; plus de 48 vêtements par habitant sont mis sur le marché chaque année en France et 35 sont jetés chaque seconde dans le pays, selon l’Ademe, l’agence de l’environnement.Dénonçant une “invasion” de la mode “ultra éphémère”, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a promis à l’ouverture des débats de s’attaquer à un “triple fléau”: “l’incitation à la surconsommation, le désastre écologique et la menace pour nos entreprises”.Face à cette “vague irrésistible” de produits “qui ne durent pas”, la ministre a espéré que cette loi fera “bouger les lignes” ailleurs en Europe. – Viser “l’ultra” éphémère -Parmi les mesures phares, l’établissement d’une définition de la mode éphémère, liée à des obligations pour les entreprises concernées, comme celle de sensibiliser les consommateurs à “l’impact environnemental” de leurs vêtements. La proposition de loi prévoit également des sanctions renforcées pour ces plateformes à travers un système revu de “bonus-malus” tenant compte des “coûts environnementaux” d’une production excessive.Sur ce dispositif, une divergence existe entre députés et sénateurs. Les députés souhaitent lier ces pénalités à “l’affichage environnemental” des produits, une méthode récente de notation. Mais le Sénat, en accord avec le gouvernement, a supprimé cette référence en commission, préférant des critères liés à la “durabilité” et aux “pratiques commerciales” des plateformes. Cette nouvelle rédaction entend viser davantage la mode “ultra express” des géants asiatiques, en premier lieu Shein et Temu, tout en préservant des entreprises européennes ou françaises qui auraient pu être concernées par le texte de l’Assemblée, comme Kiabi, Zara ou H&M. “Nous souhaitons vraiment préserver ces enseignes qui nous restent, qui sont disponibles sur nos territoires”, assume la rapporteure Les Républicains Sylvie Valente Le Hir.Sur RTL, le porte-parole de Shein Quentin Ruffat a estimé lundi que l’encadrement de l’industrie textile ne fonctionnera “que si cette action est collective”, et pas “en visant un seul acteur”. Il a fustigé une loi qui ajoutera selon lui “une taxe de 10 euros par vêtement vendu d’ici 2030” et va “impacter le pouvoir d’achat” des Français.- Publicité et lobbying -Ce recentrage du texte inquiète les associations environnementales, qui ont regretté un “détricotage” du texte. “Il nous semble problématique que la proposition de loi du Sénat restreigne le cadre à l’ultra fast fashion”, a dénoncé auprès de l’AFP Clear Fashion.Le sénateur écologiste Jacques Fernique a lui craint de voir les débats accoucher d’une “coquille certes intéressante, mais un peu vide”.Les discussions dans l’hémicycle tourneront également autour de l’interdiction de la publicité pour les entreprises de la “fast fashion”.La majorité sénatoriale, une alliance droite-centristes, s’y est opposée au motif qu’elle briderait la “liberté d’entreprendre” et serait fragile constitutionnellement. Elle a donc opté pour limiter l’interdiction aux seuls influenceurs. Mais le gouvernement est favorable à l’interdiction totale et tentera de la réintroduire, soutenu par la gauche.En toile de fond de ces débats sensibles, plusieurs parlementaires ont relevé le “lobbying” intense de certaines firmes et notamment de Shein, regrettant notamment le recrutement par cette entreprise de l’ancien ministre Christophe Castaner pour l’accompagner dans sa démarche de responsabilité sociétale (RSE) au sein d’un comité consultatif.”Cela fausse la donne et accrédite la thèse selon laquelle il suffirait d’avoir un ancien ministre de l’Intérieur pour influencer les parlementaires. C’est mal connaître le Sénat”, a balayé le sénateur LR Didier Mandelli.

Le Sénat face au défi de freiner l’essor de la “fast fashion”

Après avoir longtemps traîné au Parlement, une proposition de loi pour freiner la “fast fashion” est examinée lundi au Sénat, qui entend légiférer contre cette mode “éphémère” ou “jetable” expédiée à prix cassés depuis la Chine, avec le géant Shein dans le viseur.Peu coûteux, de piètre qualité, faciles à commander, souvent très polluants et constamment renouvelés, ces vêtements qui saturent le marché et concurrencent les acteurs historiques de l’industrie textile verront-ils leur afflux en France bientôt régulé ?C’est tout l’objet du texte de la députée Horizons Anne-Cécile Violland, une proposition de loi pour “réduire l’impact environnemental de l’industrie textile”. Adoptée en mars 2024 à l’Assemblée nationale, elle a enfin repris son parcours législatif avec l’ouverture des débats au Sénat lundi soir. Un vote solennel des sénateurs est prévu le mardi 10 juin.Le phénomène inquiète. Entre 2010 et 2023, les vêtements mis sur le marché en France sont passés de 2,3 milliards à 3,2 milliards; plus de 48 vêtements par habitant sont mis sur le marché chaque année en France et 35 sont jetés chaque seconde dans le pays, selon l’Ademe, l’agence de l’environnement.Dénonçant une “invasion” de la mode “ultra éphémère”, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a promis à l’ouverture des débats de s’attaquer à un “triple fléau”: “l’incitation à la surconsommation, le désastre écologique et la menace pour nos entreprises”.Face à cette “vague irrésistible” de produits “qui ne durent pas”, la ministre a espéré que cette loi fera “bouger les lignes” ailleurs en Europe. – Viser “l’ultra” éphémère -Parmi les mesures phares, l’établissement d’une définition de la mode éphémère, liée à des obligations pour les entreprises concernées, comme celle de sensibiliser les consommateurs à “l’impact environnemental” de leurs vêtements. La proposition de loi prévoit également des sanctions renforcées pour ces plateformes à travers un système revu de “bonus-malus” tenant compte des “coûts environnementaux” d’une production excessive.Sur ce dispositif, une divergence existe entre députés et sénateurs. Les députés souhaitent lier ces pénalités à “l’affichage environnemental” des produits, une méthode récente de notation. Mais le Sénat, en accord avec le gouvernement, a supprimé cette référence en commission, préférant des critères liés à la “durabilité” et aux “pratiques commerciales” des plateformes. Cette nouvelle rédaction entend viser davantage la mode “ultra express” des géants asiatiques, en premier lieu Shein et Temu, tout en préservant des entreprises européennes ou françaises qui auraient pu être concernées par le texte de l’Assemblée, comme Kiabi, Zara ou H&M. “Nous souhaitons vraiment préserver ces enseignes qui nous restent, qui sont disponibles sur nos territoires”, assume la rapporteure Les Républicains Sylvie Valente Le Hir.Sur RTL, le porte-parole de Shein Quentin Ruffat a estimé lundi que l’encadrement de l’industrie textile ne fonctionnera “que si cette action est collective”, et pas “en visant un seul acteur”. Il a fustigé une loi qui ajoutera selon lui “une taxe de 10 euros par vêtement vendu d’ici 2030” et va “impacter le pouvoir d’achat” des Français.- Publicité et lobbying -Ce recentrage du texte inquiète les associations environnementales, qui ont regretté un “détricotage” du texte. “Il nous semble problématique que la proposition de loi du Sénat restreigne le cadre à l’ultra fast fashion”, a dénoncé auprès de l’AFP Clear Fashion.Le sénateur écologiste Jacques Fernique a lui craint de voir les débats accoucher d’une “coquille certes intéressante, mais un peu vide”.Les discussions dans l’hémicycle tourneront également autour de l’interdiction de la publicité pour les entreprises de la “fast fashion”.La majorité sénatoriale, une alliance droite-centristes, s’y est opposée au motif qu’elle briderait la “liberté d’entreprendre” et serait fragile constitutionnellement. Elle a donc opté pour limiter l’interdiction aux seuls influenceurs. Mais le gouvernement est favorable à l’interdiction totale et tentera de la réintroduire, soutenu par la gauche.En toile de fond de ces débats sensibles, plusieurs parlementaires ont relevé le “lobbying” intense de certaines firmes et notamment de Shein, regrettant notamment le recrutement par cette entreprise de l’ancien ministre Christophe Castaner pour l’accompagner dans sa démarche de responsabilité sociétale (RSE) au sein d’un comité consultatif.”Cela fausse la donne et accrédite la thèse selon laquelle il suffirait d’avoir un ancien ministre de l’Intérieur pour influencer les parlementaires. C’est mal connaître le Sénat”, a balayé le sénateur LR Didier Mandelli.

Le Sénat face au défi de freiner l’essor de la “fast fashion”

Après avoir longtemps traîné au Parlement, une proposition de loi pour freiner la “fast fashion” est examinée lundi au Sénat, qui entend légiférer contre cette mode “éphémère” ou “jetable” expédiée à prix cassés depuis la Chine, avec le géant Shein dans le viseur.Peu coûteux, de piètre qualité, faciles à commander, souvent très polluants et constamment renouvelés, ces vêtements qui saturent le marché et concurrencent les acteurs historiques de l’industrie textile verront-ils leur afflux en France bientôt régulé ?C’est tout l’objet du texte de la députée Horizons Anne-Cécile Violland, une proposition de loi pour “réduire l’impact environnemental de l’industrie textile”. Adoptée en mars 2024 à l’Assemblée nationale, elle a enfin repris son parcours législatif avec l’ouverture des débats au Sénat lundi soir. Un vote solennel des sénateurs est prévu le mardi 10 juin.Le phénomène inquiète. Entre 2010 et 2023, les vêtements mis sur le marché en France sont passés de 2,3 milliards à 3,2 milliards; plus de 48 vêtements par habitant sont mis sur le marché chaque année en France et 35 sont jetés chaque seconde dans le pays, selon l’Ademe, l’agence de l’environnement.Dénonçant une “invasion” de la mode “ultra éphémère”, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a promis à l’ouverture des débats de s’attaquer à un “triple fléau”: “l’incitation à la surconsommation, le désastre écologique et la menace pour nos entreprises”.Face à cette “vague irrésistible” de produits “qui ne durent pas”, la ministre a espéré que cette loi fera “bouger les lignes” ailleurs en Europe. – Viser “l’ultra” éphémère -Parmi les mesures phares, l’établissement d’une définition de la mode éphémère, liée à des obligations pour les entreprises concernées, comme celle de sensibiliser les consommateurs à “l’impact environnemental” de leurs vêtements. La proposition de loi prévoit également des sanctions renforcées pour ces plateformes à travers un système revu de “bonus-malus” tenant compte des “coûts environnementaux” d’une production excessive.Sur ce dispositif, une divergence existe entre députés et sénateurs. Les députés souhaitent lier ces pénalités à “l’affichage environnemental” des produits, une méthode récente de notation. Mais le Sénat, en accord avec le gouvernement, a supprimé cette référence en commission, préférant des critères liés à la “durabilité” et aux “pratiques commerciales” des plateformes. Cette nouvelle rédaction entend viser davantage la mode “ultra express” des géants asiatiques, en premier lieu Shein et Temu, tout en préservant des entreprises européennes ou françaises qui auraient pu être concernées par le texte de l’Assemblée, comme Kiabi, Zara ou H&M. “Nous souhaitons vraiment préserver ces enseignes qui nous restent, qui sont disponibles sur nos territoires”, assume la rapporteure Les Républicains Sylvie Valente Le Hir.Sur RTL, le porte-parole de Shein Quentin Ruffat a estimé lundi que l’encadrement de l’industrie textile ne fonctionnera “que si cette action est collective”, et pas “en visant un seul acteur”. Il a fustigé une loi qui ajoutera selon lui “une taxe de 10 euros par vêtement vendu d’ici 2030” et va “impacter le pouvoir d’achat” des Français.- Publicité et lobbying -Ce recentrage du texte inquiète les associations environnementales, qui ont regretté un “détricotage” du texte. “Il nous semble problématique que la proposition de loi du Sénat restreigne le cadre à l’ultra fast fashion”, a dénoncé auprès de l’AFP Clear Fashion.Le sénateur écologiste Jacques Fernique a lui craint de voir les débats accoucher d’une “coquille certes intéressante, mais un peu vide”.Les discussions dans l’hémicycle tourneront également autour de l’interdiction de la publicité pour les entreprises de la “fast fashion”.La majorité sénatoriale, une alliance droite-centristes, s’y est opposée au motif qu’elle briderait la “liberté d’entreprendre” et serait fragile constitutionnellement. Elle a donc opté pour limiter l’interdiction aux seuls influenceurs. Mais le gouvernement est favorable à l’interdiction totale et tentera de la réintroduire, soutenu par la gauche.En toile de fond de ces débats sensibles, plusieurs parlementaires ont relevé le “lobbying” intense de certaines firmes et notamment de Shein, regrettant notamment le recrutement par cette entreprise de l’ancien ministre Christophe Castaner pour l’accompagner dans sa démarche de responsabilité sociétale (RSE) au sein d’un comité consultatif.”Cela fausse la donne et accrédite la thèse selon laquelle il suffirait d’avoir un ancien ministre de l’Intérieur pour influencer les parlementaires. C’est mal connaître le Sénat”, a balayé le sénateur LR Didier Mandelli.

Face à la menace russe, le Royaume-Uni va construire de nouveaux sous-marins d’attaque

Le Royaume-Uni va construire jusqu’à 12 sous-marins nucléaires d’attaque et six usines de munitions, a annoncé lundi le Premier ministre britannique Keir Starmer, dans le cadre de son engagement à réarmer le pays face à la “menace” posée notamment par la Russie.En déplacement à Glasgow, en Écosse, le dirigeant travailliste a détaillé sa stratégie pour faire du Royaume-Uni une nation “prête au combat” et “équipée pour les décennies à venir”.”La menace à laquelle nous faisons face aujourd’hui est plus grave, plus immédiate et plus imprévisible que jamais depuis la Guerre froide”, a-t-il déclaré.”Nous sommes confrontés à une guerre en Europe, à de nouveaux risques nucléaires, à des cyberattaques quotidiennes, à une agression croissante de la Russie dans nos eaux, qui menace (aussi) notre espace aérien”, a-t-il ajouté.Parmi les mesures phares annoncées, la construction de jusqu’à 12 sous-marins à propulsion nucléaire dotés d’armes conventionnelles, dans le cadre de l’alliance militaire Aukus, avec les Etats-Unis et l’Australie.Ces derniers remplaceront la flotte actuelle du Royaume-Uni dès la fin des années 2030. Pour l’instant cette flotte est constituée de sept sous-marins de ce type.Keir Starmer a également confirmé que le Royaume-Uni dépenserait 15 milliards de livres sterling (17,7 milliards d’euros) pour son programme d’ogives nucléaires.Cette annonce s’inscrit dans “le renforcement de notre dissuasion nucléaire en tant que garant ultime de notre sécurité et de notre sûreté”, a-t-il ajouté.Parallèlement, il a annoncé la création de six nouvelles usines de munitions, devant créer quelques 1.000 emplois. Cela portera à 6 milliards de livres le budget alloué aux munitions durant cette législature.Le Premier ministre britannique avait annoncé fin février une hausse inédite depuis la fin de la Guerre froide des dépenses de défense nationales à 2,5% du PIB en 2027 contre 2,3% actuellement.- Nouvelles technologies -Il a évoqué l’ambition du gouvernement de dépenser 3% du PIB national dans la défense durant la prochaine législature, soit au-delà de 2029, mais sans vouloir s’engager sur une date précise.”Lorsque nous sommes directement menacés par des États disposant de forces militaires avancées, la manière la plus efficace de les dissuader est d’être prêt, et franchement, de leur montrer que nous sommes prêts à instaurer la paix par la force”, a-t-il encore dit. Dimanche, dans une tribune dans le tabloïd The Sun, il avait désigné comme pays posant une menace, outre la Russie, l’Iran et la Corée du Nord.Il a laissé de côté la Chine, alors que Londres a multiplié les efforts ces derniers mois pour apaiser les relations avec Pékin, mises à mal sous les précédents gouvernements conservateurs.Détaillant cette stratégie devant le Parlement, le ministre de la Défense John Healey s’est engagé à rendre l’armée britannique “dix fois plus meurtrière” en combinant la technologie des drones et l’IA avec “le métal lourd des chars et de l’artillerie”.Il a également souligné que le monde était entré “dans une nouvelle ère”, avec des “adversaires qui travaillent davantage en alliance les uns avec les autres, tandis que la technologie change” la nature même des conflits.Londres compte faire évoluer ses forces armées en intégrant davantage les avancées que sont les drones ou l’intelligence artificielle, et a notamment annoncé la semaine dernière la création d’un commandement dédié aux capacités cyber, défensives comme offensives.La sécurité de l’Europe et le rôle du Royaume-Uni dans l’Otan sont au cœur de la révision de cette stratégie de défense, a rappelé M. Starmer, au moment où les Etats-Unis poussent leurs alliés à investir davantage dans leur défense.”Notre politique de défense sera toujours l’Otan en premier”, a-t-il souligné lundi à Glasgow.

L’entreprise Aldebaran, connue pour ses robots humanoïdes, en liquidation judiciaire

Clap de fin pour Aldebaran: connue pour ses robots humanoïdes Pepper et Nao, la société française a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Paris lundi. Les 106 employés de cette ancienne pépite de la “French Tech” vont être licenciés, a indiqué à l’AFP Thomas Novalic, avocat du comité social et économique (CSE) de l’entreprise. Il s’agit principalement d’ingénieurs et techniciens spécialisés dans la robotique. La mandataire judiciaire, accompagnée du commissaire-priseur, est venue annoncer la nouvelle aux salariés réunis au siège du groupe dans le 15e arrondissement de Paris dans l’après-midi. Elle a également notifié aux employés la “cessation immédiate de l’activité”, a raconté à l’AFP Othman Meslouh, secrétaire adjoint du CSE, qui se dit “consterné”.Pour ce représentant du personnel, “depuis deux à trois trimestres, les salariés savaient que (la liquidation judiciaire) serait inéluctable”.”La responsabilité incombe à la direction générale d’Aldebaran” et à l’actionnaire principal du groupe, l’allemand United Robotics Group, “qui ne voulait plus investir dans l’entreprise”, selon lui. – Deux offres écartées -Cette filiale du fonds RAG-Stiftung avait racheté Aldebaran en 2022 au groupe japonais Softbank Robotics Group, qui détenait la société française depuis 2012 et l’avait renommée SoftBank Robotics Europe.La décision de son principal actionnaire de se recentrer “sur la distribution d’une nouvelle gamme de produits en provenance de Chine” a “contraint Aldebaran à se tourner vers de nouveaux investisseurs”, avait écrit l’entreprise dans un communiqué fin janvier.En grande difficulté, Aldebaran avait été placée sous procédure de sauvegarde en janvier, puis en redressement judiciaire en février. Deux offres de reprise avaient été présentées.L’une, par l’homme d’affaires franco-suisse Jean-Marie Van Appelghem, s’intéressait uniquement aux robots conversationnels destinés à aider les enfants autistes et ne permettait de sauver aucun contrat français. Elle n’avait pas reçu le soutien de l’administrateur judiciaire ni du CSE. L’investisseur canadien Malik Bachouchi s’était aussi déclaré intéressé par la reprise d’Aldebaran, puis avait retiré son offre, faute d’avoir obtenu les financements suffisants, avant d’en formuler une nouvelle lundi matin, a-t-il expliqué à l’AFP. Cette deuxième offre, sans nouveaux financements, qui reposait sur une reprise partielle de l’entreprise par ses propres salariés, n’a pas été jugée recevable, d’après Othman Meslouh. – “Joyau” – “C’est un joyau qui va disparaître”, a commenté Malik Bachouchi devant la salle d’audience du tribunal de commerce, avant l’annonce de la liquidation judiciaire mais au moment où celle-ci semblait déjà se dessiner. Créée en 2005 à Paris par Bruno Maisonnier, Aldebaran s’était spécialisée dans la création de robots humanoïdes comme Nao et Pepper, petit robot blanc devenu l’emblème de l’entreprise.Pepper mesure la taille d’un petit enfant et se déplace sur des roulettes qui font office de pieds. Le robot, qui peut tenir une conversation et comprendre les réactions de ses interlocuteurs, est notamment utilisé dans les hôpitaux, les grands magasins ou comme agent d’accueil. Mais il a connu un succès mitigé. Lancée en 2014, la production de Pepper avait été interrompue en 2021, menant au licenciement de près de la moitié des effectifs de l’entreprise, qui était passée à l’époque de 360 à 180 salariés, selon M. Meslouh.  Aldebaran paye également le succès moins bon qu’espéré de son dernier robot, Plato, encore en développement.

Italie: l’Etna crache un énorme panache de cendres et de gaz

Une immense colonne de cendres, de gaz et de roches s’est échappée lundi du mont Etna, en Sicile, après l’effondrement probable d’une partie de son cratère, ont indiqué les autorités italiennes, précisant qu’elle ne présentait pas de “danger” pour les touristes.Des caméras de surveillance ont capté “une coulée pyroclastique probablement causée par un effondrement (…) sur le flanc nord du cratère sud-est”, a précisé l’Institut national de géophysique et de volcanologie, s’élevant de l’Etna à partir de 11h24, heure locale (09h24 GMT).Une coulée pyroclastique se produit lorsque des roches volcaniques, des cendres et des gaz chauds dévalent les pentes d’un volcan. L’activité du volcan “a évolué en fontaine de lave”, selon l’INGV, qui précise que le panache de cendres devrait se dissiper vers le sud-ouest.”Il n’y a aucun danger pour la population”, a déclaré le président de la région de Sicile, Renato Schifani, s’appuyant sur des experts qui lui ont assuré que la coulée n’avait pas atteint une zone fréquentée par les touristes.Sur des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, dont l’AFP n’a pas pu vérifier l’authenticité, des touristes semblent descendre précipitamment les pentes du volcan, certains prenant des photos.Le responsable de la protection civile régionale a recommandé aux touristes d’éviter la zone “en raison de l’évolution potentielle du phénomène”, suivi “avec la plus grande prudence”, a ajouté Renato Schifani.L’intensité du volcan observée lundi “est l’un des signes du dynamisme continu de l’Etna”, a fait valoir le président de l’Association italienne de volcanologie, Marco Viccaro, au quotidien Corriere della Sera, précisant que l’Etna était actif depuis “plusieurs semaines”.Cette phase a été marquée par des “épisodes de courte durée, avec une énergie intense”, mais moins que ceux observés entre 2020 et 2022, a-t-il estimé. “Il s’agit d’une activité strombolienne relativement modérée dans les premiers temps, qui s’intensifie rapidement jusqu’à produire des explosions assez énergiques en fréquence”, a ajouté Marco Viccaro. Le volcan se trouve dans une “phase de recharge” au cours de laquelle le magma, qui se trouve habituellement beaucoup plus profondément dans la terre, est désormais plus proche de la surface. L’importance de la remontée de ce magma déterminera la durée de l’activité, a expliqué M. Viccaro. Pour lui, “l’évolution dépend des volumes de magma qui ont pénétré dans la partie supérieure du système d’alimentation”. L’activité, a-t-il souligné, “pourrait évoluer pendant des semaines, voire des mois, avec des épisodes similaires à ceux dont nous avons été témoins”.Une alerte rouge émise pour les autorités aériennes indique que la hauteur du nuage volcanique est estimée à 6,5 kilomètres.L’aéroport de Catane, situé à proximité, restait toutefois opérationnel.Culminant à 3.324 mètres, l’Etna, le plus grand volcan actif d’Europe, est entré régulièrement en éruption au cours des 500.000 dernières années.

Italie: l’Etna crache un énorme panache de cendres et de gaz

Une immense colonne de cendres, de gaz et de roches s’est échappée lundi du mont Etna, en Sicile, après l’effondrement probable d’une partie de son cratère, ont indiqué les autorités italiennes, précisant qu’elle ne présentait pas de “danger” pour les touristes.Des caméras de surveillance ont capté “une coulée pyroclastique probablement causée par un effondrement (…) sur le flanc nord du cratère sud-est”, a précisé l’Institut national de géophysique et de volcanologie, s’élevant de l’Etna à partir de 11h24, heure locale (09h24 GMT).Une coulée pyroclastique se produit lorsque des roches volcaniques, des cendres et des gaz chauds dévalent les pentes d’un volcan. L’activité du volcan “a évolué en fontaine de lave”, selon l’INGV, qui précise que le panache de cendres devrait se dissiper vers le sud-ouest.”Il n’y a aucun danger pour la population”, a déclaré le président de la région de Sicile, Renato Schifani, s’appuyant sur des experts qui lui ont assuré que la coulée n’avait pas atteint une zone fréquentée par les touristes.Sur des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, dont l’AFP n’a pas pu vérifier l’authenticité, des touristes semblent descendre précipitamment les pentes du volcan, certains prenant des photos.Le responsable de la protection civile régionale a recommandé aux touristes d’éviter la zone “en raison de l’évolution potentielle du phénomène”, suivi “avec la plus grande prudence”, a ajouté Renato Schifani.L’intensité du volcan observée lundi “est l’un des signes du dynamisme continu de l’Etna”, a fait valoir le président de l’Association italienne de volcanologie, Marco Viccaro, au quotidien Corriere della Sera, précisant que l’Etna était actif depuis “plusieurs semaines”.Cette phase a été marquée par des “épisodes de courte durée, avec une énergie intense”, mais moins que ceux observés entre 2020 et 2022, a-t-il estimé. “Il s’agit d’une activité strombolienne relativement modérée dans les premiers temps, qui s’intensifie rapidement jusqu’à produire des explosions assez énergiques en fréquence”, a ajouté Marco Viccaro. Le volcan se trouve dans une “phase de recharge” au cours de laquelle le magma, qui se trouve habituellement beaucoup plus profondément dans la terre, est désormais plus proche de la surface. L’importance de la remontée de ce magma déterminera la durée de l’activité, a expliqué M. Viccaro. Pour lui, “l’évolution dépend des volumes de magma qui ont pénétré dans la partie supérieure du système d’alimentation”. L’activité, a-t-il souligné, “pourrait évoluer pendant des semaines, voire des mois, avec des épisodes similaires à ceux dont nous avons été témoins”.Une alerte rouge émise pour les autorités aériennes indique que la hauteur du nuage volcanique est estimée à 6,5 kilomètres.L’aéroport de Catane, situé à proximité, restait toutefois opérationnel.Culminant à 3.324 mètres, l’Etna, le plus grand volcan actif d’Europe, est entré régulièrement en éruption au cours des 500.000 dernières années.

Le sacre du PSG ravive le débat sur la vente du Parc des Princes

Le PSG va-t-il rester au Parc des Princes? La victoire historique du club parisien en Ligue des champions a braqué les projecteurs sur l’avenir de son stade que la maire Anne Hidalgo refuse de vendre, devenu sujet de débat dans la campagne des municipales.L’absence de l’édile socialiste au match de samedi à Munich, que son entourage a d’abord expliquée par des “raisons d’agenda”, ainsi qu’aux festivités de dimanche dans la capitale, a été très remarquée.”Elle n’était pas invitée à Munich”, a indiqué lundi l’AFP Pierre Rabadan, son adjoint en charge des sports, qui s’est rendu à l’Élysée dimanche pour la représenter.Anne Hidalgo s’est contentée d’une déclaration écrite à l’issue du match samedi soir, saluant la victoire “historique” du PSG.”Les joueurs et les Parisiens méritaient plus qu’un simple communiqué. Il faut savoir à certains moments mettre ses rancunes de côté”, a cinglé dimanche dans Le Parisien Rachida Dati, maire LR du 7e arrondissement et potentielle candidate aux municipales. La ministre de la Culture, elle, a assisté à la finale à Munich.”C’est aberrant” de la part de l’édile, a commenté sur franceinfo Pierre-Yves Bournazel, ex-député Horizons qui vient de se lancer dans la course pour 2026.La maire PS et les dirigeants du Paris Saint-Germain sont en froid depuis plus de deux ans au sujet du sort du Parc des Princes, le stade historique du club parisien, propriété de la ville qui refuse de céder son patrimoine comme le demande le dirigeant qatari Nasser Al-Khelaïfi.”J’espère que la période historique qu’on vit permettra de reprendre les discussions”, a affirmé Pierre Rabadan, selon lequel “la balle est dans le camp du PSG”. “Notre porte est toujours ouverte pour un agrandissement du Parc des Princes. Vendre non mais agrandir, oui !”, a déclaré à l’AFP la maire, qui “souhaite que le PSG continue d’évoluer” au stade mythique de la Porte d’Auteuil.- Dix sites franciliens intéressés -Contacté lundi, le club n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.Le bail emphytéotique (qui expire en 2044) accordé au PSG ne convient plus au club qui dit avoir atteint un plafond pour les hospitalités et la billetterie. Il souhaite acquérir l’enceinte pour augmenter notamment la capacité de l’enceinte de 48.000 à 60.000 places.Un montant de 38 millions d’euros avait été évoqué dans les discussions sur l’agrandissement du Parc “avant qu’elles ne soient rompues par les dirigeants du club”, a rappelé Pierre Rabadan. Un montant jugé “largement insuffisant si le Parc était à vendre”.Face au refus persistant de la municipalité, le dirigeant qatari du PSG a annoncé en février 2024 vouloir quitter la capitale. Dix sites franciliens ont déjà manifesté leur intérêt pour accueillir le futur parc, auquel la présidente LR de région, Valérie Pécresse, a réservé 50 hectares.Selon le club, une annonce est prévue dans les prochaines semaines sur le lieu choisi. Les sites de Poissy (Yvelines) et Massy (Essonne) sont les plus cités.La majorité des élus parisiens s’accordent à vouloir garder le champion d’Europe au Parc des Princes, à l’unisson de ses supporters, en particulier le CUP, principal groupe.- Votation citoyenne ? -“Un déménagement serait un échec pour Paris et les Parisiens”, estime Rachida Dati, la maire LR du 7e arrondissement, selon laquelle “le futur maire de Paris devra trouver un chemin pour rétablir la confiance”.Le sujet s’était déjà invité dans la campagne pour les municipales, les divers candidats y allant de leurs propositions, sans qu’aucun ne se prononce en faveur d’une vente.Le candidat écologiste David Belliard, adjoint à la mairie socialiste en charge de la transformation de l’espace public, a suggéré samedi une “votation citoyenne” pour laisser les Parisiens trancher.L’ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo Emmanuel Grégoire, candidat à l’investiture des socialistes, promet pour sa part de “renouer le dialogue en urgence avec le club” s’il devenait maire.Pour son concurrent Rémi Féraud, désigné par l’édile pour prendre sa succession, “il faudra trouver la solution pour que la ville conserve la propriété du Parc des Princes, et pour que le PSG reste au Parc des Princes”.Pierre-Yves Bournazel suggère d’étendre le bail emphytéotique afin de “donner plus de moyens pour investir”.La ville se dit prête à négocier “un bail de longue durée permettant au PSG d’y investir et d’en profiter pendant plusieurs décennies”, de même qu’à “étudier l’évolution des règles d’urbanisme si nécessaire”, selon Pierre Rabadan.