Italie: grand beau pour l’Inter Milan, coup de froid pour Naples

L’Inter Milan a enchaîné mercredi à Parme (2-0) une sixième victoire de suite en Serie A pour reléguer à quatre longueurs le champion en titre Naples, neutralisé à domicile (2-2) par le mal classé Vérone.Dans le brouillard de Parme, l’Inter n’a pas ébloui ses tifosi par la qualité de son jeu, mais les Nerazzurri ont assuré l’essentiel et Cristian Chivu a pu faire tourner son effectif qui va disputer huit matches en janvier !Federico Dimarco a ouvert la marque (42e) en glissant le ballon dans le but parmesan malgré un angle improbable, puis Marcus Thuram, entré en cours de jeu, a doublé la mise dans le temps additionnel (90e+8) pour rapprocher son équipe du titre honorifique de champion d’automne.”Ce groupe a encore montré beaucoup de maturité, de sérieux et d’envie (…) Ce n’est jamais simple de gagner ici, surtout dans ces conditions météo”, a analysé Chivu.Après cette 19e journée, l’Inter totalise 42 points, soit quatre de plus que l’AC Milan (2e) qui affronte le Genoa jeudi, et que Naples (3e). Mais comme ses rivaux qui ont eux aussi participé à la Supercoupe d’Italie en décembre, l’Inter doit encore disputer son match en retard de la 16e journée, dans une semaine contre Lecce.Avant, l’Inter va recevoir Naples dimanche pour le choc de la 20e journée et peut-être le tournant d’une saison 2025-26 jusque là très indécise.Si les Nerazzurri sont en pleine confiance avec neuf victoires sur leurs dix derniers matches de championnat en ayant concédé seulement quatre buts, les Napolitains ont plus de mal.Ils ont frôlé la catastrophe à domicile contre Vérone qui menait 2 à 0 après 27 minutes de jeu après des buts de Martin Frese (16e) et de Gift Orban, sur pénalty.- 14 joueurs pour Naples -Antonio Conte, toujours privé sur blessure de plusieurs cadres (De Bruyne, Anguissa, Meret, Lukaku) et obligé de composer avec un groupe réduit à 14 joueurs, a resserré les boulons à la pause et Scott McTominay a réduit la marque à la 54e minute.Les champions d’Italie ont par deux fois cru égaliser, mais ces deux buts ont été annulé par la VAR pour une main (72e) et un hors-jeu (76e).L’égalisation est finalement venue de la tête du capitaine Giovanni Di Lorenzo à la 82e minute.Conte n’a rien trouvé à redire à la prestation de son équipe: “Je n’ai que des félicitations à adresser à mes joueurs, vu la période que vit cette équipe avec toutes ces blessures”, a-t-il insisté.A l’heure de retrouver l’Inter, devancé d’un point après la 38e et dernier journée la saison dernière et battu 3-1 fin octobre lors de la phase aller, le technicien italien a balayé l’idée selon laquelle son équipe aurait un ascendant psychologique sur le club lombard.”Nous allons affronter une équipe forte qui a disputé deux finales de Ligue des champions (en 2023 et 2025, NDLR). Je me soucie peu de savoir qui est le favori mais nous irons à San Siro avec beaucoup d’envie et de détermination”, a-t-il assuré.En bas de classement, la Fiorentina a cru avoir décrocher sa troisième victoire de la saison, mais la Lazio a égalisé au bout du temps additionnel (2-2) et la Viola reste 19e, à deux longueurs du Genoa qui occupe la 17e place, synonyme de maintien.

L’eurodéputée d’extrême droite Sarah Knafo se lance dans la course à la mairie de Paris

La députée européenne Reconquête Sarah Knafo, figure montante de l’extrême droite, s’est lancée mercredi dans la course à la mairie de Paris pour “redresser” une capitale en “déclin”, et exclut de se présenter à la présidentielle de 2027.”Aujourd’hui je suis une Parisienne et je vois la ville que j’aime décliner. Personne ne sera aussi déterminée que moi pour mettre fin à la gabegie” dans la capitale, a déclaré sur TF1 l’élue du parti d’Eric Zemmour, qui devient la sixième candidate aux municipales des 15 et 22 mars à Paris.”Je vois les femmes avoir peur dans la rue, je vois la dette qui explose, je vois les impôts qui augmentent, une ville sale, insalubre”, a énuméré Sarah Knafo, qui promet “un plan d’économies de près de 10 milliards d’euros pour pouvoir enfin baisser les impôts des Parisiens” et “diviser par deux la taxe foncière”.L’eurodéputée, seule élue nationale de son parti, a dit par ailleurs souhaiter “au moins deux référendums par an” si elle était élue.La nouvelle égérie des conservateurs français, 32 ans, se “laisse six ans pour redresser la plus belle capitale du monde”. Excluant ainsi de se présenter à la présidentielle de 2027, pour laquelle elle “espère” que le parti de son compagnon Eric Zemmour “aura un autre candidat”.Sa candidature à l’Hôtel de ville faisant peu de suspense, elle a déjà été testée dans les sondages: le dernier paru en décembre lui prête 7% des intentions de vote au premier tour, ex aequo avec le candidat du RN Thierry Mariani.Selon ce sondage Ipsos, le candidat (PS) Emmanuel Grégoire à la tête d’une union entre socialistes, écologistes et communistes remporterait 32% des suffrages au premier tour, devant la candidate des LR Rachida Dati, soutenue par le MoDem, qui en recueillerait 27%.Pierre-Yves Bournazel, candidat d’Horizons soutenu par Renaissance, est lui crédité de 14% des intentions de vote, et Sophia Chikirou, tête de liste LFI, est donnée à 13%.Quatre listes sont ainsi en mesure de se qualifier au second tour, pouvant donner lieu à une quadrangulaire, selon cette enquête.Une fusion des deux listes d’extrême droite paraît peu probable, Marine Le Pen reprochant à Sarah Knafo d’avoir “toujours combattu” son parti, qu’Eric Zemmour juge “socialiste” comme l’a rappelé, agacé, Thierry Mariani en lançant sa campagne.- “Marchepied à Dati” -Très présente dans les médias de la galaxie Bolloré, la jeune aspirante maire pourrait selon le politologue Benjamin Morel “évider” les voix de Thierry Mariani, au regard des bons scores engrangés par Eric Zemmour dans la capitale à la présidentielle de 2022, où il était arrivé en troisième position avec 8% des voix au global, et plus de 17% dans le 16e arrondissement, bastion de la droite parisienne.”L’électorat parisien n’est pas l’électorat classique du RN, c’est plutôt la vieille extrême droite maurassienne très +zemmouro-compatible+. Il peut y avoir un vote utile aussi à l’extrême-droite, un espace où Sarah Knafo est plus consensuelle”, analyse l’expert pour l’AFP.Avec un score à 10%, la députée européenne serait en capacité de se maintenir au second tour, ce qui serait “un vrai problème pour Rachida Dati”, ajoute le politologue.Cette dernière candidature “s’inscrit dans une stratégie visant à servir de marchepied à Rachida Dati et ouvrir la porte à une alliance assumée entre la droite extrême et l’extrême droite”, a tancé Emmanuel Grégoire dans un communiqué. Mercredi soir, Sarah Knafo s’est dite “prête à travailler” avec Rachida Dati si elle remportait la mairie, comme avec “tous ceux qui partageront mon projet”.”J’espère que les Parisiens me feront confiance à moi parce que je pense vraiment avoir le meilleur programme pour Paris. Ce sera le programme le plus transparent, chiffré, rigoureux, comme j’ai appris à le faire”, a promis l’énarque, passée par la Cour des comptes.”Mais si les Parisiens choisissaient quelqu’un d’autre, je serai tout à fait constructive pour faire gagner les idées qui sont les miennes”, a-t-elle conclu.

US stocks retreat from records as oil falls further

Wall Street stock indices pulled back from records on Wednesday ahead of key US labor data, while oil prices fell further after US President Donald Trump said Venezuela would turn over millions of barrels to the United States.Both the Dow and S&P 500 retreated from Tuesday’s all-time records as markets digested reports showing a fall in US job openings in November and a lower-than-expected rise in private-sector hiring in December.More upbeat was a services sector survey by the Institute for Supply Management that showed healthier growth in December compared with November.The jobs data was not great, but did not “trigger changes to perceptions about future Fed rate cuts,” said Steve Sosnick of Interactive Brokers.”We attempted to follow through from the rallies of the last couple of days, and so far we haven’t been able to,” Sosnick said.The Dow finished down 0.9 percent, while the S&P 500 dropped 0.3 percent after both indices surged to new peaks amid bullish investor sentiment to start the 2026 trading year. The tech-focused Nasdaq edged up 0.2 percent. Futures markets expect the Fed to hold interest rates steady later this month, but concerns of a sharp slowdown in hiring could prompt a rethink. Analysts say Friday’s Labor Department report for December will be a critical input to the US central bank.In Europe, Frankfurt hit a record high above 25,000 points.Paris traded flat and London slid from a record high set on Tuesday as lower oil prices dragged on British heavyweights BP and Shell, which both fell more than three percent. Both main oil contracts dropped on Wednesday, having already lost ground a day earlier, after Trump’s latest statement on Venezuela.US Energy Secretary Chris Wright said Wednesday that Washington will control sales of Venezuelan oil “indefinitely”. Venezuela’s state petroleum firm said only that it was negotiating the sale of crude oil to the United States. Analysts said the shipments lowered the risk that Caracas would have to cut output owing to its limited storage capacity, easing supply concerns.But they added that the outlook for the commodity pointed to lower prices, as the market remains well stocked after OPEC+ agreed to boost output.Elsewhere, US defense stocks tumbled after Trump threatened to cap executive pay at major US defense contractors and ban shareholder dividends and stock buybacks. Lockheed Martin, General Dynamics and RTX all lost 2.5 percent or more.Shares in Warner Bros. Discovery edged higher after its board urged shareholders to reject an improved hostile takeover bid by rival Paramount, saying it was still inferior to Netflix’s offer.Shares in Netflix rose a scant 0.1 percent while Paramount fell 0.9 percent.- Key figures at around 2130 GMT – West Texas Intermediate: DOWN 2.0 percent at $55.99 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 1.2 percent at $59.96 per barrelNew York – Dow: DOWN 0.9 percent at 48,996.08 (close)New York – S&P 500: DOWN 0.3 percent at 6,920.93 (close)New York – Nasdaq Composite: UP 0.2 percent at 23,584.28 (close)London – FTSE 100: DOWN 0.7 percent at 10,048.21 (close)Paris – CAC 40: FLAT at 8,233.92 (close)Frankfurt – DAX: UP 0.9 percent at 25,122.26 (close)Tokyo – Nikkei 225: DOWN 1.1 percent at 51,961.98 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.9 percent at 26,458.95 (close)Shanghai – Composite: UP 0.1 percent at 4,085.77 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1682 from $1.1689 on TuesdayPound/dollar: DOWN at $1.3463 from $1.3501Dollar/yen: UP at 156.77 yen from 156.65 yenEuro/pound: UP at 86.76 pence from 86.57 penceburs-jmb/aha

Bouchons routiers, vols annulés, conséquences de la neige sur le nord et l’ouest de la France

Marche du manchot pour les uns, galère dans les transports et activité avortée pour les autres… L’épisode neigeux a continué de perturber mercredi une partie de la France revêtue d’un épais manteau blanc, avant l’arrivée dans la soirée d’une nouvelle perturbation.En cours depuis lundi entre le nord et l’ouest du pays, le phénomène neigeux est d’une “ampleur rare dans le climat actuel”, selon Météo-France. Sept départements autour du Massif central sont placés en vigilance orange neige-verglas, soit le deuxième niveau le plus élevé d’alerte, à partir de 18h00 et trois autres à partir de minuit dans les Alpes (Vaucluse, Savoie et Haute-Savoie)Si la perturbation actuelle “s’est atténuée” et “s’évacue par les frontières de l’est”, une “nouvelle perturbation est arrivée de l’ouest ce mercredi soir” qui “impacte le Massif-Central avec quelques chutes de neige et surtout des pluies verglaçantes dans la nuit de mercredi à jeudi”, avertit Météo-France dans son dernier bulletin publié à 22H10.À cela vont s’ajouter à partir de jeudi les conséquences de la tempête Goretti, qui doit s’accompagner de fortes rafales de vent. Quatre départements normands proches des côtes de la Manche seront placées jeudi en vigilance orange pour vent. Dans la capitale, où 9 cm cumulés de neige ont été mesurés à 15H00, la mairie a invité les habitants à “rester chez eux” et recourir “au télétravail” si possible.Les intempéries, qui ont fait au moins cinq morts sur les routes en France mardi, ne présentaient mercredi “pas de difficultés majeures” dans la capitale, a expliqué à la mi-journée Antoine Guillou, adjoint de la maire de Paris chargé notamment de la propreté, assurant qu’une trentaine de saleuses traitent “700 km de voiries prioritaires”, en premier lieu les trottoirs et pistes cyclables.- Amélioration -La RATP aussi a invité les usagers à “privilégier le télétravail” et à “réduire les déplacements”, tandis qu’Ile de France Mobilités (IDFM) signale des trafics perturbés ou interrompus sur plusieurs lignes de RER ou de tramways.”La neige ne m’inquiète pas aujourd’hui. Ce matin, j’ai pu déposer mes enfants à l’école maternelle, puis prendre les RER A et E sans problème”, a nuancé Jihane Nait, vendeuse de 26 ans et habitante de Seine-Saint-Denis, interrogée à Vincennes (Val-de-Marne) peu avant 07H00.En fin d’après-midi, la situation s’améliore par endroits, conduisant les autorités à lever une partie des restrictions de circulation imposées.La préfecture de police de Paris a par exemple levé l’interdiction de circulation des véhicules de plus de 3,5 tonnes, tandis que les poids-lourds peuvent de nouveau rouler dans les Hauts-de-France, à la faveur d’une situation qui s’est “nettement améliorée”, a indiqué la préfecture locale soulignant qu'”aucun accident grave n’est à déplorer durant cet épisode”.Dans la journée, une centaine de vols ont été annulés à Roissy-Charles-de-Gaulle, le premier aéroport français, et environ 40 vols à Orly, le deuxième. Les bouchons monstres et ralentissements sur les routes d’Ile-de-France, qui ont culminé à 960 km en matinée, ont quasiment disparu (11 km) à 17H00, selon le site Sytadin.Toutefois, les bus ont cessé leur service dans Paris et sa banlieue, où le niveau 3 du Plan neige et verglas reste en vigueur, avec notamment la limitation de la vitesse à 70 km/h et la suppression des transports scolaires en grande couronne.Dans l’ouest de la France, les transports scolaires ont été supprimés dans une dizaine de départements. Dans l’Allier également.Le ministre des Transports Philippe Tabarot a appelé “à la plus grande prudence” jeudi, notamment sur les routes, et invité à suspendre les transports scolaires “s’il y a un infime risque”. – “C’est juste l’hiver” -Faute de bus à Lille, “je suis obligé de faire le trajet à pied”, donc “je marche comme un pingouin”, raconte Amine (il n’a pas souhaité donner son nom), 30 ans, responsable d’une boutique lilloise.”On a l’impression que c’est le chaos” mais “non, c’est juste l’hiver”, observe également Ingrid, une voyageuse de 47 ans, qui a dû “déplacer son premier rendez-vous de la journée” à cause d’un train retardé.L’épisode neigeux a perturbé aussi l’alimentation électrique: selon Enedis, 6.000 foyers sont privés d’électricité, dont 2.500 en Ile-de-France, 1.800 dans le Centre-Val de Loire ou encore 1.100 en Charente-Maritime.À Dunkerque, le chauffage urbain connaît de graves dysfonctionnements depuis mardi soir, affectant quelques centaines de foyers selon la mairie.Dans toutes les zones concernées, La Poste a prévenu des “risques de retard dans la livraison de colis”.Météo-France rappelle que sous l’influence du réchauffement de la planète den raison des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, les périodes de froid sont plus rares et moins intenses que par le passé.Dimanche et lundi, les minimales en moyenne sur le pays étaient de -4°C, “ce qui n’était pas arrivé depuis fin février 2012”, souligne Météo-France.

Bouchons routiers, vols annulés, conséquences de la neige sur le nord et l’ouest de la France

Marche du manchot pour les uns, galère dans les transports et activité avortée pour les autres… L’épisode neigeux a continué de perturber mercredi une partie de la France revêtue d’un épais manteau blanc, avant l’arrivée dans la soirée d’une nouvelle perturbation.En cours depuis lundi entre le nord et l’ouest du pays, le phénomène neigeux est d’une “ampleur rare dans le climat actuel”, selon Météo-France. Sept départements autour du Massif central sont placés en vigilance orange neige-verglas, soit le deuxième niveau le plus élevé d’alerte, à partir de 18h00 et trois autres à partir de minuit dans les Alpes (Vaucluse, Savoie et Haute-Savoie)Si la perturbation actuelle “s’est atténuée” et “s’évacue par les frontières de l’est”, une “nouvelle perturbation est arrivée de l’ouest ce mercredi soir” qui “impacte le Massif-Central avec quelques chutes de neige et surtout des pluies verglaçantes dans la nuit de mercredi à jeudi”, avertit Météo-France dans son dernier bulletin publié à 22H10.À cela vont s’ajouter à partir de jeudi les conséquences de la tempête Goretti, qui doit s’accompagner de fortes rafales de vent. Quatre départements normands proches des côtes de la Manche seront placées jeudi en vigilance orange pour vent. Dans la capitale, où 9 cm cumulés de neige ont été mesurés à 15H00, la mairie a invité les habitants à “rester chez eux” et recourir “au télétravail” si possible.Les intempéries, qui ont fait au moins cinq morts sur les routes en France mardi, ne présentaient mercredi “pas de difficultés majeures” dans la capitale, a expliqué à la mi-journée Antoine Guillou, adjoint de la maire de Paris chargé notamment de la propreté, assurant qu’une trentaine de saleuses traitent “700 km de voiries prioritaires”, en premier lieu les trottoirs et pistes cyclables.- Amélioration -La RATP aussi a invité les usagers à “privilégier le télétravail” et à “réduire les déplacements”, tandis qu’Ile de France Mobilités (IDFM) signale des trafics perturbés ou interrompus sur plusieurs lignes de RER ou de tramways.”La neige ne m’inquiète pas aujourd’hui. Ce matin, j’ai pu déposer mes enfants à l’école maternelle, puis prendre les RER A et E sans problème”, a nuancé Jihane Nait, vendeuse de 26 ans et habitante de Seine-Saint-Denis, interrogée à Vincennes (Val-de-Marne) peu avant 07H00.En fin d’après-midi, la situation s’améliore par endroits, conduisant les autorités à lever une partie des restrictions de circulation imposées.La préfecture de police de Paris a par exemple levé l’interdiction de circulation des véhicules de plus de 3,5 tonnes, tandis que les poids-lourds peuvent de nouveau rouler dans les Hauts-de-France, à la faveur d’une situation qui s’est “nettement améliorée”, a indiqué la préfecture locale soulignant qu'”aucun accident grave n’est à déplorer durant cet épisode”.Dans la journée, une centaine de vols ont été annulés à Roissy-Charles-de-Gaulle, le premier aéroport français, et environ 40 vols à Orly, le deuxième. Les bouchons monstres et ralentissements sur les routes d’Ile-de-France, qui ont culminé à 960 km en matinée, ont quasiment disparu (11 km) à 17H00, selon le site Sytadin.Toutefois, les bus ont cessé leur service dans Paris et sa banlieue, où le niveau 3 du Plan neige et verglas reste en vigueur, avec notamment la limitation de la vitesse à 70 km/h et la suppression des transports scolaires en grande couronne.Dans l’ouest de la France, les transports scolaires ont été supprimés dans une dizaine de départements. Dans l’Allier également.Le ministre des Transports Philippe Tabarot a appelé “à la plus grande prudence” jeudi, notamment sur les routes, et invité à suspendre les transports scolaires “s’il y a un infime risque”. – “C’est juste l’hiver” -Faute de bus à Lille, “je suis obligé de faire le trajet à pied”, donc “je marche comme un pingouin”, raconte Amine (il n’a pas souhaité donner son nom), 30 ans, responsable d’une boutique lilloise.”On a l’impression que c’est le chaos” mais “non, c’est juste l’hiver”, observe également Ingrid, une voyageuse de 47 ans, qui a dû “déplacer son premier rendez-vous de la journée” à cause d’un train retardé.L’épisode neigeux a perturbé aussi l’alimentation électrique: selon Enedis, 6.000 foyers sont privés d’électricité, dont 2.500 en Ile-de-France, 1.800 dans le Centre-Val de Loire ou encore 1.100 en Charente-Maritime.À Dunkerque, le chauffage urbain connaît de graves dysfonctionnements depuis mardi soir, affectant quelques centaines de foyers selon la mairie.Dans toutes les zones concernées, La Poste a prévenu des “risques de retard dans la livraison de colis”.Météo-France rappelle que sous l’influence du réchauffement de la planète den raison des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, les périodes de froid sont plus rares et moins intenses que par le passé.Dimanche et lundi, les minimales en moyenne sur le pays étaient de -4°C, “ce qui n’était pas arrivé depuis fin février 2012”, souligne Météo-France.