Le pape appelle l’Ukraine et la Russie à trouver le “courage”de dialoguer directement

Le pape Léon XIV a appelé jeudi l’Ukraine et la Russie à trouver “le courage de dialoguer directement et fustigé les “blessures ouvertes” laissées par les guerres, à l’occasion de son premier message de Noël.Le pape américain a également dit penser aux “tentes de Gaza, exposées depuis des semaines à la pluie, au vent et au froid”, alors que des centaines de milliers de Gazaouis font face aux pluies hivernales dans des conditions extrêmes.Assombrie par les conflits et polarisations politiques, l’année 2025 s’achève avec des sources d’espérance pour la communauté chrétienne qui a célébré son premier Noël festif à Bethléem, en Cisjordanie occupée, depuis le début de la guerre à Gaza.Mais l’appel du souverain pontife à une trêve d’un jour dans le monde n’a pas été entendu en Ukraine, où la guerre fait rage depuis près de quatre ans.Lors de sa traditionnelle bénédiction “Urbi et Orbi” (à la ville et au monde), Léon XIV a exhorté les parties impliquées à “trouver le courage de dialoguer de manière sincère, directe et respectueuse” alors que Moscou et Kiev négocient séparément depuis plusieurs semaines le plan américain.Depuis l’invasion de l’Ukraine par les troupes russes en février 2022, la guerre a fait des dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés et dévasté l’est du pays.Pour son premier Noël depuis son élection en mai, le chef de l’Eglise catholique s’est livré à un tour d’horizon des conflits internationaux devant 26.000 fidèles massés sur la place Saint-Pierre par un temps pluvieux, évoquant 15 pays dont Haïti, le Mali, la Syrie ou la Birmanie.Quelques minutes plus tôt, il avait fustigé lors de la messe les guerres qui “laissent derrière elles des ruines et des blessures ouvertes” et l'”absurdité” des discours belliqueux qui envoient les jeunes mourir sur le front.- “Nouvelle ère” -Malgré la grave crise humanitaire, la trêve entrée en vigueur en octobre à Gaza, bien que fragile, a permis le retour des célébrations festives à Bethléem, berceau du christianisme en Cisjordanie occupée.Des centaines de fidèles se sont massés à l’approche de minuit dans la basilique de la Nativité, comble au point qu’ils étaient nombreux à être assis à même le sol.Les célébrations de Noël de ces deux dernières années y avaient été ternies par la guerre dévastatrice à Gaza déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023.Par solidarité avec les Palestiniens du territoire, les festivités avaient été annulées mais cette année, avec la trêve, l’immense sapin de Noël s’est de nouveau illuminé devant la basilique de la Nativité.Comme ailleurs dans la région et au Moyen-Orient, les chrétiens représentent une minorité en Terre sainte, avec une communauté de 185.000 personnes en Israël et 47.000 dans les Territoires palestiniens.Mercredi soir, des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont assisté à la messe dans la seule église catholique romaine du territoire palestinien, à Gaza City.Parmi eux, Elias Al-Jalda, un chrétien palestinien, a confié à l’AFP son espoir de voir “le retour de la vie à Gaza” et le “début d’une nouvelle ère” dans l’année à venir.Lors de la messe, le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, a délivré une homélie pour la paix, l’espoir et le renouveau, face aux décisions politiques et équilibres de pouvoirs qui “semblent souvent déterminer le destin des peuples”.- Politique et intempéries -Tranchant avec les discours des dirigeants religieux, Donald Trump a souhaité un joyeux Noël “à tous, y compris aux pourritures de gauche radicale”, en référence à ses opposants démocrates.Mais au-delà du climat politique électrique aux Etats-Unis depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, ce sont des intempéries majeures qui viennent perturber les fêtes de fin d’année en Californie.Craignant de dangereuses inondations, les autorités ont décrété l’état d’urgence à Los Angeles et ordonné l’évacuation de centaines de foyers.En Australie, la fin d’année est assombrie par l’attentat antisémite de Bondi qui a fait 15 morts le 14 décembre.Dans le sud-ouest de la France, des agriculteurs mobilisés contre la grave crise frappant leur secteur ont préféré passer le réveillon en bloquant une autoroute, où des habitants leur ont apporté huîtres et bûches, plutôt qu’en famille.Ils se disent prêts à faire de même pour le Nouvel an, comme l’a assuré l’un d’eux, Frédéric Meynard: “On ne l’espère pas, mais s’il faut en arriver là on le fera”.

Somalie: Premières élections à Mogadiscio en près de 60 ans, sous haute sécurité

Les Somaliens du grand Mogadiscio votaient jeudi pour des élections locales, les premières au suffrage direct depuis près de 60 ans dans la capitale de ce pays instable, qui a annoncé un important dispositif de sécurité contre d’éventuelles attaques.Un correspondant de l’AFP, qui a pu visiter douze bureaux de vote jeudi, a constaté que les longues files du matin, remplies d’électeurs excités à l’idée de remplir pour la première fois de leur existence leur devoir de citoyen, s’étaient fortement rétrécies dans l’après-midi.”J’ai fait la queue pendant des heures avant de pouvoir mettre mon bulletin dans l’urne. J’étais tellement heureux de faire partie de tout ça”, s’est réjoui Ali Salad, 51 ans.”C’est un grand jour”, a commenté Guhad Ali, 37 ans, en montrant l’un de ses auriculaires taché d’encre, prouvant qu’il a voté.Plus de 10.000 membres des forces de sécurité sont déployés dans la capitale, selon le gouvernement, qui se bat depuis 2006 contre les islamistes shebab, liés à Al-Qaïda. Si la guerre fait encore aujourd’hui rage à 60 kilomètres de Mogadiscio, la sécurité s’est nettement améliorée dans la capitale. Ce qui n’a pas empêché, en moins d’un an, un attentat raté contre le convoi présidentiel, des tirs d’obus près de l’aéroport et l’assaut d’un centre de détention.”La sécurité est assurée à 100%”, a affirmé à la presse Moalim Mahdi, un cadre de la police. “Nous demandons aux gens d’avoir confiance dans les forces de sécurité déployées” jeudi, a-t-il poursuivi.Le scrutin est considéré comme un test avant la présidentielle prévue en 2026, à la fin du mandat de Hassan Sheikh Mohamud.”Ceci est le futur du peuple somalien qui va dans la bonne direction”, a lancé celui-ci, juste après avoir voté au théâtre national, appelant chaque citoyen à emprunter “le chemin de la démocratie”. Les principaux partis d’opposition ont cependant boycotté l’élection. La coalition pour le futur de la Somalie a notamment affirmé via l’un de ses cadres, l’ancien Premier ministre Hassan Ali Kheire, ne pas la considérer “légitime”, ni son résultat.- “Pas inclusif” -“Il s’agit d’une élection orchestrée par un parti pour tenter de prétendre organiser un scrutin, afin d’obtenir une prolongation de mandat qui ne sera pas acceptée”, a-t-il encore lancé.Un son de cloche qu’a pu entendre l’AFP en s’entretenant avec des Somaliens ayant boudé le scrutin. “Je ne suis pas allé voter et je sais que le processus n’est pas inclusif”, a notamment déclaré Mohamed Yare. Près de 400.000 électeurs inscrits – sur plus de 2 millions d’habitants de cette région – sont attendus aux urnes, selon la commission électorale. Ils doivent départager 1.600 candidats pour 390 sièges locaux. Le vote direct en Somalie avait été aboli après l’arrivée au pouvoir du dictateur Siad Barre en 1969. Depuis sa chute en 1991, le système politique dans la plupart du pays s’est articulé autour de la myriade de clans et sous-clans qui composent la société. Le suffrage universel est cependant déjà en place dans la région séparatiste du Somaliland, qui a déclaré son indépendance en 1991 mais n’a jamais été reconnue au niveau international.En mai 2023, l’Etat semi-autonome du Puntland (Nord) avait organisé des élections locales au suffrage universel, mais y avait ensuite renoncé.Le gouvernement fédéral a approuvé en août 2024 le retour au suffrage direct – une volonté cependant largement perçue comme une stratégie du président Hassan Sheikh Mohamud pour prolonger son règne.  Le scrutin pilote de jeudi, organisé selon le principe “un homme, une voix”, a été reporté à trois reprises cette année.Selon une note de l’International Crisis Group datant de septembre, la situation actuelle en Somalie évoque la crise politique de Mohamed Abdullahi “Farmajo”. Des affrontements entre factions claniques avaient eu lieu en 2021 à la suite de son incapacité à organiser des élections législatives et présidentielle avant l’expiration de son mandat.  Alors que l’échéance se rapproche, aucun consensus n’a été trouvé sur la manière dont se déroulera le scrutin législatif et présidentiel de 2026, l’opposition menaçant d’organiser un processus parallèle si le gouvernement fédéral insiste pour un vote direct. 

L’homme politique Tarique Rahman revient au Bangladesh après 17 ans d’exil

Après 17 ans d’exil, Tarique Rahman, figure politique influente et candidat pressenti au poste de Premier ministre du Bangladesh, est rentré dans son pays jeudi, promettant sécurité et justice en cas de victoire aux élections prévues l’année prochaine.De très nombreux partisans agitant joyeusement drapeaux, bannières et pancartes ont accueilli l’homme politique de 60 ans, fils de l’ancienne cheffe du gouvernement Khaleda Zia et président par interim du populaire Parti nationaliste du Bangladesh (BNP).”Aujourd’hui, je veux dire que j’ai un projet pour mon pays (…) un pays sûr que le peuple espère depuis longtemps”, a déclaré Tarique Rahman dans son premier discours depuis son retour.”Il est temps de construire un pays ensemble. Ce pays appartient au peuple des collines et des plaines, aux musulmans, bouddhistes, chrétiens et hindous”, a-t-il ajouté.Visiblement ému, il avait plus tôt retiré ses chaussures et foulé l’herbe près de l’aéroport de Dacca où il avait atterri accompagné de sa femme et de sa fille, avant de ramasser de la terre en signe de respect envers son pays.Il a salué ses soutiens avant de s’engouffrer dans une voiture qui circulait dans un convoi très sécurisé, selon une vidéo transmise par son parti.Parmi la foule, Alamgir Hossain, partisan du BNP, a estimé que le Bangladesh était dans une “situation desespérée” et que seul Tarique Rahman “peut le sortir de là”.- Période de troubles -Le BNP est largement considéré comme le favori des élections de février prochain, les premières depuis le soulèvement populaire de l’été 2024.Tarique Rahman est pressenti comme candidat au poste de Premier ministre si sa formation remporte la majorité lors de ce scrutin attendu avec impatience dans ce pays de 170 millions d’habitants à très large majorité musulmane. Les tensions politiques n’y ont pas faibli depuis les manifestations de l’an dernier, qui ont entraîné le départ de l’ex-Première ministre Sheikh Hasina, après 15 années autoritaires au pouvoir.   Tarique Rahman a assuré que sa mère, l’ancienne Première ministre de 80 ans Khaleda Zia (1991-1996 puis 2001-2006) actuellement hospitalisée en soins intensifs, avait “tout sacrifié” pour son pays.Engagé jeune en politique et préparé de longue date aux responsabilités, Tarique Rahman avait été arrêté pour corruption en 2007. Il affirme avoir été torturé en détention. Libéré, il s’était rendu à Londres en 2008 pour des soins médicaux et n’était jamais revenu. Il dit s’être exilé pour fuir les persécutions politiques sous le gouvernement de Sheikh Hasina.En juin, il a rencontré dans la capitale britannique Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix et à la tête du gouvernement intérimaire. Le retour de Tarique Rahman intervient dans une période de troubles au Bangladesh. En décembre, l’assassinat par des hommes masqués à Dacca du candidat aux élections législatives et critique virulent de l’Inde Sharif Osman Hadi a déclenché des manifestations dans la capitale, au cours desquelles plusieurs bâtiments ont été incendiés, dont ceux de deux grands journaux considérés comme favorables à l’Inde. Le défunt était une figure du soulèvement de l’été 2024.- “Symbole d’espoir” -Jahan Panna, une ex-députée du BNP, a dit espérer que le retour de M. Rahman mettra un terme à la “spirale d’anarchie”. “Il est le symbole de l’espoir pour ce pays”, a soutenu cette femme de 55 ans.Brièvement détenu enfant pendant la guerre d’indépendance, endeuillé à l’adolescence par l’assassinat de son père Ziaur Rahman, influent commandant de l’armée, Tarique Rahman a grandi dans l’orbite politique de sa mère, Khaleda Zia, devenue en 1991 la première femme Première ministre du pays et alternant ses mandats au pouvoir avec Sheikh Hasina.Des allégations de népotisme et de mauvaise gestion ont émaillé la carrière de M. Rahman.Depuis la chute de Sheikh Hasina en 2024, Tarique Rahman a été acquitté du chef d’accusation le plus grave retenu contre lui: une peine de prison à perpétuité prononcée par contumace en 2018 pour des accusations selon lesquelles il aurait orchestré un attentat à la grenade commis en 2004 lors d’un rassemblement politique de Mme Hasina. Il a toujours nié toute implication.

“Notre vie renouvelée”: un office de Noël ravive l’espoir des fidèles à Sumatra ravagée par les intempéries

Dans une église de Sumatra, des dizaines de fidèles protestants ont célébré Noël mercredi, premier office à se tenir depuis que des inondations meurtrières ont balayé l’île indonésienne.L’église protestante d’Angkola, dans le district de Tapanuli Sud durement frappé par les inondations, était ornée de ballons et de modestes décorations de Noël.Dehors, la rue était encore ensevelie sous des monceaux de décombres, de bois et de feuillage. De nombreux membres de la congrégation sont encore hébergés dans des centres de secours depuis les inondations qui ont ravagé l’île il y a un mois.- “moment aigre-doux” -Krismanto Nainggolan, un protestant, a trouvé Noël “différent” cette année, mais cela ne l’a pas empêché de ressentir de la joie dans ce moment aigre-doux. “Les émotions sont ambiguës. Chaque mot du pasteur, dans son sermon, nous donnait envie de pleurer”, confie-t-il à l’AFP après l’office. “Mais l’esprit de Noël (…) nous a donné de la force”.M. Krismanto a perdu sa maison dans les inondations, et nombre de ses voisins ont perdu la vie. Selon l’Agence nationale de gestion des catastrophes, 1.129 personnes sont mortes et plus de 170 autres sont toujours portées disparues. Si la saison annuelle de la mousson charrie souvent de violentes pluies en Indonésie, ces dernières inondations figurent parmi les pires catastrophes que l’île de Sumatra ait connu depuis le tsunami dévastateur de 2004. À Tapanuli Sud, Mea Rosmawati Zebua, une fidèle de l’église, ne s’attendait pas à pouvoir fêter Noël cette année.- “nous repartons à zéro” -“Auparavant, Noël, c’était la routine. Aujourd’hui, nous sommes très reconnaissants que Dieu nous accorde encore le souffle de la vie”, explique à l’AFP cette femme 54 ans. L’église d’Angkola célébrait généralement Noël en soirée, mais cette année l’office s’est déroulé l’après-midi pour éviter les pluies prévues en fin de journée, a expliqué le pasteur Yansen Roberto Ritonga. En prévision de cette première célébration depuis la catastrophe, l’église a été débarrassée des épaisses couches de boue qui recouvraient encore le sol.Des soldats et forces de l’ordre ont participé aux efforts pour déblayer les amas de débris et morceaux de bois flotté. Mercredi après-midi, la cloche de l’église a sonné avant l’entrée du pasteur. Une trentaine de fidèles, chacun muni d’une bougie allumée, a chanté des psaumes de Noël. Selon Mme Yansen, Noël cette année a été un moment de “réflexion” pour la congrégation. M. Krismanto, lui, y voit un nouveau départ, malgré les dégâts considérables et le coût personnel de la catastrophe. “Nos espoirs reposent uniquement sur Dieu, car nous repartons à zéro (…) dit-il, “notre vie est renouvelée”.

Etat d’urgence à Los Angeles face au risque d’inondations pour Noël

La Californie a décrété mercredi l’état d’urgence à Los Angeles et plusieurs localités du sud de cet Etat américain, en raison de pluies torrentielles qui font craindre de dangereuses inondations à la veille de Noël.Un énorme couloir de pluies dit “rivière atmosphérique”, transportant de la vapeur d’eau emmagasinée dans les tropiques, doit traverser la Californie jusqu’à la fin de semaine, apportant fortes pluies, neige et vent.”Des crues soudaines et généralisées sont attendues”, ont alerté les services météorologiques dans leur dernier bulletin mercredi, selon lequel “des vies et des biens sont en grave danger”. Le sud de l’Etat, où il pourrait tomber l’équivalent de plusieurs mois de précipitations, a été placé en alerte maximale jusqu’à jeudi matin.Le gouverneur Gavin Newsom a annoncé sur X avoir décrété l’état d’urgence à Los Angeles et plusieurs autres comtés, essentiellement dans le sud de la Californie.Dans les rues de Los Angeles, les retardataires faisaient leurs dernières emplettes pour Noël, défiant le mauvais temps. “On a décidé de rester à la maison. On a reçu toutes ces alertes et ça ne semble pas très sûr. Je ne me sens pas de conduire”, a confié à l’AFP Jim Lewis, qui n’ira pas passer le réveillon chez ses cousins comme prévu.- Evacuations -Mercredi matin, des arbres bloquaient les rues de Los Angeles et des milliers de personnes étaient privées d’électricité. La police de la ville a annoncé mardi que plus de 200 foyers avaient été placés sous ordre d’évacuation et que de vastes zones de la ville étaient sous préavis d’évacuation.La ville côtière de Santa Monica et le bassin de Los Angeles sont classés comme étant les zones les plus à risque. Les pluies se sont intensifiées mercredi matin et une alerte tornade a été brièvement émise pour trois villes du comté de Los Angeles, avant d’être levée.Des refuges ont par ailleurs été mis en place pour les habitants ayant reçu un ordre d’évacuation. Certains abris ont déjà commencé à accueillir plusieurs personnes évacuées, a rapporté le Los Angeles Times.Les quartiers huppés de Pacific Palisades et de Malibu, qui ont été ravagés par de puissants incendies il y près d’un an, font l’objet d’une vigilance renforcée, les importantes précipitations faisant craindre des glissements de terrain.Les cours d’eau risquent de déborder, et les autorités déconseillent de conduire dans les zones affectées de Los Angeles, la deuxième plus grande ville des Etats-Unis avec 3,9 millions d’habitants qui se déplacent, pour la plupart, en voiture. – Embouteillages -Les autorités ont averti sur le risque de potentiels débris encombrant les routes. Le Los Angeles Times a aussi fait état d’axes de circulation particulièrement embouteillés. Des images diffusées par les chaînes de télévision locales montrent des voitures à l’arrêt, sous une pluie battante. Certaines routes ont été fermées. De la neige est également attendue jusqu’à vendredi dans les montagnes de la Sierra Nevada, où 30 centimètres de neige sont déjà tombés cette semaine.Mardi soir, Ariel Cohen, des services météorologiques, a déclaré que de nombreuses zones risquaient d’être touchées par “des glissements de terrain et des coulées de boue, en particulier dans les zones montagneuses et les routes traversant les canyons”. La tempête devrait également s’accompagner de rafales de vent pouvant dépasser les 80 km/h dans l’ensemble de la Californie. “La combinaison d’un sol de plus en plus saturé et de vents violents risque d’entraîner la chute d’arbres et de pylônes électriques”, ont averti les services météorologiques.Certains quartiers de Los Angeles peinent toujours à se remettre des incendies qui, en janvier 2025, ont tué 31 personnes et détruit plus de 16.000 bâtiments. Selon les scientifiques, le réchauffement climatique provoqué par l’activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus meurtriers et plus destructeurs.

Peshawar church attack haunts Christians at Christmas

After passing multiple checkpoints under the watchful eyes of snipers stationed overhead, hundreds of Christians gathered for a Christmas mass in northwest Pakistan 12 years after suicide bombers killed dozens of worshippers.The impact of metal shards remain etched on a wall next to a memorial bearing the names of those killed at All Saints Church in Peshawar, in the violence-wracked province of Khyber Pakhtunkhwa.”Even today, when I recall that day 12 years ago, my soul trembles,” Natasha Zulfiqar, a 30-year-old housewife who was wounded in the attack along with her parents, told AFP on Thursday.Her right wrist still bears the scar.An Islamist militant group claimed responsibility for the attack on September 22, 2013, when 113 people were killed, according to a church toll.”There was blood everywhere. The church lawn was covered with bodies,” Zulfiqar said.Christians make up less than two percent of Pakistan’s 240 million people and have long faced discrimination in the conservative Muslim country, often sidelined into low-paying jobs and sometimes the target of blasphemy charges.Along with other religious minorities, the community has often been targeted by Islamist militants over the years. Today, a wall clock inside All Saints giving the time of the blast as 11:43 am is preserved in its damaged state, its glass shattered.”The blast was so powerful that its marks are still visible on this wall — and those marks are not only on the wall, but they are also etched into our hearts as well,” said Emmanuel Ghori, a caretaker at the church. Addressing a Christmas ceremony in the capital Islamabad, Prime Minister Shehbaz Sharif vowed to protect religious minorities.”I want to make it clear that if any injustice is done to any member of a minority, the law will respond with full force,” he said.For Azzeka Victor Sadiq, whose father was killed and mother wounded in the blasts, “The intensity of the grief can never truly fade.””Whenever I come to the church, the entire incident replays itself before my eyes,” the 38-year-old teacher told AFP.

Bangladesh PM hopeful Rahman returns from exile ahead of polls

Aspiring prime minister and political heavyweight Tarique Rahman returned to Bangladesh on Thursday, ending 17 years in self-imposed exile with a promise to deliver safety and justice if his party wins next year’s elections.Huge crowds of joyous supporters waving flags, banners and posters welcomed Rahman, the son of former prime minister Khaleda Zia and acting chairman of her popular Bangladesh Nationalist Party (BNP).”Today, I want to say that I have a plan for my country… a safe state that people have long hoped for,” Rahman, 60, said in a first speech after his homecoming.”It is time we build a country together. This country belongs to the people in the hills and the plains, to Muslims, Buddhists, Christians and Hindus.”A visibly emotional Rahman earlier took off his shoes, stood on the grass outside the airport and scooped up soil as a mark of reverence to his motherland.He waved to supporters before ducking into a convoy under tight security, according to video footage shared by his party.BNP backers gathered in the capital Dhaka since the early morning, plastering the streets with banners and festoons bearing images of Rahman, who is expected to take the reins from his ailing mother.Patriotic songs blared from loudspeakers while cut-outs depicted the seasoned politician riding a stallion.Party supporter Alamgir Hossain said Bangladesh was in a “dire situation” and that only Rahman “can fix it”.Rahman, known in Bangladesh as Tarique Zia, left Bangladesh for London in 2008, following an arrest on corruption charges and after what he described as political persecution.As acting party chairman, Rahman will lead the BNP through the February 12 general elections — the first polls since a student-led uprising last year toppled the autocratic government of Sheikh Hasina.- ‘Repay the debt’ -The BNP is widely seen as an election frontrunner, with Rahman expected to be put forward as prime minister if his party wins a majority.Rahman’s 80-year-old mother Zia is undergoing treatment in intensive care at a hospital in Dhaka after years of ill health and imprisonment.Rahman said his mother had “sacrificed everything” for the country and that he had come to meet her and express “my gratitude”.Rahman’s return comes amid unrest over the killing of popular student leader Sharif Osman Hadi, a staunch India-critic who took part in last year’s mass uprising.Hadi, 32, was shot by masked assailants earlier this month in Dhaka, and later died of his wounds at a Singapore hospital.His death set off violent protests with mobs torching several buildings, including two major newspapers deemed to favour India and a prominent cultural institution.Mobs also threw stones at the Indian High Commission in the port city of Chattogram, where visa services have since been suspended.Rahman urged his supporters to remain vigilant “in the face of conspiracies”.”If the nation is to repay the… debt owed to its martyrs, it must build the country the people have long yearned for,” he said.- ‘Symbol of hope’ -Dhaka’s diplomatic ties with its historical ally New Delhi have worsened since the uprising, with ousted prime minister Hasina seeking refuge in India.India has said it was considering Bangladesh’s request to extradite Hasina, who was sentenced to death in absentia for orchestrating a deadly crackdown on the uprising.With anti-India sentiments rising in the majority Muslim nation, a Hindu garment worker was accused of blasphemy and lynched by a mob on December 18.Jahan Panna, a former BNP lawmaker, said she hoped Rahman’s return would end the “cycle of anarchy”.”Rahman is the symbol of hope for this country,” Panna, 55, told AFP.Rahman faced a slew of criminal cases, but since Hasina’s fall his most severe punishment has been overturned: a life sentence handed down in absentia for a 2004 grenade attack on a political rally. He denied the charges.In Britain, he kept a low profile but remained an outspoken figure on social media.In June, he met in London with Muhammad Yunus, the 85-year-old Nobel Peace Prize winner leading the interim government until the February vote.Hasina’s Awami League party, a bitter rival of BNP, has been barred from contesting in the polls.