Le président du Salvador menace de libérer tous les prisonniers de sa méga-prison

Le président de droite salvadorien, Nayib Bukele, a rejeté mardi les accusations de tortures dans la méga-prison de haute sécurité du Salvador où sont notamment incarcérés les migrants vénézuéliens expulsés des États-Unis, menaçant de libérer tous les prisonniers y compris les chefs de gangs.Les conditions de détention dans ce Cecot (Centre de confinement du terrorisme) …

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La cyberattaque contre La Poste perd en intensité à deux jours de Noël

La cyberattaque, revendiquée par des hackers prorusses, qui a touché La Poste à quelques jours de Noël était “toujours en cours” mardi soir, mais avait “perdu en intensité”, selon l’opérateur postal.Le parquet de Paris a indiqué à l’AFP qu’il avait ouvert une enquête “pour des faits d’entrave au fonctionnement d’un système de traitement automatisé de …

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Rome impose à Meta des mesures permettant l’arrivée sur WhatsApp d’autres IA

Le gendarme italien de la concurrence a annoncé mercredi dans un communiqué avoir ordonné au géant américain Meta, maison-mère de WhatsApp, mais aussi de Facebook et Instagram, “la suspension des conditions qui excluent les chatbots IA concurrents de WhatsApp”.Meta a intégré dans son service de messagerie WhatsApp son propre agent d’intelligence artificielle (IA), Meta AI, …

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Sanction américaine: Macron et la classe politique derrière Breton, sauf au RN divisé

Emmanuel Macron et la classe politique française en général, à l’exception de certaines voix au RN, ont condamné mercredi la décision de l’administration Trump d’interdire de séjour l’ancien commissaire européen Thierry Breton et quatre personnalités européennes pour leur volonté de réguler les plateformes numériques, y voyant une atteinte à la souveraineté européenne.”Ces mesures relèvent de l’intimidation et de la coercition à l’encontre de la souveraineté numérique européenne”,  a dénoncé sur X le président français, prometttant de continuer à défendre “notre autonomie réglementaire”.L’administration Trump a annoncé mardi des sanctions, sous la forme d’une interdiction de séjour aux Etats-Unis, contre cinq personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech et contre la désinformation en ligne, dont Thierry Breton qui a lui-même dénoncé un “vent de maccarthysme”.Commissaire au Marché intérieur de 2019 à 2024, le Français avait été l’artisan de la directive européenne sur les services numériques (DSA) qui impose aux plateformes des régulations, comme le signalement de contenus problématiques, jugées par les Etats-Unis comme une atteinte à la liberté d’expression.Ce cadre européen, qui “a été adopté démocratiquement”, “s’inscrit strictement dans le champ de compétence européen et ne vise aucun pays tiers”, a rappelé le ministre de l’Economie, Roland Lescure, sur le réseau Bluesky, concurrent de X.Plusieurs eurodéputés français sont également montés au créneau.”Nous ne sommes pas une colonie des États-Unis! Nous sommes Européens, nous devons défendre nos lois, nos principes, nos intérêts”, a tempêté le social-démocrate Raphaël Glucksmann sur X.Pour Nathalie Loiseau (Horizons), “ne nous y trompons pas : derrière cette mesure, c’est la souveraineté des Européens à décider de leurs lois et à les faire appliquer qui est attaquée”. Le leader du parti Renaissance, Gabriel Attal, a interpellé son homologue du RN, Jordan Bardella. “Les admirateurs français de Donald Trump trouveront-ils l’énergie de réagir face à une nouvelle remise en cause de notre souveraineté par un pays pourtant allié ?”, a-t-il lancé, en référence à la vidéo devenue virale dans lequelle M. Bardella se demandait où le président américain trouvait “toute cette énergie”.Au RN justement, parti au discours anti-UE et peu critique de la politique de Donald Trump, les avis étaient partagés.”L’administration Trump non seulement se trompe sur le fond, mais se trompe sur l’image qu’elle renvoie des États-Unis au monde entier”, a ainsi critiqué son vice-président, Sébastien Chenu, sur RTL.Mais deux eurodéputées RN ont montré de la compréhension vis-à-vis de la décision américaine.”Thierry Breton avait menacé (en 2024) le propriétaire du réseau social de (faire) respecter les règlementations de l’UE. Un visa enlevé un an et demi après, ils ont fait preuve de beaucoup de patience !”, a jugé ainsi Virginie Joron en référence aux différends entre Elon Musk et l’UE. Les Etats-Unis “ne se sacrifieront pas pour un continent sans libertés où l’on annule même des élections”, en référence à la présidentielle roumaine, a renchéri Catherine Griset.

Sanction américaine: Macron et la classe politique derrière Breton, sauf au RN divisé

Emmanuel Macron et la classe politique française en général, à l’exception de certaines voix au RN, ont condamné mercredi la décision de l’administration Trump d’interdire de séjour l’ancien commissaire européen Thierry Breton et quatre personnalités européennes pour leur volonté de réguler les plateformes numériques, y voyant une atteinte à la souveraineté européenne.”Ces mesures relèvent de l’intimidation et de la coercition à l’encontre de la souveraineté numérique européenne”,  a dénoncé sur X le président français, prometttant de continuer à défendre “notre autonomie réglementaire”.L’administration Trump a annoncé mardi des sanctions, sous la forme d’une interdiction de séjour aux Etats-Unis, contre cinq personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech et contre la désinformation en ligne, dont Thierry Breton qui a lui-même dénoncé un “vent de maccarthysme”.Commissaire au Marché intérieur de 2019 à 2024, le Français avait été l’artisan de la directive européenne sur les services numériques (DSA) qui impose aux plateformes des régulations, comme le signalement de contenus problématiques, jugées par les Etats-Unis comme une atteinte à la liberté d’expression.Ce cadre européen, qui “a été adopté démocratiquement”, “s’inscrit strictement dans le champ de compétence européen et ne vise aucun pays tiers”, a rappelé le ministre de l’Economie, Roland Lescure, sur le réseau Bluesky, concurrent de X.Plusieurs eurodéputés français sont également montés au créneau.”Nous ne sommes pas une colonie des États-Unis! Nous sommes Européens, nous devons défendre nos lois, nos principes, nos intérêts”, a tempêté le social-démocrate Raphaël Glucksmann sur X.Pour Nathalie Loiseau (Horizons), “ne nous y trompons pas : derrière cette mesure, c’est la souveraineté des Européens à décider de leurs lois et à les faire appliquer qui est attaquée”. Le leader du parti Renaissance, Gabriel Attal, a interpellé son homologue du RN, Jordan Bardella. “Les admirateurs français de Donald Trump trouveront-ils l’énergie de réagir face à une nouvelle remise en cause de notre souveraineté par un pays pourtant allié ?”, a-t-il lancé, en référence à la vidéo devenue virale dans lequelle M. Bardella se demandait où le président américain trouvait “toute cette énergie”.Au RN justement, parti au discours anti-UE et peu critique de la politique de Donald Trump, les avis étaient partagés.”L’administration Trump non seulement se trompe sur le fond, mais se trompe sur l’image qu’elle renvoie des États-Unis au monde entier”, a ainsi critiqué son vice-président, Sébastien Chenu, sur RTL.Mais deux eurodéputées RN ont montré de la compréhension vis-à-vis de la décision américaine.”Thierry Breton avait menacé (en 2024) le propriétaire du réseau social de (faire) respecter les règlementations de l’UE. Un visa enlevé un an et demi après, ils ont fait preuve de beaucoup de patience !”, a jugé ainsi Virginie Joron en référence aux différends entre Elon Musk et l’UE. Les Etats-Unis “ne se sacrifieront pas pour un continent sans libertés où l’on annule même des élections”, en référence à la présidentielle roumaine, a renchéri Catherine Griset.

Japon: après les attaques d’ours, leur viande s’invite dans des restaurants

Une viande “juteuse et savoureuse”: à l’heure où le Japon tente de réduire le nombre d’ours après une série d’attaques meurtrières, Koji Suzuki cuisine des morceaux grillés de l’animal, peinant à satisfaire les nombreux gourmets curieux.La viande, mijotée en fondue avec des légumes sauvages, provient d’ours abattus avec l’aval des autorités pour endiguer les attaques qui ont fait un nombre record de 13 morts à travers l’archipel cette année. L’établissement de M. Suzuki, situé dans l’agglomération vallonnée de Chichibu près de Tokyo, sert également du cerf et du sanglier, mais la popularité de ses plats d’ours a explosé après des mois d’incidents largement médiatisés: plantigrades s’introduisant dans des maisons, rôdant près des écoles, semant la panique dans des supermarchés…”Avec toutes ces informations sur les ours, le nombre de clients qui veulent en manger a beaucoup augmenté”, explique Koji Suzuki, 71 ans, également chasseur. “Il vaut mieux utiliser sa viande dans un restaurant comme celui-ci plutôt que d’enterrer” sa carcasse, estime-t-il.Son épouse Chieko, qui gère le restaurant, affirme refuser régulièrement des clients, mais reste discrète sur l’ampleur de la fréquentation supplémentaire.Takaaki Kimura, compositeur de 28 ans qui a, de haute lutte, réussi à obtenir une table, goûte la viande d’ours pour la première fois, avec un plaisir non dissimulé.”C’est tellement juteux, et plus on mâche, plus c’est savoureux!”, lance-t-il en souriant, assis autour d’une marmite avec des amis.- Rupture de stock -En abattant les ours – qui peuvent peser une demi-tonne et courir plus vite qu’un homme – les autorités espèrent endiguer la menace dans certaines régions du nord du Japon.Le nombre de victimes d’attaques décédées cette année est déjà deux fois supérieur au précédent record annuel, alors qu’il reste encore quatre mois d’ici la fin de l’exercice nippon qui s’achèvera fin mars.Les scientifiques attribuent le phénomène à une population d’ours en forte croissance, une pénurie de nourriture et le dépeuplement humain de certaines régions. Pour réagir, Tokyo a déployé des militaires et des unités de policiers anti-émeutes. Le nombre de 9.100 ours tués sur l’année 2023-2024 a déjà été dépassé en six mois.Parallèlement, les autorités espèrent que la viande pourra devenir une source de revenus pour les villages ruraux. “Il est important de transformer ces nuisibles en quelque chose de positif”, a insisté le ministère de l’Agriculture plus tôt en décembre. Les autorités locales recevront 100 millions d’euros pour contrôler les populations d’ours et promouvoir une consommation “durable”.Certains restaurateurs n’ont guère besoin d’être convaincus, à l’instar de Katsuhiko Kakuta, 50 ans, qui dirige depuis 2021 un restaurant dans le département d’Aomori (nord), l’une des régions les plus touchées par les attaques.Il affirme avoir écoulé tout son stock de viande d’ours plus tôt ce mois-ci: “Cette année, notre établissement a beaucoup attiré l’attention, surtout après qu’un influenceur a parlé de nous”.- “Ressource touristique” -À Sapporo, sur l’île septentrionale de Hokkaido, le chef Kiyoshi Fujimoto propose à présent de la viande d’ours dans son restaurant français chic.”Davantage de gens veulent y goûter, et j’ai fait des réserves”, déclare-t-il à l’AFP. “La plupart des gens qui en mangent disent que c’est délicieux!”.Les ours bruns ne vivent qu’à Hokkaido, où leur population a doublé en l’espace de trois décennies pour dépasser 11.500 individus en 2023. Les ours noirs sont eux communs dans une grande partie du pays.Mais l’an dernier, le gouvernement a ajouté les ours à la liste des animaux soumis à un contrôle démographique, revenant sur une protection qui avait favorisé leur prolifération. La région prévoit d’en abattre 1.200 par an durant la prochaine décennie.Pour autant, une grande partie de la chair des ours abattus est souvent perdue, notamment à cause du manque d’installations agréées pour sa transformation.Le Japon compte 826 abattoirs spécialisés dans le gibier, mais seulement quelques-uns dans les départements du nord les plus touchés par les attaques. L’établissement de Katsuhiko Kakuta dispose de sa propre boucherie, laquelle fournit du curry d’ours et d’autres plats sur un marché fermier et à un hôtel voisin.”La viande d’ours est une ressource touristique pour nous”, dit-il. “Nous utilisons quelque chose qui, autrement, serait enterré comme un déchet.”