Protection des océans: l’UE veut afficher son “leadership”, avant le sommet de l’ONU

L’Union européenne va présenter jeudi sa stratégie pour mieux protéger les océans du réchauffement climatique ainsi que de la pollution et afficher ses ambitions avant un grand sommet de l’ONU à Nice la semaine prochaine.”L’océan se réchauffe. Son niveau s’élève. Il s’acidifie. La pollution par les plastiques, les produits chimiques et le bruit altère les écosystèmes marins (…). Il est urgent d’agir”, souligne le commissaire européen Costas Kadis.Mais une première ébauche de ce “pacte” européen pour les océans avait fuité mi-mai et profondément déçu les organisations environnementales, en l’absence de mesures fortes.L’exécutif européen y reconnaissait la nécessité d’augmenter et de diversifier les financements, sans prendre d’engagements concrets.- Pas de big bang -Malgré “des avancées en matière d’application des lois existantes”, cette feuille de route “ne contient pas d’actions concrètes pour répondre aux menaces les plus urgentes”, avaient déploré les ONG Surfrider, WWF, ClientEarth ou Oceana.Dans les aires marines protégées, ces organisations réclament notamment l’interdiction immédiate du chalutage de fond, une technique de pêche critiquée pour son impact écologique destructeur.Mais ce sujet, sensible pour de nombreux Etats membres, divise les forces politiques, la droite et le centre plaidant pour une approche au “cas par cas”.Dans le document provisoire dévoilé mi-mai par le média Contexte, la Commission ne promettait pas de big bang en matière de protection de l’océan mais une série de mesures pour renforcer ou mieux appliquer la loi.L’exécutif européen voudrait par exemple réviser une “directive-cadre” sur les milieux marins, vieille de plus de 15 ans, et qui harmonise les règles concernant la protection de la biodiversité dans les 27 Etats membres.Bruxelles évoquait aussi pour 2026 un plan d’action sur le carbone bleu, afin de cartographier et d’étendre des écosystèmes marins capables de davantage capter le CO2.- 70% d’importations -La Commission promettait également de rendre plus efficace le système de surveillance par satellite CleanSeaNet, qui scrute les mers afin de détecter le plus vite possible des épisodes de pollution.Un récent rapport de la Cour des comptes européenne en a démontré les considérables lacunes.Au cours de la période 2022-2023, CleanSeaNet a repéré plus de 7.700 déversements potentiels d’hydrocarbures dans les mers européennes, notamment en Espagne (1.462), en Grèce (1.367) et en Italie (1.188).Mais selon cet audit, les Etats membres ont donné suite à moins de la moitié de ces alertes et n’ont confirmé la pollution que dans 7% des cas. En cause bien souvent, le décalage entre le moment où l’image satellite est prise et celui où le contrôle en mer est effectué.Mi-mai, la Commission avait insisté sur la version très provisoire du document de travail.Avec sa nouvelle stratégie, l’Union européenne promet d’accorder une attention particulière aux “petits pêcheurs” et aux “communautés côtières vulnérables”.Bruxelles souligne la place de la mer dans le quotidien des Européens. Environ 40% d’entre eux vivent à moins de 50 kilomètres des côtes. L’économie bleue” représente près de cinq millions d’emplois et contribue à hauteur de plus de 250 milliards d’euros au PIB annuel de l’UE.Mais paradoxalement, l’UE demeure encore dépendante : ses habitants importent 70% des produits de la mer qu’ils consomment.Le tout dans un monde où l’océan est confronté à la pression sans cesse grandissante du réchauffement climatique et de la pollution.Après la présentation à Bruxelles, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ira défendre ce “pacte” lundi à Nice, dans le sud de la France, à la troisième conférence de l’ONU sur les océans.Les océans, qui couvrent 70,8% du globe, ont été victimes ces deux dernières années de canicules inédites qui menacent la survie des espèces marines. La conférence permettra “soit d’inverser le déclin des océans d’ici à 2030, soit de documenter l’échec de l’humanité à agir”, a prévenu Maritza Chan, l’ambassadrice à l’ONU du Costa Rica, le pays coorganisateur avec la France. Mme Chan dit attendre 100 milliards de dollars de nouveaux financements publics et privés en faveur du développement durable de l’océan. “C’est ce qui est différent cette fois-ci : zéro rhétorique, maximum de résultats”, veut-elle croire.

Congrès du PS: entre Faure et Mayer-Rossignol, les militants à l’heure du choix

Les militants du Parti socialiste tranchent jeudi le duel incertain entre les deux prétendants au poste de premier secrétaire, Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol, le premier partant légèrement favori depuis que Boris Vallaud, le troisième homme, a fait savoir qu’il voterait à titre personnel pour lui.Après le congrès de Marseille il y a deux ans, qui avait fracturé le congrès entre les pro et les anti-Nupes, Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol se retrouvent pour un nouveau duel, cette fois sur leur stratégie pour la présidentielle.Les adhérents (quelque 40.000 comptabilisés, et 24.701 votants au premier tour) sont invités à voter dans les sections de 17H00 à 22H00, pour un résultat attendu tard dans la nuit. Une commission de récolement validera le scrutin vendredi.Avantage Faure? L’incertitude demeure mais le député de Seine-et-Marne, qui tient les rênes du parti depuis 2018, est arrivé en tête du premier tour (42,21%) devant le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol (40,38%).M. Faure, partisan d’une large union de la gauche non-mélenchoniste pour la présidentielle de 2027, du leader de Place publique Raphaël Glucksmann à l’ex-député LFI François Ruffin, en vue d’une candidature commune, bénéficie du soutien du chef de file des députés socialistes, Boris Vallaud, qui votera pour lui à titre personnel et se dit en phase avec cette ligne stratégique.Le député des Landes avait créé la surprise en se lançant dans la bataille et a obtenu 17,41% des voix la semaine dernière. Il n’a pas, pour ce second tour, donné de consigne de vote à ses troupes, partagées entre pro-Faure et pro-Mayer-Rossignol.Et il a prévenu que son choix n’était “ni un chèque en blanc ni une ardoise magique” pour Olivier Faure, qu’il soutenait pourtant en 2023, mais à qui il reproche un manque de travail interne et la division du parti.M. Vallaud dit avoir obtenu “des engagements fermes” du premier secrétaire pour remettre le parti au travail, instaurer une gouvernance élargie et reprendre plusieurs de ses propositions, comme la création d’un institut de formation.”Il faut que Boris discute avec Vallaud”, a ironisé un opposant au premier secrétaire. “Il disait qu’il voulait le changement, et il choisit Faure. Où est la cohérence?”- “Aucun regret” -Lors d’un dernier meeting numérique mardi soir, M. Faure a dit craindre “la démobilisation”, appelant ses partisans à “continuer de convaincre” les militants.Pour la députée Dieynaba Diop, une de ses proches, “il faut que ce soit tranché de manière nette, pour qu’il n’y ait pas de contestation possible”, comme ce fut le cas à Marseille, où les deux camps se sont déchirés pendant plusieurs jours, sur fond d’accusations de fraude.Nicolas Mayer-Rossignol assure, lui, que le résultat sera “serré”, appelant les militants qui n’ont pas voté au premier tour à se mobiliser pour “le changement”.Celui qui a déploré jeudi sur franceinfo un PS victime d'”un affaiblissement et d’un rétrécissement”, prône pour 2027 “un grand parti socialiste” réunissant les socialistes et ceux qui gravitent autour, comme Raphaël Glucksmann ou Bernard Cazeneuve. Le maire de Rouen a rassemblé autour de lui une coalition d’anti-Faure -il récuse ce terme-, de la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy à la présidente d’Occitanie Carole Delga, en passant par le député de l’Eure Philippe Brun et le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane.Tous accusent Olivier Faure d’une gestion “clanique” du parti, et d'”ambiguïté” vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise, même si le premier secrétaire sortant s’est détaché depuis plusieurs mois de celui avec qui il avait fait alliance en 2022 avec la Nupes et en 2024 avec le Nouveau Front populaire.”Je n’ai aucun regret sur ce que nous avons fait” a répondu Olivier Faure mardi soir, soulignant que lorsque que le NFP est arrivé en tête des législatives anticipées en 2024, “Nicolas Mayer-Rossignol ne le considérait pas comme une ineptie”.Son rival lui reproche aussi de se servir du congrès comme d’un tremplin pour la présidentielle. “Ce congrès n’a pas vocation à désigner un candidat pour 2027”, répond Olivier Faure. Même si certains de ses proches l’imaginent déjà candidat.

Trump, l’inflation et l’économie poussent la BCE à abaisser encore ses taux

La Banque centrale européenne devrait, sauf surprise, abaisser de nouveau ses taux jeudi, sous la pression des droits de douane imposés par Donald Trump, du ralentissement de l’inflation et des craintes persistantes sur la croissance.Le taux de dépôt, principal instrument de référence, devrait être abaissé d’un quart de point à 2,0%, un niveau considéré comme “neutre”, c’est-à-dire ni restrictif ni stimulant pour l’économie, selon les analystes.Cette huitième baisse du loyer de l’argent depuis juin 2024, et la septième consécutive, intervient alors que l’institution présidée par Christine Lagarde semble avoir remporté son combat contre l’inflation excessive. Les inquiétudes se sont déplacées vers la faiblesse persistante de l’activité dans les vingt pays de la zone euro, où l’atonie de la demande pourrait avoir des effets déflationnistes.L’Europe est en outre dans le viseur du président américain, qui ne cesse de s’emporter contre l’important excédent commercial affiché avec les États-Unis.Si les menaces protectionnistes de Donald Trump sont mises à exécution, de lourds droits de douane pourraient “fortement peser sur les exportations européennes”, voire “plonger l’UE dans la récession”, avec à la clé un risque “d’inflation durablement trop faible pour la BCE”, avertit Éric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management.- Nouvelles projections -Les anticipations d’une baisse des taux en juin se sont renforcées cette semaine avec l’annonce par Eurostat d’une inflation à 1,9% en mai dans la zone euro, en net ralentissement et sous la cible des 2% visée par la BCE.Ce recul s’explique notamment par la baisse des prix de l’énergie, mais même hors énergie et autres prix volatils de l’alimentation, l’inflation sous-jacente, qui sert aussi de référence, a également ralenti, à 2,3% sur un an contre 2,7% en avril.La BCE note aussi un apaisement progressif des tensions salariales, éloignant les craintes d’effets de “second tour” sur les prix.Résultat : “tous les doutes sur une baisse des taux [ce jeudi] sont désormais levés”, affirme Dirk Schumacher, chef économiste au sein de la banque publique allemande KfW.Au-delà de la décision sur les taux, les marchés scruteront de près les nouvelles prévisions macroéconomiques publiées jeudi pour obtenir des indices sur la suite de la politique monétaire.Les données sur l’inflation de mai “renforcent la probabilité d’une nouvelle baisse en juillet”, avance Jack Allen-Reynolds, de Capital Economics.L’ultimatum de Trump sur des taxes de 50% visant les produits européens expire le 9 juillet, ce qui maintient une forte incertitude quant à l’ampleur du choc à venir.Washington a relevé mercredi à 50% les droits de douane sur l’acier et l’aluminium européens, une mesure “fortement” regrettée par le commissaire européen Maros Sefcovic, qui estime qu’elle complique les négociations en cours entre les deux blocs.- Pause en juillet ? -Lors de la conférence de presse prévue à 12H45 GMT, Christine Lagarde “soulignera très probablement l’incertitude exceptionnellement élevée entourant l’économie de la zone euro”, selon Felix Schmidt, de Berenberg.Elle devrait de même réaffirmer l’approche “dépendante des données” et guidée “réunion par réunion” de la BCE.Certains analystes estiment que la baisse de juin pourrait être la dernière de la série actuelle. La BCE pourrait signaler jeudi qu’elle compte faire une pause en juillet, le temps d’évaluer l’évolution de la conjoncture, selon François Rimeu, de Crédit Mutuel Asset Management.La série de baisses en zone euro tranche avec la position de la Réserve fédérale américaine, qui maintient ses taux au-dessus de 4%, craignant que les mesures de Trump ne relancent l’inflation aux États-Unis.La Banque d’Angleterre suit une stratégie similaire.L’attention des marchés pourrait se détourner lors du second semestre des tensions commerciales pour se concentrer sur la mise en œuvre du plan de relance allemand, doté de centaines de milliards d’euros. Ses effets sur la croissance et l’inflation en Europe après 2025 seront scrutés de près.

Trump, l’inflation et l’économie poussent la BCE à abaisser encore ses taux

La Banque centrale européenne devrait, sauf surprise, abaisser de nouveau ses taux jeudi, sous la pression des droits de douane imposés par Donald Trump, du ralentissement de l’inflation et des craintes persistantes sur la croissance.Le taux de dépôt, principal instrument de référence, devrait être abaissé d’un quart de point à 2,0%, un niveau considéré comme “neutre”, c’est-à-dire ni restrictif ni stimulant pour l’économie, selon les analystes.Cette huitième baisse du loyer de l’argent depuis juin 2024, et la septième consécutive, intervient alors que l’institution présidée par Christine Lagarde semble avoir remporté son combat contre l’inflation excessive. Les inquiétudes se sont déplacées vers la faiblesse persistante de l’activité dans les vingt pays de la zone euro, où l’atonie de la demande pourrait avoir des effets déflationnistes.L’Europe est en outre dans le viseur du président américain, qui ne cesse de s’emporter contre l’important excédent commercial affiché avec les États-Unis.Si les menaces protectionnistes de Donald Trump sont mises à exécution, de lourds droits de douane pourraient “fortement peser sur les exportations européennes”, voire “plonger l’UE dans la récession”, avec à la clé un risque “d’inflation durablement trop faible pour la BCE”, avertit Éric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management.- Nouvelles projections -Les anticipations d’une baisse des taux en juin se sont renforcées cette semaine avec l’annonce par Eurostat d’une inflation à 1,9% en mai dans la zone euro, en net ralentissement et sous la cible des 2% visée par la BCE.Ce recul s’explique notamment par la baisse des prix de l’énergie, mais même hors énergie et autres prix volatils de l’alimentation, l’inflation sous-jacente, qui sert aussi de référence, a également ralenti, à 2,3% sur un an contre 2,7% en avril.La BCE note aussi un apaisement progressif des tensions salariales, éloignant les craintes d’effets de “second tour” sur les prix.Résultat : “tous les doutes sur une baisse des taux [ce jeudi] sont désormais levés”, affirme Dirk Schumacher, chef économiste au sein de la banque publique allemande KfW.Au-delà de la décision sur les taux, les marchés scruteront de près les nouvelles prévisions macroéconomiques publiées jeudi pour obtenir des indices sur la suite de la politique monétaire.Les données sur l’inflation de mai “renforcent la probabilité d’une nouvelle baisse en juillet”, avance Jack Allen-Reynolds, de Capital Economics.L’ultimatum de Trump sur des taxes de 50% visant les produits européens expire le 9 juillet, ce qui maintient une forte incertitude quant à l’ampleur du choc à venir.Washington a relevé mercredi à 50% les droits de douane sur l’acier et l’aluminium européens, une mesure “fortement” regrettée par le commissaire européen Maros Sefcovic, qui estime qu’elle complique les négociations en cours entre les deux blocs.- Pause en juillet ? -Lors de la conférence de presse prévue à 12H45 GMT, Christine Lagarde “soulignera très probablement l’incertitude exceptionnellement élevée entourant l’économie de la zone euro”, selon Felix Schmidt, de Berenberg.Elle devrait de même réaffirmer l’approche “dépendante des données” et guidée “réunion par réunion” de la BCE.Certains analystes estiment que la baisse de juin pourrait être la dernière de la série actuelle. La BCE pourrait signaler jeudi qu’elle compte faire une pause en juillet, le temps d’évaluer l’évolution de la conjoncture, selon François Rimeu, de Crédit Mutuel Asset Management.La série de baisses en zone euro tranche avec la position de la Réserve fédérale américaine, qui maintient ses taux au-dessus de 4%, craignant que les mesures de Trump ne relancent l’inflation aux États-Unis.La Banque d’Angleterre suit une stratégie similaire.L’attention des marchés pourrait se détourner lors du second semestre des tensions commerciales pour se concentrer sur la mise en œuvre du plan de relance allemand, doté de centaines de milliards d’euros. Ses effets sur la croissance et l’inflation en Europe après 2025 seront scrutés de près.

Foot: Simone Inzaghi nommé entraîneur du club saoudien Al Hilal (club)

L’Italien Simone Inzaghi, entraîneur de l’Inter Milan battu en finale de la Ligue des champions samedi dernier par le Paris SG, a été nommé entraîneur du Al Hilal, a annoncé jeudi le club saoudien qui tente par ailleurs d’attirer Cristiano Ronaldo.”Le génie italien est là. Bienvenue Simone Inzaghi”, annonce Al Hilal sur les réseaux sociaux.”Je suis Simone Inzaghi et aujourd’hui commence ma nouvelle histoire avec Al Hilal”, déclare l’Italien de 49 ans, qui a été à la tête également de la Lazio Rome mais qui n’avait encore jamais entraîné hors de son pays, dans une vidéo qui accompagne l’annonce du club.Son départ de l’Inter avait été annoncé mardi et les médias italiens avaient évoqué un contrat de deux ans avec Al Hilal pour 50 millions d’euros. Le club n’a pas immédiatement confirmé ce contrat jeudi.En quatre saisons comme entraîneur du club milanais, Simone Inzaghi a remporté avec ses joueurs un championnat d’Italie, deux Coupes d’Italie et trois Supercoupes d’Italie.Mais cette année, l’Inter a terminé la saison sans trophée. Laminée 5-0 en finale de Ligue des champions par le PSG, la formation milanaise a en effet aussi laissé échapper le titre en Serie A en échouant à un point de Naples, après une finale de la Supercoupe d’Italie perdue en janvier et une élimination en demi-finales de la Coupe d’Italie en avril.”J’ai toujours suivi Al Hilal ave beaucoup de sympathie parce qu’ils ont Sergej Milinkovic, un joueur que j’avais entraîné à la Lazio, et je suis heureux de le retrouver”, assure Inzaghi dans un entretien diffusé sur le site du club saoudien.Outre le milieu de terrain serbe, Inzaghi pourraît retrouver sous ses ordres Cristiano Ronaldo, 40 ans, qui a annoncé fin mai son départ du club saoudien d’Al-Nassr.Dans la foulée, une source au sein du Fonds public d’investissement (PIF) saoudien, un fonds souverain fortement impliqué dans le football national, avait annoncé à l’AFP que des négociations étaient menées avec le joueur portugais pour qu’il reste en Saudi Pro League et que “la piste principale était un transfert à Al Hilal avec l’opportunité de disputer la Coupe du monde des clubs” cet été aux Etats-Unis (14 juin – 13 juillet).

Travailler en soins palliatifs, un engagement au “coeur du soin”

Elles ne sont pas là par hasard. Infirmières, psychomotricienne ou médecin, ces soignantes ont choisi d’exercer auprès de malades dont elles accompagnent les derniers jours, à l’hôpital public, dans une spécialité méconnue mais “au coeur du soin”: les soins palliatifs.”C’est un travail qui fait sens, hyper important”, dit à l’AFP Emma Renard, psychomotricienne qui a rejoint il y a un an l’équipe mobile de soins palliatifs de l’hôpital Antoine-Béclère AP-HP en région parisienne.”J’ai fait mon mémoire dessus. C’était vraiment un souhait de travailler en soins palliatifs, parce qu’on prend le temps avec le patient, les familles, les équipes: on est dans le cœur du soin”, ajoute-t-elle.Face à une personne avec un “vécu du corps qui peut être très compliqué”, pour qui la maladie a “tout bouleversé”, elle ne va “pas chercher à faire retrouver des facultés”, mais simplement à faire renouer le patient avec “le plaisir du mouvement: on va être dans quelque chose de très contenant, de très doux”, dit-elle.Selon le code de la Santé publique, les soins palliatifs sont des soins actifs et continus, pratiqués par une équipe interdisciplinaire, visant à soulager la douleur de la personne malade, apaiser sa souffrance psychique, sauvegarder sa dignité et soutenir son entourage.Emilie Boiffard, infirmière, a opté il y a 12 ans pour cette spécialité peu abordée pendant sa formation: un seul module y était consacré, en trois ans d’études. Elle attire “des soignants qui veulent prendre le temps de bien faire les choses”, dit-elle.Emile et Emma font partie d’une équipe mobile qui accompagne des patients de tout âge atteints d’une maladie grave, jusqu’à la fin de leur vie, ainsi que leurs familles et leurs soignants de divers services (gériatrie, oncologie…) de l’hôpital. Car “beaucoup de soignants ne sont pas forcément au clair sur les lois qui encadrent les soins palliatifs et sur ces soins tout court”, note l’infirmière Cindy Zobda. “Là où on intervient, on voit qu’ils sont en difficulté”, dit-elle.- “Travail de l’ombre” -Le matin, deux membres de l’équipe mobile assistent aux réunions de service et tendent l’oreille pour repérer des patients dont l’état de santé se dégrade, complexifiant leur prise en charge. “Un travail de l’ombre”, admet en souriant le Dr Isabelle Triol, qui dirige les soins palliatifs de trois hôpitaux de l’AP-HP: Antoine-Béclère, Paul-Brousse et Bicêtre.Car les médecins peuvent se sentir un peu démunis face à des patients âgés aux pathologies multiples, “qui commencent à se fatiguer après un long parcours” de soins où “l’on a fait le tour de ce qu’on peut leur apporter au plan thérapeutique”, explique le médecin interniste Emmanuel Dossou.”On a souvent la tête dans le guidon, on essaie de contrôler la maladie au détriment parfois de la qualité de vie du patient. Il faut se demander s’il est raisonnable de continuer”, ajoute-t-il.Si l’accès aux soins palliatifs est un droit fondamental en France depuis 1999, seul un malade en fin de vie sur deux y a accès par manque de structures, de soignants -il en manquerait une centaine dans le pays, selon une mission parlementaire de 2023- et de moyens.Le 27 mai, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi visant à renforcer ces soins en créant des maisons d’accompagnement et en ouvrant au moins une unité de soins palliatifs dans les 19 départements qui en sont dépourvus.A l’hôpital Paul-Brousse, qui dispose d’une unité dédiée, le Dr Muriel Chatila sort de la chambre d’un patient qu’elle a pu apaiser, grâce à l’hypnose, le temps de la pose d’une sonde nasale. “On est là pour rendre ces moments les moins difficiles possible, voire permettre aux personnes de vivre de beaux moments avec leurs proches, malgré la maladie et la mort qui se rapproche”, dit-elle.”Chaque patient qui arrive, c’est une vraie rencontre. On fait une médecine très humaine, qui a beaucoup de sens”, estime le Dr Chatila.Selon la Cour des comptes, six malades en fin de vie sur 10 nécessitent des soins palliatifs, soit environ 380.000 personnes par an, une chiffre amené à croître “significativement” en raison du vieillissement démographique.

TotalEnergies au tribunal pour des accusations de greenwashing, une première en France

TotalEnergies a-t-il “trompé” ses clients avec ses promesses climatiques? La multinationale pétrogazière répond jeudi devant un tribunal civil d’accusations de “publicités mensongères” portées par plusieurs ONG, un premier procès de “greenwashing” en France pour un énergéticien.Trois ONG, Greenpeace France, les Amis de la Terre France et Notre Affaire à Tous, ont assigné le groupe français en mars 2022 devant le tribunal judiciaire de Paris pour “pratiques commerciales trompeuses” en raison d’allégations environnementales laissant penser que le groupe pouvait atteindre la neutralité carbone tout en continuant à extraire du pétrole et du gaz.Au cœur de l’affaire se trouve la campagne de communication du groupe déployée à partir de mai 2021, notamment sur son site internet, dans la presse, sur les réseaux sociaux et à la télévision. A l’époque, Total s’était rebaptisé TotalEnergies pour souligner ses investissements dans les énergies bas carbone, l’électricité notamment.Le groupe affichait alors son objectif de “neutralité carbone d’ici 2050”, en ajoutant souvent “ensemble avec la société”, et vantait le gaz comme “l’énergie fossile la moins émettrice de gaz à effet de serre”. Au total, une quarantaine de messages sont visés au tribunal, des “publicités mensongères” selon les ONG ne reflétant pas “de façon sincère la réalité des activités de TotalEnergies”, a expliqué à l’AFP Apolline Cagnat, responsable juridique de Greenpeace.En face, le groupe conteste la nature “publicitaire” ou “commerciale” de ces messages qui relèvent selon lui de “sa communication institutionnelle”, encadrée par le droit boursier et les règles de l’Autorité des marchés financiers (AMF), et non par le droit de la consommation. – “Verdissement total” -Pendant des années, faute de cadre clair, les entreprises ont communiqué abondamment sur leurs politiques environnementales, clamant la neutralité carbone ou utilisant des termes vagues comme “vert”, “durable” ou “écoresponsable”. Ce qui a poussé des militants du climat à saisir la justice pour tenter d’obtenir une jurisprudence sur le “greenwashing” (écoblanchiment), le fait de se clamer plus vertueux qu’on ne l’est, via le droit de la consommation.En Europe, des tribunaux ont déjà épinglé pour écoblanchiment les compagnies aériennes KLM, en 2024, et Lufthansa, en mars dernier. Mais dans l’énergie, l’énergéticien espagnol Iberdrola a échoué à faire condamner le groupe pétrogazier ibérique Repsol, qui était poursuivi pour avoir présenté des informations environnementales “mensongères” dans ses communications marketing.En France, la procédure, fondée sur une directive européenne relative aux pratiques commerciales déloyales, est inédite pour une entreprise d’hydrocarbures. Pour les associations, TotalEnergies a induit les consommateurs en erreur en affichant “un verdissement total” de son image, “qui ne présente absolument pas de façon objective, sincère et transparente comme l’exige la directive, la réalité de sa production et de ses investissements”, “largement fondés sur les énergies fossiles”, de plus en plus le gaz, que le groupe présente comme une alternative au pétrole et au charbon. Le tribunal va d’ailleurs, soulignent-elles, “juger, de façon inédite à l’échelle internationale, la légalité de publicités présentant le gaz comme une énergie indispensable à la transition”, malgré son bilan climatique contesté par les experts du climat, en raison des fuites de méthane, au pouvoir très réchauffant pour l’atmosphère.TotalEnergies assure qu'”aucune pratique commerciale trompeuse ne peut lui être reprochée”. Le groupe voit dans cette procédure, à laquelle aucune organisation de consommateurs n’est associée, un détournement du droit de la consommation pour attaquer sa stratégie.Il entend “exposer en quoi les communications (…) sur son changement de nom, sa stratégie et son rôle dans la transition énergétique sont fiables et fondées sur des données objectives et vérifiables”, a indiqué sa direction, en mettant en avant les progrès de l’entreprise: “investissements, nouveaux métiers, baisse significative des émissions directes de gaz à effet de serre…”Les associations demandent notamment au tribunal “d’ordonner la cessation immédiate sous astreinte des pratiques commerciales trompeuses”, ce qui serait un “signal fort” envers les entreprises d’hydrocarbures, selon Mme Cagnat.A côté de cette procédure au civil, d’autres associations ont attaqué avec un arsenal juridique différent, cette fois au pénal, là encore pour “pratiques commerciales trompeuses”. Et dans cette affaire, c’est le parquet de Nanterre qui enquête.

TotalEnergies au tribunal pour des accusations de greenwashing, une première en France

TotalEnergies a-t-il “trompé” ses clients avec ses promesses climatiques? La multinationale pétrogazière répond jeudi devant un tribunal civil d’accusations de “publicités mensongères” portées par plusieurs ONG, un premier procès de “greenwashing” en France pour un énergéticien.Trois ONG, Greenpeace France, les Amis de la Terre France et Notre Affaire à Tous, ont assigné le groupe français en mars 2022 devant le tribunal judiciaire de Paris pour “pratiques commerciales trompeuses” en raison d’allégations environnementales laissant penser que le groupe pouvait atteindre la neutralité carbone tout en continuant à extraire du pétrole et du gaz.Au cœur de l’affaire se trouve la campagne de communication du groupe déployée à partir de mai 2021, notamment sur son site internet, dans la presse, sur les réseaux sociaux et à la télévision. A l’époque, Total s’était rebaptisé TotalEnergies pour souligner ses investissements dans les énergies bas carbone, l’électricité notamment.Le groupe affichait alors son objectif de “neutralité carbone d’ici 2050”, en ajoutant souvent “ensemble avec la société”, et vantait le gaz comme “l’énergie fossile la moins émettrice de gaz à effet de serre”. Au total, une quarantaine de messages sont visés au tribunal, des “publicités mensongères” selon les ONG ne reflétant pas “de façon sincère la réalité des activités de TotalEnergies”, a expliqué à l’AFP Apolline Cagnat, responsable juridique de Greenpeace.En face, le groupe conteste la nature “publicitaire” ou “commerciale” de ces messages qui relèvent selon lui de “sa communication institutionnelle”, encadrée par le droit boursier et les règles de l’Autorité des marchés financiers (AMF), et non par le droit de la consommation. – “Verdissement total” -Pendant des années, faute de cadre clair, les entreprises ont communiqué abondamment sur leurs politiques environnementales, clamant la neutralité carbone ou utilisant des termes vagues comme “vert”, “durable” ou “écoresponsable”. Ce qui a poussé des militants du climat à saisir la justice pour tenter d’obtenir une jurisprudence sur le “greenwashing” (écoblanchiment), le fait de se clamer plus vertueux qu’on ne l’est, via le droit de la consommation.En Europe, des tribunaux ont déjà épinglé pour écoblanchiment les compagnies aériennes KLM, en 2024, et Lufthansa, en mars dernier. Mais dans l’énergie, l’énergéticien espagnol Iberdrola a échoué à faire condamner le groupe pétrogazier ibérique Repsol, qui était poursuivi pour avoir présenté des informations environnementales “mensongères” dans ses communications marketing.En France, la procédure, fondée sur une directive européenne relative aux pratiques commerciales déloyales, est inédite pour une entreprise d’hydrocarbures. Pour les associations, TotalEnergies a induit les consommateurs en erreur en affichant “un verdissement total” de son image, “qui ne présente absolument pas de façon objective, sincère et transparente comme l’exige la directive, la réalité de sa production et de ses investissements”, “largement fondés sur les énergies fossiles”, de plus en plus le gaz, que le groupe présente comme une alternative au pétrole et au charbon. Le tribunal va d’ailleurs, soulignent-elles, “juger, de façon inédite à l’échelle internationale, la légalité de publicités présentant le gaz comme une énergie indispensable à la transition”, malgré son bilan climatique contesté par les experts du climat, en raison des fuites de méthane, au pouvoir très réchauffant pour l’atmosphère.TotalEnergies assure qu'”aucune pratique commerciale trompeuse ne peut lui être reprochée”. Le groupe voit dans cette procédure, à laquelle aucune organisation de consommateurs n’est associée, un détournement du droit de la consommation pour attaquer sa stratégie.Il entend “exposer en quoi les communications (…) sur son changement de nom, sa stratégie et son rôle dans la transition énergétique sont fiables et fondées sur des données objectives et vérifiables”, a indiqué sa direction, en mettant en avant les progrès de l’entreprise: “investissements, nouveaux métiers, baisse significative des émissions directes de gaz à effet de serre…”Les associations demandent notamment au tribunal “d’ordonner la cessation immédiate sous astreinte des pratiques commerciales trompeuses”, ce qui serait un “signal fort” envers les entreprises d’hydrocarbures, selon Mme Cagnat.A côté de cette procédure au civil, d’autres associations ont attaqué avec un arsenal juridique différent, cette fois au pénal, là encore pour “pratiques commerciales trompeuses”. Et dans cette affaire, c’est le parquet de Nanterre qui enquête.