Uganda president says opposition ‘terrorists’ in victory speechSun, 18 Jan 2026 16:49:41 GMT

Uganda’s President Yoweri Museveni, fresh from winning a seventh term at age 81, said Sunday that the opposition were “terrorists” who had tried to use violence to overturn results.Official results showed Museveni winning a landslide with 72 percent from Thursday’s election, but the poll was criticised by African election observers and rights groups due to …

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Incendies au Chili : au moins 15 morts et 50.000 personnes évacuées

Au moins 15 personnes sont mortes dans les incendies qui ravagent, en plein été austral, deux régions du sud du Chili et qui ont entraîné l’évacuation de plus de 50.000 personnes, ont annoncé dimanche les autorités.Les feux, attisés par de fortes températures et des vents violents, se sont déclarés samedi dans les régions de Ñuble et du Biobio, à environ 500 km au sud de Santiago.Ces incendies de forêt ont fait, à ce stade, au moins 15 morts, concentrés dans la région du Biobio, a indiqué le ministre de la Sécurité, Luis Cordero, faisant également état de plus de 50.000 personnes évacuées.Les localités de Penco et de Lirquén, non loin de la ville de Concepcion, sont les plus touchées. Plusieurs maisons ont été entièrement ravagées par les flammes, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.”À deux heures et demie du matin, le feu était hors de contrôle. Il y avait un tourbillon qui a englouti les maisons du quartier en contrebas”, a raconté à l’AFP Matias Cid, un étudiant de Penco de 25 ans.La progression des flammes a été si rapide que “nous avons dû fuir avec seulement les vêtements que nous portions. Je pense que si nous étions restés vingt minutes de plus, nous serions morts brûlés”, a-t-il ajouté.Le maire de Penco, Rodrigo Vera, a déclaré à la presse que 14 personnes étaient mortes dans cette seule localité.- “Hors de contrôle” -Dans la localité voisine de Lirquén, petite ville portuaire de 20.000 habitants, le paysage était tout aussi désolé.L’incendie a progressé “en quelques secondes et a brûlé plusieurs quartiers”, a raconté à l’AFP Alejandro Arredondo, un habitant de 57 ans. De nombreuses personnes “ont échappé aux flammes en fuyant vers la plage”, a-t-il ajouté devant des tôles, des poutres et des vestiges de béton encore en train de brûler.Les conditions météorologiques sont “très difficiles” et l’incendie est “totalement hors de contrôle”, a déclaré Esteban Krause, directeur de la Corporation nationale forestière (Conaf) du Biobio.Dans les deux régions, des températures supérieures à 30 degrés et des vents violents étaient attendus. “Pour les prochaines heures, les conditions climatiques ne sont pas favorables et annoncent des températures extrêmes”, a indiqué le ministre de l’Intérieur Alvaro Elizalde, qualifiant la situation de “complexe”.Environ 3.700 pompiers étaient mobilisés pour combattre les flammes.Le président Gabriel Boric a décrété l’état de catastrophe naturelle, une mesure permettant notamment le déploiement de l’armée.”Face aux graves incendies en cours, j’ai décidé de déclarer l’état de catastrophe naturelle pour les régions de Ñuble et du Biobio”, a annoncé le chef de l’État sortant sur le réseau social X. Ces dernières années, les incendies de forêt ont durement touché le Chili, en particulier dans le centre-sud du pays. Le 2 février 2024, plusieurs incendies s’étaient déclenchés simultanément aux abords de la ville de Viña del Mar, à 110 km au nord-ouest de Santiago, faisant 138 morts, selon les données actualisées du parquet. Par ailleurs, 16.000 personnes avaient été sinistrées, d’après les chiffres officiels.

Ordonnance budgétaire ou 49.3: Lecornu à l’heure du choix

Proche d’obtenir un accord de non-censure avec les socialistes sur le budget, Sébastien Lecornu doit désormais choisir l’outil constitutionnel à activer pour le mettre en place, entre l’article 49.3, qu’il avait promis d’éviter, et l’ordonnance budgétaire, procédure inédite et risquée.”Le Premier ministre n’a pas fait le choix entre le 49.3 et les ordonnances. Il choisira en fonction des discussions de ce week-end, et particulièrement celles avec le Sénat, notamment sur les collectivités territoriales”, a fait savoir dimanche son entourage.Une source de l’exécutif envisageait la tenue d’un Conseil des ministres lundi après-midi. Cette réunion pourrait permettre au gouvernement de délibérer d’un éventuel recours au 49.3, avant la reprise théorique des débats budgétaires à l’Assemblée mardi.Après trois mois de discussions au Parlement et des débats interrompus jeudi soir à l’Assemblée nationale faute d’accord, le chef du gouvernement s’apprête en tout cas à reprendre la main.La Constitution lui offre deux options. La première est devenue habituelle pour permettre l’adoption des précédents budgets: il s’agit de l’article 49.3, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote en engageant sa responsabilité.La seconde est inédite: c’est l’ordonnance budgétaire (article 47), qui permet la mise en place du projet budgétaire initial sans passer devant le Parlement.- “L’image négative” du 49.3 -Dans les deux cas, le Premier ministre devrait s’exposer à une motion de censure. Via le 49.3, une censure emporterait aussi le budget. L’ordonnance, elle, permet de doter la France d’un budget même si le gouvernement tombe.Interrogée dimanche sur le sujet sur RTL, M6 et Public Sénat, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance) a refusé de donner sa préférence entre ces deux armes, qui sont “à la main du gouvernement”.”Quand on fait de la politique, il faut tenir les engagements qu’on prend”, a-t-elle toutefois glissé, avouant qu’elle “partage(ait)” le constat d’échec de la méthode du Premier ministre, qui avait promis de ne pas utiliser l’article 49.3.”L’ordonnance est méconnue puisque jamais utilisée. Le 49.3 a une image négative”, a énuméré dans La Voix du Nord le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous. “Ce n’est pas tranché, et que ce soit l’un ou l’autre, de toute façon, ils se baseront sur le même texte de compromis”, a-t-il ajouté.Cette analyse diffère de l’interprétation la plus répandue, selon laquelle seul le texte initial pourrait être transcrit dans une ordonnance budgétaire. Cela rend cette option potentiellement très risquée pour le Premier ministre car elle viendrait balayer l’ensemble des négociations des derniers mois.- Encore du flou -En parallèle, Sébastien Lecornu devrait rapidement détailler le contenu des mesures du budget final aux parlementaires, selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Car s’il a déjà fait quelques annonces vendredi – hausse de la prime d’activité, repas à un euro pour les étudiants, pas d’augmentation de la fiscalité des ménages… -, le flou persiste encore sur de nombreux points chauds.Il va notamment devoir en dire plus sur la manière dont il entend financer les concessions faites aux socialistes tout en restant sous un déficit public à maximum 5% du PIB, un objectif difficile à atteindre.Cela passera notamment par le maintien d’une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, dont le rendement n’est pas encore fixé.Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a annoncé qu’il proposerait à ses députés “de ne pas censurer” le gouvernement si le Premier ministre évacuait le “flou”, et à condition que “le financement de toutes ces victoires obtenues ne se fasse pas sur le dos des Français”.”Elles se feront sur le dos des Français”, a au contraire fustigé dimanche sur BFMTV Manuel Bompard, coordinateur de LFI, regrettant qu’il n’y ait “rien sur le patrimoine des ultrariches” et promettant le dépôt d’une motion de censure quelle que soit l’option retenue.François Hollande a clairement plaidé pour le 49.3 : “S’il ne faisait pas le compromis, s’il allait vers l’ordonnance, il prendrait un risque”, a estimé sur Radio J l’ancien président socialiste, redevenu député.A droite, Xavier Bertrand (LR) a qualifié, sur France 3, “ce budget de “raté”, mais, après des mois de tractations et d’enlisement, “il est temps de passer à autre chose et qu’il soit adopté”. 

Groenland : les pays européens menacés par Trump affichent leur unité

Les huit pays européens menacés de surtaxes douanières par Donald Trump, en raison de leur opposition à ses velléités de s’emparer du Groenland, ont répliqué dimanche en assurant qu’ils resteraient “unis”, avant une réunion des ambassadeurs de l’Union européenne (UE) à Bruxelles. Cette réunion d’urgence des Vingt-Sept, prévue dimanche en fin d’après-midi, vise à trouver une position commune alors que tous les pays de l’UE ne sont pas visés par le président américain, notamment l’Italie.     “Les menaces douanières sapent les relations transatlantiques et risquent de conduire à un dangereux engrenage. Nous continuerons à rester unis et coordonnés dans notre réponse. Nous sommes déterminés à défendre notre souveraineté”, ont déclaré le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni.La veille, M. Trump avait haussé le ton à la suite de l’envoi de militaires européens sur l’île, territoire autonome danois, dans le cadre de manœuvres danoises.Ces huit pays “se sont rendus au Groenland dans un but inconnu” et, en “se livrant à ce jeu très dangereux, ont pris un risque inacceptable”, a-t-il dit.Il a menacé de leur imposer de nouveaux droits de douane jusqu’à ce qu'”un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland”. Une surtaxe de 10% à partir du 1er février, qui pourrait monter à 25% au 1er juin.”En tant que membres de l’Otan, nous sommes déterminés à renforcer la sécurité arctique, un intérêt transatlantique commun”, ont assuré les huit pays européens dimanche dans leur communiqué commun.”L’exercice danois pré-coordonné ‘Arctic Endurance’, mené avec nos Alliés, répond à cette nécessité. Il ne représente aucune menace pour quiconque”, ont-ils souligné. – Une “erreur” -“Nous exprimons notre pleine solidarité avec le Royaume du Danemark et le peuple du Groenland. Forts du processus entamé la semaine dernière, nous sommes prêts à engager un dialogue fondé sur les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale que nous défendons fermement”, ont-ils ajouté.Avant cela, le président français Emmanuel Macron et la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni étaient, chacun de leur côté, montés au créneau.  M. Macron a fait savoir qu’il comptait demander “l’activation de l’instrument anti-coercition” de l’UE en cas de nouveaux droits de douane américains.Cet outil, dont la mise en œuvre requiert la majorité qualifiée des pays de l’UE, permet, entre autres, le gel de l’accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements.Mme Meloni, en déplacement à Séoul, a elle affirmé avoir parlé à M. Trump pour lui notifier l'”erreur” que constituaient selon elle ces menaces de surtaxes.Son homologue norvégien Jonas Gahr Støre, interrogé sur la possibilité de contre-mesures, a affirmé qu’il n’en envisageait pas “pour le moment”. Le ministre néerlandais des Affaires étrangères David van Weel a lui qualifiées les menaces américaines d'”inappropriées”, parlant de “chantage”.- Réunion d’urgence -Pour son homologue irlandaise Helen McEntee, elle sont “profondément regrettables”. Et pour la ministre britannique de la Culture Lisa Nandy, “une erreur (…) inutile et contre‑productive”.Depuis son retour au pouvoir il y a un an, M. Trump parle régulièrement de prendre le contrôle de l’immense île située entre l’Amérique du nord et l’Europe, invoquant des raisons de sécurité nationale face aux avancées russes et chinoises en Arctique.En parallèle, le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, a entamé dimanche une visite diplomatique qui doit le mener en Norvège, au Royaume-Uni et en Suède, pour discuter du renforcement du rôle de l’Otan dans la sécurité de la région arctique.Depuis un an, M. Trump emploie l’arme douanière tous azimuts dans les relations internationales, y compris avec les partenaires traditionnels de Washington.Mais il a franchi là un pas inédit : les États-Unis, piliers de l’Otan, menacent leurs alliés de sanctions pour s’emparer d’un territoire rattaché à l’un de leurs partenaires, le Danemark, pays souverain et démocratique.Samedi, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés, notamment à Copenhague et à Nuuk, la capitale du Groenland, pour dénoncer ces ambitions territoriales en scandant “le Groenland n’est pas à vendre”.Selon le dernier sondage publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables.

Au Louvre, un mois de conflit social et des “doléances” en suspens

Lundi, comme plusieurs fois depuis un mois, une même interrogation planera aux abords du Louvre : le musée ouvrira-t-il ses portes ? La question sera de nouveau tranchée en assemblée générale par les personnels engagés dans une grève longue et nourrie de “doléances”.Depuis ses débuts le 15 décembre, la mobilisation d’une partie des quelque 2.200 salariés pour de meilleures conditions de travail a contraint le musée le plus visité au monde à garder deux fois ses portes closes et, à trois reprises, à n’ouvrir que partiellement.Le Louvre évalue les pertes de recettes à “au moins un million d’euros”, indique la direction à l’AFP.Quelle qu’en soit l’issue, les AG du personnel contraignent par ailleurs systématiquement le musée à retarder d’environ deux heures son ouverture, prévue à 9H00, laissant des centaines de touristes suspendus à un conflit social dont ils ignorent tout et qui a été amplifié par le casse du 19 octobre.”Juste après le cambriolage, il y a eu une sorte d’unité entre les personnels et la direction mais ça n’a pas duré”, confie un cadre du musée, sous couvert de l’anonymat. Au Louvre, le vol de joyaux de la Couronne a décuplé la colère des agents “parce qu’on ne cessait de faire remonter les risques qui étaient purement et tout simplement ignorés”, affirme une agente en poste depuis vingt ans, astreinte au devoir de réserve.De fait, le malaise ne date pas d’hier. Dans un “cahier de doléances” transmis à la direction à l’été 2025, des dizaines d’agents de surveillance et d’accueil avaient consigné leur “détresse” face à la “surfréquentation”, la “vétusté” des installations, “l’obsolescence” de leurs équipements et l’agressivité de certains visiteurs.”On pourra évoquer sans exagération des situations de syndrome d’épuisement professionnel (des agents, ndlr), de dévalorisation de leurs fonctions ou encore de perte de sens”, liste une synthèse de ce cahier consultée par l’AFP. Ce document, est-il indiqué, forme “un corpus qui ne souffre ni passions tristes, ni parti pris idéologique”.- Blocage -“Pour être honnête, dans le musée, il n’y a rien qui fonctionne”, cingle l’agente interrogée par l’AFP, qui a contribué au cahier. “Il faudrait écrire un roman pour énumérer tout ce qui ne va pas, au niveau du personnel, de l’accueil des visiteurs ou des ressources humaines”.Dans son préavis déposé début décembre, l’intersyndicale(CGT, CFDT, SUD) avait spécifiquement pointé le sous-effectif, les “différentes alertes internes (…) restées lettre morte” et exigé des “réponses de fond au cahier de doléances (…) plutôt que des mesures cosmétiques”.La ministre de la Culture Rachida Dati a récemment jugé les revendications “légitimes”, mais de de nombreux points restent en suspens.En première ligne, le ministère de la Culture a annulé la baisse prévue de 5,7 millions d’euros de dotations au musée et promis 138 recrutements mais reste attendu au tournant sur les rémunérations, les agents de l’établissement public réclamant un alignement salarial avec ceux de la rue de Valois.”C’est LE point de blocage”, selon Christian Galani, de la CGT.D’autres syndicats braquent davantage leurs regards sur la présidente du Louvre, Laurence des Cars.Sous pression depuis le cambriolage, la dirigeante nommée fin 2021 a participé à deux réunions sur les conditions de travail depuis début janvier et tente de se projeter vers le colossal projet de modernisation “Louvre, nouvelle renaissance”. Sans parvenir à éteindre les critiques à son endroit.”Il y a un vrai problème de dialogue social avec la direction”, estime Valérie Baud, déléguée CFDT, qui attend encore un “calendrier précis” de mesures sur les conditions de travail.La direction fait, elle, au contraire état d’un “dialogue nourri” et assure avoir annoncé des mesures garantissant notamment “une meilleure maîtrise de la fréquentation” et un “renforcement de la lutte” contre les agressions des agents.Dimanche, Rachida Dati, invitée sur France Inter/ France télévision/Le Monde a promis “incessamment sous peu” des “décisions conséquentes” pour le musée, évoquant la direction de l’établissement.Selon l’agente interrogée par l’AFP, une question reste absente des débats : la jauge de 30.000 visiteurs quotidiens qu’il faudrait, selon elle, baisser pour “protéger le bâtiment” : “C’est la grande oubliée de notre combat”.

Open d’Australie: Alcaraz et Sabalenka en patrons, Williams battue avec les honneurs

Les N.1 mondiaux Carlos Alcaraz et Aryna Sabalenka se sont qualifiés sans grande frayeur dimanche pour le deuxième tour de l’Open d’Australie, l’ex-patronne du circuit Venus Williams s’inclinant elle en trois sets pour son retour à Melbourne à plus de 45 ans.Triple finaliste sortante, Sabalenka s’est d’abord imposée 6-4, 6-1 contre la Française Sarah Rakotomanga (118e) pour entamer sa quête d’un troisième titre à Melbourne après ceux de 2023 et 2024. Sous le regard des légendes Rod Laver et Roger Federer, “je n’ai pas très bien débuté et elle a tout de suite très bien joué”, a déclaré la Bélarusse de 27 ans. “Son service m’a décontenancée. Il n’était pas tellement lourd ou rapide, mais elle trouvait de très bonnes zones. J’avais du mal à trouver la bonne position pour le retourner”, a détaillé Sabalenka.”C’était un match piège (…) je suis contente de l’avoir bouclé en deux sets secs”, a commenté la quadruple lauréate de tournois du Grand Chelem, opposée au deuxième tour à la surprenante Chinoise Bai Zhuoxuan (702e).Autre tête d’affiche de la première session de nuit du premier Grand Chelem de la saison, Alcaraz a succédé à Sabalenka sur le Central et dominé 6-3, 7-6 (7/2), 6-2 l’Australien Adam Walton (81e).Pour son premier match officiel depuis sa séparation mi-décembre de son entraîneur historique Juan Carlos Ferrero, le N.1 mondial a connu une petite baisse de régime en début de deuxième set, avant d’effacer son break de retard et de s’imposer en un peu plus de deux heures.”C’était un match difficile pour moi” mais “dans l’ensemble, je suis content”, a commenté le vainqueur en conférence de presse.”En termes de niveau de jeu ou de tactique, je sais que je dois améliorer beaucoup de choses si je veux aller plus loin dans le tableau”, a-t-il estimé.En quête à Melbourne du seul titre du Grand Chelem qui lui manque, l’Espagnol de 22 ans affrontera au deuxième tour l’Allemand Yannick Hanfmann (102e).- Williams est “passée tout près” -Dans la John Cain Arena, l’ex-N.1 mondiale Venus Williams a livré un combat de plus de deux heures contre la Serbe Olga Danilovic (69e) mais a fini par s’incliner 6-7 (5/7), 6-3, 6-4.Vingt-huit ans après sa première apparition dans le tableau final à Melbourne, la septuple lauréate du Grand Chelem a mené 4-0 dans le set décisif, avant de s’effondrer et de perdre les six derniers jeux du match.”C’est génial d’avoir joué aussi bien, d’être passée tout près” de la victoire”, a savouré la double finaliste à Melbourne (2003 et 2017), bénéficiaire d’une invitation des organisateurs pour intégrer directement le tableau final en dépit de son classement actuel (578e).Plusieurs têtes de série ont mordu la poussière dimanche, comme la Russe Ekaterina Alexandrova (11e), l’Italien Flavio Cobolli (22e) ou les Ukrainiennes Dayana Yastremska (28e) et Marta Kostyuk (20e).Cette dernière a été battue par Elsa Jacquemot à l’issue d’un marathon de 3h31, gagné 6-7 (4/7), 7-6 (7/4), 7-6 (10/7) par la Française.”Ça va faire partie des matches que je n’oublierai pas”, a assuré Jacquemot après la première victoire de sa carrière contre une membre du top 20. Mais “je n’ai passé que le premier tour”, a nuancé la droitière de 22 ans.Finaliste sortant à Melbourne, le N.3 mondial Alexander Zverev a survécu à un premier tour piégeux contre le Canadien Gabriel Diallo (41e), dominé 6-7 (1/7), 6-1, 6-4, 6-2.”Je n’aurais pas pu jouer plus mal que ça au premier set”, a fulminé l’Allemand de 28 ans.Heureusement pour lui, Zverev a ensuite accéléré et retrouvera au prochain tour le Français Alexandre Müller (52e) ou l’Australien Alexei Popyrin (50e).Un deuxième tour que disputeront également l’Italienne Jasmine Paolini (8e), le Kazakhstanais Alexander Bublik (10e) et l’Ukrainienne Elina Svitolina (12e), qualifiés dimanche sans laisser échapper le moindre set.La journée de lundi sera marquée par l’entrée en lice du décuple vainqueur à Melbourne Novak Djokovic (4e) et de la N.2 mondiale Iga Swiatek, qui chasse comme Alcaraz le seul titre du Grand Chelem manquant à son palmarès.

L’armée reprend aux forces kurdes le plus grand champ pétrolifère de Syrie

L’armée syrienne a repris dimanche aux forces kurdes le plus grand champ pétrolifère de Syrie, poursuivant son offensive dans le nord et l’est du pays où le pouvoir de Damas veut étendre son autorité.Confronté au défi d’unifier le pays déchiré par la guerre civile, le président islamiste Ahmad al-Chareh, qui a renversé Bachar al-Assad il y a plus d’un an, cherche à reprendre le contrôle de ces régions où les Kurdes jouissaient d’une autonomie de facto depuis plus de dix ans. Dans un geste apparent de bonne volonté, le président avait accordé vendredi par décret des droits nationaux inédits aux Kurdes, reconnaissant notamment leur langue comme officielle. Une mesure jugée insuffisante par l’administration autonome kurde du nord de la Syrie.Parallèlement, les négociations entre le pouvoir central et les Kurdes, visant à intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l’Etat aux termes d’un accord conclu en mars 2025, sont dans l’impasse.Dimanche à l’aube, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, “se sont retirées de tous les secteurs sous leur contrôle” dans l’est de la province de Deir Ezzor, peuplée en majorité d’arabes, dont “les champs pétrolifères de al-Omar”, le plus grand du pays “et al-Tanak”, selon une ONG.Les autorités de cette province de l’est de la Syrie ont annoncé que “toutes les institutions publiques” resteraient fermées dimanche et appelé les habitants “à rester chez eux”.Pour le ministre de l’Energie Mohammad al-Bachir, la reprise de contrôle par l’Etat des ressources naturelles “signifie ouvrir grand la porte à la reconstruction, au renouveau de l’agriculture, de l’énergie et du commerce”. – “Sécurité” -Le champ d’al-Omar était sous le contrôle des forces kurdes depuis qu’elles en ont expulsé le groupe jihadiste Etat islamique en 2017. Pendant des années, ce site avait abrité la plus grande base de la coalition internationale antijihadiste menée par les Etats-Unis, qui a aidé les FDS à combattre l’EI, finalement défait en Syrie en 2019.La minorité kurde avait alors profité du chaos de la guerre civile, qui a pris fin en 2024, pour s’emparer de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie, incluant champs pétroliers et gaziers.La semaine dernière, les forces gouvernementales ont délogé les combattants kurdes de quartiers d’Alep, puis les ont sommés de se retirer d’une zone située entre cette ville du nord du pays et l’Euphrate, plus à l’est.A mesure que les forces kurdes se repliaient sans opposer de véritable résistance, les troupes gouvernementales ont progressé vers l’est et se rapprochent désormais de Raqa, l’ancienne capitale de facto de l’EI, dans la province du même nom, où elles ont annoncé dimanche avoir pris le contrôle de la ville de Tabqa. Selon l’agence Sana, deux civils ont été tués dimanche à Raqa par des tirs des FDS. L’OSDH a fait état d’affrontements dans plusieurs quartiers.A Tabqa, les forces gouvernementales sont déployées avec des véhicules blindés et des chars autour de la ville et patrouillent dans les rues, aux magasins fermés, a constaté un correspondant de l’AFP. “Les forces de sécurité et l’armée y mènent des opérations de ratissage”, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire, faisant état d’affrontements sporadiques avec les FDS. A Tabqa, les autorités de Damas ont annoncé avoir pris aussi le contrôle du principal barrage sur ce fleuve.”Nous demandons la sécurité”, a affirmé à l’AFP Ismail Al-Omar, un agriculteur de 43 ans, assis devant sa maison, ajoutant que beaucoup d’habitants “restent chez eux par peur”. Plus loin, Ahmad Hussein espère que “la situation s’améliorera avec l’arrivée de l’armée syrienne”. Les combattants kurdes affirment pourtant que cette localité, à une quarantaine de kilomètres de Raqa, ne faisait pas partie de l’accord de retrait qu’ils avaient accepté.- Appel kurde à manifester -Les FDS ont fait état d’affrontements avec les troupes de Damas dans le village d’al Mansoura, sur les rives de l’Euphrate, à moins de 20 kilomètres de Tabqa. L’agence Sana a ensuite affirmé que les FDS avaient fait sauter dans la nuit les deux ponts menant vers Raqa, coupant la ville de la zone située sur la rive occidentale.L’offensive de l’armée inquiète les pays occidentaux, dont les Etats-Unis, qui ont récemment levé leurs sanctions imposées à Damas sous Bachar al-Assad.La minorité kurde, notamment répartie entre la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran, a souffert de décennies d’oppression en Syrie, où elle est estimée à quelque deux millions de personnes, sur 20 millions d’habitants.Les autorités kurdes ont appelé à des manifestations en soutien aux FDS dans plusieurs villes kurdes, dont Qamichli, principale ville de la zone autonome kurde.