Protection des ocĂ©ans: l’UE affiche ses ambitions, avant le sommet de l’ONU

Lutte contre la pollution et la pĂŞche illĂ©gale, dĂ©veloppement de rĂ©serves de carbone : l’Union europĂ©enne a prĂ©sentĂ© jeudi sa stratĂ©gie pour mieux protĂ©ger les ocĂ©ans et veut afficher son “leadership” avant un grand sommet de l’ONU Ă  Nice la semaine prochaine.”L’ocĂ©an se rĂ©chauffe. Son niveau s’Ă©lève. Il s’acidifie. La pollution par les plastiques, les produits chimiques et le bruit altère les Ă©cosystèmes marins (…). Il est urgent d’agir”, a soulignĂ© le commissaire europĂ©en Costas Kadis.Ce “pacte” europĂ©en sur l’ocĂ©an ne constitue pas un big bang mais prĂ©voit un renforcement des règles dans les annĂ©es qui viennent.Pour mieux protĂ©ger la biodiversitĂ©, la Commission proposera d’ici Ă  2027 aux eurodĂ©putĂ©s une loi sur les ocĂ©ans, via la rĂ©vision de lĂ©gislations actuelles sur les milieux marins et la planification des activitĂ©s maritimes.Cette future loi est une “première victoire”, a rĂ©agi l’eurodĂ©putĂ© socialiste Christophe Clergeau.Bruxelles promet aussi la crĂ©ation de “rĂ©serves europĂ©ennes de carbone bleu” aux contours encore flous. L’UE souhaite cartographier et Ă©tendre des Ă©cosystèmes marins capables de davantage capter le CO2.- “Sentiments mitigĂ©s” des ONG -Les organisations environnementales ont fait part de “sentiments mitigĂ©s” après les annonces de l’UE. Certaines saluent le “signal” en faveur de la protection des ocĂ©ans, d’autres fustigent l’absence d’actions de court terme. Dans les aires marines protĂ©gĂ©es, des ONG comme Oceana et Surfrider rĂ©clament l’interdiction immĂ©diate du chalutage de fond, une technique de pĂŞche critiquĂ©e pour son impact Ă©cologique destructeur.  Mais ce sujet, très sensible pour les pĂŞcheurs, divise les forces politiques. Et la Commission s’en tient Ă  une simple recommandation, appelant Ă  mettre fin Ă  cette pratique Ă  l’horizon 2030 dans les aires protĂ©gĂ©es.Contre la pollution, l’UE entend par ailleurs renforcer le système de surveillance par satellite CleanSeaNet, qui scrute les mers afin de dĂ©tecter les dĂ©versements potentiels d’hydrocarbures.Un rĂ©cent rapport de la Cour des comptes europĂ©enne en a dĂ©montrĂ© les considĂ©rables lacunes.En 2022-2023, les Etats membres ont donnĂ© suite Ă  moins de la moitiĂ© des alertes et n’ont confirmĂ© la pollution que dans 7% des cas. En cause bien souvent, le dĂ©calage entre le moment oĂą l’image satellite est prise et celui oĂą le contrĂ´le en mer est effectuĂ©.Dans la mĂŞme veine, la Commission veut renforcer la lutte contre la pĂŞche illĂ©gale. Comme elle l’avait dĂ©jĂ  annoncĂ©, un système de certification numĂ©rique des captures (IT Catch) devient obligatoire en janvier 2026 pour les importations de poissons dans l’UE.- 70% d’importations -A propos de l’exploitation minière en eaux profondes, la Commission rĂ©itère son appel Ă  faire une “pause” et respecter le “principe de prĂ©caution”. Des propos saluĂ©s par l’ONG Seas at Risk.Avec sa nouvelle stratĂ©gie, l’UE promet d’accorder une attention particulière aux “petits pĂŞcheurs” et aux “communautĂ©s cĂ´tières vulnĂ©rables”. Et compte prĂ©senter en 2026 une “vision de long terme” pour la pĂŞche et l’aquaculture.Bruxelles souligne la place de la mer dans le quotidien des EuropĂ©ens. Environ 40% d’entre eux vivent Ă  moins de 50 kilomètres des cĂ´tes. “L’Ă©conomie bleue” reprĂ©sente près de cinq millions d’emplois et contribue Ă  hauteur de plus de 250 milliards d’euros au PIB annuel de l’UE.Mais, paradoxalement, l’UE demeure encore dĂ©pendante et importe 70% des produits de la mer que les EuropĂ©ens consomment. Le tout dans un monde oĂą l’ocĂ©an est confrontĂ© Ă  la pression sans cesse grandissante du rĂ©chauffement climatique et de la pollution.La prĂ©sidente de la Commission europĂ©enne, Ursula von der Leyen, ira dĂ©fendre ce “pacte” europĂ©en lundi Ă  Nice, dans le sud de la France, Ă  la troisième confĂ©rence de l’ONU sur les ocĂ©ans.Les espaces maritimes, qui couvrent 70,8% du globe, ont Ă©tĂ© victimes ces deux dernières annĂ©es de canicules inĂ©dites menaçant la survie des espèces qu’ils renferment. La confĂ©rence permettra “soit d’inverser le dĂ©clin des ocĂ©ans d’ici Ă  2030, soit de documenter l’Ă©chec de l’humanitĂ© Ă  agir”, a prĂ©venu Maritza Chan, l’ambassadrice Ă  l’ONU du Costa Rica, dont le pays est coorganisateur avec la France de cet Ă©vĂ©nement.Mme Chan dit attendre 100 milliards de dollars de nouveaux financements publics et privĂ©s en faveur du dĂ©veloppement durable de l’ocĂ©an. “C’est ce qui est diffĂ©rent cette fois-ci : zĂ©ro rhĂ©torique, maximum de rĂ©sultats”, veut-elle croire.

La filière de la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique gronde contre la suspension de MaPrimeRĂ©nov’

LevĂ©e de boucliers contre la suspension de MaPrimeRĂ©nov’: la filière de la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique tout entière s’inquiète de l’arrĂŞt temporaire des demandes d’aides et le secteur du bâtiment envisage des manifestations.Les ministres de l’Economie et du Logement ont confirmĂ© mercredi une fermeture “cet Ă©tĂ©” du guichet de dĂ©pĂ´t des dossiers de demande d’aide MaPrimeRĂ©nov’ pour les rĂ©novations Ă©nergĂ©tiques globales et les travaux d’isolation et de remplacement de chaudière ponctuels.Olivier Salleron, prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration française du bâtiment (FFB), juge la dĂ©cision du gouvernement de fermer ce guichet “injustifiable, inqualifiable”, risquant de  mettre “sur le carreau 100.000 salariĂ©s du secteur”.La FFB compte profiter de son congrès national le 13 juin pour “dĂ©cider des mesures Ă  prendre”, indique Olivier Salleron Ă  l’AFP. “Ca va gronder”, ajoute-t-il, manifestation, blocage, montage de grues dans des “lieux stratĂ©giques” Ă©tant envisagĂ©s. PrĂŞt Ă  participer Ă  la mobilisation, Peter Lehmann, chauffagiste dans les Hautes-Alpes prĂ©vient ainsi: “on n’a pas de tracteurs, mais on a des engins”. Il craint des consĂ©quences “catastrophiques en termes d’emploi”. MĂŞme volontĂ© de protester du cĂ´tĂ© du syndicat des artisans du bâtiment, la Capeb qui s’organise pour dĂ©finir “un mouvement” afin de “rĂ©agir fortement et dire notre mĂ©contentement”, selon son prĂ©sident Jean-Christophe Repon, interrogĂ© par Franceinfo. La rĂ©novation Ă©nergĂ©tique reprĂ©sente 30% de l’activitĂ© des adhĂ©rents de la FFB et 600.000 salariĂ©s, selon Olivier Salleron.  “Les TPE, PME, artisans, tout le monde est vent debout. Avec en plus la crise grave et historique du logement neuf, trop c’est trop, on ne va pas se laisser crever sans rien dire”, gronde-t-il.Colère identique chez les fabricants de pompes Ă  chaleur ou chauffe-eau dont certains “suspendent” dĂ©jĂ  leurs dĂ©cisions d’investissement dans des agrandissements d’usine, souligne Teoman Bakoglu, dĂ©lĂ©guĂ©-gĂ©nĂ©ral adjoint de la FIEEC qui regroupe les industries Ă©lectriques, Ă©lectroniques et de communication. “S’il n’y a plus de carnet de commandes, les usines s’arrĂŞtent” a-t-il dit Ă  l’AFP.Dans un communiquĂ© commun, 19 organisations professionnelles de la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique expriment leur “stupĂ©faction” et leurs “inquiĂ©tudes”. “Sans stabilitĂ© du dispositif, a fortiori sans sa pĂ©rennisation, et sans sa simplification, ce sont des milliers d’entreprises d’installateurs, d’artisans du bâtiment, de distributeurs et d’emplois industriels qui sont directement fragilisĂ©s”, dĂ©noncent ces fĂ©dĂ©rations de professionnels du bâtiment, du chauffage, de l’Ă©nergie, de l’Ă©lectricitĂ© ou encore du gĂ©nie climatique.Le collectif de fĂ©dĂ©rations estime que la rĂ©union prĂ©vue vendredi au ministère de l’Economie pour discuter du marchĂ© de la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique n’a “plus lieu d’être car sans objet dĂ©sormais” et demande Ă  ĂŞtre reçue par le Premier ministre, François Bayrou. – “FlĂ©au” de la fraude -La suspension concerne uniquement les nouveaux dossiers. “Les dossiers non frauduleux dĂ©posĂ©s avant la fermeture seront instruits et payĂ©s dans les meilleurs dĂ©lais, et une dĂ©marche d’accĂ©lĂ©ration de l’instruction sera mise en place”, a prĂ©cisĂ© le ministère chargĂ© du Logement.Les aides Ă  la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique ont “besoin de stabilitĂ©”, assure Christophe Ferrari, prĂ©sident de la mĂ©tropole de Grenoble et vice-prĂ©sident d’IntercommunalitĂ©s de France, chargĂ© de l’habitat, pour qui cet Ă©nième changement du dispositif MaPrimeRĂ©nov’ est “la meilleure façon pour que les particuliers n’aillent pas dans la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique”.”Les particuliers font leur budget et leurs travaux en fonction de MaPrimeRĂ©nov’, si demain ils n’y ont plus droit, ils vont rester dans leur passoire” Ă©nergĂ©tique, s’inquiète Christophe Perrier, Ă  la tĂŞte d’une entreprise de maĂ®trise d’oeuvre spĂ©cialisĂ©e en rĂ©novation, extension et neuf, Elaborplan. “Les gens n’ont pas les moyens de dĂ©penser des millions”.Cette pause du dispositif est motivĂ©e par “un encombrement (de nouvelles demandes, NDLR) en ce moment et un excès des fraudes”, selon Eric Lombard, ministre de l’Economie qui Ă©valuent Ă  “16.000” le nombre de “dossiers suspicieux”, soit “12% du stock”. En 2024, 44.172 dossiers frauduleux de demande d’aide MaPrimeRĂ©nov’ avaient Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©s par l’Agence nationale de l’habitat (Anah) avant leur mise en paiement, ce qui reprĂ©sentait 229 millions d’euros de fraudes Ă©vitĂ©es.

Une installation aquatique et musicale monumentale au coeur de la Bourse de Commerce Ă  Paris

Des tonnes d’eau qui chantent ont investi la rotonde de la Bourse de Commerce Ă  Paris: l’Ă©crin de la collection d’art de l’homme d’affaires François Pinault accueille Ă  partir de jeudi une installation monumentale aquatique et musicale du Français CĂ©leste Boursier-Mougenot.A la surface de ce bassin de 18 mètres de diamètre rempli de 75 tonnes d’eau bleutĂ©e, des dizaines de bols de porcelaine blanche de diffĂ©rentes tailles s’entrechoquent grâce Ă  un lĂ©ger courant initiĂ© par des pompes invisibles, crĂ©ant une mĂ©lodie qui rappelle les cloches d’un carillon ou le son de poulies agitĂ©es par le vent contre les mâts de voiliers. Le public est invitĂ© Ă  dĂ©ambuler autour et peut aussi s’asseoir.L’ensemble, prĂ©sentĂ© dans le monde entier mais pour la première fois Ă  Paris et Ă  cette Ă©chelle, donne Ă  l’immense cylindre de bĂ©ton circulant conçu sous la verrière par l’architecte japonais Tadao Ando le coeur vibrant qui lui manquait.”Ici c’est ma partition, ce dispositif est une manière de caresser la rĂ©tine et de corrĂ©ler avec le son”, dit Ă  l’AFP CĂ©leste Boursier-Mougenot, “aux anges” devant le rĂ©sultat.”Ma problĂ©matique en tant que musicien Ă©tait de pouvoir embrasser toutes les possibilitĂ©s d’un matĂ©riau”, ajoute-t-il, un “dĂ©fi technique” qu’il n’a cessĂ© de relever depuis 1997 en l’expĂ©rimentant pour la première fois “avec des tortues de Floride dans une piscine gonflable” puis avec des objets domestiques, en crĂ©ant, grâce Ă  une pompe, “un courant avec deux hĂ©misphères”.”C’est une installation autant visuelle que sonore, multisensorielle. Elle a une dimension cosmique qui fait rĂ©fĂ©rence Ă  d’autres oeuvres de grands artistes comme les NymphĂ©as de Monet ou les grands +Bleu+ de Miro. Elle se reconfigure sans arrĂŞt avec la lumière, en essayant de capter l’infini et les changements permanents”, commente Emma Lavigne, directrice gĂ©nĂ©rale de la collection.PrĂ©sentĂ©e dans diffĂ©rents musĂ©es notamment en Asie, l’oeuvre offre “un moment de mĂ©ditation qui rappelle les expĂ©rimentations des compositeurs amĂ©ricain John Cage ou italien Luigi Nono, essayant de traduire la couleur de l’eau de la lagune Ă  Venise”, ajoute-t-elle.NĂ© en 1961 Ă  Nice, CĂ©leste Boursier-Mougenot vit et travaille Ă  Sète. Ses travaux, des dispositifs sonores extraits de toutes sortes de situations et d’objets, sont prĂ©sentĂ©s depuis près de 30 ans dans les lieux d’art contemporain, en France et Ă  l’Ă©tranger.

US trade deficit sharply narrows in April as Trump tariffs take hold

The US trade deficit more than halved in April, government data showed Thursday, pulling back from a record on a plunge in imports as President Donald Trump’s global tariffs kicked in.While the White House has framed the tariffs as a means to address perceived trade imbalances, it is unclear if the narrowing is sustainable as analysts believe businesses had merely paused further imports while waiting for countries to strike deals.The world’s biggest economy logged a trade gap of $61.6 billion in the same month that Trump unveiled 10 percent levies on almost all trading partners. This was down by 55.5 percent from March, said the Commerce Department.In March, the overall US trade deficit widened to a new record of $138.3 billion as businesses sought to get ahead of Trump’s promised duties.But imports slumped by 16.3 percent in April to $351 billion as the blanket tariffs on US allies and competitors alike kicked in.Apart from the 10 percent levy, Trump also announced -– before swiftly pausing –- higher rates on dozens of economies including the European Union and Japan. This halt, which allowed room for trade negotiations to take place, is due to expire in early July.Goods from China were the biggest target of Trump’s during the month as the world’s two biggest economies engaged in a tit-for-tat escalation that took both sides’ levies on each other’s products to three digits.This brought many shipments from China to a halt before the countries reached a temporary deal to de-escalate the situation.For now, all eyes are on a phone call between Trump and Chinese President Xi Jinping, amid hopes that both leaders can help bring about a longer-lasting truce.But the state of a trade deal between both countries remains uncertain as Trump last week accused Beijing of violating the terms of their temporary agreement — which China denied.Both April exports and imports involving China were the lowest since early 2020 during the Covid-19 pandemic, according to the Commerce Department.- ‘Hit pause’ -“The economy has essentially hit pause on discretionary imports and is now working off inventories as businesses and consumers delay spending and wait for clarity on tariffs,” said Nationwide financial markets economist Oren Klachkin.He added in a statement that the sharp drop in goods imports, stronger goods exports and larger services surplus narrowed the total April trade gap by the most on record.Overall in April, US imports dropped by 16.3 percent to $351 billion on a retreat in goods shipments.In particular, imports of consumer goods fell by $33 billion, data showed, with pullbacks in pharmaceuticals and cell phones.US exports ticked up by 3 percent to $289.4 billion, helped by goods exports such as those of industrial supplies.But US exports of autos and parts dropped by $3.3 billion.Besides wide-ranging tariffs targeting different countries, businesses have also been contending with sector-specific duties that Trump has rolled out in recent months.In March and April, the president slapped tariffs on imports of steel, aluminum and automobiles and he has since doubled the duties on both metals this month.The overall US deficit was the smallest since 2023, according to government figures.

Germany’s Merz to brave Trump’s Oval Office test

German Chancellor Friedrich Merz meets Donald Trump in the Oval Office on Thursday, hoping to avoid one of the US president’s infamous ambushes amid discord over Ukraine and tariffs.A month into his job, the conservative Merz, 69, will try to build a rapport with the mercurial Trump as he seeks to maintain good ties with the country he considers post-war Germany’s “indispensable” ally.He will offer pledges to sharply increase Germany’s NATO spending and look for common ground on confronting Vladimir Putin on Ukraine.On Trump’s threat to hammer the European Union with sharply higher tariffs, Merz, leader of the bloc’s biggest economy, has argued that it must be self-confident in its negotiations with Washington.But first Merz must brave the televised rite of passage of an Oval Office meeting with Trump — whose administration has taken an aggressive stance towards Germany and even backed the far-right there.Trump, 78, has delivered a series of public dressing downs to foreign leaders in the heart of the White House, from Ukrainian President Volodymyr Zelensky to South Africa’s Cyril Ramaphosa.The New York Times reported that Trump was set to confront Merz over free speech issues in Germany — a bugbear the administration has repeatedly brought up with European leaders despite its own record.- ‘Calmness and joy’ -Merz told reporters in Washington ahead of the meeting that if Trump brings up German domestic politics “I will state my opinion very clearly if necessary.”Despite the tensions, Merz said he was “looking forward” to his first face-to-face meeting with Trump.”Our alliance with America was, is, and remains of paramount importance for the security, freedom, and prosperity of Europe,” he posted on X.The German chancellor is believed to have studied videos of previous Oval Office ambushes and learned how to stay calm and let Trump talk.Merz is approaching his Trump meeting “with great calmness and joy,” his spokesman Stefan Kornelius said, pointing to their “very good relationship” so far.The two leaders — both with business backgrounds and keen golf players — are on first-name terms after several phone calls, Kornelius said, and Merz now has Trump’s cellphone number on speed dial.But whatever the personal chemistry. the issues are potentially explosive. Trump has lashed out at Germany, and particularly its car industry, among the European nations he accuses of trying to “screw” the United States.The US president launched his “Liberation Day” tariffs in April and the EU faces levies of 50 percent.- Far-right support -On the Ukraine war, where Germany strongly backs Kyiv, Merz will hope to convince Trump to heighten pressure on Putin through new sanctions to persuade him to agree to a ceasefire. Trump has expressed frustration with Putin, but said sanctions could harm the chances of a truce.Merz’s visit also comes ahead of a G7 summit in Canada on June 15-17 and a NATO meeting in The Hague at the end of the month.Merz has said Germany is willing to follow a plan to raise defense spending to 3.5 percent of GDP over coming years, with another 1.5 percent dedicated to security-related infrastructure.But a major potential flashpoint is the vocal support Trump and some in his administration have given to the far-right and anti-immigration Alternative for Germany (AfD) party, which came second in February elections.US Vice President JD Vance, Secretary of State Marco Rubio and former Trump adviser Elon Musk have all weighed in in support of the AfD, which in Germany is shunned by all other political parties.When Germany’s domestic intelligence service recently designated the AfD a “right-wing extremist” group, Rubio denounced the step as “tyranny in disguise.”Merz at the time told the US government to “largely stay out of” German domestic politics.burs-dk/bgs

Le suspect du meurtre d’Hichem Miraoui, contestant tout crime “raciste”, va ĂŞtre prĂ©sentĂ© Ă  un juge antiterroriste

Christophe B. est prĂ©sentĂ© jeudi Ă  un magistrat antiterroriste en vue d’une mise en examen pour le meurtre d’Hichem Miraoui, un quadragĂ©naire tunisien, samedi Ă  Puget-sur-Argens (Var), un crime qu’il reconnaĂ®t mais dont il conteste le caractère raciste et terroriste.Après quatre jours de garde Ă  vue et un transfert de l’enquĂŞte du parquet de Draguignan aux mains du parquet antiterroriste (Pnat), celui-ci a annoncĂ© jeudi Ă  l’AFP l’ouverture d’une information judiciaire pour cet attentat et la prĂ©sentation de Christophe B. Ă  un juge d’instruction, avant une Ă©ventuelle incarcĂ©ration.”Dans le cadre de sa garde Ă  vue, si Christophe B. reconnaĂ®t la matĂ©rialitĂ© des faits, il conteste toute motivation raciste Ă  ses actes, ainsi que toute intention terroriste”, dĂ©taille le Pnat dans un communiquĂ©.Christophe B., âgĂ© de 53 ans et de nationalitĂ© française, pourrait ĂŞtre mis en examen pour assassinat terroriste et tentative de la mĂŞme infraction en raison de la race, de l’ethnie, la nation ou la religion, mais aussi pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, d’après un communiquĂ© du Pnat. A Puget sur-Argens, samedi soir vers 22 heures, le suspect, qui avait consommĂ© de l’alcool dans la journĂ©e, a selon le Pnat “tirĂ© Ă  plusieurs reprises” sur son “voisin”, Hichem Miraoui, depuis sa voiture.Il a ensuite tirĂ© sur le logement d’un second voisin, puis sur deux de ses occupants, “blessant l’un d’entre eux Ă  la main”, un homme nĂ© en 1990 en Turquie, “avant de prendre la fuite” en voiture. Il avait finalement Ă©tĂ© interpellĂ© par des hommes du GIGN. D’après le communiquĂ©, il avait diffusĂ© sur Facebook avant les faits une vidĂ©o interpellant ainsi les “Français” : “RĂ©veillez-vous, allez les chercher lĂ  oĂą ils sont”. Il faisait “allĂ©geance au bleu blanc rouge” et annonçait son intention de dire “stop aux islamiques”.Après son pĂ©riple meurtrier et jusqu’Ă  son interpellation Ă  5h00 le dimanche matin, il a publiĂ© selon le Pnat quatre autres vidĂ©os sur Facebook dans lesquelles il dĂ©crivait un Etat “pas capable de nous protĂ©ger, de les renvoyez chez eux” et prĂ©cisait “avoir dĂ©gommĂ© les 2-3 merdes qui Ă©taient près de chez [lui]”.Selon le Pnat, son examen psychiatrique n’a pointĂ© “aucune pathologie ou anomalie mentale”.Outre les vidĂ©os dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©es, le parquet relève que Christophe B. avait dĂ©jĂ  fait sur les rĂ©seaux sociaux “de très nombreuses publications portant notamment sur le terrorisme, les Ă©trangers, l’islam, l’ultra-droite ou ciblant les instances gouvernementales françaises.”C’est la première saisine du Pnat concernant un homicide raciste liĂ© Ă  l’ultradroite.Une source proche du dossier a soulignĂ© Ă  l’AFP que ce parquet spĂ©cialisĂ© apprĂ©ciait “au cas par cas” sa compĂ©tence concernant les faits liĂ©s Ă  l’ultradroite, qui ne sont pas rattachĂ©s Ă  un groupe dont les actions passĂ©es auraient dĂ©jĂ  reçu une qualification terroriste, contrairement aux actes jihadistes avec le groupe Etat islamique.Cela se fait donc, selon cette source, au regard de la personnalitĂ© de l’auteur, de la gravitĂ© intrinsèque de l’acte et de l’intention finale de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur.En l’espèce, selon la source proche du dossier, Christophe B. avait bien comme volontĂ© de “troubler l’ordre public par la terreur”. – “Haine des Arabes” -Mardi après-midi, devant l’AssemblĂ©e nationale, le ministre de l’IntĂ©rieur Bruno Retailleau a exprimĂ© “une pensĂ©e Ă©mue” pour les victimes, leurs familles, mais aussi pour “la communautĂ© tunisienne”. Ce meurtre est “clairement un crime raciste”, “sans doute aussi antimusulman”, et “peut-ĂŞtre aussi un crime terroriste”, a ajoutĂ© le ministre, “heureux” de la saisine du Pnat.”Je veux justice pour mon frère”, “victime d’un acte terroriste”, a dĂ©clarĂ© mardi Ă  l’AFP sa soeur Hanen Miraoui. Samedi soir, elle discutait au tĂ©lĂ©phone avec son frère quand “tout d’un coup, je l’ai entendu dire +AĂŻe+ puis la communication s’est interrompue”.D’après elle, le suspect “Ă©tait connu dans le quartier de (son) frère pour sa haine des Arabes”.Le ministre tunisien de l’IntĂ©rieur, Khaled Nouri, a Ă©voquĂ© le “profond mĂ©contentement et la profonde tristesse” des Tunisiens après ce “crime terroriste”.OrganisĂ©e par les proches d’Hichem Miraoui, une marche blanche doit avoir lieu dimanche Ă  15H00 Ă  Puget-sur-Argens.Les actes antimusulmans ont augmentĂ© de 72% au premier trimestre, avec 79 cas recensĂ©s, selon le dĂ©compte du ministère de l’IntĂ©rieur.De nombreuses voix ont dĂ©noncĂ© Ă  l’occasion de ce crime la stigmatisation de la communautĂ© musulmane.

L’AssemblĂ©e appelle Ă  abroger la rĂ©forme des retraites

Plus de deux ans après la promulgation de la rĂ©forme des retraites, l’AssemblĂ©e nationale a appelĂ© jeudi Ă  son abrogation lors d’un premier vote sur le sujet dans l’hĂ©micycle, que la gauche espère voir Ă©rigĂ© en Ă©tendard de la contestation malgrĂ© sa portĂ©e purement symbolique.A quelques jours de la fin des travaux du “conclave” de partenaires sociaux censĂ©s plancher de nouveau sur les retraites, les dĂ©putĂ©s ont adoptĂ© une rĂ©solution dĂ©posĂ©e par le groupe GDR (communistes et ultra-marins), lors d’une journĂ©e dĂ©diĂ©e Ă  ses textes.A la tribune, le prĂ©sident du groupe StĂ©phane Peu (PCF) a dĂ©noncĂ© le passage de l’âge lĂ©gal de dĂ©part Ă  64 ans, adoptĂ© Ă  l’Ă©poque sans vote, grâce Ă  l’article 49 alinĂ©a 3 de la Constitution. “La plus grande blessure dĂ©mocratique depuis la nĂ©gation du vote des Français lors du rĂ©fĂ©rendum de 2005”, a-t-il lancĂ©.AdoptĂ©e par 198 voix contre 35, avec celles de la gauche, du Rassemblement national et d’une partie du groupe centriste Liot, la rĂ©solution n’aura aucune valeur normative. Mais les communistes espèrent en faire un levier politique pour ranimer la contestation, alors qu’une journĂ©e de manifestation et de grèves est justement organisĂ©e jeudi, Ă  l’appel de la CGT.Quelque 165 points de rassemblement sont prĂ©vus en France. A Paris, le cortège s’est Ă©lancĂ© en dĂ©but d’après-midi depuis l’Ecole militaire et doit passer Ă  proximitĂ© du lieu oĂą la concertation sur les retraites se poursuit. Depuis Strasbourg, la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la CGT Sophie Binet a saluĂ© un “grand Ă©vĂ©nement”, qui montre que “quand la dĂ©mocratie parle, elle dĂ©fait cette rĂ©forme”.Elle en a de nouveau demandĂ© l’abrogation, promettant de ne pas “tourner (…) la page”. – Abrogation ou rĂ©fĂ©rendum -Le chef du groupe communiste, qui a commencĂ© son discours devant un hĂ©micycle quasiment vide, a exigĂ© du gouvernement qu’il respecte le vote de la rĂ©solution, en abrogeant la rĂ©forme ou en convoquant un rĂ©fĂ©rendum.”La dĂ©mographie et l’allongement de la durĂ©e de vie constituent des contraintes qui conditionnent les recettes et les dĂ©penses de notre système de retraite. Que vous le vouliez ou non”, a rĂ©torquĂ© Astrid Panosyan-Bouvet, ministre chargĂ©e du Travail. “Vous nous dites +très bien, on va dans le mur, mais proposons une abrogation symbolique+”, a piquĂ© la dĂ©putĂ©e macroniste StĂ©phanie Rist, dĂ©nonçant une “farce”.Le texte “affirme l’impĂ©rieuse nĂ©cessitĂ© d’aboutir Ă  l’abrogation des mesures les plus rĂ©gressives” de la loi du 14 avril 2023, Ă  savoir “le recul de l’âge lĂ©gal de dĂ©part Ă  la retraite de 62 Ă  64 ans et l’augmentation de la durĂ©e de cotisation portĂ©e Ă  43 annuitĂ©s dès 2027″.”Une simple pĂ©tition de principe”, a critiquĂ© ThĂ©o Bernhardt (RN), reprochant Ă  la gauche de ne pas avoir soutenu les initiatives de son groupe pour une abrogation.Le RN mais aussi le groupe Liot et les Insoumis ont menĂ© diffĂ©rentes initiatives parlementaires pour tenter d’obtenir un vote, sans succès. La dernière en date Ă©tant celle de LFI, fin novembre: la proposition de loi des Insoumis n’avait pu aboutir, victime de l’obstruction du camp gouvernemental.- Et la censure ? -Le sujet des retraites a retrouvĂ© une actualitĂ© en janvier, Ă  la faveur du compromis nouĂ© entre le Premier ministre François Bayrou et le groupe PS Ă  l’AssemblĂ©e.Ces derniers ont acceptĂ© de ne pas censurer son gouvernement, contre un ensemble de promesses, dont la remise en chantier de la rĂ©forme des retraites.Mais l’enthousiasme a rapidement fait place Ă  la dĂ©ception. Après avoir appelĂ© Ă  des discussions “sans totem ni tabou”, le Premier ministre a successivement imposĂ© l’objectif d’un Ă©quilibre financier en 2030, puis fermĂ© la porte Ă  un retour aux 62 ans. Les syndicats FO et CGT ont claquĂ© la porte dès le dĂ©but des discussions.Les organisations restant autour de la table prĂ©voient de clore leurs travaux le 17 juin. Pour l’instant, le Medef n’a exprimĂ© aucune ouverture quant aux demandes des syndicats, qui veulent par exemple obtenir des possibilitĂ©s de partir plus tĂ´t pour les femmes qui ont eu des enfants, ou pour les personnes ayant travaillĂ© dans des conditions pĂ©nibles ou usantes.Quant aux dĂ©putĂ©s socialistes, ils agitent de nouveau la menace d’une censure du gouvernement Bayrou, si ce dernier ne soumet pas au Parlement un Ă©ventuel accord entre les partenaires sociaux.

L’AssemblĂ©e appelle Ă  abroger la rĂ©forme des retraites

Plus de deux ans après la promulgation de la rĂ©forme des retraites, l’AssemblĂ©e nationale a appelĂ© jeudi Ă  son abrogation lors d’un premier vote sur le sujet dans l’hĂ©micycle, que la gauche espère voir Ă©rigĂ© en Ă©tendard de la contestation malgrĂ© sa portĂ©e purement symbolique.A quelques jours de la fin des travaux du “conclave” de partenaires sociaux censĂ©s plancher de nouveau sur les retraites, les dĂ©putĂ©s ont adoptĂ© une rĂ©solution dĂ©posĂ©e par le groupe GDR (communistes et ultra-marins), lors d’une journĂ©e dĂ©diĂ©e Ă  ses textes.A la tribune, le prĂ©sident du groupe StĂ©phane Peu (PCF) a dĂ©noncĂ© le passage de l’âge lĂ©gal de dĂ©part Ă  64 ans, adoptĂ© Ă  l’Ă©poque sans vote, grâce Ă  l’article 49 alinĂ©a 3 de la Constitution. “La plus grande blessure dĂ©mocratique depuis la nĂ©gation du vote des Français lors du rĂ©fĂ©rendum de 2005”, a-t-il lancĂ©.AdoptĂ©e par 198 voix contre 35, avec celles de la gauche, du Rassemblement national et d’une partie du groupe centriste Liot, la rĂ©solution n’aura aucune valeur normative. Mais les communistes espèrent en faire un levier politique pour ranimer la contestation, alors qu’une journĂ©e de manifestation et de grèves est justement organisĂ©e jeudi, Ă  l’appel de la CGT.Quelque 165 points de rassemblement sont prĂ©vus en France. A Paris, le cortège s’est Ă©lancĂ© en dĂ©but d’après-midi depuis l’Ecole militaire et doit passer Ă  proximitĂ© du lieu oĂą la concertation sur les retraites se poursuit. Depuis Strasbourg, la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la CGT Sophie Binet a saluĂ© un “grand Ă©vĂ©nement”, qui montre que “quand la dĂ©mocratie parle, elle dĂ©fait cette rĂ©forme”.Elle en a de nouveau demandĂ© l’abrogation, promettant de ne pas “tourner (…) la page”. – Abrogation ou rĂ©fĂ©rendum -Le chef du groupe communiste, qui a commencĂ© son discours devant un hĂ©micycle quasiment vide, a exigĂ© du gouvernement qu’il respecte le vote de la rĂ©solution, en abrogeant la rĂ©forme ou en convoquant un rĂ©fĂ©rendum.”La dĂ©mographie et l’allongement de la durĂ©e de vie constituent des contraintes qui conditionnent les recettes et les dĂ©penses de notre système de retraite. Que vous le vouliez ou non”, a rĂ©torquĂ© Astrid Panosyan-Bouvet, ministre chargĂ©e du Travail. “Vous nous dites +très bien, on va dans le mur, mais proposons une abrogation symbolique+”, a piquĂ© la dĂ©putĂ©e macroniste StĂ©phanie Rist, dĂ©nonçant une “farce”.Le texte “affirme l’impĂ©rieuse nĂ©cessitĂ© d’aboutir Ă  l’abrogation des mesures les plus rĂ©gressives” de la loi du 14 avril 2023, Ă  savoir “le recul de l’âge lĂ©gal de dĂ©part Ă  la retraite de 62 Ă  64 ans et l’augmentation de la durĂ©e de cotisation portĂ©e Ă  43 annuitĂ©s dès 2027″.”Une simple pĂ©tition de principe”, a critiquĂ© ThĂ©o Bernhardt (RN), reprochant Ă  la gauche de ne pas avoir soutenu les initiatives de son groupe pour une abrogation.Le RN mais aussi le groupe Liot et les Insoumis ont menĂ© diffĂ©rentes initiatives parlementaires pour tenter d’obtenir un vote, sans succès. La dernière en date Ă©tant celle de LFI, fin novembre: la proposition de loi des Insoumis n’avait pu aboutir, victime de l’obstruction du camp gouvernemental.- Et la censure ? -Le sujet des retraites a retrouvĂ© une actualitĂ© en janvier, Ă  la faveur du compromis nouĂ© entre le Premier ministre François Bayrou et le groupe PS Ă  l’AssemblĂ©e.Ces derniers ont acceptĂ© de ne pas censurer son gouvernement, contre un ensemble de promesses, dont la remise en chantier de la rĂ©forme des retraites.Mais l’enthousiasme a rapidement fait place Ă  la dĂ©ception. Après avoir appelĂ© Ă  des discussions “sans totem ni tabou”, le Premier ministre a successivement imposĂ© l’objectif d’un Ă©quilibre financier en 2030, puis fermĂ© la porte Ă  un retour aux 62 ans. Les syndicats FO et CGT ont claquĂ© la porte dès le dĂ©but des discussions.Les organisations restant autour de la table prĂ©voient de clore leurs travaux le 17 juin. Pour l’instant, le Medef n’a exprimĂ© aucune ouverture quant aux demandes des syndicats, qui veulent par exemple obtenir des possibilitĂ©s de partir plus tĂ´t pour les femmes qui ont eu des enfants, ou pour les personnes ayant travaillĂ© dans des conditions pĂ©nibles ou usantes.Quant aux dĂ©putĂ©s socialistes, ils agitent de nouveau la menace d’une censure du gouvernement Bayrou, si ce dernier ne soumet pas au Parlement un Ă©ventuel accord entre les partenaires sociaux.

Trump administration plans to cut $4 bn from California rail

The Trump administration intends to pull some $4 billion in federal funding from California’s long-delayed high-speed rail project, transportation officials say.The announcement Wednesday by the Department of Transportation follows a report by federal railroad regulators, which concluded the project to link the state’s megacities Los Angeles and San Francisco was rife with “missed deadlines, budget shortfalls, and overrepresentation of projected ridership.””I promised the American people we would be good stewards of their hard-earned tax dollars,” Transportation Secretary Sean Duffy said in a statement.”This report exposes a cold, hard truth: CHSRA has no viable path to complete this project on time or on budget,” he added, referring to California High-Speed Rail Authority.Duffy said California’s rail agency has 37 days to respond to the findings of the review before the two grants worth some $4 billion would be terminated.CHSRA said it strongly disagreed with Federal Railroad Administration’s conclusions, adding they “do not reflect the substantial progress made.””We remain committed to completing the nation’s first true HSR system & will fully address + correct the record in our response to the FRA’s notice,” the rail authority said.California’s Democratic lawmakers also strongly denounced the decision by President Donald Trump’s Republican administration.”For the millions of Californians left to pick up the tab for Trump’s reckless trade wars and rising costs of living, today’s announcement is devastating,” Alex Padilla and Adam Schiff said in a statement.Despite being the world’s largest economy, the United States does not have high-speed rail lines and the California project has been 15 years in the making.Another high-speed rail line is planned to open in 2028 in the neighboring state of Nevada, connecting Las Vegas to Los Angeles in time for the Summer Olympics hosted by the United States.

La BCE poursuit les baisses de taux face aux menaces sur la croissance

La Banque centrale europĂ©enne (BCE) a baissĂ© ses taux jeudi pour la huitième fois en un an, naviguant en pleine incertitude face aux menaces de droits de douane de Donald Trump et Ă  leurs rĂ©percussions sur l’inflation et la croissance de la zone euro.Le taux de dĂ©pĂ´t, principal instrument de rĂ©fĂ©rence, a Ă©tĂ© diminuĂ© d’un quart de point Ă  2,0%, un niveau que l’institution prĂ©sidĂ©e par Christine Lagarde ne juge plus pĂ©nalisant pour l’Ă©conomie. Depuis juin 2024, le reflux de l’inflation dans la zone euro a permis Ă  l’institution basĂ©e Ă  Francfort, en Allemagne, de lâcher du lest sur les taux, inversant un cycle de resserrement monĂ©taire amorcĂ© deux ans plus tĂ´t pour endiguer la flambĂ©e des prix, avec un taux de dĂ©pĂ´t atteignant le plus haut historique de 4,0%.Cette septième baisse d’affilĂ©e depuis septembre dernier intervient alors que “l’inflation se situe actuellement autour de l’objectif” de 2% de la BCE, a soulignĂ© cette dernière jeudi.Les inquiĂ©tudes se sont dĂ©placĂ©es vers la faiblesse persistante de l’activitĂ© Ă©conomique dans les vingt pays de la zone euro, oĂą l’atonie de la demande pourrait avoir des effets dĂ©flationnistes.”L’incertitude autour des politiques commerciales” freinera Ă  court terme l’investissement et les exportations, mais la hausse des investissements publics et la soliditĂ© du marchĂ© du travail soutiendront la croissance et la consommation, “rendant l’économie plus rĂ©sistante face aux chocs mondiaux”, a expliquĂ© la BCE.La principale menace vient du prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump, qui ne cesse de s’emporter contre l’important excĂ©dent commercial envers les États-Unis et maintient une forte incertitude quant Ă  l’ampleur du choc Ă  venir. Son ultimatum sur des taxes de 50% visant les produits europĂ©ens expire le 9 juillet.Washington a dĂ©jĂ  relevĂ© mercredi Ă  50% les droits de douane sur l’acier et l’aluminium du Vieux Continent. Une mesure “fortement” regrettĂ©e par le commissaire europĂ©en Maros Sefcovic, qui estime qu’elle complique les nĂ©gociations en cours entre les deux blocs.- Nouvelles prĂ©visions -“Compte tenu, singulièrement, du contexte actuel d’incertitudes exceptionnelles”, la BCE continue de vouloir rĂ©agir en fonction des “donnĂ©es”, “rĂ©union par rĂ©union”, a-t-elle notĂ© dans un communiquĂ©.Les donnĂ©es collectĂ©es depuis sa dernière rĂ©union d’avril ont confortĂ© les dĂ©cisions annoncĂ©es jeudi: l’inflation est retombĂ©e Ă  1,9% en mai dans la zone euro, en net ralentissement et sous la cible de 2% visĂ©e par la BCE.Ce recul s’explique notamment par la baisse des prix de l’Ă©nergie, mais mĂŞme hors Ă©nergie et autres prix volatils de l’alimentation, l’inflation sous-jacente a Ă©galement ralenti, Ă  2,3% sur un an en mai contre 2,7% en avril.La BCE a aussi relevĂ© que la progression des salaires “reste forte, mais continue de s’attĂ©nuer sensiblement”, Ă©loignant les craintes d’effets de “second tour” sur les prix.De nouvelles prĂ©visions macroĂ©conomiques ont Ă©tĂ© publiĂ©es jeudi, censĂ©es donner des indices sur la suite de la politique monĂ©taire.La BCE a revu en baisse ses prĂ©visions d’inflation pour 2025 et 2026, en raison de la baisse des prix de l’Ă©nergie et d’un euro plus fort. Elle a aussi abaissĂ© sa prĂ©vision de croissance Ă©conomique pour 2026.Pour cette annĂ©e, l’institution de Francfort a ramenĂ© sa prĂ©vision d’inflation Ă  sa cible de 2,0%, contre 2,3% prĂ©cĂ©demment. Cet indicateur devrait descendre Ă  1,6% en 2026 et atteindre 2,0% en 2027. Le PIB de la zone euro devrait croĂ®tre de 0,9% en 2025, comme estimĂ© en mars, mais ne grimper que d’1,1% l’an prochain, contre 1,2% prĂ©vu auparavant, en raison de “l’incertitude” liĂ©e aux droits de douanes du prĂ©sident Trump.La sĂ©rie de baisses des taux en zone euro tranche avec la position de la banque centrale amĂ©ricaine (Fed), qui maintient ses taux au-dessus de 4%, craignant que les mesures de M. Trump ne relancent l’inflation aux États-Unis.La Banque d’Angleterre suit une stratĂ©gie similaire.En zone euro, l’attention pourrait se dĂ©tourner au second semestre des tensions commerciales pour se concentrer sur la mise en Ĺ“uvre du plan de relance allemand, dont les effets sur la croissance et l’inflation en Europe après 2025 seront scrutĂ©s de près.