À son procès en appel, Le Pen conteste tout “système” de détournement de fonds

“Il n’y a pas eu de système généralisé”: Marine Le Pen a tenté de convaincre mardi la cour d’appel de Paris, qui la juge pour détournement de fonds, de “cas différents” pour chaque contrat litigieux d’assistant parlementaire d’eurodéputés FN,  récusant avoir donné des consignes.A la barre pendant près de cinq heures, la triple candidate malheureuse à la présidentielle y revient à trois reprises: “Le terme de +système+ me gêne car on a le sentiment d’une manipulation”.Pour Marine Le Pen, il s’agit de s’en prendre à la pierre angulaire de l’accusation, identifiée comme déterminante dans la lourdeur de sa condamnation en première instance au printemps dernier. Elle avait été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat qui l’empêche à date de concourir à l’élection présidentielle.La justice lui reproche, ainsi qu’au parti (alors appelé Front national) et à dix autres cadres, d’avoir embauché des assistants parlementaires pour leurs eurodéputés, rémunérés par des fonds européens, mais dont l’activité réelle n’était qu’au seul bénéfice de la formation d’extrême droite.En première instance, le détournement de fonds public au préjudice du Parlement européen – qui s’est constitué partie civile – a été chiffré à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros déjà remboursés par une partie des prévenus.Devant la présidente de la cour d’appel Michèle Agi, Marine Le Pen se montre d’abord contenue au début de son interrogatoire, dans un effort de contrition qui doit trancher avec l’atmosphère houleuse lors de l’audience de l’année dernière devant le tribunal correctionnel.La députée du Pas-de-Calais se veut ferme, mais peine rapidement à contenir un agacement au fur et à mesure qu’elle est questionnée sur des éléments du dossier équivoques, voire embarrassants.Cet email, envoyé entre “tiers payeurs” qui font le joint-venture avec le Parlement européen, qui propose un vaste plan de chaises musicales des assistants afin d’éviter la “catastrophe”? “On a l’impression qu’il n’y a que des considérations financières qui président”, observe la magistrate. “Vous avez raison, c’est le sentiment qu’on peut avoir, mais ils faisaient des plans sur la comète”, jure Marine Le Pen.Ce message du trésorier du parti Wallerand de Saint Just –“Je crois que Marine sait tout cela”–, en réponse à un eurodéputé qui s’inquiète d’un système d’emploi fictif? “Je n’en étais pas destinataire, mais ce qui est sûr, c’est que si j’avais reçu un mail comme celui-là, je n’y aurais pas répondu avec cette désinvolture”, assène-t-elle.D’ailleurs, fait-elle observer, “la masse salariale du Front national ne cesse d’augmenter en 2014, 2015, 2016. Si vraiment il y avait eu une volonté, en quelque sorte, d’alléger le FN, ça se verrait de partout. Ça ne se voit absolument nulle part”.- Responsabilité de Jean-Marie Le Pen -Mardi, la cour d’appel avait commencé la journée par l’interrogatoire du député de l’Yonne Julien Odoul, mis en grande difficulté sur la réalité de son emploi d’assistant parlementaire d’une eurodéputée frontiste en 2014-2015 Mylène Troszczynski, alors que l’organigramme du parti le présentait comme “conseiller spécial” de Marine Le Pen, alors présidente de la formation.”Je n’ai pas travaillé pour Mylène Troszczynski car elle ne me donnait pas de travail”, a-t-il admis à la barre. L’enquête avait établi qu’en un an et demi, il n’avait eu que douze communications avec sa supérieure théorique et que de leur trois appels, le plus long avait duré quatre minutes et dix-sept secondes.Julien Odoul a soutenu s’être alors mis informellement au service de Marine Le Pen car Mylène Troszczynski lui “avait dit de (se) rendre utile au sein du siège du Front national”.Quelques heures plus tard, Marine Le Pen confirme, au prix de contorsions: “Il pouvait être conseiller spécial à mon cabinet et être assistant parlementaire”, d’autant “qu’il ne faisait pas huit heures de travail pour moi”. Et si elle “supposait” qu’il avait un emploi, elle assure qu’elle ignorait qu’il était censé être au service de Mylène Troszczynski.Après avoir esquissé à l’ouverture des débats, la semaine dernière, une inflexion dans sa défense – “si tant est qu’un délit a été commis” – en se concentrant sur la contestation de toute “intention” fautive, Marine Le Pen s’est finalement contentée d’un mea culpa a minima: “C’était peut être contestable, condamnable, le fonctionnement n’était peut-être pas idéal, mais tous ces gens travaillaient” pour leurs eurodéputés.Seule évolution notable: une bascule des responsabilités sur son père, Jean-Marie Le Pen, qui était, selon elle, “en quelque sorte dirigeant de ce mini-groupe” d’eurodéputés jusqu’en 2016, même après qu’elle lui avait succédé à la tête du parti cinq ans plus tôt.L’interrogatoire doit se poursuivre mercredi.

UK defends Chagos Islands deal after Trump labels it stupid

The UK said on Tuesday a 2025 deal to hand the Chagos Islands back to Mauritius had secured the future of a key US-UK military base on the Indian Ocean archipelago, after US President Donald Trump accused Britain of “great stupidity”. Trump, who had endorsed the deal when it was signed in May last year, posted on social media Tuesday that the UK “giving away extremely important land is an act of GREAT STUPIDITY, and is another in a very long line of National Security reasons why Greenland has to be acquired”.Trump has threatened to slap tariffs on Britain and other European countries for opposing his claims on Greenland, an autonomous territory of Denmark.The Chagos agreement will see Britain hand the archipelago — some 2,000 kilometres (1,200 miles) northeast of Mauritius — to its former colony and pay to lease the US-UK military base for a century.Britain insisted the agreement, which is in the final stages of being scrutinised in parliament, would go ahead despite Trump’s U-turn.”Our position hasn’t changed,” a UK government spokesperson said, hailing the deal’s “robust provisions” and highlighting that nations from Australia to Japan had welcomed it.”This deal secures the operations of the joint US-UK base on Diego Garcia for generations,” the spokesperson added, referring to the largest of the Chagos islands.Mauritius said they had “taken note” of Trump’s comments criticising the deal, but said the issue was no longer up for debate. “The sovereignty of the Republic of Mauritius over the Chagos archipelago is already recognised without ambiguity under international law and should no longer be a subject for debate,” Mauritian Attorney General Gavin Glover said in a statement.US Secretary of State Marco Rubio had said in May last year that Washington “welcomes the historic agreement”.”The Trump administration determined that this agreement secures the long-term, stable, and effective operation of the joint US-UK military facility at Diego Garcia,” Rubio said in a statement at the time. UK foreign office minister Stephen Doughty told parliament Tuesday that Britain would have “discussions” with the US in the coming days “to remind them of the strength of this deal and how it secures the base”.- ‘Significant contributions’ -The UK kept control of the Chagos Islands after Mauritius gained independence from Britain in the 1960s.But it evicted thousands of islanders, who have since mounted a series of legal claims for compensation in British courts.In 2019, the International Court of Justice recommended that Britain hand the archipelago to Mauritius after decades of legal battles.Challenges in international and domestic courts had left the status of the military base “under threat”, according to the UK government.The UK government spokesperson insisted the base was “one of the most significant contributions to the UK and US intelligence and security relationship”.”Almost every operation from the base is in partnership with the US,” the spokesperson added.The base played a major strategic role in the Cold War, offering proximity to Asia, and later served as a staging ground for US bombing campaigns in Afghanistan and Iraq.It was used recently to launch B-2 bomber attacks on Houthi rebels in Yemen during the Gaza war.Opposition politicians in the UK have been critical of the deal, which would see Britain pay Mauritius £101 million ($136 million) annually for 99 years.The net cost over the length of the lease would be around £3.4 billion if inflation was factored in, according to the government.Kemi Badenoch, leader of the opposition Conservative party, said: “Unfortunately on this issue President Trump is right.””Thank goodness Trump has vetoed the surrender of the Chagos islands,” said Nigel Farage, the leader of the hard-right Reform UK party. But Ed Davey, leader of the centrist Liberal Democrat party, said in a post on X that Prime Minister Keir Starmer should begin to stand up to the US leader.”This shows Starmer’s approach to Trump has failed,” he said. “The Chagos seal was sold as proof the government could work with him. Now it’s falling apart. It’s time for the government to stand up to Trump — appeasing a bully never works.”burs-aks-mp/gv

Budget: le Premier ministre actionne un premier 49.3

Une promesse rompue, et un pas décisif vers l’adoption du budget: Sébastien Lecornu a engagé mardi après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l’État pour 2026, un premier 49.3 d’une série de trois, qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure.”Les choses (…) sont désormais bloquées. Le texte n’est plus votable (…) Or, nous considérons que la France doit avoir un budget”, a déclaré le Premier ministre, fustigeant devant les députés les “agissements” de différents groupes “qui devront en rendre compte devant les Françaises et les Français”.Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le locataire de Matignon avait officialisé lundi le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l’expose à une censure.Faisant part de son “amertume” et de ses regrets, il avait reconnu devoir, faute de majorité, “revenir sur (sa) parole”, pour permettre l’adoption d’un budget nécessaire tant pour renforcer le budget des armées que pour répondre à la colère agricole.Le président de la République, Emmanuel Macron, avait salué devant les ministres une copie budgétaire qui “permet de contenir le déficit à 5%” du Produit intérieur brut (PIB) et “permet au pays d’avancer”.La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a elle acté une forme d’échec auprès de la presse mardi: “C’est la démocratie évidemment qui perd aujourd’hui”, a-t-elle estimé, appelant de nouveau à une modification des règles de la discussion budgétaire.- La majorité elle aussi “amère” -Dans la foulée de ce 49.3, les groupes LFI, GDR (communistes et ultra-marins) et écologistes ont déposé une motion de censure commune, de même que le RN avec son allié l’UDR, le parti d’Eric Ciotti.Le PS n’en votera aucune, convaincu que le 49.3 est la “moins mauvaise des solutions” et qu’il a obtenu sur le fond des victoires, ce qui devrait permettre à M. Lecornu de se maintenir à Matignon.”Nous ne censurerons pas le gouvernement”, a confirmé sur France Inter le patron du parti Olivier Faure.Si le PS ne reconnaît pas le budget comme le sien, il y voit “des avancées”, selon le président de groupe Boris Vallaud, comme la suppression du gel du barème de l’impôt sur le revenu, la hausse de la prime d’activité pour les salariés les plus modestes ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Des concessions minimisées par Éric Coquerel (LFI), qui a fustigé “un budget de coupes budgétaires, (…) un budget d’inégalité (…) qui ne répond pas aux besoins des Français”, appelant les députés PS et LR hésitants à voter la censure.De fait Les Républicains sont mécontents. “Tout le monde dit +cocorico, nous allons être à moins de 5%+ mais il y a un an, l’objectif était d’être à 4,7%”, a rappelé Philippe Juvin (LR), le rapporteur général du budget, se disant “très inquiet”.Au sein du bloc macroniste, une certaine amertume s’exprime aussi face à un budget perçu comme faisant la part trop belle aux promesses socialistes. C’est un budget pour “durer”, “ni pour économiser ni pour moins fiscaliser ni pour rationaliser les dépenses publiques”, a ainsi déploré sous couvert d’anonymat un député Horizons.”On attend la copie finale. Personne aujourd’hui, vu les annonces, ne sait comment on fera 5%”, a ajouté cette source.- “Transparence” -Le gouvernement n’a pas encore dévoilé l’ensemble de sa copie au Parlement, conduisant nombre de députés à lui reprocher un manque de “transparence”. Bercy a transmis mardi à l’Assemblée sa version de la partie recettes, mais celle sur les dépenses ne sera connue que vendredi.Philippe Juvin s’en est ému mardi lors de la conférence des présidents, selon des sources parlementaires.Le Premier ministre a cependant adressé dans l’après-midi une lettre aux parlementaires précisant les contours du budget, où il affirme que l’effort “net” des collectivités locales représentera finalement “près de 2 milliards d’euros”, contre 4,4 milliards dans le projet initial. La surtaxe d’impôt sur les sociétés (IS) pour les grandes entreprises est chiffrée à 7,5 milliards d’euros, contre 8 milliards en 2025.Sébastien Lecornu devrait engager sa responsabilité sur la partie “dépenses” du budget vendredi. Après une nouvelle motion de censure, le texte devrait partir au Sénat, avant de revenir à l’Assemblée pour être adopté définitivement.sl-are-parl/sde/vmt

Budget: le Premier ministre actionne un premier 49.3

Une promesse rompue, et un pas décisif vers l’adoption du budget: Sébastien Lecornu a engagé mardi après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l’État pour 2026, un premier 49.3 d’une série de trois, qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure.”Les choses (…) sont désormais bloquées. Le texte n’est plus votable (…) Or, nous considérons que la France doit avoir un budget”, a déclaré le Premier ministre, fustigeant devant les députés les “agissements” de différents groupes “qui devront en rendre compte devant les Françaises et les Français”.Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le locataire de Matignon avait officialisé lundi le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l’expose à une censure.Faisant part de son “amertume” et de ses regrets, il avait reconnu devoir, faute de majorité, “revenir sur (sa) parole”, pour permettre l’adoption d’un budget nécessaire tant pour renforcer le budget des armées que pour répondre à la colère agricole.Le président de la République, Emmanuel Macron, avait salué devant les ministres une copie budgétaire qui “permet de contenir le déficit à 5%” du Produit intérieur brut (PIB) et “permet au pays d’avancer”.La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a elle acté une forme d’échec auprès de la presse mardi: “C’est la démocratie évidemment qui perd aujourd’hui”, a-t-elle estimé, appelant de nouveau à une modification des règles de la discussion budgétaire.- La majorité elle aussi “amère” -Dans la foulée de ce 49.3, les groupes LFI, GDR (communistes et ultra-marins) et écologistes ont déposé une motion de censure commune, de même que le RN avec son allié l’UDR, le parti d’Eric Ciotti.Le PS n’en votera aucune, convaincu que le 49.3 est la “moins mauvaise des solutions” et qu’il a obtenu sur le fond des victoires, ce qui devrait permettre à M. Lecornu de se maintenir à Matignon.”Nous ne censurerons pas le gouvernement”, a confirmé sur France Inter le patron du parti Olivier Faure.Si le PS ne reconnaît pas le budget comme le sien, il y voit “des avancées”, selon le président de groupe Boris Vallaud, comme la suppression du gel du barème de l’impôt sur le revenu, la hausse de la prime d’activité pour les salariés les plus modestes ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Des concessions minimisées par Éric Coquerel (LFI), qui a fustigé “un budget de coupes budgétaires, (…) un budget d’inégalité (…) qui ne répond pas aux besoins des Français”, appelant les députés PS et LR hésitants à voter la censure.De fait Les Républicains sont mécontents. “Tout le monde dit +cocorico, nous allons être à moins de 5%+ mais il y a un an, l’objectif était d’être à 4,7%”, a rappelé Philippe Juvin (LR), le rapporteur général du budget, se disant “très inquiet”.Au sein du bloc macroniste, une certaine amertume s’exprime aussi face à un budget perçu comme faisant la part trop belle aux promesses socialistes. C’est un budget pour “durer”, “ni pour économiser ni pour moins fiscaliser ni pour rationaliser les dépenses publiques”, a ainsi déploré sous couvert d’anonymat un député Horizons.”On attend la copie finale. Personne aujourd’hui, vu les annonces, ne sait comment on fera 5%”, a ajouté cette source.- “Transparence” -Le gouvernement n’a pas encore dévoilé l’ensemble de sa copie au Parlement, conduisant nombre de députés à lui reprocher un manque de “transparence”. Bercy a transmis mardi à l’Assemblée sa version de la partie recettes, mais celle sur les dépenses ne sera connue que vendredi.Philippe Juvin s’en est ému mardi lors de la conférence des présidents, selon des sources parlementaires.Le Premier ministre a cependant adressé dans l’après-midi une lettre aux parlementaires précisant les contours du budget, où il affirme que l’effort “net” des collectivités locales représentera finalement “près de 2 milliards d’euros”, contre 4,4 milliards dans le projet initial. La surtaxe d’impôt sur les sociétés (IS) pour les grandes entreprises est chiffrée à 7,5 milliards d’euros, contre 8 milliards en 2025.Sébastien Lecornu devrait engager sa responsabilité sur la partie “dépenses” du budget vendredi. Après une nouvelle motion de censure, le texte devrait partir au Sénat, avant de revenir à l’Assemblée pour être adopté définitivement.sl-are-parl/sde/vmt

Police, pro-Kurd protesters clash at Turkey border with Syria

Clashes erupted on Turkey’s border with Syria Tuesday between police and protesters angered by a Syrian military offensive targeting Kurds, an AFP correspondent said. Damascus has since announced a four-day ceasefire with Kurdish forces but protests across Turkey have continued. The earlier violence broke out in the border town of Nusaybin, just across from the northern Syrian town of Qamishli, at a protest called by the pro-Kurdish DEM, Turkey’s third-largest party.More than 1,000 demonstrators marched through the town towards the border, ending in a confrontation with police, who fired tear gas and used water cannon to disperse them.The clashes come after Syrian forces launched an offensive nearly two weeks ago that pushed the Kurdish-led Syrian Democratic Forces (SDF) out of Aleppo, then advanced deep into the northeastern area held by Kurdish forces.The move has angered Kurds across the region, including the Kurdistan Workers’ Party (PKK) militant group in Turkey.An AFP correspondent said some people at the Turkish border protest hurled stones at police, while others tried to cross into Syria.Footage from the scene showed some trying to scale the wire fences, while protesters could also be seen gathering on the Syrian side.Syria’s defence ministry on Tuesday announced a four-day ceasefire with Kurdish forces, starting at 8 pm (17H00 GMT). But crowds of the women protesters still took to the streets in major Turkish cities on Tuesday evening in solidarity with Syria’s Kurdish community.In Istanbul, an AFP journalist saw around 150 women calling for the defence of Rojava — the name Syrian Kurds have given to the autonomous area they administer. Meanwhile, 77 people were detained and 35 were imprisoned across the country for “provocations” linked to the clashes in Syria, Turkish Justice Minister Yilmaz Tunc said Tuesday.On Monday, 10 people were arrested at a demonstration outside a DEM office in Istanbul, including a French journalist.Turkish President Recep Tayyip Erdogan has hailed the Syrian army for its “careful” offensive to take over Kurdish-held areas, but the move has triggered fury among Turkey’s Kurds, who make up a fifth of the country’s 86 million residents.”Mr President (Erdogan), you are congratulating HTS, which is killing our Kurdish brothers. There is a war going on!” DEM co-chair Tulay Hatimogullari said at the border protest, referring to the Islamist-led rebels now ruling Syria.In Ankara, Turkey’s top diplomat, Hakan Fidan, huddled for talks with US Syria envoy Tom Barrack, and later spoke to US Secretary of State Marco Rubio by telephone.”Despite all the difficulties, implementation of the January 18 agreement will play an extremely important role in the unity and integrity of Syria,” Fidan said.- ‘Whatever is necessary’ -The violence has also raised serious doubts about Turkey’s peace process with the PKK, which last year said it was ending its four-decade insurgency in favour of democratic means to advance the Kurdish struggle.That process largely stalled amid the stand-off in Syria over plans to integrate the SDF into the central state.On Tuesday, the PKK vowed it would “never abandon” the Kurds of Syria “whatever the cost”.”We, the entire Kurdish people and the movement, will do whatever is necessary,” senior PKK leader Murat Karayilan told pro-Kurdish news agency Firat.DEM, which has been mediating between Ankara and jailed PKK leader Abdullah Ocalan, has been enraged over Turkey’s support for the Syrian offensive.”You cannot treat those you call ‘citizens’ on this side of the border as ‘enemies’ on the other,” it said on Sunday, accusing Ankara of “pure hypocrisy”.Wladimir van Wilgenburg, an author and expert on Syrian Kurdish affairs, said the unrest risked collapsing Turkey’s efforts to end the PKK conflict.”There’s a risk it could blow up with cross-border protests,” he told AFP.”Kurdish groups in Syria have called on the Kurds, both in Iraqi Kurdistan and in southeastern Turkey, to come and cross the border and join them in solidarity,” he added.

What is Trump’s ‘Board of Peace’?

US President Donald Trump’s government has asked countries to pay $1 billion for a permanent spot on his “Board of Peace” aimed at resolving conflicts, according to its charter seen by AFP.The board was originally conceived to oversee the rebuilding of Gaza, but the charter does not appear to limit its role to the occupied Palestinian territory.- What will it do? -The Board of Peace will be chaired by Trump, according to its founding charter.It is “an international organization that seeks to promote stability, restore dependable and lawful governance, and secure enduring peace in areas affected or threatened by conflict”, reads the preamble of the charter sent to countries invited to participate. It will “undertake such peace-building functions in accordance with international law”, it adds.- Who will run it? -Trump will be chairman but also “separately serve as inaugural representative” of the United States.”The chairman shall have exclusive authority to create, modify, or dissolve subsidiary entities as necessary or appropriate to fulfil the Board of Peace’s mission,” the document states.He will pick members of an executive board to be “leaders of global stature” to “serve two-year terms, subject to removal by the chairman”.He may also, “acting on behalf of the Board of Peace”, “adopt resolutions or other directives”.The chairman can be replaced only in case of “voluntary resignation or as a result of incapacity”.- Who can be a member? -Member states must be invited by the US president, and will be represented by their head of state or government.Each member “shall serve a term of no more than three years”, the charter says.But “the three-year membership term shall not apply to member states that contribute more than USD $1,000,000,000 in cash funds to the Board of Peace within the first year of the charter’s entry into force”, it adds.The board will “convene voting meetings at least annually”, and “each member state shall have one vote”.But while all decisions require “a majority of member states present and voting”, they will also be “subject to the approval of the chairman, who may also cast a vote in his capacity as chairman in the event of a tie”.- Who’s on the executive board? -The executive board will “operationalise” the organisation’s mission, according to the White House, which said it would be chaired by Trump and include seven members:- US Secretary of State Marco Rubio- Steve Witkoff, Trump’s special negotiator- Jared Kushner, Trump’s son-in-law- Tony Blair, former UK prime minister- Marc Rowan, billionaire US financier- Ajay Banga, World Bank president – Robert Gabriel, loyal Trump aide on the National Security Council- Which countries are invited? -Dozens of countries and leaders have said they have received an invitation.They include China, India, Russia’s President Vladimir Putin, Ukraine’s Volodymyr Zelensky and Canada’s Prime Minister Mark Carney.Egypt’s President Abdel Fattah al-Sisi and Argentina’s President Javier Milei have also confirmed an invitation.Other countries to confirm invitations include Jordan, Brazil, Paraguay, Pakistan and a host of nations from Europe, Central Asia and the Middle East.- Who will join? -Countries from Albania to Vietnam have indicated a willingness to join the board.Hungarian Prime Minister Viktor Orban, Trump’s most ardent supporter in the European Union, is in.The top US ally in the Middle East, the United Arab Emirates, was also quick to join the initiative.Canada said it would take part, but explicitly ruled out paying the $1-billion fee for permanent membership.It is unclear whether any of the countries that have responded positively — a list including Armenia, Belarus, Kazakhstan and Morocco — would be willing to pay the $1 billion.- Who won’t be involved? -Long-time US ally France has indicated it will not join. The response sparked an immediate threat from Trump to slap sky-high tariffs on French wine.Zelensky said it would be “very hard” to be a member of a council alongside Russia, and diplomats were “working on it”.The UK echoed the sentiment, saying it was “concerned” that Putin had been invited.”Putin is the aggressor in an illegal war against Ukraine, and he has shown time and time again he is not serious about peace,” said a Downing Street spokesperson.- When does it start? -The charter says it enters into force “upon expression of consent to be bound by three States”.burs-jxb/yad/phz

Ukraine : 600.000 personnes ont quitté Kiev, privée de chauffage et d’électricité par les frappes russes

Environ 600.000 personnes ont quitté Kiev en janvier, selon son maire, tandis que des milliers d’immeubles résidentiels de la capitale ukrainienne et le Parlement étaient sans chauffage, eau ni électricité mardi après de nouvelles frappes russes nocturnes.Ces attaques ont aussi provisoirement privé la centrale nucléaire de Tchernobyl d’alimentation externe.Dans la journée, 4.000 bâtiments d’habitation étaient toujours sans chauffage, a souligné le maire de Kiev Vitali Klitschko, la Russie continuant ses bombardements sur les infrastructures énergétiques de l’Ukraine.Ceux-ci ont fait un blessé dans la capitale et un mort, plus au nord, à Boutcha, où un massacre a été commis pendant l’occupation russe début 2022.Conséquence de ces attaques aériennes, “plus d’un million” d’habitants de Kiev étaient sans électricité dans la soirée, a affirmé dans la soirée le président Volodymyr Zelensky.”Tout le monde n’a pas la possibilité de quitter la ville mais, en ce moment, la population a diminué”, a quant à lui déclaré M. Klitschko dans un entretien avec l’AFP, disant que 600.000 personnes avaient quitté la capitale, qui compte 3,6 millions d’habitants.Des journalistes de l’AFP y ont constaté la fermeture de magasins et de restaurants en raison des coupures de courant, ainsi que la mise hors service de feux de circulation et l’extinction de l’éclairage public la nuit dans certains quartiers.La Rada, le Parlement ukrainien, était également sans eau, électricité ni chauffage mardi, a annoncé son président Rouslan Stefantchouk.”La température frôle les -20°C et Poutine s’en sert pour briser la résistance, plonger tout le monde dans la dépression, créer de la tension dans la société”, a dénoncé M. Klitschko auprès de l’AFP.Pendant l’entretien, une alerte aérienne a retenti, avertissant d’un risque d’attaque sur Kiev.- Situation “très critique” à Kiev -Le 9 janvier, la capitale avait déjà subi un bombardement qui avait privé de chauffage 6.000 immeubles, la pire attaque russe sur son réseau énergétique depuis le début de l’invasion il y a bientôt quatre ans.Son maire a réitéré son appel à ceux qui le peuvent à quitter la ville pendant que les services ukrainiens s’acharnent à réparer les dégâts occasionnés aux infrastructures.”Imaginez qu’il n’y ait ni électricité ni eau chez vous. Vous ne pouvez pas prendre de douche. Vos radiateurs sont froids. La situation est très critique”, a résumé M. Klitschko.Selon l’armée de l’air ukrainienne, 34 missiles et 339 drones ont été envoyés pendant la nuit contre l’Ukraine, avec la région de Kiev comme “cible principale”.Pendant l’attaque, Mariana Kravtchenko, 42 ans, s’est réfugiée dans le métro avec son fils et son chat. “On a eu peur parce qu’il y a eu plusieurs explosions”, raconte-t-elle. Ils n’ont pas dormi de la nuit. “On est très fatigué mais ça ira, on garde le sourire et on croit en la victoire”, a dit à l’AFP cette employée d’un entrepôt.- Tchernobyl provisoirement coupée du réseau -D’autres régions ukrainiennes ont également subi des bombardements sur leurs infrastructures énergétiques au cours de la nuit, notamment celle de Rivné (nord-ouest) où plus de 10.000 foyers se sont retrouvés sans courant, d’après l’administration régionale.Les Nations unies ont déploré mardi ces “attaques à grande échelle” et répétées de la Russie. “On ne peut que les qualifier de cruelles. Elles doivent cesser. Viser des civils et des infrastructures civiles constitue une violation claire des règles de la guerre”, a déclaré le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Volker Türk.Le ministère russe de la Défense a affirmé que des industries militaires, des dépôts de munitions et “des infrastructures énergétiques et de transport” utilisées par l’armée ukrainienne avaient été bombardés.La centrale nucléaire de Tchernobyl a été reconnectée au réseau électrique ukrainien dans l’après-midi, après avoir perdu toute alimentation externe en électricité en raison des frappes russes, a expliqué le directeur du site Serguiï Tarakanov.D’autres centrales nucléaires ont été affectées, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique.- Perte d’attention internationale -Le président Zelensky s’est dit “inquiet” d’une perte d’attention internationale sur le pire conflit en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, à cause du différend causé par les velléités de Donald Trump de s’emparer du Groenland.Le président américain martèle depuis plusieurs semaines vouloir faire de cette île autonome danoise un territoire américain, déclenchant une sévère crise diplomatique avec ses alliés européens membres de l’Otan.M. Trump a imposé ce sujet à l’ordre du jour de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, où se sont rendus les négociateurs ukrainiens qui poursuivent les discussions sur les garanties de sécurité à accorder à l’Ukraine après un éventuel règlement du conflit. L’envoyé spécial russe Kirill Dmitriev est également dans cette station suisse et doit y rencontrer des représentants américains, selon le Kremlin.