Nepal arrests six in tourist rescue fraud

Nepal has arrested six people after an investigation into fraudulent helicopter rescues of travellers in the Himalayan nation in a $19.69 million insurance scam, police said Monday.Thousands of trekkers visit Nepal every year for its stunning views of the Himalayas and routes lined with picturesque villages — and emergency helicopter rescues are a critical part of the tourism industry.Police said they uncovered evidence of multiple insurance claims filed for a single rescue operation, or chartered flights falsely presented as emergency evacuations, and fabricated medical bills issued with the involvement of private hospitals.The arrests follow a two and a half month investigation by the Central Investigation Bureau that revealed a trail of forged and manipulated documents.Three companies had claimed insurance payouts of approximately $19.69 million, according to a police statement.”This has been a long-standing issue and we have been investigating. Six have been arrested and our investigations will continue,” Shiva Kumar Shrestha, the bureau’s spokesman, told AFP.A 2018 government probe identified 15 companies — including helicopter firms, trekking agencies and hospitals — linked to the lucrative racket. But no action was taken against any of the alleged perpetrators.Scams continued — despite Nepal introducing guidelines to control fake rescues following a warning from insurers.

L’ex-sénateur Joël Guerriau au tribunal pour avoir drogué la députée Sandrine Josso

Un tête-à-tête entre élus de la République, un champagne au goût étrange, et une retentissante affaire politico-judiciaire: l’ex-sénateur Joël Guerriau est jugé lundi et mardi devant le tribunal correctionnel de Paris, accusé d’avoir drogué à l’ecstasy la députée Sandrine Josso afin de la violer.Dans cette affaire souvent perçue comme un cas emblématique de soumission chimique, fléau de société sur lequel Sandrine Josso est politiquement très engagée depuis les faits, l’éventuelle motivation sexuelle, niée par Joël Guerriau, devrait faire l’objet d’âpres débats à l’audience.Le 14 novembre 2023 au soir, Sandrine Josso, 48 ans, est invitée au domicile parisien du sénateur de Loire-Atlantique de 56 ans, un homologue parlementaire avec lequel elle entretient depuis dix ans une relation amicale sans la moindre ambiguïté sexuelle. Celui-ci veut fêter sa fraîche réélection à la chambre haute, à laquelle il siège depuis 2011.À son arrivée vers 20H00 dans son appartement du 6e arrondissement, la députée MoDem découvre à sa grande surprise être la seule invitée de Joël Guerriau. Pendant qu’elle patiente au salon, son hôte leur prépare dans la cuisine, hors de sa vue, des coupes de champagne pour trinquer.Sandrine Josso accepte le verre qui lui est offert, boit quelques gorgées. En bouche, le champagne blanc a un drôle de goût.D’après la députée de Loire-Atlantique, Joël Guerriau se montre étrangement pressant. Il lui reproche de ne pas boire ou manger, insiste pour la resservir, trinquer. Le sénateur réalise des “tours de magie” devant son invitée, joue avec l’éclairage de la pièce en coupant puis rallumant par à-coups le plafonnier.Après une coupe et demi de champagne, accompagnée de deux fajitas, Sandrine Josso ressent des symptômes “bizarres”: palpitations cardiaques, bouffées de chaleur ou de froid, nausée, tremblements… Voyant Joël Guerriau manipuler un sachet transparent et le ranger dans un tiroir de la cuisine, elle panique.Prétextant devoir retourner à l’Assemblée nationale, la députée, en grande détresse, ayant même du mal à parler ou tenir debout, quitte précipitamment vers 22H00 le domicile de Joël Guerriau et demande à des collègues députés de venir la récupérer au palais Bourbon.Transportée à l’hôpital, les analyses toxicologiques relèvent une forte intoxication de son corps à l’ecstasy, avec une présence de MDMA à hauteur de 388 nanogrammes par millilitre de sang. Une concentration très nettement supérieure à une prise récréative de cette drogue euphorisante.- “Acte d’inadvertance” -Interpellé dès le lendemain des faits, Joël Guerriau dément avoir drogué Sandrine Josso pour l’agresser et argue d’un “acte d’inadvertance” de sa part.Selon le récit qu’il a fourni tout au long de l’instruction, il s’est procuré pour lui-même un euphorisant dans une période de vague à l’âme consécutive à la mort de son chat, et a servi par erreur à son amie un verre qu’il se destinait.En perquisition, un sachet de 30 grammes d’ecstasy a été retrouvé dans le tiroir de sa cuisine.”Je ne suis pas au top de ma forme. J’ai l’air d’aller bien mais à l’intérieur, je suis ravagée”, a confié à l’AFP Sandrine Josso en amont du procès. “Quelque part, je prends ça comme une mission en fait. Je me dis, si ça m’est arrivé, que j’ai trouvé l’énergie nécessaire pour m’échapper, je dois en faire quelque chose”.Pour sa part, Joël Guerriau “réserve ses explications au tribunal”, ont indiqué à l’AFP ses avocats, Mes Maria Roumiantseva et Henri Carpentier. L’ex-sénateur, qui a démissionné le 5 octobre dernier du palais du Luxembourg, encourt cinq ans d’emprisonnement.Sandrine Josso considère qu’en la droguant, Joël Guerriau avait l’intention de la violer pour “assouvir une pulsion, un fantasme”, ce dont le prévenu se défend.Si le sénateur n’a effectué aucun geste à caractère sexuel durant la soirée, les juges d’instruction ont estimé que le “cadre à tout le moins intimiste” du tête-à-tête et ses recherches sur internet, quelques semaines avant les faits, sur la drogue et le viol étaient suffisants pour qu’il soit jugé de ce chef devant le tribunal.

L’ex-sénateur Joël Guerriau au tribunal pour avoir drogué la députée Sandrine Josso

Un tête-à-tête entre élus de la République, un champagne au goût étrange, et une retentissante affaire politico-judiciaire: l’ex-sénateur Joël Guerriau est jugé lundi et mardi devant le tribunal correctionnel de Paris, accusé d’avoir drogué à l’ecstasy la députée Sandrine Josso afin de la violer.Dans cette affaire souvent perçue comme un cas emblématique de soumission chimique, fléau de société sur lequel Sandrine Josso est politiquement très engagée depuis les faits, l’éventuelle motivation sexuelle, niée par Joël Guerriau, devrait faire l’objet d’âpres débats à l’audience.Le 14 novembre 2023 au soir, Sandrine Josso, 48 ans, est invitée au domicile parisien du sénateur de Loire-Atlantique de 56 ans, un homologue parlementaire avec lequel elle entretient depuis dix ans une relation amicale sans la moindre ambiguïté sexuelle. Celui-ci veut fêter sa fraîche réélection à la chambre haute, à laquelle il siège depuis 2011.À son arrivée vers 20H00 dans son appartement du 6e arrondissement, la députée MoDem découvre à sa grande surprise être la seule invitée de Joël Guerriau. Pendant qu’elle patiente au salon, son hôte leur prépare dans la cuisine, hors de sa vue, des coupes de champagne pour trinquer.Sandrine Josso accepte le verre qui lui est offert, boit quelques gorgées. En bouche, le champagne blanc a un drôle de goût.D’après la députée de Loire-Atlantique, Joël Guerriau se montre étrangement pressant. Il lui reproche de ne pas boire ou manger, insiste pour la resservir, trinquer. Le sénateur réalise des “tours de magie” devant son invitée, joue avec l’éclairage de la pièce en coupant puis rallumant par à-coups le plafonnier.Après une coupe et demi de champagne, accompagnée de deux fajitas, Sandrine Josso ressent des symptômes “bizarres”: palpitations cardiaques, bouffées de chaleur ou de froid, nausée, tremblements… Voyant Joël Guerriau manipuler un sachet transparent et le ranger dans un tiroir de la cuisine, elle panique.Prétextant devoir retourner à l’Assemblée nationale, la députée, en grande détresse, ayant même du mal à parler ou tenir debout, quitte précipitamment vers 22H00 le domicile de Joël Guerriau et demande à des collègues députés de venir la récupérer au palais Bourbon.Transportée à l’hôpital, les analyses toxicologiques relèvent une forte intoxication de son corps à l’ecstasy, avec une présence de MDMA à hauteur de 388 nanogrammes par millilitre de sang. Une concentration très nettement supérieure à une prise récréative de cette drogue euphorisante.- “Acte d’inadvertance” -Interpellé dès le lendemain des faits, Joël Guerriau dément avoir drogué Sandrine Josso pour l’agresser et argue d’un “acte d’inadvertance” de sa part.Selon le récit qu’il a fourni tout au long de l’instruction, il s’est procuré pour lui-même un euphorisant dans une période de vague à l’âme consécutive à la mort de son chat, et a servi par erreur à son amie un verre qu’il se destinait.En perquisition, un sachet de 30 grammes d’ecstasy a été retrouvé dans le tiroir de sa cuisine.”Je ne suis pas au top de ma forme. J’ai l’air d’aller bien mais à l’intérieur, je suis ravagée”, a confié à l’AFP Sandrine Josso en amont du procès. “Quelque part, je prends ça comme une mission en fait. Je me dis, si ça m’est arrivé, que j’ai trouvé l’énergie nécessaire pour m’échapper, je dois en faire quelque chose”.Pour sa part, Joël Guerriau “réserve ses explications au tribunal”, ont indiqué à l’AFP ses avocats, Mes Maria Roumiantseva et Henri Carpentier. L’ex-sénateur, qui a démissionné le 5 octobre dernier du palais du Luxembourg, encourt cinq ans d’emprisonnement.Sandrine Josso considère qu’en la droguant, Joël Guerriau avait l’intention de la violer pour “assouvir une pulsion, un fantasme”, ce dont le prévenu se défend.Si le sénateur n’a effectué aucun geste à caractère sexuel durant la soirée, les juges d’instruction ont estimé que le “cadre à tout le moins intimiste” du tête-à-tête et ses recherches sur internet, quelques semaines avant les faits, sur la drogue et le viol étaient suffisants pour qu’il soit jugé de ce chef devant le tribunal.

“Nous souhaitons fermer le site” de Bétharram, dit le secrétaire général de l’enseignement catholique

“Nous souhaitons fermer le site” de Notre-Dame de Bétharram, au cœur d’un scandale de violences physiques et sexuelles, “c’est clairement notre objectif”, a affirmé le secrétaire général de l’enseignement catholique Guillaume Prévost lundi.Mais “nous ne souhaitons pas le faire dans n’importe quelles conditions, compte tenu de nos responsabilité” vis-à-vis des victimes et des familles notamment, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse, quelques jours après des déclarations contradictoires sur le sujet et qui laissaient planer une incertitude sur le devenir de l’établissement situé à Lestelle-Bétharram (Pyrénées-Atlantiques).M. Prévost s’est dit “confiant” sur sa “capacité à pouvoir (…) présenter un projet clair sur le plan logistique et éducatif avant l’été”. “Nous nous sommes donné trois mois pour aboutir”, a-t-il affirmé, assurant qu'”une seule chose nous guide, la responsabilité”.Depuis deux ans, près de 250 plaintes ont été déposées par d’anciens élèves de Notre-Dame-de-Bétharram auprès du parquet de Pau, mettant en cause des prêtres et des laïcs pour des faits commis entre la fin des années 1950 et le début des années 2000.Il y a sur le site “un symbole, un bâtiment” qui “est la version négative qu’il faut quitter”, a de son côté affirmé Pierre-Vincent Guéret, président de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Fnogec).L’avenir des enfants scolarisés sur place “est sur le groupe scolaire du Beau-Rameau”, qui compte aujourd’hui trois établissements dans la commune voisine d’Igon: une école primaire, un lycée et un lycée professionnel, a-t-il expliqué.”Il conviendra d’y rajouter un quatrième établissement, un collège. Voila ce que s’appelle la fermeture en bon ordre et proprement du site”, a-t-il ajouté.Pour les 160 collégiens aujourd’hui sur le site de Lestelle-Bétharram, “il faut leur trouver des salles de classe” et donc “réorganiser le site d’Igon”, a ajouté le président de la Fnogec.Pour M. Guéret, “ce type d’opérations est faisable, en profitant des temps fermés, donc de vacances”.M. Guéret avait annoncé la semaine dernière la prochaine fermeture du site de Lestelle-Bétharram, des propos avec lesquels le Secrétariat général de l’Enseignement catholique avait toutefois pris ses distances en assurant qu’il n’était “pas question de fermeture de l’établissement à ce stade”.Des violences avaient été dénoncées dès les années 1990 mais la parole des anciens élèves ne s’est libérée qu’à partir de l’automne 2023, dénonçant fellations et masturbations forcées, passages à tabac, humiliations et supplices.Des faits pour lesquels la congrégation des pères de Bétharram a reconnu sa responsabilité, l’an dernier après que le scandale eut éclaté, et compte indemniser toutes les victimes.