Le dossier judiciaire s’alourdit pour Morandini, maintenu à l’antenne

Le dossier judiciaire de Jean-Marc Morandini s’alourdit: déjà condamné pour corruption de mineurs, l’animateur a renoncé à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, accentuant la pression sur sa chaîne CNews qui le maintient à l’antenne.L’animateur de 60 ans présentera bien mercredi le “Morandini Live”, comme chaque jour, a indiqué la chaîne …

Le dossier judiciaire s’alourdit pour Morandini, maintenu à l’antenne Read More »

Procès en appel de l’assassinat de Paty: Ruffin dénonce “l’infâme défense des bourreaux”

François Ruffin a critiqué mardi, au lendemain de l’ouverture du procès en appel des personnes impliquées dans l’assassinat en 2020 de Samuel Paty, “l’infâme défense des bourreaux” et a accusé le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui et son avocat de “salir la mémoire et l’honneur” du professeur. “Sefrioui, le prédicateur islamiste ayant jeté Samuel Paty à la vindicte sur les réseaux sociaux, change de pied. Sa défense ne consiste plus à refuser tout lien avec l’assassin Anzorov. Désormais, il attaque l’enseignant reprenant la rumeur: il aurait discriminé des élèves. La morale est retournée: à l’origine, le délit viendrait de Samuel Paty”, a écrit sur X le député de Picardie, candidat à la primaire des unitaires de gauche pour l’élection présidentielle de 2027.”Sefrioui et son avocat diffament Samuel Paty, l’insultent, salissent sa mémoire et son honneur. Où sont les réactions du ministre de l’Education nationale?”, a ajouté l’élu de la Somme en dénonçant une “intimidation directe pour tout le corps enseignant”.”Que nous valent ces pudeurs de gazelle quand l’honneur d’un enseignant décapité pour transmettre les valeurs de la République est ainsi souillé en place publique?”, conclut-il en interpellant la gauche.L’ancien Insoumis, fondateur du parti Debout, réagissait aux déclarations de Me Francis Vuillemin lundi.L’avocat d’Abdelhakim Sefrioui a accusé le professeur d’avoir “procédé à la discrimination des élèves musulmans”.”Je démontrerai qu’il faisait la même chose dans le précédent établissement où il était affecté en 2016 (…) Lui disait que c’était pour protéger les élèves par rapport à cette caricature. Mais on ne protège personne dans l’école de la République en discriminant, en demandant à des élèves de se désigner en fonction de leur religion”, a-t-il dit devant la presse.L’enseignant d’histoire-géographie avait été décapité le 16 octobre 2020 aux abords du collège du Bois-d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, abattu par la police juste après son crime.Une élève de 13 ans avait menti en l’accusant d’avoir discriminé les élèves musulmans de sa classe lors d’un cours sur la liberté d’expression où il avait présenté une caricature de Mahomet. En réalité, elle n’y avait pas assisté.”Il n’est évidemment pas question de faire le procès post-mortem de Samuel Paty. Ce n’est pas le sujet et ce serait totalement contreproductif, qui plus est compte tenu de l’émotion suscitée par la barbarie de l’acte”, a déclaré un autre des conseils d’Abdelhakim Sefrioui, Me Vincent Brengarth, à l’AFP.”Rien ne doit venir occulter le fait que notre client n’avait aucun lien avec l’auteur de l’attentat, qu’il ne connaissait pas et que ce dernier n’a jamais vu sa vidéo”, a-t-il ajouté.

Procès en appel de l’assassinat de Paty: Ruffin dénonce “l’infâme défense des bourreaux”

François Ruffin a critiqué mardi, au lendemain de l’ouverture du procès en appel des personnes impliquées dans l’assassinat en 2020 de Samuel Paty, “l’infâme défense des bourreaux” et a accusé le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui et son avocat de “salir la mémoire et l’honneur” du professeur. “Sefrioui, le prédicateur islamiste ayant jeté Samuel Paty à la vindicte sur les réseaux sociaux, change de pied. Sa défense ne consiste plus à refuser tout lien avec l’assassin Anzorov. Désormais, il attaque l’enseignant reprenant la rumeur: il aurait discriminé des élèves. La morale est retournée: à l’origine, le délit viendrait de Samuel Paty”, a écrit sur X le député de Picardie, candidat à la primaire des unitaires de gauche pour l’élection présidentielle de 2027.”Sefrioui et son avocat diffament Samuel Paty, l’insultent, salissent sa mémoire et son honneur. Où sont les réactions du ministre de l’Education nationale?”, a ajouté l’élu de la Somme en dénonçant une “intimidation directe pour tout le corps enseignant”.”Que nous valent ces pudeurs de gazelle quand l’honneur d’un enseignant décapité pour transmettre les valeurs de la République est ainsi souillé en place publique?”, conclut-il en interpellant la gauche.L’ancien Insoumis, fondateur du parti Debout, réagissait aux déclarations de Me Francis Vuillemin lundi.L’avocat d’Abdelhakim Sefrioui a accusé le professeur d’avoir “procédé à la discrimination des élèves musulmans”.”Je démontrerai qu’il faisait la même chose dans le précédent établissement où il était affecté en 2016 (…) Lui disait que c’était pour protéger les élèves par rapport à cette caricature. Mais on ne protège personne dans l’école de la République en discriminant, en demandant à des élèves de se désigner en fonction de leur religion”, a-t-il dit devant la presse.L’enseignant d’histoire-géographie avait été décapité le 16 octobre 2020 aux abords du collège du Bois-d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, abattu par la police juste après son crime.Une élève de 13 ans avait menti en l’accusant d’avoir discriminé les élèves musulmans de sa classe lors d’un cours sur la liberté d’expression où il avait présenté une caricature de Mahomet. En réalité, elle n’y avait pas assisté.”Il n’est évidemment pas question de faire le procès post-mortem de Samuel Paty. Ce n’est pas le sujet et ce serait totalement contreproductif, qui plus est compte tenu de l’émotion suscitée par la barbarie de l’acte”, a déclaré un autre des conseils d’Abdelhakim Sefrioui, Me Vincent Brengarth, à l’AFP.”Rien ne doit venir occulter le fait que notre client n’avait aucun lien avec l’auteur de l’attentat, qu’il ne connaissait pas et que ce dernier n’a jamais vu sa vidéo”, a-t-il ajouté.

Ligue des champions: le PSG doit défendre son top 8 contre Newcastle

Le PSG doit absolument gagner contre Newcastle et retrouver une efficacité offensive qui lui fait grandement défaut actuellement, mercredi au Parc des Princes, s’il veut être certain de conserver une précieuse place dans le top 8 de la Ligue des champions et ne pas laisser le doute s’installer.Sixième avec 13 points, juste devant son adversaire du soir, le champion d’Europe en titre va batailler lors de cette soirée où tout le monde joue en même temps, tout en surveillant le résultat des autres équipes à égalité de points avec lui (sept dont Newcastle). Sans parler des équipes juste un point derrière (au nombre de deux).Le top 8 permet d’éviter le barrage aller-retour de février entre équipes classées de la 9e à la 24e place, mais aussi de recevoir au retour, au moins en huitième de finale.L’entraîneur Luis Enrique a néanmoins calmé le jeu: “Je signerais pour une défaite ou un match nul, si on me dit qu’ensuite je gagne la Ligue des champions. La véritable Ligue des champions commence ensuite et on est une équipe incroyable en élimination directe”.Il reste que ses hommes avaient tellement bien démarré la phase de ligue (trois victoires) qu’ils pensaient évoluer en toute sérénité. Or une forme de tension est revenue avec le match nul à Bilbao en décembre (0-0) et la défaite sur le fil 2-1 contre le Sporting Portugal la semaine dernière.Luis Enrique a beau avoir alors pesté contre la malchance, c’est bel et bien le manque de réalisme offensif des Parisiens, démon bien connu de la phase de ligue de la saison précédente, qui leur a coûté.- “Un moment particulier” -Contre Newcastle mercredi soir, Ousmane Dembélé et les siens, dont Achraf Hakimi de retour, ainsi que Nuno Mendes, Fabian Ruiz et Joao Neves, doivent donc faire preuve d’efficacité. D’autant moins évident dans un match décisif. Heureusement pour le PSG, il a son destin en main, puisque sa différence de buts de +10 lui assure quasiment le top 8 en cas de victoire.En revanche, il retrouve avec l’équipe anglaise un adversaire qui ne lui a pas franchement réussi il y a deux ans, même si cette fois-ci, l’indispensable milieu Guimaraes (cheville) est très incertain. Présent au début de l’entrainement mardi en fin de journée, il passera “des tests”, a indiqué le coach Eddy Howe. Son compatriote Joelinton (aisne) est, lui, “forfait”, a indiqué le coach.Le PSG, qui jouait alors des coudes dans le groupe de la mort (avant la nouvelle formule à poule unique), avait été giflé 4-1 à Saint James’ Park, dans une ambiance certes exceptionnelle. Et au Parc des Princes, il avait arraché le nul tant bien que mal (1-1) dans les arrêts de jeu sur un pénalty litigieux.Luis Enrique a malicieusement assuré “ne se rappeler de rien” de la défaite, un peu mieux du match nul: “Nous sommes bien meilleurs désormais”.- Vidéos -Le jeu physique et la science de la verticalité des Magpies avaient fait en partie déjouer le PSG, pris régulièrement dans son dos. “On a vu beaucoup de vidéos pour voir comment ils jouent, ils sont très physiques, aiment jouer dans le dos des défenseurs, on s’est préparés”, a assuré mardi le défenseur équatorien du PSG Willian Pacho, ajoutant: “Il faudra être attentif si on perd la balle, pour empêcher les contre-attaques”.Ne pas prendre de but mercredi soir pourrait s’avérer capital. Luis Enrique espère d’ailleurs éviter “une fin de match folle”. “Je crois que c’est très clair, c’est un moment particulier, admettait l’entraîneur vendredi après la difficile victoire acquise à Auxerre (1-0). Il manque un peu de confiance et de précision pour finir les occasions”.”Les joueurs ne sont pas des machines, aujourd’hui on n’a pas été précis dans les passes et dans la circulation du ballon, on peut changer cela car tout le monde connaît la qualité individuelle de l’équipe”, ajoutait le coach parisien.

TikTok settles hours before landmark social media addiction trial

Video sharing app TikTok has made an eleventh-hour deal to avoid a landmark US trial accusing it, along with Meta and YouTube, of addicting young people to social media, lawyers said on Tuesday.The deal was made as jury selection was to begin in a Los Angeles court that could establish a legal precedent on whether social media companies deliberately designed their platforms to addict children.The case being heard in the California state court is being called a “bellwether” proceeding because its outcome could set the tone for a tidal wave of similar litigation across the United States.The remaining defendants in the suit are Alphabet and Meta, the tech titans behind YouTube and Instagram.Meta co-founder and Chief Executive Mark Zuckerberg is slated to be called as a witness during the trial.”The parties are pleased to have reached an amicable resolution of this dispute,” the Social Media Victims Law Center said, noting that the terms of the settlement with TikTok are confidential.The case focuses on allegations that a 19-year-old woman identified by the initials K.G.M. suffered severe mental harm because she was addicted to social media.After joining YouTube at age six, Instagram at 11, Snapchat at 13, and TikTok at 14, the Californian claims to have developed an addiction to the sites that contributed to her depression, anxiety, body image issues and that stoked suicidal thoughts.Social media firms are accused in hundreds of lawsuits of addicting young users to content that has led to depression, eating disorders, psychiatric hospitalization and even suicide.Lawyers for the plaintiffs are explicitly borrowing strategies used in the 1990s and 2000s against the tobacco industry, which faced a similar onslaught of lawsuits arguing that companies sold a harmful product.The trial before Judge Carolyn Kuhl is expected to start next week after a jury is selected.- ‘Significant victory’ -“This is the first time that a social media company has ever had to face a jury for harming kids,” Social Media Victims Law Center founder Matthew Bergman, whose team is involved in more than 1,000 such cases, told AFP.The center is a legal organization dedicated to holding social media companies accountable for harms allegedly caused to young people online.”The fact that now K.G.M. and her family get to stand in a courtroom equal to the largest, most powerful and wealthy companies in the world is, in and of itself, a very significant victory,” Bergman said.Internet titans have argued that they are shielded by Section 230 of the US Communications Decency Act, which frees them of responsibility for what social media users post.However, this case argues those firms are culpable for business models designed to hold people’s attention and to promote content that winds up harming their mental health.”The allegations in these complaints are simply not true,” said Jose Castaneda, a YouTube spokesperson.”Providing young people with a safer, healthier experience has always been core to our work,” he added.Meta has also rejected the allegations.TikTok’s settlement joins Snapchat, which last week confirmed that it made a deal to avoid the trial brought by K.G.M. The terms were not disclosed.The companies face two other similar trials in the same court scheduled for later this year.Lawsuits, including some brought by school districts, accusing social media platforms of practices endangering young users are also making their way through federal court in Northern California and state courts across the country.

Municipales: en six ans, le vélo s’est trouvé des ailes

Avec plus de 12.000 kilomètres de nouvelles pistes cyclables ou voies vertes et près de 3.000 kilomètres de “véloroutes” touristiques supplémentaires depuis 2020, le vélo a tenu le haut du pavé depuis les dernières élections municipales, indiquent mardi les élus favorables au vélo.”Depuis 2019, la pratique du vélo a augmenté de 40% en France”, a souligné mardi à Paris Chrystelle Beurrier, maire d’Excenevex en Haute-Savoie, et coprésidente de l’Association transpartisane Vélo et Marche qui regroupe des élus engagés pour le vélo et la marche.”On a vu exploser le vélo pendant ce mandat” grâce au plan pluriannuel vélo, a ajouté Françoise Rossignol, maire de Dainville (Pas-de-Calais) et vice-présidente chargée des transports de la communauté urbaine d’Arras, qui s’inquiète néanmoins pour l’avenir, en raison des coups de rabot budgétaire qui menacent l’enveloppe vélo du fonds vert.Fin 2025, la France comptait 63.390 km de pistes cyclables et de voies vertes contre 51.154 km en 2020, selon le bilan présenté mardi par le réseau national Vélo et Marche à l’Assemblée Nationale.Au total, en incluant les “bandes cyclables”, ces espaces dévolus aux vélos au milieu des voitures et délimités par des bandes peintes sur la chaussée, ou encore les couloirs de bus accueillant des vélos, l’association recense 88.497 km d’aménagements cyclables en France à fin 2025, pour un objectif de 100.000 km en 2030. Tout au long de la mandature, les véloroutes ont elles aussi progressé. Ces itinéraires touristiques à vélo — par exemple la piste qui suit le cours de La Loire, ou la “Velodyssée” le long de la côte Atlantique de Roscoff en Bretagne jusqu’à Hendaye à la frontière espagnole — ont augmenté de 16%, à 21.830 km au total en 2025, contre 18.848 en 2020, selon l’association. “Nous sommes à 83,6% du schéma national des véloroutes”, contre 73,7% en 2020, a ajouté Mme Beurrier. Objectif final: parvenir à 25.900 km de véloroutes en 2030. Un travail de fourmi pour relier les collectivités entre elles, gérer l’accès au foncier et coordonner les différents réseaux (gaz, eau, électricité) sur les trajets. Autre avancée, le nombre de places de stationnement pour vélos: depuis 2019, 48.904 places de stationnement ont été créées dans les gares en France. “On est à un peu plus de 50% de l’objectif”, qui est de 80.000 places d’ici 2027, a précisé Mme Beurrier.

En Moselle, recherches et espoirs après la découverte “unique au monde” d’hydrogène naturel

Pourra-t-on prochainement exploiter en Lorraine des millions de tonnes d’hydrogène naturel, possible source d’énergie décarbonée? Les recherches s’intensifient autour de ce gisement sous-terrain potentiellement unique au monde, dont les retombées économiques pourraient profiter à toute la région.A Pontpierre, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Metz, une plateforme de forage de 41 mètres de haut, venue d’Autriche, a été érigée en périphérie du village de 800 habitants.La semaine dernière, les tiges ont atteint 2.600 mètres de profondeur. Et l’objectif est de creuser encore, jusqu’à 4.000 mètres courant février, à la recherche d’hydrogène blanc, ou natif, dissout naturellement dans les eaux souterraines.Ces travaux doivent permettre de poursuivre les investigations après la découverte “unique” de ce qui pourrait être “la plus grosse réserve d’hydrogène naturel au monde”, rappelle Yann Fouant, responsable des relations publiques de La Française de l’Energie (FDE). Cette entreprise mène le projet avec l’appui scientifique du laboratoire GeoRessources du CNRS et de l’Université de Lorraine, dans le cadre d’un programme de recherches baptisé Regalor II (pour Ressources en gaz et en lithium en Lorraine).Selon les estimations du CNRS à l’issue du précédent programme de recherches, Regalor, le gisement lorrain (qui s’étend aussi sur une partie des territoires belge, luxembourgeois et allemand) pourrait comporter environ 34 millions de tonnes d’hydrogène. – “Petites bulles en surface” -Le but de ce nouveau programme de recherches est de descendre bien plus bas que le précédent (qui s’était arrêté à 1.300 m de profondeur) pour “se rapprocher peut-être de la source, de la cuisine de l’hydrogène” et ainsi mieux comprendre les mécanismes de sa formation, explique Jacques Pironon, directeur de recherches du CNRS au laboratoire GeoRessources.L’hydrogène natif se forme naturellement dans le sous-sol, via des réactions chimiques, entre l’eau et des minéraux par exemple. En Lorraine, où l’extraction minière a jadis fait fleurir l’économie, les veines de charbon, en se transformant en gaz “avec le temps (et) la température”, sont peut-être à l’origine de la création de l’hydrogène, détaille M. Pironon.Cela peut aussi provenir d’une réaction entre des molécules de fer et d’eau: le fer va créer “de la rouille en quelque sorte” pour ainsi produire de l’hydrogène. Les études actuellement menées doivent permettre de déterminer quelle hypothèse est la bonne. Cette phase de recherches permet aussi d’anticiper l’exploitation future, espérée, de cette ressource. Dans le cadre de ce forage, “on a déjà produit l’hydrogène, on l’a remonté, on a eu des petites bulles en surface”, détaille M. Fouant.- “Promesse” -“C’est vraiment une promesse (…) pour l’instant, tous les feux clignotent au vert en termes de décarbonation”, de “source d’énergie” et “d’indépendance énergétique”, s’enthousiasme Philippe de Donato, directeur de recherche au CNRS, qui travaille sur le projet.Il se félicite également de “l’avance” française en matière de recherche sur l’exploitation du gaz dissout dans l’eau, grâce notamment à une sonde brevetée “que nous sommes les seuls à utiliser”. “On a continué de travailler, d’améliorer cette sonde-là, à la fois en système de mesure et maintenant en système d’extraction à dimension industrielle”.Pour le président de la Région Grand Est Franck Leroy, “ici, en Moselle, le sous-sol fait partie de notre histoire”. “Demain, il peut devenir un atout stratégique pour notre souveraineté énergétique et industrielle”, se félicite-t-il. Deux associations locales de défense de l’environnement, l’APEL57 et le Collectif de défense des bassins miniers lorrains, appellent cependant à la vigilance quant à l’impact futur de ce projet sur les nappes d’eau souterraine.Un précédent projet de la Française de l’Energie, qui visait à exploiter les gaz de couche, autrement dit le méthane piégé dans les veines de charbon du sous-sol lorrain, a d’ailleurs été enterré en décembre par le Conseil d’Etat, justement à cause du risque jugé trop élevé d’atteinte aux ressources en eau.

En Moselle, recherches et espoirs après la découverte “unique au monde” d’hydrogène naturel

Pourra-t-on prochainement exploiter en Lorraine des millions de tonnes d’hydrogène naturel, possible source d’énergie décarbonée? Les recherches s’intensifient autour de ce gisement sous-terrain potentiellement unique au monde, dont les retombées économiques pourraient profiter à toute la région.A Pontpierre, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Metz, une plateforme de forage de 41 mètres de haut, venue d’Autriche, a été érigée en périphérie du village de 800 habitants.La semaine dernière, les tiges ont atteint 2.600 mètres de profondeur. Et l’objectif est de creuser encore, jusqu’à 4.000 mètres courant février, à la recherche d’hydrogène blanc, ou natif, dissout naturellement dans les eaux souterraines.Ces travaux doivent permettre de poursuivre les investigations après la découverte “unique” de ce qui pourrait être “la plus grosse réserve d’hydrogène naturel au monde”, rappelle Yann Fouant, responsable des relations publiques de La Française de l’Energie (FDE). Cette entreprise mène le projet avec l’appui scientifique du laboratoire GeoRessources du CNRS et de l’Université de Lorraine, dans le cadre d’un programme de recherches baptisé Regalor II (pour Ressources en gaz et en lithium en Lorraine).Selon les estimations du CNRS à l’issue du précédent programme de recherches, Regalor, le gisement lorrain (qui s’étend aussi sur une partie des territoires belge, luxembourgeois et allemand) pourrait comporter environ 34 millions de tonnes d’hydrogène. – “Petites bulles en surface” -Le but de ce nouveau programme de recherches est de descendre bien plus bas que le précédent (qui s’était arrêté à 1.300 m de profondeur) pour “se rapprocher peut-être de la source, de la cuisine de l’hydrogène” et ainsi mieux comprendre les mécanismes de sa formation, explique Jacques Pironon, directeur de recherches du CNRS au laboratoire GeoRessources.L’hydrogène natif se forme naturellement dans le sous-sol, via des réactions chimiques, entre l’eau et des minéraux par exemple. En Lorraine, où l’extraction minière a jadis fait fleurir l’économie, les veines de charbon, en se transformant en gaz “avec le temps (et) la température”, sont peut-être à l’origine de la création de l’hydrogène, détaille M. Pironon.Cela peut aussi provenir d’une réaction entre des molécules de fer et d’eau: le fer va créer “de la rouille en quelque sorte” pour ainsi produire de l’hydrogène. Les études actuellement menées doivent permettre de déterminer quelle hypothèse est la bonne. Cette phase de recherches permet aussi d’anticiper l’exploitation future, espérée, de cette ressource. Dans le cadre de ce forage, “on a déjà produit l’hydrogène, on l’a remonté, on a eu des petites bulles en surface”, détaille M. Fouant.- “Promesse” -“C’est vraiment une promesse (…) pour l’instant, tous les feux clignotent au vert en termes de décarbonation”, de “source d’énergie” et “d’indépendance énergétique”, s’enthousiasme Philippe de Donato, directeur de recherche au CNRS, qui travaille sur le projet.Il se félicite également de “l’avance” française en matière de recherche sur l’exploitation du gaz dissout dans l’eau, grâce notamment à une sonde brevetée “que nous sommes les seuls à utiliser”. “On a continué de travailler, d’améliorer cette sonde-là, à la fois en système de mesure et maintenant en système d’extraction à dimension industrielle”.Pour le président de la Région Grand Est Franck Leroy, “ici, en Moselle, le sous-sol fait partie de notre histoire”. “Demain, il peut devenir un atout stratégique pour notre souveraineté énergétique et industrielle”, se félicite-t-il. Deux associations locales de défense de l’environnement, l’APEL57 et le Collectif de défense des bassins miniers lorrains, appellent cependant à la vigilance quant à l’impact futur de ce projet sur les nappes d’eau souterraine.Un précédent projet de la Française de l’Energie, qui visait à exploiter les gaz de couche, autrement dit le méthane piégé dans les veines de charbon du sous-sol lorrain, a d’ailleurs été enterré en décembre par le Conseil d’Etat, justement à cause du risque jugé trop élevé d’atteinte aux ressources en eau.

Honduras: Nasry Asfura, nouvel allié de Trump, investi nouveau président

Nasry Asfura, soutenu par Donald Trump qui en avait fait son favori durant le scrutin, soulevant des critiques d’ingérence, a prêté serment mardi pour un mandat de quatre ans à la tête du pays le plus pauvre et le plus violent d’Amérique centrale.”Je fais la promesse légale de respecter la Constitution, les lois, comme le prescrivent les saints commandements. Honduras, nous sommes là pour te servir”, a déclaré le nouveau chef de l’Etat, 67 ans, lors de la cérémonie d’investiture au Parlement.Son arrivée au pouvoir tourne la page de quatre années de gouvernement de gauche et assure au président républicain d’un allié de plus en Amérique latine, après l’avènement de la droite au Chili, en Bolivie, au Pérou et en Argentine.Son élection, dont les résultats ont été retardés de près de trois semaines, entraînant des suspicions de fraude, a été dénoncée par la présidente sortante Xiomara Castro fustigeant “l’ingérence” du président américain qui avait notamment menacé de réduire l’aide au Honduras si son favori ne l’emportait pas.Reconnaissant de ce soutien, l’ancien entrepreneur du bâtiment et maire de Tegucigalpa s’est déjà rendu aux Etats-Unis pour rencontrer le secrétaire d’Etat Marco Rubio.Il est revenu annonçant un projet d’accord de libre-échange avec les Etats-Unis, destination de 60% des exportations du Honduras, et une promesse de renforcement de la coopération en matière de sécurité.Disposant du premier groupe parlementaire à l’Assemblée, sans la majorité, le nouveau chef de l’Etat a appelé les législateurs à soutenir son programme, sans toutefois en détailler les contours.”Pour moi (…) il n’existe ni différences, ni couleurs politiques, il n’existe pas d’idéologies qui vont nous diviser”, a affirmé M. Asfura, qui a remporté la présidence d’une infime marge avec son principal rival également de droite.- Chine, insécurité -Derrière le soutien américain à M. Asfura se dessine la rivalité entre Washington et Pékin.Sous le gouvernement de la présidente Castro, Tegucigalpa avait rompu ses relations avec Taïwan, que la Chine revendique comme partie intégrante de son territoire. M. Asfura n’exclut pas de les rétablir.”Il faut analyser les engagements (signés avec la Chine), voir ce qui est le mieux pour le Honduras, et c’est là que nous prendrons les meilleures décisions”, a-t-il déclaré à CNN.Selon l’économiste Liliana Castillo à l’AFP, “en 2024 (…) ce que nous achetons (à la Chine) approche les 3 milliards de dollars”, alors que le Honduras n’arrive même pas à lui vendre “40 millions”.La question migratoire sera au menu des relations avec l’administration Trump.Quelque deux millions de Honduriens vivent aux Etats-Unis, beaucoup sans papiers. Leurs envois de fonds représentent un tiers du PIB du Honduras, où la pauvreté frappe 60% des 11 millions d’habitants.M. Asfura souhaite que le président républicain rétablisse un dispositif spécial, dit TPS, qui protégeait de l’expulsion quelque 60.000 Honduriens sur le sol américain.Nasry Asfura devra parvenir à un difficile équilibre : attirer les investissements étrangers et développer les infrastructures, tout en réduisant les dépenses du pays où la dette publique représente 45% du PIB, selon des chiffres officiels.Tout cela dans un contexte sécuritaire périlleux dans un pays gangréné par le narcotrafic et où prospèrent les gangs de la Mara Salvatrucha et du Barrio 18, déclarés organisations terroristes par les Etats-Unis.”Si l’on ne paie pas, on se fait tuer”, a déclaré à l’AFP Daniel Santos, un chauffeur de taxi de la capitale âgé de 64 ans, dénonçant l’extorsion omniprésente.Le nouveau chef de l’Etat a assuré que son gouvernement va “lutter de front contre l’insécurité, n’ayez aucun doute là-dessus”, annonçant un plan anti-extorsion et des renforts de sécurité dans les zones conflictuelles pour assurer un contrôle territorial.Bien qu’il n’ait pas expliqué comment il s’attaquera à la criminalité organisée, Nasry Asfura avait promis de ne “pas reconduire l’état d’exception” décrété par sa prédécesseuse. Il se démarque donc d’emblée de la manière forte contre les gangs opérée au Salvador voisin, dont disent s’inspirer les nouveaux gouvernements de droite en Amérique latine.Si les homicides ont diminué, le Honduras demeure un des pays les plus violents de la région, avec un taux de mort violente de 23 pour 100.000 habitants.