Nationaliser ArcelorMittal ? L’Assemblée adopte un article-clé, les débats se poursuivent

Les discussions sur l’avenir de la sidérurgie française, en grande difficulté, se poursuivent jeudi à l’Assemblée nationale, qui débat d’un texte LFI pour nationaliser ArcelorMittal France, contre l’avis du gouvernement qui estime que la bataille se joue à Bruxelles.Les débats sont tendus, entre LFI accusant le RN d’obstruction, et le groupe de Marine Le Pen reprochant aux Insoumis de susciter de “faux espoirs” pour les salariés. Les députés ont toutefois adopté en début de soirée l’article principal de la proposition de loi, défendue lors de la journée annuelle réservée aux textes du groupe LFI.Elle devra encore être mise au vote avant l’interruption des débats à minuit, pour espérer suivre un chemin parlementaire.L’article dispose que “la société ArcelorMittal France est nationalisée”, et prévoit un mécanisme pour déterminer sa valeur (le coût d’une nationalisation est chiffré à trois milliards d’euros). Il a été largement adopté avec 113 voix des groupes de gauche (LFI, PS, écologistes, communistes et ultramarins), contre 36 du camp gouvernemental peu mobilisé.Le RN s’est abstenu et son allié de l’UDR a voté contre.- “Tsunami” -Les Insoumis considèrent la nationalisation comme “l’unique solution” pour sauver la filière et ses 15.000 emplois directs, a répété à la tribune Aurélie Trouvé, rapporteure du texte.Objectif: contrer le plan social annoncé en avril et relancer la décarbonation des hauts-fourneaux, faute de quoi l’acier français deviendrait non rentable dès 2030, alors qu’il “faut quatre ans” pour construire et faire tourner les fours électriques, a-t-elle argué.Le gouvernement y est au contraire défavorable, le ministre de l’Industrie Sébastien Martin a averti qu’elle “fragiliserait l’emploi au lieu de le protéger”, estimant que la menace vient plutôt d’un “tsunami” d’acier asiatique qui “inonde nos marchés à prix cassés”.Pour lui, la réponse se trouve “à Bruxelles, pas dans un décret de nationalisation”, rappelant que la France a obtenu un plan d’urgence européen : au-delà d’un certain volume d’importations, des droits de douane de 50% seront appliqués pour freiner la concurrence chinoise, une mesure que Paris veut rendre effective dès 2026.”Arrêtez de faire croire qu’un changement de propriétaire, ça résoudra leur problème et ça permettra de sauver leur entreprise”, a abondé Marie Lebec (Renaissance).Les socialistes, qui défendent une “mise sous tutelle” plutôt qu’une nationalisation, voteront pour. “On n’a pas le luxe d’attendre”, a insisté Julien Gokel.Après avoir qualifié ArcelorMittal de “maître chanteur”, Stéphane Peu, président du groupe communiste et ultramarin, s’en est pris au RN, “qui prétend défendre la souveraineté industrielle mais refuse de nationaliser”, et dénonçant une “pitoyable stratégie d’obstruction”.Une obstruction assumée par le groupe de Marine Le Pen et ses alliés ciottistes, invoquant des représailles aux blocages de LFI sur leurs textes ces derniers mois. Ils ont déposé la très large majorité des 285 amendements, même si plusieurs responsables du RN ont indiqué que leur groupe pourrait en retirer, pour permettre un vote dans les délais.- Nationalisation contre “golden-share” -Sur le fond le RN, qui capte une large partie du vote ouvrier, n’est pas favorable à une nationalisation et accuse LFI de donner de “faux espoirs” aux travailleurs. “Le Sénat ne votera jamais votre loi et il n’y aura pas de nationalisation avant la présidentielle”, a lancé Jean-Philippe Tanguy aux Insoumis.Le RN plaide pour une “golden share”, droit de veto de l’État sur les décisions stratégiques sans gestion directe, a répété le député RN Frédéric Weber.L’examen du texte se déroule sous la surveillance de salariés de l’entreprise.À l’appel de la CGT, quelque 200 salariés, venus en bus des sites du Nord et de Moselle, ont manifesté dans la matinée sur l’esplanade des Invalides, à proximité de l’Assemblée pour soutenir le texte. Fumigènes en mains, des militants CGT ont fait détonner des pétards.Syndicats comme mouvements de gauche s’accordent à faire monter la pression politique.”Le plan acier est en train de passer au Parlement européen. Il sera voté le 3 décembre. Donc ça veut dire qu’il faut qu’on tienne la pression jusque là-bas”, souligne Gaëtan Lecocq, délégué CGT à Dunkerque.Les débats reprendront à 21H30.bur-bat-cma-sac/jmt/dch   

Ogier recovers in Rally Saudi Arabia to boost title hopes

Sebastien Ogier bounced back from a mediocre first full day at the season-closing Rally Saudi Arabia to share the honours in Thursday’s final stage and boost his hopes of landing a ninth World Rally Championship. The Frenchman, who described the conditions as “terrible”, hit the same time as M-Sport Ford driver Martins Sesks in the final stage to close the day in seventh place overall, 44.2 seconds behind leader Adrien Fourmaux.That in turn left him two places and 41.1sec ahead of the other leading title contender Elfyn Evans who began the rally just three points ahead of his Toyota teammate.Ogier’s strong finish gave him the lead in the provisional championship standings by a single point, a remarkable performance given that he has missed three of the 14 rounds of the championship in his capacity as a ‘part-time’ driver.Evans, who had to open the road with little grip on the loose surface, struggled all day and was further compromised by a minor overshoot in the morning.”We paid for opening and I couldn’t really do any better, it’s tough,” said Welshman Evans. “We’ll keep fighting tomorrow (Friday).”- ‘Settling accounts’ -Kalle Rovanpera’s outside hopes of a third world title diminished as two punctures left him in eighth.”You can’t see it on the classification, but we’ve been doing a pretty good job today,” said Ogier. “My main target anyway is Elfyn and Kalle, and on that side we have done what we had to do. We are in front of them.”Tomorrow should be the most difficult day, the hardest. It’s the last day we’ll be settling accounts.”Fourmaux, meanwhile, moved to the top of the leader board after a difficult afternoon on the second pass of Khulays. The Frenchman avoided any major problems across all seven stages to end the day 6.0sec ahead of Toyota’s Sami Pajari, with early pacesetter Sesks just 0.9sec further back in third.”I’m really pleased with the day,” said Fourmaux.  “The gaps are small, so nothing is done for sure, but it’s positive to finish the day like that. The road position is important here and I’m pleased to have a good road position for tomorrow.”This inaugural visit to Saudi Arabia continues on Friday with the longest leg of the rally which features more than 130km against the clock across six demanding desert stages. 

La SNCF lance un TGV Lyon-Bordeaux via l’Ile-de-France, le Massif central se rebiffe

La SNCF a annoncé jeudi le lancement d’une liaison TGV Ouigo Lyon-Bordeaux via l’Ile-de-France, afin de “répondre à une demande”, au grand dam des voyageurs du Massif Central qui s’estiment déjà mal traités par l’entreprise ferroviaire.”Nous ouvrirons une liaison Lyon-Bordeaux au plus tard mi-2027 avec des arrêts prévus à Massy en Ile-de-France, Saint-Pierre des Corps près de Tours, Poitiers et Angoulême”, a déclaré à la presse Jérôme Laffon, directeur Ouigo au sein de SNCF Voyageurs, lors de la présentation à la presse des nouvelles offres Ouigo.”D’ici 2030, nous allons avoir 30% de rames en plus, 30% de places de plus et 30% de voyageurs en plus sur le réseau Ouigo” a ajouté Alain Krakovitch, directeur des trains TGV et Intercités au sein de SNCF Voyageurs.Pour y parvenir, Ouigo va recycler et rénover les rames de TGV qui vont être sorties de la flotte Inoui et remplacées par des rames neuves. Ouigo devrait ainsi pouvoir compter sur 50 rames contre 38 actuellement.Ce qui permettra d’autres nouveautés sur le réseau Ouigo en 2026: une liaison quotidienne va être lancée entre Paris et Hendaye, via Bordeaux, Dax, Bayonne, et Biarritz à partir du 14 décembre. Paris-Rennes s’étoffera d’un troisième aller-retour à grande vitesse ainsi que Paris-Montpellier via Lyon-Saint-Exupery.- Un million de voyageurs -Le lancement du Lyon-Bordeaux, qui évite le tracé en ligne droite via le Massif Central, est difficilement accepté par les élus et voyageurs de cette région.”Ce que nous voulons, c’est l’installation d’un train Intercités (non TGV) qui passe par les voies existantes entre Lyon et Bordeaux, et permettrait d’irriguer beaucoup d’autres villes” délaissées du Massif Central, a déclaré jeudi à l’AFP Marc Goutteroze, président du collectif Aurail qui regroupe une vingtaine d’associations de défense du ferroviaire de la région Auvergne-Rhône-Alpes, “du lac Léman à la Corrèze”.”Poitiers, Tours et Angoulême dans le centre ouest du pays, bénéficieront de la nouvelle ligne” Lyon-Bordeaux, note-t-il, mais “la diagonale du vide” reste vide, regrette-t-il. “Il n’y a même plus de liaison régulière entre Clermont-Ferrand et Saint-Etienne, et aucune desserte non plus entre Saint-Etienne et Limoges”, critique M. Goutteroze.Le maire de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, a estimé jeudi soir que le “déclassement” de l’Auvergne “n’est plus tolérable” et demandé que l’Etat “joue à nouveau son rôle de planificateur”.La SNCF vise un million de voyageurs sur le TGV Lyon-Bordeaux à terme, en prenant des passagers aussi bien à l’aérien qu’aux bus ou aux voitures, avec “un billet sur deux à moins de 30 euros”, a dit M. Laffon.Le PDG de la SNCF Jean Castex soutient le projet. “Il faut le faire parce que cela répond à une demande”, a-t-il expliqué à l’AFP en début de semaine, en marge d’un déplacement à Sète (Hérault).- “Tiers-monde ferroviaire” -“Et en même temps, il faut aussi améliorer la desserte” ferroviaire “du Massif central” a-t-il ajouté, reconnaissant les problèmes récurrents de pannes de locomotives hors d’âge et de retards géants dont souffre la liaison Paris-Clermont depuis des années. “Pour moi la priorité, c’est le Paris-Clermont, je me rendrai sur place bientôt”, a promis l’ancien Premier ministre.La mauvaise desserte ferroviaire du centre de la France a été dénoncée par le PDG du groupe Michelin dont le siège est à Clermont-Ferrand, Florent Menegaux: il s’en est ému début 2025 devant une commission du Sénat en estimant que la ville fait partir du “tiers-monde en matière ferroviaire”.”C’est un vrai handicap d’être obligé de prendre la voiture (…) quand le train est aléatoire dans ses horaires”, a-t-il ajouté le 9 novembre sur France 3.Pour recréer une liaison transversale Lyon-Bordeaux sous forme d’un train dit “d’équilibre du territoire” (TET ou Intercités), “il faut poser la question à l’autorité organisatrice qui est l’État”, a pointé Jean Castex, lors de son bref entretien avec l’AFP. “Si l’État dit +faites-le+, nous le faisons tout de suite”, a-t-il poursuivi.Un train Intercités Lyon-Bordeaux passant par l’Auvergne et le Limousin a existé jusqu’en 2014, avant d’être abandonné pour raisons financières. En 2019, une coopérative ferroviaire avait lancé un projet, mais a dû y renoncer.

Le Louvre augmente de 45% son prix d’entrée pour les visiteurs extra-européens

Le Louvre va augmenter de 45% le prix du billet d’entrée pour ses visiteurs extra-européens à compter de 2026, une mesure promue par le gouvernement pour renflouer le musée le plus visité au monde mais dénoncée par les syndicats.A partir du 14 janvier, les ressortissants hors Espace économique européen (EEE qui comprend Union européenne, Islande, Liechtenstein, Norvège) devront s’acquitter de 32 euros pour déambuler dans les 73.000 m2 du Louvre, soit 10 euros de plus que le prix d’entrée actuel.Approuvée jeudi par le conseil d’administration du Louvre, cette hausse s’appliquera notamment aux Américains, qui forment le premier contingent de visiteurs étrangers, mais aussi aux Chinois qui se classent troisième, selon le bilan d’activité 2024 du musée. D’après ce document, le Louvre a accueilli 8,7 millions de personnes l’an dernier, dont 69% d’étrangers.Dans la tourmente depuis le spectaculaire cambriolage du 19 octobre, le Louvre espère tirer de cette hausse “15 à 20 millions d’euros” par an de recettes supplémentaires, qui seront allouées aux “problèmes structurels” du musée, a précisé à l’AFP l’établissement.Selon un récent rapport de la Cour des comptes, le Louvre fait face “à un mur d’investissements qu’il n’est pas en mesure de financer”, faute notamment “de hiérarchisation de ses nombreux projets”.Le cambriolage du 19 octobre a par ailleurs mis en évidence “un sous-équipement des dispositifs de sécurité”, selon l’enquête administrative lancée après ce vol de joyaux de la Couronne.Cette hausse tarifaire avait été proposée en janvier par la ministre de la Culture Rachida Dati, qui assurait vouloir être “innovante” pour dégager de nouvelles ressources après l’alerte lancée par la présidente du Louvre, Laurence des Cars, sur la vétusté de l’établissement.”Les conditions de visite et de travail ne sont pas à la hauteur du Louvre”, avait alors déclaré la ministre, ajoutant que les fonds générés par cette hausse iraient notamment au financement du vaste projet du président Emmanuel Macron de rénovation du Louvre, évalué par la Cour des comptes à plus d’un milliard d’euros. Le prix du billet d’entrée du Louvre était déjà passé de 17 à 22 euros en janvier 2024 pour l’ensemble des visiteurs.- “Surcroît de travail” -Au nom de “l’universalisme” du Louvre et “d’un égal accès” à ses collections, les syndicats ont unanimement critiqué le renchérissement du prix d’entrée pour les non-Européens. “L’argument de la réhabilitation du bâtiment pour justifier l’anéantissement de deux siècles d’universalisme au Louvre ne nous convainc pas”, a estimé le syndicat SUD.Selon la CGT, cette grille tarifaire va conduire les résidents hors de l’EEE à “payer le prix fort, consacrant le désengagement de l’Etat, pour visiter un musée délabré”. “Le public ciblé vivra cela comme une discrimination”, selon Valérie Baud, déléguée CFDT.Les organisations syndicales, qui dénoncent régulièrement des problèmes de sous-effectifs, s’inquiètent également de la charge supplémentaire que cette nouvelle grille fera peser sur les agents, qui seront chargés de contrôler la nationalité des visiteurs.”Nous n’oublions pas le surcroît de travail que cela va engendrer pour les équipes”, s’inquiète SUD.Dans son récent rapport sur le Louvre, la Cour des comptes allait dans un sens similaire en précisant que la solution envisagée était d’appliquer “par défaut” le tarif le plus élevé, charge aux ressortissants européens de justifier de leur lieu de résidence. “Ce qui implique un nombre important de personnes à contrôler”, soulignait la Cour.D’autres grands lieux touristiques français devront eux aussi s’adapter. Selon Rachida Dati, une grille tarifaire différenciée sera ainsi en vigueur en 2026 dans “l’ensemble des opérateurs culturels nationaux”.Cité par la ministre, le Château de Versailles précise à l’AFP envisager notamment d’augmenter de trois euros le prix des visites individuelles pour les résidents hors EEE. Ce changement de grille, qui pourrait rapporter quelque 9,3 millions d’euros, n’a toutefois pas encore été approuvé en conseil d’administration. Autre site touristique évoqué par la ministre, le musée d’Orsay précise à l’AFP ne pas prévoir de changement tarifaire à ce stade.

Putsch en Guinée-Bissau: un général nommé président, l’opposition dénonce un coup monté

La junte qui a pris le pouvoir en Guinée-Bissau a nommé jeudi un général comme président de transition, l’opposition dénonçant de son côté un semblant de coup d’Etat orchestré par le président sortant pour la priver de sa victoire à la présidentielle.La veille, des militaires avaient annoncé avoir renversé le chef de l’Etat, Umaro Sissoco Embalo, et suspendu les élections, dont les résultats devaient être annoncés sous peu dans ce pays d’Afrique de l’Ouest à l’histoire jalonnée de putschs et de tentatives de coups d’Etat.Plusieurs analystes interrogés par l’AFP et des représentants de la diaspora émettent des doutes sur le scénario présenté par les putschistes, soulignant que l’arrêt du processus électoral profite au camp Embalo.La capitale Bissau était jeudi à l’arrêt avec les magasins et marchés pour la plupart fermés, selon des journalistes de l’AFP.Une forte présence des forces de l’ordre était visible dans les rues quasi-désertées par la population. Des militaires en faction quadrillent toute la zone autour du palais présidentiel, où des tirs nourris avaient créé la panique parmi la population à la mi-journée la veille, au déclenchement du putsch.La Guinée-Bissau, pays côtier d’Afrique de l’Ouest, situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), a déjà connu quatre coups d’Etat et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974. La proclamation des résultats électoraux y a ainsi souvent donné lieu à des contestations.”Je viens d’être investi pour assurer la direction du Haut commandement” militaire pour la restauration de l’ordre (HCM), a déclaré jeudi le général Horta N’Tam, après avoir prêté serment au siège de l’état-major, où la sécurité a été renforcée, ont constaté des journalistes de l’AFP.  Jusqu’ici chef d’état-major de l’armée de terre du pays, le général N’Tam est considéré comme ayant été proche ces dernières années du président sortant Embalo, qui a été renversé et est détenu depuis mercredi par les militaires.- “Période difficile” -“La Guinée-Bissau traverse une période très difficile de son histoire. Les mesures qui s’imposent sont urgentes et importantes et requièrent la participation de tout le monde”, a déclaré le général.Mercredi, les auteurs du putsch avaient expliqué avoir été “poussés à le faire” pour garantir la “sécurité au niveau national et rétablir l’ordre”, évoquant la découverte par les “renseignements généraux” d’un “plan visant à déstabiliser le pays avec l’implication des barons nationaux de la drogue”.Le HCM a annoncé jeudi dans un communiqué l’interdiction de “toute manifestation, marche, grève ou action perturbant la paix et la stabilité” du pays. Il a levé le couvre-feu nocturne imposé la veille, nouveau signe d’une certaine stabilité malgré le coup d’Etat, après l’annonce le même jour de la réouverture de “toutes les frontières, fermées depuis mercredi après-midi.Il a aussi ordonné “la réouverture immédiate” des écoles, marchés et des institutions privées et assuré que le président Embalo et l’ex-chef de l’armée Biagué Na Tam, arrêtés mercredi, “sont en bonne santé”, dans ce communiqué.Le HCM a également nommé jeudi un nouveau chef de l’armée, le général Tomas Djassi, précédemment chef d’état major particulier du président Embalo.Pays très pauvre de 2,2 millions d’habitants, la Guinée-Bissau est affectée par des problèmes de corruption et est réputée être une plaque tournante du trafic de drogue entre l’Amérique du Sud et l’Europe.Le candidat d’opposition à la présidentielle, Fernando Dias, a affirmé jeudi à l’AFP avoir remporté l’élection présidentielle et accuse le président sortant Umaro Sissoco Embalo d’avoir “organisé” le coup d’Etat pour empêcher son accession au pouvoir.Joint par téléphone, M. Dias affirme être “en sécurité” et se cacher dans le pays. – Zones d’ombre –  “Je doute de la véracité des allégations qui sont mises de l’avant par le Haut commandement militaire pour la Restauration de l’ordre”, a affirmé jeudi à l’AFP un chercheur ouest-africain s’exprimant sous couvert de l’anonymat.Ce coup d’Etat est survenu la veille de l’annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives du 23 novembre. “C’est un coup d’Etat qui vise à empêcher la prise de pouvoir par le candidat de l’opposition” Fernando Dias, estime ce chercheur. Selon lui, “c’est le scénario idéal pour M. Embalo qui pourrait suite à des négociations être libéré et éventuellement se repositionner pour les prochaines élections”. Le principal opposant bissau-guinéen Domingos Simoes Pereira – dirigeant du puissant PAIGC, parti historique ayant mené la Guinée-Bissau à l’indépendance – qui avait été écarté de la présidentielle de dimanche avant de soutenir M. Dias, a été lui aussi arrêté mercredi, selon des proches et un collaborateur. L’Union africaine a condamné jeudi “sans équivoque” le coup d’Etat et demandé la remise en liberté “immédiate et inconditionnelle” de M. Embalo. L’Union européenne a appelé pour sa part au “retour à l’ordre constitutionnel” et à la reprise du processus électoral.La précédente présidentielle, en 2019, avait débouché sur plusieurs mois de crise post-électorale, M. Embalo et son adversaire M. Pereira revendiquant tous deux la victoire. aye-sjd-burs-lp-mrb-els/cpy

Nobel winner says ‘permanently’ barred from leaving Iran

Iranian Nobel Peace Prize winner Narges Mohammadi on Thursday said she was permanently barred from leaving Iran, in a birthday message to her teenage twins who she has not seen for over a decade.Mohammadi, 53, had been in prison for over three years until her release in December last year for a limited period on medical leave.Her legal team has warned she could be re-arrested and sent back to jail at any time, and she is not able to leave the country.”I applied for a passport so I could come to you,” she said in a message to her twin children, Kiana and Ali Rahmani, marking their 19th birthday.But “the Islamic republic has issued and enforced two types of travel bans, including a ‘permanent travel ban’,” she said.Kiana and Ali live in Paris with their father and her husband Taghi Rahmani, also a prominent Iranian activist who endured long spells in jail.Mohammadi won the 2023 Nobel Peace Prize in recognition of her two-decade fight for human rights in the Islamic republic and strongly backed the 2022-2023 protests sparked by the death in custody of Iranian Kurdish woman Mahsa Amini.The Iranian authorities “stamp the word ‘permanent’ on our documents, while they themselves live each day in fear of the fall that will inevitably come at the hands of the people of Iran”, she said in the message.It was not immediately clear when and under what circumstances the bans were issued.Her two children received the Nobel prize in Oslo on her behalf in 2023, and she has now not seen for them 11 years.Mohammadi, who was last arrested in November 2021, has spent much of the past decade behind bars.She has remained defiant outside jail, refusing, in video conference appearances at international events, to wear the headscarf that is obligatory for all women in the Islamic republic.Mohammadi has also regularly predicted the downfall of the clerical system that has ruled Iran since the 1979 Islamic revolution.