Puissante attaque russe contre Kharkhiv, cinq morts en Ukraine

Des frappes russes ont tué cinq personnes et fait plus de vingt blessés dans la nuit de vendredi à samedi en Ukraine, où Kharkiv a été particulièrement ciblée, après la promesse de Moscou d’une “riposte” à la destruction d’une partie de sa flotte aérienne.L’attaque a touché notamment Kherson (sud) et Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, qui a subi “l’attaque la plus puissante depuis le début de la guerre”, selon son maire, Igor Terekhov.La Russie a multiplié les frappes contre l’Ukraine ces dernières semaines et les négociations directes organisées en Turquie n’ont pas abouti à l’instauration d’une trêve.”La Russie continue sa terreur contre les civils”, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiga, appelant à “accroître la pression sur Moscou” pour “mettre fin aux massacres et destructions perpétrées par la Russie”.Rare avancée concrète dans les négociations, Russes et Ukrainiens doivent procéder ce week-end à un échange de 500 prisonniers de guerre de chaque camp, après un précédent de 1.000 personnes de chaque côté en mai. Ils sont en outre convenus de remettre les corps sans vie de milliers de militaires.Selon l’armée de l’Air ukrainienne, un total de 206 drones Shahed et neuf missiles ont été tirés dans la nuit par la Russie.- “Plus puissante -A Kharkiv, trois personnes ont été tuées et au moins 17 blessées, selon Igor Terekhov, le maire notant au total “au moins 40 explosions” dans cette ville de quelque 1,4 million d’habitants située à moins de 30 km de la frontière russe, dans le nord-est du pays.Deux personnes ont été tuées dans le district de Kyivsky et une autre dans celui d’Osnovyansky, et une vingtaine ont été blessées, a précisé l’édile.Un couple de quinqagénaires a par ailleurs péri dans l’attaque qui a touché deux immeubles à Kherson, dans le sud, selon le gouverneur de la région du même nom, Oleksandr Prokudin. Deux personnes ont été blessées, ainsi que deux autres dans la région de Dnipropetrovsk (est).La Russie avait mené dans la nuit de jeudi à vendredi à l’échelle du pays une de ses attaques les plus massives depuis le début de la guerre, avec 407 drones et 45 missiles, selon l’armée ukrainienne.Le bilan de cette attaque s’est alourdi samedi à au moins cinq morts avec la découverte du corps d’une jeune femme dans des décombres à Loutsk, près de la frontière polonaise.- “Riposte” -Moscou a évoqué vendredi “une riposte” après les attaques ukrainiennes qui ont visé dimanche plusieurs aérodromes russes loin du front, destruction de plusieurs bombardiers à la clé.Ces frappes interviennent à un moment où les négociations de paix sont dans l’impasse après un deuxième cycle de pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens à Istanbul lundi, qui n’ont pas abouti à un cessez-le-feu.Signe de l’intransigeance de Moscou, tandis que les exigences des deux camps semblent inconciliables, le Kremlin a présenté l’invasion de l’Ukraine, qu’il a déclenchée en février 2022, comme “une question existentielle”.”Pour nous, c’est une question existentielle, celle de nos intérêts nationaux, de la sécurité, de notre avenir et de celui de nos enfants”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Le ministère russe de la Défense a dit avoir détruit dans la nuit 36 drones ukrainiens dans les régions de Moscou, de Koursk et de Smolensk notamment.Cette attaque a conduit à la fermeture momentanée du principal aéroport de Moscou, Cheremetievo, selon les autorités aériennes.L’armée ukrainienne a dit vendredi avoir bombardé de nuit “avec succès” deux autres bases aériennes en Russie, dans les régions de Saratov et de Riazan (centre), assurant avoir frappé des dépôts de carburant.Les forces russes, qui occupent environ 20% du territoire ukrainien, bombardent quasi quotidiennement des villes ukrainiennes depuis 2022. En riposte, l’Ukraine mène également, quasiment chaque jour, des attaques aériennes en Russie.

Puissante attaque russe contre Kharkhiv, cinq morts en Ukraine

Des frappes russes ont tué cinq personnes et fait plus de vingt blessés dans la nuit de vendredi à samedi en Ukraine, où Kharkiv a été particulièrement ciblée, après la promesse de Moscou d’une “riposte” à la destruction d’une partie de sa flotte aérienne.L’attaque a touché notamment Kherson (sud) et Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, qui a subi “l’attaque la plus puissante depuis le début de la guerre”, selon son maire, Igor Terekhov.La Russie a multiplié les frappes contre l’Ukraine ces dernières semaines et les négociations directes organisées en Turquie n’ont pas abouti à l’instauration d’une trêve.”La Russie continue sa terreur contre les civils”, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiga, appelant à “accroître la pression sur Moscou” pour “mettre fin aux massacres et destructions perpétrées par la Russie”.Rare avancée concrète dans les négociations, Russes et Ukrainiens doivent procéder ce week-end à un échange de 500 prisonniers de guerre de chaque camp, après un précédent de 1.000 personnes de chaque côté en mai. Ils sont en outre convenus de remettre les corps sans vie de milliers de militaires.Selon l’armée de l’Air ukrainienne, un total de 206 drones Shahed et neuf missiles ont été tirés dans la nuit par la Russie.- “Plus puissante -A Kharkiv, trois personnes ont été tuées et au moins 17 blessées, selon Igor Terekhov, le maire notant au total “au moins 40 explosions” dans cette ville de quelque 1,4 million d’habitants située à moins de 30 km de la frontière russe, dans le nord-est du pays.Deux personnes ont été tuées dans le district de Kyivsky et une autre dans celui d’Osnovyansky, et une vingtaine ont été blessées, a précisé l’édile.Un couple de quinqagénaires a par ailleurs péri dans l’attaque qui a touché deux immeubles à Kherson, dans le sud, selon le gouverneur de la région du même nom, Oleksandr Prokudin. Deux personnes ont été blessées, ainsi que deux autres dans la région de Dnipropetrovsk (est).La Russie avait mené dans la nuit de jeudi à vendredi à l’échelle du pays une de ses attaques les plus massives depuis le début de la guerre, avec 407 drones et 45 missiles, selon l’armée ukrainienne.Le bilan de cette attaque s’est alourdi samedi à au moins cinq morts avec la découverte du corps d’une jeune femme dans des décombres à Loutsk, près de la frontière polonaise.- “Riposte” -Moscou a évoqué vendredi “une riposte” après les attaques ukrainiennes qui ont visé dimanche plusieurs aérodromes russes loin du front, destruction de plusieurs bombardiers à la clé.Ces frappes interviennent à un moment où les négociations de paix sont dans l’impasse après un deuxième cycle de pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens à Istanbul lundi, qui n’ont pas abouti à un cessez-le-feu.Signe de l’intransigeance de Moscou, tandis que les exigences des deux camps semblent inconciliables, le Kremlin a présenté l’invasion de l’Ukraine, qu’il a déclenchée en février 2022, comme “une question existentielle”.”Pour nous, c’est une question existentielle, celle de nos intérêts nationaux, de la sécurité, de notre avenir et de celui de nos enfants”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Le ministère russe de la Défense a dit avoir détruit dans la nuit 36 drones ukrainiens dans les régions de Moscou, de Koursk et de Smolensk notamment.Cette attaque a conduit à la fermeture momentanée du principal aéroport de Moscou, Cheremetievo, selon les autorités aériennes.L’armée ukrainienne a dit vendredi avoir bombardé de nuit “avec succès” deux autres bases aériennes en Russie, dans les régions de Saratov et de Riazan (centre), assurant avoir frappé des dépôts de carburant.Les forces russes, qui occupent environ 20% du territoire ukrainien, bombardent quasi quotidiennement des villes ukrainiennes depuis 2022. En riposte, l’Ukraine mène également, quasiment chaque jour, des attaques aériennes en Russie.

Kenya NGO saves turtles from nets, plastic and rising tidesSat, 07 Jun 2025 06:03:12 GMT

A small charity on the Kenyan coast has become vital to the region’s majestic turtle population, saving thousands from poachers, fishermen’s nets and ever-worsening plastic pollution. On the beach of the seaside town of Watamu, it takes four men to heave the huge Loggerhead sea turtle into the back of a car. She has just been saved …

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Chine: début du redoutable examen d’entrée à l’université pour 13 millions d’ados

Des parents émus accompagnent leurs enfants, le visage concentré, jusqu’aux grilles d’un centre d’examen à Pékin : la Chine entre samedi dans la période du “Gaokao”, cet examen de fin d’études secondaires très compétitif.A l’échelle nationale, ce sont environ 13,35 millions d’élèves qui se présentent à l’examen cette année, selon le ministère de l’Education. Un chiffre considérable, bien qu’en légère baisse par rapport à l’année précédente.Le Gaokao représente “l’aboutissement de douze années de labeur intense”, témoigne Madame Chen, tout en agitant un éventail devant sa fille, élève en terminale, qui relit ses notes une dernière fois.Elle “a surmonté des difficultés, et nous aussi, en tant que parents”, ajoute-t-elle.”Mais je ne suis pas nerveuse, plutôt excitée. Je suis certaine que ma fille obtiendra de bons résultats.”Considéré comme l’un des examens les plus exigeants au monde, le Gaokao, ou “examen pour les études supérieures” en mandarin, évalue les élèves sur l’ensemble des connaissances acquises durant leur scolarité, à travers des épreuves de chinois, de mathématiques ou encore d’anglais.Les résultats de cet examen déterminent en grande partie l’accès des candidats à l’enseignement supérieur, ainsi que le prestige de l’université qu’ils pourront intégrer.Devant cet établissement du centre de Pékin, les professeurs et le personnel scolaire sont venus apporter leur soutien au premier jour de l’examen, brandissant des pancartes d’encouragement.Certains candidats, vêtus de leur uniforme, semblent paniqués, à l’image de cette jeune fille serrant la main de sa mère, les larmes aux yeux.”En tant que parents, nous n’avons pas besoin d’être trop exigeants envers nos enfants, car ils sont déjà sous très forte pression”, observe Madame Wang, alors que son fils vient d’entrer dans la salle d’examen.Comme de nombreuses mamans, elle a revêtu le qipao, une robe traditionnelle ajustée.”Cela montre le souhait d’une réussite éclatante à l’examen”, souligne-t-elle avec le sourire.Porté par le boom économique qui a entraîné une hausse du niveau de vie, l’enseignement supérieur s’est rapidement développé en Chine au cours des dernières décennies.Mais le marché de l’emploi sur lequel se retrouvent les jeunes diplômés n’est plus aussi dynamique qu’auparavant.En avril 2025, 15,8% des jeunes de 16 à 24 ans vivant en milieu urbain étaient sans emploi, selon les données du Bureau national des statistiques.Conscients de cette pression, les élèves chinois préparent assidûment cet instant dès leur plus jeune âge, souvent à coup de cours supplémentaires incessants.- Lutte contre la fraude -Sur le réseau social chinois Weibo, le Gaokao était le principal sujet discuté samedi matin, avec de nombreuses vidéos fournissant de derniers conseils aux lycéens.”Je n’arrive pas à dormir avant le Gaokao”, figurait parmi les principales recherches sur la plateforme la veille au soir.Plus tôt dans la semaine, des vidéos montraient des foules nombreuses, parfois composée d’orchestres, escortant les cars scolaires transportant les élèves jusqu’aux centres d’examen.Comme chaque année, les autorités sont sur le qui-vive face aux tricheries et aux perturbations durant l’examen.Le vice-premier ministre chinois, Ding Xuexiang, a appelé cette semaine à l’organisation d’un “Gaokao sûr”, soulignant l’importance d’une lutte rigoureuse contre la fraude. Les alentours des centres d’examen sont également étroitement sécurisés par la police, des voies fermées à la circulation et plusieurs villes interdisent aux automobilistes de klaxonner pour ne pas perturber la concentration des élèves.Dans certaines écoles, la reconnaissance faciale est même employée pour éviter la fraude.- Aucune limite d’âge -Le taux d’admission à l’université des candidats au Gaokao a dépassé les 80% à 90% ces dernières années.Mais de nombreux étudiants, déçus par leur résultat, choisissent de repasser l’examen l’année suivante. Le Gaokao n’imposant aucune limite d’âge, certains candidats sont devenus célèbres pour avoir tenté l’examen des dizaines de fois, soit après l’avoir échoué, soit pour n’avoir pas obtenu l’université de leurs rêves.Dans ce lycée du centre de Pékin, une dizaine des quelque 600 élèves de terminale seulement décrocheront une place dans l’une des meilleurs universités de la capitale, glisse un enseignant qui souhaite rester anonyme.”Même si la pression est forte, je pense que ce système est équitable”, confie à l’AFP Jiang, un lycéen de terminale qui se présente par son nom de famille. Lui rêve d’intégrer une université de la capitale dans une filière d’aéronautique ou d’aérospatial, mais il reste calme peu avant l’examen de chinois, l’une des trois épreuves obligatoires.”Je me suis préparé au mieux, donc c’est inutile de stresser maintenant”, note-t-il.”Désormais, advienne que pourra. De toute façon, je ne peux plus rien contrôler”.

Macron attendu à Monaco pour une visite d’Etat sous le signe des océans

Un micro-Etat, du faste et une “communauté de destins”: Emmanuel Macron entame samedi une visite d’Etat de deux jours à Monaco, la première d’un président français depuis 41 ans, en prélude à la conférence des Nations unies de Nice sur l’océan.Le président français et son épouse Brigitte seront accueillis à 16H45 (14H45 GMT) par le prince Albert II et la princesse Charlène dans la cour d’honneur du palais princier, perché sur le Rocher de la petite principauté méditerranéenne. Emmanuel Macron et Albert II auront dans la foulée un entretien privé, suivi d’un dîner d’Etat. Dimanche, ils se rendront ensemble dans une entreprise de thalassothermie, qui produit donc de l’énergie thermique grâce à la mer, ainsi qu’au musée océanographique de Monaco, avant un déjeuner avec leurs épouses.”Cette visite, qui illustre les liens d’amitié forts et historiques entre les deux pays, sera la première visite d’Etat d’un président français à Monaco depuis celle de François Mitterrand en (janvier) 1984″, souligne l’Elysée.Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande y ont aussi effectué des visites présidentielles en 1997, 2008 et 2013 mais à un niveau protocolaire moindre. M. Macron était passé en janvier, à titre privé, pour les funérailles du chef du gouvernement.La principauté, un des plus petits Etats souverains de la planète après le Vatican, est célèbre pour sa famille princière, son casino, ses fastes, son grand prix de Formule 1 et son paradis fiscal.- Accord douanier -Les Grimaldi, qui y règnent sans partage depuis sept siècles, alimentent régulièrement la chronique depuis le mariage du prince Rainier avec l’actrice américaine Grace Kelly en 1956 et celui de son fils Albert avec la championne de natation sud-africaine Charlène Wittstock en 2011. Minuscule enclave de deux km2 sur la Côte d’Azur, entre Nice et Menton, Monaco entretient des liens étroits – bancaires, fiscaux, douaniers – avec la France, régis par une série de conventions.Avec 9.900 nationaux – sur 38.000 habitants – la principauté n’a pas les moyens de gérer seule son micro-Etat. La France assure donc la sécurité de son territoire, et détache en permanence des magistrats, des enseignants et des hauts fonctionnaires.Le poste de ministre d’Etat, ou chef du gouvernement, revient traditionnellement à une personnalité détachée par la France. Le conseiller d’Etat Philippe Mettoux y a ainsi été nommé mercredi en remplacement de Didier Guillaume, ancien ministre de l’Agriculture, décédé en décembre.Un accord renforçant la coopération douanière bilatérale sera signé dimanche à l’occasion de la visite. Il s’agit d’un enjeu complexe, notamment pour les flux d’argent liquide, en l’absence de frontières visibles entre Monaco et la France.- “Pensé pour Monaco” -Les deux gouvernements vont aussi intensifier la coopération sur le “partage de données et les infractions routières” commises par des Monégasques en France, précise l’Elysée.La protection des océans, un sujet de préoccupation de longue date des princes Rainier et Albert, sera aussi au cœur de la visite.Juste avant l’ouverture de la troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan (Unoc3) lundi à Nice, Emmanuel Macron et le prince clôtureront un forum sur l’économie et la finance bleue à Monaco.Intégré au programme onusien, ce rendez-vous vise à réunir des entrepreneurs engagés dans des activités durables liées à l’océan et de très gros acteurs financiers, avec l’idée que dans ce domaine particulier, l’intérêt de la planète peut coïncider avec celui des investisseurs.Conscient de l’engagement de la principauté en matière de préservation des océans, M. Macron a tenu à l’associer à l’Unoc3. “Le choix de Nice a été pensé pour Monaco, dans une discussion entre le prince Albert et le président de la République”, a expliqué Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur français pour les pôles et les enjeux maritimes.

Macron attendu à Monaco pour une visite d’Etat sous le signe des océans

Un micro-Etat, du faste et une “communauté de destins”: Emmanuel Macron entame samedi une visite d’Etat de deux jours à Monaco, la première d’un président français depuis 41 ans, en prélude à la conférence des Nations unies de Nice sur l’océan.Le président français et son épouse Brigitte seront accueillis à 16H45 (14H45 GMT) par le prince Albert II et la princesse Charlène dans la cour d’honneur du palais princier, perché sur le Rocher de la petite principauté méditerranéenne. Emmanuel Macron et Albert II auront dans la foulée un entretien privé, suivi d’un dîner d’Etat. Dimanche, ils se rendront ensemble dans une entreprise de thalassothermie, qui produit donc de l’énergie thermique grâce à la mer, ainsi qu’au musée océanographique de Monaco, avant un déjeuner avec leurs épouses.”Cette visite, qui illustre les liens d’amitié forts et historiques entre les deux pays, sera la première visite d’Etat d’un président français à Monaco depuis celle de François Mitterrand en (janvier) 1984″, souligne l’Elysée.Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande y ont aussi effectué des visites présidentielles en 1997, 2008 et 2013 mais à un niveau protocolaire moindre. M. Macron était passé en janvier, à titre privé, pour les funérailles du chef du gouvernement.La principauté, un des plus petits Etats souverains de la planète après le Vatican, est célèbre pour sa famille princière, son casino, ses fastes, son grand prix de Formule 1 et son paradis fiscal.- Accord douanier -Les Grimaldi, qui y règnent sans partage depuis sept siècles, alimentent régulièrement la chronique depuis le mariage du prince Rainier avec l’actrice américaine Grace Kelly en 1956 et celui de son fils Albert avec la championne de natation sud-africaine Charlène Wittstock en 2011. Minuscule enclave de deux km2 sur la Côte d’Azur, entre Nice et Menton, Monaco entretient des liens étroits – bancaires, fiscaux, douaniers – avec la France, régis par une série de conventions.Avec 9.900 nationaux – sur 38.000 habitants – la principauté n’a pas les moyens de gérer seule son micro-Etat. La France assure donc la sécurité de son territoire, et détache en permanence des magistrats, des enseignants et des hauts fonctionnaires.Le poste de ministre d’Etat, ou chef du gouvernement, revient traditionnellement à une personnalité détachée par la France. Le conseiller d’Etat Philippe Mettoux y a ainsi été nommé mercredi en remplacement de Didier Guillaume, ancien ministre de l’Agriculture, décédé en décembre.Un accord renforçant la coopération douanière bilatérale sera signé dimanche à l’occasion de la visite. Il s’agit d’un enjeu complexe, notamment pour les flux d’argent liquide, en l’absence de frontières visibles entre Monaco et la France.- “Pensé pour Monaco” -Les deux gouvernements vont aussi intensifier la coopération sur le “partage de données et les infractions routières” commises par des Monégasques en France, précise l’Elysée.La protection des océans, un sujet de préoccupation de longue date des princes Rainier et Albert, sera aussi au cœur de la visite.Juste avant l’ouverture de la troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan (Unoc3) lundi à Nice, Emmanuel Macron et le prince clôtureront un forum sur l’économie et la finance bleue à Monaco.Intégré au programme onusien, ce rendez-vous vise à réunir des entrepreneurs engagés dans des activités durables liées à l’océan et de très gros acteurs financiers, avec l’idée que dans ce domaine particulier, l’intérêt de la planète peut coïncider avec celui des investisseurs.Conscient de l’engagement de la principauté en matière de préservation des océans, M. Macron a tenu à l’associer à l’Unoc3. “Le choix de Nice a été pensé pour Monaco, dans une discussion entre le prince Albert et le président de la République”, a expliqué Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur français pour les pôles et les enjeux maritimes.

Macron attendu à Monaco pour une visite d’Etat sous le signe des océans

Un micro-Etat, du faste et une “communauté de destins”: Emmanuel Macron entame samedi une visite d’Etat de deux jours à Monaco, la première d’un président français depuis 41 ans, en prélude à la conférence des Nations unies de Nice sur l’océan.Le président français et son épouse Brigitte seront accueillis à 16H45 (14H45 GMT) par le prince Albert II et la princesse Charlène dans la cour d’honneur du palais princier, perché sur le Rocher de la petite principauté méditerranéenne. Emmanuel Macron et Albert II auront dans la foulée un entretien privé, suivi d’un dîner d’Etat. Dimanche, ils se rendront ensemble dans une entreprise de thalassothermie, qui produit donc de l’énergie thermique grâce à la mer, ainsi qu’au musée océanographique de Monaco, avant un déjeuner avec leurs épouses.”Cette visite, qui illustre les liens d’amitié forts et historiques entre les deux pays, sera la première visite d’Etat d’un président français à Monaco depuis celle de François Mitterrand en (janvier) 1984″, souligne l’Elysée.Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande y ont aussi effectué des visites présidentielles en 1997, 2008 et 2013 mais à un niveau protocolaire moindre. M. Macron était passé en janvier, à titre privé, pour les funérailles du chef du gouvernement.La principauté, un des plus petits Etats souverains de la planète après le Vatican, est célèbre pour sa famille princière, son casino, ses fastes, son grand prix de Formule 1 et son paradis fiscal.- Accord douanier -Les Grimaldi, qui y règnent sans partage depuis sept siècles, alimentent régulièrement la chronique depuis le mariage du prince Rainier avec l’actrice américaine Grace Kelly en 1956 et celui de son fils Albert avec la championne de natation sud-africaine Charlène Wittstock en 2011. Minuscule enclave de deux km2 sur la Côte d’Azur, entre Nice et Menton, Monaco entretient des liens étroits – bancaires, fiscaux, douaniers – avec la France, régis par une série de conventions.Avec 9.900 nationaux – sur 38.000 habitants – la principauté n’a pas les moyens de gérer seule son micro-Etat. La France assure donc la sécurité de son territoire, et détache en permanence des magistrats, des enseignants et des hauts fonctionnaires.Le poste de ministre d’Etat, ou chef du gouvernement, revient traditionnellement à une personnalité détachée par la France. Le conseiller d’Etat Philippe Mettoux y a ainsi été nommé mercredi en remplacement de Didier Guillaume, ancien ministre de l’Agriculture, décédé en décembre.Un accord renforçant la coopération douanière bilatérale sera signé dimanche à l’occasion de la visite. Il s’agit d’un enjeu complexe, notamment pour les flux d’argent liquide, en l’absence de frontières visibles entre Monaco et la France.- “Pensé pour Monaco” -Les deux gouvernements vont aussi intensifier la coopération sur le “partage de données et les infractions routières” commises par des Monégasques en France, précise l’Elysée.La protection des océans, un sujet de préoccupation de longue date des princes Rainier et Albert, sera aussi au cœur de la visite.Juste avant l’ouverture de la troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan (Unoc3) lundi à Nice, Emmanuel Macron et le prince clôtureront un forum sur l’économie et la finance bleue à Monaco.Intégré au programme onusien, ce rendez-vous vise à réunir des entrepreneurs engagés dans des activités durables liées à l’océan et de très gros acteurs financiers, avec l’idée que dans ce domaine particulier, l’intérêt de la planète peut coïncider avec celui des investisseurs.Conscient de l’engagement de la principauté en matière de préservation des océans, M. Macron a tenu à l’associer à l’Unoc3. “Le choix de Nice a été pensé pour Monaco, dans une discussion entre le prince Albert et le président de la République”, a expliqué Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur français pour les pôles et les enjeux maritimes.

In Tunisia’s arid south, camel milk offers hope for economic gain

Deep in Tunisia’s desert south, camels stride toward humming milking machines. Their milk is at the heart of a women-led project promising an economic lifeline for disadvantaged communities.Spearheading this effort is 32-year-old Latifa Frifita, who launched Tunisia’s first, and so far only, camel milk pasteurisation unit two years ago in Medenine.The unit is based on research by Amel Sboui, 45, a senior biochemist at the Institute of Arid Regions, who succeeded in patenting a pasteurisation method that preserves camel milk’s “nutritional and therapeutic qualities” while extending its shelf life to two weeks.Containing up to five times more iron than cow’s milk, camel milk is non-allergenic and some studies have suggested that it has immune-boosting and anti-inflammatory properties.Pasteurisation of camel milk is essential to bringing it to wider markets because the milk is highly perishable.Sboui and her lab of ten researchers — eight of them women — also conducted clinical trials at the regional hospital which showed that consuming the milk could help diabetic patients reduce their medication doses by up to half in some cases.- Growing demand -Jobs and investment in southern Tunisia are scarce, yet entrepreneur Frifita has pinned her hopes on a product long undervalued by local herders and is working to change their minds.At first, she said she faced many challenges when trying to convince the herders to sell milk instead of meat — a far more common commodity.”They didn’t see the point,” she said while testing a fresh sample of the milk, wearing a hairnet. “They usually keep it for themselves or give it away for free.”But, having built “a relationship of trust” and with demand for the product growing, Frifita said she planned to reach further agreements with breeders.Frifita, who holds a master’s degree in food technologies, began sketching out her idea in 2016, but it was not until 2023 that she launched ChameLait with the support of the Institute, which provided her startup with premises to operate.Today, she is happy to “promote a local product that defines southern Tunisia”, where dromedaries are a fixture of the landscape, she said.A mother of a two-year-old girl, she said she chose to “stay and invest in her region” rather than following her sports coach husband to the Middle East.The station in Chenchou, about 100 kilometres (60 miles) south of Medenine, also serves as a training site for herders to learn mechanised milking, which yields up to seven litres a day compared to just two litres with traditional hand milking.Frifita now runs the business alongside two other women — one of them her older sister, Besma — producing about 500 litres of pasteurised milk per week with the aim of doubling their output within two years.ChameLait sells its products on demand and through a dozen retail shops, starting at 12 Tunisian dinars (about $4) per litre — double the price Frifita pays breeders.And the demand has been growing.Amel Sboui, a 45-year-old senior researcher at the Institute, said this was largely due to word of mouth because of “people realising the milk’s health benefits”.- ‘A future in Tunisia’ -Beyond ChameLait and with more research needed, Sboui said he saw additional potential in freeze-dried camel milk, which could one day be sold “as a medicine, a functional food or food supplement”.The Institute views Frifita’s business as a model enterprise.Established under a programme by Tunisia’s first president, Habib Bourguiba, the organisation aims to use scientific research to benefit the country’s harshest and most neglected areas.Medenine, with a population of a little over half a million, suffers from high levels of poverty and unemployment — 22 and 19 percent respectively, compared to national averages of 15 and 16 percent.These conditions have driven thousands of young people to leave, either for coastal cities or to seek opportunities abroad.”Our primary goal, even as a research centre, is to create added value and jobs,” said Moez Louhichi, head of innovation at the Institute.By supporting “farmers and young entrepreneurs in promoting the region’s resources, we encourage them to build their future here in Tunisia”.Since 2010, the Institute has helped launch 80 businesses, creating between 600 and 1,000 jobs, according to Louhichi.A major camel milk collection centre is expected to open by the end of 2025 to expand mechanised milking in the region.Louhichi said this would help the sector grow, turning the once-overlooked commodity into southern Tunisia’s “white gold”.