Ligue des nations: les Bleus sauvent l’honneur grâce à Mbappé

Malgré une prestation assez brouillonne, l’équipe de France est tout de même parvenue à prendre la 3e place de la Ligue des nations en battant l’Allemagne 2-0 grâce à un but et une passe décisive de Kylian Mbappé, dimanche à Stuttgart, bouclant la saison sur une note positive.Ce match sans enjeu, à moins d’une semaine du début du Mondial des clubs, n’avait qu’un “intérêt relatif” comme l’avait souligné la veille Didier Deschamps et tombait très mal dans un calendrier saturé pour les internationaux. Mais les Bleus, sans être rayonnants, ont fait le travail et pris leur revanche, avec des buts signés Mbappé (45e) et Michael Olise (84e), face à leur vieux rival allemand qui les avait surclassés en mars 2024 en amical à Lyon (2-0). Trois jours à peine après la déroute défensive contre l’Espagne de Lamine Yamal en demi-finales (5-4), les Français ont ainsi relevé la tête pour s’offrir un succès qui va permettre au sélectionneur d’éviter de partir en vacances avec le moral à zéro, avant de se lancer en septembre dans les qualifications du Mondial-2O26, le principal objectif de l’année. La prestation des vice-champions du monde est tout de même à relativiser car sans les nombreux arrêts décisifs de Mike Maignan, ils seraient repartis d’Allemagne avec une nouvelle contre-performance qui aurait fait tache dans un tableau d’ensemble déjà guère reluisant depuis plusieurs mois.Face à des Allemands dominateurs et avides de se racheter après leur défaite contre le Portugal de Cristiano Ronaldo (2-1), mercredi, le gardien de l’AC Milan a sorti le grand jeu comme il le fait souvent sous le maillot bleu. Nick Wotemade (2e, 43e) et Karim Adeyemi (7e) ont tour à tour buté sur le rempart Maignan, qui a aussi été sauvé par son poteau lors d’une tentative de Florian Wirtz (36e).   – Délivrance pour Mbappé -Deschamps avait décidé d’effectuer huit changements par rapport à la demi-finale en donnant les clés de l’animation offensive à Rayan Cherki, titularisé pour la première fois après son entrée fracassante jeudi (un but, une passe décisive). Mais le jeu français a été dans l’ensemble d’une grande pauvreté en première période, les Tricolores étant dominés dans les duels et manquant de maîtrise technique avant de bénéficier des nombreux espaces laissés par les Allemands après la pause. Cherki a été longtemps le seul à surnager même s’il a également connu quelques déchets. Et c’est finalement Mbappé qui a fait basculer la rencontre d’un tir enroulé dans la surface dans le petit filet opposé après une longue transversale d’Aurélien Tchouaméni (45e).Ce but, son 50e en 90 sélections, constitue une délivrance pour le capitaine français, qui n’avait plus marqué en bleu dans le cours du jeu depuis le 5 juin 2024 et un amical contre le Luxembourg (3-0). Le capitaine a aussi offert une passe décisive à Olise, ce qui va permettre de calmer le débat lancinant sur son rendement en équipe de France, largement insuffisant ces derniers mois pour un joueur de sa dimension. Mais le N.10 n’a pas tout réussi, loin de là, ratant des passes faciles et des actions sur lesquelles il aurait pu largement s’appliquer (47e, 62e, 82e) avant une reprise de volée splendide détournée par Marc-Andre ter Stegen (80e)-. Il n’a pas non plus été aidé par ses compères de l’attaque, à l’image de Randal Kolo Muani, trop brouillon comme d’habitude, et Marcus Thuram, trop maladroit (45e+3, 70e) et trahi par le poteau de ter Stegen (59e).Ce match ne restera donc pas dans les annales, tout comme cette saison de transition pour la France qui s’attaquera à la rentrée aux qualifications du Mondial-2026 dans un groupe comprenant l’Ukraine, l’Islande et l’Azerbaïdjan. 

Markram says South Africa woes ‘buried’ ahead of WTC finalSun, 08 Jun 2025 14:55:58 GMT

South Africa batsman Aiden Markram insists there will be no mental scarring from his side’s previous failures when they face holders Australia in the World Test Championship final at Lord’s.The Proteas have suffered several agonising near-misses in major tournaments, including last year’s T20 World Cup final in Barbados.They needed just 30 more runs to win, …

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L’industrie aérospatiale américaine mobilisée pour échapper aux droits de douane

Compagnies aériennes et industriels de l’aérospatial aux Etats-Unis s’inquiètent des droits de douane envisagés par l’administration Trump sur les avions commerciaux et les pièces détachées, craignant pour leur compétitivité et pour leur secteur qui affiche un confortable excédent commercial depuis plus de 70 ans.”Imposer des droits de douane généralisés ou des obstacles non douaniers aux échanges commerciaux sur l’importation de technologies de l’aviation civile risquerait d’annihiler des décennies de progrès industriels et de nuire à la chaîne d’approvisionnement nationale”, a prévenu l’Association des industries aérospatiales (AIA), dans un courrier adressé début juin au ministre du Commerce Howard Lutnick obtenu par l’AFP.Le ministère a lancé le 1er mai, à la demande du président Donald Trump, une enquête pour déterminer l’opportunité d’instaurer des droits de douane – de l’ordre de 10% à 20% – sur les avions civils et les pièces détachées, y compris les moteurs.Les parties intéressées avaient jusqu’au 3 juin pour communiquer leur avis.Dès le lendemain, lors d’une audition au Sénat, M. Lutnick indiquait que les Etats-Unis devraient imposer de “nouveaux standards” en matière de droits de douane sur les pièces d’avion “d’ici la fin du mois”.”Il est essentiel de protéger notre industrie et de nous assurer que ceux qui font du commerce avec nous nous traitent avec équité. Je pense que nous utiliserons ces outils pour permettre l’amélioration de l’industrie américaine”, avait-il ajouté.Or, pour l’AIA comme pour l’association Airlines for America (A4A), le secteur n’a pas besoin de cette mesure qui pourrait, en réalité, avoir un effet inverse à celui recherché.”Contrairement à d’autres industries, l’industrie manufacturière de l’aviation civile donne la priorité à la production sur le territoire national de composants de haute valeur et d’assemblage final”, a relevé l’AIA.Selon elle, les exportations du secteur aérospatial et défense ont atteint 135,9 milliards de dollars en 2023, dont 113,9 milliards uniquement pour l’aviation civile.Il a généré un excédent commercial de 74,5 milliards de dollars et investi 34,5 milliards uniquement dans la recherche et développement.- Près de 550 milliards -Le secteur emploie plus de 2,2 millions de personnes aux Etats-Unis, pour une base industrielle de plus de 100.000 entreprises ayant produit pour près de 545 milliards de dollars en 2023 et une contribution de 284 milliards au Produit intérieur brut (PIB).Il bénéficie depuis près de cinquante ans d’un Accord international sur le commerce de l’aviation commerciale (ATCA), qui a réduit à néant les droits de douane et barrières commerciales, a rappelé l’A4A, dans sa réponse au ministre.”L’industrie américaine de l’aviation commerciale incarne la réussite que le président Trump recherche”, a-t-elle insisté, soulignant que 84% de la production était d’ores et déjà américaine et que Washington n’avait “pas besoin d’intervenir sur les 16%” restants.”Le dispositif commercial actuel a renforcé notre sécurité économique et nationale et constitue un élément crucial pour maintenir notre sécurité nationale dans le futur”, a-t-elle argué.Pour les industriels, ces potentiels droits de douane constitueraient un grain de sable venant gripper une machine bien huilée depuis des décennies, et déséquilibreront une chaîne d’approvisionnement ultrasensible et toujours convalescente après la pandémie de Covid-19.”Pour éviter d’aggraver encore la situation, nous exhortons à épargner le secteur aérospatial des guerres commerciales”, a plaidé lundi Willie Walsh, directeur général de l’Association internationale du transport aérien (Iata).”Les avions et pièces détachées sont déjà en forte demande et l’offre est limitée”, a prévenu l’AIA, précisant qu’intégrer de nouveaux fournisseurs implique un processus “complexe, long et coûteux” pouvant durer jusqu’à dix ans à cause des certifications nécessaires.La compagnie aérienne Delta Air Lines a également donné son avis, plaidant pour un statu quo car ces surtaxes “entraveraient la capacité de Delta à conserver sa trajectoire de groupe mondial”.Elle souffrirait d’un “désavantage compétitif” en ayant à payer les pièces détachées plus cher que ses concurrents étrangers.Si ces droits de douane étaient instaurés, cela “infligerait une taxe inattendue sur les achats d’avions de Delta conclus depuis plusieurs années”.Ed Bastian, son patron, avait affirmé fin avril qu’il était “clair” que le groupe n’allait “pas payer des droits de douane sur une quelconque livraison d’avion”, indiquant “travailler étroitement avec Airbus” pour “minimiser” l’impact.”Delta serait probablement forcée d’annuler des contrats existants et de renoncer à des contrats en cours de négociation”, a prévenu la compagnie dans son courrier au ministre, soulignant avoir actuellement 100 avions en commande chez Boeing et exiger que ses A220 d’Airbus soient produits en priorité à Mobile (Alabama).

Aux Etats-Unis, des volontaires élèvent des huîtres pour nettoyer les mers

Appréciée par les gastronomes, l’huître pourrait aussi être l’un des soldats dont le monde a besoin pour lutter contre la dégradation de l’environnement. Kimberly Price en est convaincue, elle qui, avec d’autres volontaires, tente de regonfler les populations de ces nettoyeurs des mers.Cette habitante du Maryland, dans l’est des Etats-Unis, élève des milliers d’huîtres dans sa maison située au bord de l’eau. Lorsqu’ils sont suffisamment matures, les mollusques sont introduits dans la baie de Chesapeake, près de Washington, où ils nettoient l’eau.Les huîtres sont des filtres naturels extrêmement efficaces, chacune pouvant traiter jusqu’à 190 litres d’eau par jour.L’habitat s’en trouve assaini, la flore et la faune marine s’en portent mieux, ce qui, selon les experts, peut aussi aider les eaux à capturer davantage de dioxyde de carbone responsable du réchauffement climatique.Aujourd’hui, il reste seulement 1% des huîtres natives de la baie de Chesapeake qu’on trouvait par milliards avant les années 1880, assez pour filtrer toute l’eau de la baie, selon les historiens. Elles ont été victimes de pollution, de surpêche et de maladies.Les environnementalistes font face à un défi colossal et les volontaires comme Kimberly Price jouent un rôle crucial dans le repeuplement de la baie.Pendant neuf mois, les huîtres juvéniles sont élevées dans des cages suspendues par des cordes à la jetée privée de Mme Price, consultante en immobilier de 53 ans, afin de leur donner le plus de chances possibles de grandir.Ensuite, les mollusques sont mis au travail pour aider à préserver la planète. “Nous, les humains, détruisons tout, n’est-ce pas? Donc, on voit comment faire pour rectifier la situation”, explique Kimberly Price à l’AFP tandis que des balbuzards pêcheurs planent au-dessus de sa tête.Dans la cage frappée de l’inscription “Interdit à la vente et à la consommation humaine”, des vieilles coquilles d’huîtres servent de lit à une demi douzaine de petits mollusques de la taille d’un ongle.- “Direction positive”-En arrivant chez Mme Price l’été dernier, ils n’étaient guère plus gros que des têtes d’épingle, venus d’un éclosoir spécialisé. Lors de la visite de l’AFP fin mai, Kimberly Price lavait les jeunes huîtres avant de les donner à la Fondation de la baie de Chesapeake (CBF) qui les introduit dans des récifs sanctuaires dans la baie, où la pêche aux mollusques est interdite.En 2018, l’organisation à but non lucratif et ses partenaires se sont fixé comme objectif d’implanter 10 milliards de nouvelles huîtres dans la baie — le plus grand estuaire des Etats-Unis — d’ici fin 2025.Environ 6,7 milliards ont déjà été introduites, selon Kellie Fiala, experte du CBF. La population “évolue dans une direction positive”, ajoute-t-elle.”Quand on pense au nombre d’huîtres qu’il y avait dans la baie, il nous reste encore du chemin à parcourir”, souligne-t-elle cependant. L’une des principales difficultés est le manque de substrat, de matériel dur dont les huîtres ont besoin pour croître car pendant des années, les coquilles étaient ramassées pour servir à la construction d’allées.”Les gens ne comprenaient pas l’importance de remettre les coquilles à l’eau pour servir de maison à d’autres huîtres”, souligne Kellie Fiala.Pour résoudre le problème, la CBF encourage les bénévoles à fabriquer des sortes d’igloos en béton pour servir d’habitats artificiels sous-marins. Toutes ces initiatives favorisent l’implication des habitants du coin, des écoliers aux retraités. Avec d’autres volontaires, Kimberly Price se rend au siège de la CBF près de la baie pour lui laisser des seaux de mollusques, 7.500 selon un décompte.Puis, les huîtres sont chargées sur un petit bateau que le capitaine, Dan Johannes, 61 ans, pilote jusqu’à atteindre un récif sanctuaire. Là, deux stagiaires vident sans cérémonie une vingtaine de seaux par-dessus bord. Le processus ne dure qu’une minute et la baie contient 75.000 huîtres de plus.

Aux Etats-Unis, des volontaires élèvent des huîtres pour nettoyer les mers

Appréciée par les gastronomes, l’huître pourrait aussi être l’un des soldats dont le monde a besoin pour lutter contre la dégradation de l’environnement. Kimberly Price en est convaincue, elle qui, avec d’autres volontaires, tente de regonfler les populations de ces nettoyeurs des mers.Cette habitante du Maryland, dans l’est des Etats-Unis, élève des milliers d’huîtres dans sa maison située au bord de l’eau. Lorsqu’ils sont suffisamment matures, les mollusques sont introduits dans la baie de Chesapeake, près de Washington, où ils nettoient l’eau.Les huîtres sont des filtres naturels extrêmement efficaces, chacune pouvant traiter jusqu’à 190 litres d’eau par jour.L’habitat s’en trouve assaini, la flore et la faune marine s’en portent mieux, ce qui, selon les experts, peut aussi aider les eaux à capturer davantage de dioxyde de carbone responsable du réchauffement climatique.Aujourd’hui, il reste seulement 1% des huîtres natives de la baie de Chesapeake qu’on trouvait par milliards avant les années 1880, assez pour filtrer toute l’eau de la baie, selon les historiens. Elles ont été victimes de pollution, de surpêche et de maladies.Les environnementalistes font face à un défi colossal et les volontaires comme Kimberly Price jouent un rôle crucial dans le repeuplement de la baie.Pendant neuf mois, les huîtres juvéniles sont élevées dans des cages suspendues par des cordes à la jetée privée de Mme Price, consultante en immobilier de 53 ans, afin de leur donner le plus de chances possibles de grandir.Ensuite, les mollusques sont mis au travail pour aider à préserver la planète. “Nous, les humains, détruisons tout, n’est-ce pas? Donc, on voit comment faire pour rectifier la situation”, explique Kimberly Price à l’AFP tandis que des balbuzards pêcheurs planent au-dessus de sa tête.Dans la cage frappée de l’inscription “Interdit à la vente et à la consommation humaine”, des vieilles coquilles d’huîtres servent de lit à une demi douzaine de petits mollusques de la taille d’un ongle.- “Direction positive”-En arrivant chez Mme Price l’été dernier, ils n’étaient guère plus gros que des têtes d’épingle, venus d’un éclosoir spécialisé. Lors de la visite de l’AFP fin mai, Kimberly Price lavait les jeunes huîtres avant de les donner à la Fondation de la baie de Chesapeake (CBF) qui les introduit dans des récifs sanctuaires dans la baie, où la pêche aux mollusques est interdite.En 2018, l’organisation à but non lucratif et ses partenaires se sont fixé comme objectif d’implanter 10 milliards de nouvelles huîtres dans la baie — le plus grand estuaire des Etats-Unis — d’ici fin 2025.Environ 6,7 milliards ont déjà été introduites, selon Kellie Fiala, experte du CBF. La population “évolue dans une direction positive”, ajoute-t-elle.”Quand on pense au nombre d’huîtres qu’il y avait dans la baie, il nous reste encore du chemin à parcourir”, souligne-t-elle cependant. L’une des principales difficultés est le manque de substrat, de matériel dur dont les huîtres ont besoin pour croître car pendant des années, les coquilles étaient ramassées pour servir à la construction d’allées.”Les gens ne comprenaient pas l’importance de remettre les coquilles à l’eau pour servir de maison à d’autres huîtres”, souligne Kellie Fiala.Pour résoudre le problème, la CBF encourage les bénévoles à fabriquer des sortes d’igloos en béton pour servir d’habitats artificiels sous-marins. Toutes ces initiatives favorisent l’implication des habitants du coin, des écoliers aux retraités. Avec d’autres volontaires, Kimberly Price se rend au siège de la CBF près de la baie pour lui laisser des seaux de mollusques, 7.500 selon un décompte.Puis, les huîtres sont chargées sur un petit bateau que le capitaine, Dan Johannes, 61 ans, pilote jusqu’à atteindre un récif sanctuaire. Là, deux stagiaires vident sans cérémonie une vingtaine de seaux par-dessus bord. Le processus ne dure qu’une minute et la baie contient 75.000 huîtres de plus.

Aux Etats-Unis, des volontaires élèvent des huîtres pour nettoyer les mers

Appréciée par les gastronomes, l’huître pourrait aussi être l’un des soldats dont le monde a besoin pour lutter contre la dégradation de l’environnement. Kimberly Price en est convaincue, elle qui, avec d’autres volontaires, tente de regonfler les populations de ces nettoyeurs des mers.Cette habitante du Maryland, dans l’est des Etats-Unis, élève des milliers d’huîtres dans sa maison située au bord de l’eau. Lorsqu’ils sont suffisamment matures, les mollusques sont introduits dans la baie de Chesapeake, près de Washington, où ils nettoient l’eau.Les huîtres sont des filtres naturels extrêmement efficaces, chacune pouvant traiter jusqu’à 190 litres d’eau par jour.L’habitat s’en trouve assaini, la flore et la faune marine s’en portent mieux, ce qui, selon les experts, peut aussi aider les eaux à capturer davantage de dioxyde de carbone responsable du réchauffement climatique.Aujourd’hui, il reste seulement 1% des huîtres natives de la baie de Chesapeake qu’on trouvait par milliards avant les années 1880, assez pour filtrer toute l’eau de la baie, selon les historiens. Elles ont été victimes de pollution, de surpêche et de maladies.Les environnementalistes font face à un défi colossal et les volontaires comme Kimberly Price jouent un rôle crucial dans le repeuplement de la baie.Pendant neuf mois, les huîtres juvéniles sont élevées dans des cages suspendues par des cordes à la jetée privée de Mme Price, consultante en immobilier de 53 ans, afin de leur donner le plus de chances possibles de grandir.Ensuite, les mollusques sont mis au travail pour aider à préserver la planète. “Nous, les humains, détruisons tout, n’est-ce pas? Donc, on voit comment faire pour rectifier la situation”, explique Kimberly Price à l’AFP tandis que des balbuzards pêcheurs planent au-dessus de sa tête.Dans la cage frappée de l’inscription “Interdit à la vente et à la consommation humaine”, des vieilles coquilles d’huîtres servent de lit à une demi douzaine de petits mollusques de la taille d’un ongle.- “Direction positive”-En arrivant chez Mme Price l’été dernier, ils n’étaient guère plus gros que des têtes d’épingle, venus d’un éclosoir spécialisé. Lors de la visite de l’AFP fin mai, Kimberly Price lavait les jeunes huîtres avant de les donner à la Fondation de la baie de Chesapeake (CBF) qui les introduit dans des récifs sanctuaires dans la baie, où la pêche aux mollusques est interdite.En 2018, l’organisation à but non lucratif et ses partenaires se sont fixé comme objectif d’implanter 10 milliards de nouvelles huîtres dans la baie — le plus grand estuaire des Etats-Unis — d’ici fin 2025.Environ 6,7 milliards ont déjà été introduites, selon Kellie Fiala, experte du CBF. La population “évolue dans une direction positive”, ajoute-t-elle.”Quand on pense au nombre d’huîtres qu’il y avait dans la baie, il nous reste encore du chemin à parcourir”, souligne-t-elle cependant. L’une des principales difficultés est le manque de substrat, de matériel dur dont les huîtres ont besoin pour croître car pendant des années, les coquilles étaient ramassées pour servir à la construction d’allées.”Les gens ne comprenaient pas l’importance de remettre les coquilles à l’eau pour servir de maison à d’autres huîtres”, souligne Kellie Fiala.Pour résoudre le problème, la CBF encourage les bénévoles à fabriquer des sortes d’igloos en béton pour servir d’habitats artificiels sous-marins. Toutes ces initiatives favorisent l’implication des habitants du coin, des écoliers aux retraités. Avec d’autres volontaires, Kimberly Price se rend au siège de la CBF près de la baie pour lui laisser des seaux de mollusques, 7.500 selon un décompte.Puis, les huîtres sont chargées sur un petit bateau que le capitaine, Dan Johannes, 61 ans, pilote jusqu’à atteindre un récif sanctuaire. Là, deux stagiaires vident sans cérémonie une vingtaine de seaux par-dessus bord. Le processus ne dure qu’une minute et la baie contient 75.000 huîtres de plus.

Foot: Spalletti annonce qu’il ne sera plus sélectionneur italien après Italie-Moldavie

Le sélectionneur de l’Italie Luciano Spalletti a annoncé dimanche qu’il quitterait ses fonctions au lendemain du match de qualifications pour le Mondial-2026 contre la Moldavie programmé lundi.”Nous avons discuté samedi avec le président de la Fédération italienne et il m’a été annoncé que je serai relevé de mes fonctions de sélectionneur de la Nazionale”, a déclaré Spalletti en conférence de presse, deux jours après la déroute de son équipe face à la Norvège (3-0) à Oslo.”Cela me déplait: compte tenu de la relation que nous avons, je n’avais absolument aucune intention d’abandonner. Surtout lorsque les choses ne vont pas bien, j’aurais préféré rester et faire mon travail”, a-t-il poursuivi.”Mais il s’agit d’un licenciement et je dois l’accepter. J’ai toujours envisagé ce rôle en étant au service de la patrie et je veux faciliter l’avenir de l’équipe nationale. Je pense qu’il est juste de rechercher ce qu’il y a de mieux”, a souligné l’ancien entraîneur de Naples.Spalletti, 66 ans, a succédé en août 2023 à Roberto Mancini, parti entraîner la sélection saoudienne.Son bilan à la tête de la Nazionale est de onze victoires, pour six nuls et six défaites.Depuis son entrée en fonction, il est parvenu à qualifier l’Italie pour l’Euro-2024, mais le tournoi en Allemagne pour la Nazionale, championne d’Europe 2021, s’est conclu dès les 8es de finale, avec une défaite contre la Suisse (2-0).Malgré cette élimination, il avait été confirmé dans ses fonctions, mais le technicien italien s’est retrouvé rapidement de nouveau sous pression avec l’élimination en quarts de finale de la Ligue des nations par l’Allemagne.Alors que l’Italie n’a pas participé aux deux dernières phases finales de la Coupe du monde (2018, 2022), la lourde défaite contre la Norvège lors de son premier match de qualification pour le Mondial-2026 lui a été fatale.”On peut perdre contre la Norvège, mais pas de cette façon, c’est inacceptable (…) Nous devons affronter les moments difficiles la tête haute et nous devons immédiatement nous relever”, avait déclaré plus tôt dans la journée le président de la Fédération italienne Gabriele Gravina qui avait alors tenu à défendre Spalletti.Pour lui succéder, deux noms reviennent avec insistance, celui de Claudio Ranieri qui a conduit l’AS Rome à la 5e place du Championnat d’Italie, et celui de Stefano Pioli, ancien entraîneur de l’AC Milan, actuellement aux commandes du club saoudien d’Al-Nassr.