Macron attend les dirigeants du monde à Nice pour un sommet de “mobilisation” sur l’océan

Arrivé dimanche après-midi en bateau depuis Monaco, Emmanuel Macron attend les dirigeants de la planète à Nice pour un dîner d’Etat à la veille d’une conférence de l’Onu sur les océans qu’il entend transformer en sommet de “mobilisation”.”Nous avons le devoir de nous mobiliser parce que la science est claire et que les faits sont là”, a déclaré le président français à la mi-journée à Monaco, en clôture d’un forum de deux jours sur l’économie bleue.”La planète ne peut plus supporter des promesses non tenues”, a prévenu le président brésilien Luiz Ignacio Lula da Silva dans la principauté.En début d’après-midi, plusieurs dizaines de navires scientifiques ou de prestige ont célébré la Journée mondiale des océans en défilant dans la baie des Anges, sous un vent fort et un ciel rendu laiteux — selon l’institut Copernicus — par les fumées des incendies qui font rage au Canada.Après avoir échangé à bord du Thalassa avec des chercheurs américains qui souhaitent poursuivre leur travail en France compte tenu de la politique du président américain Donald Trump, M. Macron est arrivé vers 17H15 au port de Nice.C’est là qu’il accueillera lundi matin une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement pour la troisième conférence de l’Onu sur les océans (Unoc3). Jusqu’à 5.000 policiers, gendarmes et militaires ont été mobilisés pour la sécurité.Au côté du président costaricain Rodrigo Chavez Roblez, co-hôte du sommet, M. Macron va recevoir en fin d’après-midi les recommandations des plus de 2.000 chercheurs, qui ont demandé cette semaine à Nice à être écoutés et soutenus.Il entendra aussi les conclusions du forum financier monégasque, qui visait à donner un nouvel élan à une exploitation durable de l’océan, et de la coalition des villes côtières lancée samedi sous l’égide de l’Onu.- Chalutage de fond -La journée se terminera par un dîner avec les chefs d’Etat et de gouvernement au Negresco, l’hôtel à la coupole rose emblématique de la promenade des Anglais, mettant à l’honneur légumes de saison et poissons de la Méditerranée.Comme aux négociations climatiques, les Etats-Unis, premier domaine maritime au monde, n’ont pas prévu d’envoyer de délégation. Fin avril, Donald Trump a même provoqué de vives inquiétudes en décidant unilatéralement d’ouvrir l’extraction minière dans des eaux internationales du Pacifique.Pour mieux sauvegarder les écosystèmes, un effort est attendu sur les aires marines protégées (AMP). Des annonces de plusieurs pays lundi devraient leur faire dépasser les 10% de la surface des mers, contre actuellement 8,4% mais encore loin de l’objectif de 30% en 2030.Le niveau de protection fait aussi débat. Mis sous pression par les ONG, M. Macron a annoncé samedi une limitation du chalutage de fond dans certaines AMP. Et le Royaume-Uni doit annoncer lundi son intention d’étendre l’interdiction du chalutage de fond à plus de la moitié des aires marines protégées d’Angleterre.Dans de nombreux domaines, “l’action ne progresse pas à la vitesse ou à l’échelle requise”, reconnaissent les Etats dans le projet de déclaration finale de la conférence, négociée depuis des mois.- “Il y a de l’argent” -Exploitation minière des fonds marins, traité international sur la pollution plastique et régulation de la surpêche et de la pêche illégale seront à la table des discussions.La France a dû revoir ses ambitions à la baisse pour cette première conférence onusienne dans l’Hexagone depuis la COP21 en 2015. Ainsi, la barre des 60 ratifications nécessaires pour l’entrée en vigueur du traité de la haute mer de 2023 ne sera pas atteinte à Nice.Les échanges devraient également porter sur un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins — actuellement soutenu par 33 pays–, sur le futur traité contre la pollution plastique et sur la ratification d’accords concernant la lutte contre la pêche illégale et la surpêche.Si le sommet de Nice “n’est pas à proprement parler une conférence de mobilisation de fonds”, selon l’Elysée, le Costa Rica a dit espérer 100 milliards de dollars de nouveaux financements pour le développement durable de l’océan.La protection des océans, qui couvrent 70,8% du globe, est le moins bien financé des 17 objectifs de développement durable de l’Onu.”Nous avons créé cette sorte de mythe selon lequel les gouvernements n’ont pas d’argent pour la conservation des océans”, a critiqué Brian O’Donnell, directeur de Campaign for Nature, ONG qui milite pour la protection des océans. “Il y a de l’argent. Il n’y a pas de volonté politique”.np-aag-fcc-fff/abb/swi

Macron attend les dirigeants du monde à Nice pour un sommet de “mobilisation” sur l’océan

Arrivé dimanche après-midi en bateau depuis Monaco, Emmanuel Macron attend les dirigeants de la planète à Nice pour un dîner d’Etat à la veille d’une conférence de l’Onu sur les océans qu’il entend transformer en sommet de “mobilisation”.”Nous avons le devoir de nous mobiliser parce que la science est claire et que les faits sont là”, a déclaré le président français à la mi-journée à Monaco, en clôture d’un forum de deux jours sur l’économie bleue.”La planète ne peut plus supporter des promesses non tenues”, a prévenu le président brésilien Luiz Ignacio Lula da Silva dans la principauté.En début d’après-midi, plusieurs dizaines de navires scientifiques ou de prestige ont célébré la Journée mondiale des océans en défilant dans la baie des Anges, sous un vent fort et un ciel rendu laiteux — selon l’institut Copernicus — par les fumées des incendies qui font rage au Canada.Après avoir échangé à bord du Thalassa avec des chercheurs américains qui souhaitent poursuivre leur travail en France compte tenu de la politique du président américain Donald Trump, M. Macron est arrivé vers 17H15 au port de Nice.C’est là qu’il accueillera lundi matin une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement pour la troisième conférence de l’Onu sur les océans (Unoc3). Jusqu’à 5.000 policiers, gendarmes et militaires ont été mobilisés pour la sécurité.Au côté du président costaricain Rodrigo Chavez Roblez, co-hôte du sommet, M. Macron va recevoir en fin d’après-midi les recommandations des plus de 2.000 chercheurs, qui ont demandé cette semaine à Nice à être écoutés et soutenus.Il entendra aussi les conclusions du forum financier monégasque, qui visait à donner un nouvel élan à une exploitation durable de l’océan, et de la coalition des villes côtières lancée samedi sous l’égide de l’Onu.- Chalutage de fond -La journée se terminera par un dîner avec les chefs d’Etat et de gouvernement au Negresco, l’hôtel à la coupole rose emblématique de la promenade des Anglais, mettant à l’honneur légumes de saison et poissons de la Méditerranée.Comme aux négociations climatiques, les Etats-Unis, premier domaine maritime au monde, n’ont pas prévu d’envoyer de délégation. Fin avril, Donald Trump a même provoqué de vives inquiétudes en décidant unilatéralement d’ouvrir l’extraction minière dans des eaux internationales du Pacifique.Pour mieux sauvegarder les écosystèmes, un effort est attendu sur les aires marines protégées (AMP). Des annonces de plusieurs pays lundi devraient leur faire dépasser les 10% de la surface des mers, contre actuellement 8,4% mais encore loin de l’objectif de 30% en 2030.Le niveau de protection fait aussi débat. Mis sous pression par les ONG, M. Macron a annoncé samedi une limitation du chalutage de fond dans certaines AMP. Et le Royaume-Uni doit annoncer lundi son intention d’étendre l’interdiction du chalutage de fond à plus de la moitié des aires marines protégées d’Angleterre.Dans de nombreux domaines, “l’action ne progresse pas à la vitesse ou à l’échelle requise”, reconnaissent les Etats dans le projet de déclaration finale de la conférence, négociée depuis des mois.- “Il y a de l’argent” -Exploitation minière des fonds marins, traité international sur la pollution plastique et régulation de la surpêche et de la pêche illégale seront à la table des discussions.La France a dû revoir ses ambitions à la baisse pour cette première conférence onusienne dans l’Hexagone depuis la COP21 en 2015. Ainsi, la barre des 60 ratifications nécessaires pour l’entrée en vigueur du traité de la haute mer de 2023 ne sera pas atteinte à Nice.Les échanges devraient également porter sur un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins — actuellement soutenu par 33 pays–, sur le futur traité contre la pollution plastique et sur la ratification d’accords concernant la lutte contre la pêche illégale et la surpêche.Si le sommet de Nice “n’est pas à proprement parler une conférence de mobilisation de fonds”, selon l’Elysée, le Costa Rica a dit espérer 100 milliards de dollars de nouveaux financements pour le développement durable de l’océan.La protection des océans, qui couvrent 70,8% du globe, est le moins bien financé des 17 objectifs de développement durable de l’Onu.”Nous avons créé cette sorte de mythe selon lequel les gouvernements n’ont pas d’argent pour la conservation des océans”, a critiqué Brian O’Donnell, directeur de Campaign for Nature, ONG qui milite pour la protection des océans. “Il y a de l’argent. Il n’y a pas de volonté politique”.np-aag-fcc-fff/abb/swi

Début d’un référendum en Italie sur la naturalisation et le droit du travail

Les Italiens ont commencé à voter dimanche pour dire “oui” ou “non” à une mesure visant à faciliter l’obtention de la nationalité, ainsi qu’à l’abolition de lois libéralisant le marché du travail, auxquelles s’oppose le gouvernement qui a appelé à s’abstenir afin d’invalider le résultat du vote.A la mi-journée, la participation s’élevait à 7,41%, selon le ministère de l’Intérieur. Or, même si le “oui” l’emporte pour les cinq propositions soumises à référendum, dimanche et lundi, la participation doit atteindre un minimum de 50%.Actuellement, un résident non-européen sans lien de mariage ni de sang avec l’Italie doit y vivre pendant dix ans avant de pouvoir demander la naturalisation, processus qui peut ensuite prendre des années. La proposition soumise à référendum propose de réduire ce délai à cinq ans, ce qui alignerait l’Italie sur l’Allemagne et la France.Les partisans du “oui” affirment que jusqu’à 2,5 millions de personnes pourraient bénéficier de cette réforme, soutenue par le Parti démocrate (PD, centre-gauche), principale force d’opposition. L’initiative de ce référendum, venue de partis d’opposition et d’ONG, a recueilli plus de 500.000 signatures en septembre, comme l’exige la loi.La Première ministre Giorgia Meloni, cheffe du parti Fratelli d’Italia (FDI, extrême droite), arrivée au pouvoir en 2022 sur un programme anti-migrants même si son gouvernement a augmenté le nombre de visas de travail, a déclaré être “absolument contre” cette mesure. Pour Mme Meloni, la loi actuelle sur la nationalité est “excellente” et “très ouverte”. “Nous sommes l’une des nations européennes avec le plus grand nombre de naturalisations”, a-t-elle souligné cette semaine.Selon Eurostat, Rome a accordé en 2023 la nationalité italienne à 213.500 personnes, soit un cinquième des naturalisations dans l’Union européenne. Plus de 90% d’entre elles étaient originaires de pays hors de l’UE, principalement d’Albanie et du Maroc, ainsi que d’Argentine et du Brésil.En mars, le gouvernement avait limité l’accès à la naturalisation par lien de sang, ne rendant éligibles que les étrangers ayant des grands-parents ou des parents italiens, alors qu’auparavant, l’ascendance pouvait remonter jusqu’aux arrière-arrière-grands-parents. Giovanni Puccini, 18 ans, a voté dimanche pour la première fois de sa vie, dans un bureau à Rome. Il estime que l’appel à l’abstention de Mme Meloni est “irrespectueux”: “Il faut voter parce que tellement de gens se sont battus, sont même morts, pour ce droit”.Son ami, Pierre Donadio, 21 ans, est convaincu qu’il faut assouplir les lois sur la naturalisation pour “éviter que le pays ne soit trop fermé sur lui-même”.Très populaire dans le pays, le rappeur Ghali, né à Milan de parents tunisiens, a aussi exhorté ses fans à aller voter.”Certains sont nés ici, ont vécu ici pendant des années, (…) se sentent Italiens à tous les égards, mais ne sont pas reconnus comme citoyens”, a-t-il dénoncé sur Instagram.- Protection des salariés -Les Italiens sont également appelés à se prononcer sur une proposition d’abolition de quatre lois de libéralisation du marché du travail, une consultation voulue par le syndicat CGIL (gauche), principale confédération syndicale du pays, qui a également récolté les 500.000 signatures nécessaires pour la tenue du scrutin. Le syndicat espère ainsi rétablir des mesures de protection contre les contrats précaires, les licenciements et les accidents du travail qui avaient été supprimées par le passé. “Nous voulons renverser une culture qui a fait prévaloir les intérêts des entreprises sur ceux des travailleurs”, a expliqué à l’AFP Maurizio Landini, secrétaire général de la CGIL.Le Parti démocrate soutient ce changement bien qu’il ait adopté quand il était au pouvoir certaines des mesures proposées à la suppression, dont certaines mises en place par l’ancien chef du gouvernement Matteo Renzi.Actuellement à 23% dans les sondages, loin derrière Mme Meloni qui reste stable autour des 30%, le PD tente, avec ce nouveau positionnement, de récupérer une partie du vote ouvrier.

Début d’un référendum en Italie sur la naturalisation et le droit du travail

Les Italiens ont commencé à voter dimanche pour dire “oui” ou “non” à une mesure visant à faciliter l’obtention de la nationalité, ainsi qu’à l’abolition de lois libéralisant le marché du travail, auxquelles s’oppose le gouvernement qui a appelé à s’abstenir afin d’invalider le résultat du vote.A la mi-journée, la participation s’élevait à 7,41%, selon le ministère de l’Intérieur. Or, même si le “oui” l’emporte pour les cinq propositions soumises à référendum, dimanche et lundi, la participation doit atteindre un minimum de 50%.Actuellement, un résident non-européen sans lien de mariage ni de sang avec l’Italie doit y vivre pendant dix ans avant de pouvoir demander la naturalisation, processus qui peut ensuite prendre des années. La proposition soumise à référendum propose de réduire ce délai à cinq ans, ce qui alignerait l’Italie sur l’Allemagne et la France.Les partisans du “oui” affirment que jusqu’à 2,5 millions de personnes pourraient bénéficier de cette réforme, soutenue par le Parti démocrate (PD, centre-gauche), principale force d’opposition. L’initiative de ce référendum, venue de partis d’opposition et d’ONG, a recueilli plus de 500.000 signatures en septembre, comme l’exige la loi.La Première ministre Giorgia Meloni, cheffe du parti Fratelli d’Italia (FDI, extrême droite), arrivée au pouvoir en 2022 sur un programme anti-migrants même si son gouvernement a augmenté le nombre de visas de travail, a déclaré être “absolument contre” cette mesure. Pour Mme Meloni, la loi actuelle sur la nationalité est “excellente” et “très ouverte”. “Nous sommes l’une des nations européennes avec le plus grand nombre de naturalisations”, a-t-elle souligné cette semaine.Selon Eurostat, Rome a accordé en 2023 la nationalité italienne à 213.500 personnes, soit un cinquième des naturalisations dans l’Union européenne. Plus de 90% d’entre elles étaient originaires de pays hors de l’UE, principalement d’Albanie et du Maroc, ainsi que d’Argentine et du Brésil.En mars, le gouvernement avait limité l’accès à la naturalisation par lien de sang, ne rendant éligibles que les étrangers ayant des grands-parents ou des parents italiens, alors qu’auparavant, l’ascendance pouvait remonter jusqu’aux arrière-arrière-grands-parents. Giovanni Puccini, 18 ans, a voté dimanche pour la première fois de sa vie, dans un bureau à Rome. Il estime que l’appel à l’abstention de Mme Meloni est “irrespectueux”: “Il faut voter parce que tellement de gens se sont battus, sont même morts, pour ce droit”.Son ami, Pierre Donadio, 21 ans, est convaincu qu’il faut assouplir les lois sur la naturalisation pour “éviter que le pays ne soit trop fermé sur lui-même”.Très populaire dans le pays, le rappeur Ghali, né à Milan de parents tunisiens, a aussi exhorté ses fans à aller voter.”Certains sont nés ici, ont vécu ici pendant des années, (…) se sentent Italiens à tous les égards, mais ne sont pas reconnus comme citoyens”, a-t-il dénoncé sur Instagram.- Protection des salariés -Les Italiens sont également appelés à se prononcer sur une proposition d’abolition de quatre lois de libéralisation du marché du travail, une consultation voulue par le syndicat CGIL (gauche), principale confédération syndicale du pays, qui a également récolté les 500.000 signatures nécessaires pour la tenue du scrutin. Le syndicat espère ainsi rétablir des mesures de protection contre les contrats précaires, les licenciements et les accidents du travail qui avaient été supprimées par le passé. “Nous voulons renverser une culture qui a fait prévaloir les intérêts des entreprises sur ceux des travailleurs”, a expliqué à l’AFP Maurizio Landini, secrétaire général de la CGIL.Le Parti démocrate soutient ce changement bien qu’il ait adopté quand il était au pouvoir certaines des mesures proposées à la suppression, dont certaines mises en place par l’ancien chef du gouvernement Matteo Renzi.Actuellement à 23% dans les sondages, loin derrière Mme Meloni qui reste stable autour des 30%, le PD tente, avec ce nouveau positionnement, de récupérer une partie du vote ouvrier.

Début d’un référendum en Italie sur la naturalisation et le droit du travail

Les Italiens ont commencé à voter dimanche pour dire “oui” ou “non” à une mesure visant à faciliter l’obtention de la nationalité, ainsi qu’à l’abolition de lois libéralisant le marché du travail, auxquelles s’oppose le gouvernement qui a appelé à s’abstenir afin d’invalider le résultat du vote.A la mi-journée, la participation s’élevait à 7,41%, selon le ministère de l’Intérieur. Or, même si le “oui” l’emporte pour les cinq propositions soumises à référendum, dimanche et lundi, la participation doit atteindre un minimum de 50%.Actuellement, un résident non-européen sans lien de mariage ni de sang avec l’Italie doit y vivre pendant dix ans avant de pouvoir demander la naturalisation, processus qui peut ensuite prendre des années. La proposition soumise à référendum propose de réduire ce délai à cinq ans, ce qui alignerait l’Italie sur l’Allemagne et la France.Les partisans du “oui” affirment que jusqu’à 2,5 millions de personnes pourraient bénéficier de cette réforme, soutenue par le Parti démocrate (PD, centre-gauche), principale force d’opposition. L’initiative de ce référendum, venue de partis d’opposition et d’ONG, a recueilli plus de 500.000 signatures en septembre, comme l’exige la loi.La Première ministre Giorgia Meloni, cheffe du parti Fratelli d’Italia (FDI, extrême droite), arrivée au pouvoir en 2022 sur un programme anti-migrants même si son gouvernement a augmenté le nombre de visas de travail, a déclaré être “absolument contre” cette mesure. Pour Mme Meloni, la loi actuelle sur la nationalité est “excellente” et “très ouverte”. “Nous sommes l’une des nations européennes avec le plus grand nombre de naturalisations”, a-t-elle souligné cette semaine.Selon Eurostat, Rome a accordé en 2023 la nationalité italienne à 213.500 personnes, soit un cinquième des naturalisations dans l’Union européenne. Plus de 90% d’entre elles étaient originaires de pays hors de l’UE, principalement d’Albanie et du Maroc, ainsi que d’Argentine et du Brésil.En mars, le gouvernement avait limité l’accès à la naturalisation par lien de sang, ne rendant éligibles que les étrangers ayant des grands-parents ou des parents italiens, alors qu’auparavant, l’ascendance pouvait remonter jusqu’aux arrière-arrière-grands-parents. Giovanni Puccini, 18 ans, a voté dimanche pour la première fois de sa vie, dans un bureau à Rome. Il estime que l’appel à l’abstention de Mme Meloni est “irrespectueux”: “Il faut voter parce que tellement de gens se sont battus, sont même morts, pour ce droit”.Son ami, Pierre Donadio, 21 ans, est convaincu qu’il faut assouplir les lois sur la naturalisation pour “éviter que le pays ne soit trop fermé sur lui-même”.Très populaire dans le pays, le rappeur Ghali, né à Milan de parents tunisiens, a aussi exhorté ses fans à aller voter.”Certains sont nés ici, ont vécu ici pendant des années, (…) se sentent Italiens à tous les égards, mais ne sont pas reconnus comme citoyens”, a-t-il dénoncé sur Instagram.- Protection des salariés -Les Italiens sont également appelés à se prononcer sur une proposition d’abolition de quatre lois de libéralisation du marché du travail, une consultation voulue par le syndicat CGIL (gauche), principale confédération syndicale du pays, qui a également récolté les 500.000 signatures nécessaires pour la tenue du scrutin. Le syndicat espère ainsi rétablir des mesures de protection contre les contrats précaires, les licenciements et les accidents du travail qui avaient été supprimées par le passé. “Nous voulons renverser une culture qui a fait prévaloir les intérêts des entreprises sur ceux des travailleurs”, a expliqué à l’AFP Maurizio Landini, secrétaire général de la CGIL.Le Parti démocrate soutient ce changement bien qu’il ait adopté quand il était au pouvoir certaines des mesures proposées à la suppression, dont certaines mises en place par l’ancien chef du gouvernement Matteo Renzi.Actuellement à 23% dans les sondages, loin derrière Mme Meloni qui reste stable autour des 30%, le PD tente, avec ce nouveau positionnement, de récupérer une partie du vote ouvrier.

Marches blanches dans le Var et à Marseille pour Hichem Miraoui, tué parce qu’étranger

Quelque 2.000 personnes ont participé dimanche à deux “marches blanches” à Puget-sur-Argens (Var) et Marseille en hommage à Hichem Miraoui, quadragénaire tunisien tué dans le Var le 31 mai par un voisin français, un crime qualifié de terroriste et raciste par la justice.A Puget-sur-Argens, là où s’est produit le crime, 1.600 personnes, selon la police, ont marché du salon de coiffure où travaillait la victime jusqu’à la mairie, derrière une banderole blanche où était écrit en vert “Repose en paix Hichem, un enfant au grand coeur adopté par le village”.”C’est une marche apolitique, un moment de recueillement”, a souligné Majid Ellili, employé municipal de cette commune de 1.000 habitants, proche de la victime à l’origine de l’hommage. “Il est hors de question qu’un tel crime raciste se reproduise sur le territoire français. Arrêtez de parler de l’immigration maghrébine, revenez sur vos bases, arrêtez de vous éparpiller sur les musulmans ou les Juifs, qu’on arrête tout ça et qu’on remette l’église au milieu du village”, a-t-il exhorté.”C’est un acte raciste et aujourd’hui on a de plus en plus de personnes qui pensent ça, les politiques doivent prendre leurs responsabilités”, pointait Laïd Bouzetit, président d’une association de Cannes La Bocca.”On n’a jamais eu un problème comme ça ici, je ne voudrais pas qu’on pense que Puget est un village raciste. C’est un acte raciste, oui, mais c’est un acte isolé. Ce n’est pas parce que tu votes RN que tu souhaites la mort de quelqu’un”, s’indignait le docteur Lionel Courouge, médecin généraliste à la retraite après 40 années d’exercice dans la localité.Julie Lechanteux, député RN de la circonscription, qui a obtenu près de 60% des voix dans la commune, avait fait le déplacement, ainsi que Dominique Sopo, président de SOS Racisme, ou encore les députés LFI de Marseille Manuel Bompard et Sébastien Delogu, et d’Avignon Raphaël Arnault.Ces trois derniers avait déjà participé à une première marche blanche dans la matinée à Marseille, où 450 personnes, selon la police, ont défilé derrière une banderole “le racisme a de nouveau tué. Justice pour Hichem”.Parmi les marcheurs, un voisin de Hichem Miraoui, de nationalité turque, blessé par balles par l’assaillant à Puget-sur-Argens (Var) et qui portait un bandage à la main droite, ou encore Mouna Miraoui, cousine de la victime.”C’est ignoble ce qu’ils ont fait, ce qu’il a commis. On demande justice”, a-t-elle dit, retenant difficilement ses larmes.”Ce n’est pas parce qu’on n’a pas la même nationalité ou la même religion qu’on doit détester quelqu’un ou se permettre de le tuer. C’est un être humain qu’on a tué. Qui était en plus très bien intégré là-bas”, a-t-elle poursuivi.”Nous mènerons le combat jusqu’au bout pour que toutes les responsabilités soient tirées, jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, parce que ce racisme d’atmosphère, ce qui a visé Hichem, c’est un racisme, c’est une islamophobie, c’est une xénophobie”, a dénoncéun avocat de membres de la famille d’Hichem Miraoui, Sefen Guez Guez.Le 31 mai, vers 22H00, le suspect de nationalité française, Christophe B., 53 ans, a, selon le parquet antiterroriste (Pnat), “tiré à plusieurs reprises” sur son voisin, Hichem Miraoui, depuis sa voiture. Il avait publié avant et après son acte plusieurs vidéos sur Facebook à caractère raciste.Incarcéré, il a reconnu son crime tout en contestant son caractère raciste et a été mis en examen jeudi pour assassinat terroriste en raison de l’origine.

Ligue des nations: Mbappé, un 50e but en Bleu

Kylian Mbappé a enfin retrouvé du ressort en Bleu avec son 50e but pour l’équipe de France, son premier sur action de jeu depuis plus d’un an, dimanche contre l’Allemagne (2-0), à Stuttgart pour la troisième place de la Ligue des nations.Signe de réussite, sa frappe enveloppée a fait poteau rentrant (45+1). Le capitaine des Bleus n’avait plus marqué en sélection sur une action construite depuis plus d’un an, contre le Luxembourg (3-0) le 5 juin 2024, sur un centre de Bradley Barcola.Entretemps, la superstar française a dû se contenter de transformer deux penalties en onze matches en Bleu, contre la Pologne (1-1) à l’Euro-2024 et l’Espagne (défaite 5-4) en demi-finale jeudi.Mbappé a embelli sa performance d’une passe décisive, offrant sur un plateau le but du KO à Michael Olise (84).Après un Championnat d’Europe manqué, où il a été gêné par son nez cassé, et sept matches sans marquer du tout en sélection, il a remis de l’ordre dans ses statistiques, avec 50 buts en 90 sélections.Il se rapproche de Thierry Henry (51 buts) et du recordman Olivier Giroud (57 buts).Mbappé a mis fin à une longue séquence sans éclat en sélection. Un joueur “de ce niveau-là sait qu’il va être critiqué, l’a défendu Aurélien Tchouameni. Il a montré que ça ne l’affecte pas du tout”.- Volée -“Tout le monde l’adore dans l’équipe, a jouté le milieu de terrain sur DAZN Allemagne. Quand il joue comme aujourd’hui, il est tout simplement incroyable”.Après la faillite défensive contre l’Espagne, ce but juste avant la mi-temps, contre le cours du jeu, fait du bien à l’équipe de France en vue des qualifications au Mondial-2026 qui commencent en septembre.L’homme au brassard avait défendu le groupe après la leçon espagnole, “on s’est fait trouer mais on n’a pas fait que de la merde”, avait-t-il dit dans une prise de parole dans le vestiaire diffusée par la Fédération française de football (FFF).Il avait développé sa vision en conférence de presse samedi à Stuttgart, défendant “une vision à long terme” des progrès de l’équipe de France. “La Coupe du monde se gagne avec beaucoup de certitudes, on est en train d’acquérir des certitudes offensives”, développait-il.Le système avec quatre joueurs offensifs aligné aux trois derniers matches n’est “pas encore totalement au point”, admettait-il, “mais on a vu qu’il y a du mieux” contre l’Espagne, soulignant “les opportunités qu’on s’est créés par le jeu”.Lui-même en a eu plusieurs dimanche après-midi, comme cette volée couchée ressemblant à son but en finale de la Coupe du monde 2022 que Marc-André ter Stegen a sorti (79). Tout le stade de Stuttgart a applaudi ce geste.Tous ceux de Mbappé n’ont pas été aussi fluides contre l’Allemagne dans sa position d’attaquant axial à laquelle il “commence à (s)’acclimater”.- Semelle -S’il a marqué un joli but, en effaçant Joshua Kimmich d’une adroite semelle, le Madrilène a aussi raté des gestes qu’il réussit mieux d’ordinaire.Il a très mal exécuté deux passes vers Randal Kolo-Muani qui auraient dû porter le danger (12, 39), puis manqué deux contre-attaques où il était parfaitement lancé (47, 69, 82).Bref, Mbappé a connu du déchet dans son jeu, mais il a marqué puis donné les buts qui évitent à l’équipe de France de gamberger avant de se lancer dans trois mois dans les qualifications pour le Mondial aux Etats-Unis, Canada et Mexique.Il a assuré se sentir bien physiquement depuis janvier, ayant “l’impression d’être sur une pente ascendante”. Moralement aussi: il a soutenu le candidature de son coéquipier Ousmane Dembélé au Ballon d’or, et assuré n’avoir “pas d’amertume” à voir le Paris Saint-Germain, avec lequel court toujours un litige financier, remporter sans lui la Ligue des champions.Le tout frais Soulier d’or européen peut désormais se consacrer à la suite de son copieux programme avec le Real Madrid.Mbappé n’a pas remporté de trophée majeur cette saison (la Supercoupe d’Europe et la Coupe intercontinentale tout de même) mais garde “un titre à jouer, la Coupe du monde des clubs qui arrive, un trophée extrêmement important”, disait-il. Sur sa lancée.

Mineur tué à Dax: le suspect mis en examen pour assassinat

Un adolescent de 16 ans, soupçonné d’avoir tué un jeune de 17 ans la semaine dernière à Dax (Landes), a été mis en examen dimanche pour assassinat et placé en détention provisoire, a indiqué le parquet de Mont-de-Marsan.Ce jeune “activement recherché depuis la commission des faits” s’est livré la veille au commissariat de Bordeaux, a souligné dans un communiqué la procureure Alexa Dubourg.”Présenté au magistrat instructeur (…), et après avoir gardé le silence lors de son interrogatoire de première comparution, il a été mis en examen du chef d’assassinat et placé en détention provisoire”, a-t-elle ajouté.Selon le parquet de Dax, d’abord saisi de l’affaire avant le pôle d’instruction de Mont-de-Marsan, “l’antériorité d’un conflit entre l’auteur et la victime” peut “laisser penser à un geste prémédité”.La victime a succombé à plusieurs coups de couteau portés au thorax le 31 mai au soir, en marge des célébrations du sacre européen du club de football Paris SG. Il avait un “contentieux préexistant” avec le suspect, lui reprochant notamment le vol de sa casquette plusieurs jours auparavant, d’après la même source. Le mis en examen “est défavorablement connu des services de police et de la justice, notamment pour des faits de port d’arme”, a précisé Mme Dubourg. Il faisait l’objet d’une notice rouge d’Interpol, selon une source proche de l’enquête.Vendredi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Dax pour rendre hommage à l’adolescent mortellement poignardé.