Nucléaire: l’Iran soumettra bientôt sa propre proposition d’accord aux Etats-Unis

L’Iran a annoncé lundi qu’il soumettra prochainement aux Etats-Unis sa propre proposition pour un potentiel accord sur son programme nucléaire, après la remise d’une offre américaine qui ne semble pas avoir convaincu Téhéran.Ennemis depuis quatre décennies, l’Iran et les Etats-Unis ont tenu depuis avril cinq séries de pourparlers, sous la médiation d’Oman. Ils tentent de conclure un accord censé empêcher Téhéran de se doter de l’arme atomique en échange d’une levée des sanctions qui paralysent son économie. L’Iran se défend d’avoir des ambitions militaires avec le nucléaire. Les négociations butent notamment sur la question de l’enrichissement d’uranium. Les Etats-Unis exigent que l’Iran y renonce totalement, tandis que Téhéran considère cette demande comme non-négociable, arguant qu’elle est contraire au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) dont il est signataire.”Nous proposerons bientôt notre propre plan à l’autre partie, par l’intermédiaire d’Oman”, a déclaré lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.  La proposition de l’Iran en vue d’un accord est “raisonnable, logique et équilibrée, et nous recommandons vivement à la partie américaine de saisir cette occasion”, a ajouté le porte-parole, lors d’un point de presse hebdomadaire à Téhéran.Le vice-ministre des Affaires étrangères Majid Takht-Ravanchi a déclaré plus tard que l’Iran proposera “un cadre d’accord”.”Si nous parvenons à un accord de principe sur ce cadre, des négociations approfondies seront engagées sur les détails”, a-t-il dit à l’agence de presse officielle Irna.La semaine dernière, l’Iran avait dit avoir reçu des “éléments” d’une proposition américaine d’accord, mais estimé qu’elle contenait de “nombreuses ambiguïtés”.Le contenu de cette offre américaine n’est pas connu. Mais le président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf, a déclaré dimanche qu’elle n’abordait pas la question de la levée des sanctions, dont l’Iran fait une priorité. – “Manque d’honnêteté” -La proposition américaine “manque d’honnêteté”, a estimé M. Ghalibaf, appelant le président américain Donald Trump à “changer d’approche s’il cherche vraiment un accord”, dans une vidéo diffusée par la télévision d’Etat.Mercredi déjà, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, avait qualifié la proposition américaine de “100 % contraire” aux intérêts de son pays. Dans le même temps, où importante réunion trimestrielle s’ouvre lundi à Vienne au siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).Le gendarme onusien du nucléaire doit passer en revue cette semaine les activités de l’Iran dans ce domaine.L’Iran a menacé dimanche de réduire sa coopération avec l’AIEA si une résolution lui étant défavorable était adoptée.”L’AIEA ne doit pas s’attendre à ce que l’Iran poursuive sa coopération large et amicale”, a déclaré le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Behrouz Kamalvandi.Selon des sources diplomatiques, les Européens et les Etats-Unis ont l’intention de soumettre durant cette réunion de l’AIEA une résolution contre l’Iran, avec une menace de renvoi du dossier devant les Nations unies. Cette mesure déclencherait un mécanisme pour un rétablissement de sanctions onusiennes contre l’Iran.”J’appelle l’Iran à coopérer pleinement et efficacement avec l’Agence internationale de l’énergie atomique”, a déclaré lundi son patron, Rafael Grossi.”Tant que l’Iran n’aidera pas l’Agence à résoudre les questions (…) en suspens, celle-ci ne sera pas en mesure de garantir que le programme nucléaire iranien est exclusivement pacifique”, a-t-il ajouté.Les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux ainsi qu’Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, accusent depuis longtemps la République islamique d’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, ce qu’elle a toujours nié. 

South Africa boosted by Broad chat ahead of WTC final against AustraliaMon, 09 Jun 2025 15:08:21 GMT

South Africa coach Shukri Conrad said his side had enjoyed an “enlightening” evening with England fast-bowling great Stuart Broad ahead of their World Test Championship final against Australia at Lord’s.Broad bowed out of international action two years ago, having taken 604 wickets in 167 Tests, with many of his best performances reserved for arch-rivals Australia.The …

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En meeting dans le Loiret, le RN et ses alliés unis contre Bruxelles et derrière Marine Le Pen

Un an après leur percée aux élections européennes, le Rassemblement national et ses alliés continentaux se sont retrouvés en meeting près de Montargis, pour afficher leur unité contre les institutions de Bruxelles et leur soutien indéfectible à Marine Le Pen, dont la candidature à la présidentielle est en suspens.Soudés et offensifs, ils ont dénoncé la décision de justice qui pourrait empêcher Mme Le Pen de se présenter en 2027. “Ni ici, ni nulle part en Europe, nous les laisserons interdire aux peuples de choisir leurs dirigeants”, a lancé celle-ci aux quelques milliers de partisans galvanisés, venus l’acclamer dans une cour de ferme de Mormant-sur-Vernisson.Soleil de plomb, odeur de friture et marée de drapeaux bleu blanc rouge de rigueur, la triple candidate à la présidentielle, affirmant que “l’on veut (lui) interdire, en violant tous les principes du droit (…) de se présenter” à nouveau, a lancé une lourde charge contre une Union européenne qualifiée “d’empire marchand, wokiste, ultralibéral”, accusée de “mettre son énergie dans un projet de guerre programmée”Son jeune dauphin Jordan Bardella a dénoncé à l’unisson un “monstre bureaucratique gouverné par des technocrates” et son “pacte européen pour les migrations (…) qui force la France à répartir les migrants dans nos villes et nos villages”.Gros succès à l’applaudimètre, et démonstration de loyauté entre la patronne du RN et son probable remplaçant si la cour d’appel devait confirmer l’an prochain l’inéligibilité de Marine Le Pen.Une harmonie scellée au pied de l’estrade par un bain de foule commun. Pour mieux faire taire les rumeurs de rivalité naissante entre le populaire président du parti à la flamme et son aînée?- “Deep state” et grand remplacement -En tout cas, c’est bien Marine Le Pen qui était à l’honneur dans toutes les interventions. “Une combattante courageuse, (qui) ne vous trahit jamais (et) suit toujours la loi de l’honneur”, a salué Viktor Orban.Le Premier ministre hongrois a au passage embrassé la théorie complotiste du grand remplacement, comparant la politique migratoire européenne à “un échange organisé de populations pour remplacer le socle culturel” du Vieux continent.Avec la même véhémence, Matteo Salvini a pointé “une invasion de clandestins, principalement islamistes”, selon lui “financée et organisée dans le silence de Bruxelles”. Quitte à “essayer de bloquer” ceux qui s’y opposent “avec tous les moyens possibles”.Mais “ils vont échouer” car “la victoire appartient aux plus tenaces” et “nous sommes du bon côté de l’Histoire”, a ajouté en français le vice-président du Conseil des ministres italien.Dans la langue de Molière également, le tchèque Andrej Babis a fustigé un “deep state” (état profond) mêlant “bureaucratie européenne, médias traditionnels (et) activistes progressistes”, tandis que le flamand Tom Van Grieken a harangué la foule en affirmant que “Marine Le Pen fait trembler le système” et que “si la France se lève, l’Europe suivra”.”Elle sera présidente, ils ne pourront pas l’empêcher. La France a besoin que Marine arrive et l’Europe a besoin que la France revienne”, a martelé l’espagnol Santiago Abascal.Pour l’occasion, le président du parti Vox et de l’alliance des Patriotes (forte de 85 eurodéputés sur 720), a annoncé que la Française avait été unanimement désignée présidente d’honneur du mouvement européen.- “Construire la résistance” -Consécration symbolique, un an jour pour jour après la victoire sans appel du RN au scrutin européen, avec 31,37% des suffrages, score record qui avait propulsé M. Bardella aux portes de Matignon à la faveur de la dissolution.Mais cet élan s’était fracassé sur un casting hasardeux de candidats et un “front républicain”, limitant le contingent du RN à 120 députés, très loin des 289 nécessaires pour gouverner seul.Un coup d’arrêt qui n’a pas entravé l’ascension du nouveau champion de l’extrême droite, dont l’autobiographie atteint des chiffres de vente aussi élevés que sa cote dans les sondages. Propulsé dans le cercle fermé des “présidentiables”, mais encore avec le statut de “plan B” de Mme Le Pen, au risque d’instiller un poison lent dans les entourages des deux leaders.A gauche, leurs opposant ne font toutefois aucune différence. Devant quelques milliers de personnes réunies à Montargis pour une contre-manifestation, l’eurodéputée LFI Manon Aubry a vu dans le rassemblement voisin “le pire de l’extrême droite européenne raciste et xénophobe” et exhorté à “construire la résistance” face à des rivaux politiques qui ne sont “pas les bienvenus”.Côte-à-côte, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, et celle de la CFDT, Marylise Léon, ont également appelé à “ne pas laisser faire l’extrême droite”.

En meeting dans le Loiret, le RN et ses alliés unis contre Bruxelles et derrière Marine Le Pen

Un an après leur percée aux élections européennes, le Rassemblement national et ses alliés continentaux se sont retrouvés en meeting près de Montargis, pour afficher leur unité contre les institutions de Bruxelles et leur soutien indéfectible à Marine Le Pen, dont la candidature à la présidentielle est en suspens.Soudés et offensifs, ils ont dénoncé la décision de justice qui pourrait empêcher Mme Le Pen de se présenter en 2027. “Ni ici, ni nulle part en Europe, nous les laisserons interdire aux peuples de choisir leurs dirigeants”, a lancé celle-ci aux quelques milliers de partisans galvanisés, venus l’acclamer dans une cour de ferme de Mormant-sur-Vernisson.Soleil de plomb, odeur de friture et marée de drapeaux bleu blanc rouge de rigueur, la triple candidate à la présidentielle, affirmant que “l’on veut (lui) interdire, en violant tous les principes du droit (…) de se présenter” à nouveau, a lancé une lourde charge contre une Union européenne qualifiée “d’empire marchand, wokiste, ultralibéral”, accusée de “mettre son énergie dans un projet de guerre programmée”Son jeune dauphin Jordan Bardella a dénoncé à l’unisson un “monstre bureaucratique gouverné par des technocrates” et son “pacte européen pour les migrations (…) qui force la France à répartir les migrants dans nos villes et nos villages”.Gros succès à l’applaudimètre, et démonstration de loyauté entre la patronne du RN et son probable remplaçant si la cour d’appel devait confirmer l’an prochain l’inéligibilité de Marine Le Pen.Une harmonie scellée au pied de l’estrade par un bain de foule commun. Pour mieux faire taire les rumeurs de rivalité naissante entre le populaire président du parti à la flamme et son aînée?- “Deep state” et grand remplacement -En tout cas, c’est bien Marine Le Pen qui était à l’honneur dans toutes les interventions. “Une combattante courageuse, (qui) ne vous trahit jamais (et) suit toujours la loi de l’honneur”, a salué Viktor Orban.Le Premier ministre hongrois a au passage embrassé la théorie complotiste du grand remplacement, comparant la politique migratoire européenne à “un échange organisé de populations pour remplacer le socle culturel” du Vieux continent.Avec la même véhémence, Matteo Salvini a pointé “une invasion de clandestins, principalement islamistes”, selon lui “financée et organisée dans le silence de Bruxelles”. Quitte à “essayer de bloquer” ceux qui s’y opposent “avec tous les moyens possibles”.Mais “ils vont échouer” car “la victoire appartient aux plus tenaces” et “nous sommes du bon côté de l’Histoire”, a ajouté en français le vice-président du Conseil des ministres italien.Dans la langue de Molière également, le tchèque Andrej Babis a fustigé un “deep state” (état profond) mêlant “bureaucratie européenne, médias traditionnels (et) activistes progressistes”, tandis que le flamand Tom Van Grieken a harangué la foule en affirmant que “Marine Le Pen fait trembler le système” et que “si la France se lève, l’Europe suivra”.”Elle sera présidente, ils ne pourront pas l’empêcher. La France a besoin que Marine arrive et l’Europe a besoin que la France revienne”, a martelé l’espagnol Santiago Abascal.Pour l’occasion, le président du parti Vox et de l’alliance des Patriotes (forte de 85 eurodéputés sur 720), a annoncé que la Française avait été unanimement désignée présidente d’honneur du mouvement européen.- “Construire la résistance” -Consécration symbolique, un an jour pour jour après la victoire sans appel du RN au scrutin européen, avec 31,37% des suffrages, score record qui avait propulsé M. Bardella aux portes de Matignon à la faveur de la dissolution.Mais cet élan s’était fracassé sur un casting hasardeux de candidats et un “front républicain”, limitant le contingent du RN à 120 députés, très loin des 289 nécessaires pour gouverner seul.Un coup d’arrêt qui n’a pas entravé l’ascension du nouveau champion de l’extrême droite, dont l’autobiographie atteint des chiffres de vente aussi élevés que sa cote dans les sondages. Propulsé dans le cercle fermé des “présidentiables”, mais encore avec le statut de “plan B” de Mme Le Pen, au risque d’instiller un poison lent dans les entourages des deux leaders.A gauche, leurs opposant ne font toutefois aucune différence. Devant quelques milliers de personnes réunies à Montargis pour une contre-manifestation, l’eurodéputée LFI Manon Aubry a vu dans le rassemblement voisin “le pire de l’extrême droite européenne raciste et xénophobe” et exhorté à “construire la résistance” face à des rivaux politiques qui ne sont “pas les bienvenus”.Côte-à-côte, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, et celle de la CFDT, Marylise Léon, ont également appelé à “ne pas laisser faire l’extrême droite”.

‘Flawed’ Test Championship reveals world cricket’s underlying problems

Reigning champions Australia face South Africa in the World Test Championship final at Lord’s from Wednesday amid a chorus of criticism over the competition’s format.Wisden, cricket’s ‘bible’, was scathing in its assessment, with editor Lawrence Booth writing in this year’s edition that the WTC is a “shambles masquerading as a showpiece”.Former England captain Michael Atherton said “everyone knows the WTC in its present guise is flawed”.One fundamental problem is that political tensions mean India and Pakistan, two of cricket’s leading nations, have not played a Test against each other since 2007.The nine-nation WTC is further skewed because the teams are not all required to face each other or to play the same number of matches.  Countries are free to decide how many Tests they want to play in the two-year qualifying cycle and positions are calculated based on the percentage of available points won by teams.South Africa have played just 12 Tests in the current cycle — all of them two-match series — compared to England’s 22 — and have not played either England or Australia.South Africa also sent a weakened side to New Zealand in early 2024, and lost, with the best players staying at home to appear in the domestic T20 competition — a sign of the times in modern cricket.Booth wants the cycle doubled to four years, with teams playing each other home and away over series that last at least three Tests.- ‘Nobodies’ -South Africa reeled off six straight wins to book their place in this year’s final, only for former England captain Michael Vaughan to say they had got there “on the back of beating pretty much nobody”.But Proteas coach Shukri Conrad objected that South Africa had beaten teams who had beaten the ‘Big Three’ of India, Australia and England.”One of the nobodies we beat won a Test match in Australia — West Indies beat Australia in a Test match. They are not nobody,” insisted Conrad. “New Zealand beat India, three-zip in India. New Zealand is not a nobody. “Sri Lanka won Test matches (against England and New Zealand). I don’t buy this thing about us beating nobody.”Victory in the final in London would be a huge boost to South Africa following years of near-misses in ICC white-ball tournaments.”It’s the biggest thing for South African cricket at the moment,” said Conrad. One of those involved in devising the points system, speaking on condition of anonymity, told AFP it was tricky to come up with a workable format.”It’s difficult to come up with a solution where everyone is happy given the barriers to an orthodox table that exist, such as the India-Pakistan situation,” he said.”Commercial considerations will also mean the ‘Big Three’ will want to play each other in five-Test series.”But the WTC, set up to boost Test cricket’s profile in an era of many competing formats, matters to players and fans.New Zealand’s win in the inaugural 2021 World Test Championship final was welcomed as a long-overdue global triumph for a popular side. Australia’s failure to qualify for that match was labelled a “big missed opportunity” by skipper Pat Cummins, who made amends with victory in an Oval final two years ago.That India were beaten finalists in both 2021 and 2023 indicated there is still a place for the five-day game in world cricket’s economic powerhouse, where Twenty20 cricket holds sway.Former India captain Virat Kohli, speaking after securing his long-awaited first Indian Premier League title last week with Royal Challengers Bengaluru, left no room for doubt about his views on where Test cricket sits in the hierarchy.”If you want to earn respect in world cricket all over, take up Test cricket and give your heart and soul to it,” he said.But the awkward question for the sport’s chiefs is whether the WTC is helping or hindering that aim. 

‘Flawed’ Test Championship reveals world cricket’s underlying problemsMon, 09 Jun 2025 14:52:42 GMT

Reigning champions Australia face South Africa in the World Test Championship final at Lord’s from Wednesday amid a chorus of criticism over the competition’s format.Wisden, cricket’s ‘bible’, was scathing in its assessment, with editor Lawrence Booth writing in this year’s edition that the WTC is a “shambles masquerading as a showpiece”.Former England captain Michael Atherton …

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S.Africa wants return of apartheid-, colonial-era remainsMon, 09 Jun 2025 13:47:26 GMT

South Africa is determined to repatriate the remains of its people taken abroad during the colonial era and those who died in exile as anti-apartheid activists, the culture minister said Monday.The government was in contact with foreign institutions over the return of remains of indigenous people, including from the KhoiSan group who are regarded as …

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Début d’un nouvel échange de prisonniers de guerre entre Kiev et Moscou

L’Ukraine et la Russie ont annoncé lundi le début d’un nouvel échange de prisonniers de guerre qui se poursuivra ces prochains jours, l’un des rares résultats des récents pourparlers entre les deux belligérants.Ceux-ci n’ont pas précisé, pour des raisons de sécurité, selon Kiev, le nombre des soldats impliqués dans cet échange qui avait été décidé au cours d’un deuxième cycle de négociations directes, à Istanbul, le 2 juin. Russes et Ukrainiens avaient alors convenu de libérer tous les prisonniers de guerre grièvement blessés ou malades et ceux âgés de moins de 25 ans.Il s’agissait de l’un des seuls points d’accord trouvés pendant ces pourparlers, en plus d’un échange à venir de plusieurs milliers de corps de soldats tués au combat. Hormis cela, les négociations de paix sont dans l’impasse.- “Un premier groupe” -“Un premier groupe de militaires russes âgés de moins de 25 ans a été rapatrié du territoire sous le contrôle du régime de Kiev. En échange, le même nombre de militaires de l’armée ukrainienne a été transféré”, a annoncé le ministère russe de la Défense dans un communiqué.Ce nouvel “échange a commencé aujourd’hui et se déroulera en plusieurs étapes dans les prochains jours”, a ensuite expliqué le président ukrainien Volodymyr Zelensky, précisant que “le processus (était) assez complexe” et “les négociations se poursuivent pratiquement tous les jours”. “Pour des raisons de sécurité, le nombre final des personnes libérées sera rendu public une fois le processus d’échange terminé”, a pour sa part souligné le centre ukrainien de coordination pour les prisonniers de guerre, ajoutant que l’on continuait aussi à travailler au rapatriement des corps de soldats tués, comme convenu en Turquie.Selon cette source, c’est le 66e échange de prisonniers entre Kiev et Moscou depuis le début de l’invasion russe de grande ampleur en février 2022.Le médiateur ukrainien pour les droits humains, Dmytro Loubinets, a, quant à lui, déclaré que les militaires de son pays échangés lundi étaient “dans leur vaste majorité” en captivité depuis 2022.- Négociations dans l’impasse -Cela fait plus de trois ans que la Russie et l’Ukraine procèdent régulièrement à des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats.Les deux belligérants avaient déjà échangé quelque 1.000 personnes de chaque camp, militaires et civils, à l’issue du premier nouveau cycle de négociations directes à Istanbul, en mai.Ils sont toutefois loin d’un règlement durable du conflit ou même d’un cessez-le-feu.Dans la nuit de dimanche à lundi, des frappes russes ont eu lieu, comme quasiment quotidiennement. La Russie a lancé un nombre record de 479 drones explosifs sur l’Ukraine, a annoncé l’armée de l’air ukrainienne.La veille, l’armée russe avait affirmé attaquer la région ukrainienne de Dnipropetrovsk, qui borde celles de Donetsk et de Zaporijjia déjà partiellement sous contrôle russe, une première en plus de trois ans de conflit.La Russie continue d’avancer des demandes maximalistes, à savoir que l’Ukraine lui cède les territoires dont elle revendique l’annexion et renonce à entrer dans l’Otan. Elle rejette la trêve “inconditionnelle” de 30 jours voulue par Kiev et les Européens, jugeant qu’elle permettrait aux forces ukrainiennes de se réarmer grâce aux livraisons occidentales.L’Ukraine réclame, de son côté, le retrait pur et simple des troupes russes de son territoire et des “garanties de sécurité” de la part des Occidentaux, que ce soit le déploiement de troupes sur place ou des accords militaires. Elle qualifie les exigences russes d'”ultimatums”.En décembre 2024, les autorités ukrainiennes avaient estimé que plus de 16.000 civils ukrainiens étaient détenus par la Russie, sans préciser le nombre des militaires prisonniers. Le nombre des soldats russes détenus en Ukraine n’a pas été dévoilé.Les deux camps s’accusent mutuellement de violer la Convention de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre. Plusieurs militaires ukrainiens ont dit à l’AFP avoir été torturés en captivité.

Début d’un nouvel échange de prisonniers de guerre entre Kiev et Moscou

L’Ukraine et la Russie ont annoncé lundi le début d’un nouvel échange de prisonniers de guerre qui se poursuivra ces prochains jours, l’un des rares résultats des récents pourparlers entre les deux belligérants.Ceux-ci n’ont pas précisé, pour des raisons de sécurité, selon Kiev, le nombre des soldats impliqués dans cet échange qui avait été décidé au cours d’un deuxième cycle de négociations directes, à Istanbul, le 2 juin. Russes et Ukrainiens avaient alors convenu de libérer tous les prisonniers de guerre grièvement blessés ou malades et ceux âgés de moins de 25 ans.Il s’agissait de l’un des seuls points d’accord trouvés pendant ces pourparlers, en plus d’un échange à venir de plusieurs milliers de corps de soldats tués au combat. Hormis cela, les négociations de paix sont dans l’impasse.- “Un premier groupe” -“Un premier groupe de militaires russes âgés de moins de 25 ans a été rapatrié du territoire sous le contrôle du régime de Kiev. En échange, le même nombre de militaires de l’armée ukrainienne a été transféré”, a annoncé le ministère russe de la Défense dans un communiqué.Ce nouvel “échange a commencé aujourd’hui et se déroulera en plusieurs étapes dans les prochains jours”, a ensuite expliqué le président ukrainien Volodymyr Zelensky, précisant que “le processus (était) assez complexe” et “les négociations se poursuivent pratiquement tous les jours”. “Pour des raisons de sécurité, le nombre final des personnes libérées sera rendu public une fois le processus d’échange terminé”, a pour sa part souligné le centre ukrainien de coordination pour les prisonniers de guerre, ajoutant que l’on continuait aussi à travailler au rapatriement des corps de soldats tués, comme convenu en Turquie.Selon cette source, c’est le 66e échange de prisonniers entre Kiev et Moscou depuis le début de l’invasion russe de grande ampleur en février 2022.Le médiateur ukrainien pour les droits humains, Dmytro Loubinets, a, quant à lui, déclaré que les militaires de son pays échangés lundi étaient “dans leur vaste majorité” en captivité depuis 2022.- Négociations dans l’impasse -Cela fait plus de trois ans que la Russie et l’Ukraine procèdent régulièrement à des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats.Les deux belligérants avaient déjà échangé quelque 1.000 personnes de chaque camp, militaires et civils, à l’issue du premier nouveau cycle de négociations directes à Istanbul, en mai.Ils sont toutefois loin d’un règlement durable du conflit ou même d’un cessez-le-feu.Dans la nuit de dimanche à lundi, des frappes russes ont eu lieu, comme quasiment quotidiennement. La Russie a lancé un nombre record de 479 drones explosifs sur l’Ukraine, a annoncé l’armée de l’air ukrainienne.La veille, l’armée russe avait affirmé attaquer la région ukrainienne de Dnipropetrovsk, qui borde celles de Donetsk et de Zaporijjia déjà partiellement sous contrôle russe, une première en plus de trois ans de conflit.La Russie continue d’avancer des demandes maximalistes, à savoir que l’Ukraine lui cède les territoires dont elle revendique l’annexion et renonce à entrer dans l’Otan. Elle rejette la trêve “inconditionnelle” de 30 jours voulue par Kiev et les Européens, jugeant qu’elle permettrait aux forces ukrainiennes de se réarmer grâce aux livraisons occidentales.L’Ukraine réclame, de son côté, le retrait pur et simple des troupes russes de son territoire et des “garanties de sécurité” de la part des Occidentaux, que ce soit le déploiement de troupes sur place ou des accords militaires. Elle qualifie les exigences russes d'”ultimatums”.En décembre 2024, les autorités ukrainiennes avaient estimé que plus de 16.000 civils ukrainiens étaient détenus par la Russie, sans préciser le nombre des militaires prisonniers. Le nombre des soldats russes détenus en Ukraine n’a pas été dévoilé.Les deux camps s’accusent mutuellement de violer la Convention de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre. Plusieurs militaires ukrainiens ont dit à l’AFP avoir été torturés en captivité.