Deux pompiers toujours recherchés sous les décombres d’un incendie dans l’Aisne

Deux jeunes pompiers sont toujours recherchés mardi à Laon (Aisne), ensevelis sous des décombres lors d’une intervention lundi soir pour l’incendie d’un vieil immeuble du centre-ville historique, qui n’a pu être circonscrit qu’en fin de nuit.”Ce sont deux jeunes pompiers volontaires” a déclaré mardi matin le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau sur France 2, disant penser à leurs familles. “Je pense à eux mais il y a encore un espoir, a-t-il ajouté. Il faut absolument que la colonne des sapeurs-pompiers parvienne précisément jusqu’à eux”.Les opérations de recherches pour les retrouver “sont toujours en cours” selon un point de situation de la préfecture diffusé mardi à 07H30, précisant qu’il n’y a pas d’autres victimes, tous les occupants de l’immeuble et des bâtiments voisins ayant pu être évacués.Les deux pompiers, âgés de 23 et 24 ans, ont été ensevelis au rez-de-chaussée de l’immeuble, selon une source policière.L’incendie s’est déclaré dans un appartement d’un immeuble de deux étages avec combles au cœur de la cité médiévale de Laon, sur lequel les sapeurs-pompiers du Sdis (service d’incendie et de secours) de l’Aisne se sont engagés à partir de lundi 20H45.Plus d’une heure après le début de l’intervention, “un effondrement structurel est survenu, impactant l’ensemble du bâtiment”. C’est à ce moment-là que deux pompiers, qui se trouvaient à l’intérieur du bâtiment, ont été piégés.A 07H00, 168 sapeurs-pompiers étaient mobilisés sur le site, avec le renfort de nombreux services d’incendie et de secours de cinq autres départements et de moyens techniques spéciaux, dont un robot-pompier Colossus, permettant une “intervention en zone à risque élevé”, a détaillé la préfecture.Le feu s’est propagé dans la nuit, touchant cinq bâtiments au total, avec des effondrements sur “différents niveaux”, a précisé à l’AFP une porte-parole de la préfecture. “On est sur une très grosse surface” d’intervention, a-t-elle insisté.”On est sur un bâti extrêmement dense”, avec parfois des immeubles imbriqués les uns dans les autres, et des carrières dans le sous-sol, a souligné le maire de Laon Eric Delhaye, interrogé par l’AFP.”Tout le quartier est bouclé, je ne peux pas accéder à la pharmacie”, a témoigné auprès de l’AFP Alexis Musikas, un pharmacien dont l’officine est séparée par deux magasins de l’immeuble incendié. Disant penser à “ces deux pompiers qu’on espère récupérer”, il pointe aussi “un risque d’effondrement qui plombe la ville depuis des générations”. Dans le centre historique de Laon, “on est sur plusieurs étages de caves avec un passé de plusieurs générations d’immeubles plus ou moins entretenus”, “des bâtiments qui sont mal entretenus ou pas entretenus, d’autres qui sont très bien refaits”, souligne-t-il. 

Comprendre la polémique autour de Shein, emblème de l'”ultra fast fashion”

Symbole des dérives sociales et environnementales de la mode éphémère à petit prix, Shein est visée par plusieurs initiatives en Europe et aux Etats-Unis, et notamment par une proposition de loi en France qui sera votée mardi au Sénat.- Qu’est-ce que Shein ?Fondée en Chine en 2012 et désormais basée à Singapour, Shein est principalement une marque de vêtements et d’accessoires, vendus uniquement en ligne. L’enseigne se démarque par ses prix extrêmement bas, la profusion des références et son marketing agressif. L’entreprise emploie 16.000 personnes dans le monde et a réalisé 23 milliards de dollars (20 milliards d’euros) de chiffre d’affaires en 2022 selon The Wall Street Journal. Ses principaux marchés se trouvent en Europe et aux Etats-Unis. Elle ne vend pas en Chine, même si l’essentiel de ses produits y est fabriqué via ses 7.000 fournisseurs. Lancée en France en 2015, Shein n’y connaît une ascension fulgurante que depuis quelques années. En 2024, la marque y représentait 3% des dépenses d’habillement et de chaussures en valeur (contre moins de 2% en 2021) – une proportion énorme sur un marché très fragmenté. Si l’on faisait “l’hypothèse de prix moyens à 10 euros pour Shein, le distributeur serait le leader en termes de volumes vendus”, souligne l’Institut français de la mode.  – Que lui reproche-t-on ?Son catalogue pléthorique – “470.000 modèles disponibles en temps réel”, selon l’ONG Les Amis de la Terre – est dénoncé par les associations environnementales qui l’accusent d’inciter à la surconsommation de produits qui finissent en déchets. Leur acheminement aussi pose problème. Le fret aérien représente 99,8% des volumes transportés. Résultat: l’essor de l’activité de Shein s’est traduit par une “hausse de 80% des émissions de carbone entre 2022 et 2023” de l’entreprise, rappelle Paris Good Fashion, qui regroupe ONG, marques et fédérations prônant une mode plus durable. Shein est également accusée d’avoir recours à des sous-traitants sous-payés, soumis à de mauvaises conditions de travail.Le monde du commerce a ses griefs aussi, estimant que le mastodonte asiatique ne respecte pas les normes européennes – sur les grandes plateformes asiatiques, 94% de produits sont non conformes dont 66% dangereux, avait estimé récemment le gouvernement français. Par ailleurs, envoyant ses produits de Chine via de petits colis ainsi exemptés de droits de douane, Shein crée une “concurrence déloyale” vis-à-vis des entreprises européennes. Et trompe le consommateur par de fausses réductions et des informations trompeuses pour inciter à acheter, dénonce l’Union européenne.- Que répond Shein ?L’entreprise ne dévoile pas de chiffres sur ses volumes mais vante son modèle de production “à la demande” qui, selon elle, réduit “le gaspillage de matériel et de stocks invendus”. Elle rappelle par ailleurs que son “objectif de neutralité carbone d’ici 2050” a été validé par la Science Based Targets initiative (SBTi), un organisme certifiant les stratégies climat des entreprises. Concernant les conditions de travail dans les usines, Shein a mis en place un “code de conduite conforme à la Convention de l’Organisation internationale du travail”, a affirmé à l’AFP son président exécutif Donald Tang. La marque assure que sa chaîne d’approvisionnement fait régulièrement l’objet d’audits indépendants. Shein a récemment déclaré investir en 2025 “13 millions d’euros pour la sécurité et la conformité des produits” et avoir élargi ses partenariats “avec 15 agences de test reconnues au niveau international, dont Bureau Veritas”.Enfin, la société déclare travailler “de manière constructive” avec les autorités européennes “pour démontrer (son) engagement à respecter les lois et réglementations”.- Que risque-t-elle ?L’essor de Shein est déjà freiné aux Etats-Unis depuis l’instauration en mai de droits de douane de 120% sur les colis venant de vendeurs asiatiques tels Temu, Shein ou AliExpress, ramenés ensuite à 54%.En France, le Sénat doit voter mardi une loi visant l'”ultra fast fashion”, qui prévoit notamment une interdiction de publicité, des pénalités financières, une obligation de sensibilisation des consommateurs à l’impact environnemental de leurs vêtements, etc.Insuffisant pour les principales fédérations du commerce françaises, qui ont demandé début juin le déréférencement de la plateforme.Enfin, la Commission européenne a proposé en mai d’imposer des frais de 2 euros sur chaque petit colis entrant sur le Vieux Continent, dont l’immense majorité provient de Chine. 

Comprendre la polémique autour de Shein, emblème de l'”ultra fast fashion”

Symbole des dérives sociales et environnementales de la mode éphémère à petit prix, Shein est visée par plusieurs initiatives en Europe et aux Etats-Unis, et notamment par une proposition de loi en France qui sera votée mardi au Sénat.- Qu’est-ce que Shein ?Fondée en Chine en 2012 et désormais basée à Singapour, Shein est principalement une marque de vêtements et d’accessoires, vendus uniquement en ligne. L’enseigne se démarque par ses prix extrêmement bas, la profusion des références et son marketing agressif. L’entreprise emploie 16.000 personnes dans le monde et a réalisé 23 milliards de dollars (20 milliards d’euros) de chiffre d’affaires en 2022 selon The Wall Street Journal. Ses principaux marchés se trouvent en Europe et aux Etats-Unis. Elle ne vend pas en Chine, même si l’essentiel de ses produits y est fabriqué via ses 7.000 fournisseurs. Lancée en France en 2015, Shein n’y connaît une ascension fulgurante que depuis quelques années. En 2024, la marque y représentait 3% des dépenses d’habillement et de chaussures en valeur (contre moins de 2% en 2021) – une proportion énorme sur un marché très fragmenté. Si l’on faisait “l’hypothèse de prix moyens à 10 euros pour Shein, le distributeur serait le leader en termes de volumes vendus”, souligne l’Institut français de la mode.  – Que lui reproche-t-on ?Son catalogue pléthorique – “470.000 modèles disponibles en temps réel”, selon l’ONG Les Amis de la Terre – est dénoncé par les associations environnementales qui l’accusent d’inciter à la surconsommation de produits qui finissent en déchets. Leur acheminement aussi pose problème. Le fret aérien représente 99,8% des volumes transportés. Résultat: l’essor de l’activité de Shein s’est traduit par une “hausse de 80% des émissions de carbone entre 2022 et 2023” de l’entreprise, rappelle Paris Good Fashion, qui regroupe ONG, marques et fédérations prônant une mode plus durable. Shein est également accusée d’avoir recours à des sous-traitants sous-payés, soumis à de mauvaises conditions de travail.Le monde du commerce a ses griefs aussi, estimant que le mastodonte asiatique ne respecte pas les normes européennes – sur les grandes plateformes asiatiques, 94% de produits sont non conformes dont 66% dangereux, avait estimé récemment le gouvernement français. Par ailleurs, envoyant ses produits de Chine via de petits colis ainsi exemptés de droits de douane, Shein crée une “concurrence déloyale” vis-à-vis des entreprises européennes. Et trompe le consommateur par de fausses réductions et des informations trompeuses pour inciter à acheter, dénonce l’Union européenne.- Que répond Shein ?L’entreprise ne dévoile pas de chiffres sur ses volumes mais vante son modèle de production “à la demande” qui, selon elle, réduit “le gaspillage de matériel et de stocks invendus”. Elle rappelle par ailleurs que son “objectif de neutralité carbone d’ici 2050” a été validé par la Science Based Targets initiative (SBTi), un organisme certifiant les stratégies climat des entreprises. Concernant les conditions de travail dans les usines, Shein a mis en place un “code de conduite conforme à la Convention de l’Organisation internationale du travail”, a affirmé à l’AFP son président exécutif Donald Tang. La marque assure que sa chaîne d’approvisionnement fait régulièrement l’objet d’audits indépendants. Shein a récemment déclaré investir en 2025 “13 millions d’euros pour la sécurité et la conformité des produits” et avoir élargi ses partenariats “avec 15 agences de test reconnues au niveau international, dont Bureau Veritas”.Enfin, la société déclare travailler “de manière constructive” avec les autorités européennes “pour démontrer (son) engagement à respecter les lois et réglementations”.- Que risque-t-elle ?L’essor de Shein est déjà freiné aux Etats-Unis depuis l’instauration en mai de droits de douane de 120% sur les colis venant de vendeurs asiatiques tels Temu, Shein ou AliExpress, ramenés ensuite à 54%.En France, le Sénat doit voter mardi une loi visant l'”ultra fast fashion”, qui prévoit notamment une interdiction de publicité, des pénalités financières, une obligation de sensibilisation des consommateurs à l’impact environnemental de leurs vêtements, etc.Insuffisant pour les principales fédérations du commerce françaises, qui ont demandé début juin le déréférencement de la plateforme.Enfin, la Commission européenne a proposé en mai d’imposer des frais de 2 euros sur chaque petit colis entrant sur le Vieux Continent, dont l’immense majorité provient de Chine. 

Comprendre la polémique autour de Shein, emblème de l'”ultra fast fashion”

Symbole des dérives sociales et environnementales de la mode éphémère à petit prix, Shein est visée par plusieurs initiatives en Europe et aux Etats-Unis, et notamment par une proposition de loi en France qui sera votée mardi au Sénat.- Qu’est-ce que Shein ?Fondée en Chine en 2012 et désormais basée à Singapour, Shein est principalement une marque de vêtements et d’accessoires, vendus uniquement en ligne. L’enseigne se démarque par ses prix extrêmement bas, la profusion des références et son marketing agressif. L’entreprise emploie 16.000 personnes dans le monde et a réalisé 23 milliards de dollars (20 milliards d’euros) de chiffre d’affaires en 2022 selon The Wall Street Journal. Ses principaux marchés se trouvent en Europe et aux Etats-Unis. Elle ne vend pas en Chine, même si l’essentiel de ses produits y est fabriqué via ses 7.000 fournisseurs. Lancée en France en 2015, Shein n’y connaît une ascension fulgurante que depuis quelques années. En 2024, la marque y représentait 3% des dépenses d’habillement et de chaussures en valeur (contre moins de 2% en 2021) – une proportion énorme sur un marché très fragmenté. Si l’on faisait “l’hypothèse de prix moyens à 10 euros pour Shein, le distributeur serait le leader en termes de volumes vendus”, souligne l’Institut français de la mode.  – Que lui reproche-t-on ?Son catalogue pléthorique – “470.000 modèles disponibles en temps réel”, selon l’ONG Les Amis de la Terre – est dénoncé par les associations environnementales qui l’accusent d’inciter à la surconsommation de produits qui finissent en déchets. Leur acheminement aussi pose problème. Le fret aérien représente 99,8% des volumes transportés. Résultat: l’essor de l’activité de Shein s’est traduit par une “hausse de 80% des émissions de carbone entre 2022 et 2023” de l’entreprise, rappelle Paris Good Fashion, qui regroupe ONG, marques et fédérations prônant une mode plus durable. Shein est également accusée d’avoir recours à des sous-traitants sous-payés, soumis à de mauvaises conditions de travail.Le monde du commerce a ses griefs aussi, estimant que le mastodonte asiatique ne respecte pas les normes européennes – sur les grandes plateformes asiatiques, 94% de produits sont non conformes dont 66% dangereux, avait estimé récemment le gouvernement français. Par ailleurs, envoyant ses produits de Chine via de petits colis ainsi exemptés de droits de douane, Shein crée une “concurrence déloyale” vis-à-vis des entreprises européennes. Et trompe le consommateur par de fausses réductions et des informations trompeuses pour inciter à acheter, dénonce l’Union européenne.- Que répond Shein ?L’entreprise ne dévoile pas de chiffres sur ses volumes mais vante son modèle de production “à la demande” qui, selon elle, réduit “le gaspillage de matériel et de stocks invendus”. Elle rappelle par ailleurs que son “objectif de neutralité carbone d’ici 2050” a été validé par la Science Based Targets initiative (SBTi), un organisme certifiant les stratégies climat des entreprises. Concernant les conditions de travail dans les usines, Shein a mis en place un “code de conduite conforme à la Convention de l’Organisation internationale du travail”, a affirmé à l’AFP son président exécutif Donald Tang. La marque assure que sa chaîne d’approvisionnement fait régulièrement l’objet d’audits indépendants. Shein a récemment déclaré investir en 2025 “13 millions d’euros pour la sécurité et la conformité des produits” et avoir élargi ses partenariats “avec 15 agences de test reconnues au niveau international, dont Bureau Veritas”.Enfin, la société déclare travailler “de manière constructive” avec les autorités européennes “pour démontrer (son) engagement à respecter les lois et réglementations”.- Que risque-t-elle ?L’essor de Shein est déjà freiné aux Etats-Unis depuis l’instauration en mai de droits de douane de 120% sur les colis venant de vendeurs asiatiques tels Temu, Shein ou AliExpress, ramenés ensuite à 54%.En France, le Sénat doit voter mardi une loi visant l'”ultra fast fashion”, qui prévoit notamment une interdiction de publicité, des pénalités financières, une obligation de sensibilisation des consommateurs à l’impact environnemental de leurs vêtements, etc.Insuffisant pour les principales fédérations du commerce françaises, qui ont demandé début juin le déréférencement de la plateforme.Enfin, la Commission européenne a proposé en mai d’imposer des frais de 2 euros sur chaque petit colis entrant sur le Vieux Continent, dont l’immense majorité provient de Chine. 

Comprendre la polémique autour de Shein, emblème de l'”ultra fast fashion”

Symbole des dérives sociales et environnementales de la mode éphémère à petit prix, Shein est visée par plusieurs initiatives en Europe et aux Etats-Unis, et notamment par une proposition de loi en France qui sera votée mardi au Sénat.- Qu’est-ce que Shein ?Fondée en Chine en 2012 et désormais basée à Singapour, Shein est principalement une marque de vêtements et d’accessoires, vendus uniquement en ligne. L’enseigne se démarque par ses prix extrêmement bas, la profusion des références et son marketing agressif. L’entreprise emploie 16.000 personnes dans le monde et a réalisé 23 milliards de dollars (20 milliards d’euros) de chiffre d’affaires en 2022 selon The Wall Street Journal. Ses principaux marchés se trouvent en Europe et aux Etats-Unis. Elle ne vend pas en Chine, même si l’essentiel de ses produits y est fabriqué via ses 7.000 fournisseurs. Lancée en France en 2015, Shein n’y connaît une ascension fulgurante que depuis quelques années. En 2024, la marque y représentait 3% des dépenses d’habillement et de chaussures en valeur (contre moins de 2% en 2021) – une proportion énorme sur un marché très fragmenté. Si l’on faisait “l’hypothèse de prix moyens à 10 euros pour Shein, le distributeur serait le leader en termes de volumes vendus”, souligne l’Institut français de la mode.  – Que lui reproche-t-on ?Son catalogue pléthorique – “470.000 modèles disponibles en temps réel”, selon l’ONG Les Amis de la Terre – est dénoncé par les associations environnementales qui l’accusent d’inciter à la surconsommation de produits qui finissent en déchets. Leur acheminement aussi pose problème. Le fret aérien représente 99,8% des volumes transportés. Résultat: l’essor de l’activité de Shein s’est traduit par une “hausse de 80% des émissions de carbone entre 2022 et 2023” de l’entreprise, rappelle Paris Good Fashion, qui regroupe ONG, marques et fédérations prônant une mode plus durable. Shein est également accusée d’avoir recours à des sous-traitants sous-payés, soumis à de mauvaises conditions de travail.Le monde du commerce a ses griefs aussi, estimant que le mastodonte asiatique ne respecte pas les normes européennes – sur les grandes plateformes asiatiques, 94% de produits sont non conformes dont 66% dangereux, avait estimé récemment le gouvernement français. Par ailleurs, envoyant ses produits de Chine via de petits colis ainsi exemptés de droits de douane, Shein crée une “concurrence déloyale” vis-à-vis des entreprises européennes. Et trompe le consommateur par de fausses réductions et des informations trompeuses pour inciter à acheter, dénonce l’Union européenne.- Que répond Shein ?L’entreprise ne dévoile pas de chiffres sur ses volumes mais vante son modèle de production “à la demande” qui, selon elle, réduit “le gaspillage de matériel et de stocks invendus”. Elle rappelle par ailleurs que son “objectif de neutralité carbone d’ici 2050” a été validé par la Science Based Targets initiative (SBTi), un organisme certifiant les stratégies climat des entreprises. Concernant les conditions de travail dans les usines, Shein a mis en place un “code de conduite conforme à la Convention de l’Organisation internationale du travail”, a affirmé à l’AFP son président exécutif Donald Tang. La marque assure que sa chaîne d’approvisionnement fait régulièrement l’objet d’audits indépendants. Shein a récemment déclaré investir en 2025 “13 millions d’euros pour la sécurité et la conformité des produits” et avoir élargi ses partenariats “avec 15 agences de test reconnues au niveau international, dont Bureau Veritas”.Enfin, la société déclare travailler “de manière constructive” avec les autorités européennes “pour démontrer (son) engagement à respecter les lois et réglementations”.- Que risque-t-elle ?L’essor de Shein est déjà freiné aux Etats-Unis depuis l’instauration en mai de droits de douane de 120% sur les colis venant de vendeurs asiatiques tels Temu, Shein ou AliExpress, ramenés ensuite à 54%.En France, le Sénat doit voter mardi une loi visant l'”ultra fast fashion”, qui prévoit notamment une interdiction de publicité, des pénalités financières, une obligation de sensibilisation des consommateurs à l’impact environnemental de leurs vêtements, etc.Insuffisant pour les principales fédérations du commerce françaises, qui ont demandé début juin le déréférencement de la plateforme.Enfin, la Commission européenne a proposé en mai d’imposer des frais de 2 euros sur chaque petit colis entrant sur le Vieux Continent, dont l’immense majorité provient de Chine. 

Most markets extend gains as China-US talks head into second day

Stocks mostly rose Tuesday as the latest round of China-US trade talks moved into a second day, with one of Donald Trump’s top advisers saying he expected “a big, strong handshake”.There is optimism the negotiations — which come after the US president spoke to Chinese counterpart Xi Jinping last week — will bring some much-needed calm to markets and ease tensions between the economic superpowers.This week’s meeting in London will look to smooth relations after Trump accused Beijing of violating an agreement made at a meeting of top officials last month in Geneva that ended with the two sides slashing tit-for-tat tariffs.The key issues on the agenda at the talks are expected to be exports of rare earth minerals used in a wide range of things including smartphones and electric vehicle batteries.”In Geneva, we had agreed to lower tariffs on them, and they had agreed to release the magnets and rare earths that we need throughout the economy,” Trump’s top economic adviser, Kevin Hassett, told CNBC on Monday.But even though Beijing was releasing some supplies, “it was going a lot slower than some companies believed was optimal”, he added.Still, he said he expected “a big, strong handshake” at the end of the talks.”Our expectation is that after the handshake, any export controls from the US will be eased, and the rare earths will be released in volume,” Hassett added.He also said the Trump administration might be willing to ease some recent curbs on tech exports.The president told reporters at the White House: “We are doing well with China. China’s not easy.”I’m only getting good reports.”After a strong start, Asian markets stuttered in the afternoon, though it was not immediately clear what had prompted the step back.Tokyo, Sydney, Seoul, Wellington, Taipei, Mumbai, Bangkok and Jakarta rose but Hong Kong and Shanghai reversed their initial rallies as investors grew nervous ahead of the resumption of the talks.Singapore and Manila also slipped.London and Paris rose but Frankfurt was slightly lower.”The bulls will layer into risk on any rhetoric that publicly keeps the two sides at the table,” said Pepperstone’s Chris Weston.”And with the meeting spilling over to a second day, the idea of some sort of loose agreement is enough to underpin the grind higher in US equity and risk exposures more broadly.”Investors are also awaiting key US inflation data this week, which could impact the Federal Reserve’s monetary policy amid warnings Trump’s tariffs will refuel inflation strengthening the argument to keep interest rates on hold.However, it also faces pressure from the president to cut rates, with bank officials due to make a decision at their meeting next week.While recent jobs data has eased concerns about the US economy, analysts remain cautious.”Tariffs are likely to remain a feature of US trade policy under President Trump,” said Matthias Scheiber and John Hockers at Allspring Global Investments.”A strong US consumer base was helping buoy the global economy and avoid a global recession.”However, they also warned: “The current global trade war coupled with big spending cuts by the US government and possibly higher US inflation could derail US consumer spending to the point that the global economy contracts for multiple quarters.”- Key figures at around 0810 GMT -Tokyo – Nikkei 225: UP 0.3 percent at 38,211.51 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.1 percent at 24,162.87 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.4 percent at 3,384.82 (close)London – FTSE 100: UP 0.4 percent at 8,862.93Euro/dollar: DOWN at $1.1392 from $1.1420 on MondayPound/dollar: DOWN at $1.3470 from $1.3552Dollar/yen: UP at 144.73 yen 144.60 yenEuro/pound: UP 84.56 from 84.27 penceWest Texas Intermediate: DOWN 0.2 percent at $65.18 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 0.1 percent at $66.97 per barrelNew York – Dow: FLAT at 42,761.76 (close)

Budget 2026: l’avantage fiscal pour la garde d’enfants ne sera pas modifié, assure le gouvernement

La ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a assuré mardi que le gouvernement ne supprimerait pas l’avantage fiscal pour la garde d’enfants ou l’accompagnement des personnes âgées, dans le cadre des 40 milliards d’euros à trouver pour le budget 2026.”Il y a deux sujets sur lesquels je crois que collectivement, nous voyons que ça marche et qu’il ne faut pas toucher: c’est tout ce qui touche à la garde d’enfants et c’est tout ce qui touche à l’accompagnement des personnes âgées”, a déclaré Mme de Montchalin sur RTL.”Je le dis très solennellement: ces deux sujets là sont utiles, ils sont efficaces. (…) Il n’y aura pas de changement”, a-t-elle assuré. La ministre a indiqué que 26 métiers de services à la personne bénéficient actuellement d’un avantage fiscal correspondant à un crédit d’impôt sur le revenu égal à 50% des dépenses engagées.”Est-ce qu’au fond c’est le bon périmètre? Est-ce que c’est un bon taux de remboursement? Quel est le bon équilibre entre le travail au noir qu’on ne veut pas encourager et le bon usage de l’argent public?”, a-t-elle interrogé, citant les cours ou le sport à domicile, mais sans se prononcer sur les dépenses de ménage.”Mais je le redis, tout ce qui touche à la garde d’enfants, tout ce qui touche à l’accompagnement des personnes âgées, je ne souhaite pas qu’on y touche. Après, les parlementaires peuvent décider autrement”, a-t-elle souligné.Le Premier ministre François Bayrou doit annoncer d’ici au 14 juillet ses orientations pour le prochain budget, afin de réduire le déficit public à 4,6% du produit intérieur brut (PIB) l’an prochain, après 5,4% attendus cette année et 5,8% en 2024. Le gouvernement privilégie la réduction des dépenses à une augmentation de la fiscalité. “C’est le dernier moment pour avoir du courage”, “il faut que nous nous remettions en ordre”, a exhorté Amélie de Montchalin, rappelant que la France était le cancre de la zone euro en matière de déficit public. Elle a évoqué “un risque” de mise sous tutelle par des institutions internationales comme le FMI.  “Dans tous les ministères, on peut faire mieux. Dans tous les ministères, on peut se poser des questions sur la manière d’utiliser le mieux l’argent”, y compris au sein de ceux de la Justice, de l’Intérieur et de la Défense qui bénéficient de lois de programmation pluriannuelles. Pour ces ministères régaliens, “la question pour l’année prochaine, c’est: est-ce qu’on fait tout ce qui était prévu? Est-ce qu’on fait différemment? Est-ce qu’on fait un peu plus? Est-ce qu’on fait un peu moins?” Mme de Montchalin a répété vouloir réduire le nombre de fonctionnaires, citant en exemple la baisse de 25% des effectifs au sein de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) depuis une dizaine d’années. “On a eu des hausses de recrutements dans des ministères où du coup (…)  nous n’avons plus et n’aurons plus, dans les prochaines années, les moyens d’augmenter les salaires des fonctionnaires”, a-t-elle prévenu.Il faut “nous demander (si) chaque euro que les Français paient avec leurs impôts (est) utile pour le quotidien. Si à cette question, les ministres et nous-mêmes ne savons pas répondre, alors ça veut dire que cet euro, il n’est pas utile, ça veut dire qu’il ne faut pas le dépenser”.

Budget 2026: l’avantage fiscal pour la garde d’enfants ne sera pas modifié, assure le gouvernement

La ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a assuré mardi que le gouvernement ne supprimerait pas l’avantage fiscal pour la garde d’enfants ou l’accompagnement des personnes âgées, dans le cadre des 40 milliards d’euros à trouver pour le budget 2026.”Il y a deux sujets sur lesquels je crois que collectivement, nous voyons que ça marche et qu’il ne faut pas toucher: c’est tout ce qui touche à la garde d’enfants et c’est tout ce qui touche à l’accompagnement des personnes âgées”, a déclaré Mme de Montchalin sur RTL.”Je le dis très solennellement: ces deux sujets là sont utiles, ils sont efficaces. (…) Il n’y aura pas de changement”, a-t-elle assuré. La ministre a indiqué que 26 métiers de services à la personne bénéficient actuellement d’un avantage fiscal correspondant à un crédit d’impôt sur le revenu égal à 50% des dépenses engagées.”Est-ce qu’au fond c’est le bon périmètre? Est-ce que c’est un bon taux de remboursement? Quel est le bon équilibre entre le travail au noir qu’on ne veut pas encourager et le bon usage de l’argent public?”, a-t-elle interrogé, citant les cours ou le sport à domicile, mais sans se prononcer sur les dépenses de ménage.”Mais je le redis, tout ce qui touche à la garde d’enfants, tout ce qui touche à l’accompagnement des personnes âgées, je ne souhaite pas qu’on y touche. Après, les parlementaires peuvent décider autrement”, a-t-elle souligné.Le Premier ministre François Bayrou doit annoncer d’ici au 14 juillet ses orientations pour le prochain budget, afin de réduire le déficit public à 4,6% du produit intérieur brut (PIB) l’an prochain, après 5,4% attendus cette année et 5,8% en 2024. Le gouvernement privilégie la réduction des dépenses à une augmentation de la fiscalité. “C’est le dernier moment pour avoir du courage”, “il faut que nous nous remettions en ordre”, a exhorté Amélie de Montchalin, rappelant que la France était le cancre de la zone euro en matière de déficit public. Elle a évoqué “un risque” de mise sous tutelle par des institutions internationales comme le FMI.  “Dans tous les ministères, on peut faire mieux. Dans tous les ministères, on peut se poser des questions sur la manière d’utiliser le mieux l’argent”, y compris au sein de ceux de la Justice, de l’Intérieur et de la Défense qui bénéficient de lois de programmation pluriannuelles. Pour ces ministères régaliens, “la question pour l’année prochaine, c’est: est-ce qu’on fait tout ce qui était prévu? Est-ce qu’on fait différemment? Est-ce qu’on fait un peu plus? Est-ce qu’on fait un peu moins?” Mme de Montchalin a répété vouloir réduire le nombre de fonctionnaires, citant en exemple la baisse de 25% des effectifs au sein de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) depuis une dizaine d’années. “On a eu des hausses de recrutements dans des ministères où du coup (…)  nous n’avons plus et n’aurons plus, dans les prochaines années, les moyens d’augmenter les salaires des fonctionnaires”, a-t-elle prévenu.Il faut “nous demander (si) chaque euro que les Français paient avec leurs impôts (est) utile pour le quotidien. Si à cette question, les ministres et nous-mêmes ne savons pas répondre, alors ça veut dire que cet euro, il n’est pas utile, ça veut dire qu’il ne faut pas le dépenser”.

Foot: Claudio Ranieri décline le poste de sélectionneur de l’Italie

L’expérimenté Claudio Ranieri, 73 ans, a renoncé mardi au poste de sélectionneur de l’Italie, que lui avait proposé la Fédération italienne de football (FIGC) dans la perspective du licenciement à venir de Luciano Spalletti.”Je remercie le président (de la FIGC Gabriele) Gravina pour cette opportunité, c’est un grand honneur, mais après réfexion, j’ai décidé de rester à la disposition totale de la Roma dans mes nouvelles fonctions”, a déclaré Ranieri à l’agence de presse italienne Ansa.”Les Friedkin (les propriétaires de la Roma, NDLR) m’ont donné leur plein soutien et appui pour toute décision que j’aurais prise à propos de l’équipe nationale, mais c’est ma seule décision”, a-t-il ajouté.Ranieri, passé notamment par l’Inter Milan, la Juventus Turin, l’Atlético Madrid, Chelsea, Leicester, avec qui il a été sacré champion d’Angleterre en 2016, ou encore Monaco, occupe depuis peu le poste de conseiller stratégique des propriétaires américains de l’AS Rome.Sorti de sa retraite en novembre dernier pour venir au secours de la Roma, alors mal en point, Ranieri était le candidat N.1 de la FIGC pour succéder à Spalletti qui a dirigé la Nazionale pour la dernière fois lundi face à la Moldavie (2-0).Nommé en août 2023, Spalletti va être licencié après la lourde défaite de son équipe face à la Norvège (3-0) vendredi qui compromet d’entrée sa qualification directe pour le Mondial-2026.Pour relancer la Nazionale qui n’a pas participé aux deux dernières phases finales de la Coupe du monde (2018, 2022), la FIGC pourrait maintenant se tourner vers Stefano Pioli, ancien entraîneur de l’AC Milan, actuellement aux commandes du club saoudien d’Al-Nassr.L’Italie est 3e (3 pts) du groupe I des qualifications européennes pour le Mondial-2026, à neuf points de la Norvège qui a disputé deux matches de plus. A l’issue de cette phase, le premier du groupe sera qualifié directement pour la prochaine Coupe du monde, son second devant passer par des barrages, fatals à l’Italie pour les rendez-vous de 2018 et 2022.

Huawei founder says chips still lag ‘one generation’ behind US

Chinese tech giant Huawei’s chips still “lag behind the United States by one generation”, state media quoted its founder and CEO Ren Zhengfei as saying in a rare interview on Tuesday.Washington last month unveiled fresh guidelines warning firms that using Chinese-made high-tech AI semiconductors, specifically Huawei’s Ascend chips, would put them at risk of violating US export controls.The Shenzhen-based company has been at the centre of an intense standoff between the economic supergiants after Washington warned its equipment could be used for espionage byBeijing, an allegation Huawei denies.Speaking to the People’s Daily, the official newspaper of the ruling Communist Party, 80-year-old Ren insisted the United States had “exaggerated” Huawei’s achievements.Tougher controls in recent years have prevented US chip giant Nvidia, one of Huawei’s rivals, from selling certain AI semiconductors — widely regarded as the most advanced in the world — to Chinese firms.As a result, it is now facing tougher competition from local players in the crucial market, including Huawei.Nvidia’s chief executive Jensen Huang told reporters last month that Chinese companies “are very, very talented and very determined, and the export control gave them the spirit, the energy and the government support to accelerate their development”.But Ren said Huawei was “not that great yet”, according to the article published on the newspaper’s front page Tuesday.”Many companies in China are making chips, and quite a few are doing well — Huawei is just one of them,” he added.When asked about “external blockades and suppression” — a veiled reference to US export restrictions on Beijing — Ren said he had “never thought about it”.”Don’t dwell on the difficulties, just get the job done and move forward step by step,” he added. Sanctions since 2019 have curtailed the firm’s access to US-made components and technologies, forcing it to diversify its growth strategy.China has accused the United States of “bullying” and “abusing export controls to suppress and contain” the country’s firms.