Plusieurs morts dans une école en Autriche après des tirs, selon les médias

Des tirs ont fait plusieurs morts, dont l’assaillant présumé, ainsi que des blessés graves dans un établissement scolaire de Graz mardi, dans le sud-est de l’Autriche, selon le ministère de l’Intérieur cité par la télévision publique.”Plusieurs unités d’intervention spéciale sont sur place”, a indiqué la police sur X, évoquant “des coups de feu” sans plus de précisions.Selon la chaîne ORF, le ministère de l’Intérieur a fait état de plusieurs décès. Des élèves et enseignants auraient également été grièvement blessés. L’AFP n’était pas en mesure de confirmer l’information dans l’immédiat.Un élève du lycée serait à l’origine des tirs ayant nécessité une évacuation d’urgence.Selon le porte-parole de la police Fritz Grundnig cité par ORF sur son site internet, il s’est probablement donné la mort.”La situation est très confuse pour l’instant. Il pourrait s’agir d’un cas de folie meurtrière”, ont déclaré des sources policières à l’agence de presse APA.Loin des drames de ce genre qui secouent régulièrement les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux, l’Autriche, un pays membre de l’UE de 9,2 millions d’habitants, n’a pas l’habitude de ce type de criminalité.Elle figure parmi les dix Etats les plus sûrs du monde, d’après l’Indice mondial pour la paix (Global Peace Index), qui prend en compte le taux d’homicide aux côtés d’autres indicateurs comme la militarisation et les conflits.Ces dernières années, l’Europe a été secouée par de rares attaques en milieu scolaire et universitaire, ne relevant pas d’actes de terrorisme.En janvier 2025, un jeune homme de 18 ans avait mortellement poignardé jeudi une lycéenne et une enseignante dans un établissement scolaire du nord-est de la SlovaquieEn décembre 2024, un jeune adulte de 19 ans avait poignardé à mort un élève de sept ans et en avait blessé plusieurs autres dans une école primaire à Zagreb en Croatie.En décembre 2023, une attaque perpétrée par un étudiant avait fait 14 morts et 25 blessés fin 2023 dans une université de Prague, en République tchèque.Quelques mois plus tôt la même année, huit élèves ainsi que le gardien d’une école du centre de Belgrade en Serbie avaient été tués par balles par un élève de treize ans.En  2009, un adolescent de 17 ans avait commis un carnage dans son ancien collège près de Stuttgart en Allemagne, tuant quinze personnes. En 2002, seize personnes sont tuées à Erfurt, par un forcené de 19 ans.La Finlande a également été endeuillée à deux reprises. En septembre 2008, un étudiant de 22 ans avait tué neuf élèves de sa classe et un professeur du lycée professionnel de Kauhajoki en Finlande, petite ville du sud-ouest du pays.  En 2007, un jeune homme de 18 ans avait abattu huit personnes, dont la principale de l’établissement et l’infirmière d’un lycée de Jokela, au nord d’Helskinki, avant de se suicider.

Le gouvernement annonce une session extraordinaire du Parlement du 1er au 11 juillet

Le gouvernement a annoncé mardi la tenue d’une session extraordinaire du Parlement du 1er au 11 juillet, lors de laquelle sera notamment programmé l’examen de la réforme de l’audiovisuel public, selon des sources parlementaires.L’examen de cette réforme controversée, qui prévoit le rapprochement des entreprises de l’audiovisuel public, Radio France et France Télévisions en tête, a été reporté à plusieurs reprises. En avril, son examen avait été reporté quelques jours en commission après un incident opposant la ministre de la Culture Rachida Dati à une fonctionnaire de l’Assemblée.Le gouvernement envisage également une autre session extraordinaire à partir du 22 septembre, qui pourrait comprendre l’examen d’un texte sur la proportionnelle aux législatives, sous réserves des conclusions des consultations menées par le Premier ministre avec les forces politiques.Concernant celle de juillet, le gouvernement souhaite aussi inscrire l’examen à l’Assemblée d’une proposition de loi, déjà adoptée par le Sénat, sur la création d’un statut de l’élu local, visant à tenter d’enrayer la crise des vocations.Également au programme: une proposition de loi de la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio, visant à “faciliter le maintien en rétention” des étrangers condamnés pour des faits graves, comme des viols ou des violences. Déjà adopté au Sénat, ce texte est fustigé par la gauche.L’exécutif défendra aussi son projet de loi portant notamment sur la transposition de l’accord sur l’emploi des séniors, négocié en novembre entre partenaires sociaux. Le gouvernement prévoit par ailleurs une série de votes sur des textes qui seront issus de commissions mixtes paritaires entre députés et sénateurs, dans l’optique d’adoptions définitives.Parmi ces textes figure la très clivante loi agricole Duplomb-Menonville, qui porte notamment une mesure de réintroduction à titre dérogatoire d’un pesticide néonicotinoïde. Ainsi qu’une proposition de loi sur la lutte contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur, et la simplification du droit à l’urbanisme. Selon la Constitution, il revient au président de la République, à la demande du Premier ministre ou d’une majorité à l’Assemblée, de signer le décret ouvrant une session extraordinaire, sur un ordre du jour déterminé. Le Parlement a siégé chaque juillet depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017 (l’an dernier faisant exception avec la dissolution).

Haute-Marne: une surveillante tuée au couteau, un collégien arrêté

Une assistante d’éducation est décédée mardi peu après avoir reçu des coups de couteau lors d’un contrôle des sacs devant un collège à Nogent (Haute-Marne) et un élève de 15 ans, immédiatement maîtrisé, a été placé en garde à vue.Le collégien a été arrêté après avoir “blessé grièvement une assistante d’éducation” de 31 ans avec un couteau, a indiqué la préfecture en début de matinée. La surveillante est décédée de ses blessures, a ensuite indiqué une source proche de l’enquête. Inconnu des services de police, le suspect est âgé de 15 ans, selon une source proche du dossier. Il a été placé en garde à vue à la gendarmerie de Nogent, a précisé la préfecture.”Plusieurs coups de couteau” ont été portés juste au moment de la rentrée des classes, et le suspect, immédiatement maîtrisé par les gendarmes présents pour le contrôle, “serait bien un collégien de l’établissement” selon les premières informations disponibles, selon le rectorat.L’académie de Reims a déployé une équipe mobile de sécurité sur place, et déclenché la mise en place d’une cellule de soutien psychologique.Ce contrôle de sacs était “prévu de longue date” conjointement avec la gendarmerie, “dans le cadre de la circulaire Retailleau-Borne”, a précisé le rectorat, soulignant qu’il n’y avait “pas de difficultés particulières” dans cet établissement.Des contrôles aléatoires de sacs dans les établissements scolaires ont été mis en place après une rixe en mars qui avait provoqué la mort d’un jeune de 17 ans devant un lycée en Essonne.Le ministre de l’Intérieur avait alors promis davantage de “dissuasion et de sanctions” aux abords des établissements scolaires après la “longue litanie” de rixes mortelles.- Emoi dans le monde éducatif -La ministre de l’Éducation Elisabeth Borne a exprimé mardi sur X “tout (son) soutien à la victime et à ses proches”, après “un drame terrible”, et annoncé qu’elle se rendait à Nogent “en soutien à l’ensemble de la communauté scolaire et des forces de l’ordre”.Elle est attendue sur place à la mi-journée.L’agression a déclenché l’émoi, notamment au sein de la communauté éducative.”Notre collègue (…) faisait simplement son métier en accueillant les élèves à l’entrée de l’établissement”, a souligné Elisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du syndicat SE Unsa, faisant état d’une “immense douleur”. “Un contrôle des sacs était pourtant en cours… Comme quoi, tout ne sera jamais sécurisable et c’est bien sur la prévention que la réflexion doit être menée”, a-t-elle ajouté.”C’est impossible d’être plus vigilants 24/24 (…) On ne peut pas se dire chaque élève est un danger, est une menace, sinon on ne se lève plus le matin”, a commenté Jean-Rémi Girard, président du Snalc (Syndicat national des lycées et collèges). Fin avril, au lendemain d’une attaque mortelle dans un lycée à Nantes, le ministère de l’Education nationale avait indiqué que 958 contrôles aléatoires de sacs dans les établissements scolaires avaient permis la saisie de 94 armes blanches depuis mars. Après cette attaque au couteau qui avait fait un mort et trois blessés, le Premier ministre François Bayrou avait annoncé “une intensification des contrôles mis en place aux abords et au sein des établissements scolaires”.bj-slb-cnp-mca/etb/pta

Haute-Marne: une surveillante tuée au couteau, un collégien arrêté

Une assistante d’éducation est décédée mardi peu après avoir reçu des coups de couteau lors d’un contrôle des sacs devant un collège à Nogent (Haute-Marne) et un élève de 15 ans, immédiatement maîtrisé, a été placé en garde à vue.Le collégien a été arrêté après avoir “blessé grièvement une assistante d’éducation” de 31 ans avec un couteau, a indiqué la préfecture en début de matinée. La surveillante est décédée de ses blessures, a ensuite indiqué une source proche de l’enquête. Inconnu des services de police, le suspect est âgé de 15 ans, selon une source proche du dossier. Il a été placé en garde à vue à la gendarmerie de Nogent, a précisé la préfecture.”Plusieurs coups de couteau” ont été portés juste au moment de la rentrée des classes, et le suspect, immédiatement maîtrisé par les gendarmes présents pour le contrôle, “serait bien un collégien de l’établissement” selon les premières informations disponibles, selon le rectorat.L’académie de Reims a déployé une équipe mobile de sécurité sur place, et déclenché la mise en place d’une cellule de soutien psychologique.Ce contrôle de sacs était “prévu de longue date” conjointement avec la gendarmerie, “dans le cadre de la circulaire Retailleau-Borne”, a précisé le rectorat, soulignant qu’il n’y avait “pas de difficultés particulières” dans cet établissement.Des contrôles aléatoires de sacs dans les établissements scolaires ont été mis en place après une rixe en mars qui avait provoqué la mort d’un jeune de 17 ans devant un lycée en Essonne.Le ministre de l’Intérieur avait alors promis davantage de “dissuasion et de sanctions” aux abords des établissements scolaires après la “longue litanie” de rixes mortelles.- Emoi dans le monde éducatif -La ministre de l’Éducation Elisabeth Borne a exprimé mardi sur X “tout (son) soutien à la victime et à ses proches”, après “un drame terrible”, et annoncé qu’elle se rendait à Nogent “en soutien à l’ensemble de la communauté scolaire et des forces de l’ordre”.Elle est attendue sur place à la mi-journée.L’agression a déclenché l’émoi, notamment au sein de la communauté éducative.”Notre collègue (…) faisait simplement son métier en accueillant les élèves à l’entrée de l’établissement”, a souligné Elisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du syndicat SE Unsa, faisant état d’une “immense douleur”. “Un contrôle des sacs était pourtant en cours… Comme quoi, tout ne sera jamais sécurisable et c’est bien sur la prévention que la réflexion doit être menée”, a-t-elle ajouté.”C’est impossible d’être plus vigilants 24/24 (…) On ne peut pas se dire chaque élève est un danger, est une menace, sinon on ne se lève plus le matin”, a commenté Jean-Rémi Girard, président du Snalc (Syndicat national des lycées et collèges). Fin avril, au lendemain d’une attaque mortelle dans un lycée à Nantes, le ministère de l’Education nationale avait indiqué que 958 contrôles aléatoires de sacs dans les établissements scolaires avaient permis la saisie de 94 armes blanches depuis mars. Après cette attaque au couteau qui avait fait un mort et trois blessés, le Premier ministre François Bayrou avait annoncé “une intensification des contrôles mis en place aux abords et au sein des établissements scolaires”.bj-slb-cnp-mca/etb/pta

Alimentation, polluants, activité: une vaste enquête va suivre l’état de santé de la population française

Les autorités de santé ont annoncé mardi le lancement d’une vaste enquête qui suivra l’état de santé de la population française, ses habitudes alimentaires, son activité physique ou encore son exposition aux pesticides, aux bisphénols ou aux phtalates, dont les premiers résultats sont attendus début 2028.Le but est d’obtenir une “photographie précise de la santé de la population”, entre autres de “son exposition à une quinzaine de familles de substances présentes dans l’environnement”, précisent Santé publique France (SpF) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement (Anses), qui sont associées pour la mener à bien.Dénommée “Albane”, cette enquête, qui a l’appui des ministères en charge de l’écologie, de la santé, du travail et de l’agriculture, va sonder tous les deux ans des échantillons distincts de quelque 3.150 personnes, “enfants et adultes, sélectionnés au hasard sur plus d’une centaine de zones d’enquêtes réparties aléatoirement sur le territoire”.Elle inclura un questionnaire consacré au logement, à la profession et la famille, un auto-questionnaire (sur les habitudes de vie, la santé, les habitudes alimentaires, l’activité physique), une enquête alimentaire, une mesure de l’activité physique sur 7 jours et un examen de santé.Ce dernier comprendra des prélèvements d’urine et de cheveux chez les participants de plus de 3 ans et des prélèvements de sang pour ceux de plus de 6 ans.Les données recueillies par l’enquête Albane permettront notamment d'”établir des valeurs de référence d’exposition à partir des niveaux d’imprégnation de la population aux substances présentes dans l’environnement” telles que les pesticides.Associées aux données du Système National des Données de Santé (SNDS), ces données doivent montrer “quelles sont les maladies développées en fonction des expositions, des habitudes alimentaires et des caractéristiques de l’environnement décrites ou mesurées”.Elles viendront aussi alimenter d’autres travaux de l’Anses visant à établir des valeurs toxicologiques de référence pour une substance -le niveau à partir duquel la substance représente un risque pour la santé.Cette vision globale de l’état de santé de la population va pouvoir orienter des politiques publiques telles que le Programme national nutrition et santé, le Plan national de l’alimentation ou la Stratégie nationale de biosurveillance.Ces données seront aussi mises à disposition des équipes de recherche en France et à l’international, pour mieux caractériser les liens entre santé, environnement et alimentation.

Gaza: Trump doit dire à Netanyahu “Assez c’est assez”, plaide l’ex-Premier ministre israélien Olmert

Le président américain Donald Trump devrait dire “Assez, c’est assez”, estime l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert, dénonçant la poursuite “criminelle” de la guerre à Gaza pour “des intérêts personnels” et plaidant pour une solution à deux Etats, unique garantie de paix durable selon lui.Les États-Unis ont davantage d’influence sur le gouvernement israélien que “toutes les autres puissances réunies”, a affirmé M. Olmert, ex-Premier ministre d’Israël de 2006 à 2009, estimant que Donald Trump “peut faire la différence”, dans un entretien lundi soir à l’AFP.Il s’en est pris au chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu, pour avoir “totalement échoué” à protéger son peuple lors de l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 54 restent retenues à Gaza, dont au moins 32 mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.880 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans l’offensive israélienne de représailles à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Les accusations de génocide et crimes de guerre contre Israël se multiplient, venant d’experts de l’ONU, de groupes de défense des droits humains et de pays de plus en plus nombreux. Israël les rejette.Pour Ehud Olmert, si la communauté internationale a soutenu au départ le droit d’Israël à se défendre, les choses ont changé depuis mars 2025 lorsque M. Netanyahu, tributaire des partis d’extrême droite au sein de sa majorité, a intensifié la guerre “pour des intérêts personnels”.”Si une guerre ne sauve pas les otages, ne parvient pas à éradiquer ce qu’ils ont déjà fait contre le Hamas au cours de ces 20 mois de combats incessants, et si, en conséquence, des soldats sont tués, des otages peut-être tués et des Palestiniens innocents non impliqués sont tués, alors à mon avis, c’est un crime”, a-t-il asséné.”C’est quelque chose qui doit être condamné (…) c’est totalement insupportable”, a ajouté M. Olmert, issu du même parti – le Likoud – que son successeur et rival de longue date de Benjamin Netanyahu.- 4,4% du territoire -M. Olmert a salué la tenue en juin à New York (États-Unis) d’une conférence internationale, co-présidée par la France et l’Arabie saoudite, qui doit relancer une solution pacifique au conflit israélo-palestinien dite “à deux États”.”Je suis très heureux qu’il y ait cette alliance mondiale pour une solution à deux États”, a affirmé M. Olmert, l’une des rares voix en Israël à soutenir ce projet. “C’est très important pour fournir aux Américains l’infrastructure, une enveloppe et un cadre de soutien international”.Ensuite, “ce que nous attendons, c’est que le président Trump convoque Netanyahu (…) dans le Bureau ovale face aux caméras” et qu’il lui dise, en le surnommant, “comme il le fait habituellement: +Bibi, ça suffit+”, a dit M. Olmert. “Rien n’est impossible avec Trump”.Les États-Unis restent pour l’heure déterminés à protéger leur allié israélien. Ils ont de nouveau mis leur veto il y a quelques jours, bloquant un appel de l’ONU à un cessez-le-feu immédiat et l’accès humanitaire à Gaza.Avec l’ancien ministre palestinien des Affaires étrangères Nasser al-Kidwa, Ehud Olmert promeut un plan de paix incluant la création d’un État palestinien voisin d’Israël, chaque partie cédant 4,4% de son territoire à l’autre.Selon le plan dévoilé l’an dernier, Israël annexerait les principales colonies juives en Cisjordanie, notamment certaines zones autour de Jérusalem. En contrepartie, un territoire israélien de superficie équivalente serait cédé à un futur État palestinien. Le plan Olmert-Kidwa préconise également une souveraineté partagée sur la Vieille Ville de Jérusalem, avec une tutelle dont feraient partie Israël et un État palestinien.- “Se débarrasser des deux” -Un tel plan est “pratique, réalisable, pertinent, valable et réel (…) Cela nécessite des dirigeants des deux côtés qui le veuillent”, a déclaré M. Olmert, qui a passé plus d’un an en prison (2016-2017) après avoir été condamné pour des scandales de corruption ayant mis fin à sa carrière politique.La création de deux États est aujourd’hui “la seule solution envisageable”, a affirmé à l’AFP Nasser al-Kidwa, neveu de l’ex-dirigeant palestinien Yasser Arafat (1929-2004), venu promouvoir leur plan commun à Paris lors d’une conférence organisée mardi par la Fondation Jean-Jaurès.Toutefois, il ne peut y avoir aucun espoir de “progrès sérieux avec le gouvernement israélien actuel et les dirigeants palestiniens actuels”, dit-il, en référence au président vieillissant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au pouvoir depuis deux décennies.”Il faut se débarrasser des deux. Et c’est ce qui va se passer”, a assuré M. al-Kidwa, qualifiant les dirigeants palestiniens de “corrompus et incompétents”.

Gaza: Trump doit dire à Netanyahu “Assez c’est assez”, plaide l’ex-Premier ministre israélien Olmert

Le président américain Donald Trump devrait dire “Assez, c’est assez”, estime l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert, dénonçant la poursuite “criminelle” de la guerre à Gaza pour “des intérêts personnels” et plaidant pour une solution à deux Etats, unique garantie de paix durable selon lui.Les États-Unis ont davantage d’influence sur le gouvernement israélien que “toutes les autres puissances réunies”, a affirmé M. Olmert, ex-Premier ministre d’Israël de 2006 à 2009, estimant que Donald Trump “peut faire la différence”, dans un entretien lundi soir à l’AFP.Il s’en est pris au chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu, pour avoir “totalement échoué” à protéger son peuple lors de l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 54 restent retenues à Gaza, dont au moins 32 mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.880 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans l’offensive israélienne de représailles à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Les accusations de génocide et crimes de guerre contre Israël se multiplient, venant d’experts de l’ONU, de groupes de défense des droits humains et de pays de plus en plus nombreux. Israël les rejette.Pour Ehud Olmert, si la communauté internationale a soutenu au départ le droit d’Israël à se défendre, les choses ont changé depuis mars 2025 lorsque M. Netanyahu, tributaire des partis d’extrême droite au sein de sa majorité, a intensifié la guerre “pour des intérêts personnels”.”Si une guerre ne sauve pas les otages, ne parvient pas à éradiquer ce qu’ils ont déjà fait contre le Hamas au cours de ces 20 mois de combats incessants, et si, en conséquence, des soldats sont tués, des otages peut-être tués et des Palestiniens innocents non impliqués sont tués, alors à mon avis, c’est un crime”, a-t-il asséné.”C’est quelque chose qui doit être condamné (…) c’est totalement insupportable”, a ajouté M. Olmert, issu du même parti – le Likoud – que son successeur et rival de longue date de Benjamin Netanyahu.- 4,4% du territoire -M. Olmert a salué la tenue en juin à New York (États-Unis) d’une conférence internationale, co-présidée par la France et l’Arabie saoudite, qui doit relancer une solution pacifique au conflit israélo-palestinien dite “à deux États”.”Je suis très heureux qu’il y ait cette alliance mondiale pour une solution à deux États”, a affirmé M. Olmert, l’une des rares voix en Israël à soutenir ce projet. “C’est très important pour fournir aux Américains l’infrastructure, une enveloppe et un cadre de soutien international”.Ensuite, “ce que nous attendons, c’est que le président Trump convoque Netanyahu (…) dans le Bureau ovale face aux caméras” et qu’il lui dise, en le surnommant, “comme il le fait habituellement: +Bibi, ça suffit+”, a dit M. Olmert. “Rien n’est impossible avec Trump”.Les États-Unis restent pour l’heure déterminés à protéger leur allié israélien. Ils ont de nouveau mis leur veto il y a quelques jours, bloquant un appel de l’ONU à un cessez-le-feu immédiat et l’accès humanitaire à Gaza.Avec l’ancien ministre palestinien des Affaires étrangères Nasser al-Kidwa, Ehud Olmert promeut un plan de paix incluant la création d’un État palestinien voisin d’Israël, chaque partie cédant 4,4% de son territoire à l’autre.Selon le plan dévoilé l’an dernier, Israël annexerait les principales colonies juives en Cisjordanie, notamment certaines zones autour de Jérusalem. En contrepartie, un territoire israélien de superficie équivalente serait cédé à un futur État palestinien. Le plan Olmert-Kidwa préconise également une souveraineté partagée sur la Vieille Ville de Jérusalem, avec une tutelle dont feraient partie Israël et un État palestinien.- “Se débarrasser des deux” -Un tel plan est “pratique, réalisable, pertinent, valable et réel (…) Cela nécessite des dirigeants des deux côtés qui le veuillent”, a déclaré M. Olmert, qui a passé plus d’un an en prison (2016-2017) après avoir été condamné pour des scandales de corruption ayant mis fin à sa carrière politique.La création de deux États est aujourd’hui “la seule solution envisageable”, a affirmé à l’AFP Nasser al-Kidwa, neveu de l’ex-dirigeant palestinien Yasser Arafat (1929-2004), venu promouvoir leur plan commun à Paris lors d’une conférence organisée mardi par la Fondation Jean-Jaurès.Toutefois, il ne peut y avoir aucun espoir de “progrès sérieux avec le gouvernement israélien actuel et les dirigeants palestiniens actuels”, dit-il, en référence au président vieillissant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au pouvoir depuis deux décennies.”Il faut se débarrasser des deux. Et c’est ce qui va se passer”, a assuré M. al-Kidwa, qualifiant les dirigeants palestiniens de “corrompus et incompétents”.

La Bourse de Paris stable, concentrée sur les négociations sino-américaines

La Bourse de Paris est stable mardi en matinée, attentive, comme les autres places mondiales, aux négociations commerciales entre Chine et Etats-Unis à Londres.Vers 10H15, le CAC 40 cédait un petit 0,04% à 7.788,28 points. L’indice vedette oscille autour de l’équilibre depuis l’ouverture. La veille, il avait terminé sur une baisse de 0,17% à 7.791,47 points.La Chine et les Etats-Unis reprennent mardi, à partir de 09H00 GMT, leur deuxième cycle de négociations, après une première journée dont peu a transpiré.Les échanges entre les deux premières puissances économiques sont suivis de près par les marchés. Ils devraient être moins productifs qu’en Suisse, où Pékin et Washington avaient convenu d’abaisser considérablement leurs droits de douane respectifs pour 90 jours, estiment les analystes.”J’ai de bons échos. Tout se passe bien avec la Chine. Mais la Chine n’est pas facile”, a déclaré lundi en fin de journée à la presse le président américain Donald Trump. “Nous souhaitons ouvrir la Chine et si nous n’y parvenons pas, nous ne ferons sans doute pas de geste” en leur faveur, a-t-il ajouté.Les discussions visent à restaurer les flux de minéraux critiques pour Washington, tandis que Pékin espère une réduction des droits de douane et un assouplissement des contrôles à l’exportation, rappelle John Plassard, spécialiste de l’investissement pour Mirabaud.”Malgré une volonté affichée de réinitialiser la relation, la complexité des sujets à Londres rend improbable la conclusion rapide d’un accord significatif”, ajoute-t-il.”Le premier jour des négociations s’est plutôt bien passé, selon les informations dont l’on dispose” mais “il n’y a pas eu de déblocage encore et les négos se poursuivent”, indique Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank.L’Oréal investit dans Medik8Le géant français de la beauté a annoncé lundi qu’il allait prendre une participation majoritaire dans la marque britannique de soins de la peau Medik8, pour un montant non précisé. Cette marque “haut de gamme” intégrera la division L’Oréal Luxe avec “un fort potentiel de croissance mondiale”, notamment aux Etats-Unis, après la finalisation de l’opération attendue “dans les prochains mois”, a indiqué le groupe.Le titre prenait 0,12% à 379,35 euros.Sanofi stableLe ministre de la Santé américain Robert Kennedy Jr a annoncé lundi congédier la totalité des 17 experts d’un important groupe consultatif sur les vaccins, les accusant de conflits d’intérêt, un nouveau coup porté par l’administration de Donald Trump à la politique vaccinale du pays.Sanofi était stable (+0,01%) à 87,48 euros.

Deux pompiers toujours recherchés sous les décombres d’un incendie dans l’Aisne

Deux jeunes pompiers sont toujours recherchés mardi à Laon (Aisne), ensevelis sous des décombres lors d’une intervention lundi soir pour l’incendie d’un vieil immeuble du centre-ville historique, qui n’a pu être circonscrit qu’en fin de nuit.”Ce sont deux jeunes pompiers volontaires” a déclaré mardi matin le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau sur France 2, disant penser à leurs familles. “Je pense à eux mais il y a encore un espoir, a-t-il ajouté. Il faut absolument que la colonne des sapeurs-pompiers parvienne précisément jusqu’à eux”.Les opérations de recherches pour les retrouver “sont toujours en cours” selon un point de situation de la préfecture diffusé mardi à 07H30, précisant qu’il n’y a pas d’autres victimes, tous les occupants de l’immeuble et des bâtiments voisins ayant pu être évacués.Les deux pompiers, âgés de 23 et 24 ans, ont été ensevelis au rez-de-chaussée de l’immeuble, selon une source policière.L’incendie s’est déclaré dans un appartement d’un immeuble de deux étages avec combles au cœur de la cité médiévale de Laon, sur lequel les sapeurs-pompiers du Sdis (service d’incendie et de secours) de l’Aisne se sont engagés à partir de lundi 20H45.Plus d’une heure après le début de l’intervention, “un effondrement structurel est survenu, impactant l’ensemble du bâtiment”. C’est à ce moment-là que deux pompiers, qui se trouvaient à l’intérieur du bâtiment, ont été piégés.A 07H00, 168 sapeurs-pompiers étaient mobilisés sur le site, avec le renfort de nombreux services d’incendie et de secours de cinq autres départements et de moyens techniques spéciaux, dont un robot-pompier Colossus, permettant une “intervention en zone à risque élevé”, a détaillé la préfecture.Le feu s’est propagé dans la nuit, touchant cinq bâtiments au total, avec des effondrements sur “différents niveaux”, a précisé à l’AFP une porte-parole de la préfecture. “On est sur une très grosse surface” d’intervention, a-t-elle insisté.”On est sur un bâti extrêmement dense”, avec parfois des immeubles imbriqués les uns dans les autres, et des carrières dans le sous-sol, a souligné le maire de Laon Eric Delhaye, interrogé par l’AFP.”Tout le quartier est bouclé, je ne peux pas accéder à la pharmacie”, a témoigné auprès de l’AFP Alexis Musikas, un pharmacien dont l’officine est séparée par deux magasins de l’immeuble incendié. Disant penser à “ces deux pompiers qu’on espère récupérer”, il pointe aussi “un risque d’effondrement qui plombe la ville depuis des générations”. Dans le centre historique de Laon, “on est sur plusieurs étages de caves avec un passé de plusieurs générations d’immeubles plus ou moins entretenus”, “des bâtiments qui sont mal entretenus ou pas entretenus, d’autres qui sont très bien refaits”, souligne-t-il.