Le ton monte autour des orques de Marineland, toujours dans l’impasse

Le ton est monté ces derniers jours entre le Marineland d’Antibes et le gouvernement, formalisant l’impasse dans laquelle se trouvent Wikie (24 ans) et son fils Keijo (11 ans), les deux orques du parc fermé depuis six mois.”Il est urgent que vous preniez vos responsabilités pour régler cette situation que vous avez vous-même provoquée (… et) dont vous serez tenue responsable le moment venu”, a dénoncé la direction du parc la semaine dernière dans un courrier adressé à la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher.”Il me semble que le parc a une responsabilité de prendre en charge les animaux qui leur ont permis de faire des profits pendant des années. C’est maintenant au parc de nous faire des propositions”, a répliqué la ministre, interrogée à Nice en marge du sommet de l’ONU sur l’océan. Fermé en raison du désamour du public pour ce modèle de parc et de la loi de 2021 sur le bien-être animal qui interdira à partir de fin 2026 les spectacles de cétacés, sa principale attraction, Marineland a vu Mme Pannier-Runacher lui refuser en novembre d’envoyer les orques dans un parc au Japon, puis Madrid mettre son veto mi-avril à un transfert à Tenerife, dans le seul parc européen équipé. Dans son courrier, que l’AFP a pu consulter, Marineland enjoint la ministre à insister auprès des autorités espagnoles ou à donner son feu vert pour le Japon: “Vous savez parfaitement qu’il n’existe aucune autre solution”.”Aujourd’hui, il n’y en a aucune au plan mondial pour des orques”, a reconnu Mme Pannier-Runacher.Seule l’ONG Sea Shepherd y croit encore: “On a des lieux pressentis en Grèce”, explique Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, qui a proposé de mettre cinq millions d’euros sur la table et se dit confiante de trouver les dons et mécénats nécessaires pour faire tourner un sanctuaire offrant à la fois une issue décente à la crise et “des perspectives de recherche absolument passionnantes” sur les orques.En attendant, Sea Shepherd a obtenu du tribunal administratif de Nice une expertise sur l’état des bassins de Marineland pour s’assurer qu’ils puissent garder les orques le temps qu’un sanctuaire soit prêt.Une option inadmissible pour le parc, qui évoque “des bassins en fin de vie” et “une situation intenable” pour les orques comme pour les soigneurs, qui ne peuvent se projeter et qui sont aussi victimes de harcèlement.Plutôt discrets, ces derniers ont diffusé une vidéo lundi sur Facebook: “Nous sommes présents à Marineland sept jours sur sept, avec les animaux, pour s’occuper d’eux”, ont-ils insisté, en déclinant chacun son prénom et le nombre d’années passées à Marineland: 5, 10, 18, 26… jusqu’à 38.

Procès Bolsonaro: reprise des interrogatoires des accusés de tentative de coup d’Etat

La Cour suprême du Brésil a débuté mardi la deuxième journée d’interrogatoires des accusés du procès contre l’ex-président Jair Bolsonaro pour tentative présumée de coup d’Etat en 2022.L’ancien dirigeant d’extrême droite (2019-2022) est accusé d’être le “leader d’une organisation criminelle” ayant conspiré pour son maintien au pouvoir malgré sa défaite électorale face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.Selon le Parquet, ce supposé projet de coup d’Etat, qui prévoyait jusqu’à l’assassinat de Lula, n’a pas abouti faute de soutien du haut commandement militaire.Les accusés encourent une peine pouvant aller jusqu’à 40 ans de prison.Jair Bolsonaro, 70 ans, doit être interrogé cette semaine, au même titre que sept autres co-accusés parmi ses plus proches collaborateurs, notamment d’anciens ministres et des militaires de haut rang.”Il n’y a aucune raison de me condamner, j’ai la conscience tranquille”, a déclaré l’ex-président lors d’une pause durant la première audience d’interrogatoires, lundi.Mardi, ces interrogatoires ont repris avec celui de l’amiral Almir Garnier Santos, qui, selon l’accusation, aurait déclaré que ses troupes seraient “à la disposition du président” lors d’une réunion traitant de projets putchistes.Lundi, le premier à répondre aux questions des juges, procureurs et avocats a été Mauro Cid, ancien aide de camp de l’ex-président.Il est considéré comme un traître par les bolsonaristes pour avoir noué un accord de collaboration avec les autorités dans l’espoir d’une réduction de peine.Selon lui, Jair Bolsonaro a “reçu, lu”, puis “retouché” ce document pensé par de proches conseillers prévoyant l’instauration d’un “état de siège”, l'”arrestation d’autorités” et la création d’un “conseil électoral” pour réaliser un nouveau scrutin après la présidentielle d’octobre 2022 remportée par Lula.Durant son interrogatoire, qui a duré environ quatre heures, il s’est montré souvent hésitant, répondant à maintes reprises “je ne me souviens pas” aux questions sur les dates, horaires ou lieux où il aurait été témoin des supposées velléités putschistes de l’ex-président et son entourage.L’avocat de Jair Bolsonaro, Celso Vilardi, a souligné des “contradictions” dans les propos de M. Cid, estimant qu’il avait la “mémoire sélective”. L’ex-directeur de l’agence brésilienne de renseignement et député Alexandre Ramagem a également été interrogé lundi, juste après l’ancien aide de camp. Il a assuré n’avoir jamais partagé ses “notes privées” avec l’ex-président Bolsonaro sur une prétendue fraude dans les urnes, qui, selon le parquet, avait été pensée pour appuyer les arguments en faveur de l’instauration de l’état de siège.Inéligible jusqu’en 2030, Jair Bolsonaro se dit victime de “persécution politique” pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle de l’an prochain.

Le gouvernement acte la relance de la filière nucléaire en France

Le gouvernement a signé mardi le contrat de filière nucléaire pour la période 2025-2028 qui acte la relance de l’atome en France et le programme EPR2 de construction de six nouveaux réacteurs de grande puissance à horizon 2038.Il y a une ambition “de se projeter dans les prochaines décennies”, a déclaré Marc Ferracci, ministre de l’Industrie et de l’Energie, lors de la signature du contrat en marge des “Journées Perspectives” de la filière à Massy (Essonne).Et “il y a l’enjeu de la performance industrielle”, a-t-il ajouté, évoquant la nécessité de “maîtriser les coûts” de la filière nucléaire en en “maîtrisant les délais”.Le ministre de l’Economie Eric Lombard, également présent, a pour sa part souligné l’importance du nucléaire “pour la transformation écologique” et la “compétitivité” de la France. “C’est un élément de compétitivité de notre industrie pour (…) les décennies qui viennent”, a-t-il dit.Ce contrat de filière 2025-2028 répond à l’ambition exprimée par le président de la République, Emmanuel Macron, qui avait annoncé en février 2022 lors du discours de Belfort un programme de construction de 6 nouveaux réacteurs nucléaires et une option pour 8 autres.Le programme EPR2 prévoit la construction de six nouveaux dont une première paire à Penly (Seine-Maritime), puis à Gravelines (Nord) et au Bugey (Ain). Initialement, il visait une entrée en service en 2035 pour le premier réacteur, mais le calendrier a été repoussé à 2038.Le contrat signé mardi n’aborde pas le financement du programme, pour lequel l’Etat s’est engagé jusque-là sur un prêt à taux préférentiel couvrant 50% au moins du devis.EDF est en train de travailler sur le chiffrage et doit boucler le cadrage du programme d’ici la fin de cette année pour une décision d’investissement fin 2026.- Améliorer le taux de féminisation -Aux conditions de 2020, le coût du programme estimé à 51,7 milliards d’euros en 2022 s’élève désormais à 67,4 milliards, ce qui revient à 79,9 milliards aux conditions plus récentes de 2023, selon un rapport de la Cour des comptes de janvier sur la base d’un chiffrage d’EDF fin 2023.En France, le financement du programme serait assorti d’un contrat sur la production nucléaire à un prix garanti par l’Etat de 100 euros maximum du mégawattheure, c’est-à-dire que si l’électricité d’EDF est vendue sur les marchés au-delà, EDF doit verser des recettes à l’Etat; en-dessous, c’est l’Etat qui compense EDF.Le contrat de filière porte également sur les projets de mini-réacteurs (SMR ou small modular reactors), avec de premières mises en service au début de la décennie 2030, selon Bercy, ainsi que sur l’exploitation des réacteurs actuels et le respect des exigences applicables en matière de sûreté nucléaire.La relance du nucléaire, qui devra être inscrite dans la prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), consacre la rupture avec la précédente adoptée en 2020, qui prévoyait notamment la fermeture de 14 réacteurs, dont les deux de Fessenheim.Les contrats de filière sont des engagements réciproques de la filière et de l’État. Ils sont aussi signés par les organisations syndicales et les représentants de la filière.Le contrat signé mardi est orienté autour de 4 axes: l’exigence opérationnelle, c’est-à-dire la maîtrise des coûts et des délais, l’emploi et les compétences alors que la filière aura besoin de 100.000 recrutements en 10 ans, la recherche et développement et enfin autour de la transition écologique, la gestion des déchets ou encore l’adaptation au changement climatique. La filière veut notamment améliorer son taux de féminisation qui, avec 24% de femmes, est en-deçà de celui de l’industrie en général (30%), a souligné Hélène Badia, la présidente de l’Université des métiers du nucléaire (UMN). “Il y a encore énormément de travail sur le sujet de la féminisation”, a-t-elle déclaré.

Le gouvernement acte la relance de la filière nucléaire en France

Le gouvernement a signé mardi le contrat de filière nucléaire pour la période 2025-2028 qui acte la relance de l’atome en France et le programme EPR2 de construction de six nouveaux réacteurs de grande puissance à horizon 2038.Il y a une ambition “de se projeter dans les prochaines décennies”, a déclaré Marc Ferracci, ministre de l’Industrie et de l’Energie, lors de la signature du contrat en marge des “Journées Perspectives” de la filière à Massy (Essonne).Et “il y a l’enjeu de la performance industrielle”, a-t-il ajouté, évoquant la nécessité de “maîtriser les coûts” de la filière nucléaire en en “maîtrisant les délais”.Le ministre de l’Economie Eric Lombard, également présent, a pour sa part souligné l’importance du nucléaire “pour la transformation écologique” et la “compétitivité” de la France. “C’est un élément de compétitivité de notre industrie pour (…) les décennies qui viennent”, a-t-il dit.Ce contrat de filière 2025-2028 répond à l’ambition exprimée par le président de la République, Emmanuel Macron, qui avait annoncé en février 2022 lors du discours de Belfort un programme de construction de 6 nouveaux réacteurs nucléaires et une option pour 8 autres.Le programme EPR2 prévoit la construction de six nouveaux dont une première paire à Penly (Seine-Maritime), puis à Gravelines (Nord) et au Bugey (Ain). Initialement, il visait une entrée en service en 2035 pour le premier réacteur, mais le calendrier a été repoussé à 2038.Le contrat signé mardi n’aborde pas le financement du programme, pour lequel l’Etat s’est engagé jusque-là sur un prêt à taux préférentiel couvrant 50% au moins du devis.EDF est en train de travailler sur le chiffrage et doit boucler le cadrage du programme d’ici la fin de cette année pour une décision d’investissement fin 2026.- Améliorer le taux de féminisation -Aux conditions de 2020, le coût du programme estimé à 51,7 milliards d’euros en 2022 s’élève désormais à 67,4 milliards, ce qui revient à 79,9 milliards aux conditions plus récentes de 2023, selon un rapport de la Cour des comptes de janvier sur la base d’un chiffrage d’EDF fin 2023.En France, le financement du programme serait assorti d’un contrat sur la production nucléaire à un prix garanti par l’Etat de 100 euros maximum du mégawattheure, c’est-à-dire que si l’électricité d’EDF est vendue sur les marchés au-delà, EDF doit verser des recettes à l’Etat; en-dessous, c’est l’Etat qui compense EDF.Le contrat de filière porte également sur les projets de mini-réacteurs (SMR ou small modular reactors), avec de premières mises en service au début de la décennie 2030, selon Bercy, ainsi que sur l’exploitation des réacteurs actuels et le respect des exigences applicables en matière de sûreté nucléaire.La relance du nucléaire, qui devra être inscrite dans la prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), consacre la rupture avec la précédente adoptée en 2020, qui prévoyait notamment la fermeture de 14 réacteurs, dont les deux de Fessenheim.Les contrats de filière sont des engagements réciproques de la filière et de l’État. Ils sont aussi signés par les organisations syndicales et les représentants de la filière.Le contrat signé mardi est orienté autour de 4 axes: l’exigence opérationnelle, c’est-à-dire la maîtrise des coûts et des délais, l’emploi et les compétences alors que la filière aura besoin de 100.000 recrutements en 10 ans, la recherche et développement et enfin autour de la transition écologique, la gestion des déchets ou encore l’adaptation au changement climatique. La filière veut notamment améliorer son taux de féminisation qui, avec 24% de femmes, est en-deçà de celui de l’industrie en général (30%), a souligné Hélène Badia, la présidente de l’Université des métiers du nucléaire (UMN). “Il y a encore énormément de travail sur le sujet de la féminisation”, a-t-elle déclaré.

Le gouvernement acte la relance de la filière nucléaire en France

Le gouvernement a signé mardi le contrat de filière nucléaire pour la période 2025-2028 qui acte la relance de l’atome en France et le programme EPR2 de construction de six nouveaux réacteurs de grande puissance à horizon 2038.Il y a une ambition “de se projeter dans les prochaines décennies”, a déclaré Marc Ferracci, ministre de l’Industrie et de l’Energie, lors de la signature du contrat en marge des “Journées Perspectives” de la filière à Massy (Essonne).Et “il y a l’enjeu de la performance industrielle”, a-t-il ajouté, évoquant la nécessité de “maîtriser les coûts” de la filière nucléaire en en “maîtrisant les délais”.Le ministre de l’Economie Eric Lombard, également présent, a pour sa part souligné l’importance du nucléaire “pour la transformation écologique” et la “compétitivité” de la France. “C’est un élément de compétitivité de notre industrie pour (…) les décennies qui viennent”, a-t-il dit.Ce contrat de filière 2025-2028 répond à l’ambition exprimée par le président de la République, Emmanuel Macron, qui avait annoncé en février 2022 lors du discours de Belfort un programme de construction de 6 nouveaux réacteurs nucléaires et une option pour 8 autres.Le programme EPR2 prévoit la construction de six nouveaux dont une première paire à Penly (Seine-Maritime), puis à Gravelines (Nord) et au Bugey (Ain). Initialement, il visait une entrée en service en 2035 pour le premier réacteur, mais le calendrier a été repoussé à 2038.Le contrat signé mardi n’aborde pas le financement du programme, pour lequel l’Etat s’est engagé jusque-là sur un prêt à taux préférentiel couvrant 50% au moins du devis.EDF est en train de travailler sur le chiffrage et doit boucler le cadrage du programme d’ici la fin de cette année pour une décision d’investissement fin 2026.- Améliorer le taux de féminisation -Aux conditions de 2020, le coût du programme estimé à 51,7 milliards d’euros en 2022 s’élève désormais à 67,4 milliards, ce qui revient à 79,9 milliards aux conditions plus récentes de 2023, selon un rapport de la Cour des comptes de janvier sur la base d’un chiffrage d’EDF fin 2023.En France, le financement du programme serait assorti d’un contrat sur la production nucléaire à un prix garanti par l’Etat de 100 euros maximum du mégawattheure, c’est-à-dire que si l’électricité d’EDF est vendue sur les marchés au-delà, EDF doit verser des recettes à l’Etat; en-dessous, c’est l’Etat qui compense EDF.Le contrat de filière porte également sur les projets de mini-réacteurs (SMR ou small modular reactors), avec de premières mises en service au début de la décennie 2030, selon Bercy, ainsi que sur l’exploitation des réacteurs actuels et le respect des exigences applicables en matière de sûreté nucléaire.La relance du nucléaire, qui devra être inscrite dans la prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), consacre la rupture avec la précédente adoptée en 2020, qui prévoyait notamment la fermeture de 14 réacteurs, dont les deux de Fessenheim.Les contrats de filière sont des engagements réciproques de la filière et de l’État. Ils sont aussi signés par les organisations syndicales et les représentants de la filière.Le contrat signé mardi est orienté autour de 4 axes: l’exigence opérationnelle, c’est-à-dire la maîtrise des coûts et des délais, l’emploi et les compétences alors que la filière aura besoin de 100.000 recrutements en 10 ans, la recherche et développement et enfin autour de la transition écologique, la gestion des déchets ou encore l’adaptation au changement climatique. La filière veut notamment améliorer son taux de féminisation qui, avec 24% de femmes, est en-deçà de celui de l’industrie en général (30%), a souligné Hélène Badia, la présidente de l’Université des métiers du nucléaire (UMN). “Il y a encore énormément de travail sur le sujet de la féminisation”, a-t-elle déclaré.

Kenya police custody victim killed by blows to head: pathologistTue, 10 Jun 2025 12:23:23 GMT

Kenyan doctors said Tuesday that a man who died in police custody over the weekend, sparking protests and widespread anger, died from receiving blows to the head. Albert Ojwang, 31, was arrested over posts on social media criticising police deputy inspector-general Eliud Kipkoech Lagat. Police initially said he died in his cell after hitting his own head …

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Surveillante poignardée: Macron déplore “un déferlement de violence insensé”

Emmanuel Macron a déploré “un déferlement de violence insensé” après le meurtre d’une surveillante poignardée mardi matin à l’entrée d’un collège à Nogent, en Haute-Marne.”Alors qu’elle veillait sur nos enfants à Nogent, une assistante d’éducation a perdu la vie, victime d’un déferlement de violence insensé. Tous, nous sommes aux côtés de sa famille, de ses proches, de ses collègues et de l’ensemble de la communauté éducative. La Nation est en deuil et le gouvernement mobilisé pour faire reculer le crime”, a écrit le chef de l’Etat sur X.”La menace des armes blanches chez nos enfants est devenue critique” et “il nous revient de faire de ce fléau répandu partout, un ennemi public”, a réagi sur le même réseau social François Bayrou, qui sera l’invité mardi du 20 heures de TF1.Le Premier ministre doit rendre des arbitrages prochainement à propos d’un rapport sur la détention d’armes blanches par des mineurs, reçu mercredi dernier et rédigé par la vice-présidente Horizons de l’Assemblée nationale, Naïma Moutchou.Missionnée par le chef du gouvernement après la mort fin avril d’une lycéenne de 15 ans dans une attaque au couteau dans un lycée de Nantes, Mme Moutchou recommande le déploiement obligatoire de la vidéosurveillance à l’entrée et dans l’enceinte des établissements scolaires, et préconise d’interdire la vente de certains couteaux “extrêmement dangereux”.Le chef de l’Etat a été immédiatement critiqué pour avoir dénoncé durant le week-end un “brainwashing” (lavage de cerveau) en critiquant la tendance de certains politiques à surexploiter chaque faits divers à des fins politiciennes.”Hier, vous dénonciez +ceux qui brainwashent sur les derniers faits divers+. Les Français subissent à la fois la violence d’en bas et le mépris d’en haut: on ne peut plus tolérer cette alliance insupportable de la sauvagerie sur le terrain et du déni à la tête de l’État”, a affirmé sur X le président du Rassemblement national Jordan Bardella.Plusieurs autres personnalités politiques, notamment à droite et à l’extrême droite, ont également rapidement réagi à la mort de cette femme, âgée de 31 ans, lors d’un contrôle de sac devant un collège. L’auteur des coups de couteau, un élève de 14 ans, a été aussitôt interpellé et placé en garde à vue. Dans un message posté sur X, la cheffe des députés du RN Marine Le Pen a dénoncé une “désacralisation de la vie”, une “banalisation de l’ultraviolence, encouragée par l’apathie des pouvoirs publics à y mettre fin”. “Comme mère, comme citoyenne, je sais ce que l’on attend de l’École: qu’elle soit un lieu sûr, exigeant, protecteur. Aucun mot n’est à la hauteur de l’horreur de la mort de la surveillante poignardée par un élève en Haute-Marne”, a estimé la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet également sur X. Le chef des communistes Fabien Roussel a de son côté évoqué son “horreur” et sa “profonde émotion” face à ce meurtre. “L’école et ceux qui la défendent doivent être protégés de la violence”, a-t-il enjoint.”La mort de l’assistante d’éducation poignardée par un élève de l’établissement où elle travaillait, à Nogent, est absolument terrible. Elle horrifie et elle nous glace”, a déclaré de son côté Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale.

Surveillante poignardée: Macron déplore “un déferlement de violence insensé”

Emmanuel Macron a déploré “un déferlement de violence insensé” après le meurtre d’une surveillante poignardée mardi matin à l’entrée d’un collège à Nogent, en Haute-Marne.”Alors qu’elle veillait sur nos enfants à Nogent, une assistante d’éducation a perdu la vie, victime d’un déferlement de violence insensé. Tous, nous sommes aux côtés de sa famille, de ses proches, de ses collègues et de l’ensemble de la communauté éducative. La Nation est en deuil et le gouvernement mobilisé pour faire reculer le crime”, a écrit le chef de l’Etat sur X.”La menace des armes blanches chez nos enfants est devenue critique” et “il nous revient de faire de ce fléau répandu partout, un ennemi public”, a réagi sur le même réseau social François Bayrou, qui sera l’invité mardi du 20 heures de TF1.Le Premier ministre doit rendre des arbitrages prochainement à propos d’un rapport sur la détention d’armes blanches par des mineurs, reçu mercredi dernier et rédigé par la vice-présidente Horizons de l’Assemblée nationale, Naïma Moutchou.Missionnée par le chef du gouvernement après la mort fin avril d’une lycéenne de 15 ans dans une attaque au couteau dans un lycée de Nantes, Mme Moutchou recommande le déploiement obligatoire de la vidéosurveillance à l’entrée et dans l’enceinte des établissements scolaires, et préconise d’interdire la vente de certains couteaux “extrêmement dangereux”.Le chef de l’Etat a été immédiatement critiqué pour avoir dénoncé durant le week-end un “brainwashing” (lavage de cerveau) en critiquant la tendance de certains politiques à surexploiter chaque faits divers à des fins politiciennes.”Hier, vous dénonciez +ceux qui brainwashent sur les derniers faits divers+. Les Français subissent à la fois la violence d’en bas et le mépris d’en haut: on ne peut plus tolérer cette alliance insupportable de la sauvagerie sur le terrain et du déni à la tête de l’État”, a affirmé sur X le président du Rassemblement national Jordan Bardella.Plusieurs autres personnalités politiques, notamment à droite et à l’extrême droite, ont également rapidement réagi à la mort de cette femme, âgée de 31 ans, lors d’un contrôle de sac devant un collège. L’auteur des coups de couteau, un élève de 14 ans, a été aussitôt interpellé et placé en garde à vue. Dans un message posté sur X, la cheffe des députés du RN Marine Le Pen a dénoncé une “désacralisation de la vie”, une “banalisation de l’ultraviolence, encouragée par l’apathie des pouvoirs publics à y mettre fin”. “Comme mère, comme citoyenne, je sais ce que l’on attend de l’École: qu’elle soit un lieu sûr, exigeant, protecteur. Aucun mot n’est à la hauteur de l’horreur de la mort de la surveillante poignardée par un élève en Haute-Marne”, a estimé la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet également sur X. Le chef des communistes Fabien Roussel a de son côté évoqué son “horreur” et sa “profonde émotion” face à ce meurtre. “L’école et ceux qui la défendent doivent être protégés de la violence”, a-t-il enjoint.”La mort de l’assistante d’éducation poignardée par un élève de l’établissement où elle travaillait, à Nogent, est absolument terrible. Elle horrifie et elle nous glace”, a déclaré de son côté Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale.

Le combat d’une mère pour Margot, 10 ans, fauchée par une personne “inapte à la conduite”

Au fond du jardin, les poules et les escargots qu’adorait Margot animent ses parents et son petit frère. Il y a un an, la fillette de 10 ans était fauchée alors qu’elle roulait à vélo par une automobiliste qui “n’était plus en capacité de conduire”.”C’est une vie à venir qui n’existe plus”, relève sa mère Camille Paineau dans leur maison de La Rochelle, proche de l’avenue où s’est produit le drame.Elle en est convaincue: l’accident aurait “pu être évité” si des visites médicales d’aptitude à la conduite étaient obligatoires, comme le prévoit une proposition de loi devenue le combat de cette femme de 41 ans. Une promesse faite à sa fille.”La vie va être longue, très longue. C’est ce que je me dis tous les jours… pour commencer la journée”, dit à l’AFP Camille Paineau, la gorge nouée par la tristesse et la douleur.L’enseignante et doctorante avait emménagé en 2018 dans cette maison rochelaise avec son conjoint Julien et leur fille Margot. En 2019, Clovis était venu agrandir la famille. “Ils étaient très fusionnels. Clovis est un petit clown, Margot était curieuse de tout, elle observait beaucoup”.”Elle aimait beaucoup l’Asie, elle adorait faire des sushis. Elle aimait aussi beaucoup le vélo”, raconte-t-elle.Pas question pour Margot de manquer cette sortie à bicyclette, ce 5 juin 2024, avec les copains du centre de loisirs, pour qui elle avait mis “des bonbons dans son sac à dos”.Equipés de leur gilets réfléchissants et casqués, les douze enfants et leurs animateurs sont partis tranquillement, de bon matin. Il est 10H30. A l’issue du cours qu’elle a donné, Camille Paineau consulte son téléphone. “Il y avait huit appels de mon conjoint, il était en pleurs”.Le groupe d’enfants a été percuté “dans un choc frontal”, selon le parquet, par une voiture “arrivant à contresens” après s’être “subitement déportée sur la gauche, sans raison apparente”, sur une avenue qui n’était pas équipée de piste cyclable.Au volant, une femme de 83 ans, qui ne s’est pas arrêtée. Elle doit être jugée le 1er juillet par le tribunal correctionnel de La Rochelle pour homicide et blessures involontaires, avec la circonstance aggravante du délit de fuite.- “Phases de colère” -“Les enfants n’avaient aucune échappatoire”, estime la mère. “On a quand même des images qui arrivent… Pour moi, c’est une espèce de bowling. Sauf que ce sont nos enfants qui étaient les quilles”.Sept enfants ont été touchés, dont trois grièvement. Margot ne survivra pas à son traumatisme crânien. Elle décèdera le lendemain à l’hôpital de Tours, ses parents et son petit frère à ses côtés.”Je me souviens m’être dit: +hier matin à 8H00, je lui ai dit au revoir, elle mettait son tee-shirt tout bleu. Elle était heureuse. Et là, je suis en train d’apprendre qu’elle n’est plus là…+”, glisse-t-elle.”On est rentrés à la maison. De retour à trois. On savait qu’il fallait qu’on rentre vite sinon, on ne rentrerait jamais. Et on est allés tout de suite dans le jardin”.Ce n’est que dans les jours qui ont suivi que la famille de Margot apprend ce qu’il s’est passé lors de l’accident. Et la colère monte.”Ça augmente la colère de se dire que notre petite fille avait tout l’avenir qu’elle aurait voulu”, confie Camille Paineau. “Et que tout s’arrête par le fait qu’une personne qui n’est plus en capacité de conduire ait quand même pris sa voiture pour faire son petit trajet habituel”. “Je me suis dit: qu’est-ce qu’elle fait là ? À son âge, dans l’état où elle était, qu’est-ce qu’elle faisait là ? Parce qu’on est vraiment sur une rencontre totalement improbable. Qui aurait pu être évitée, clairement. C’est une grande injustice”.Camille Paineau a rejoint le collectif Sauver des vies c’est permis, incarné par la sportive paralympique Pauline Déroulède, qui a perdu sa jambe en 2018, percutée par un nonagénaire ayant confondu la pédale de frein avec celle de l’accélérateur.”Cette proposition de loi sur le contrôle de la capacité à conduire est vraiment vital. Il y a un contrôle technique de l’automobiliste. Ça peut nous arriver à tous de devenir incapables de conduire. C’est un permis, ce n’est pas un droit de conduire”, défend Camille Paineau, meurtrie par “l’inaction” des pouvoirs publics.Elle s’exprime aussi pour son fils.”Clovis a eu des phases de colère. Il sait que cette conductrice a fait quelque chose de très grave, que ce n’est pas normal, et que quelqu’un va donner une punition. Et quand il sera plus grand, ça lui fera peut-être du bien de savoir qu’on n’est pas resté inactif”.