L’Iran promet des procès “rapides”, craintes d’une première exécution mercredi
Le pouvoir judiciaire en Iran a promis des procès “rapides” pour les suspects arrêtés lors des manifestations, alors qu’une première exécution pourrait avoir lieu mercredi et que les organisations de défense des droits humains craignent un usage massif de la peine de mort. Donald Trump a assuré que les Etats-Unis agiraient “de manière très forte” si les autorités iraniennes commençaient à exécuter des personnes arrêtées lors des manifestations qui secouent le pays depuis le 28 décembre. Téhéran, de son côté, accuse Washington de chercher un “prétexte” en vue d’une intervention militaire pour faire tomber le pouvoir.Amnesty International et d’autres ONG ont dit avoir des informations, notamment via sa famille, de l’exécution prévue d’un premier manifestant mercredi, ce qu’a aussi avancé la diplomatie américaine. “Plus de 10.600 manifestants ont été arrêtés (…) Erfan Soltani, 26 ans, dont l’exécution a été programmée pour le 14 janvier, est l’un d’eux”, a écrit le Département d’Etat dans un message en farsi sur X.Amnesty a demandé à l’Iran de “surseoir immédiatement à toutes les exécutions, y compris celle d’Erfan Soltani”.Selon les médias iraniens, le chef du pouvoir judiciaire a passé cinq heures dans une prison de Téhéran où sont détenus des manifestants – des “émeutiers” selon les autorités -, pour étudier leurs cas. A l’issue de cette visite, il a promis des procès “rapides” et “publics”. “Si quelqu’un a mis le feu à une personne, l’a décapitée avant de brûler son corps, nous devons faire notre travail rapidement”, a déclaré Gholamhossein Mohseni Ejeï.- “CONTINUEZ” -Le président américain, dont les intentions restent floues, a menacé plusieurs fois d’intervenir militairement depuis le début du mouvement, l’un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.Mardi, il a promis aux manifestants que “beaucoup d’aide est en route”. “CONTINUEZ A MANIFESTER – PRENEZ LE CONTROLE DE VOS INSTITUTIONS!!!”, a-t-il lancé sur son réseau Truth social.La répression a fait au moins 734 morts selon l’ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège, qui estime toutefois que le nombre réel de morts pourrait s’élever à plusieurs milliers.Internet est toujours coupé dans tout le pays, pour le septième jour de suite, selon l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks, rendant difficile l’accès aux informations. Mais des rapports crédibles font état “de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays”, affirme l’ONG Human Rights Watch.De nouvelles vidéos, authentifiées par l’AFP, sont apparues mardi sur les réseaux sociaux montrant des dizaines de corps alignés à l’intérieur et à l’extérieur d’une morgue au sud de la capitale iranienne.”La violence augmente, les arrestations aussi. Les oppresseurs tirent au hasard”, racontait mardi à l’AFP Kian Tahsildari à Istanbul, relayant le témoignage d’amis à Machhad, dans le nord-est de l’Iran.Les médias d’Etat iraniens diffusent eux en boucle des images des dégâts et rendent hommage aux membres des forces de sécurité tués.Une cérémonie funéraire de masse est prévue mercredi pour les “martyrs” morts ces derniers jours – majoritairement des forces de l’ordre, ont fait savoir les autorités.A l’international, les condamnations affluent: l’ONU se dit “horrifiée” et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé un bilan “effroyable” et dit plancher sur de nouvelles sanctions contre Téhéran.Donald Trump a lui annoncé mardi des sanctions contre les partenaires commerciaux de l’Iran – des droits de douane de 25% prenant effet “immédiatement”.- “Rejoindre le peuple” -Fils de l’ancien chah d’Iran chassé du pouvoir en 1979, Reza Pahlavi, figure de l’opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, a assuré mardi aux manifestants que “le monde n’a pas seulement vu et entendu votre voix et votre courage, maintenant il répond”.Il a aussi invité l’armée régulière à “rejoindre le peuple aussi vite que possible”. “Vous êtes l’armée nationale de l’Iran, pas l’armée de la République islamique”, a-t-il souligné.Depuis le début du mouvement, initialement lié au coût de la vie, le pouvoir dit comprendre les revendications portant sur des questions économiques mais accuse des “émeutiers” pilotés par l’étranger d’être à l’origine des violences.Agé de 86 ans, l’ayatollah Khamenei a déjà été confronté à d’importants défis, notamment durant la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025, déclenchée par une attaque massive contre les installations militaires et nucléaires iraniennes.Des analystes jugent prématuré de prédire dans l’immédiat la chute du pouvoir théocratique iranien, soulignant que la République islamique dispose de solides leviers répressifs, à commencer par le Corps des gardiens de la Révolution.
Syria moves military reinforcements east of Aleppo after telling Kurds to withdraw
Syria’s army was moving reinforcements east of Aleppo city on Wednesday, a day after it told Kurdish forces to withdraw from the area following deadly clashes last week. The deployment comes as Syria’s Islamist-led government seeks to extend its authority across the country, but progress has stalled on integrating the Kurds’ de facto autonomous administration and forces into the central government under a deal reached in March.The United States, which for years has supported Kurdish fighters but also backs Syria’s new authorities, urged all parties to “avoid actions that could further escalate tensions” in a statement by the US military’s Central Command chief Admiral Brad Cooper.On Tuesday, Syrian state television published an army statement with a map declaring a large area east of Aleppo city a “closed military zone” and said “all armed groups in this area must withdraw to east of the Euphrates” River.The area, controlled by Kurdish forces, extends from near Deir Hafer, around 50 kilometres (30 miles) from Aleppo, to the Euphrates about 30 kilometres further east, as well as towards the south.State news agency SANA published images on Wednesday showing military reinforcements en route from the coastal province of Latakia, while a military source on the ground, requesting anonymity, said reinforcements were arriving from both Latakia and the Damascus region.Both sides reported limited skirmishes overnight. An AFP correspondent on the outskirts of Deir Hafer reported hearing intermittent artillery shelling on Wednesday, which the military source said was due to government targeting of positions belonging to the US-backed, Kurdish-led Syrian Democratic Forces.- ‘Declaration of war’ -The SDF controls swathes of the country’s oil-rich north and northeast, much of which it captured during Syria’s civil war and the fight against the Islamic State group.On Monday, Syria accused the SDF of sending reinforcements to Deir Hafer and said it would send its own personnel there in response.Kurdish forces on Tuesday denied any build-up of their personnel and accused the government of attacking the town, while state television said SDF sniper fire there killed one person.Cooper urged “a durable diplomatic resolution through dialogue”.Elham Ahmad, a senior official in the Kurdish administration, said that government forces were “preparing themselves for another attack”.”The real intention is a full-scale attack” against Kurdish-held areas, she told an online press conference, accusing the government of having made a “declaration of war” and breaking the March agreement on integrating Kurdish forces.Syria’s government took full control of Aleppo city over the weekend after capturing its Kurdish-majority Sheikh Maqsud and Ashrafiyeh neighbourhoods and evacuating fighters there to Kurdish-controlled areas in the northeast.Both sides traded blame over who started the violence last week that killed dozens of people and displaced tens of thousands.- PKK, Turkey -On Tuesday in Qamishli, the main Kurdish city in the country’s northeast, thousands of people demonstrated against the Aleppo violence, with some burning pictures of Syrian President Ahmed al-Sharaa, an AFP correspondent said, while shops were shut in a general strike.Some protesters carried Kurdish flags and banners in support of the SDF.”Leave, Jolani!” they shouted, referring to President Sharaa by his former nom de guerre, Abu Mohammed al-Jolani.”This government has not honoured its commitments towards any Syrians,” said cafe owner Joudi Ali.Other protesters burned portraits of Turkish Foreign Minister Hakan Fidan, whose country has lauded the Syrian government’s Aleppo operation “against terrorist organisations”.Turkey has long been hostile to the SDF, seeing it as an extension of the Kurdistan Workers’ Party (PKK) and a major threat along its southern border. Last year, the PKK announced an end to its long-running armed struggle against the Turkish state and began destroying its weapons, but Ankara has insisted that the move include armed Kurdish groups in Syria.On Tuesday, the PKK called the “attack on the Kurdish neighbourhoods in Aleppo” an attempt to sabotage peace efforts between it and Ankara.A day earlier, Ankara’s ruling party levelled the same accusation against Kurdish fighters.The Britain-based Syrian Observatory for Human Rights reported 45 civilians and 60 soldiers and fighters from both sides killed in the Aleppo violence.Aleppo civil defence official Faysal Mohammad said Tuesday that 50 bodies had been recovered from the Kurdish-majority neighbourhoods after the fighting.bur-strs/lar/lg/axn
La démographie, un enjeu pour une campagne présidentielle ?
Le sujet de la baisse de la natalité en France pourrait s’inviter à la présidentielle, même si peu de politiques parviennent à articuler une vision d’ensemble agissant sur les leviers (logement, modes de garde, aides financières) et les conséquences (retraites, dépendance, immigration) de ce phénomène complexe.Deux ans après l’appel controversé d’Emmanuel Macron au “réarmement démographique”, la tendance ne s’est pas inversée comme l’ont confirmé les derniers chiffres publiés mardi par l’Insee, établissant l’indice de fécondité à 1,56 enfant par femme contre 2,02 en 2010.A part chez certains écologistes, “où on s’inquiète des conséquences de la surpopulation” sur la planète, la baisse de la natalité est “une préoccupation sur tout l’échiquier politique”, constate Didier Breton, professeur de démographie à l’université de Strasbourg.”Avec des grilles de lecture très différentes”, nuance-t-il. “Pour la droite conservatrice et l’extrême droite, une politique nataliste doit permettre de ne pas faire appel à l’immigration alors que la gauche raisonne en terme d’équilibre vie professionnelle/vie personnelle, d’avoir le temps de s’occuper de ses enfants”.Cependant, il n’a “pas l’impression qu’un parti va aller au-delà du regret et mettre ça en haut de son programme parce que c’est un terrain assez miné”.Première difficulté pour les politiques, comme le résumait récemment Édouard Philippe: “on ne fait pas des enfants pour l’État, ce sont des décisions intimes”.”Partout dans le monde où il y a des injonctions natalistes, ça ne fonctionne pas”, renchérit Constance de Pélichy (députée UDI), présidente d’une mission d’information “sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité” qui a mené plus d’une cinquantaine d’auditions depuis juillet.Selon M. Breton, ce mot +réarmement+ “était une erreur de communication”, surtout qu’Emmanuel Macron l’avait accompagné d’un plan sur l’infertilité, “qui est un vrai problème de santé mais n’explique pas la baisse de la natalité”.Deuxième obstacle: le désir d’enfant reste-t-il important chez les Français ?Si Mme de Pélichy juge qu’il y a “toujours un désir de maternité profond”, M. Breton s’interroge sur cette “hypothèse discutable”. Selon une récente étude de l’Ined, si en 1998 la moitié des 18-49 ans considéraient que la famille idéale avait trois enfants, ils n’étaient plus que 29% en 2024.Et troisième difficulté pour les politiques: personne “ne naît d’une incitation fiscale”, selon l’économiste Maxime Sbaihi, auteur de l’essai “Les Balançoires vides”. “C’est une décision multifactorielle, qui dépend des modes de garde, de la fiscalité, des infrastructures, des institutions, du marché immobilier, de la conjoncture, des mœurs, de la confiance en l’avenir, de la culture et des traditions…”, énumère-t-il devant l’Assemblée nationale.- L’accueil de l’enfant et le logement -Bref, la démographie est un phénomène complexe devant être pris en compte dans l’ensemble des politiques publiques.Si les maires en sont souvent conscients au niveau local, c’est plus compliqué pour les partis qui ont tendance “à regarder les sujets en silo” et à privilégier le court terme, souligne Constance de Pélichy.D’où la tentation “d’un monde politique qui reste quand même masculin” de regarder les conséquences de la baisse de la natalité, comme “l’adaptation de notre pacte social” (+on fait moins d’enfants donc il va falloir changer les retraites+) plutôt que les causes, déplore-t-elle en plaidant pour “un discours politique intégrant l’enfant”.Car le sujet intéresse. La mission parlementaire, qui rendra son rapport dans deux semaines avec “un paquet de recommandations”, a reçu plus de 30.000 réponses à sa consultation publique.”Ce qui est crucial, c’est vraiment l’accueil de l’enfant quand il arrive: les congés, les modes de garde et les aides qui ne sont pas lisibles. La question du logement revient en permanence, les jeunes ménages ont perdu 18 m2 de surface par rapport à la génération précédente”, note-t-elle.Mais ces “réponses concrètes” impliquent “un coût budgétaire assez engageant”, fait remarquer M. Breton. Selon lui, “dans un monde anxiogène”, une politique nataliste devrait être “basée sur l’Etat-providence, l’assurance qu’avoir un enfant ne va pas avoir un coût monstrueux, que l’école va rester gratuite, que la santé ne va pas avoir un coût important…”.
Danish foreign minister heads to White House for high-stakes Greenland talks
The top Danish and Greenlandic diplomats were to visit the White House on Wednesday for high-stakes talks on Greenland, which US President Donald Trump has vowed to seize from the longtime ally.Hours before the meeting was due to start, Danish Defence Minister Troels Lund Poulsen sought to ease US concerns about security in Greenland, telling AFP Denmark was boosting its military presence there and was in talks with allies on “an increased NATO presence in the Arctic.”Trump has repeatedly threatened to take over the vast, strategic and sparsely populated Arctic island, and he has sounded emboldened since ordering a deadly January 3 attack in Venezuela that removed its president.Danish Foreign Minister Lars Lokke Rasmussen and his Greenlandic counterpart sought the talks with US Secretary of State Marco Rubio. The meeting will take place at the White House, after Vice President JD Vance requested to join.Lokke said he was hoping to “clear up certain misunderstandings.” But it remains to be seen if the Trump administration also sees a misunderstanding and if it wants to climb down.Trump, when asked Tuesday about Greenland’s leader saying that the island prefers to remain an autonomous territory of Denmark, said: “Well that’s their problem.””Don’t know anything about him, but that’s going to be a big problem for him,” Trump said.Trump said on Friday that he wanted Greenland “whether they like it or not” and “if we don’t do it the easy way, we’re going to do it the hard way.”While an agreement with Denmark allows the United States to station as many soldiers as it wants on Greenland, Trump has doubled down on US ownership, telling reporters on Sunday that “we’re talking about acquiring not leasing.”The former real estate developer told The New York Times that ownership “is psychologically needed for success” and “gives you things and elements that you can’t get from just signing a document.”According to Trump, the United States needs Greenland due to the threat of a takeover by Russia or China. The two rival powers have both stepped up activity in the Arctic, where ice is melting due to climate change, but neither claims Greenland.Trump has spoken of the need for the United States to grow.Incorporating Greenland, which has 57,000 people, would catapult the United States past China and Canada to be the world’s second largest country in land mass after Russia.- Is cooperation possible? -Vance in March paid an uninvited visit to Greenland. He stayed only at Pituffik, the longstanding US base on the island, and did not mingle with local residents.Vance is known for his hard edge, which was on display when he berated Ukrainian President Volodymyr Zelensky publicly during a White House meeting in February.It has not been announced if the Greenland meeting will be open to the press.”If the US continues with, ‘We have to have Greenland at all cost,’ it could be a very short meeting,” said Penny Naas, a senior vice president at the German Marshall Fund of the United States, a Washington think tank.”If there is a slight nuance to it, it could lead to a different conversation,” she said.Greenland’s government and Denmark have been firm against Trump’s designs.”One thing must be clear to everyone: Greenland does not want to be owned by the United States. Greenland does not want to be governed by the United States. Greenland does not want to be part of the United States,” Greenland’s Prime Minister Jens-Frederik Nielsen said at a press conference ahead of the White House talks.He was speaking alongside Danish Prime Minister Mette Frederiksen, who said it had not been easy to stand up to “completely unacceptable pressure from our closest ally.”Denmark has rejected US claims it is not protecting Greenland from Russia and China, recalling that it has invested almost 90 billion kroner ($14 billion) to beef up its military presence in the Arctic.Denmark is a founding member of NATO and its military joined the United States in the wars in Afghanistan and, controversially, Iraq.Shortly after the White House talks, a senior delegation from the US Congress — mostly Democrats, but with one Republican — will visit Copenhagen to offer solidarity.”President Trump’s continued threats toward Greenland are unnecessary and would only weaken our NATO alliance,” said Dick Durbin, the number-two Senate Democrat.France meanwhile announced that it would open a consulate on Greenland on February 6.
Luxury retailer Saks Global files for bankruptcy
US luxury retail group Saks Global, the heavily indebted parent company of Saks Fifth Avenue, Neiman Marcus and Bergdorf Goodman, said Wednesday it had filed for bankruptcy.The group has struggled with a substantial debt load and said in a statement it initiated bankruptcy proceedings in the US Bankruptcy Court for the Southern District of Texas.Saks Global said it was evaluating its operational footprint to invest where there is “the greatest long-term potential.”The organization said it had appointed former Neiman Marcus Group head Geoffroy van Raemdonck as its new CEO with immediate effect, replacing Richard Baker.”This is a defining moment for Saks Global, and the path ahead presents a meaningful opportunity to strengthen the foundation of our business and position it for the future,” said van Raemdonck.The retailer noted its stores, which include Saks Fifth Avenue, Neiman Marcus, Bergdorf Goodman, Saks OFF 5TH, Last Call and Horchow, will remain open after it received a fundraising commitment.Saks Global announced Wednesday it had secured $1.75 billion in financing, which it said would position the company “for a strong and stable future while it continues to provide customers with unparalleled multi-brand luxury shopping experiences.”Some of that package, it said, would provide liquidity to fund Saks Global’s operations and turnaround initiatives. Another tranche of financing will be available when the company emerges from bankruptcy.Saks Global had defaulted on a $100 million interest payment related to its nearly $2.7 billion acquisition of Neiman Marcus in 2024.The New York-based group, which traces its history back more than 150 years and has about 70 stores, has struggled in a difficult economic climate.While American consumers are spending, they remain price-conscious and have not been flocking to its flagship Saks Fifth Avenue store, which opened in 1924.According to court documents, Saks Global estimated it had assets and liabilities of between $1 billion and $10 billion.The group said it planned to “honor all customer programs, make go-forward payments to vendors, and continue employee payroll and benefits.””Throughout this process, Saks Global will remain focused on what has always defined the company: exceptional brands, trusted relationships and an unwavering commitment to its loyal customers,” the group said in its statement.
Rencontre sous haute tension à la Maison Blanche autour du Groenland
Les chefs de la diplomatie danoise et groenlandaise se rendent mercredi à la Maison Blanche pour un entretien sous haute tension visant à désamorcer la crise autour du Groenland, territoire autonome danois dont Donald Trump affirme vouloir s’emparer.A quelques heures de la rencontre, le Danemark a promis qu’il allait “renforcer sa présence militaire” au Groenland et dialoguer avec l’Otan pour accroître la présence de l’Alliance dans l’Arctique, a annoncé à l’AFP le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen, en réponse aux critiques américaines. Depuis son retour au pouvoir, il y a près d’un an, le président américain évoque régulièrement la possibilité de prendre le contrôle de cette immense île arctique, stratégique mais peu peuplée. Ses menaces ont redoublé depuis la capture début janvier du président vénézuélien Nicolas Maduro.Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, et son homologue groenlandaise Vivian Motzfeldt avaient sollicité un entretien avec le secrétaire d’Etat, Marco Rubio. La réunion aura finalement lieu à la Maison Blanche, le vice-président, JD Vance, ayant demandé à y participer.Ce dernier avait tenu des propos très durs à l’encontre de Copenhague lors d’une visite au printemps au Groenland, où il n’avait pas été invité. Il avait fustigé la faiblesse de l’engagement danois au Groenland et sur la sécurité arctique, qualifiant le Danemark de “mauvais allié”.M. Løkke a dit espérer lever “certains malentendus” au cours de la rencontre, alors que le Danemark et le Groenland rejettent toute idée de rattachement de l’île aux Etats-Unis.”Nous continuerons de renforcer notre présence militaire au Groenland, mais nous allons également insister au sein de l’Otan sur davantage d’exercices et une présence accrue de l’Otan dans l’Arctique”, a promis de son côté le ministre de la Défense danois dans un communiqué à l’AFP.Donald Trump a accru les inquiétudes danoises et groenlandaises ces derniers jours, déclarant dimanche qu’il s’emparerait “d’une manière ou d’une autre” du territoire autonome danois.Le milliardaire républicain affirme que les Etats-Unis ont besoin du Groenland pour contenir les avancées de la Russie et de la Chine en Arctique. – “Crise géopolitique” – Selon Penny Naas, chercheuse au German Marshall Fund of the United States (GMFUS), un centre d’études sur les relations transatlantiques, la réunion pourrait tourner court si les Américains campent sur leur exigence d’obtenir le Groenland coûte que coûte.Mais, “s’il y a une légère nuance, cela pourrait mener à une conversation différente”, estime-t-elle.La cheffe de la diplomatie groenlandaise participera aux discussions. Les dirigeants groenlandais, comme le Danemark, s’opposent fermement aux projets de Donald Trump.”Nous sommes confrontés à une crise géopolitique et si nous devons choisir entre les Etats-Unis et le Danemark là, maintenant, nous choisissons le Danemark”, a dit mardi le chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, à l’occasion d’un déplacement à Copenhague.”Le Groenland n’appartiendra pas aux Etats-Unis. Le Groenland ne sera pas dirigé par les Etats-Unis. Le Groenland ne fera pas partie des Etats-Unis”, a-t-il martelé.Interrogé mardi sur ces déclarations, Donald Trump a répondu: “Eh bien, c’est leur problème”. “Je ne sais rien (du Premier ministre groenlandais), mais ça va devenir un gros problème pour lui”, a-t-il ajouté.Aux côtés de M. Nielsen à Copenhague, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a estimé qu’il n’avait pas été facile de résister à ce qu’elle a qualifié de “pression totalement inacceptable de la part de notre plus proche allié”.Le Danemark, membre de l’Otan, rejette les accusations américaines selon lesquelles il ne protégerait pas suffisamment le Groenland face à la Russie et à la Chine.Copenhague rappelle avoir notamment investi près de 90 milliards de couronnes (12 milliards d’euros) pour renforcer sa présence militaire dans l’Arctique.Peu après la rencontre à la Maison Blanche, une délégation du Congrès américain – composée principalement de démocrates, mais aussi d’un républicain – se rendra à Copenhague pour exprimer sa solidarité avec le Danemark.”Les menaces continues du président Trump envers le Groenland sont inutiles et ne font qu’affaiblir notre alliance au sein de l’Otan”, a déclaré le sénateur démocrate Dick Durbin, l’un des membres de cette délégation.De son côté, la France annoncé que son consulat au Groenland ouvrirait le 6 février.
A Londres, trois bébés abandonnés, huit ans d’enquête et des parents introuvables
Après des années d’enquête, le mystère reste entier et la police semble prête à jeter l’éponge: entre 2017 et 2024, trois nouveau-nés, qui se sont avérés être frère et soeurs, ont été abandonnés dans des parcs de Londres et leurs parents restent introuvables.Les nourrissons ont été découverts par des promeneurs respectivement en septembre 2017, janvier 2019 et janvier 2024, l’un enveloppé dans une serviette, les autres dans des sacs, dans des parcs proches d’East Ham, à la périphérie est de Londres – des quartiers à la population ethniquement variée, où coexistent coquettes maisons victoriennes et logements sociaux.La petite Elsa – ainsi prénommée par le personnel de l’hôpital qui l’a recueillie – a été localisée le 18 janvier 2024, moins d’une heure après sa naissance, par un homme qui promenait son chien.Roman, quant à elle, a été trouvée le 31 janvier 2019 dans un autre parc situé moins de deux kilomètres plus loin. Enveloppée d’une simple couverture, juste avant un épisode neigeux, ses pleurs ont attiré l’attention des promeneurs. Harry, le premier bébé, avait été découvert le 17 septembre 2017, à un kilomètre de l’endroit où l’a été Roman.L’enquête a commencé en 2017 et s’est intensifiée après la découverte du troisième bébé. Mais la police londonienne estime aujourd’hui avoir “épuisé toutes les pistes”. Elle devrait dire ce mois-ci si elle arrête ses investigations. – Un quatrième bébé? – Les forces de l’ordre ont frappé aux portes de 400 foyers, passé en revue des centaines d’heures d’images de télésurveillance et offert une récompense de 20.000 livres (environ 23.000 euros), sans résultat.La principale découverte est survenue en juin 2025: des tests ADN ont alors établi que les trois bébés étaient frère et soeurs.Faute d’avoir retrouvé leur deux parents, l’enquêteur chargé du dossier, Jamie Humm, disait en mai craindre de prochainement découvrir un quatrième bébé, qui “n’aurait pas la chance d’Elsa et de ses frère et soeur” d’être retrouvé vivant.Cette affaire rarissime suscite aussi des inquiétudes sur le sort de la mère. “En tant que mère, je me demande comment on peut abandonner son enfant”, a commenté auprès de l’AFP Charlotte Mallett, une habitante d’East Ham, se souvenant encore du froid qui régnait le jour où elle a appris par la télévision locale la découverte de la petite Roman, peu après la naissance de son propre fils. Un tel abandon ne peut être que le résultat d’une “situation contrainte”, “sans autre issue” possible, dit-elle.Pour Kevin Browne, un expert en psychologie médico-légale qui a travaillé sur les abandons d’enfants, la mère pourrait être une migrante qui, dans un climat d’hostilité et d’expulsions croissantes, préfère éviter tout contact avec les autorités. Le fait qu’elle ait accouché en secret, risquant sa vie autant que celle de ses bébés, pourrait indiquer qu’elle était “terrifiée”, dit-il à l’AFP.Au début de l’enquête, Jamie Humm pensait que “la mère ne voulait pas se manifester”. Il considère désormais qu’il est plus probable qu’elle ait été dans l’impossibilité de le faire.- “Une magnifique petite fille” -Dans cette affaire aussi “étrange” que “complexe”, en “imaginant les circonstances qui mettraient la mère dans une telle situation, on se dit qu’elle est peut-être en danger”, souligne Lorraine Sherr, une psychologue et experte en santé mentale à l’University College de Londres. L’abandon de bébés est devenu si rare que le gouvernement britannique ne compile plus de statistiques. Les dernières données datent de 2018 et font état de huit nourrissons abandonnés entre 2008 et 2018 en Angleterre et au Pays de Galles, selon la juge chargée du dossier de la petite Elsa.Dans certains pays comme la France, une femme peut accoucher anonymement et immédiatement remettre son bébé à l’adoption. Ce n’est pas le cas au Royaume-Uni, qui n’a pas non plus de “boîtes à bébés” contrairement à certains Etats américains, qui facilitent un abandon anonyme.Harry et Roman, aujourd’hui âgés de huit et six ans, ont été adoptés. A presque deux ans, Elsa est pour sa part dans une famille d’accueil qui a récemment entamé une procédure d’adoption.C’est “une magnifique petite fille, un concentré de rires et d’enthousiasme”, selon la juge aux affaires familiales Carol Atkinson, qui suit la procédure.Les prénoms attribués aux enfants juste après leur découverte ont été changés. Les autorités espèrent néanmoins qu’ils maintiendront des liens entre eux en grandissant. Mais, sans aucun document attestant de leur naissance, ils ne pourront jamais retrouver trace de leur mère. “Ils garderont cette souffrance affective toute leur vie”, souligne l’expert Kevin Browne.







