VivaTech: Emmanuel Macron salue le partenariat “historique” entre Mistral AI et Nvidia

Habitué de VivaTech, Emmanuel Macron a salué mercredi la conclusion d’un partenariat “historique” entre le groupe français Mistral AI et le géant américain des puces électroniques Nvidia, annoncé le jour même depuis le plus grand événement d’Europe consacré à la tech qui se tient à Paris.”Le partenariat annoncé aujourd’hui (…) est, à mes yeux, une alliance historique”, a déclaré le président français sur la scène principale de VivaTech en compagnie des patrons des deux entreprises, Arthur Mensch et Jensen Huang. Mistral AI, qui a conçu le chatbot Le Chat concurrent de ChatGPT, et Nvidia, qui produit des puces électroniques considérées comme indispensables au développement de l’intelligence artificielle (IA) générative, s’allient ainsi pour concevoir une plateforme de cloud (informatique à distance) où les modèles de la start-up tricolore seront disponibles. Baptisée “Mistral Compute”, elle sera dotée de “18.000 superpuces Blackwell”, parmi les plus avancées du géant américain. M. Mensch a vanté l’avènement d’une plateforme “complétement indépendante”, qui permettra aux utilisateurs de “ne plus s’appuyer pour (leur) utilisation de l’IA sur certains fournisseurs américains”. “C’est un changement de paradigme car cela augmentera notre souveraineté et nous permettra d’en faire bien davantage”, a appuyé Emmanuel Macron. Le président s’est aussi livré à une déambulation dans les allées animées du salon, qui a ouvert ses portes mercredi matin pour une neuvième édition avec 14.000 start-up présentes et 165.000 visiteurs attendus. – “Retard” technologique -Défenseur de la “start-up nation”, Emmanuel Macron a échangé pendant sa visite avec plusieurs jeunes entreprises européennes et s’est livré à une défense de la souveraineté technologique du continent. L’Europe “a perdu son autonomie parce qu’elle a mis en danger sa capacité à produire. Elle est devenue de plus en plus dépendante du reste du monde”, s’est inquiété le président, qui a défendu un accès aux marchés publics pour les start-up françaises et européennes. Quatre mois après l’organisation à Paris du sommet sur l’IA, qui avait vu affluer les promesses d’investissements dans cette technologie en France, le chef de l’État a répété son souhait de voir aboutir “une IA (…) soutenable, humaniste et sécurisée”. “Il faut qu’on se dote des capacités pour être au cœur de ce combat”, a-t-il martelé. Tandis que le président américain Donald Trump souffle le chaud et le froid sur l’économie mondiale au rythme de ses mesures sur les droits de douane, le débat sur la dépendance aux outils numériques américains s’est renforcé dans de nombreux domaines, dont l’IA.”Cette technologie n’a jamais été aussi politique qu’aujourd’hui”, a assuré la ministre française chargée du numérique et de l’intelligence artificielle, Clara Chappaz, en ouverture du salon. “Le sujet de la souveraineté, qui n’était pas aussi important dans les discussions il y a encore un an ou deux ans, est devenu une priorité absolument stratégique”, selon François Bitouzet, directeur général de VivaTech interrogé par l’AFP.- Les “milliards” de Nvidia -Les annonces de Nvidia, qui organisait pour la première fois sa propre conférence à Paris à l’occasion de VivaTech, se sont multipliées, alors que Jensen Huang a livré un discours inaugurale de plus d’une heure.”En deux ans, nous allons multiplier la capacité de calcul dédiée à l’intelligence artificielle en Europe par dix”, a-t-il promis devant une salle comble. Il a également indiqué au cours d’un échange avec la presse que son entreprise investirait “des milliards” de dollars sur le continent dans les années à venir. D’autres partenariats avec des entreprises européennes, comme le géant français des équipements électriques Schneider Electric et l’industriel allemand Siemens, seront quant à eux renforcés, a-t-il aussi souligné.Son entreprise prévoit par ailleurs d’aider au développement de centres technologiques dans plusieurs pays d’Europe.

Milei says Argentina to move Israel embassy to Jerusalem in 2026

Argentine President Javier Milei said Wednesday his country would in 2026 move its embassy in Israel to Jerusalem, the status of which is one of the most delicate issues in the Israel-Palestinian conflict.”I am proud to announce before you that in 2026 we will make effective the move of our embassy to the city of west Jerusalem, as we promised,” Milei said in a speech in the Israeli parliament during an official state visit.Argentina’s embassy is currently located in Herzliya near the coastal city of Tel Aviv.This is Milei’s second visit to Israel since being elected in 2023. His previous trip, in February 2024, was his first official state visit outside of Argentina. During that trip he announced plans to move Argentina’s embassy  to Jerusalem — a controversial move that echoed US President Donald Trump’s shock 2017 decision to unilaterally recognise Jerusalem as Israel’s capital.Israel has occupied east Jerusalem since 1967, later annexing it in a move not recognised by the international community.Israel treats the city as its capital, while Palestinians want east Jerusalem to become the capital of a future state.Most foreign embassies to Israel are located in the coastal hub city of Tel Aviv in order to avoid interfering with negotiations between Israelis and Palestinians.Speaking ahead of Milei’s address to parliament on Wednesday, Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu said “the city of Jerusalem will never be divided again.”Several countries, including the United States, Paraguay, Guatemala, Honduras and Kosovo, have moved their embassies to Jerusalem, breaking with international consensus.- ‘Stand firm’ -In 2017, during his first term as US president, Trump unilaterally recognised Jerusalem as Israel’s capital, sparking Palestinian anger and the international community’s disapproval.The United States transferred its embassy to Jerusalem in May 2018.Milei, who has professed a deep interest in Judaism and studied Jewish scripture, is one of Israel’s staunchest defenders.As Israel faces mounting international pressure over the dire humanitarian situation in Gaza after more than 20 months of war, Milei sought to express his support.”As a nation, we want to stand firm alongside you as you go through these dark days, we will not yield to criticism resulting from cowardice or complicity with barbarism,” he said on Tuesday during a meeting with Israeli President Isaac Herzog.He also demanded the “unconditional return of the four Argentines still in captivity” in Gaza after Hamas’s October 7, 2023 attack on Israel triggered the war.The Palestinian militant group’s attack resulted in the deaths of 1,219 people on the Israeli side, mostly civilians, according to an AFP tally of official figures.The health ministry in Hamas-run Gaza says the retaliatory Israeli military offensive has killed at least 55,104 people, the majority civilians. The United Nations considers these figures to be reliable.Out of 251 taken hostage during the Hamas attack, 54 are still held in Gaza including 32 the Israeli military says are dead.

Mohamed Amra garde le silence sur son évasion meurtrière lors de son premier interrogatoire

Le narcotrafiquant Mohamed Amra, extrait mercredi matin sous haute sécurité de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), n’a pas répondu aux questions des juges spécialisés sur son évasion meurtrière en mai 2024, lors de son premier interrogatoire au tribunal de Paris.Le suspect a été ramené sous haute surveillance policière mercredi après-midi dans sa prison ultrasécurisée.Entendu pendant trois heures par les trois juges de la Juridiction nationale de lutte contre le crime organisé (Junalco) chargés des investigations sur son évasion au péage d’Incarville qui a coûté la vie à deux agents pénitentiaires, M. Amra a fait “de simples déclarations” sans répondre sur le fond, a indiqué son avocat Lucas Montagnier.Mohamed Amra, poursuivi pour meurtres en bande organisée en récidive, a notamment évoqué “ses conditions” de détention “au quotidien”, a précisé son autre avocat, Benoît David.Me Montagnier a balayé tout “procédé” ou “défiance”, et avancé l’impossibilité de “préparer cet interrogatoire dans des conditions sereines et conformes aux droits de la défense”.Lors de leurs entretiens, un surveillant, posté derrière une porte vitrée, “peut entendre les échanges, voir les documents”, a accusé Me Montagnier, dénonçant une “absence de confidentialité” et une “atteinte grave” aux droits de la défense.L’audition du jour devait permettre de le questionner sur la préparation de son évasion, sur le jour J de l’opération puis sur sa longue cavale. “M. Amra répondra aux questions des juges lorsque la confidentialité de nos échanges sera pleinement garantie”, a assuré Me Montagnier.- Casque antibruit et bandeau -Dans un communiqué, Laure Beccuau, procureure de Paris et de la Junalco a indiqué que cet interrogatoire avait été préparé en amont “avec l’administration pénitentiaire” mais aussi avec la défense du mis en cause “afin de s’assurer que l’intéressé était disposé à s’expliquer, afin que ces efforts ne soient pas déployés en vain.”Elle a confirmé le refus de s’exprimer de Mohamed Amra “en arguant d’un manque de confidentialité de ses entretiens avec ses avocats sur son lieu de détention.”Au moins 41 autres personnes sont mises en examen, dont 30 sont en détention provisoire, dans cette affaire tentaculaire qui a mobilisé des moyens exceptionnels pour interpeller les suspects, dont certains étaient en fuite à l’étranger. Deux protagonistes sont attendus du Maroc.Mohamed Amra, surnommé La Mouche, s’était évadé le 14 mai 2024 dans l’Eure lors d’une précédente extraction qui s’est transformée en véritable guet-apens: deux agents pénitentiaires ont été abattus, trois autres grièvement blessés. Il se trouvait dans un fourgon pénitentiaire au péage d’Incarville quand un commando l’a libéré dans une attaque ultraviolente. Il est ensuite parti en cavale pendant neuf mois, mais a été arrêté le 22 février à Bucarest avant d’être remis à la France.Mercredi, cette nouvelle extraction a été réalisée sous haute sécurité, avec à la manoeuvre le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), unité d’élite spécialisée dans la gestion de crises et les missions dangereuses.Peu après 07h30, Mohamed Amra a été extrait par hélicoptère de sa prison dans l’Orne. A bord, il était équipé d’un casque antibruit, avec un bandeau sur les yeux “pour l’empêcher de mémoriser le trajet”, selon une source proche du dossier.- Indignation -Puis il a été conduit de la base aérienne de Vélizy-Villacoublay (Yvelines) au tribunal de Paris où il est arrivé vers 09H30, escorté par quatre véhicules et deux motards.Les syndicats pénitentiaires s’étaient indignés de cette extraction, appelant à une audition en visioconférence ou à un déplacement des magistrats au sein même de la prison de Condé, pour minimiser les risques.Cette “pression” mise pour “empêcher une quelconque extraction” est “un réel problème”, a souligné Me Benoît David. “Une bonne justice a certes un coût, mais elle n’a pas de prix dans une société démocratique”, a-t-il insisté.Les juges ont estimé “impératif” de le faire venir pour qu’il s’explique “dans des conditions procédurales, matérielles et de confidentialité adaptées et incontestables”, a justifié Laure Beccuau.M. Amra a été invité à s’exprimer sur “des pièces de la procédure, notamment des photographies et un document vidéo” a souligné la procureure. En vain.

Mohamed Amra garde le silence sur son évasion meurtrière lors de son premier interrogatoire

Le narcotrafiquant Mohamed Amra, extrait mercredi matin sous haute sécurité de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), n’a pas répondu aux questions des juges spécialisés sur son évasion meurtrière en mai 2024, lors de son premier interrogatoire au tribunal de Paris.Le suspect a été ramené sous haute surveillance policière mercredi après-midi dans sa prison ultrasécurisée.Entendu pendant trois heures par les trois juges de la Juridiction nationale de lutte contre le crime organisé (Junalco) chargés des investigations sur son évasion au péage d’Incarville qui a coûté la vie à deux agents pénitentiaires, M. Amra a fait “de simples déclarations” sans répondre sur le fond, a indiqué son avocat Lucas Montagnier.Mohamed Amra, poursuivi pour meurtres en bande organisée en récidive, a notamment évoqué “ses conditions” de détention “au quotidien”, a précisé son autre avocat, Benoît David.Me Montagnier a balayé tout “procédé” ou “défiance”, et avancé l’impossibilité de “préparer cet interrogatoire dans des conditions sereines et conformes aux droits de la défense”.Lors de leurs entretiens, un surveillant, posté derrière une porte vitrée, “peut entendre les échanges, voir les documents”, a accusé Me Montagnier, dénonçant une “absence de confidentialité” et une “atteinte grave” aux droits de la défense.L’audition du jour devait permettre de le questionner sur la préparation de son évasion, sur le jour J de l’opération puis sur sa longue cavale. “M. Amra répondra aux questions des juges lorsque la confidentialité de nos échanges sera pleinement garantie”, a assuré Me Montagnier.- Casque antibruit et bandeau -Dans un communiqué, Laure Beccuau, procureure de Paris et de la Junalco a indiqué que cet interrogatoire avait été préparé en amont “avec l’administration pénitentiaire” mais aussi avec la défense du mis en cause “afin de s’assurer que l’intéressé était disposé à s’expliquer, afin que ces efforts ne soient pas déployés en vain.”Elle a confirmé le refus de s’exprimer de Mohamed Amra “en arguant d’un manque de confidentialité de ses entretiens avec ses avocats sur son lieu de détention.”Au moins 41 autres personnes sont mises en examen, dont 30 sont en détention provisoire, dans cette affaire tentaculaire qui a mobilisé des moyens exceptionnels pour interpeller les suspects, dont certains étaient en fuite à l’étranger. Deux protagonistes sont attendus du Maroc.Mohamed Amra, surnommé La Mouche, s’était évadé le 14 mai 2024 dans l’Eure lors d’une précédente extraction qui s’est transformée en véritable guet-apens: deux agents pénitentiaires ont été abattus, trois autres grièvement blessés. Il se trouvait dans un fourgon pénitentiaire au péage d’Incarville quand un commando l’a libéré dans une attaque ultraviolente. Il est ensuite parti en cavale pendant neuf mois, mais a été arrêté le 22 février à Bucarest avant d’être remis à la France.Mercredi, cette nouvelle extraction a été réalisée sous haute sécurité, avec à la manoeuvre le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), unité d’élite spécialisée dans la gestion de crises et les missions dangereuses.Peu après 07h30, Mohamed Amra a été extrait par hélicoptère de sa prison dans l’Orne. A bord, il était équipé d’un casque antibruit, avec un bandeau sur les yeux “pour l’empêcher de mémoriser le trajet”, selon une source proche du dossier.- Indignation -Puis il a été conduit de la base aérienne de Vélizy-Villacoublay (Yvelines) au tribunal de Paris où il est arrivé vers 09H30, escorté par quatre véhicules et deux motards.Les syndicats pénitentiaires s’étaient indignés de cette extraction, appelant à une audition en visioconférence ou à un déplacement des magistrats au sein même de la prison de Condé, pour minimiser les risques.Cette “pression” mise pour “empêcher une quelconque extraction” est “un réel problème”, a souligné Me Benoît David. “Une bonne justice a certes un coût, mais elle n’a pas de prix dans une société démocratique”, a-t-il insisté.Les juges ont estimé “impératif” de le faire venir pour qu’il s’explique “dans des conditions procédurales, matérielles et de confidentialité adaptées et incontestables”, a justifié Laure Beccuau.M. Amra a été invité à s’exprimer sur “des pièces de la procédure, notamment des photographies et un document vidéo” a souligné la procureure. En vain.

L’État assigné par le père d’Estelle Mouzin pour faute lourde dans l’enquête sur la disparition de sa fille

Éric Mouzin, père d’Estelle Mouzin, victime de Michel Fourniret disparue en 2003, a assigné mercredi l’État pour faute lourde et déni de justice, fustigeant à l’audience un “amateurisme” dans l’enquête sur la disparition de sa fille.Le 9 janvier 2003, alors qu’elle rentrait de l’école à Guermantes, en Seine-et-Marne, Estelle Mouzin disparaît. Elle ne sera jamais retrouvée. L’instruction de deux décennies a mené à la condamnation en décembre 2023 de Monique Olivier à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 20 ans, pour sa complicité dans trois enlèvements et meurtres commis par son ex-mari Michel Fourniret dont celui d’Estelle Mouzin, la plus jeune des victimes du tueur en série.Condamné à la perpétuité incompressible pour les meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, Michel Fourniret est mort le 10 mai 2021 à 79 ans. Il n’a jamais été jugé pour la mort d’Estelle Mouzin, dont le corps n’a pas été retrouvé.Au début de l’enquête, la piste de ce tueur en série est un temps suivie avant d’être abandonnée. Ce n’est qu’en 2020 que la juge Sabine Khéris, succédant à sept autres magistrats, réussit à faire reconnaître à Michel Fourniret son rôle dans la mort d’Estelle Mouzin.”La piste Michel Fourniret, pourtant évidente, n’a pas été suivie comme elle aurait dû être suivie et nous l’avions demandé à de multiples reprises”, a plaidé Me Didier Seban, avocat d’Éric Mouzin, listant un manque d’investigations sur la téléphonie et sur des ADN féminins non exploités dans la camionnette de Michel Fourniret. Lors de l’audience mercredi devant la 1ère chambre civile du tribunal judiciaire de Paris, Éric Mouzin, père de la fillette, est allé jusqu’à qualifier les actes du service enquêteur d'”amateurisme”.”Dans le dossier, il y a une copie d’écran de la page Mappy: 2H43 de Guermantes aux Ardennes belges” où résidait alors le tueur en série. “Conclusion: ça ne peut pas être Michel Fourniret”, a-t-il relaté, agacé. Pendant neuf ans, le dossier n’était pas coté (système de classement des différentes pièces du dossier qui permet de les répertorier). Ce n’est qu’en 2012 que la partie civile a pu avoir un accès complet à la procédure. Le procureur a reconnu des “manquements du service public de la justice à l’égard de la partie civile”. “Il y a une faute lourde mais entre cette faute lourde et le fait que Michel Fourniret n’a pas été mis en examen, il n’y a pas de causalité directe”, a ajouté le représentant du ministère public. – “Pas d’inaction” -“La source de préjudice la plus importante est la non mise en examen de Michel Fourniret et son épouse entre 2006 et 2019”, a déclaré le procureur. Mais “dans la mesure ou il s’agit de décisions juridictionnelles contre lequel le demandeur dispose de voies de recours, il n’y a pas lieu d’engager la responsabilité de l’État”.L’avocate représentant l’agent judiciaire de l’État a développé le même argumentaire.”Éric Mouzin n’a pas utilisé les voies de recours (…) Il pouvait saisir la chambre de l’instruction pour outrepasser le silence des juges d’instruction”, a-t-elle affirmé, ensuite contredite par Me Seban citant quelques recours effectués par les parties civiles. “Il appartient à Monsieur Éric Mouzin d’apporter la preuve d’un dysfonctionnement: absence d’information, déperdition de scellés, absence de prise en compte de Michel Fourniret et Monique Olivier”, a poursuivi l’avocate.Au sujet du délai déraisonnable de l’instruction, constituant d’après Éric Mouzin un déni de justice, le procureur a estimé qu’il n’était “pas démontré de particulière période de carence ou d’inaction”.”Certes, des juges d’instruction se sont succédé mais aucun d’eux n’a laissé l’affaire des mois sans rien faire”, a affirmé le procureur.L’avocate de l’agent judiciaire de l’État a demandé au tribunal de ne pas faire droit au préjudice matériel et financier. Au sujet du préjudice moral, admis par l’État, elle a demandé au tribunal de revoir à la baisse les montants.Éric Mouzin demandait 150.000 euros au titre des préjudices matériel et financier et 200.000 euros pour le préjudice moral.  La décision sera rendue le 3 septembre.

Une prof, neuf élèves tués: en Autriche, l’incompréhension après le drame

“Merci Hanna pour les quinze années passées à tes côtés”: l’Autriche s’est recueillie mercredi au lendemain de la mort dans un établissement scolaire de Graz de dix personnes tuées par un ancien élève, une épreuve inédite dans ce pays paisible.”C’est difficile de croire que tu doives nous quitter si tôt”, a confié Kenan en pleurs en saluant la mémoire de sa sœur Hanna, tombée sous les balles du tireur, devant une foule réunie au cœur de la ville pour une émouvante cérémonie.Six jeunes filles et trois garçons, dont un Franco-Autrichien et un Polonais, âgés de 14 à 17 ans, ainsi qu’une enseignante ont succombé aux tirs de l’assaillant. Onze personnes ont été blessées, dont neuf se trouvent en soins intensifs mais sont désormais “hors de danger”, selon la police. Parmi eux, deux Roumains et un Iranien.- “Panique, larmes, peur” -Leur destin a basculé mardi vers 10H00 (08H00 GMT) quand un Autrichien de 21 ans a ouvert le feu sur des élèves en pleine classe.Paul Nitsche, professeur de religion, se trouvait seul dans une salle. Il raconte avoir entendu une détonation puis le bruit des douilles tombant sur le sol dans le couloir. “Quelque chose a basculé en moi, je me suis levé d’un bond et j’ai décidé de courir”, dit-il. Dans sa fuite, il aperçoit le tireur qui “essaie d’enfoncer la porte d’une classe avec un fusil”.”En dévalant les escaliers, je me dis que ce n’est pas vrai, que c’est un film”, poursuit ce pasteur. Mais la réalité le rattrape quand il voit les corps allongés à terre et le silence glaçant s’installer dans ce lieu d’ordinaire plein de vie.Lors de la cérémonie, une élève a raconté d’abord “l’incrédulité” quand les coups de feu ont retenti. Mais “nous avons soudain compris que nous devions sortir de là, le plus vite possible. Sortir de la cour de récréation. Sauter par-dessus la clôture”, a-t-elle décrit. “Nous avons essayé de protéger les plus jeunes”.La jeune fille a évoqué “la panique, les larmes, la peur, mais aussi la solidarité”.Les forces de l’ordre sont intervenues en quelques minutes mais l’auteur avait déjà semé la mort. Il s’est suicidé dans les toilettes après son crime, d’après la police qui a commencé à mener une reconstitution des faits pour tenter d’y voir plus clair.Les enquêteurs ont découvert lors d’une perquisition à son domicile “une bombe artisanale” non utilisable et des messages d’adieu adressés à sa mère, mais ils n’offrent aucun indice sur son mobile.Pour commettre l’attaque, le tireur a utilisé un fusil et une arme de poing qu’il détenait légalement. Il avait été scolarisé dans cet établissement accueillant environ 400 jeunes mais n’avait pas terminé son cursus.Certains médias affirment qu’il avait été harcelé. Sur les plateaux des télévisions, on s’interroge aussi sur la facilité de se procurer des armes à feu en Autriche et sur leur nombre important en circulation. Sécurité privée, chasse et tir sportif: 1,5 million sont recensées pour 9,2 millions d’habitants.- “Surréaliste” -Le président Alexander Van der Bellen, venu mercredi à Graz apporter son soutien, a appelé “à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter à l’avenir une telle souffrance”. “Et si nous arrivons à la conclusion que la législation autrichienne sur les armes doit être modifiée, alors nous le ferons”, a-t-il promis.L’Autriche n’avait jamais été confrontée à une telle violence scolaire et la tragédie a plongé le pays dans la stupeur.”C’est surréaliste. On ne peut ni mettre des mots ni saisir le sens” de ce qui s’est passé, témoigne Ennio, un lycéen venu se recueillir aux côtés de ses camarades. “Laissez-nous pleurer en paix”, souffle-t-il.Bougies et fleurs, programmes radio et télé interrompus, sonneries des cloches des églises et messages de solidarité dans les transports viennois: l’heure est à l’unité face à l’impensable. Les drapeaux noirs ont été hissés sur les bâtiments publics et le silence s’est fait dans le pays un jour exactement après la tuerie.”C’est l’horreur”, “Pourquoi?”: le choc fait la une des journaux et l’incompréhension reste très partagée, le quotidien “Kurier” faisant le choix d’une couverture en noir. De la France à l’Ukraine, de nombreux dirigeants européens ont fait part de leur émotion tout comme le pape Léon XIV qui a adressé ses “prières aux victimes”, alors que le continent a été secoué par plusieurs attaques en milieu scolaire et universitaire ces dernières années.

Une prof, neuf élèves tués: en Autriche, l’incompréhension après le drame

“Merci Hanna pour les quinze années passées à tes côtés”: l’Autriche s’est recueillie mercredi au lendemain de la mort dans un établissement scolaire de Graz de dix personnes tuées par un ancien élève, une épreuve inédite dans ce pays paisible.”C’est difficile de croire que tu doives nous quitter si tôt”, a confié Kenan en pleurs en saluant la mémoire de sa sœur Hanna, tombée sous les balles du tireur, devant une foule réunie au cœur de la ville pour une émouvante cérémonie.Six jeunes filles et trois garçons, dont un Franco-Autrichien et un Polonais, âgés de 14 à 17 ans, ainsi qu’une enseignante ont succombé aux tirs de l’assaillant. Onze personnes ont été blessées, dont neuf se trouvent en soins intensifs mais sont désormais “hors de danger”, selon la police. Parmi eux, deux Roumains et un Iranien.- “Panique, larmes, peur” -Leur destin a basculé mardi vers 10H00 (08H00 GMT) quand un Autrichien de 21 ans a ouvert le feu sur des élèves en pleine classe.Paul Nitsche, professeur de religion, se trouvait seul dans une salle. Il raconte avoir entendu une détonation puis le bruit des douilles tombant sur le sol dans le couloir. “Quelque chose a basculé en moi, je me suis levé d’un bond et j’ai décidé de courir”, dit-il. Dans sa fuite, il aperçoit le tireur qui “essaie d’enfoncer la porte d’une classe avec un fusil”.”En dévalant les escaliers, je me dis que ce n’est pas vrai, que c’est un film”, poursuit ce pasteur. Mais la réalité le rattrape quand il voit les corps allongés à terre et le silence glaçant s’installer dans ce lieu d’ordinaire plein de vie.Lors de la cérémonie, une élève a raconté d’abord “l’incrédulité” quand les coups de feu ont retenti. Mais “nous avons soudain compris que nous devions sortir de là, le plus vite possible. Sortir de la cour de récréation. Sauter par-dessus la clôture”, a-t-elle décrit. “Nous avons essayé de protéger les plus jeunes”.La jeune fille a évoqué “la panique, les larmes, la peur, mais aussi la solidarité”.Les forces de l’ordre sont intervenues en quelques minutes mais l’auteur avait déjà semé la mort. Il s’est suicidé dans les toilettes après son crime, d’après la police qui a commencé à mener une reconstitution des faits pour tenter d’y voir plus clair.Les enquêteurs ont découvert lors d’une perquisition à son domicile “une bombe artisanale” non utilisable et des messages d’adieu adressés à sa mère, mais ils n’offrent aucun indice sur son mobile.Pour commettre l’attaque, le tireur a utilisé un fusil et une arme de poing qu’il détenait légalement. Il avait été scolarisé dans cet établissement accueillant environ 400 jeunes mais n’avait pas terminé son cursus.Certains médias affirment qu’il avait été harcelé. Sur les plateaux des télévisions, on s’interroge aussi sur la facilité de se procurer des armes à feu en Autriche et sur leur nombre important en circulation. Sécurité privée, chasse et tir sportif: 1,5 million sont recensées pour 9,2 millions d’habitants.- “Surréaliste” -Le président Alexander Van der Bellen, venu mercredi à Graz apporter son soutien, a appelé “à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter à l’avenir une telle souffrance”. “Et si nous arrivons à la conclusion que la législation autrichienne sur les armes doit être modifiée, alors nous le ferons”, a-t-il promis.L’Autriche n’avait jamais été confrontée à une telle violence scolaire et la tragédie a plongé le pays dans la stupeur.”C’est surréaliste. On ne peut ni mettre des mots ni saisir le sens” de ce qui s’est passé, témoigne Ennio, un lycéen venu se recueillir aux côtés de ses camarades. “Laissez-nous pleurer en paix”, souffle-t-il.Bougies et fleurs, programmes radio et télé interrompus, sonneries des cloches des églises et messages de solidarité dans les transports viennois: l’heure est à l’unité face à l’impensable. Les drapeaux noirs ont été hissés sur les bâtiments publics et le silence s’est fait dans le pays un jour exactement après la tuerie.”C’est l’horreur”, “Pourquoi?”: le choc fait la une des journaux et l’incompréhension reste très partagée, le quotidien “Kurier” faisant le choix d’une couverture en noir. De la France à l’Ukraine, de nombreux dirigeants européens ont fait part de leur émotion tout comme le pape Léon XIV qui a adressé ses “prières aux victimes”, alors que le continent a été secoué par plusieurs attaques en milieu scolaire et universitaire ces dernières années.

Meurtre à Nogent: l’adolescent visait une surveillante, “n’importe laquelle”

L’élève de 14 ans en garde à vue pour le meurtre mardi d’une surveillante de son collège à Nogent (Haute-Marne) a dit vouloir tuer une surveillante, “n’importe laquelle”, a rapporté  mercredi le procureur de Chaumont Denis Devallois, dressant le portrait glaçant d’un adolescent “en perte de repère”. Lors de sa garde à vue, le garçon ne manifeste “aucun signe évoquant un possible trouble mental” mais “n’exprime pas de regrets, ni aucune compassion pour les victimes”, a déclaré le procureur lors d’une conférence de presse.Il fait part “d’une certaine fascination pour la violence et la mort”, et “apparaît en perte de repère quant à la valeur de la vie humaine, à laquelle il ne semble pas attacher d’importance particulière”, a précisé le procureur.Il a indiqué aux enquêteurs “avoir voulu s’en prendre à une surveillante”, car “il ne supportait plus le comportement des surveillantes en général, qui auraient eu, selon lui, une attitude différente selon les élèves”, rapporte le magistrat.”Il n’avait pas de grief particulier” envers la victime qui était chargée de “vérifier les carnets de correspondance des élèves” à l’entrée de l’établissement. Son projet aurait été mûri dès samedi, après un incident survenu la veille: une autre surveillante l’aurait “sermonné” alors qu’il embrassait sa petite amie au sein du collège, a relaté le procureur. L’intéressé, qui a utilisé “un couteau de cuisine de 34 cm avec une lame d’une longueur de 20 cm”, a immédiatement été maîtrisé par un gendarme présent pour un contrôle de sacs prévu de longue date. Blessé à la main, ce gendarme “présente une incapacité totale de travail de 10 jours”.Il avait déjà fait l’objet de deux sanctions disciplinaires en novembre et décembre 2024, “une pour avoir porté des coups de poing à un camarade de classe, une autre pour avoir frappé un élève de 6e”.La ministre de l’Éducation nationale Élisabeth Borne a annoncé une minute de silence dans tous les établissements scolaires jeudi midi en hommage à l’assistante d’éducation, ancienne coiffeuse qui s’était reconvertie et travaillait au collège depuis septembre. – enseignants “sidérés” -Sur les réseaux sociaux, les proches de la victime de 31 ans la décrivent comme “solaire”, “douce et gentille”. Maman d’un petit garçon de quatre ans, elle était conseillère municipale dans son village de Sarcey, voisin de Nogent.Devant le collège Françoise-Dolto, où les cours reprendront jeudi matin, des familles, passants ou proches, ont déposé des roses blanches, des bouquets et parfois un message sous l’oeil des journalistes et de gendarmes déployés sur les lieux. “On est stupéfaits”, souligne Laurence Raclot, qui a côtoyé Mélanie dans le salon de coiffure: “C’était une personne tellement gentille”. “Dans une petite ville tranquille, jamais on n’aurait pensé ça.”Le syndicat FSU a organisé des rassemblements mercredi dans plusieurs villes de France. A Chaumont (Haute-Marne), une centaine de personnes se sont réunies. “Les enseignants étaient sidérés. Toute la communauté éducative est choquée”, témoigne Jean-Luc Cornesse, du Snes-FSU.A Lille, Sonia Berramdane, enseignante d’histoire-géographie, dénonce l’absence de psychologues dans les établissements scolaires. “Notre gouvernement a mis en avant la santé mentale grande cause nationale, mais les élèves vont mal, parfois les enseignants vont mal et il n’y a pas de psychologue”, regrette-t-elle.Une marche blanche est prévue vendredi à 18H00 au départ du collège de Nogent, à l’appel de la famille de la victime.Le meurtre a déclenché de nombreuses réactions politiques et des débats sur les mesures à prendre pour empêcher ce type d’agressions.Au-delà de l’interdiction immédiate de la vente de couteaux aux mineurs, et “l’expérimentation” de portiques de sécurité voulue par le Premier ministre, le camp présidentiel et la gauche préviennent que la réponse est multiple et qu’il n’y a pas de “solution magique”. La droite, elle insiste sur “la sanction”.Emmanuel Macron a estimé mercredi que l’accès des plus jeunes aux réseaux sociaux était porteur d'”épidémies de violences” qu’il faut “absolument réguler”. Mardi, le chef de l’Etat s’est engagé à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans en France si, “d’ici quelques mois”, cela ne se faisait pas au niveau européen.bur-lv-kau-lg-zl/cnp/as

Meurtre à Nogent: l’adolescent visait une surveillante, “n’importe laquelle”

L’élève de 14 ans en garde à vue pour le meurtre mardi d’une surveillante de son collège à Nogent (Haute-Marne) a dit vouloir tuer une surveillante, “n’importe laquelle”, a rapporté  mercredi le procureur de Chaumont Denis Devallois, dressant le portrait glaçant d’un adolescent “en perte de repère”. Lors de sa garde à vue, le garçon ne manifeste “aucun signe évoquant un possible trouble mental” mais “n’exprime pas de regrets, ni aucune compassion pour les victimes”, a déclaré le procureur lors d’une conférence de presse.Il fait part “d’une certaine fascination pour la violence et la mort”, et “apparaît en perte de repère quant à la valeur de la vie humaine, à laquelle il ne semble pas attacher d’importance particulière”, a précisé le procureur.Il a indiqué aux enquêteurs “avoir voulu s’en prendre à une surveillante”, car “il ne supportait plus le comportement des surveillantes en général, qui auraient eu, selon lui, une attitude différente selon les élèves”, rapporte le magistrat.”Il n’avait pas de grief particulier” envers la victime qui était chargée de “vérifier les carnets de correspondance des élèves” à l’entrée de l’établissement. Son projet aurait été mûri dès samedi, après un incident survenu la veille: une autre surveillante l’aurait “sermonné” alors qu’il embrassait sa petite amie au sein du collège, a relaté le procureur. L’intéressé, qui a utilisé “un couteau de cuisine de 34 cm avec une lame d’une longueur de 20 cm”, a immédiatement été maîtrisé par un gendarme présent pour un contrôle de sacs prévu de longue date. Blessé à la main, ce gendarme “présente une incapacité totale de travail de 10 jours”.Il avait déjà fait l’objet de deux sanctions disciplinaires en novembre et décembre 2024, “une pour avoir porté des coups de poing à un camarade de classe, une autre pour avoir frappé un élève de 6e”.La ministre de l’Éducation nationale Élisabeth Borne a annoncé une minute de silence dans tous les établissements scolaires jeudi midi en hommage à l’assistante d’éducation, ancienne coiffeuse qui s’était reconvertie et travaillait au collège depuis septembre. – enseignants “sidérés” -Sur les réseaux sociaux, les proches de la victime de 31 ans la décrivent comme “solaire”, “douce et gentille”. Maman d’un petit garçon de quatre ans, elle était conseillère municipale dans son village de Sarcey, voisin de Nogent.Devant le collège Françoise-Dolto, où les cours reprendront jeudi matin, des familles, passants ou proches, ont déposé des roses blanches, des bouquets et parfois un message sous l’oeil des journalistes et de gendarmes déployés sur les lieux. “On est stupéfaits”, souligne Laurence Raclot, qui a côtoyé Mélanie dans le salon de coiffure: “C’était une personne tellement gentille”. “Dans une petite ville tranquille, jamais on n’aurait pensé ça.”Le syndicat FSU a organisé des rassemblements mercredi dans plusieurs villes de France. A Chaumont (Haute-Marne), une centaine de personnes se sont réunies. “Les enseignants étaient sidérés. Toute la communauté éducative est choquée”, témoigne Jean-Luc Cornesse, du Snes-FSU.A Lille, Sonia Berramdane, enseignante d’histoire-géographie, dénonce l’absence de psychologues dans les établissements scolaires. “Notre gouvernement a mis en avant la santé mentale grande cause nationale, mais les élèves vont mal, parfois les enseignants vont mal et il n’y a pas de psychologue”, regrette-t-elle.Une marche blanche est prévue vendredi à 18H00 au départ du collège de Nogent, à l’appel de la famille de la victime.Le meurtre a déclenché de nombreuses réactions politiques et des débats sur les mesures à prendre pour empêcher ce type d’agressions.Au-delà de l’interdiction immédiate de la vente de couteaux aux mineurs, et “l’expérimentation” de portiques de sécurité voulue par le Premier ministre, le camp présidentiel et la gauche préviennent que la réponse est multiple et qu’il n’y a pas de “solution magique”. La droite, elle insiste sur “la sanction”.Emmanuel Macron a estimé mercredi que l’accès des plus jeunes aux réseaux sociaux était porteur d'”épidémies de violences” qu’il faut “absolument réguler”. Mardi, le chef de l’Etat s’est engagé à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans en France si, “d’ici quelques mois”, cela ne se faisait pas au niveau européen.bur-lv-kau-lg-zl/cnp/as

Le gouvernement Trump veut revenir sur les mesures de réduction des émissions des centrales électriques

Le gouvernement notoirement climatosceptique de Donald Trump a annoncé mercredi vouloir revenir sur des mesures environnementales prises par la précédente administration américaine pour réduire les émissions polluantes des centrales électriques, notamment à gaz et à charbon.Ce revirement permettra “aux familles américaines de réaliser des économies sur leurs factures d’électricité et de disposer de l’électricité dont elles ont besoin aujourd’hui”, a déclaré Lee Zeldin, chef de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) lors d’une conférence de presse à Washington, assurant que son agence parviendrait à concilier la protection de l’économie et du climat.Les mesures dans le viseur de la nouvelle administration consistent pour l’une à limiter les gaz à effet de serre émis par les centrales électriques et pour l’autre à restreindre leurs rejets dans l’air de mercure et d’autres polluants toxiques pour la santé humaine.Portées par les présidents démocrates Barack Obama et Joe Biden, elles visaient à réduire les émissions des Etats-Unis, premier pollueur historique, et à protéger les populations vivant à proximité de ces installations et donc exposées à une pollution atmosphérique élevée, dont les effets pour la santé peuvent être très graves, comme des atteintes au système nerveux ou des affections pulmonaires.De telles mesures sont toutefois coûteuses et freinent le développement énergétique du pays, font valoir les nouvelles autorités américaines, qui insistent sur le besoin d’augmenter la production énergétique face à une demande d’électricité qui devrait exploser avec le développement de l’intelligence artificielle (IA).- Secteur très polluant -“Aucune centrale électrique ne sera autorisée à émettre plus qu’elle ne le fait aujourd’hui”, a cherché à rassurer M. Zeldin mercredi.Mais les émissions actuelles sont déjà très élevées. Selon une récente analyse du groupe de réflexion américain Institute for Policy Integrity, le secteur électrique américain est en effet l’un des principaux acteurs mondiaux du réchauffement climatique.S’il était considéré comme un pays, ce secteur serait le 6e plus important pollueur mondial, insistent les auteurs, qui estiment qu’il aurait contribué à hauteur de 5% à l’ensemble des émissions polluantes mondiales depuis 1990.”Chaque année d’émissions de gaz à effet de serre provenant des centrales électriques américaines au charbon et au gaz contribuera aux dommages climatiques responsables de milliers de décès aux Etats-Unis et de centaines de milliards de dollars de préjudices économiques”, écrivent-ils encore.Les réglementations qui devraient être annulées par le gouvernement de Donald Trump visaient entre autres à obliger certaines centrales à charbon à capter leurs émissions de CO2, au lieu de les rejeter dans l’atmosphère, grâce à des techniques de captage et stockage de CO2, encore peu répandues et coûteuses.- Marche arrière -Depuis le retour au pouvoir fin janvier de Donald Trump, fervent défenseur des énergies fossiles, les autorités américaines ont enclenché la marche arrière en matière de politique climatique, revenant notamment sur de nombreuses normes environnementales.En mars, l’EPA avait ainsi annoncé vouloir revenir sur une trentaine de mesures prises sous le mandat de Joe Biden.Parmi les mesures ciblées figuraient de nouvelles normes vis-à-vis des émissions polluantes des automobiles ou encore une obligation faite aux centrales à charbon de réduire drastiquement leurs émissions de CO2.Les propositions annoncées mercredi seront soumises à une période de commentaires publics avant leur finalisation. Si elles entrent en vigueur, elles devraient très probablement être combattues devant les tribunaux.