LA stars react to Trump’s migrant crackdown

As President Donald Trump’s military-backed crackdown on immigrants continues in Los Angeles and across the US, celebrities are speaking out against the tactics and what they say are the intolerant views driving them.Some pointed to the gulf between Trump’s apocalyptic descriptions of a city in flames and the reality of a vast and diverse metropolis where largely peaceful protests are limited to a small part of downtown.Here’s what the glitterati had to say:- ‘We have to speak up’ -Many celebrities touched on the disconnect between Trump’s claims about arresting dangerous criminals and raids that appear to be targeting day laborers and factory workers.”When we’re told that ICE (Immigration and Customs Enforcement) exists to keep our country safe and remove violent criminals — great,” LA native and reality star Kim Kardashian wrote on social media. “But when we witness innocent, hardworking people being ripped from their families in inhumane ways, we have to speak up.”The billionaire behind Skims underwear added: “Growing up in LA, I’ve seen how deeply immigrants are woven into the fabric of this city. They are our neighbors, friends, classmates, coworkers and family. “No matter where you fall politically, it’s clear that our communities thrive because of the contributions of immigrants.”Singer Doechii echoed that sentiment in her acceptance speech for best female hip hop artist at the BET Awards on Sunday.”There are ruthless attacks that are creating fear and chaos in our communities in the name of law and order. Trump is using military forces to stop a protest,” the “Anxiety” singer said.”We all deserve to live in hope and not fear”- ‘Not an apocalypse’ -Late night talk show host Jimmy Kimmel gave a blistering 12-minute monologue from his studio in the heart of Hollywood, opening with footage of tourists enjoying the nearby attractions and a movie premiere.”Not only is it not an apocalypse, they’re having a Disney/Pixar movie premiere right now for ‘Elio’, a movie about aliens — don’t tell Trump, he’ll send the Green Berets in, too,” the comedian said.There is something wrong, he said, with innocent people “being abducted — which is the correct word to use — by agents in masks, hiding their identities, grabbing people off the streets.”- ‘Un-American’ -Grammy- and Oscar-winning musician and producer Finneas, famous for collaborations with sister Billie Eilish and for work on the “Barbie” movie soundtrack, reported being caught up in a heavy-handed police response at a protest.”Tear-gassed almost immediately at the very peaceful protest downtown — they’re inciting this,” the LA native wrote on Instagram.”Desperate Housewives” star Eva Longoria, called the raids “un-American.” “It’s just so inhumane, hard to watch, it’s hard, it’s hard to witness from afar, I can’t imagine what it’s like to be in Los Angeles right now,” she wrote on Instagram.Longoria added that the protests were a result of “the lack of due process for law-abiding, tax-paying immigrants who have been a part of our community for a very long time.”

Kenya: le gouvernement présente son budget un an après des manifestations meurtrières

Le gouvernement kényan présente jeudi au Parlement son budget, sans hausses massives d’impôts afin d’éviter que le rue ne s’embrase comme l’an passé lors de manifestations réprimées dans le sang.Le Kenya est une puissance économique régionale, fortement endettée auprès de bailleurs étrangers. Sa population dénonce une montée en flèche du coût de la vie, dans un marché de l’emploi stagnant, et une élite politique impliquée dans de multiples scandales de corruption.Le projet de loi de finances de 2024, qui prévoyait d’augmenter les taxes sur des biens de consommation courante, avait dans ce contexte suscité une énorme colère. Des milliers de manifestants avaient pris d’assaut le parlement le 25 juin, forçant le président William Ruto à retirer le texte.Au moins 60 personnes ont été tuées lors de semaines de manifestations. Les groupes de défense des droits de l’Homme affirment que des dizaines d’autres ont été illégalement détenues par les forces de sécurité dans la foulée, dont certaines ne sont jamais réapparues.Cette année, le gouvernement a donc joué la carte de la prudence. Plutôt que d’augmenter les taxes directes appliquées aux consommateurs, il s’est davantage concentré sur les entreprises, tout en cherchant à réduire les dépenses publiques et à fermer les échappatoires fiscaux pour augmenter ses revenus.A l’instar de nombreuses nations africaines, le Kenya est lourdement endetté auprès de bailleurs étrangers. Le paiement des intérêts de ses emprunts excède les budgets de la santé et de l’éducation.- “Eviter la controverse” -“Le projet de loi de finances de cette année cherche, en comparaison avec celui de l’année dernière, à éviter la controverse”, observe Patricia Rodrigues, du cabinet de conseil Control Risks, interrogée par l’AFP.Mais il sera “difficile pour de nombreuses entreprises de l’accepter, car il inclut des augmentations potentielles des impôts sur le revenu et des contributions sociales, ainsi que la fin de certaines exonérations fiscales pour les grandes entreprises et les PME”, ajoute-t-elle.La Banque mondiale a réduit cette année ses prévisions de croissance pour le Kenya de 5 à 4,5% d’ici 2025.Le Kenya cherche actuellement un nouvel accord avec le Fonds monétaire international, ce qui signifie qu’un éventuel nouveau prêt ne sera pas inclu dans le budget. Moins susceptible de provoquer des manifestations que celui de 2024, le budget à venir n’en suscite pas moins déjà une certaine désapprobation, que les autorités s’emploient à faire taire.Fin mai, la développeuse d’une plateforme critiquant le projet de loi des finances 2025 – car il entraînera selon elle une baisse du pouvoir d’achat et un accroissement des violations de la vie privée – a été arrêtée plusieurs jours, puis poursuivie pour cybercriminalité.Alors que la répression des voix discordantes s’accroît dans le pays, un homme qui avait critiqué un haut-gradé policier a été retrouvé mort en cellule ce week-end, quelque heures après son arrestation. La police a d’abord annoncé un suicide, avant que des médecins légistes n’invalident cette thèse.De tels incidents n’ont jusqu’à présent suscité que de petites manifestations. Mais “ce n’est pas parce que la question fiscale n’est plus au premier plan des préoccupations des gens que des manifestations ou des troubles ne se produiront pas”, avertit Patricia Rodrigues.

Kenya: le gouvernement présente son budget un an après des manifestations meurtrières

Le gouvernement kényan présente jeudi au Parlement son budget, sans hausses massives d’impôts afin d’éviter que le rue ne s’embrase comme l’an passé lors de manifestations réprimées dans le sang.Le Kenya est une puissance économique régionale, fortement endettée auprès de bailleurs étrangers. Sa population dénonce une montée en flèche du coût de la vie, dans un marché de l’emploi stagnant, et une élite politique impliquée dans de multiples scandales de corruption.Le projet de loi de finances de 2024, qui prévoyait d’augmenter les taxes sur des biens de consommation courante, avait dans ce contexte suscité une énorme colère. Des milliers de manifestants avaient pris d’assaut le parlement le 25 juin, forçant le président William Ruto à retirer le texte.Au moins 60 personnes ont été tuées lors de semaines de manifestations. Les groupes de défense des droits de l’Homme affirment que des dizaines d’autres ont été illégalement détenues par les forces de sécurité dans la foulée, dont certaines ne sont jamais réapparues.Cette année, le gouvernement a donc joué la carte de la prudence. Plutôt que d’augmenter les taxes directes appliquées aux consommateurs, il s’est davantage concentré sur les entreprises, tout en cherchant à réduire les dépenses publiques et à fermer les échappatoires fiscaux pour augmenter ses revenus.A l’instar de nombreuses nations africaines, le Kenya est lourdement endetté auprès de bailleurs étrangers. Le paiement des intérêts de ses emprunts excède les budgets de la santé et de l’éducation.- “Eviter la controverse” -“Le projet de loi de finances de cette année cherche, en comparaison avec celui de l’année dernière, à éviter la controverse”, observe Patricia Rodrigues, du cabinet de conseil Control Risks, interrogée par l’AFP.Mais il sera “difficile pour de nombreuses entreprises de l’accepter, car il inclut des augmentations potentielles des impôts sur le revenu et des contributions sociales, ainsi que la fin de certaines exonérations fiscales pour les grandes entreprises et les PME”, ajoute-t-elle.La Banque mondiale a réduit cette année ses prévisions de croissance pour le Kenya de 5 à 4,5% d’ici 2025.Le Kenya cherche actuellement un nouvel accord avec le Fonds monétaire international, ce qui signifie qu’un éventuel nouveau prêt ne sera pas inclu dans le budget. Moins susceptible de provoquer des manifestations que celui de 2024, le budget à venir n’en suscite pas moins déjà une certaine désapprobation, que les autorités s’emploient à faire taire.Fin mai, la développeuse d’une plateforme critiquant le projet de loi des finances 2025 – car il entraînera selon elle une baisse du pouvoir d’achat et un accroissement des violations de la vie privée – a été arrêtée plusieurs jours, puis poursuivie pour cybercriminalité.Alors que la répression des voix discordantes s’accroît dans le pays, un homme qui avait critiqué un haut-gradé policier a été retrouvé mort en cellule ce week-end, quelque heures après son arrestation. La police a d’abord annoncé un suicide, avant que des médecins légistes n’invalident cette thèse.De tels incidents n’ont jusqu’à présent suscité que de petites manifestations. Mais “ce n’est pas parce que la question fiscale n’est plus au premier plan des préoccupations des gens que des manifestations ou des troubles ne se produiront pas”, avertit Patricia Rodrigues.

Gaza: l’organisation humanitaire soutenue par Washington dit que 5 de ses membres ont été tués par le Hamas

La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par Washington et Israël, a affirmé qu’au moins cinq de ses employés palestiniens avaient été tués dans la nuit de mercredi à jeudi dans une attaque du Hamas, après un nouvel épisode meurtrier en marge de ses opérations.Alors que le territoire palestinien traverse une grave crise humanitaire après 20 mois d’une guerre dévastatrice, déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, la Défense civile de Gaza a annoncé que les forces israéliennes avaient ouvert le feu mercredi matin sur des personnes allant chercher de l’aide humanitaire, faisant 31 morts et environ 200 blessés.Quelques heures plus tard, la GHF a dénoncé une “attaque odieuse et délibérée” visant ses activités.”Cette nuit, vers 22H00 heure de Gaza (19H00 GMT), un bus transportant plus d’une vingtaine de membres de l’équipe de la Fondation humanitaire de Gaza (…) a été violemment attaqué par le Hamas”, a déclaré l’organisation dans un communiqué, précisant que les employés présents dans le véhicule étaient tous palestiniens.”Nous sommes encore en train de faire le point, mais ce que nous savons est terrible: il y a au moins cinq morts, plusieurs blessés, et nous craignons que certains membres de notre équipe aient été pris en otage”, a-t-elle déploré.La GHF est déployée depuis fin mai dans le territoire palestinien, où elle affirme avoir distribué plus d’un million de repas.- Tirs de drones -Une série d’événements chaotiques et meurtriers se sont produits ces derniers jours à proximité des sites de l’organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël, avec laquelle l’ONU refuse de travailler en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralitéDans la nuit de mercredi à jeudi, des milliers de Palestiniens s’étaient rassemblés dans l’espoir d’atteindre un centre de distribution de la GHF près du carrefour des Martyrs appelé Netzarim par les Israéliens,”Des chars israéliens ont tiré à plusieurs reprises, puis vers 05H30 (02H30 GMT), ils ont intensifié leurs tirs et en même temps il y avait des tirs nourris de drones visant les civils”, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.”Nous avons transporté au moins 31 martyrs et environ 200 blessés à la suite de tirs de chars et de drones israéliens sur des milliers de citoyens”, a-t-il ajouté.Compte tenu des restrictions imposées aux médias dans la bande de Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans annoncés par la Défense civile.- Pression internationale -L’armée israélienne a intensifié à la mi-mai son offensive dans la bande de Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages, prendre le contrôle de l’ensemble du petit territoire coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, et anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.Alors que le gouvernement de Benjamin Netanyahu risquait de chuter, le Parlement a rejeté jeudi matin d’une courte majorité un projet de loi présenté par l’opposition visant à sa dissolution. L’opposition devra désormais attendre six mois pour présenter un nouveau projet, laissant au Premier ministre, à la tête de l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël, le champ libre pour poursuivre son offensive.Il fait cependant face à une pression internationale accrue pour mettre fin à la guerre à Gaza dont la population menacée de famine du fait des restrictions imposées sur l’aide, selon l’ONU.Disant vouloir “briser le blocus israélien”, 12 militants français, allemand, brésilien, turc, suédois, espagnol et néerlandais, dont la Suédoise Greta Thunberg, étaient partis d’Italie le 1er juin à bord d’un voilier mais le bateau de “la Flottille pour la liberté” a été intercepté lundi matin par la marine israélienne à environ 185 kilomètres à l’ouest de la côte de Gaza.Les quatre militants français pro-palestiniens encore retenus en Israël, dont l’eurodéputée de gauche radicale Rima Hassan – brièvement placée à l’isolement selon une ONG – devaient être expulsés jeudi soir et vendredi, selon la diplomatie françaisePrésente sur le bateau, Greta Thunberg a déjà été expulsée vers la Suède.Quatre autres militants — une Allemande, un Turc, un Néerlandais et un Brésilien — restent maintenus dans un centre de détention à Ramla, ville à proximité de l’aéroport international Ben Gourion près de Tel-Aviv, a indiqué mercredi l’ONG israélienne Adalah.La guerre a été déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, qui a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 54 restent retenues à Gaza, dont au moins 32 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 55.104 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans l’offensive israélienne de représailles à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Trump to flex muscle with huge military parade

Donald Trump’s dream of hosting a grand military parade in Washington will come true on Saturday when tanks, helicopters and thousands of troops rumble through the capital on the US president’s 79th birthday.Long fascinated with military pomp, Trump has openly envied the military spectaculars seen in cities from Paris to Moscow and Pyongyang ever since his first term as president.The $45 million parade is officially being held to celebrate the 250th anniversary of the US army, which commander-in-chief Trump this week called the “greatest fighting force ever to walk the face of the Earth.”But critics say the parade is more about Trump than the army.Protesters have pledged to rally on Saturday against what they call Trump’s growing authoritarianism, at a time when he just ordered troops into Los Angeles after demonstrations against his immigration policy.So-called “No Kings” rallies — named after the idea that America’s Revolutionary War against the British was to free the country from monarchs and autocrats — are planned in dozens of cities, including just outside Washington. But Trump is unrepentant.The president said on a visit to the Fort Bragg army base on Tuesday that “we want to show off a little bit” with the parade, and vowed “very big force” if protesters try to disrupt it.  He made the comments in an extraordinary speech that breached the usual separation of politics and the military and saw Trump goad troops into jeering his opponents.- ‘Big birthday party’ -Trump’s long-cherished parade plans are also rare for a country which has traditionally preferred to avoid displays of military might on its own soil.The parade will be the biggest in Washington since 1991 after the first Gulf War — and before that for the inauguration of President Dwight D. Eisenhower in 1949, the army said.Nearly 7,000 army soldiers will march past historic landmarks including the Lincoln Memorial, the Washington Monument and the White House.Roaring overhead will be a fleet of more than 50 helicopters including Apache gunships, giant twin-rotor Chinook transport choppers and sleek Black Hawks.Around 150 military vehicles — including 28 M1A1 Abrams battle tanks, 28 Bradley armored vehicles and 28 Stryker vehicles — will rumble along the route.Following the parade, the army’s Golden Knights parachute team will jump in and present Trump with a US flag.Troops have been moving tanks and other hardware into place throughout the week.”I think the reception here is going to be very warm,” US army Colonel Kamil Sztalkoper told AFP during a media preview. “Who doesn’t like a big birthday party when you’re 250 years old?” – ‘Believe in democracy’ -But the display of American muscle is also a flex of Trump’s own strongman image as commander-in-chief, at the start of a second term when he has been pushing US presidential power further than ever before.Trump has been obsessed with having a parade since his first term as president when he attended France’s annual Bastille Day parade in Paris at the invitation of Emmanuel Macron in 2017.Back then he was put off by the huge cost, then estimated at $92 million, and warnings that heavy tanks could damage Washington’s streets. This time, the army says metal plates will protect the roads.At the time it also sparked comparisons to similar events in autocratic countries like Russia, China and North Korea — comparisons which have resurfaced in his second term.Peter Loge, director of George Washington University’s School of Media, said the American aversion to such displays went back to the earliest days of US independence.”We were founded by a group of merchants and farmers who were tired of a standing army invading their streets in the name of keeping them safe,” Loge told AFP.”We’ve always looked down on grand military parades in Russia across Red Square or in North Korea, because we’re not like that. We’re Americans, and we believe in democracy, not in military shows of force.” Trump’s show of US military might does however come at a time of mounting international tensions.Fears of a Middle East conflict are on the rise as talks on Iran’s nuclear talks wobble and Israel threatens to strike its facilities.

Nogent: reprise des cours et minute de silence après le meurtre d’une surveillante

Les cours doivent reprendre au collège de Nogent (Haute-Marne) jeudi, deux jours après le meurtre d’une surveillante, alors que la justice s’oriente vers une mise en examen de l’élève de 14 ans en garde à vue pour l’avoir poignardée.Une minute de silence en mémoire de Mélanie, la surveillante de 31 ans tuée, doit être observée à midi dans tous les établissements scolaires du pays, à la demande de la ministre de l’Education nationale Elisabeth Borne.Le collégien a été interpellé mardi matin juste après les faits, qui se sont produits lors d’un contrôle inopiné des sacs des élèves par des gendarmes devant son établissement.Sa garde à vue a été prolongée mercredi de 24 heures pour permettre “de nouvelles auditions”, a indiqué le procureur de la République de Chaumont, Denis Devallois. L’issue de cette garde à vue doit être connue jeudi.Le suspect ne présente “aucun signe évoquant un possible trouble mental” mais apparaît en “perte de repères quant à la valeur de la vie humaine”, selon le procureur. Adolescent “fasciné par la violence”, il a dit en garde à vue qu’il voulait tuer une surveillante, “n’importe laquelle”, rapporte le magistrat.L’enquête a été ouverte pour “meurtre aggravé”, du fait du statut de la victime, qui était chargée d’une mission de service public, et pour “tentative de meurtre sur une personne dépositaire de l’autorité publique”. Le gendarme qui l’a maîtrisé a également été blessé à la main par un coup de couteau.”La question de la qualification se pose” et “sera probablement évoquée” jeudi à l’issue de sa garde à vue et de sa présentation à un juge d’instruction de Dijon, a indiqué le procureur lors d’une conférence de presse mercredi. En effet, le mis en cause a confié aux enquêteurs “avoir eu l’intention de tuer”, a-t-il souligné.La préméditation est une circonstance aggravante, susceptible de faire évoluer le chef de “meurtre” en “assassinat”.En raison de sa minorité, le suspect encourt une peine de 20 ans de réclusion criminelle au lieu d’une peine de prison à perpétuité, a encore relevé M. Devallois.- Reprise des cours -Dans un climat pesant, encore très chargé d’émotion, les cours doivent reprendre jeudi matin au collège Françoise-Dolto de Nogent, après avoir été suspendus pendant deux jours à la suite de ce drame qui a eu un énorme retentissement dans les sphères éducatives et politiques.Sur la grille de l’établissement, des familles, passants ou proches, ont déposé des roses blanches, des bouquets, et parfois un message de soutien. Une cellule psychologique y est activée au moins jusqu’à la fin de la semaine a indiqué le rectorat.Le président Emmanuel Macron a estimé mercredi que l’accès des plus jeunes aux réseaux sociaux est porteur d'”épidémies de violences” qu’il faut “absolument réguler”, promettant leur interdiction prochaine aux moins de 15 ans.Au-delà de l’interdiction immédiate de la vente de couteaux aux mineurs, et “l’expérimentation” de portiques de sécurité voulue par le Premier ministre, le camp présidentiel et la gauche préviennent que la réponse est multiple et qu’il n’y a pas de “solution magique”. La droite, elle, insiste sur “la sanction”.Les proches de la victime ont par ailleurs annoncé une marche blanche à Nogent vendredi à 18H00.

Nogent: reprise des cours et minute de silence après le meurtre d’une surveillante

Les cours doivent reprendre au collège de Nogent (Haute-Marne) jeudi, deux jours après le meurtre d’une surveillante, alors que la justice s’oriente vers une mise en examen de l’élève de 14 ans en garde à vue pour l’avoir poignardée.Une minute de silence en mémoire de Mélanie, la surveillante de 31 ans tuée, doit être observée à midi dans tous les établissements scolaires du pays, à la demande de la ministre de l’Education nationale Elisabeth Borne.Le collégien a été interpellé mardi matin juste après les faits, qui se sont produits lors d’un contrôle inopiné des sacs des élèves par des gendarmes devant son établissement.Sa garde à vue a été prolongée mercredi de 24 heures pour permettre “de nouvelles auditions”, a indiqué le procureur de la République de Chaumont, Denis Devallois. L’issue de cette garde à vue doit être connue jeudi.Le suspect ne présente “aucun signe évoquant un possible trouble mental” mais apparaît en “perte de repères quant à la valeur de la vie humaine”, selon le procureur. Adolescent “fasciné par la violence”, il a dit en garde à vue qu’il voulait tuer une surveillante, “n’importe laquelle”, rapporte le magistrat.L’enquête a été ouverte pour “meurtre aggravé”, du fait du statut de la victime, qui était chargée d’une mission de service public, et pour “tentative de meurtre sur une personne dépositaire de l’autorité publique”. Le gendarme qui l’a maîtrisé a également été blessé à la main par un coup de couteau.”La question de la qualification se pose” et “sera probablement évoquée” jeudi à l’issue de sa garde à vue et de sa présentation à un juge d’instruction de Dijon, a indiqué le procureur lors d’une conférence de presse mercredi. En effet, le mis en cause a confié aux enquêteurs “avoir eu l’intention de tuer”, a-t-il souligné.La préméditation est une circonstance aggravante, susceptible de faire évoluer le chef de “meurtre” en “assassinat”.En raison de sa minorité, le suspect encourt une peine de 20 ans de réclusion criminelle au lieu d’une peine de prison à perpétuité, a encore relevé M. Devallois.- Reprise des cours -Dans un climat pesant, encore très chargé d’émotion, les cours doivent reprendre jeudi matin au collège Françoise-Dolto de Nogent, après avoir été suspendus pendant deux jours à la suite de ce drame qui a eu un énorme retentissement dans les sphères éducatives et politiques.Sur la grille de l’établissement, des familles, passants ou proches, ont déposé des roses blanches, des bouquets, et parfois un message de soutien. Une cellule psychologique y est activée au moins jusqu’à la fin de la semaine a indiqué le rectorat.Le président Emmanuel Macron a estimé mercredi que l’accès des plus jeunes aux réseaux sociaux est porteur d'”épidémies de violences” qu’il faut “absolument réguler”, promettant leur interdiction prochaine aux moins de 15 ans.Au-delà de l’interdiction immédiate de la vente de couteaux aux mineurs, et “l’expérimentation” de portiques de sécurité voulue par le Premier ministre, le camp présidentiel et la gauche préviennent que la réponse est multiple et qu’il n’y a pas de “solution magique”. La droite, elle, insiste sur “la sanction”.Les proches de la victime ont par ailleurs annoncé une marche blanche à Nogent vendredi à 18H00.

‘Terrifying’: Migrants fret over LA raids, but still look for work

When immigration officers leapt out of unmarked vans and ran towards undocumented men waiting by a Home Depot in Los Angeles, the day laborers scattered, terrified at the prospect of arrest and deportation.”People were hiding under wood, in the trash, wherever they could find a little hole,” said Oscar Mendia, a Guatemalan who estimated 25 people were arrested.”It was like something out of a movie.”The raid was part of an anti-immigration crackdown ordered by President Donald Trump that has seen factories and work sites targeted since Friday, sparking days of angry protests in America’s second biggest city.”It all started here,” Mendia said, pointing to the parking lot where around 20 workers had gathered on Wednesday.Mendia, who has lived undocumented in the United States for 26 years, had never been involved in a raid before, not even during Trump’s first term.”It’s one thing to see it on television,” he said, “But it’s another to experience it firsthand.”- ‘Families to support’ -Stories of migrants being held in crowded cells, unable to speak to family or lawyers before being rapidly deported are frightening, said another man, aged 40, who did not provide a name.But they are not enough to keep these workers away from the parking lot, where they gather in the hope of snagging off-the-books work in construction, farming or manual labor.”It’s difficult, but we have to work, we have families to support,” said the man, who sends most of his money to Honduras to provide for his six children.Mendia, who also used remittances to educate and raise his three children in Guatemala, says men like him have less to fear in this anti-immigration climate.But for the new generation, the situation “is terrifying,” he said.”They come with hope, they come dreaming of a future.” Beside him, a 21-year-old nods nervously. The young man was saved from Friday’s raid because he had already been picked up for a construction project by the time the armed federal agents arrived. On Monday, he almost didn’t come back, but ultimately realized he had no choice.”We need to do it,” he told AFP.- Paying taxes -The men’s stories are echoed in parking lots, car washes and on construction sites all over Los Angeles and throughout the United States.They fled countries devastated by economic and political crises, or by violence, in search of work to support their families.After difficult and dangerous journeys, they work for low salaries, doing the kind of back-breaking jobs many Americans have long since abandoned — and often pay taxes.Undocumented migrants contributed nearly $90 billion to the public purse in 2023, according to an analysis by the American Immigration Council.- ‘Country of immigrants’ -Trump returned to power this year after campaigning on a pledge to conduct the biggest deportation operation in US history.The ramped-up raids this week appear to be part of a push to make do on that promise, and come after White House Deputy Chief of Staff Stephen Miller reportedly ordered ICE (Immigration Customs and Enforcement) bosses to make at least 3,000 arrests every day.In Los Angeles, a city with large foreign-born and Latino populations, the idea of these masked men swooping has horrified people, many of whom personally know undocumented people.”Why is Donald Trump doing this?” asked a Mexican man who arrived in the United States nearly three decades ago.The man, who asked not to be identified, said it was unfair to go after hard-working people who are just trying to make a living.”Why is he attacking Los Angeles? Because we are a power, because we are the ones who make the economy,” he said,”This country will fall without Latinos.” The migrants of the 21st century might be largely Latinos, but America’s rich history is one of waves of different people coming to these shores.”This is a country of immigrants,” said Mendia, recalling Trump’s own German roots. “Everyone from the president to the person who sweeps the streets.” 

Bolivie: deux policiers tués dans des heurts avec des partisans de Morales

Deux policiers ont été tués mercredi en Bolivie lors de heurts entre partisans de l’ancien président Evo Morales, qui bloquaient une route, et forces de l’ordre qui tentaient de les déloger, a annoncé le gouvernement.Depuis le 2 juin, les soutiens d’Evo Morales bloquent plusieurs routes du pays, réclamant la démission du président Luis Arce, qu’ils rendent responsable de la crise économique dans laquelle le pays est plongé et qu’ils accusent de vouloir écarter leur leader de la présidentielle du 17 août.Le ministre de l’Intérieur Roberto Rios a indiqué que deux policiers avaient été tués et plusieurs autres blessés, dont un grièvement, après un premier bilan ayant fait état d’un agent mort. Il a affirmé sur Facebook que les policiers avaient été “lâchement assassinés par des coups de feu”.Les heurts ont éclaté dans la ville minière de Llallagua, dans la région de Potosi, où 17 personnes avaient été blessées mardi lors d’affrontements entre manifestants et habitants excédés par le blocage de la route. Parmi les blessés, quinze étaient des habitants et deux des policiers.Plus tôt mercredi, le président Luis Arce avait annoncé une opération conjointe de la police et de l’armée pour débloquer un important axe routier dans le centre du pays, précisant que d’autres opérations similaires allaient suivre.- “Encercler La Paz” -“Aujourd’hui, nous avons ordonné une opération pour débloquer la route Oruro-Cochabamba”, a indiqué le dirigeant lors d’une conférence de presse. Cette route permet de relier Cochabamba, dans le centre du pays, à La Paz, la capitale administrative du pays andin.L’objectif des protestataires “est d’encercler La Paz pour la faire plier par la faim”, a-t-il ajouté.La presse locale a fait état au cours de la journée d’affrontements entre forces de l’ordre et partisans d’Evo Morales à Parotani, près de Cochabamba. “Nous avons deux policiers blessés à Parotani”, a indiqué la ministre de la Santé Maria Renée Castro.Le leader paysan David Veizaga, proche de Morales, a déclaré à la presse que les militaires et policiers avaient reçu l’ordre présidentiel d’utiliser leurs armes à feu. “Que le gouvernement de Luis Arce ordonne le retrait des unités policières et militaires afin de ne pas se salir les mains avec du sang”, a-t-il lancé.Selon l’autorité nationale des routes, il y avait mercredi 21 points de blocage dans tout le pays, contre 29 la veille.Evo Morales n’a pas pu s’inscrire à l’élection présidentielle d’août car le parti qu’il avait choisi n’a pas de statut légal.Pour le gouvernement, les barrages routiers visent à empêcher le scrutin présidentiel et forcer une candidature de M. Morales, qui a gouverné à trois reprises entre 2006 et 2019 et que la justice a déclaré inéligible pour avoir dépassé le nombre autorisé de réélections.Le parquet a ouvert lundi une enquête contre lui pour “terrorisme”, “incitation à commettre des délits” et “atteinte à la sécurité des services publics” entre autres infractions pénales, après une plainte du gouvernement l’accusant de promouvoir les protestations.Evo Morales vit retranché sous la protection de ses partisans dans son fief du centre du pays, dont il n’a pas pu sortir depuis octobre dernier, étant visé par un mandat d’arrêt pour une affaire de traite de mineure qu’il nie.Selon le parquet, il aurait entretenu en 2015, alors qu’il dirigeait le pays, une relation avec une adolescente de 15 ans avec le consentement des parents de cette dernière, en échange d’avantages.

Les Etats-Unis déplacent du personnel au Moyen-Orient après des menaces iraniennes sur leurs bases

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi avoir déplacé une partie de leur personnel au Moyen-Orient après que Téhéran a menacé de frapper leurs bases militaires en cas de conflit consécutif à un échec des négociations entre les deux pays sur le nucléaire iranien.Si “un conflit nous est imposé, l’autre camp subira assurément plus de pertes que nous”, a déclaré le ministre iranien de la Défense, Aziz Nasirzadeh.”Leurs bases sont à notre portée” et “les Etats-Unis devront quitter la région”, a-t-il ajouté.Les Etats-Unis disposent de nombreuses bases militaires dans le voisinage de l’Iran, la plus importante étant située au Qatar.Donald Trump a confirmé mercredi soir le déplacement de membres du personnel américain dans la région “parce que cela pourrait être un endroit dangereux” dans les jours à venir.Auparavant, des responsables américains avaient indiqué que les Etats-Unis réduisaient les effectifs de leur ambassade en Irak pour des raisons de sécurité.L’agence de sécurité maritime UKMTO, gérée par la marine britannique, a publié une note d’information alertant sur “la montée des tensions” au Moyen-Orient, susceptible d’entraîner “une escalade des activités militaires avec un impact direct sur les marins”.L’Iran et les Etats-Unis, à couteaux tirés depuis l’avènement de la République islamique en 1979, ont tenu depuis avril cinq cycles de pourparlers sur le nucléaire sous médiation du sultanat d’Oman.De nouvelles discussions sont prévues dimanche, selon l’Iran. Donald Trump a lui annoncé que cette réunion aurait lieu jeudi, tandis que le médiateur omanais n’a pas commenté.”Je suis beaucoup moins confiant (qu’auparavant) de parvenir à un accord”, avec l’Iran, a déclaré le président américain dans un podcast du New York Post, enregistré lundi et diffusé mercredi.”Ils semblent tergiverser”, a estimé le dirigeant américain, qui a plusieurs fois menacé de s’en prendre militairement à l’Iran en cas d’échec de la diplomatie.”Ce serait mieux de le faire sans guerre”, a toutefois ajouté M. Trump.- Enrichissement de l’uranium -Les deux pays tentent de s’entendre sur un potentiel texte qui empêcherait l’Iran de se doter de l’arme atomique -une ambition que Téhéran se défend farouchement de nourrir- en échange d’une levée des sanctions qui paralysent son économie.Les discussions butent notamment sur la question de l’enrichissement d’uranium. Les Etats-Unis exigent que l’Iran y renonce totalement, ce que Téhéran refuse, affirmant en avoir le droit en vertu du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) dont il est signataire.Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran est le seul Etat non doté d’armes nucléaires à enrichir de l’uranium à un niveau élevé (60%), bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord multilatéral sur le nucléaire conclu avec l’Iran en 2015 mais dont les Etats-Unis se sont retirés en 2018 lors du premier mandat de Donald Trump.Pour fabriquer une bombe atomique, l’enrichissement doit être poussé jusqu’à 90%, d’après l’AIEA.L’Iran a reçu des Etats-Unis une proposition d’accord qui n’a pas convaincu Téhéran. Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ultime décideur sur les dossiers stratégiques, a qualifié cette offre de “100% contraire” aux intérêts de son pays. Le texte américain, qui n’a pas été rendu public, ne mentionne pas la levée des sanctions, dont Téhéran fait une priorité, selon le président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf.L’Iran a indiqué lundi qu’il soumettrait dans les prochains jours sa propre proposition aux Etats-Unis, au moment où l’AIEA tient cette semaine à Vienne une importante réunion trimestrielle qui passera notamment en revue les activités nucléaires iraniennes.Trois sources diplomatiques ont indiqué à l’AFP que les Européens et les Etats-Unis avaient soumis mardi une résolution pour condamner “le non-respect” par l’Iran de ses obligations dans ce domaine.En cas d’adoption lors d’un vote qui était prévu tard mercredi au Conseil des gouverneurs de l’AIEA, cette résolution donnerait des arguments à ces pays pour déclencher un mécanisme permettant de rétablir des sanctions onusiennes contre l’Iran, une clause prévue dans l’accord sur le nucléaire de 2015.L’Iran a menacé de réduire sa coopération avec l’AIEA si une telle résolution était adoptée.