Crash du Boeing 787 d’Air India: des familles se plaignent d’un manque de soutien

Des familles des 279 personnes décédées dans l’accident du Boeing 787 d’Air India attendaient désespérément dimanche à Ahmedabad, dans le nord-ouest de l’Inde, que les corps de leurs proches leurs soient rendus. Imtiaz Ali, qui a donné dès le jour du crash, jeudi, un échantillon ADN pour que le corps de son frère Javed soit identifié, est sans nouvelle des autorités hospitalières.Dimanche soir, 47 personnes avaient été formellement identifiées à partir de l’ADN de leurs proches.   Seul un passager a survécu parmi les 242 personnes à bord du Boeing 787 d’Air India lorsqu’il s’est écrasé jeudi au décollage d’Ahmedabad, selon le dernier bilan publié samedi.Trente-huit habitants de la ville ont par ailleurs péri au sol quand l’appareil a explosé dans une boule de feu orange sur un quartier de la ville.”Air India m’a contacté seulement hier”, a expliqué dimanche après-midi M. Ali à l’AFP. Son frère est décédé dans l’accident aux côtés de son épouse et de leurs deux enfants.S’il comprend que l’identification des corps nécessite du temps, il déplore l’absence de soutien de la compagnie aérienne.Dimanche soir, Air India a affirmé sur X “avoir établi un contact avec les proches et les familles de tous les passagers et membres d’équipage”. Selon la compagnie, plus de 400 membres de famille sont arrivés à Ahmedabad et sont assistés par nos équipes sur le terrain, précisant qu’un soignant a été affecté à chaque famille. Campbell Wilson, PDG d’Air India, a publié samedi un message vidéo sur X, affirmant que “plus de 200 aidants formés sont désormais en place, chaque famille s’étant vue assignée une aide dédiée ainsi qu’un accès au soutien psychologique et à d’autres services”. Alors que des obsèques ont déjà eu lieu, la majorité des familles attendent que le corps de leurs proches leur soit rendu après avoir été formellement identifiées à partir de l’ADN de leurs proches. – “Que va-t-il se passer?” -Rinal Christian, 23 ans,  en larmes, tout comme sa mère et sa grand-mère, dans leur modeste maison, ne cache pas son amertume. Son frère Lawrence Christian, un trentenaire, faisait partie des passagers du Boeing787 d’Air India devant reliant Ahmedabad à l’aéroport londonien de Gatwick. “Nous avons donné l’échantillon ADN, et même quand nous sommes allés là-bas (à l’hôpital), ils ont dit que cela prendrait 48 heures. mais cela fait quatre jours et nous n’avons reçu aucune réponse”.La famille s’est rendue à l’hôpital 2 ou 3 fois, mais est revenue sans aucune réponse, explique-t-elle à l’AFP. “Ils continuent à nous dire qu’ils appelleront”, affirme cette étudiante pour qui son frère était, après le décès de leur père le 29 mai, désormais le seul à pouvoir subvenir aux besoins de la famille, sa mère ne travaillant pas. Le groupe Tata, propriétaire de la compagnie, a indiqué pour sa part qu’il débloquerait une aide financière de 110.000 euros pour les familles de chaque victime mais Rinal Christian n’a pas eu de nouvelles de la compagnie aérienne. Lawrence Christian vivait avec sa femme à Londres et travaillait chez Amazon. “Que va-t-il se passer maintenant?”, s’interroge-t-elle désespérée, sans pouvoir retenir ses larmes.Suresh Patni, chauffeur à Ahmedabad, attend également que le corps de son fils soit identifié. Au moment de l’accident, Suresh venait juste de déposer l’adolescent au stand de thé que tenait son épouse, qui grièvement blessée, est toujours hospitalisée. “Si ma femme découvre (la mort de notre fils), elle ne pourra pas le supporter. Elle a de graves problèmes nerveux à cause des brûlures, et si elle commence à pleurer, cela pourrait entraîner des complications”. “J’ai déjà perdu un enfant, je ne peux pas risquer de la perdre elle aussi”.

Crash du Boeing 787 d’Air India: des familles se plaignent d’un manque de soutien

Des familles des 279 personnes décédées dans l’accident du Boeing 787 d’Air India attendaient désespérément dimanche à Ahmedabad, dans le nord-ouest de l’Inde, que les corps de leurs proches leurs soient rendus. Imtiaz Ali, qui a donné dès le jour du crash, jeudi, un échantillon ADN pour que le corps de son frère Javed soit identifié, est sans nouvelle des autorités hospitalières.Dimanche soir, 47 personnes avaient été formellement identifiées à partir de l’ADN de leurs proches.   Seul un passager a survécu parmi les 242 personnes à bord du Boeing 787 d’Air India lorsqu’il s’est écrasé jeudi au décollage d’Ahmedabad, selon le dernier bilan publié samedi.Trente-huit habitants de la ville ont par ailleurs péri au sol quand l’appareil a explosé dans une boule de feu orange sur un quartier de la ville.”Air India m’a contacté seulement hier”, a expliqué dimanche après-midi M. Ali à l’AFP. Son frère est décédé dans l’accident aux côtés de son épouse et de leurs deux enfants.S’il comprend que l’identification des corps nécessite du temps, il déplore l’absence de soutien de la compagnie aérienne.Dimanche soir, Air India a affirmé sur X “avoir établi un contact avec les proches et les familles de tous les passagers et membres d’équipage”. Selon la compagnie, plus de 400 membres de famille sont arrivés à Ahmedabad et sont assistés par nos équipes sur le terrain, précisant qu’un soignant a été affecté à chaque famille. Campbell Wilson, PDG d’Air India, a publié samedi un message vidéo sur X, affirmant que “plus de 200 aidants formés sont désormais en place, chaque famille s’étant vue assignée une aide dédiée ainsi qu’un accès au soutien psychologique et à d’autres services”. Alors que des obsèques ont déjà eu lieu, la majorité des familles attendent que le corps de leurs proches leur soit rendu après avoir été formellement identifiées à partir de l’ADN de leurs proches. – “Que va-t-il se passer?” -Rinal Christian, 23 ans,  en larmes, tout comme sa mère et sa grand-mère, dans leur modeste maison, ne cache pas son amertume. Son frère Lawrence Christian, un trentenaire, faisait partie des passagers du Boeing787 d’Air India devant reliant Ahmedabad à l’aéroport londonien de Gatwick. “Nous avons donné l’échantillon ADN, et même quand nous sommes allés là-bas (à l’hôpital), ils ont dit que cela prendrait 48 heures. mais cela fait quatre jours et nous n’avons reçu aucune réponse”.La famille s’est rendue à l’hôpital 2 ou 3 fois, mais est revenue sans aucune réponse, explique-t-elle à l’AFP. “Ils continuent à nous dire qu’ils appelleront”, affirme cette étudiante pour qui son frère était, après le décès de leur père le 29 mai, désormais le seul à pouvoir subvenir aux besoins de la famille, sa mère ne travaillant pas. Le groupe Tata, propriétaire de la compagnie, a indiqué pour sa part qu’il débloquerait une aide financière de 110.000 euros pour les familles de chaque victime mais Rinal Christian n’a pas eu de nouvelles de la compagnie aérienne. Lawrence Christian vivait avec sa femme à Londres et travaillait chez Amazon. “Que va-t-il se passer maintenant?”, s’interroge-t-elle désespérée, sans pouvoir retenir ses larmes.Suresh Patni, chauffeur à Ahmedabad, attend également que le corps de son fils soit identifié. Au moment de l’accident, Suresh venait juste de déposer l’adolescent au stand de thé que tenait son épouse, qui grièvement blessée, est toujours hospitalisée. “Si ma femme découvre (la mort de notre fils), elle ne pourra pas le supporter. Elle a de graves problèmes nerveux à cause des brûlures, et si elle commence à pleurer, cela pourrait entraîner des complications”. “J’ai déjà perdu un enfant, je ne peux pas risquer de la perdre elle aussi”.

Pays-Bas : une marée rouge à La Haye pour demander au gouvernement de lutter contre le “génocide” à Gaza

Vêtus de rouge, un gros cortège de manifestants a défilé dimanche dans les rues de La Haye pour demander au gouvernement néerlandais de prendre davantage de mesures contre ce qu’elles ont qualifié de “génocide” à Gaza. Des groupes de défense des droits, tels qu’Amnesty International et Oxfam, ont organisé la manifestation à travers la ville jusqu’à la Cour internationale de justice, créant ce qu’ils ont appelé une “ligne rouge”. En agitant de nombreux drapeaux palestiniens, tandis que certains scandaient “Stop au génocide”, les manifestants ont transformé un parc du centre-ville en une mer rouge. Les manifestants brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : “Ne détournez pas le regard, faites quelque chose”, “Arrêtez la complicité néerlandaise” et “Silence quand les enfants dorment, pas quand ils meurent”. Les organisateurs ont exhorté le gouvernement néerlandais – qui s’est effondré le 3 juin après le retrait d’un parti d’extrême droite d’une coalition fragile – à faire davantage pour maîtriser Israël. “Les habitants de Gaza ne peuvent pas attendre, et les Pays-Bas ont le devoir de faire tout leur possible pour arrêter le génocide”, ont-ils déclaré dans leur appel à l’action. “Ça doit s’arrêter. Ça suffit. Je n’en peux plus.” “Je suis ici parce que je pense que c’est peut-être la seule chose qu’on peut faire maintenant en tant que citoyen néerlandais, mais c’est quelque chose qu’on doit faire”, a déclaré à l’AFP Dodo Van Der Sluis, une retraitée de 67 ans.Une précédente manifestation à La Haye, le 18 mai, avait attiré plus de 100.000 personnes, d’après les organisateurs, selon lesquels il s’agissait de la plus grande manifestation dans le pays en 20 ans. La police n’avait de son côté pas donné d’estimation pour cette manifestation. Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive à la mi-mars sur la bande de Gaza, et a intensifié ses opérations militaires le 17 mai, dans le but affiché d’anéantir le mouvement islamiste palestinien Hamas, libérer les derniers otages restants et prendre le contrôle du territoire.L’attaque lancée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien Hamas a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.En retour, Israël a lancé une campagne militaire de représailles qui a tué plus de 54.600 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.En janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a appelé Israël à prévenir tout acte de génocide. Le chef des opérations humanitaires de l’ONU a aussi a exhorté mi-mai les dirigeants mondiaux à “agir pour empêcher un génocide”.

Raids israéliens intenses en Iran, mosquées et stations de métro serviront d’abris

Israël a bombardé dimanche des sites militaires et des dépôts de carburant en Iran, où le gouvernement a annoncé que les mosquées, les stations de métro et les écoles serviraient d’abris à la population, au 3e jour d’un conflit inédit entre les deux pays ennemis.En Israël, les salves de missiles tirés par l’Iran samedi soir et dimanche avant l’aube ont fait 10 morts et plus de 200 blessés selon les secours et la police, et provoqué dégâts et destructions. “L’Iran paiera un prix très lourd”, a dit le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. En Iran, au moins 128 personnes dont des femmes et des enfants ont été tuées et environ 900 blessées vendredi et samedi dans les frappes israéliennes, a indiqué le quotidien Etemad, citant le ministère de la Santé.Samedi, M. Netanyahu a annoncé vouloir frapper “tous les sites et les cibles du régime” en Iran, après que son armée a lancé vendredi une attaque sans précédent contre ce pays avec l’objectif affiché de l’empêcher d’obtenir l’arme nucléaire.Allié d’Israël, le président américain Donald Trump a prévenu l’Iran que son armée répliquerait avec “toute sa force” s’il attaquait les Etats-Unis, réaffirmant que son pays “n’avait rien à voir” avec les attaques israéliennes.Mais le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a affirmé que l’Iran disposait de “preuves solides sur un soutien des forces et bases américaines dans la région aux attaques” d’Israël.L’armée israélienne a indiqué avoir frappé 80 objectifs à Téhéran lors de raids nocturnes ayant mobilisé “une cinquantaine d’avions de combat”.Parmi les cibles, des sites liés au nucléaire et deux dépôts de carburant. Un épais nuage de fumée s’élève encore d’un des dépôts.Dimanche après-midi, de nouvelles explosions ont été entendues à Téhéran. Selon des médias iraniens, les systèmes de défense aérienne ont été activés.- Trafic à la sortie de Téhéran -Dans la capitale, cafés, magasins et boutiques ont ouvert et la circulation a repris. De longues files d’attente se sont formées aux stations-service, ont constaté des journalistes de l’AFP.Mais le chef de la police routière, Ahmad Karami, a signalé à l’agence de presse IRNA un “trafic intense aux points de sortie de la capitale” et “l’augmentation” du nombre de véhicules quittant Téhéran “par rapport aux jours normaux”.Le gouvernement a annoncé que les mosquées, les stations de métro et les écoles serviraient d’abris dès dimanche soir à la population, sans préciser si cette annonce concernait Téhéran seulement. L’armée israélienne a appelé les Iraniens à évacuer les zones “à proximité d’installations militaires” après avoir ciblé notamment “le ministère de la Défense” et ce qu’Israël présente comme “le siège du projet nucléaire (militaire) iranien (l’Organisation d’innovation et de recherche défensives), ainsi que des sites où le régime cachait les archives nucléaires” à Téhéran.- “Il ne reste plus rien” -A plus de 1.500 km de là, les sirènes d’alerte ont retenti dans la nuit dans plusieurs villes d’Israël, après les salves de missiles iraniens qui ont provoqué dégâts et destructions à Bat Yam, au sud de Tel-Aviv, et à Tamra (nord).A Bat Yam, seuls les casques oranges des services de secours se détachent du gris des décombres, des amas sans début ni fin où s’entremêlent parpaings, tiges métalliques et morceaux de fenêtres.”Il ne reste plus rien, plus de maison, c’est fini!”, dit Evguenia Doudka, dont l’appartement est totalement retourné à Bat Yam. “L’alerte a retenti et nous sommes allés dans l’abri. Soudain, tout l’abri s’est rempli de poussière, et c’est là que nous avons réalisé qu’une catastrophe venait de se produire”.Depuis le début du conflit, 13 personnes ont péri et 380 ont été blessées en Israël, selon les autorités. “L’Iran paiera un prix très lourd pour le meurtre prémédité de civils, femmes et enfants”, a déclaré M. Netanyahu à l’occasion d’une visite à Bat Yam.Une grande partie des missiles et des drones iraniens a été interceptée selon l’armée israélienne. Les Etats-Unis ont aidé Israël à les abattre, avait indiqué vendredi un responsable américain.- “Collecte de renseignements” -Affirmant que l’Iran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique, Israël a lancé vendredi sa campagne aérienne massive contre la République islamique en ciblant des centaines de sites militaires et nucléaires iraniens.Il a aussi tué les plus hauts gradés d’Iran dont le chef des Gardiens de la Révolution, Hossein Salami, le chef d’état-major, Mohammad Bagheri, et neuf scientifiques du programme nucléaire.L’Iran est soupçonné par les Occidentaux et par Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.”Si l’agression cesse, notre riposte cessera”, a déclaré M. Araghchi. Il a accusé Israël de chercher à “faire dérailler” les négociations sur le nucléaire avec les Etats-Unis. Des discussions indirectes irano-américaines, prévues dimanche à Oman, n’auront pas lieu.Lors des frappes en Iran, Israël a ciblé notamment le centre pilote d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre), dont la partie en surface a été détruite selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Il a dit aussi avoir “démantelé” une usine de conversion d’uranium à Ispahan (centre).Après avoir visé des systèmes de défense aériens et des dizaines de lanceurs de missiles, Israël a assuré samedi disposer désormais d’une “liberté d’action aérienne dans tout l’ouest de l’Iran, jusqu’à Téhéran”.”Cela fait plus de 15 ans qu’Israël suit le programme nucléaire” iranien, relève Michael Horowitz, géopoliticien israélien. Les frappes constituent “l’aboutissement d’années de collecte de renseignements et de pénétration de la République islamique”.

Raids israéliens intenses en Iran, mosquées et stations de métro serviront d’abris

Israël a bombardé dimanche des sites militaires et des dépôts de carburant en Iran, où le gouvernement a annoncé que les mosquées, les stations de métro et les écoles serviraient d’abris à la population, au 3e jour d’un conflit inédit entre les deux pays ennemis.En Israël, les salves de missiles tirés par l’Iran samedi soir et dimanche avant l’aube ont fait 10 morts et plus de 200 blessés selon les secours et la police, et provoqué dégâts et destructions. “L’Iran paiera un prix très lourd”, a dit le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. En Iran, au moins 128 personnes dont des femmes et des enfants ont été tuées et environ 900 blessées vendredi et samedi dans les frappes israéliennes, a indiqué le quotidien Etemad, citant le ministère de la Santé.Samedi, M. Netanyahu a annoncé vouloir frapper “tous les sites et les cibles du régime” en Iran, après que son armée a lancé vendredi une attaque sans précédent contre ce pays avec l’objectif affiché de l’empêcher d’obtenir l’arme nucléaire.Allié d’Israël, le président américain Donald Trump a prévenu l’Iran que son armée répliquerait avec “toute sa force” s’il attaquait les Etats-Unis, réaffirmant que son pays “n’avait rien à voir” avec les attaques israéliennes.Mais le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a affirmé que l’Iran disposait de “preuves solides sur un soutien des forces et bases américaines dans la région aux attaques” d’Israël.L’armée israélienne a indiqué avoir frappé 80 objectifs à Téhéran lors de raids nocturnes ayant mobilisé “une cinquantaine d’avions de combat”.Parmi les cibles, des sites liés au nucléaire et deux dépôts de carburant. Un épais nuage de fumée s’élève encore d’un des dépôts.Dimanche après-midi, de nouvelles explosions ont été entendues à Téhéran. Selon des médias iraniens, les systèmes de défense aérienne ont été activés.- Trafic à la sortie de Téhéran -Dans la capitale, cafés, magasins et boutiques ont ouvert et la circulation a repris. De longues files d’attente se sont formées aux stations-service, ont constaté des journalistes de l’AFP.Mais le chef de la police routière, Ahmad Karami, a signalé à l’agence de presse IRNA un “trafic intense aux points de sortie de la capitale” et “l’augmentation” du nombre de véhicules quittant Téhéran “par rapport aux jours normaux”.Le gouvernement a annoncé que les mosquées, les stations de métro et les écoles serviraient d’abris dès dimanche soir à la population, sans préciser si cette annonce concernait Téhéran seulement. L’armée israélienne a appelé les Iraniens à évacuer les zones “à proximité d’installations militaires” après avoir ciblé notamment “le ministère de la Défense” et ce qu’Israël présente comme “le siège du projet nucléaire (militaire) iranien (l’Organisation d’innovation et de recherche défensives), ainsi que des sites où le régime cachait les archives nucléaires” à Téhéran.- “Il ne reste plus rien” -A plus de 1.500 km de là, les sirènes d’alerte ont retenti dans la nuit dans plusieurs villes d’Israël, après les salves de missiles iraniens qui ont provoqué dégâts et destructions à Bat Yam, au sud de Tel-Aviv, et à Tamra (nord).A Bat Yam, seuls les casques oranges des services de secours se détachent du gris des décombres, des amas sans début ni fin où s’entremêlent parpaings, tiges métalliques et morceaux de fenêtres.”Il ne reste plus rien, plus de maison, c’est fini!”, dit Evguenia Doudka, dont l’appartement est totalement retourné à Bat Yam. “L’alerte a retenti et nous sommes allés dans l’abri. Soudain, tout l’abri s’est rempli de poussière, et c’est là que nous avons réalisé qu’une catastrophe venait de se produire”.Depuis le début du conflit, 13 personnes ont péri et 380 ont été blessées en Israël, selon les autorités. “L’Iran paiera un prix très lourd pour le meurtre prémédité de civils, femmes et enfants”, a déclaré M. Netanyahu à l’occasion d’une visite à Bat Yam.Une grande partie des missiles et des drones iraniens a été interceptée selon l’armée israélienne. Les Etats-Unis ont aidé Israël à les abattre, avait indiqué vendredi un responsable américain.- “Collecte de renseignements” -Affirmant que l’Iran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique, Israël a lancé vendredi sa campagne aérienne massive contre la République islamique en ciblant des centaines de sites militaires et nucléaires iraniens.Il a aussi tué les plus hauts gradés d’Iran dont le chef des Gardiens de la Révolution, Hossein Salami, le chef d’état-major, Mohammad Bagheri, et neuf scientifiques du programme nucléaire.L’Iran est soupçonné par les Occidentaux et par Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.”Si l’agression cesse, notre riposte cessera”, a déclaré M. Araghchi. Il a accusé Israël de chercher à “faire dérailler” les négociations sur le nucléaire avec les Etats-Unis. Des discussions indirectes irano-américaines, prévues dimanche à Oman, n’auront pas lieu.Lors des frappes en Iran, Israël a ciblé notamment le centre pilote d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre), dont la partie en surface a été détruite selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Il a dit aussi avoir “démantelé” une usine de conversion d’uranium à Ispahan (centre).Après avoir visé des systèmes de défense aériens et des dizaines de lanceurs de missiles, Israël a assuré samedi disposer désormais d’une “liberté d’action aérienne dans tout l’ouest de l’Iran, jusqu’à Téhéran”.”Cela fait plus de 15 ans qu’Israël suit le programme nucléaire” iranien, relève Michael Horowitz, géopoliticien israélien. Les frappes constituent “l’aboutissement d’années de collecte de renseignements et de pénétration de la République islamique”.

“Il ne reste plus rien”: des Israéliens face aux dégâts causés par les frappes iraniennes

“Il ne reste plus rien, plus de maison, c’est fini!”, dit Evguenia Doudka dont l’appartement est totalement retourné après que des explosions ont détruit plusieurs immeubles de Bat Yam, une ville côtière israélienne, proche de Tel-Aviv.Au matin d’une nuit rythmée par les attaques aériennes iraniennes sur tout le pays, seuls les casques oranges des services de secours se détachent du gris des décombres, des amas sans début ni fin où s’entremêlent des parpaings, des tiges métalliques et des morceaux de fenêtres.”L’alarme a retenti, alors nous sommes allés dans l’abri”, raconte Mme Doudka, “soudain, tout l’abri s’est rempli de poussière, et c’est là que nous avons réalisé qu’une catastrophe venait de se produire”.Dans cette ville de bord de mer, au moins six personnes parmi lesquelles deux enfants ont été tuées selon la police, et les recherches se poursuivent pour trouver des personnes considérées comme disparues.En bas d’immeubles aux façades totalement éventrées, certains sont en train de ranger, de passer le balai, au milieu du va-et-vient des engins de chantiers qui déblaient la chaussée.D’autres habitants ont l’air encore sonnés. “C’est un miracle que nous ayons survécu”, lâche Shahar Ben Zion au milieu des éclats de verre qui jonchent le sol de son appartement. C’est sa mère qui l’a convaincu in extremis de descendre à l’abri.Sur les bancs publics, plusieurs habitants de ce quartier résidentiel attendent de trouver une solution d’hébergement, des sacs ou des valises au bout des bras.- Près des abris -Plus de cent personnes ont été blessées, selon le maire, Tzvika Brot, et quelques unes sont soignées dans la rue, au milieu des cordons de sécurité et de l’agitation.En s’extrayant des carcasses d’immeubles avec sa valise rose, Elena Golomb a le visage fermé. Son appartement est lourdement endommagé, et elle ne se souvient que “d’un éclair, d’une explosion”.A côté d’elle, Julia Zilbergoltz explique qu’elle se rend chez une amie avec le peu de vêtements qu’elle a réussi à récupérer chez elle.”Je suis stressée et sous le choc. J’ai traversé des moments difficiles dans ma vie, mais je ne me suis jamais retrouvée dans une situation comme celle-ci”, note-t-elle.L’armée israélienne mène depuis vendredi une série de frappes sans précédent sur l’Iran avec l’objectif affiché d’empêcher la République islamique d’obtenir la bombe atomique, ciblant des centaines de sites militaires et nucléaires iraniens.L’Iran a riposté par des salves de missiles balistiques et de drones.A Bat Yam, personne ne commente ces développements, tant le choc est encore prégnant. Ce paysage apocalyptique où même les voitures sont parfois méconnaissables est une scène relativement inhabituelle en Israël où le système de défense aérienne intercepte l’immense majorité des projectiles.D’autres lieux, à Tel-Aviv et dans les environs mais aussi en Galilée, ont été touchés.Dimanche matin, premier jour de la semaine en Israël, les rues étaient particulièrement calmes, les autorités conseillant aux habitants de rester à proximité des abris.Plusieurs habitants de Tel-Aviv ont confié à une journaliste de l’AFP leur “inquiétude” et leur “stress”, mais aussi leur adhésion à la guerre contre l’Iran menée par le gouvernement.”L’Iran est la menace la plus catastrophique pour l’Etat d’Israël, ils veulent nous tuer”, dit Hagit Saban, une jeune retraitée, qui veut toutefois à dire “au peuple iranien”: “nous vous aimons, c’est votre régime que nous n’aimons pas”.Tomer Danieli, lui, tient à ouvrir son café du centre-ville de Tel-Aviv, à seulement quelques kilomètres des décombres de Bat Yam.”J’ai senti que je devais ouvrir pour offrir un espace aux personnes qui veulent sortir, prendre l’air, respirer, se sentir mieux et se déconnecter un instant des abris”.

“Il ne reste plus rien”: des Israéliens face aux dégâts causés par les frappes iraniennes

“Il ne reste plus rien, plus de maison, c’est fini!”, dit Evguenia Doudka dont l’appartement est totalement retourné après que des explosions ont détruit plusieurs immeubles de Bat Yam, une ville côtière israélienne, proche de Tel-Aviv.Au matin d’une nuit rythmée par les attaques aériennes iraniennes sur tout le pays, seuls les casques oranges des services de secours se détachent du gris des décombres, des amas sans début ni fin où s’entremêlent des parpaings, des tiges métalliques et des morceaux de fenêtres.”L’alarme a retenti, alors nous sommes allés dans l’abri”, raconte Mme Doudka, “soudain, tout l’abri s’est rempli de poussière, et c’est là que nous avons réalisé qu’une catastrophe venait de se produire”.Dans cette ville de bord de mer, au moins six personnes parmi lesquelles deux enfants ont été tuées selon la police, et les recherches se poursuivent pour trouver des personnes considérées comme disparues.En bas d’immeubles aux façades totalement éventrées, certains sont en train de ranger, de passer le balai, au milieu du va-et-vient des engins de chantiers qui déblaient la chaussée.D’autres habitants ont l’air encore sonnés. “C’est un miracle que nous ayons survécu”, lâche Shahar Ben Zion au milieu des éclats de verre qui jonchent le sol de son appartement. C’est sa mère qui l’a convaincu in extremis de descendre à l’abri.Sur les bancs publics, plusieurs habitants de ce quartier résidentiel attendent de trouver une solution d’hébergement, des sacs ou des valises au bout des bras.- Près des abris -Plus de cent personnes ont été blessées, selon le maire, Tzvika Brot, et quelques unes sont soignées dans la rue, au milieu des cordons de sécurité et de l’agitation.En s’extrayant des carcasses d’immeubles avec sa valise rose, Elena Golomb a le visage fermé. Son appartement est lourdement endommagé, et elle ne se souvient que “d’un éclair, d’une explosion”.A côté d’elle, Julia Zilbergoltz explique qu’elle se rend chez une amie avec le peu de vêtements qu’elle a réussi à récupérer chez elle.”Je suis stressée et sous le choc. J’ai traversé des moments difficiles dans ma vie, mais je ne me suis jamais retrouvée dans une situation comme celle-ci”, note-t-elle.L’armée israélienne mène depuis vendredi une série de frappes sans précédent sur l’Iran avec l’objectif affiché d’empêcher la République islamique d’obtenir la bombe atomique, ciblant des centaines de sites militaires et nucléaires iraniens.L’Iran a riposté par des salves de missiles balistiques et de drones.A Bat Yam, personne ne commente ces développements, tant le choc est encore prégnant. Ce paysage apocalyptique où même les voitures sont parfois méconnaissables est une scène relativement inhabituelle en Israël où le système de défense aérienne intercepte l’immense majorité des projectiles.D’autres lieux, à Tel-Aviv et dans les environs mais aussi en Galilée, ont été touchés.Dimanche matin, premier jour de la semaine en Israël, les rues étaient particulièrement calmes, les autorités conseillant aux habitants de rester à proximité des abris.Plusieurs habitants de Tel-Aviv ont confié à une journaliste de l’AFP leur “inquiétude” et leur “stress”, mais aussi leur adhésion à la guerre contre l’Iran menée par le gouvernement.”L’Iran est la menace la plus catastrophique pour l’Etat d’Israël, ils veulent nous tuer”, dit Hagit Saban, une jeune retraitée, qui veut toutefois à dire “au peuple iranien”: “nous vous aimons, c’est votre régime que nous n’aimons pas”.Tomer Danieli, lui, tient à ouvrir son café du centre-ville de Tel-Aviv, à seulement quelques kilomètres des décombres de Bat Yam.”J’ai senti que je devais ouvrir pour offrir un espace aux personnes qui veulent sortir, prendre l’air, respirer, se sentir mieux et se déconnecter un instant des abris”.

Orages: deux morts en France, avant une nouvelle “salve” dans l’est

Les orages qui ont touché l’Hexagone vendredi et samedi ont fait deux morts et une nouvelle “salve orageuse virulente” est attendue dimanche après-midi dans l’est du pays, a averti Météo-France. Une jeune femme blessée vendredi soir à Paris est décédée, a annoncé dimanche le parquet de Paris. Elle passait la soirée avec des amis quand l’arbre sous lequel elle se trouvait a été frappé par la foudre, provoquant la chute d’une branche qui l’a touchée à la tête, selon la brigade des sapeurs-pompiers de Paris.Une enquête pour recherche des causes de la mort a été confiée au commissariat des Ve et VIe arrondissements.Le bilan des orages passe donc à deux morts, avec le décès à Grandchamp (Yvelines) d’un homme de 68 ans qui s’était réfugié dans un pavillon de chasse avec six personnes, lorsqu’un arbre, frappé par la foudre, s’est effondré sur la bâtisse.Après une accalmie, 14 départements du nord-est et du centre-est passeront en vigilance dimanche dans l’après-midi pour des risques d’orages, selon le dernier bulletin de Météo-France. Les départements concernés sont l’Ain, l’Ardèche, le Doubs, la Drôme, l’Isère, le Jura, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, le Rhône, la Haute-Saône, la Savoie, la Haute-Savoie, les Vosges et le Territoire de Belfort.Des “précipitations intenses de l’ordre de 30 à 40 mm en une heure, de grêle, de fortes bourrasques et d’une activité électrique importante” sont attendues dans ces départements, prévient Météo-France. Une accalmie est prévue “avant le milieu de nuit”, précise l’agence météorologique.Quinze départements du centre et de l’est avaient déjà été placés en vigilance orange samedi après-midi avant d’être rétrogradés en vigilance jaune par Météo-France dans la nuit de samedi à dimanche. Les orages survenus vendredi et samedi orages ont également privé de courant quelque 22.500 foyers dans l’Hexagone, samedi, dont plus de la moitié en Dordogne.Dimanche à la mi-journée, le gestionnaire du réseau d’électricité Enedis comptait encore “2.800 clients privés d’alimentation électrique” dans ce département.Les orages ont également occasionné localement des dégâts importants sur des parcelles agricoles : dans la commune de Chaumont-le-Bois, en Côte-d’Or, un poulailler industriel “s’est envolé” dans la nuit de samedi à dimanche et des milliers de volailles sont décédées, a déclaré la maire de la commune Anne Bouhelier, au micro d’ICI Bourgogne.Dans ce même département, plusieurs toitures de bâtiments d’habitation se sont envolées ou ont été abîmées, ainsi que celles d’une église et d’une mairie, ont indiqué à l’AFP les pompiers. Aucune victime ni blessé n’est cependant à déplorer. Touchés par la grêle, l’Yonne et les Nièvre ont recensé quelques dégâts mineurs.mli-ngu-sc-jvi/abb/

Orages: deux morts en France, avant une nouvelle “salve” dans l’est

Les orages qui ont touché l’Hexagone vendredi et samedi ont fait deux morts et une nouvelle “salve orageuse virulente” est attendue dimanche après-midi dans l’est du pays, a averti Météo-France. Une jeune femme blessée vendredi soir à Paris est décédée, a annoncé dimanche le parquet de Paris. Elle passait la soirée avec des amis quand l’arbre sous lequel elle se trouvait a été frappé par la foudre, provoquant la chute d’une branche qui l’a touchée à la tête, selon la brigade des sapeurs-pompiers de Paris.Une enquête pour recherche des causes de la mort a été confiée au commissariat des Ve et VIe arrondissements.Le bilan des orages passe donc à deux morts, avec le décès à Grandchamp (Yvelines) d’un homme de 68 ans qui s’était réfugié dans un pavillon de chasse avec six personnes, lorsqu’un arbre, frappé par la foudre, s’est effondré sur la bâtisse.Après une accalmie, 14 départements du nord-est et du centre-est passeront en vigilance dimanche dans l’après-midi pour des risques d’orages, selon le dernier bulletin de Météo-France. Les départements concernés sont l’Ain, l’Ardèche, le Doubs, la Drôme, l’Isère, le Jura, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, le Rhône, la Haute-Saône, la Savoie, la Haute-Savoie, les Vosges et le Territoire de Belfort.Des “précipitations intenses de l’ordre de 30 à 40 mm en une heure, de grêle, de fortes bourrasques et d’une activité électrique importante” sont attendues dans ces départements, prévient Météo-France. Une accalmie est prévue “avant le milieu de nuit”, précise l’agence météorologique.Quinze départements du centre et de l’est avaient déjà été placés en vigilance orange samedi après-midi avant d’être rétrogradés en vigilance jaune par Météo-France dans la nuit de samedi à dimanche. Les orages survenus vendredi et samedi orages ont également privé de courant quelque 22.500 foyers dans l’Hexagone, samedi, dont plus de la moitié en Dordogne.Dimanche à la mi-journée, le gestionnaire du réseau d’électricité Enedis comptait encore “2.800 clients privés d’alimentation électrique” dans ce département.Les orages ont également occasionné localement des dégâts importants sur des parcelles agricoles : dans la commune de Chaumont-le-Bois, en Côte-d’Or, un poulailler industriel “s’est envolé” dans la nuit de samedi à dimanche et des milliers de volailles sont décédées, a déclaré la maire de la commune Anne Bouhelier, au micro d’ICI Bourgogne.Dans ce même département, plusieurs toitures de bâtiments d’habitation se sont envolées ou ont été abîmées, ainsi que celles d’une église et d’une mairie, ont indiqué à l’AFP les pompiers. Aucune victime ni blessé n’est cependant à déplorer. Touchés par la grêle, l’Yonne et les Nièvre ont recensé quelques dégâts mineurs.mli-ngu-sc-jvi/abb/

Dans le nord-est de l’Ukraine, l’avancée russe menace les alentours de la ville de Soumy

Malgré une pluie battante, quelques personnes âgées s’aventurent dans les rues détrempées de Stetskivka, dans le nord-est de l’Ukraine, pour attraper un petit bus jaune et aller faire les courses à Soumy, capitale de la région éponyme.Mais plus que les gouttes, ce sont les drones qui les inquiètent, car à 17 kilomètres au nord se trouve la frontière avec la Russie, qui pilonne sans cesse la zone depuis trois ans d’une invasion meurtrière. Soumy fut le point de départ à l’été 2024 d’un raid ukrainien sur Koursk, territoire russe voisin, occupé en partie par les forces de Kiev pendant huit mois, avant qu’elles ne soient repoussées au printemps par les forces russes, appuyées par un contingent nord-coréen.Ayant désormais franchi la frontière, les troupes de Moscou progressent rapidement vers Soumy, ville qui comptait environ 255.000 habitants avant la guerre lancée en février 2022.L’armée russe a revendiqué la capture d’une série de villages frontalier, poussant les autorités ukrainiennes à ordonner des évacuations d’urgence dans plusieurs localités.Si le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré vendredi que l’offensive russe dans cette région avait été “stoppée”, les troupes russes n’en sont pas moins à une vingtaine de kilomètres de la capitale régionale, à portée de tir de leurs canons.- “Tout a été détruit” -Sous l’arrêt de bus, une dame âgée confie à l’AFP avoir emballé toutes ses affaires, au cas ou les troupes russes atteindraient Stetskivka, où les 5.500 habitants ont été remplacés par des militaires en garnison.Dans sa petite échoppe, Galyna Golovko, 69 ans, fulmine. “J’ai peur. Personne ne sait ce qui arrivera au bus que nous prendrons,” s’emporte-t-elle contre les drones explosifs russes qui visent tous les véhicules “depuis un mois”.Située à dix kilomètres d’une ligne de front qui s’enfonce au cœur de la région, Stetskivka est, selon Galyna, la dernière bourgade viable avant le plus fort des combats. Au-delà, “tout a été détruit, il ne reste plus aucun village”.Posée sur son comptoir, quelques billets dans une boîte en plastique sont autant de donations pour une famille qui a perdu sa maison, rasée par une bombe planante russe.C’est l’une des raisons qui poussent Galyna à ne plus sortir, ni le soir, ni le matin, heures où drones sillonnent le ciel. – “Zone tampon” -À dix kilomètres plus au sud, Soumy ne semble pas s’émouvoir de la progression russe.Sous d’élégants parapluies, les habitants se pressent dans des restaurants cossus pour savourer un pavé de saumon d’exception : presque assez pour oublier la proximité du front. Mais les griffures des bombardements sur les façades rappellent cruellement que la ville est fréquemment frappée par Moscou. Et malgré l’apparente quiétude, quand le bruit des klaxons se tait, les détonations se font entendre dans le lointain.Les rues se parent de bunkers de béton face aux attaques aériennes de plus en plus fréquentes, alors que Moscou veut établir une “zone tampon” pour bloquer de futures incursions ukrainiennes sur son territoire.”Je ne comprends pas pourquoi ils font cela maintenant”, s’interroge Anvar, commandant du bataillon de drones du 225e régiment d’assaut séparé, chargé de défendre la région et qui combat le long de la frontière.”On a toujours des troupes dans la région de Koursk”, assène-t-il à l’AFP dans un appartement qui sert de base à son unité.Face à l’avancée russe, Anvar hausse les épaules : “L’ennemi tente d’avancer. Nous les repoussons. Parfois, nous avançons, parfois c’est eux”. Il évoque une “guerre de positions” sur cette partie du front.- “Je resterai” -À côté de lui, un de ses hommes, les yeux collés au microscope, soude des microprocesseurs dans un silence monacal, seulement troublé par les cliquettements électroniques qui donne à la pièce des airs de laboratoire.Au milieu des imprimantes 3D et des stocks de batteries, sa brigade adapte minutieusement des drones chinois pour les transformer en armes volantes, maintenant indispensables.”C’est désormais une guerre des drones”, lâche le commandant, qui assure que la Russie continue d’envoyer des vagues de soldats vers une mort certaine pour tenter de noyer les troupes de Kiev.Depuis Stetskivka, Galyna en est sûre : ses “gars”, les soldats ukrainiens, “vont tenir bon”, et en attendant, elle “n’ira nulle part.” “Je resterai chez moi”, lâche-t-elle, au bord des larmes, en martelant son comptoir du poing. “J’ai voyagé en Russie. Nous avons des amis là-bas, et de la famille. Avant tout allait bien,” se souvient-elle.”Un jour, toute cette folie prendra fin. La folie que Poutine a déclenché prendra fin”, conclut-elle les yeux humides et les joues tremblantes.