Athlétisme/violences: le père de Jakob Ingebrigtsen fixé sur son sort lundi

La justice norvégienne se prononce lundi dans l’affaire Ingebrigtsen dans laquelle l’ex-entraîneur Gjert doit répondre d’accusations de violences parentales sur son fils Jakob, champion olympique d’athlétisme, et sa fille Ingrid.Le parquet a requis deux ans et demi de prison contre Ingebrigtsen senior tandis que la défense a plaidé la relaxe à l’issue d’un procès-fleuve qui s’est tenu devant le tribunal de Sandnes (sud-ouest) du 24 mars au 15 mai.Les juges devront trancher si Jakob et Ingrid Ingebrigtsen, parties civiles dans l’affaire, ont grandi sous un régime de violences systémiques ou si la stricte discipline imposée par leur père répondait aux exigences nécessaires pour atteindre un haut niveau sportif.”Mon enfance a été largement marquée par la peur”, a témoigné Jakob, champion olympique du 5.000 mètres l’an dernier à Paris et du 1.500 mètres à Tokyo en 2021, en chargeant son père, qu’il dit avoir arrêté d’appeler “papa” à l’âge de 11-12 ans et qu’il désigne désormais comme “l’accusé”.”Je sentais que je n’avais pas de libre choix et que je n’avais pas mon mot à dire. J’étais dans un environnement où tout était contrôlé et décidé à ma place. Enormément de manipulation”, a affirmé l’athlète de 24 ans.Se disant incapable de citer un seul bon souvenir de son enfance, il est revenu sur plusieurs épisodes de violences physiques — gifles, coup de pied dans le ventre –, dont certains quand il avait sept ans.Agé de 59 ans, Gjert Ingebrigtsen a rejeté les accusations de violences physiques et psychologiques dont il se serait rendu coupable sur une période de 14 ans, de 2008 à 2022, et a dénoncé lors du procès “une entreprise de démolition”. A la barre, il s’est dépeint comme un père “excessivement protecteur” qui a donné une éducation “traditionnelle et patriarcale” à ses sept enfants, soucieux de contribuer à leur succès et ne recevant que de l’ingratitude en retour.- Confusion des rôles -Jakob Ingebrigtsen et deux de ses frères également athlètes, Henrik et Filip, avaient jeté un pavé dans la mare en octobre 2023, en mettant publiquement en cause leur père dans une tribune de presse.La police avait ouvert une enquête élargie à toute la fratrie, mais seuls les faits concernant Jakob et Ingrid ont été retenus, les autres ayant été classés faute de preuves ou pour cause de prescription.Jakob, également double champion du monde en salle sur 1.500 m et 3.000 m cet hiver, Henrik et Filip ont rompu en 2022 avec leur père-entraîneur.Ingrid Ingebrigtsen, 18 ans, a elle aussi témoigné de violences verbales et physiques, notamment comment son père l’avait frappée au visage avec une serviette de toilette mouillée en janvier 2022. Lui dit avoir visé le doigt qu’elle tendait lors d’une dispute.En conflit récurrent avec celui-ci, l’adolescente a renoncé à l’athlétisme et quitté la maison familiale à l’âge de 15 ans.Le procès a fait les gros titres en Norvège et au-delà, mettant en lumière les défis liés à la confusion des rôles entre entraîneur et parent dans les familles d’athlètes.Gjert Ingebrigtsen était jugé pour “violences intrafamiliales”, un chef passible de six ans de prison en Norvège.”Pour mes frères, ma sœur et moi, les audiences au tribunal de Sandnes ont eu des conséquences profondes et déchirantes, quel que soit le verdict”, a déclaré Jakob Ingebrigtsen au dernier jour du procès.”Nous le savions depuis le début, mais c’était malgré tout important de raconter notre histoire”.

German court to rule in case of Syrian ‘torture’ doctor

A German court will rule Monday on the case of a Syrian doctor accused of crimes against humanity under former dictator Bashar al-Assad’s regime. Alaa Mousa, 40, is accused of torturing detainees at military hospitals in Damascus and Homs on 18 occasions between 2011 and 2012, including setting fire to a teenage boy’s genitals. The accused is also alleged to have administered a lethal injection to a patient who had resisted being beaten, according to federal prosecutors.Prosecutors have asked judges at the higher regional court in Frankfurt to hand down a life sentence in the case, which comes to a conclusion after Assad’s ouster in December. The accused denies all the charges against him.Mousa arrived in Germany in 2015 on a visa for highly skilled workers at the same time as hundreds of thousands of Syrians were fleeing the civil war at home. He continued to practise medicine in Germany, working as an orthopaedic doctor until he was arrested in June 2020.A former employer told German media they knew nothing of his past in Syria’s military hospitals, and that colleagues described him as someone who was “unremarkable”.- Witness statements -According to prosecutors, Mousa worked at military hospitals in Homs and Damascus, where political opponents detained by the government were brought for treatment.Instead of receiving medical assistance, the patients were tortured and “not infrequently killed”, they said.In one case, Mousa is accused of pouring flammable liquid on a prisoner’s wounds before setting them on fire and kicking him in the face so hard that three of his teeth had to be replaced.He also allegedly doused a teenage boy’s genitals in alcohol before setting them alight.Other inmates were kicked and beaten, sometimes with medical tools, according to prosecutors.During the trial, the court heard testimony from colleagues and detainees, who said they recognised the accused, according to German weekly Der Spiegel.One former inmate said he had been forced to carry the bodies of patients who had died after they were injected by Mousa, Der Spiegel reported.Another witness said the military hospital where he was held in Damascus had been known as a “slaughterhouse”.At the opening of the trial in 2022, Mousa told the court he had witnessed beatings but denied striking patients himself.The accused however said he was too afraid of the military police “in control” at the hospital to speak out.”I felt sorry for them, but I couldn’t say anything, or it would have been me instead of the patient,” he said.Germany has tried several supporters of Assad’s regime under the legal principle of “universal jurisdiction”, which allows for serious crimes to be prosecuted even if they were committed in a different country.The first global trial over state-sponsored torture in Syria under the Assad government opened in Koblenz in 2020. The accused in the trial, a former army colonel, was found guilty of crimes against humanity and sentenced to life in jail in 2022.

Bac 2025: coup d’envoi des épreuves écrites de terminale avec la philo

“C’est LA semaine”, témoigne Sarah, lycéenne dans l’Oise. Plus de 530.000 élèves de terminale débutent lundi matin les écrits du bac avec la philo, avant les épreuves de spécialités, un examen toujours à forte charge symbolique même si les enjeux sont moindres depuis la réforme du lycée.Après l’épreuve de français vendredi pour les élèves de première, les lycéens de terminale (387.244 pour le bac général et 146.396 pour le bac technologique) plancheront dès 08H00 sur un des trois sujets de philosophie (deux dissertations et un commentaire de texte).Pour Sarah, qui vise la mention Très bien, “le bac philo est beaucoup plus effrayant que les épreuves de spécialités”, les deux matières majeures choisies par chaque lycéen en terminale, dont les épreuves se dérouleront de mardi à jeudi.”J’ai l’impression d’être particulièrement prête pour les maths, mais pour la philo, je trouve qu’on peut moins prédire les sujets”, estime cette élève qui se destine à une classe préparatoire commerciale.Gustave, 17 ans, lycéen à Strasbourg, appréhende au contraire plutôt les spécialités, qui représentent à elles deux pour un tiers des résultats de l’examen (avec un coefficient 16 chacune). La philosophie, elle, ne compte que coefficient huit pour les candidats au bac général, et quatre pour les candidats au bac technologique (sur un total de 100).”La philo, comme ça compte un peu moins, je me dis que c’est moins grave…”, explique ce lycéen. Pour lui, le bac représente une “étape importante quand même, qui clôture 15 années de scolarité”. – “Pic de vues” -Depuis la réforme du bac en 2019, la note du bac repose à 40% sur le contrôle continu et à 60% sur des épreuves dites terminales (le français écrit et oral, passé en classe de première, les épreuves de spécialité, la philosophie et le grand oral en terminale).”Le stress est moindre”, mais “les candidats jouent le jeu comme auparavant”, souligne Marc Foglia, enseignant de philosophie dans un lycée de Pontarlier (Doubs).Pour le professeur Lev Fraenckel, alias Serial thinker sur TikTok et Youtube, qui cartonne avec ses vidéos de cours de philo, cette épreuve reste “symboliquement une sorte de rite initiatique”. Ses vidéos connaissent “un pic de vues” les derniers jours, notamment celle intitulée “Tout le programme du bac philo en une heure” sur Youtube, qui rassemble “entre 500.000 et un million de vues la veille”.Lucie, en terminale à Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine), a eu recours à cette vidéo pour faire ses fiches car sa classe “n’a pas terminé le programme”. “On n’a pas été très bien préparés je trouve”, dit-elle.- “Bien finir la scolarité” -Après la philo et les épreuves écrites de spécialité, les lycéens de la voie générale et technologique passeront le grand oral entre le lundi 23 juin et le mercredi 2 juillet.Les résultats du bac, qui reste le sésame indispensable pour poursuivre des études supérieures, seront publiés le 4 juillet. Mais beaucoup de lycéens connaissent déjà leur orientation pour l’an prochain, car Parcoursup donne ses réponses aux futurs étudiants depuis le 2 juin.”Beaucoup savent qu’ils ont déjà une grande partie de leur baccalauréat, voire la totalité” avec le contrôle continu, “donc c’est plus des enjeux de mentions”, souligne Marc Foglia. Pour Lucie, qui “a calculé que pour avoir le bac, il fallait qu’elle ait deux dans toutes les matières”, “jusqu’au dernier moment, on ne lâche pas quand même”. Car elle vise une mention, “un peu pour l’ego, pour bien finir la scolarité”.Le taux de réussite au baccalauréat dépasse depuis 2012 les 80%. L’an dernier, il était de 91,2%, en hausse sur un an dans les trois voies (générale, technologique et professionnelle). En voie générale, il était de 95,9%.

Trump orders deportation drive targeting Democratic cities

US President Donald Trump on Sunday directed federal authorities to ramp up deportation efforts in Democratic-led cities, doubling down on a politicized anti-immigration drive after major protests in Los Angeles.”We must expand efforts to detain and deport Illegal Aliens in America’s largest Cities, such as Los Angeles, Chicago, and New York, where Millions upon Millions of Illegal Aliens reside,” Trump said on his Truth Social platform.”These, and other such Cities, are the core of the Democrat Power Center,” he claimed, citing debunked right-wing conspiracy theories that undocumented immigrants are voting in US elections in significant numbers.Trump has made deporting undocumented immigrants a key priority for his second term, after successfully campaigning against an alleged “invasion” by criminals.Raids by the Immigration and Customs Enforcement (ICE) agency in Los Angeles sparked unruly protests, prompting Trump last week to deploy 4,000 National Guards and 700 Marines, against the wishes of local and state authorities.California has sued to regain control of the National Guardsmen from Trump, arguing he overstepped his authority. That suit is working its way through federal court.In a long screed on Truth Social Sunday, the Republican president charged that “every day, the Brave Men and Women of ICE are subjected to violence, harassment, and even threats from Radical Democrat Politicians.”But, he insisted, “nothing will stop us from executing our mission… ICE Officers are herewith ordered … to do all in their power to achieve the very important goal of delivering the single largest Mass Deportation Program in History.”Trump insisted that “Radical Left Democrats are sick of mind, hate our Country, and actually want to destroy our Inner Cities — And they are doing a good job of it!””There is something wrong with them,” he said, listing a litany of grievances, including charges that Democrats “believe in Open Borders, Transgender for Everybody, and Men playing in Women’s Sports.”That, he said, was why he wanted ICE and other law enforcement agencies “to FOCUS on our crime ridden and deadly Inner Cities.”Doubling down on his characteristic bluster, Trump seemed to compare migration to the United States with weapons of mass destruction.He said he had directed his entire administration “to put every resource possible behind this effort, and reverse the tide of Mass Destruction Migration that has turned once Idyllic Towns into scenes of Third World Dystopia.”With his typical divisive rhetoric, Trump said he wanted “our Brave Officers to know that REAL Americans are cheering you on every day.””To ICE, FBI, DEA, ATF, the Patriots at Pentagon and the State Department, you have my unwavering support. Now go, GET THE JOB DONE!” he wrote.

Dix passeurs présumés jugés pour un naufrage meurtrier dans la Manche

Dix hommes, dont huit Afghans, sont jugés à partir de lundi à Lille pour leur rôle présumé de passeurs dans le naufrage d’une embarcation clandestine qui avait fait quatre morts et quatre disparus dans la Manche en décembre 2022.Parti entre 1H00 et 1H30 du matin dans la nuit du 13 au 14 décembre 2022, le canot, qui transportait en majorité des migrants afghans, avait fait naufrage à quelques kilomètres des côtes anglaises.Trente-neuf migrants, dont huit mineurs, avaient pu être sauvés, mais quatre avaient été retrouvé morts et quatre autres n’ont jamais été retrouvés.La même nuit, sept autres départs d’embarcations clandestines avaient été dénombrés dans la Manche.Selon les éléments de l’enquête, alors que les migrants gonflaient le bateau avant le départ, plusieurs ont entendu une détonation, synonyme selon eux de crevaison. Les passeurs leur ont dit de ne pas s’en faire et qu’il s’agissait du seul bateau disponible pour eux.D’après les témoignages des rescapés, il n’y avait pas assez de gilets de sauvetage pour tout le monde et aucune des personnes décédées n’en portait un. La température était glaciale et la mer très agitée. Après une ou deux heures de traversée, un boudin a commencé à se dégonfler et l’eau à entrer dans l’embarcation, jusqu’à atteindre les genoux des passagers. Paniqués, ils se sont mis debout pour tenter de faire signe à un bateau. Mais le fond du canot, peu solide, a ployé sous leur poids et celui de l’eau, et tous se sont retrouvés à l’eau. Neuf des prévenus sont jugés, jusqu’à vendredi, pour homicide involontaire par violation d’une obligation de sécurité, deux d’entre eux le sont pour blanchiment, tous pour aide au séjour irrégulier. Huit sont afghans, un syrien, un irakien. Certains des prévenus sont soupçonnés d’avoir recruté des passeurs et assuré la logistique auprès des passagers, d’autres d’avoir géré l’organisation sur le camp de migrants de Loon-Plage (Nord), où vivaient les migrants avant leur tentative de traversée, toujours selon les éléments de l’enquête. D’autres encore sont jugés pour s’être occupés du transport des migrants vers la plage et de la mise à l’eau du canot, et deux pour avoir collecté une partie des paiements.Le mineur sénégalais qui pilotait le canot est, lui, inculpé dans le cadre d’une procédure au Royaume-Uni.Apparu en 2018, le phénomène des traversées de la Manche en petites embarcations est à l’origine de nombreux naufrages, le plus meurtrier ayant coûté la vie à 27 personnes en novembre 2021.Depuis le début de l’année, au moins 15 migrants sont morts dans la Manche, bras de mer parmi les plus fréquentés du monde et où les conditions météorologiques sont souvent difficiles, selon un décompte de l’AFP à partir de chiffres officiels. En 2024, 78 étaient morts ainsi, un record.

Le salon du Bourget décolle dans l’ombre du drame d’Air India

Le salon du Bourget près de Paris, le plus ancien et plus grand rendez-vous aérospatial au monde, décolle lundi avec un fort accent sur l’espace et la défense, mais assombri pour sa 55e édition par la catastrophe du Boeing d’Air India.Très attendu pour parler de la reprise de Boeing, le patron du géant américain Kelly Ortberg a annulé vendredi sa venue au salon, au lendemain du crash meurtrier en Inde d’un appareil de l’avionneur.Ce drame, qui a fait 279 morts, a entraîné l’annulation en cascade de plusieurs évènements du rendez-vous du secteur aéronautique, dont la conférence de presse traditionnelle de Boeing avant l’ouverture officielle du salon, comme celle du motoriste CFM, coentreprise du français Safran et de l’américain GE, qui équipe la plupart des avions les mieux vendus de Boeing et d’Airbus. “On a tous le moral à zéro” après cette catastrophe, a confié à l’AFP un acteur clé du secteur.- Boeing en vol -Boeing et son rival européen Airbus s’y affrontent traditionnellement à coups d’annonces de commandes d’avions, mais la catastrophe d’Air India risque de jeter une ombre sur le programme de l’entreprise américaine.Vendredi, le président exécutif d’Airbus Guillaume Faury a exprimé au nom de son entreprise ses “condoléances aux victimes et aux familles des victimes du vol d’Air India”.”On travaille tous très fort dans cette industrie pour que cela n’arrive pas. Et quand cela arrive, c’est une tragédie”, a déclaré le patron d’Airbus. “Quelques jours avant l’ouverture du Bourget, cet accident a un impact particulier en France”, a souligné le ministère français des transports Philippe Tabarot. Rencontré dimanche au Bourget, au milieu des derniers préparatifs, le commissaire général du salon Emmanuel Viellard a cherché à relativiser l’absence de Kelly Ortberg. “Une personne qui nous manque, ce n’est pas un salon qui s’arrête, le patron du Boeing a d’autres préoccupations en ce moment, mais Boeing sera en représentation avec des avions en vol”, a-t-il déclaré à l’AFP.  Dans un contexte international tendu et avec l’intention de l’Europe de renforcer sa souveraineté stratégique, le salon est particulièrement attendu sur le thème de la défense. “Heureusement que cette prise de conscience a eu lieu ! Mais, entre la volonté politique et la réalité, il y a un écart”, a déclaré Éric Trappier, le PDG du groupe Dassault, qui fabrique les avions de chasse Rafale, dans une interview dimanche au Figaro.  “Mettre plus d’argent n’est pas tout : il faut décider comment le dépenser, quels seront les prescripteurs, quel est l’effet militaire recherché et comment cet effort se conjugue avec la réalité de l’Otan”, a-t-il poursuivi, critiquant une nouvelle fois le Danemark, qui achète des avions de combat américains F-35 malgré la menace d’une annexion du Groenland par Donald Trump.- Ukraine et Israël présents -C’est le Premier ministre français François Bayrou qui inaugurera le salon lundi matin, lors d’une cérémonie incluant un hommage aux femmes dans l’aérospatial. La féminisation sera le fil rouge de cette édition du salon, organisé depuis 1909 tous les deux ans. Vendredi, premier jour d’ouverture au grand public, sera entièrement consacré aux femmes, avec la participation de professionnelles de 20 métiers de l’aérien et du spatial.Le même jour, le président Emmanuel Macron est attendu avec un discours sur la nouvelle stratégie spatiale française. “D’un point de vue industriel, le fait qu’il y ait une identification d’une stratégie nationale spatiale, c’est bienvenu”, a déclaré Baptiste Voillequin, responsable chargé de l’espace du Gifas (groupement des industries aérospatiales françaises) qui organise le salon, en recevant les médias dans le pavillon de 2.500 m2 dédié à l’espace, une première au Bourget. Même fortement réduite, la présence d’Israël, l’un des leaders des capacités militaires de pointe dans l’aérospatial, est une source de tensions. Le tribunal judiciaire de Bobigny a rejeté mardi la requête d’associations qui demandaient l’exclusion du salon des entreprises israéliennes au nom du risque de perpétuation de “crimes internationaux”.L’Ukraine, dont l’attaque de drones contre des bombardiers stratégiques russes est décortiquée par les militaires et avionneurs, sera également présente avec cinq entreprises, dont la start-up Ailand Systems, spécialisée dans les drones détecteurs de mines, ainsi que l’avionneur Antonov et le motoriste Motor Sitch.

Le salon du Bourget décolle dans l’ombre du drame d’Air India

Le salon du Bourget près de Paris, le plus ancien et plus grand rendez-vous aérospatial au monde, décolle lundi avec un fort accent sur l’espace et la défense, mais assombri pour sa 55e édition par la catastrophe du Boeing d’Air India.Très attendu pour parler de la reprise de Boeing, le patron du géant américain Kelly Ortberg a annulé vendredi sa venue au salon, au lendemain du crash meurtrier en Inde d’un appareil de l’avionneur.Ce drame, qui a fait 279 morts, a entraîné l’annulation en cascade de plusieurs évènements du rendez-vous du secteur aéronautique, dont la conférence de presse traditionnelle de Boeing avant l’ouverture officielle du salon, comme celle du motoriste CFM, coentreprise du français Safran et de l’américain GE, qui équipe la plupart des avions les mieux vendus de Boeing et d’Airbus. “On a tous le moral à zéro” après cette catastrophe, a confié à l’AFP un acteur clé du secteur.- Boeing en vol -Boeing et son rival européen Airbus s’y affrontent traditionnellement à coups d’annonces de commandes d’avions, mais la catastrophe d’Air India risque de jeter une ombre sur le programme de l’entreprise américaine.Vendredi, le président exécutif d’Airbus Guillaume Faury a exprimé au nom de son entreprise ses “condoléances aux victimes et aux familles des victimes du vol d’Air India”.”On travaille tous très fort dans cette industrie pour que cela n’arrive pas. Et quand cela arrive, c’est une tragédie”, a déclaré le patron d’Airbus. “Quelques jours avant l’ouverture du Bourget, cet accident a un impact particulier en France”, a souligné le ministère français des transports Philippe Tabarot. Rencontré dimanche au Bourget, au milieu des derniers préparatifs, le commissaire général du salon Emmanuel Viellard a cherché à relativiser l’absence de Kelly Ortberg. “Une personne qui nous manque, ce n’est pas un salon qui s’arrête, le patron du Boeing a d’autres préoccupations en ce moment, mais Boeing sera en représentation avec des avions en vol”, a-t-il déclaré à l’AFP.  Dans un contexte international tendu et avec l’intention de l’Europe de renforcer sa souveraineté stratégique, le salon est particulièrement attendu sur le thème de la défense. “Heureusement que cette prise de conscience a eu lieu ! Mais, entre la volonté politique et la réalité, il y a un écart”, a déclaré Éric Trappier, le PDG du groupe Dassault, qui fabrique les avions de chasse Rafale, dans une interview dimanche au Figaro.  “Mettre plus d’argent n’est pas tout : il faut décider comment le dépenser, quels seront les prescripteurs, quel est l’effet militaire recherché et comment cet effort se conjugue avec la réalité de l’Otan”, a-t-il poursuivi, critiquant une nouvelle fois le Danemark, qui achète des avions de combat américains F-35 malgré la menace d’une annexion du Groenland par Donald Trump.- Ukraine et Israël présents -C’est le Premier ministre français François Bayrou qui inaugurera le salon lundi matin, lors d’une cérémonie incluant un hommage aux femmes dans l’aérospatial. La féminisation sera le fil rouge de cette édition du salon, organisé depuis 1909 tous les deux ans. Vendredi, premier jour d’ouverture au grand public, sera entièrement consacré aux femmes, avec la participation de professionnelles de 20 métiers de l’aérien et du spatial.Le même jour, le président Emmanuel Macron est attendu avec un discours sur la nouvelle stratégie spatiale française. “D’un point de vue industriel, le fait qu’il y ait une identification d’une stratégie nationale spatiale, c’est bienvenu”, a déclaré Baptiste Voillequin, responsable chargé de l’espace du Gifas (groupement des industries aérospatiales françaises) qui organise le salon, en recevant les médias dans le pavillon de 2.500 m2 dédié à l’espace, une première au Bourget. Même fortement réduite, la présence d’Israël, l’un des leaders des capacités militaires de pointe dans l’aérospatial, est une source de tensions. Le tribunal judiciaire de Bobigny a rejeté mardi la requête d’associations qui demandaient l’exclusion du salon des entreprises israéliennes au nom du risque de perpétuation de “crimes internationaux”.L’Ukraine, dont l’attaque de drones contre des bombardiers stratégiques russes est décortiquée par les militaires et avionneurs, sera également présente avec cinq entreprises, dont la start-up Ailand Systems, spécialisée dans les drones détecteurs de mines, ainsi que l’avionneur Antonov et le motoriste Motor Sitch.

Le salon du Bourget décolle dans l’ombre du drame d’Air India

Le salon du Bourget près de Paris, le plus ancien et plus grand rendez-vous aérospatial au monde, décolle lundi avec un fort accent sur l’espace et la défense, mais assombri pour sa 55e édition par la catastrophe du Boeing d’Air India.Très attendu pour parler de la reprise de Boeing, le patron du géant américain Kelly Ortberg a annulé vendredi sa venue au salon, au lendemain du crash meurtrier en Inde d’un appareil de l’avionneur.Ce drame, qui a fait 279 morts, a entraîné l’annulation en cascade de plusieurs évènements du rendez-vous du secteur aéronautique, dont la conférence de presse traditionnelle de Boeing avant l’ouverture officielle du salon, comme celle du motoriste CFM, coentreprise du français Safran et de l’américain GE, qui équipe la plupart des avions les mieux vendus de Boeing et d’Airbus. “On a tous le moral à zéro” après cette catastrophe, a confié à l’AFP un acteur clé du secteur.- Boeing en vol -Boeing et son rival européen Airbus s’y affrontent traditionnellement à coups d’annonces de commandes d’avions, mais la catastrophe d’Air India risque de jeter une ombre sur le programme de l’entreprise américaine.Vendredi, le président exécutif d’Airbus Guillaume Faury a exprimé au nom de son entreprise ses “condoléances aux victimes et aux familles des victimes du vol d’Air India”.”On travaille tous très fort dans cette industrie pour que cela n’arrive pas. Et quand cela arrive, c’est une tragédie”, a déclaré le patron d’Airbus. “Quelques jours avant l’ouverture du Bourget, cet accident a un impact particulier en France”, a souligné le ministère français des transports Philippe Tabarot. Rencontré dimanche au Bourget, au milieu des derniers préparatifs, le commissaire général du salon Emmanuel Viellard a cherché à relativiser l’absence de Kelly Ortberg. “Une personne qui nous manque, ce n’est pas un salon qui s’arrête, le patron du Boeing a d’autres préoccupations en ce moment, mais Boeing sera en représentation avec des avions en vol”, a-t-il déclaré à l’AFP.  Dans un contexte international tendu et avec l’intention de l’Europe de renforcer sa souveraineté stratégique, le salon est particulièrement attendu sur le thème de la défense. “Heureusement que cette prise de conscience a eu lieu ! Mais, entre la volonté politique et la réalité, il y a un écart”, a déclaré Éric Trappier, le PDG du groupe Dassault, qui fabrique les avions de chasse Rafale, dans une interview dimanche au Figaro.  “Mettre plus d’argent n’est pas tout : il faut décider comment le dépenser, quels seront les prescripteurs, quel est l’effet militaire recherché et comment cet effort se conjugue avec la réalité de l’Otan”, a-t-il poursuivi, critiquant une nouvelle fois le Danemark, qui achète des avions de combat américains F-35 malgré la menace d’une annexion du Groenland par Donald Trump.- Ukraine et Israël présents -C’est le Premier ministre français François Bayrou qui inaugurera le salon lundi matin, lors d’une cérémonie incluant un hommage aux femmes dans l’aérospatial. La féminisation sera le fil rouge de cette édition du salon, organisé depuis 1909 tous les deux ans. Vendredi, premier jour d’ouverture au grand public, sera entièrement consacré aux femmes, avec la participation de professionnelles de 20 métiers de l’aérien et du spatial.Le même jour, le président Emmanuel Macron est attendu avec un discours sur la nouvelle stratégie spatiale française. “D’un point de vue industriel, le fait qu’il y ait une identification d’une stratégie nationale spatiale, c’est bienvenu”, a déclaré Baptiste Voillequin, responsable chargé de l’espace du Gifas (groupement des industries aérospatiales françaises) qui organise le salon, en recevant les médias dans le pavillon de 2.500 m2 dédié à l’espace, une première au Bourget. Même fortement réduite, la présence d’Israël, l’un des leaders des capacités militaires de pointe dans l’aérospatial, est une source de tensions. Le tribunal judiciaire de Bobigny a rejeté mardi la requête d’associations qui demandaient l’exclusion du salon des entreprises israéliennes au nom du risque de perpétuation de “crimes internationaux”.L’Ukraine, dont l’attaque de drones contre des bombardiers stratégiques russes est décortiquée par les militaires et avionneurs, sera également présente avec cinq entreprises, dont la start-up Ailand Systems, spécialisée dans les drones détecteurs de mines, ainsi que l’avionneur Antonov et le motoriste Motor Sitch.

US manhunt intensifies after Minnesota lawmaker shootings

Police and FBI agents waged a huge manhunt Sunday for a gunman who killed a Democratic state lawmaker and her husband in Minnesota, in what officials called a politically motivated attack.Following the discovery of a vehicle, the search was being centered on Sibley County, a rural area about an hour southwest of the Minneapolis suburb where the killings took place early Saturday.”Over 100 law enforcement officers and numerous SWAT teams… are in that area searching for him,” Drew Evans, head of the Minnesota Bureau of Criminal Apprehension, told a press conference Sunday evening.A second lawmaker and his spouse were also attacked in a nearby community, surviving but with serious injuries, authorities said.He said it was not clear if the suspect, 57-year-old Vance Boelter, was on foot. When asked if Boelter was possibly receiving assistance, the official said “all options are on the table.”Boelter, disguised as a police officer, is alleged to have shot and killed Democratic state representative Melissa Hortman and her husband Mark at their home early Saturday.Before those murders, he also allegedly shot and wounded Democratic State Senator John Hoffman and his wife Yvette.Yvette said Sunday her husband was “enduring many surgeries” but “is closer every hour to being out the woods,” according to a text message from her shared on X by US Senator Amy Klobuchar.The lawmaker was shot nine times and Yvette eight times, she said in the message.- ‘Politically motivated’ -Boelter fled on foot after exchanging gunfire with officers arriving at the Hortmans’ home, where he left a vehicle.A notebook with names of other lawmakers and potential targets was found inside the car, which Evans said Sunday was not a “traditional manifesto.””I am concerned about all our political leaders, political organizations,” Klobuchar said Sunday.”It was politically motivated, and there clearly was some throughline with abortion because of the groups that were on the list, and other things that I’ve heard were in this manifesto. So that was one of his motivations.”As speaker of the Minnesota House of Representatives from 2019 to January 2025, Hortman was committed to legislation that protected reproductive rights in the state, local media reported.- ‘Bring the tone down’ -The United States is bitterly divided politically as President Donald Trump embarks on his second term, implementing hardline policies and routinely insulting his opponents. Political violence has become more common.Trump himself survived an assassination attempt last year, with a second attempt foiled by law enforcement. Pennsylvania Governor Josh Shapiro’s home was set on fire this year. An assailant with a hammer attacked the husband of then-US House speaker Nancy Pelosi in 2022. “We need to bring the tone down,” Klobuchar said on CNN.US Senator Rand Paul of Kentucky, himself attacked by a neighbor in 2017, told NBC “nothing brings us together more than, you know, mourning for somebody else who’s in political life, Republican or Democrats.”On Saturday the FBI released a photo that appears to show Boelter wearing a mask as he stands outside the home of one of the lawmakers.It is offering a $50,000 reward for information leading to his arrest and conviction.The shootings came on the day a dramatic split screen showed a country divided: hundreds of thousands of protesters across the United States took to the streets to rally against Trump as the president presided over a military parade in Washington — a rare spectacle criticized as seeking to glorify him.Trump has condemned the attacks in Minnesota on the lawmakers and their spouses.In a conversation Sunday with ABC News, Trump was asked if he planned to call Minnesota Governor Tim Walz, who was Kamala Harris’s running mate in the election Trump won last year.”Well, it’s a terrible thing. I think he’s a terrible governor. I think he’s a grossly incompetent person,” the president said. “But I may, I may call him, I may call other people too.”

Israel pounds Iran, Tehran hits back with missiles

Israel unleashed a new wave of attacks against Iran on Monday, targeting missile sites after Tehran carried out deadly overnight strikes and both sides threatened more devastation.After decades of enmity and a prolonged shadow war fought through proxies and covert operations, Israel’s surprise assault on Iran last week has touched off the most intense fighting yet and triggered fears of a lengthy conflict that could engulf the Middle East.Israel says its attacks have hit military and nuclear facilities, and killed many top commanders and atomic scientists — but a senior US official said Sunday that US President Donald Trump told Israel to back down from a plan to kill supreme leader Ayatollah Ali Khamenei.Residential areas in both countries have suffered deadly strikes since the hostilities broke out, with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu slamming Iran on Sunday for allegedly targeting civilians.”Iran will pay a very heavy price for the premeditated murder of civilians, women and children,” he said, during a visit to the site of a missile strike on a residential building in the coastal city of Bat Yam, near Tel Aviv.His remarks came hours after Iranian missile fire killed at least 10 people, according to authorities, pushing the death toll in Israel up to 13 since Iran began its retaliatory strikes Friday.Iranian state television reported at least five people were killed Sunday by an Israeli strike that hit a residential building in downtown Iran.Colonel Reza Sayyad, a spokesman for Iran’s armed forces, threatened a “devastating response” to Israel’s attacks.”Leave the occupied territories (Israel) because they will certainly no longer be habitable in the future,” he warned in a televised address, adding shelters will “not guarantee security”.Iran’s health ministry reported at least 224 people killed and more than 1,200 wounded in Israeli attacks since Friday.Israel has claimed strikes as far away as Mashhad in Iran’s far east, 2,300 kilometres (1,430 miles) from Israel, while a likely Iranian drone killed a woman in Syria, a Britain-based war monitor said, in what would be the first death on Syrian soil since the current hostilities between Iran and Israel began. The drone struck the woman’s home in western Tartus province, according to the Syrian Observatory for Human Rights.The Israeli military said early Monday that it was striking surface-to-surface missile sites in central Iran, adding it was “operating against this threat in our skies and in Iranian skies”.- ‘I will not leave’ -A heavy cloud of smoke hung above Tehran after Israeli aircraft struck two fuel depots. Local media also reported an Israeli strike on the police headquarters in the city centre.”We haven’t been able to sleep since Friday because of the terrible noise,” said a Tehran resident who gave her name as Farzaneh. “Today, they hit a house in our alley, and we were very scared. So we decided to leave Tehran and head to the north of the country.”Some, however, were determined to stay. “It is natural that war has its own stress, but I will not leave my city,” Shokouh Razzazi, 31, told AFP.AFP images from the Israeli city of Haifa, meanwhile, also showed a column of smoke rising on Sunday evening following an Iranian missile barrage.The military said rescue teams “have been dispatched to several hit sites in Israel”, while the fire services reported rescuers heading to a building on the coast that sustained a “direct hit”.Earlier in the day, in Bat Yam, first responders wearing helmets and headlamps picked through a bombed-out building.”There was an explosion and I thought the whole house had collapsed,” said Bat Yam resident Shahar Ben Zion.”It was a miracle we survived.”- ‘Make a deal’ -Trump said Washington “had nothing to do” with Israel’s bombing campaign but threatened to unleash “the full strength and might” of the US military if Iran attacked American interests.On Sunday, he urged the two foes to “make a deal”, adding, however, that “sometimes they have to fight it out” first.A senior US official told AFP that Trump had urged Israel to drop a plan to assassinate Khamenei.”We found out that the Israelis had plans to hit Iran’s supreme leader. President Trump was against it and we told the Israelis not to,” said the US official, speaking on condition of anonymity.Asked in an interview with Fox News whether regime change in Iran was one of the objectives of Israel’s strikes, Netanyahu said that “it certainly could be the result, because the Iran regime is very weak”. Iran’s top diplomat Abbas Araghchi maintained Tehran had “solid proof” that US forces had supported Israel in its attacks.He also told a meeting of foreign diplomats that Iran’s actions were a “response to aggression”.”If the aggression stops, naturally our responses will also stop,” he added. Iran scrapped planned nuclear talks with the United States, saying it was “meaningless” to negotiate while under fire.Iranian media reported Sunday that police had arrested two suspects over alleged links to Israel’s Mossad spy agency.Israel, in turn, said it had taken two individuals into custody over alleged links to Iranian intelligence.burs/ds/tym/lb