Un trafic d’espèces protégées d’oiseaux au cœur d’un procès inédit

Un trafic présumé d’espèces protégées d’oiseaux, impliquant une douzaine de prévenus parmi lesquels des ornithologues, un parc animalier ou encore un revendeur en Belgique, sera jeudi dans le Lot au cœur d’un procès inédit en France, selon les parties civiles. Plusieurs milliers d’oiseaux, comme des rossignols du Japon, des linottes mélodieuses, des chardonnerets élégants ou des bruants zizi, recherchés pour leur plumage, leur beauté ou leur chant, ont fait ainsi pendant plusieurs années l’objet de captures, de détention et de vente illégales, des faits commis en bande organisée, selon les éléments d’accusation dont l’AFP a pu prendre connaissance.Selon la Ligue de protection des Oiseaux (LPO) et l’association France Nature Environnement (FNE), parties civiles, les protagonistes du dossier étaient mus par différentes motivations: l’appât du gain – certains spécimens se négociant jusqu’à 600 euros pièce – mais aussi par la passion ou la simple quête de l’oiseau rare.A propos du procès devant le tribunal correctionnel de Cahors, FNE parle d’une “audience historique” portant sur “le plus gros démantèlement de trafic d’oiseaux en France” tandis que l’avocate de la LPO, Me Sandrine Gélis, évoque “le premier dossier de trafic d’oiseaux” faisant l’objet d’un procès en France.Sont notamment poursuivis le propriétaire d’une oisellerie en Belgique et celui qui était, selon l’accusation, son intermédiaire principal, un Français résidant dans le Lot, chez qui il se rendait très régulièrement pour récupérer des oiseaux, capturés ou détenus par certains des autres prévenus, et dans tous les cas “extraits illégalement de leur milieu naturel”, selon un communiqué de la procureure de la République de Cahors, Clara Ribeiro.Un parc zoologique, le parc animalier des Pyrénées et l’un de ses anciens directeurs sont également visés dans la procédure.- “Multitude de protagonistes” -“La période de prévention s’échelonne de septembre 2012 à mars 2018, dans les départements du Lot, des Hautes Pyrénées, des Pyrénées Atlantiques, de l’Ariège, du Tarn, du Gers, du Lot-et-Garonne et des Landes”, a expliqué la procureure de Cahors.Ce dossier qui a fait l’objet d’une information judiciaire ouverte le 23 septembre 2016 a été marqué par “la multitude de protagonistes, leur implication différente, une dimension européenne, le nombre et la complexité technique des incriminations”, a souligné Mme Ribeiro.Dix personnes impliquées dans cette affaire ont déjà été jugées dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), a-t-elle indiqué, sans préciser les condamnations prononcées.En février 2017, après environ deux ans d’une enquête débutée au printemps 2015, ce qui était à l’époque l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS, fusionné en 2020 avec l’Agence française pour la biodiversité pour devenir l’OFB, Office français de la biodiversité), avait procédé à une vague d’interpellations dans une trentaine de lieux, donnant lieu à la saisie d’environ 430 oiseaux détenus dans des volières, de plus de 140 pièges ainsi que de l’argent liquide.D’autres associations comme l’Association pour la protection des animaux sauvages ou l’Association française des parcs zoologiques, ou encore le Museum national d’histoire naturelle, se sont également portés parties civiles dans cette affaire. 

Un trafic d’espèces protégées d’oiseaux au cœur d’un procès inédit

Un trafic présumé d’espèces protégées d’oiseaux, impliquant une douzaine de prévenus parmi lesquels des ornithologues, un parc animalier ou encore un revendeur en Belgique, sera jeudi dans le Lot au cœur d’un procès inédit en France, selon les parties civiles. Plusieurs milliers d’oiseaux, comme des rossignols du Japon, des linottes mélodieuses, des chardonnerets élégants ou des bruants zizi, recherchés pour leur plumage, leur beauté ou leur chant, ont fait ainsi pendant plusieurs années l’objet de captures, de détention et de vente illégales, des faits commis en bande organisée, selon les éléments d’accusation dont l’AFP a pu prendre connaissance.Selon la Ligue de protection des Oiseaux (LPO) et l’association France Nature Environnement (FNE), parties civiles, les protagonistes du dossier étaient mus par différentes motivations: l’appât du gain – certains spécimens se négociant jusqu’à 600 euros pièce – mais aussi par la passion ou la simple quête de l’oiseau rare.A propos du procès devant le tribunal correctionnel de Cahors, FNE parle d’une “audience historique” portant sur “le plus gros démantèlement de trafic d’oiseaux en France” tandis que l’avocate de la LPO, Me Sandrine Gélis, évoque “le premier dossier de trafic d’oiseaux” faisant l’objet d’un procès en France.Sont notamment poursuivis le propriétaire d’une oisellerie en Belgique et celui qui était, selon l’accusation, son intermédiaire principal, un Français résidant dans le Lot, chez qui il se rendait très régulièrement pour récupérer des oiseaux, capturés ou détenus par certains des autres prévenus, et dans tous les cas “extraits illégalement de leur milieu naturel”, selon un communiqué de la procureure de la République de Cahors, Clara Ribeiro.Un parc zoologique, le parc animalier des Pyrénées et l’un de ses anciens directeurs sont également visés dans la procédure.- “Multitude de protagonistes” -“La période de prévention s’échelonne de septembre 2012 à mars 2018, dans les départements du Lot, des Hautes Pyrénées, des Pyrénées Atlantiques, de l’Ariège, du Tarn, du Gers, du Lot-et-Garonne et des Landes”, a expliqué la procureure de Cahors.Ce dossier qui a fait l’objet d’une information judiciaire ouverte le 23 septembre 2016 a été marqué par “la multitude de protagonistes, leur implication différente, une dimension européenne, le nombre et la complexité technique des incriminations”, a souligné Mme Ribeiro.Dix personnes impliquées dans cette affaire ont déjà été jugées dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), a-t-elle indiqué, sans préciser les condamnations prononcées.En février 2017, après environ deux ans d’une enquête débutée au printemps 2015, ce qui était à l’époque l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS, fusionné en 2020 avec l’Agence française pour la biodiversité pour devenir l’OFB, Office français de la biodiversité), avait procédé à une vague d’interpellations dans une trentaine de lieux, donnant lieu à la saisie d’environ 430 oiseaux détenus dans des volières, de plus de 140 pièges ainsi que de l’argent liquide.D’autres associations comme l’Association pour la protection des animaux sauvages ou l’Association française des parcs zoologiques, ou encore le Museum national d’histoire naturelle, se sont également portés parties civiles dans cette affaire. 

Vendanges en Champagne: un procès pour traite d’êtres humains s’ouvre à Châlons-en-Champagne

Trois personnes comparaissent jeudi devant le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne pour traite d’êtres humains, soupçonnées d’avoir exploité et hébergé dans des conditions indignes 57 travailleurs, pour la plupart en situation irrégulière, lors des vendanges 2023 dans le prestigieux vignoble champenois.Le procès, prévu sur une journée, s’ouvrira à 9H00. Avant l’audience, un rassemblement est prévu devant le tribunal, à l’appel de la CGT Champagne.Parmi les prévenus figure la dirigeante d’Anavim, une société de prestations viticoles. Cette femme de 44 ans originaire du Kirghizistan est également poursuivie pour travail dissimulé, emploi d’étrangers sans autorisation de travail salarié, soumission de personnes vulnérables à des conditions d’hébergement indignes et avec une rétribution inexistante ou insuffisante.Deux hommes âgés de 33 ans, soupçonnés d’avoir participé au recrutement des vendangeurs en Ile-de-France, seront jugés à ses côtés. La société Anavim et une coopérative vinicole de la Marne sont également poursuivies comme personnes morales.En septembre 2023, à la suite d’un signalement de riverains, l’inspection du travail procède à un contrôle et constate des conditions de vie portant “gravement atteinte à la sécurité, à la santé et à la dignité des occupants”, selon la procureure Annick Browne.- “Indignes” -Dans la foulée, la préfecture ordonne la fermeture de cet hébergement collectif mis à disposition par Anavim à Nesle-le-Repons, au sud-ouest de Reims, en raison de conditions de vie jugées “insalubres” et “indignes”.S’appuyant sur le rapport de l’inspection du travail, la préfecture relevait des “literies de fortune”, “l’état de vétusté”, le “délabrement”, l'”absence de nettoyage”, “l’état répugnant des toilettes, sanitaires et lieux communs”, et notait l’existence “d’un risque électrique”.Les vendangeurs étaient logés dans une maison en travaux et un hangar, dormant sur des matelas gonflables à même le sol, avec des douches de fortune, des toilettes inutilisables et de nombreuses anomalies électriques, détaille aussi le parquet.Les travailleurs étaient transportés de leur hébergement à leur lieu de travail, “entassés à l’arrière de camionnettes” sans sièges ni ouvertures, et travaillaient “minimum dix heures par jour avec une unique pause déjeuner de 30 minutes”, sans équipement de protection individuel et souvent avec des salaires “sans rapport” avec le travail accompli, relève le parquet.Après plusieurs mois d’enquête, 57 victimes ont été identifiées et l’immeuble ayant hébergé les travailleurs a été saisi.Les prévenus “ont un mépris total pour le respect de la dignité humaine”, dénonce Me Maxime Cessieux, avocat des victimes, dont la majorité sont des étrangers en situation irrégulière originaires du Mali, de Mauritanie, de Côte d’Ivoire ou encore du Sénégal.- Image du Champagne en jeu -Il estime que “l’exploitant viticole ne peut pas faire semblant qu’il ne savait pas” et appelle les maisons de champagne à être “intransigeantes” sur les conditions dans lesquelles sont ramassés leurs raisins.Les donneurs d’ordre et les prestataires “doivent être condamnés conjointement”, réclame pour sa part José Blanco, de la CGT Champagne, partie civile.Le syndicaliste demande également que “les conditions d’hébergement et de rémunération des travailleurs saisonniers soient inscrites dans le cahier des charges de l’AOC Champagne”. “Si un vigneron emploie un prestataire impliqué dans un cas de traite d’êtres humains, alors sa récolte doit être déclassée”, estime M. Blanco.Le procès, initialement prévu en mars, avait été renvoyé à la demande de la défense.Pour la première fois dans un procès sur le sujet des vendangeurs, le Comité Champagne, qui représente 16.200 vignerons, 130 coopératives et 370 maisons de Champagne, est lui aussi partie civile.Le Comité Champagne souhaite ainsi “exprimer sa ferme opposition à ces pratiques inacceptables”, selon une déclaration de son directeur général, Charles Goemaere, transmise à l’AFP en mars.Les vendanges de 2023 dans la région avaient été émaillées d’incidents. Quatre personnes travaillant à la récolte du raisin sont notamment décédées lors d’un mois de septembre particulièrement chaud cette année-là.Dans un communiqué cosigné avec la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et le Comité contre l’esclavage moderne (CCEM), également parties civiles, la CGT a dénoncé “les pratiques inacceptables” d'”un patronat agricole “qui n’hésite pas à surexploiter les travailleurs pour accroître ses profits”.

Vendanges en Champagne: un procès pour traite d’êtres humains s’ouvre à Châlons-en-Champagne

Trois personnes comparaissent jeudi devant le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne pour traite d’êtres humains, soupçonnées d’avoir exploité et hébergé dans des conditions indignes 57 travailleurs, pour la plupart en situation irrégulière, lors des vendanges 2023 dans le prestigieux vignoble champenois.Le procès, prévu sur une journée, s’ouvrira à 9H00. Avant l’audience, un rassemblement est prévu devant le tribunal, à l’appel de la CGT Champagne.Parmi les prévenus figure la dirigeante d’Anavim, une société de prestations viticoles. Cette femme de 44 ans originaire du Kirghizistan est également poursuivie pour travail dissimulé, emploi d’étrangers sans autorisation de travail salarié, soumission de personnes vulnérables à des conditions d’hébergement indignes et avec une rétribution inexistante ou insuffisante.Deux hommes âgés de 33 ans, soupçonnés d’avoir participé au recrutement des vendangeurs en Ile-de-France, seront jugés à ses côtés. La société Anavim et une coopérative vinicole de la Marne sont également poursuivies comme personnes morales.En septembre 2023, à la suite d’un signalement de riverains, l’inspection du travail procède à un contrôle et constate des conditions de vie portant “gravement atteinte à la sécurité, à la santé et à la dignité des occupants”, selon la procureure Annick Browne.- “Indignes” -Dans la foulée, la préfecture ordonne la fermeture de cet hébergement collectif mis à disposition par Anavim à Nesle-le-Repons, au sud-ouest de Reims, en raison de conditions de vie jugées “insalubres” et “indignes”.S’appuyant sur le rapport de l’inspection du travail, la préfecture relevait des “literies de fortune”, “l’état de vétusté”, le “délabrement”, l'”absence de nettoyage”, “l’état répugnant des toilettes, sanitaires et lieux communs”, et notait l’existence “d’un risque électrique”.Les vendangeurs étaient logés dans une maison en travaux et un hangar, dormant sur des matelas gonflables à même le sol, avec des douches de fortune, des toilettes inutilisables et de nombreuses anomalies électriques, détaille aussi le parquet.Les travailleurs étaient transportés de leur hébergement à leur lieu de travail, “entassés à l’arrière de camionnettes” sans sièges ni ouvertures, et travaillaient “minimum dix heures par jour avec une unique pause déjeuner de 30 minutes”, sans équipement de protection individuel et souvent avec des salaires “sans rapport” avec le travail accompli, relève le parquet.Après plusieurs mois d’enquête, 57 victimes ont été identifiées et l’immeuble ayant hébergé les travailleurs a été saisi.Les prévenus “ont un mépris total pour le respect de la dignité humaine”, dénonce Me Maxime Cessieux, avocat des victimes, dont la majorité sont des étrangers en situation irrégulière originaires du Mali, de Mauritanie, de Côte d’Ivoire ou encore du Sénégal.- Image du Champagne en jeu -Il estime que “l’exploitant viticole ne peut pas faire semblant qu’il ne savait pas” et appelle les maisons de champagne à être “intransigeantes” sur les conditions dans lesquelles sont ramassés leurs raisins.Les donneurs d’ordre et les prestataires “doivent être condamnés conjointement”, réclame pour sa part José Blanco, de la CGT Champagne, partie civile.Le syndicaliste demande également que “les conditions d’hébergement et de rémunération des travailleurs saisonniers soient inscrites dans le cahier des charges de l’AOC Champagne”. “Si un vigneron emploie un prestataire impliqué dans un cas de traite d’êtres humains, alors sa récolte doit être déclassée”, estime M. Blanco.Le procès, initialement prévu en mars, avait été renvoyé à la demande de la défense.Pour la première fois dans un procès sur le sujet des vendangeurs, le Comité Champagne, qui représente 16.200 vignerons, 130 coopératives et 370 maisons de Champagne, est lui aussi partie civile.Le Comité Champagne souhaite ainsi “exprimer sa ferme opposition à ces pratiques inacceptables”, selon une déclaration de son directeur général, Charles Goemaere, transmise à l’AFP en mars.Les vendanges de 2023 dans la région avaient été émaillées d’incidents. Quatre personnes travaillant à la récolte du raisin sont notamment décédées lors d’un mois de septembre particulièrement chaud cette année-là.Dans un communiqué cosigné avec la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et le Comité contre l’esclavage moderne (CCEM), également parties civiles, la CGT a dénoncé “les pratiques inacceptables” d'”un patronat agricole “qui n’hésite pas à surexploiter les travailleurs pour accroître ses profits”.

Vendanges en Champagne: un procès pour traite d’êtres humains s’ouvre à Châlons-en-Champagne

Trois personnes comparaissent jeudi devant le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne pour traite d’êtres humains, soupçonnées d’avoir exploité et hébergé dans des conditions indignes 57 travailleurs, pour la plupart en situation irrégulière, lors des vendanges 2023 dans le prestigieux vignoble champenois.Le procès, prévu sur une journée, s’ouvrira à 9H00. Avant l’audience, un rassemblement est prévu devant le tribunal, à l’appel de la CGT Champagne.Parmi les prévenus figure la dirigeante d’Anavim, une société de prestations viticoles. Cette femme de 44 ans originaire du Kirghizistan est également poursuivie pour travail dissimulé, emploi d’étrangers sans autorisation de travail salarié, soumission de personnes vulnérables à des conditions d’hébergement indignes et avec une rétribution inexistante ou insuffisante.Deux hommes âgés de 33 ans, soupçonnés d’avoir participé au recrutement des vendangeurs en Ile-de-France, seront jugés à ses côtés. La société Anavim et une coopérative vinicole de la Marne sont également poursuivies comme personnes morales.En septembre 2023, à la suite d’un signalement de riverains, l’inspection du travail procède à un contrôle et constate des conditions de vie portant “gravement atteinte à la sécurité, à la santé et à la dignité des occupants”, selon la procureure Annick Browne.- “Indignes” -Dans la foulée, la préfecture ordonne la fermeture de cet hébergement collectif mis à disposition par Anavim à Nesle-le-Repons, au sud-ouest de Reims, en raison de conditions de vie jugées “insalubres” et “indignes”.S’appuyant sur le rapport de l’inspection du travail, la préfecture relevait des “literies de fortune”, “l’état de vétusté”, le “délabrement”, l'”absence de nettoyage”, “l’état répugnant des toilettes, sanitaires et lieux communs”, et notait l’existence “d’un risque électrique”.Les vendangeurs étaient logés dans une maison en travaux et un hangar, dormant sur des matelas gonflables à même le sol, avec des douches de fortune, des toilettes inutilisables et de nombreuses anomalies électriques, détaille aussi le parquet.Les travailleurs étaient transportés de leur hébergement à leur lieu de travail, “entassés à l’arrière de camionnettes” sans sièges ni ouvertures, et travaillaient “minimum dix heures par jour avec une unique pause déjeuner de 30 minutes”, sans équipement de protection individuel et souvent avec des salaires “sans rapport” avec le travail accompli, relève le parquet.Après plusieurs mois d’enquête, 57 victimes ont été identifiées et l’immeuble ayant hébergé les travailleurs a été saisi.Les prévenus “ont un mépris total pour le respect de la dignité humaine”, dénonce Me Maxime Cessieux, avocat des victimes, dont la majorité sont des étrangers en situation irrégulière originaires du Mali, de Mauritanie, de Côte d’Ivoire ou encore du Sénégal.- Image du Champagne en jeu -Il estime que “l’exploitant viticole ne peut pas faire semblant qu’il ne savait pas” et appelle les maisons de champagne à être “intransigeantes” sur les conditions dans lesquelles sont ramassés leurs raisins.Les donneurs d’ordre et les prestataires “doivent être condamnés conjointement”, réclame pour sa part José Blanco, de la CGT Champagne, partie civile.Le syndicaliste demande également que “les conditions d’hébergement et de rémunération des travailleurs saisonniers soient inscrites dans le cahier des charges de l’AOC Champagne”. “Si un vigneron emploie un prestataire impliqué dans un cas de traite d’êtres humains, alors sa récolte doit être déclassée”, estime M. Blanco.Le procès, initialement prévu en mars, avait été renvoyé à la demande de la défense.Pour la première fois dans un procès sur le sujet des vendangeurs, le Comité Champagne, qui représente 16.200 vignerons, 130 coopératives et 370 maisons de Champagne, est lui aussi partie civile.Le Comité Champagne souhaite ainsi “exprimer sa ferme opposition à ces pratiques inacceptables”, selon une déclaration de son directeur général, Charles Goemaere, transmise à l’AFP en mars.Les vendanges de 2023 dans la région avaient été émaillées d’incidents. Quatre personnes travaillant à la récolte du raisin sont notamment décédées lors d’un mois de septembre particulièrement chaud cette année-là.Dans un communiqué cosigné avec la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et le Comité contre l’esclavage moderne (CCEM), également parties civiles, la CGT a dénoncé “les pratiques inacceptables” d'”un patronat agricole “qui n’hésite pas à surexploiter les travailleurs pour accroître ses profits”.

Justice at stake as generative AI enters the courtroom

Generative artificial intelligence (GenAI) is making its way into courts despite early stumbles, raising questions about how it will influence the legal system and justice itself.Judges use the technology for research, lawyers utilize it for appeals and parties involved in cases have relied on GenAI to help express themselves in court.”It’s probably used more than people expect,” said Daniel Linna, a professor at the Northwestern Pritzker School of Law, about GenAI in the US legal system.”Judges don’t necessarily raise their hand and talk about this to a whole room of judges, but I have people who come to me afterward and say they are experimenting with it.”In one prominent instance, GenAI enabled murder victim Chris Pelkey to address an Arizona courtroom — in the form of a video avatar — at the sentencing of the man convicted of shooting him dead in 2021 during a clash between motorists.”I believe in forgiveness,” said a digital proxy of Pelkey created by his sister, Stacey Wales.The judge voiced appreciation for the avatar, saying it seemed authentic.”I knew it would be powerful,” Wales told AFP, “that that it would humanize Chris in the eyes of the judge.”The AI testimony, a first of its kind, ended the sentencing hearing at which Wales and other members of the slain man’s family spoke about the impact of the loss.Since the hearing, examples of GenAI being used in US legal cases have multiplied.”It is a helpful tool and it is time-saving, as long as the accuracy is confirmed,” said attorney Stephen Schwartz, who practices in the northeastern state of Maine.”Overall, it’s a positive development in jurisprudence.”Schwartz described using ChatGPT as well as GenAI legal assistants, such as LexisNexis Protege and CoCounsel from Thomson Reuters, for researching case law and other tasks.”You can’t completely rely on it,” Schwartz cautioned, recommending that cases proffered by GenAI be read to ensure accuracy.”We are all aware of a horror story where AI comes up with mixed-up case things.”The technology has been the culprit behind false legal citations, far-fetched case precedents, and flat-out fabrications.In early May, a federal judge in Los Angeles imposed $31,100 in fines and damages on two law firms for an error-riddled petition drafted with the help of GenAI, blasting it as a “collective debacle.”The tech is also being relied on by some who skip lawyers and represent themselves in court, often causing legal errors.And as GenAI makes it easier and cheaper to draft legal complaints, courts already overburdened by caseloads could see them climb higher, said Shay Cleary of the National Center for State Courts.”Courts need to be prepared to handle that,” Cleary said.- Transformation -Law professor Linna sees the potential for GenAI to be part of the solution though, giving more people the ability to seek justice in courts made more efficient.”We have a huge number of people who don’t have access to legal services,” Linna said.”These tools can be transformative; of course we need to be thoughtful about how we integrate them.”Federal judges in the US capitol have written decisions noting their use of ChatGPT in laying out their opinions.”Judges need to be technologically up-to-date and trained in AI,” Linna said.GenAI assistants already have the potential to influence the outcome of cases the same way a human law clerk might, reasoned the professor.Facts or case law pointed out by GenAI might sway a judge’s decision, and could be different than what a legal clerk would have come up with.But if GenAI lives up to its potential and excels at finding the best information for judges to consider, that could make for well-grounded rulings less likely to be overturned on appeal, according to Linna.

US approves Gilead’s twice-yearly injection to prevent HIV

The US Food and Drug Administration on Wednesday approved Gilead Sciences’ twice-yearly injection to prevent HIV — a move the company hailed as a major breakthrough in the fight against the sexually transmitted virus.Drugs to prevent HIV transmission, known as pre-exposure prophylaxis or PrEP, have existed for more than a decade. But because they typically require taking a daily pill, they have yet to make a significant dent in global infections.”This is a historic day in the decades-long fight against HIV,” Gilead chairman and chief executive Daniel O’Day said in a statement.Lenacapavir, marketed under the brand name Yeztugo, has been shown to reduce the risk of HIV transmission by more than 99.9 percent in adults and adolescents — making it functionally akin to a powerful vaccine.The company conducted two large clinical trials. The first, involving more than 2,000 women in sub-Saharan Africa, resulted in a 100 percent reduction in infections and demonstrated superiority over the daily oral pill Truvada.In the second trial, involving over 2,000 men and gender-diverse individuals, only two infections were recorded — a 99.9 percent prevention rate, again surpassing Truvada.Reported side effects included injection site reactions, headache, and nausea.Results from both trials were published in The New England Journal of Medicine, and the journal Science named lenacapavir its 2024 “Breakthrough of the Year.”– Price concerns dampen hope –Despite the impressive results, optimism may be tempered by the drug’s cost — a list price of $28,218 per year in the United States, Gilead spokeswoman Blair Baumwell told AFP in an email Wednesday. An earlier long-acting HIV prevention shot — cabotegravir, which is injected every two months and was approved by the FDA in 2021 — costs tens of thousands of dollars per year and has yet to make a major global impact.Lenacapavir’s current list price for its previously approved use as a treatment for HIV is $39,000 annually.Baumwell said the $28,000-plus per year cost for Lenacapavir as a preventive drug is “in line with” those of existing PrEP products and that the company inspects insurers to cover it.”We are working to make Yeztugo accessible for anyone who needs or wants it and expect to see broad insurance coverage,” she said in the email.Activists are urging Gilead to drastically cut the price to help end the HIV pandemic.”Even high-income countries will not be able to afford widescale use of lenacapavir at prices above US $20,000 per year,” said Andrew Hill of Liverpool University, who led a team of chemists and scientists that found it could be mass-produced and sold for as little as $25 per person per year.”I congratulate Gilead and US partners for advancing this important innovation,” added Winnie Byanyima, under-secretary-general of the United Nations. “Lenacapavir could be the tool we need to bring new infections under control — but only if it is priced affordably and made available to everyone who could benefit.”In October, Gilead signed agreements with six pharmaceutical companies to produce and distribute generic versions of the drug, pending regulatory approval, in 120 low- and middle-income countries.Because it will take time for those countries to begin production, the company also announced a separate deal in December with the Global Fund — an international partnership established by the United Nations, alongside the US President’s Emergency Plan for AIDS Relief (PEPFAR) and others — to purchase doses for two million people.However, cuts to the PEPFAR program under President Donald Trump’s administration have cast uncertainty over the future of that agreement.

Les Etats-Unis approuvent un traitement préventif très prometteur contre le VIH

Les Etats-Unis ont approuvé un nouveau traitement préventif contre le virus du sida (VIH), a annoncé mercredi le laboratoire pharmaceutique Gilead qui le développe, un feu vert qui pourrait révolutionner la lutte contre cette épidémie, même si la question de son accessibilité reste entière.Nommé Yeztugo, ce traitement qui consiste en deux injections annuelles, constitue une petite révolution dans le domaine des médicaments prévenant la transmission du VIH, connus sous le nom de “prophylaxie pré-exposition”, ou “PrEP”.Pris par des personnes qui ne sont pas infectées mais considérées à risque, ces traitements nécessitent généralement la prise quotidienne d’un comprimé.Le Yeztugo propose lui une prévention plus efficace et moins envahissante, avec seulement deux injections par an et pourrait ainsi permettre de faciliter considérablement la prise en charge de personnes à risque, notamment dans les pays en développement.Et même de mettre fin à l’épidémie de Sida, selon des experts.”C’est un jour historique dans la lutte contre le VIH”, a salué Daniel O’Day, patron de la biotech américaine dans un communiqué annonçant cette autorisation.Selon le laboratoire, le nouveau traitement sera désormais disponible aux Etats-Unis pour les “adultes et les adolescents pesant au moins 35 kg” et “ayant besoin de la PrEP ou souhaitant en bénéficier”.- Question de coût -Le laboratoire Gilead propose déjà depuis 2022 un traitement antirétroviral, le Sunlenca, développé à partir de la même molécule, le lenacapavir. Ce dernier est proposé aux personnes déjà infectées et permet d’empêcher la multiplication du virus dans l’organisme.Ces traitements offrent une efficacité sans précédent et pourraient changer la donne contre le sida, selon les experts.Les deux essais cliniques menés par l’entreprise pour le traitement préventif ont ainsi montré une réduction du risque de transmission du VIH de plus de 99,9 % chez les adultes et les adolescents, en faisant ainsi l’option la plus proche d’un vaccin.Mais les espoirs suscités par ces excellents résultats pourraient toutefois être douchés par les coûts astronomiques des traitements.Interrogée par l’AFP, l’entreprise a reconnu que le prix du Yeztugo aux Etats-Unis s’élèvera à 28.218 dollars par an, “en phase avec les options PrEP existantes”. Néanmoins: “nous travaillons à rendre Yeztugo accessible à tous ceux qui en auraient besoin ou le souhaiteraient, et nous nous attendons à une importante prise en charge par les assurances”, a fait savoir la porte-parole de Gilead mercredi. Le Sunlenca, autre traitement disponible déjà sur le marché, coûte lui plus de 39.000 dollars par an.Et l’Apretude, le premier traitement de PrEP injectable qui a été développé par le laboratoire ViiV Healthcare et approuvé en 2021 aux Etats-Unis, coûte des dizaines de milliers de dollars par an pour des injections tous les deux mois.Or, selon une récente estimation réalisée par plusieurs chercheurs et publiée dans la revue Lancet, le lenacapavir pourrait être produit pour des coûts allant seulement de 25 à 46 dollars.”Si ce médicament qui change la donne reste inabordable, il ne changera rien”, a insisté mercredi la cheffe de l’Onusida, Winnie Byanyima dans un communiqué, demandant “instamment à Gilead de prendre la bonne décision”.”Baissez le prix, augmentez la production et faites en sorte que le monde ait une chance de mettre fin au sida”, a-t-elle exhorté.Le laboratoire Gilead a annoncé l’an passé des accords avec des fabricants pour produire et vendre des génériques à bas coût dans plus de 100 pays en développement et fournir d’autres nombreuses doses.Mais ces initiatives pourraient être mises à mal par les actions du gouvernement de Donald Trump, qui sabré les financements internationaux qui devaient les soutenir.

Les Etats-Unis approuvent un traitement préventif très prometteur contre le VIH

Les Etats-Unis ont approuvé un nouveau traitement préventif contre le virus du sida (VIH), a annoncé mercredi le laboratoire pharmaceutique Gilead qui le développe, un feu vert qui pourrait révolutionner la lutte contre cette épidémie, même si la question de son accessibilité reste entière.Nommé Yeztugo, ce traitement qui consiste en deux injections annuelles, constitue une petite révolution dans le domaine des médicaments prévenant la transmission du VIH, connus sous le nom de “prophylaxie pré-exposition”, ou “PrEP”.Pris par des personnes qui ne sont pas infectées mais considérées à risque, ces traitements nécessitent généralement la prise quotidienne d’un comprimé.Le Yeztugo propose lui une prévention plus efficace et moins envahissante, avec seulement deux injections par an et pourrait ainsi permettre de faciliter considérablement la prise en charge de personnes à risque, notamment dans les pays en développement.Et même de mettre fin à l’épidémie de Sida, selon des experts.”C’est un jour historique dans la lutte contre le VIH”, a salué Daniel O’Day, patron de la biotech américaine dans un communiqué annonçant cette autorisation.Selon le laboratoire, le nouveau traitement sera désormais disponible aux Etats-Unis pour les “adultes et les adolescents pesant au moins 35 kg” et “ayant besoin de la PrEP ou souhaitant en bénéficier”.- Question de coût -Le laboratoire Gilead propose déjà depuis 2022 un traitement antirétroviral, le Sunlenca, développé à partir de la même molécule, le lenacapavir. Ce dernier est proposé aux personnes déjà infectées et permet d’empêcher la multiplication du virus dans l’organisme.Ces traitements offrent une efficacité sans précédent et pourraient changer la donne contre le sida, selon les experts.Les deux essais cliniques menés par l’entreprise pour le traitement préventif ont ainsi montré une réduction du risque de transmission du VIH de plus de 99,9 % chez les adultes et les adolescents, en faisant ainsi l’option la plus proche d’un vaccin.Mais les espoirs suscités par ces excellents résultats pourraient toutefois être douchés par les coûts astronomiques des traitements.Interrogée par l’AFP, l’entreprise a reconnu que le prix du Yeztugo aux Etats-Unis s’élèvera à 28.218 dollars par an, “en phase avec les options PrEP existantes”. Néanmoins: “nous travaillons à rendre Yeztugo accessible à tous ceux qui en auraient besoin ou le souhaiteraient, et nous nous attendons à une importante prise en charge par les assurances”, a fait savoir la porte-parole de Gilead mercredi. Le Sunlenca, autre traitement disponible déjà sur le marché, coûte lui plus de 39.000 dollars par an.Et l’Apretude, le premier traitement de PrEP injectable qui a été développé par le laboratoire ViiV Healthcare et approuvé en 2021 aux Etats-Unis, coûte des dizaines de milliers de dollars par an pour des injections tous les deux mois.Or, selon une récente estimation réalisée par plusieurs chercheurs et publiée dans la revue Lancet, le lenacapavir pourrait être produit pour des coûts allant seulement de 25 à 46 dollars.”Si ce médicament qui change la donne reste inabordable, il ne changera rien”, a insisté mercredi la cheffe de l’Onusida, Winnie Byanyima dans un communiqué, demandant “instamment à Gilead de prendre la bonne décision”.”Baissez le prix, augmentez la production et faites en sorte que le monde ait une chance de mettre fin au sida”, a-t-elle exhorté.Le laboratoire Gilead a annoncé l’an passé des accords avec des fabricants pour produire et vendre des génériques à bas coût dans plus de 100 pays en développement et fournir d’autres nombreuses doses.Mais ces initiatives pourraient être mises à mal par les actions du gouvernement de Donald Trump, qui sabré les financements internationaux qui devaient les soutenir.