Gaza rescuers say 25 killed by Israeli fire

Gaza’s civil defence agency said Israeli fire killed at least 25 people on Thursday, including 15 who had gathered near an aid distribution site.Civil defence official Mohammad al-Mughayyir told AFP that 15 people were killed and 60 wounded, while waiting for aid in central Gaza’s Netzarim corridor, where thousands of people have gathered daily in the hope of receiving rations.The Israeli army told AFP it was “looking into” the reports.Witness Bassam Abu Shaar said thousands of people had gathered overnight in the hope of receiving aid at the US- and Israeli-backed distribution site when it opened in the morning.”Around 1:00 am (2200 GMT Wednesday), they started shooting at us. The gunfire intensified from tanks, aircraft and quadcopter bombs,” he told AFP by phone.He said the size of the crowd had made it impossible for people to escape the Israeli fire near Shuhada Junction, and dead and wounded were left lying on the ground within walking distance of the distribution point run by the Gaza Humanitarian Foundation. “We couldn’t help them or even escape ourselves,” he said.Mughayyir said the casualties had been taken to the Al-Awda and Al-Aqsa hospitals, in north and central Gaza respectively.Dozens of Palestinians have been killed in recent weeks while trying to reach aid distribution points in Gaza, which is suffering from famine-like conditions, according to UN agencies operating in the territory.Israeli restrictions on media in the Gaza Strip and difficulties in accessing some areas mean AFP is unable to independently verify the tolls and details provided by the civil defence agency.In early March, Israel imposed an aid blockade on the territory amid a deadlock in truce negotiations, only partially easing restrictions in late May.After Israel loosened its blockade, the privately run Gaza Humanitarian Foundation began distributing aid, but its operations have been marred by chaotic scenes.UN agencies and major aid groups have refused to cooperate with the foundation over concerns it was designed to cater to Israeli military objectives.Elsewhere in Gaza, another 10 people were killed by Israeli fire on Thursday, the civil defence agency said.Three were killed by Israeli shelling of a residential building in Gaza City, while seven were killed in a strike on Al-Shati refugee camp to its west.

Foot: Gattuso veut redonner “enthousiasme et envie” à l’Italie

Le nouveau sélectionneur de l’Italie Gennaro Gattuso veut redonner “enthousiasme et envie” à la Nazionale, mal partie sur la route du Mondial-2026, a-t-il insisté jeudi à Rome lors de sa première conférence de presse.”Enthousiasme, envie, volonté d’être ensemble et d’être uni pour faire front quand c’est difficile, c’est très clair dans mon esprit ce qu’il faut faire”, a déclaré Gattuso qui a succédé à Luciano Spalletti, licencié après la déroute de l’Italie face à la Norvège (3-0) en ouverture des qualifications pour le Mondial-2026.”Il faut créer une famille (…) Il faut redonner à ce groupe de joueurs cette mentalité qui a longtemps valu à l’Italie d’être admirée dans le monde”, a poursuivi l’ancien international italien (73 sélections, 1 but).Sans surprise, le champion du monde 2006, réputé quand il était joueur pour sa grinta, sa rage de vaincre et son agressivité, a mis l’accent sur l’aspect psychologique de son nouveau rôle.”Il faut parler avec les joueurs et entrer dans leur tête pour arriver à leur transmettre du positif (…) La tactique ou la technique, ce n’est pas le plus important”, a-t-il estimé.”J’entends depuis des années qu’il n’y a pas de talent, qu’on n’a pas les joueurs, mais on a tout ça. Il faut qu’on les mette en situation de donner leur maximum”, a souligné “Rino” qui s’est déjà entretenu avec 35 internationaux.- “Être à fond et bosser avec sérieux” -Après ses deux premiers matches des qualifications pour la Coupe du monde, l’Italie, absente des deux dernières éditions du Mondial, est troisième du groupe I avec trois points, à neuf longueurs de la Norvège (12 pts) qui a disputé deux matches de plus.L’équipe qui terminera en tête de ce groupe sera directement qualifiée pour le Mondial nord-américain, son deuxième devant passer par des barrages, qui furent fatals à l’Italie pour 2018 et 2022.Gattuso, 47 ans, a prévenu les joueurs de la Nazionale qu’avec lui, “à l’entraînement, ils devront aller à 1000 à l’heure”: “Quand l’entraînement commence, il faut être à fond et bosser avec sérieux”.”Je ne suis pas un magicien, je peux juste promettre de faire les choses avec passion et tout faire pour ramener cet enthousiasme, pour ramener l’Italie en Coupe du monde”, a-t-il conclu.Si Gattuso n’était pas le premier choix de la Fédération italienne (FIGC), qui a essuyé les refus de l’expérimenté Claudio Ranieri (73 ans), le président de la FIGC Gabriele Gravina a présenté sa nomination comme “un choix du coeur et de conviction”: “C’est un entraîneur quoi sait ce que cela veut dire porter le maillot de la Nazionale”.Joueur, Gattuso a tout gagné, notamment deux Ligues des champions avec l’AC Milan. Son palmarès d’entraîneur se limite pour l’instant à un seul trophée, une Coupe d’Italie avec Naples en 2020. Il a enchaîné les expériences décevantes, souvent écourtées comme avec l’AC Milan (2017-19), Valence (2019-21) ou Marseille (2023-24).jr/chc

Trafic d’espèces protégées d’oiseaux, le procès renvoyé au 15 janvier

Le tribunal correctionnel de Cahors a renvoyé jeudi au 15 janvier 2026 le procès d’un trafic présumé d’espèces protégées d’oiseaux impliquant une douzaine de prévenus, en raison de l’état de santé d’un des principaux protagonistes qui nécessite une expertise médicale.Cet homme âgé de 92 ans, présenté par l’accusation comme un acteur-clé de ce dossier portant notamment sur la capture, la détention et la vente illégale en bande organisée de plusieurs milliers d’oiseaux sauvages pendant plusieurs années, présente “des capacités cognitives et mémorielles lourdement obérées”, a plaidé son avocat, Christophe Bernabeu, pour demander que sa capacité à comparaître soit évaluée médicalement.Le tribunal a fait droit à la requête et renvoyé l’ensemble du dossier.Dans cette affaire, “on a beaucoup de personnes qui sont très âgées (…) plus le temps passe, plus on va perdre des prévenus et la réponse pénale ne pourra pas être là, donc c’est très décevant” , a regretté Hervé Hourcade, juriste de l’association France Nature Environnement, partie civile dans ce dossier où deux personnes poursuivies sont déjà décédées.Pour la Ligue de protection des oiseaux (LPO), également partie civile, le renvoi se justifie certes “au regard des droits de la défense”, a estimé leur avocate, Sandrine Gélis, mais “la stratégie de défense c’est de laisser mourir le dossier et pour laisser mourir le dossier, il faut laisser mourir les prévenus”, a-t-elle déploré.- charges contestées -Côté défense justement, plusieurs avocats ont contesté avant la décision de renvoi les charges pesant sur leurs clients, et notamment que les faits reprochés ont été commis en bande organisée, qualification retenue par le parquet.”Le trafic d’espèces protégées est contesté par le parc animalier des Pyrénées, ce que nous allons démontrer à la prochaine audience”, a par exemple affirmé à l’AFP Julien Marco, l’avocat de ce parc zoologique des Pyrénées-Altantiques mis en cause dans la procédure.”Nous subissons le renvoi de cette affaire puisque l’écho médiatique porte préjudice au parc, on est décrit comme étant impliqué dans un trafic de grande ampleur, ce qui n’est absolument pas le cas”, a-t-il déploré. Selon l’accusation, les prévenus participaient à “un trafic européen d’oiseaux (chardonnerets, rossignols, linottes, rouge gorge, huppe fascié, jaseur des cèdres etc…), espèces protégées sur l’ensemble du territoire, permettant pour les uns d’assouvir une passion en ornithologie et pour les autres de générer des revenus occultes”, a expliqué mercredi la procureure de la République de Cahors, Clara Ribeiro, dans un communiqué.Ces oiseaux étaient recherchés pour leur beauté, leur plumage ou leur chant. Les faits reprochés s’étalent “de septembre 2012 à mars 2018, dans les départements du Lot, des Hautes-Pyrénées, des Pyrénées-Atlantiques, de l’Ariège, du Tarn, du Gers, du Lot-et-Garonne et des Landes”, a précisé la procureure.- “audience historique” -Ce dossier qui a fait l’objet d’une information judiciaire ouverte le 23 septembre 2016 a été marqué par “la multitude de protagonistes, leur implication différente, une dimension européenne (l’un des prévenus possédant une oisellerie en Belgique où les animaux étaient revendus, ndlr), le nombre et la complexité technique des incriminations”, a-t-elle également souligné.Dix personnes impliquées dans cette affaire ont déjà été jugées dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), selon le parquet de Cahors qui n’a pas précisé les condamnations prononcées.En février 2017, après environ deux ans d’une enquête de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS, fusionné en 2020 avec l’Agence française pour la biodiversité pour devenir l’OFB, Office français de la biodiversité), les forces de l’ordre avaient procédé à une vague d’interpellations dans une trentaine de lieux, et la saisie d’environ 430 oiseaux détenus dans des volières, de plus de 140 pièges ainsi que de l’argent liquide.A propos du procès, FNE parle d’une “audience historique” portant sur “le plus gros démantèlement de trafic d’oiseaux en France” tandis que l’avocate de la LPO évoque “la première affaire de trafic d’espèces protégées d’oiseaux en bande organisée” faisant l’objet d’un procès en France.

Trafic d’espèces protégées d’oiseaux, le procès renvoyé au 15 janvier

Le tribunal correctionnel de Cahors a renvoyé jeudi au 15 janvier 2026 le procès d’un trafic présumé d’espèces protégées d’oiseaux impliquant une douzaine de prévenus, en raison de l’état de santé d’un des principaux protagonistes qui nécessite une expertise médicale.Cet homme âgé de 92 ans, présenté par l’accusation comme un acteur-clé de ce dossier portant notamment sur la capture, la détention et la vente illégale en bande organisée de plusieurs milliers d’oiseaux sauvages pendant plusieurs années, présente “des capacités cognitives et mémorielles lourdement obérées”, a plaidé son avocat, Christophe Bernabeu, pour demander que sa capacité à comparaître soit évaluée médicalement.Le tribunal a fait droit à la requête et renvoyé l’ensemble du dossier.Dans cette affaire, “on a beaucoup de personnes qui sont très âgées (…) plus le temps passe, plus on va perdre des prévenus et la réponse pénale ne pourra pas être là, donc c’est très décevant” , a regretté Hervé Hourcade, juriste de l’association France Nature Environnement, partie civile dans ce dossier où deux personnes poursuivies sont déjà décédées.Pour la Ligue de protection des oiseaux (LPO), également partie civile, le renvoi se justifie certes “au regard des droits de la défense”, a estimé leur avocate, Sandrine Gélis, mais “la stratégie de défense c’est de laisser mourir le dossier et pour laisser mourir le dossier, il faut laisser mourir les prévenus”, a-t-elle déploré.- charges contestées -Côté défense justement, plusieurs avocats ont contesté avant la décision de renvoi les charges pesant sur leurs clients, et notamment que les faits reprochés ont été commis en bande organisée, qualification retenue par le parquet.”Le trafic d’espèces protégées est contesté par le parc animalier des Pyrénées, ce que nous allons démontrer à la prochaine audience”, a par exemple affirmé à l’AFP Julien Marco, l’avocat de ce parc zoologique des Pyrénées-Altantiques mis en cause dans la procédure.”Nous subissons le renvoi de cette affaire puisque l’écho médiatique porte préjudice au parc, on est décrit comme étant impliqué dans un trafic de grande ampleur, ce qui n’est absolument pas le cas”, a-t-il déploré. Selon l’accusation, les prévenus participaient à “un trafic européen d’oiseaux (chardonnerets, rossignols, linottes, rouge gorge, huppe fascié, jaseur des cèdres etc…), espèces protégées sur l’ensemble du territoire, permettant pour les uns d’assouvir une passion en ornithologie et pour les autres de générer des revenus occultes”, a expliqué mercredi la procureure de la République de Cahors, Clara Ribeiro, dans un communiqué.Ces oiseaux étaient recherchés pour leur beauté, leur plumage ou leur chant. Les faits reprochés s’étalent “de septembre 2012 à mars 2018, dans les départements du Lot, des Hautes-Pyrénées, des Pyrénées-Atlantiques, de l’Ariège, du Tarn, du Gers, du Lot-et-Garonne et des Landes”, a précisé la procureure.- “audience historique” -Ce dossier qui a fait l’objet d’une information judiciaire ouverte le 23 septembre 2016 a été marqué par “la multitude de protagonistes, leur implication différente, une dimension européenne (l’un des prévenus possédant une oisellerie en Belgique où les animaux étaient revendus, ndlr), le nombre et la complexité technique des incriminations”, a-t-elle également souligné.Dix personnes impliquées dans cette affaire ont déjà été jugées dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), selon le parquet de Cahors qui n’a pas précisé les condamnations prononcées.En février 2017, après environ deux ans d’une enquête de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS, fusionné en 2020 avec l’Agence française pour la biodiversité pour devenir l’OFB, Office français de la biodiversité), les forces de l’ordre avaient procédé à une vague d’interpellations dans une trentaine de lieux, et la saisie d’environ 430 oiseaux détenus dans des volières, de plus de 140 pièges ainsi que de l’argent liquide.A propos du procès, FNE parle d’une “audience historique” portant sur “le plus gros démantèlement de trafic d’oiseaux en France” tandis que l’avocate de la LPO évoque “la première affaire de trafic d’espèces protégées d’oiseaux en bande organisée” faisant l’objet d’un procès en France.

Dix ans après les 43 morts de l’accident de Puisseguin, toujours pas de procès

Près de dix ans après la collision entre un autocar et un camion qui avait fait 43 morts à Puisseguin (Gironde), la justice s’est à nouveau prononcée jeudi contre la tenue d’un procès, “une honte” pour le collectif des victimes.Le 23 octobre 2015 au sortir de ce village situé à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Bordeaux, un semi-remorque s’était déporté sur la gauche avant de percuter un car de retraités en excursion qui roulait en sens inverse.Prises au piège des flammes et des fumées toxiques, 41 personnes à bord étaient mortes brûlées vives ou asphyxiées. Huit avaient réchappé à l’accident, le plus meurtrier en France depuis celui de Beaune en 1982 (53 morts). Le chauffeur du poids lourd et son fils âgé de trois ans étaient aussi décédés.En 2021, un juge d’instruction de Libourne avait estimé que si des fautes avaient été commises, elles n’avaient pas de lien de causalité direct avec l’accident, dont l’origine était selon lui l’excès de vitesse du conducteur du camion.Aucune mise en examen n’était intervenue durant la procédure, close par un non-lieu général. Mais la cour d’appel de Bordeaux, saisie par les parties civiles, avait ordonné une réouverture de l’information judiciaire en mars 2023.En novembre suivant, la société de transport ayant affrété le camion et un garage à l’origine d’une modification non-homologuée de ce dernier, avec la pose d’un réservoir de carburant additionnel, avaient été mis en examen, ainsi que leurs représentants légaux respectifs.Le 17 avril dernier à l’audience, le parquet général avait réclamé leur renvoi devant le tribunal correctionnel, en prononçant un non-lieu pour Daimler, constructeur de l’autocar Mercedes impliqué dans l’accident.- “Droit de tuer” -Le collectif des victimes qui espérait une mise en cause du groupe allemand -notamment au titre des matériaux composant l’autocar, inflammables et source de gaz toxiques selon lui- avait été déçu sur ce point.Après ces réquisitions, les parties civiles attendaient néanmoins de la chambre de l’instruction qu’elle ordonne, ce jeudi, la tenue d’un procès mais les juges se sont prononcés une nouvelle fois pour un non-lieu général.”C’est une incompréhension totale (…) Personne ne la voyait venir, celle-là. C’est inacceptable, une honte ! (…) Aujourd’hui, on a le droit de tuer dans les normes et on ne peut rien y faire”, a dénoncé Guillaume Buisson, vice-président du collectif après l’annonce de cette décision à huis clos. “On ne comprend pas (…) On est devant des faits concrets, avec des personnes qui sont décédées, et on ne fait rien, on nous dit que c’est la faute à pas de chance… C’est pas possible. Et on a mis dix ans pour nous dire ça ? C’est inconcevable pour nous”, a-t-il martelé.Un pourvoi en cassation est “très fortement envisagé”, selon Me Pierre-Marie Pigeanne, l’avocat du collectif, dont plusieurs membres sont ressortis de la salle d’audience en larmes.”On est très déçus par cette décision (…) C’est une décision qui ne passe pas, qui fait pleurer, qui est un permis de circuler librement pour des autocars qui sont de véritables torches”, a déclaré le conseil en évoquant d’autres accidents similaires.”Si vous avez une étincelle dans un car, tout prend feu à une allure folle et très rapidement vous avez des fumées toxiques hautement paralysantes. On ne comprend pas pourquoi il n’existe pas de normes et quand il n’en existe pas, on pense qu’il devrait y avoir une réaction juridique”, a-t-il ajouté.”En cinquante ans, rien n’a bougé, notre combat il est là”, a abondé le vice-président du collectif.Selon Me Pigeanne, les assureurs ayant indemnisé les victimes ont engagé une procédure civile contre Daimler.

Relieved Pakistanis recall ‘horrifying nights’ as Israel, Iran trade strikes

Mohammad Hassan anxiously returned to Pakistan from neighbouring Iran this week after witnessing drones, missiles, and explosions tear through Tehran’s sky during what he called long, “horrifying nights”. The 35-year-old  University of Tehran student is one of about 3,000 Pakistanis who, according to the Ministry of Foreign Affairs, have returned home since Israel launched its aerial war against its long-time enemy last week.Governments around the world are scrambling to evacuate their nationals caught up in the rapidly spiralling conflict as Israel and Iran trade missile and drone strikes. “I was in the city centre where most of the strikes took place and even one of the student dormitories was attacked and luckily no one was dead, but students were injured,” Hassan said.There are more than 500 Pakistani students at his university alone, he said, all of them on their way “back home”.”Those days and nights were very horrifying… hearing sirens, the wailing, the danger of being hit by missiles. As one peeped out the window in the night, you could see drones, missiles with fire tails,” he told AFP.- Ghost town -Pakistan and Iran have a shaky diplomatic relationship. They bombed each other’s territory little more than a year ago, both claiming to target rebels using their neighbour’s land to launch attacks.Yet they have never suspended trade, tourism and academic ties.Iranian consulates across Pakistan have stepped up efforts to promote their universities.Between 25 million and 35 million Pakistani Shiite Muslims also hope to make at least one pilgrimage in their lifetime to holy sites in Iran, foremost among them the sacred city of Qom.Mohammad Khalil, a 41-year-old petroleum engineer, left Tehran three days ago, the capital of the Islamic Republic looking like a ghost town as residents sheltered indoors and families fled.”In the last two days, I saw people moving out of the city in different vehicles with necessary commodities,” Khalil said.Abdul Ghani Khan sells medical equipment in his hometown of Peshawar in northwest Pakistan and travels to Iran regularly for supplies.He had been in Tehran for a week when the first Israeli missiles fell on Friday. Iran and Israel have traded heavy missile fire in the days since, raising fears of a wider regional conflict.Pakistan is in a difficult position as the only Muslim-majority country with nuclear weapons. It, like Iran, does not recognise Israel but is also a major ally of the United States.Khan had to make the journey home by road because the airspace is now closed. Pakistan has also shut its border crossings with Iran to all except Pakistanis wanting to return home.”We saw drones, red lights of anti-aircraft guns and I spotted one building catch fire,” Khan said.- ‘Offering prayer’ -Mohammad Asif, a lawyer from Lahore in Pakistan’s east, heard about the air strikes while on a pilgrimage in Qom.He wasn’t initially afraid and continued his pilgrimage to Mashhad in Iran’s northeast, home to the golden-domed Imam Reza shrine.That was until Israeli strikes hit the airport in Mashhad, nearly 1,000 kilometres (620 miles) from the Pakistani border.Samreen Ali was also in Mashhad but, like Asif, cut her trip short and returned with her husband and 15-year-old son.She was praying in a mosque in Mashhad when Israel struck the city.Ali said she had visited Iran nine times before on pilgrimages and never imagined witnessing war there.”I was offering prayer when I heard two explosions,” she told AFP.She then noticed she wasn’t receiving messages on her phone and assumed that “communication was being restricted… because of the war”.Syed Saqib, 46, was in Qom and had to travel 500 kilometres (310 miles) by bus southeast to Yazd. “We had to take alternative routes, spend an entire night waiting at a bus terminal,” Saqib said.They then boarded buses to Zahedan, a city near the border with Pakistan’s Balochistan province. A relieved Saqib recalled making the border crossing at Taftan, surrounded by families carrying heavy luggage.

Relieved Pakistanis recall ‘horrifying nights’ as Israel, Iran trade strikes

Mohammad Hassan anxiously returned to Pakistan from neighbouring Iran this week after witnessing drones, missiles, and explosions tear through Tehran’s sky during what he called long, “horrifying nights”. The 35-year-old  University of Tehran student is one of about 3,000 Pakistanis who, according to the Ministry of Foreign Affairs, have returned home since Israel launched its aerial war against its long-time enemy last week.Governments around the world are scrambling to evacuate their nationals caught up in the rapidly spiralling conflict as Israel and Iran trade missile and drone strikes. “I was in the city centre where most of the strikes took place and even one of the student dormitories was attacked and luckily no one was dead, but students were injured,” Hassan said.There are more than 500 Pakistani students at his university alone, he said, all of them on their way “back home”.”Those days and nights were very horrifying… hearing sirens, the wailing, the danger of being hit by missiles. As one peeped out the window in the night, you could see drones, missiles with fire tails,” he told AFP.- Ghost town -Pakistan and Iran have a shaky diplomatic relationship. They bombed each other’s territory little more than a year ago, both claiming to target rebels using their neighbour’s land to launch attacks.Yet they have never suspended trade, tourism and academic ties.Iranian consulates across Pakistan have stepped up efforts to promote their universities.Between 25 million and 35 million Pakistani Shiite Muslims also hope to make at least one pilgrimage in their lifetime to holy sites in Iran, foremost among them the sacred city of Qom.Mohammad Khalil, a 41-year-old petroleum engineer, left Tehran three days ago, the capital of the Islamic Republic looking like a ghost town as residents sheltered indoors and families fled.”In the last two days, I saw people moving out of the city in different vehicles with necessary commodities,” Khalil said.Abdul Ghani Khan sells medical equipment in his hometown of Peshawar in northwest Pakistan and travels to Iran regularly for supplies.He had been in Tehran for a week when the first Israeli missiles fell on Friday. Iran and Israel have traded heavy missile fire in the days since, raising fears of a wider regional conflict.Pakistan is in a difficult position as the only Muslim-majority country with nuclear weapons. It, like Iran, does not recognise Israel but is also a major ally of the United States.Khan had to make the journey home by road because the airspace is now closed. Pakistan has also shut its border crossings with Iran to all except Pakistanis wanting to return home.”We saw drones, red lights of anti-aircraft guns and I spotted one building catch fire,” Khan said.- ‘Offering prayer’ -Mohammad Asif, a lawyer from Lahore in Pakistan’s east, heard about the air strikes while on a pilgrimage in Qom.He wasn’t initially afraid and continued his pilgrimage to Mashhad in Iran’s northeast, home to the golden-domed Imam Reza shrine.That was until Israeli strikes hit the airport in Mashhad, nearly 1,000 kilometres (620 miles) from the Pakistani border.Samreen Ali was also in Mashhad but, like Asif, cut her trip short and returned with her husband and 15-year-old son.She was praying in a mosque in Mashhad when Israel struck the city.Ali said she had visited Iran nine times before on pilgrimages and never imagined witnessing war there.”I was offering prayer when I heard two explosions,” she told AFP.She then noticed she wasn’t receiving messages on her phone and assumed that “communication was being restricted… because of the war”.Syed Saqib, 46, was in Qom and had to travel 500 kilometres (310 miles) by bus southeast to Yazd. “We had to take alternative routes, spend an entire night waiting at a bus terminal,” Saqib said.They then boarded buses to Zahedan, a city near the border with Pakistan’s Balochistan province. A relieved Saqib recalled making the border crossing at Taftan, surrounded by families carrying heavy luggage.

Expulsés du Pakistan, des Afghans reviennent coûte que coûte

En près de deux ans, le Pakistan assure avoir expulsé plus d’un million d’Afghans. Mais ils sont nombreux à être revenus de leur pays que, souvent, ils n’avaient jamais vu, pour échapper au marasme afghan, la deuxième plus grande crise humanitaire au monde.”Il n’y a aucun moyen de gagner sa vie en Afghanistan et les filles n’ont pas le droit d’aller à l’école, donc y rentrer, c’est condamner ma famille à mort”, raconte à l’AFP Hayatullah, un Afghan de 46 ans qui témoigne sous un nom d’emprunt par peur des représailles.Arrêté à Islamabad, la capitale dans le centre-nord du pays, et expulsé vers l’Afghanistan au poste-frontière de Torkham, dans la province occidentale du Khyber-Pakhtunkhwa, début 2024, il a fait un long détour pour revenir au Pakistan un mois plus tard.Au poste-frontière de Chaman, au Baloutchistan, à quelque 800 kilomètres plus au sud, il a “payé un pot-de-vin pour passer comme tous les journaliers qui traversent régulièrement pour aller travailler de l’autre côté de la frontière”.Sa femme et ses trois enfants – dont deux filles de 16 et 18 ans qui seraient privées d’éducation en Afghanistan, seul pays au monde à interdire l’école aux filles après le primaire – avaient eux échappé aux rafles.Depuis, l’étau s’est resserré autour des près de trois millions d’Afghans du Pakistan et Islamabad assure que depuis le 1er avril plus de 200.000 d’entre eux sont rentrés volontairement ou non dans leur pays, –dont certains devenus clandestins du jour au lendemain quand leur carte de résidence a été annulée par les autorités.- En Afghanistan, “tout est mort” -Pour éviter d’être embarquée, la famille d’Hayatullah est partie pour Peshawar, le chef-lieu du Khyber-Pakhtunkhwa, peuplé majoritairement de Pachtounes, l’ethnie la plus importante d’Afghanistan.”Ici, il n’y a pas le harcèlement policier qu’on subit à Islamabad”, assure le père de famille.La province, la seule du Pakistan tenue par le parti d’opposition de l’ex-Premier ministre Imran Khan désormais en prison et en conflit ouvert avec le pouvoir, passe pour un havre de paix pour les Afghans activement recherchés partout ailleurs.C’est pour cela que Samad Khan, un Afghan de 38 ans qui témoigne lui aussi sous un nom d’emprunt, a choisi de relocaliser sa famille à Peshawar. Né à Lahore, la grande ville de l’est pakistanais, il a découvert son pays d’origine, l’Afghanistan, le 22 avril, le jour où il y a été expulsé.”Nous n’avons plus aucune famille en Afghanistan et là-bas, tout est mort, il n’y a ni emploi ni salaire et les talibans sont hyper stricts”, raconte-t-il.Durant quelques jours, il a tenté de voir ce qu’il pourrait faire dans un pays où 85% des habitants vivent avec moins d’un dollar par jour.Trois semaines plus tard, il a enfin trouvé une issue: “j’ai payé 50.000 roupies à un routier afghan”, soit environ 150 euros, dit-il. Et il a pu utiliser la carte d’identité d’un de ses employés pakistanais pour retraverser la frontière.Il a ensuite filé à Lahore, fait les valises de sa femme et de leurs deux enfants et ils sont partis à Peshawar.”J’ai loué un magasin et lancé mon commerce de chaussures d’occasion, grâce à l’aide d’un ami de Lahore. Mon affaire marche bien et la police ne nous harcèle pas comme à Lahore”, affirme-t-il à l’AFP.- “Réintégration difficile” -Combien sont-ils à être revenus? Difficile à dire, tant les chiffres sont rares. Des sources gouvernementales, décidées à imputer les maux du pays aux partisans d’Imran Khan, assurent que des centaines de milliers d’Afghans seraient déjà de retour et installés au Khyber-Pakhtunkhwa. Des informations invérifiables de source indépendante.Des défenseurs des droits des migrants au Pakistan disent aussi avoir eu vent de ces retours, mais assurent que leur nombre est très limité.L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), elle, se contente d’affirmer à l’AFP qu’elle a bien “connaissance du fait que des Afghans poussés à rentrer au pays ont ensuite choisi de repartir au Pakistan”.Rien d’étonnant, poursuit Avand Azeez Agha, en charge de la communication de l’agence onusienne à Kaboul, car ces migrants sont renvoyés vers “des zones avec un accès limité aux services de base et aux opportunités d’emplois et de revenus”. “Les gens veulent des opportunités durables, or leur réintégration (en Afghanistan) est difficile”.

De retour d’Iran, des Pakistanais racontent leurs “nuits d’horreur” sous les tirs israéliens

De la fenêtre de sa cité universitaire, Mohammad Hassan a vu drones, missiles et explosions déchirer le ciel de Téhéran. Après cinq nuits d'”horreur” sous les frappes israéliennes, il est enfin de retour chez lui, au Pakistan voisin de l’Iran, en sécurité.”J’étais dans le centre, là où la plupart des frappes ont eu lieu. Il y en a même une qui a atteint l’un des dortoirs d’étudiants, heureusement personne n’a été tué mais des camarades ont été blessés”, raconte à l’AFP ce doctorant de 35 ans qui avait rejoint cette année la faculté des Beaux-arts de la prestigieuse Université de Téhéran.”On a vécu des jours et des nuits d’horreur: quand tu entends les sirènes, tu sais que tu es en danger car les missiles arrivent et si tu jettes un oeil dehors, tu vois les drones, les missiles et leurs traînées de feu dans le ciel”, poursuit l’homme, visiblement soulagé mais les traits tirés.Mohammad Khalil, ingénieur pétrolier de 41 ans, a lui aussi quitté Téhéran il y a trois jours, alors que la capitale de la République islamique prenait des airs de ville fantôme, dit-il, entre habitants confinés dans leurs maisons et familles prenant la route.”J’ai vu les gens qui partaient de la ville à bord de tous les véhicules disponibles en emportant juste le nécessaire avec eux”, raconte-t-il à l’AFP après avoir traversé le poste-frontière de Taftan, à la pointe sud-ouest du Pakistan, aux confins des Baloutchistan iranien et pakistanais.Le Pakistan et l’Iran entretiennent des relations diplomatiques en dents de scie –il y a un peu plus d’un an, les deux pays bombardaient le territoire du voisin assurant poursuivre des rebelles y trouvant refuge pour attaquer son sol. Mais ils n’ont jamais cessé leur coopération universitaire, commerciale et touristique.- “Drones, lumières rouges, immeuble en feu” -Les consulats iraniens à travers le Pakistan multiplient les opérations de promotion de leurs universités, tandis que les 25 à 35 millions de chiites pakistanais espèrent tous aller au moins une fois dans leur vie en pèlerinage sur les lieux saints de cette branche de l’islam en Iran, en tête desquels la ville sainte de Qom.A l’Université de Téhéran, sur plus de 40.000 étudiants, 500 au moins étaient Pakistanais, assure Mohammad Hassan. Et tous sont en cours de rapatriement.Depuis le début des violences en Iran, environ 3.000 Pakistanais sont rentrés au pays, selon Islamabad.Abdul Ghani Khan, qui vend des équipements médicaux dans sa ville de Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan, va lui aussi régulièrement en Iran pour s’approvisionner. Il était à Téhéran depuis une semaine quand les premiers missiles israéliens sont tombés vendredi dernier, créant une spirale de violence qui fait redouter une guerre régionale et met dans une position inconfortable le Pakistan, unique puissance nucléaire musulmane au monde qui, comme l’Iran, ne reconnaît pas Israël, mais est également un grand allié de Washington.”On a vu les drones, les lumières rouges des défenses aériennes et même un immeuble en feu”, assure l’importateur Abdul Ghani Khan.Mohammad Asif, avocat à Lahore, la grande ville de l’Est pakistanais frontalier de l’Inde, a entendu parler des frappes aériennes alors qu’il était en pèlerinage à Qom.”On a vu les visages des Iraniens: ils n’avaient pas peur”, assure-t-il, “donc on a continué notre pèlerinage à Machhad”, connue pour le sanctuaire aux dômes dorés de l’imam Reza, le site le plus sacré d’Iran pour les chiites. – Explosions et réseau coupé -Mais, dimanche, l’armée israélienne a frappé l’aéroport de cette ville, la troisième plus grande d’Iran.  A ce moment-là, Samreen Ali priait dans une mosquée. Cette Pakistanaise de 46 ans, déjà allée neuf fois en pèlerinage en Iran, n’imaginait pas une guerre possible. “J’ai entendu deux explosions et j’ai réalisé que quelque chose se passait, des gens se sont mis à chuchoter entre eux”, raconte-t-elle à l’AFP depuis sa maison à Karachi, dans le sud côtier.A partir de là, poursuit-elle, “on ne recevait plus les messages sur nos téléphones normalement, j’ai eu l’impression que les communications étaient bridées à cause de la guerre”, poursuit-elle, le visage barré du sourire qu’elle arbore depuis qu’elle est rentrée au pays.Elle ne devait rentrer chez elle que dimanche prochain, mais sur les conseils de sa famille inquiète au Pakistan et du consulat sur place, elle a repris le chemin de retour plus tôt que prévu avec son mari et leur fils de 15 ans.Elle a dû avaler par la route le millier de kilomètres pour rallier la frontière pakistanaise, car l’espace aérien iranien est désormais bloqué par les projectiles et autres drones.Syed Saqib, 46 ans, était lui aussi à Qom quand tout a commencé. Il a d’abord parcouru 500 kilomètres en bus vers Yazd, plus au sud. Puis “il a fallu prendre des routes alternatives, attendre toute une nuit dans une gare routière, et enfin nous avons pu monter dans des bus pour Zahedan”, proche de la frontière avec le Pakistan.Et enfin Taftan, raconte-t-il, visiblement heureux d’avoir franchi la porte de fer qui sépare son pays de son voisin désormais en guerre.