Mexique : l’ouragan Erick s’affaiblit en s’enfonçant dans les terres

Plus de peur que de mal : l’ouragan Erick s’est affaibli jeudi après avoir touché les côtes du sud-ouest du Mexique, dans une région déjà traumatisée par deux ouragans majeurs ces deux dernières années.Au bout d’une nuit de suspense, Erick est passé des catégories 4 à 1 après avoir touché terre peu avant 06H00 heure locale (midi GMT) aux confins des Etats côtiers de l’Oaxaca et du Guerrero, selon le Centre national des ouragans (NHC) de Miami, qui fait référence au Mexique.Le cyclone devait se dissiper dans la journée en s’approchant du massif de la Sierra Madre. Erick a touché terre dans une zone guère peuplée, à mi-chemin entre les deux principaux centres touristiques locaux, les stations balnéaires de Puerto Escondido au sud et surtout Acapulco au nord. Cette dernière ville avait connu le passage de l’ouragan Otis qui y avait provoqué en octobre 2023 des destructions et la mort d’au moins 50 personnes, tandis que 30 avaient disparu, puis celui de John, qui y avait fait au moins 15 morts en septembre 2024.- Fortes pluies -A Puerto Escondido, des militaires ramassaient des décombres jeudi matin et ses habitants tentaient de récupérer de petites embarcations enfouies dans le sable.Jamais il n’avait plu avec autant de force, s’étonne auprès de l’AFP Luis Alberto Gil, un commerçant de 44 ans. Pluies et vent “ont renversé une statue”.Le cyclone va provoquer de fortes pluies avant de se dissiper dans l’intérieur des terres, avec des risques d’inondations et de glissements de terrain, selon le dernier bulletin du NHC.Un moindre mal par rapport aux prévisions antérieures. “Des vents extrêmement destructeurs sont attendus”, avait en effet annoncé le NHC dans la nuit, ajoutant : “De fortes chutes de pluie vont provoquer des inondations et des glissements de terrain qui constituent un danger mortel”. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a remercié jeudi les habitants des zones concernées qui ont suivi les consignes des autorités et sont restés chez eux. “Nous pourrons informer dans quelques heures des effets (de l’ouragan) sur ces populations”, a-t-elle ajouté en conférence de presse. Les autorités avaient préparé les gens au pire. Les habitants d’Acapulco, l’ex-capitale de la jet-set sur le Pacifique, avaient ainsi fait des stocks de provisions et d’essence les jours précédents. Mercredi soir, ils avaient commencé à se rendre dans les centres d’accueil aménagés face à la menace que faisait peser l’ouragan. De petites embarcations de plaisance avaient été sorties de l’eau pour éviter qu’elles ne coulent.- Militaires déployés -Le gouvernement a déployé des centaines de militaires et habilité 2.000 centres d’accueil.Les autorités ont également suspendu les cours dans la région, fermé les ports à la navigation et déployé des agents de la Commission fédérale d’électricité (CFE). Les ouragans menacent de mai à octobre les côtes du Mexique, celles du Pacifique et celles du golfe.En octobre 2023, le front de mer d’Acapulco avait été détruit par Otis, qui s’était converti en quelques heures en ouragan de force maximale. En septembre 2024, cette cité avait été de nouveau frappée par un ouragan, John, de force 3.Le Mexique se réchauffe encore plus vite que la moyenne mondiale, a déclaré à l’AFP Francisco Estrada Porrua, le directeur du Programme de recherche en changement climatique (PINCC) de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM).Conséquence : “la probabilité de la survenue d’événements extrêmes de précipitations et de températures dans certaines régions du pays a été multipliée par trois et cinq, respectivement” ces dernières décennies, relève M. Estrada.

Mexique : l’ouragan Erick s’affaiblit en s’enfonçant dans les terres

Plus de peur que de mal : l’ouragan Erick s’est affaibli jeudi après avoir touché les côtes du sud-ouest du Mexique, dans une région déjà traumatisée par deux ouragans majeurs ces deux dernières années.Au bout d’une nuit de suspense, Erick est passé des catégories 4 à 1 après avoir touché terre peu avant 06H00 heure locale (midi GMT) aux confins des Etats côtiers de l’Oaxaca et du Guerrero, selon le Centre national des ouragans (NHC) de Miami, qui fait référence au Mexique.Le cyclone devait se dissiper dans la journée en s’approchant du massif de la Sierra Madre. Erick a touché terre dans une zone guère peuplée, à mi-chemin entre les deux principaux centres touristiques locaux, les stations balnéaires de Puerto Escondido au sud et surtout Acapulco au nord. Cette dernière ville avait connu le passage de l’ouragan Otis qui y avait provoqué en octobre 2023 des destructions et la mort d’au moins 50 personnes, tandis que 30 avaient disparu, puis celui de John, qui y avait fait au moins 15 morts en septembre 2024.- Fortes pluies -A Puerto Escondido, des militaires ramassaient des décombres jeudi matin et ses habitants tentaient de récupérer de petites embarcations enfouies dans le sable.Jamais il n’avait plu avec autant de force, s’étonne auprès de l’AFP Luis Alberto Gil, un commerçant de 44 ans. Pluies et vent “ont renversé une statue”.Le cyclone va provoquer de fortes pluies avant de se dissiper dans l’intérieur des terres, avec des risques d’inondations et de glissements de terrain, selon le dernier bulletin du NHC.Un moindre mal par rapport aux prévisions antérieures. “Des vents extrêmement destructeurs sont attendus”, avait en effet annoncé le NHC dans la nuit, ajoutant : “De fortes chutes de pluie vont provoquer des inondations et des glissements de terrain qui constituent un danger mortel”. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a remercié jeudi les habitants des zones concernées qui ont suivi les consignes des autorités et sont restés chez eux. “Nous pourrons informer dans quelques heures des effets (de l’ouragan) sur ces populations”, a-t-elle ajouté en conférence de presse. Les autorités avaient préparé les gens au pire. Les habitants d’Acapulco, l’ex-capitale de la jet-set sur le Pacifique, avaient ainsi fait des stocks de provisions et d’essence les jours précédents. Mercredi soir, ils avaient commencé à se rendre dans les centres d’accueil aménagés face à la menace que faisait peser l’ouragan. De petites embarcations de plaisance avaient été sorties de l’eau pour éviter qu’elles ne coulent.- Militaires déployés -Le gouvernement a déployé des centaines de militaires et habilité 2.000 centres d’accueil.Les autorités ont également suspendu les cours dans la région, fermé les ports à la navigation et déployé des agents de la Commission fédérale d’électricité (CFE). Les ouragans menacent de mai à octobre les côtes du Mexique, celles du Pacifique et celles du golfe.En octobre 2023, le front de mer d’Acapulco avait été détruit par Otis, qui s’était converti en quelques heures en ouragan de force maximale. En septembre 2024, cette cité avait été de nouveau frappée par un ouragan, John, de force 3.Le Mexique se réchauffe encore plus vite que la moyenne mondiale, a déclaré à l’AFP Francisco Estrada Porrua, le directeur du Programme de recherche en changement climatique (PINCC) de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM).Conséquence : “la probabilité de la survenue d’événements extrêmes de précipitations et de températures dans certaines régions du pays a été multipliée par trois et cinq, respectivement” ces dernières décennies, relève M. Estrada.

Mexique : l’ouragan Erick s’affaiblit en s’enfonçant dans les terres

Plus de peur que de mal : l’ouragan Erick s’est affaibli jeudi après avoir touché les côtes du sud-ouest du Mexique, dans une région déjà traumatisée par deux ouragans majeurs ces deux dernières années.Au bout d’une nuit de suspense, Erick est passé des catégories 4 à 1 après avoir touché terre peu avant 06H00 heure locale (midi GMT) aux confins des Etats côtiers de l’Oaxaca et du Guerrero, selon le Centre national des ouragans (NHC) de Miami, qui fait référence au Mexique.Le cyclone devait se dissiper dans la journée en s’approchant du massif de la Sierra Madre. Erick a touché terre dans une zone guère peuplée, à mi-chemin entre les deux principaux centres touristiques locaux, les stations balnéaires de Puerto Escondido au sud et surtout Acapulco au nord. Cette dernière ville avait connu le passage de l’ouragan Otis qui y avait provoqué en octobre 2023 des destructions et la mort d’au moins 50 personnes, tandis que 30 avaient disparu, puis celui de John, qui y avait fait au moins 15 morts en septembre 2024.- Fortes pluies -A Puerto Escondido, des militaires ramassaient des décombres jeudi matin et ses habitants tentaient de récupérer de petites embarcations enfouies dans le sable.Jamais il n’avait plu avec autant de force, s’étonne auprès de l’AFP Luis Alberto Gil, un commerçant de 44 ans. Pluies et vent “ont renversé une statue”.Le cyclone va provoquer de fortes pluies avant de se dissiper dans l’intérieur des terres, avec des risques d’inondations et de glissements de terrain, selon le dernier bulletin du NHC.Un moindre mal par rapport aux prévisions antérieures. “Des vents extrêmement destructeurs sont attendus”, avait en effet annoncé le NHC dans la nuit, ajoutant : “De fortes chutes de pluie vont provoquer des inondations et des glissements de terrain qui constituent un danger mortel”. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a remercié jeudi les habitants des zones concernées qui ont suivi les consignes des autorités et sont restés chez eux. “Nous pourrons informer dans quelques heures des effets (de l’ouragan) sur ces populations”, a-t-elle ajouté en conférence de presse. Les autorités avaient préparé les gens au pire. Les habitants d’Acapulco, l’ex-capitale de la jet-set sur le Pacifique, avaient ainsi fait des stocks de provisions et d’essence les jours précédents. Mercredi soir, ils avaient commencé à se rendre dans les centres d’accueil aménagés face à la menace que faisait peser l’ouragan. De petites embarcations de plaisance avaient été sorties de l’eau pour éviter qu’elles ne coulent.- Militaires déployés -Le gouvernement a déployé des centaines de militaires et habilité 2.000 centres d’accueil.Les autorités ont également suspendu les cours dans la région, fermé les ports à la navigation et déployé des agents de la Commission fédérale d’électricité (CFE). Les ouragans menacent de mai à octobre les côtes du Mexique, celles du Pacifique et celles du golfe.En octobre 2023, le front de mer d’Acapulco avait été détruit par Otis, qui s’était converti en quelques heures en ouragan de force maximale. En septembre 2024, cette cité avait été de nouveau frappée par un ouragan, John, de force 3.Le Mexique se réchauffe encore plus vite que la moyenne mondiale, a déclaré à l’AFP Francisco Estrada Porrua, le directeur du Programme de recherche en changement climatique (PINCC) de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM).Conséquence : “la probabilité de la survenue d’événements extrêmes de précipitations et de températures dans certaines régions du pays a été multipliée par trois et cinq, respectivement” ces dernières décennies, relève M. Estrada.

Tony Parker a-t-il été évincé d’un marché public dans les Alpes? Réponse au tribunal

La commune des Gets (Haute-Savoie) a-t-elle cherché à évincer une société de Tony Parker d’un juteux contrat de gestion de son domaine skiable ? Le parquet a requis des amendes et des peines d’inéligibilité lors du procès pour favoritisme de deux de ses responsables. Les deux hommes, Simon Bergoend et Kévin Fournier, respectivement premier adjoint et directeur général des services de cette station familiale de moyenne montagne, sont soupçonnés de faits de favoritisme dans les marchés publics et d’immixtion dans une fonction publique pour des faits s’échelonnant entre 2019 et 2023. Tous les faits concernent la gestion de différentes infrastructures de plein air de la station, régies par plusieurs contrats publics, ainsi que la gouvernance de la société d’économie mixte de la commune, la Sagets, exploitant historique des pistes des Gets. Ils auraient mis en place avec l’ancien maire, aujourd’hui décédé, un “système” de type monopolistique afin de conserver le pouvoir sur ce qui représente la principale source de revenus de la commune, ses remontées mécaniques, a accusé le parquet. Avant même qu’ils soient auditionnés par le tribunal correctionnel de Bonneville, leurs avocats ont dénoncé une “instruction univoque” dans laquelle “les droits de la défense ne sont pas respectés” et réclamé l’annulation pure et simple de la procédure. “Il s’agit d’un simple procès d’intention qui s’appuie sur des faussetés”, a estimé Me Valérie Sanossian, conseil de M. Fournier.Sur les bancs des parties civiles siègent l’association Anticor 74, à l’origine de deux signalements dans ce dossier, et la société Infinity Nine Mountain (INM), propriété de l’ancien basketteur star devenu homme d’affaires Tony Parker, représentée à l’audience par un avocat.Le plat de résistance du dossier concerne la procédure de renouvellement de la délégation de service public (DSP) pour l’exploitation du domaine skiable, lancée par la commune des Gets en mai 2023 et à laquelle la société INM s’était portée candidate face à la Sagets. Toutes deux ont déposé leurs offres fin 2023.Mais en janvier 2024, la municipalité avait tourné casaque et déclaré finalement la procédure “sans suite” pour lui préférer la création avec la commune voisine de Verchaix d’une société publique locale (SPL) qui reprendrait la gestion des remontées mécaniques. – “Intérêt général” -A quoi tient ce revirement inattendu alors que Les Gets avaient refusé quelques mois plus tôt un premier projet de SPL avec la station concurrente de Morzine?  Est-ce parce que la commune a eu peur de “confier les clés du camion” à un poids lourd privé comme Tony Parker ? interroge la présidente. “Non”, répond le premier adjoint, Simon Bergoend, invoquant son “ignorance et (s)a bonne foi” ou encore “l’improvisation” régnant au sein du conseil municipal, et dénonçant la “forte pression exercée tout au long de la procédure” par le groupe du basketteur. “On savait que le modèle de SPL est meilleur pour notre station, les stations en général. Tout nous pousse vers cela”, a-t-il argué, niant toute intention de violer les règles d’attribution des marchés publics.”Les délits sont parfaitement caractérisés”, a estimé au contraire le procureur Boris Duffau. Selon lui, les manoeuvres de l’ancien maire des Gets Henri Anthonioz, décédé en novembre 2024, de son adjoint et de Kevin Fournier relèvent d’une “volonté coupable de contourner les règles” au nom de l’intérêt public. “Le partage ne s’envisage pas, on va tout faire pour y échapper”, au détriment des administrés: “Nous ne sommes pas dupes sur cet +intérêt général+”, a-t-il ajouté, requérant une amende de 5.000 euros et une peine de deux ans d’inéligibilité pour M. Bergoend et 2.000 euros d’amende et un an d’inéligibilité pour M. Fournier.Les prévenus ont agi avec “un sentiment d’impunité totale” avec pour ambition de “conforter leur pouvoir, leur égo, leur éligibilité future”, a estimé l’avocat de la société INM, Léo Zimero, déplorant “un préjudice conséquent” pour le groupe alors qu’il avait “un vrai projet pour la montagne”.Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 25 septembre à 9H00.

Main Ivorian opposition parties form common poll frontThu, 19 Jun 2025 17:34:17 GMT

Ivory Coast’s two main opposition parties on Thursday announced a “common front” to demand that their leaders, banned from October presidential polls, be allowed to stand.Ivory Coast’s political climate has been tense for several weeks after courts excluded several opposition figures from the October 25 election, in which President Alassane Ouattara is expected to seek …

Main Ivorian opposition parties form common poll frontThu, 19 Jun 2025 17:34:17 GMT Read More »

René-Marc Chikli, défenseur du tourisme, de l’avènement du net à la crise du Covid

René-Marc Chikli, 76 ans, quitte la présidence du syndicat des tour-opérateurs français (Seto) qu’il occupe depuis 29 ans, durant lesquels le secteur a fait face à de multiples crises, des attentats à la pandémie de Covid-19 en passant par l’éruption du volcan Eyjafjöll, le tsunami en Indonésie ou la concurrence d’internet.”Il a le tour-operating dans le sang, c’est son ADN”, constate Valérie Boned, présidente du syndicat des Entreprises du Voyage qui le connaît depuis 25 ans.”Le métier de tour-opérateur est un vrai métier qui mérite sa propre défense”, estime René-Marc Chikli. Il explique à l’AFP aimer “chercher des solutions quand il n’y a pas de solutions” et “négocier avec les autorités ou l’aérien” dans un secteur où “il se passe toujours quelque chose”.Ses parents travaillaient déjà dans le tourisme — ils étaient hôteliers en région parisienne —, mais pas lui au départ: après une formation d’expert-comptable, il commence sa vie professionnelle dans le cabinet d’audit Horwath & Horwath. A 23 ans, il se retrouve en Indonésie pour une mission de six mois. “Ça a été une grande expérience. Rien que pour y aller, il fallait faire trois escales”, se souvient-il.Il découvre le goût du voyage. “Je suis devenu l’international du cabinet et j’ai beaucoup voyagé”, raconte-t-il à l’AFP. Parmi ses clients, la chaîne d’hôtels Méridien qu’il rejoint en 1989 et où il restera quinze ans.”On est venu me chercher pour sauver Jet Tours au bord de la faillite”, raconte-t-il. “On l’a bien restructurée et on a eu un facteur chance: la faillite de quelques tour-opérateurs concurrents”.En 1995, il devient président de l’association des tour-opérateurs français Ceto (qui en 2013 deviendra Seto, Syndicat des Entreprises du Tour Operating).En 1999, le Club Méditerranée fait l’acquisition de Jet Tours et René-Marc Chikli garde la présidence du Ceto.”On me demandait de gérer l’institutionnel. L’institutionnel, c’est quoi ? C’est gérer les emmerdes à la place des autres”, s’amuse-t-il.Pour Jean-François Rial, PDG du groupe Voyageurs du Monde et ex-vice-président du Seto, René-Marc Chikli “est quelqu’un de très organisé, un vrai pro”, confie-t-il à l’AFP. Et “c’est un fidèle”, qui “laisse les autres faire.””Sous un dilettantisme uniquement apparent (…), il dissimule une grande capacité de résistance”, décrit Jean-Pierre Mas, ancien président des Entreprises du voyage et aujourd’hui médiateur du Tourisme.- “Inoxydable” -René-Marc Chikli est “pugnace, sanguin, inoxydable, diplomate quand il veut, et fédérateur”, ajoute-t-il.”Nos fonctions nous mettaient en situation de conflit. Nous avons joué avec ça. Aujourd’hui nous travaillons en parfaite harmonie: il préside la Médiation Tourisme et Voyage (MTV) dont je suis le médiateur”, poursuit-il.Les fumées du volcan Eyjafjöll qui ferment des centaines d’aéroports et le Covid auront été les crises les plus mémorables pour René-Marc Chikli. “Le nuage a été une sainte horreur, tout le monde était perdu, paumé” et pour le Covid, “ce n’est pas le combat avec le gouvernement qui m’a marqué c’est de remonter le moral des adhérents”, se souvient-il.”Je pars la tête haute. Je suis sûr qu’il y aura une très belle continuité” avec Patrice Caradec, qui lui succède.Des échecs? “Oui, bien sûr mais pas des échecs marquants”, dit-il. “Mon gros échec c’est d’avoir fondé la CAT (Confédération des acteurs du tourisme) et c’est devenu une direction du tourisme bis”, souligne-t-il. “Cela n’a aucun intérêt: si vous faites une confédération, c’est pour faire face à l’État, pas pour être un écrivain public de l’État”, s’agace-t-il.Valérie Boned reconnaît que “René-Marc est très direct et très franc”. Elle se rappelle aussi “l’attention, la reconnaissance et la bienveillance” que lui a portées René-Marc Chikli dès ses débuts.Et maintenant, va-t-il arrêter toute activité touristique? “J’aime le golf mais le golf ne m’aime pas”, s’amuse l’intéressé. Alors il sera “peut-être au comité stratégique d’entreprises”, dit-il.”Ce que je veux éviter, c’est la bagarre tous les jours, j’ai donné. Je veux quelque chose de plus paisible.”

Birmanie: Aung San Suu Kyi célèbre ses 80 ans coupée du monde

Captive de la junte depuis le coup d’Etat de 2021, l’icône déchue de la démocratie birmane, Aung San Suu Kyi, célèbre ses 80 ans jeudi, dans un pays en guerre qu’elle pourrait ne plus jamais revoir libre.La prix Nobel de la paix 1991 purge une peine de 27 ans de prison, pour des accusations montées de toutes pièces par l’armée, sa bête noire de longue date, selon les groupes de défense des droits humains.L’opposition ne prévoit aucune célébration publique en Birmanie, où les activistes, ciblés par une répression féroce, ont pris le maquis pour combattre les généraux par les armes, à rebours du discours de non-violence prôné par la “Dame de Rangoun”.”Ca sera difficile de célébrer pour le moment”, a déclaré à l’AFP Kim Aris, 47 ans, l’un des deux fils d’Aung San Suu Kyi, qui réside au Royaume-Uni.”Nous avons appris à endurer ce qui se passe depuis si longtemps”, a-t-il poursuivi.Kim Aris termine jeudi, dans un parc de Londres, une opération qui l’a vu courir 80 kilomètres en 8 jours, pour récolter 80.000 messages vidéo de soutien – que sa mère, détenue dans la capitale birmane Naypyidaw, ne verra sûrement jamais.Un groupe de partisans a organisé le même jour une manifestation spontanée à l’approche de son anniversaire dans la ville de Mandalay, sous contrôle militaire, selon les médias locaux, mais aucune célébration officielle n’est prévues dans les régions contrôlées par la junte.Quelques manifestants masqués ont inondé une rue de tracts portant les messages “liberté de vivre sans peur” et “joyeux anniversaire”, tandis qu’un membre brandissait un portrait d’Aung San Suu Kyi, selon des images tremblantes partagées sur les réseaux sociaux. “Vous souvenez-vous encore de cette grande personne?” a demandé l’un des manifestants dans la vidéo, que l’AFP n’a pas pu vérifier de manière indépendante.D’autres petites manifestations ont également été signalées, notamment dans une zone contestée par les rebelles de la région nord de Sagaing, où des femmes ont marché, des roses à la main, en hommage à l’ancienne dirigeante, qui portait des fleurs dans les cheveux.- Conditions sommaires -Depuis le putsch, Kim Aris n’a reçu qu’une seule lettre d’Aung San Suu Kyi, il y a deux ans. “Nous n’avons aucune idée de l’état dans lequel elle se trouve”, a-t-il concédé.La junte livre au compte-goutte les informations sur sa santé.Le porte-parole de la junte birmane, Zaw Min Tun, a déclaré à l’AFP jeudi en fin de journée que Suu Kyi “est en bonne santé”, sans fournir d’autres détails. Il avait fait valoir en mars qu’elle bénéficiait d’examens médicaux réguliers.L’économiste australien Sean Turnell, proche conseiller d’Aung San Suu Kyi, est l’une des rares personnes à avoir interagi avec elle en détention. Cet expert, arrêté au moment du coup d’Etat, puis gracié en novembre 2022, a décrit les conditions sommaires du centre de détention, sans système de climatisation, dans des cellules infectées par des insectes et des rongeurs.Kim Aris s’inquiète que sa mère souffre de problèmes cardiaques, aux os et aux gencives, qui ne sont pas traités.Dans un communiqué, le parti d’Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND) a déclaré jeudi qu’elle “doit être reconnue comme une figure essentielle dans toute solution crédible et inclusive à la crise actuelle du Myanmar”.Fille du héros de l’indépendance Aung San, assassiné en 1947 alors qu’elle n’avait que deux ans, elle surprend tout le monde en 1988 en décidant de s’impliquer dans le destin de son pays, alors en révolte contre la junte du général Ne Win.Autorisée à former la LND, elle est rapidement placée en résidence surveillée.Mais si l’octogénaire était libérée lors de son incarcération actuelle, son fils prédit qu’elle n’occuperait plus probablement de “position de premier plan” dans la politique du pays.- Drame des Rohingyas -Mme Suu Kyi avait été libérée en 2010, et était entrée au Parlement en 2012 après l’autodissolution de la junte un an plus tôt, qui a ouvert une décennie d’expérimentation démocratique inédite. En 2015, sa formation triomphe aux élections, mais les règles établies par les militaires l’empêchent d’occuper formellement le siège de présidente.Cependant, l’image de l’icône a commencé à se détériorer à l’étranger, après le drame des musulmans rohingyas, qualifié de “génocide” par les Etats-Unis.Des centaines de milliers de membres de cette minorité ont fui la Birmanie depuis l’été 2017 face aux exactions de l’armée birmane et de milices bouddhistes.La passivité et le manque de compassion d’Aung San Suu Kyi sont alors pointés du doigt et l’ancienne dissidente est largement désavouée par la communauté internationale. Aung San Suu Kyi est allée jusqu’à se défendre des accusations de génocide devant la Cour internationale de justice, en 2019, chose rare pour une dirigeante. Elle y avait fustigé des allégations “trompeuses et incomplètes”. Le 1er février 2021, l’armée a délogé Aung San Suu Kyi du pouvoir, en prétextant des fraudes électorales massives, sans preuves, lors des législatives de novembre 2020 largement remportées par la LND. Les militaires ont assuré qu’ils voulaient un nouveau scrutin, mais plus de quatre ans plus tard, leur promesse ne s’est pas concrétisée.

Israel minister says Iran leader ‘can no longer exist’ after hospital hit

Israel’s defence minister warned that Iran’s supreme leader “can no longer be allowed to exist” after a hospital was hit in an Iranian missile strike on Thursday, spiking tensions in the week-old war.As President Donald Trump dangled the prospect of US involvement, Soroka Hospital in the southern city of Beersheba was left in flames by a bombardment that Iran said targeted a military and intelligence base.Meanwhile Russia, an Iranian ally, told the United States that joining the conflict would be an “extremely dangerous step”.Israel, fearing Iran is on the verge of developing a nuclear weapon, launched air strikes against its arch-enemy last week, triggering deadly exchanges.Prime Minister Benjamin Netanyahu said Iran would “pay a heavy price” for the hospital strike, while Defence Minister Israel Katz issued a stark warning for supreme leader Ayatollah Ali Khamenei.”Khamenei openly declares that he wants Israel destroyed — he personally gives the order to fire on hospitals,” Katz told reporters.”He considers the destruction of the state of Israel to be a goal. Such a man can no longer be allowed to exist.”The latest escalation came on the seventh day of deadly exchanges between the two countries that have plunged the region into a new crisis, 20 months into the Gaza war.Hospital director Shlomi Codish said 40 people were injured at the Soroka, where an evacuated surgical building was hit leaving smoke billowing.”Several wards were completely demolished and there is extensive damage across the entire hospital,” he told journalists at the site.World Health Organization director-general Tedros Adhanom Ghebreyesus called attacks on health facilities “appalling”, while UN rights chief Volker Turk said civilians were being treated as “collateral damage”.- ‘People are really panicking’ -People fleeing the attacks on Iran described frightening scenes and difficult living conditions, including food shortages and limited internet access.”Those days and nights were very horrifying… hearing sirens, the wailing, the danger of being hit by missiles,” University of Tehran student Mohammad Hassan told AFP, after returning to his native Pakistan.”People are really panicking,” a 50-year-old Iranian pharmacist who did not want to be named told AFP at the Kapikoy crossing on the Turkish border.”Yesterday the internet stopped and two major banks were hacked so people couldn’t access their money. And there’s not even enough food.”Khamenei has rejected Trump’s demand for an “unconditional surrender”, despite the president’s claim that Iran wants to negotiate.Trump has been deliberately vague about joining the conflict, saying Wednesday: “I may do it, I may not do it. I mean, nobody knows what I’m going to do.”The next week is going to be very big,” he added, without further details.Any US involvement would be expected to involve the bombing of a crucial underground Iranian nuclear facility in Fordo, using specially developed bunker-busting bombs.The White House said Trump would receive an intelligence briefing on Thursday, a US holiday. Top US diplomat Marco Rubio is set meet his British counterpart for talks expected to focus on the conflict.The Wall Street Journal reported that Trump had told aides on Tuesday he had approved attack plans but was holding off to see if Iran would give up its nuclear programme.The US president had favoured a diplomatic route to end Iran’s nuclear programme, seeking a deal to replace the 2015 agreement he tore up in his first term.But since Israel unleashed the campaign against Iran last week, Trump has stood behind the key US ally.In Moscow, Russian foreign ministry spokeswoman Maria Zakharova told reporters that any US military intervention would have “truly unpredictable negative consequences”.- Nuclear sites -On Thursday, Israel said it had carried out dozens of fresh raids on Iranian targets overnight, including the partially built Arak nuclear reactor and a uranium enrichment facility in Natanz. The Israeli military said the Arak site in central Iran had been hit “to prevent the reactor from being restored and used for nuclear weapons development”.There was a “near-total national internet blackout” in Iran on Wednesday, a London-based watchdog said, with Iran’s Fars news agency confirming tighter internet restrictions after initial curbs imposed last week.An Israeli military official, who asked not to be named, said Wednesday that Iran had fired around 400 ballistic missiles and 1,000 drones since the conflict began on Friday.Iranian strikes have killed at least 24 people and injured hundreds since they began, Netanyahu’s office said on Monday.Iran said Sunday that Israeli strikes had killed at least 224 people, including military commanders, nuclear scientists and civilians.Iran had been enriching uranium to 60 percent — far above the 3.67-percent limit set by the 2015 deal, but still short of the 90 percent needed for a nuclear warhead.Israel has maintained ambiguity on its own arsenal, but the Stockholm International Peace Research Institute says it has 90 nuclear warheads.burs-sah-adp/th/ysm