L’année 2025, encore l’une des plus chaudes jamais mesurées… et 2026?

L’année 2025 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde, ont annoncé mercredi l’observatoire européen Copernicus et l’institut américain Berkeley Earth, pour qui 2026 devrait rester à des niveaux historiquement hauts.Le thermomètre mondial persiste depuis trois ans à des niveaux jamais vus à l’échelle de l’humanité, avec une moyenne sur la période supérieure de 1,5°C au niveau préindustriel (1850-1900), note Copernicus dans son bilan annuel.”La hausse brutale enregistrée entre 2023 et 2025 a été extrême et suggère une accélération du rythme du réchauffement climatique”, estiment séparément les scientifiques de Berkeley Earth, aux Etats-Unis.De nombreux climatologues et responsables politiques, ainsi que l’ONU, se sont résignés publiquement depuis l’an dernier à ce que le climat se réchauffe durablement de 1,5°C, la limite la plus ambitieuse de l’accord de Paris signé en 2015. Avec déjà trois années à ce niveau, Copernicus estime probable que le dépassement durable soit officialisé “d’ici la fin de la présente décennie, soit plus d’une décennie plus tôt que prévu”.Cette accélération est d’autant plus préoccupante que les Etats-Unis, deuxième émetteur de gaz à effet de serre, tournent le dos sous Donald Trump à la coopération climatique mondiale et donnent la priorité politique au pétrole.- Tendance chaude pour 2026  -Dans le même temps, dans les pays riches, la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre s’essouffle. En France et en Allemagne, la réduction des émissions a encore marqué le pas en 2025 et aux Etats-Unis, un bond des centrales au charbon a fait repartir à la hausse l’empreinte carbone du pays, effaçant des années de progrès.”L’urgence de l’action climatique n’a jamais été aussi importante”, a déclaré Mauro Facchini, chef de l’unité Copernicus, lors d’une conférence de presse.Rien n’indique que l’année 2026 rompra avec cette tendance.Samantha Burgess, directrice adjointe du changement climatique à Copernicus, s'”attend à ce que 2026 soit l’une des cinq années les plus chaudes jamais enregistrées. Elle sera peut-être comparable à 2025″.Quant aux climatologues de Berkeley Earth, ils prévoient aussi que 2026 “sera probablement similaire à 2025, avec comme résultat le plus probable la quatrième année parmi les plus chaudes depuis 1850”.Si le phénomène naturel El Niño, à l’effet réchauffant, surgit, “cela pourrait faire de 2026 une année record”, dit à l’AFP Carlo Buontempo, directeur du changement climatique de l’observatoire.Mais “que ce soit 2026, 2027 ou 2028 n’a pas grande importance. La trajectoire est très, très claire”, ajoute-t-il.- Records en Asie et en Antarctique -En 2025, la température de l’air à la surface des terres et des océans a été supérieure de 1,47°C au niveau préindustriel, après 1,60°C en 2024, l’année record. Cette moyenne planétaire dissimule des records dans certaines régions, notamment en Asie centrale, en Antarctique ou au Sahel, selon les analyses effectués par l’AFP à partir des données quotidiennes du service européen.Ainsi, 770 millions de personnes ont connu des chaleurs record chez elles, a calculé Berkeley Earth. Parallèlement, aucun record de froid n’a été observé en 2025, note l’institut américain.L’année 2025 a subi de nombreux événements climatiques extrêmes —  vagues de chaleur, cyclones et violentes tempêtes en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, incendies ravageurs en Espagne, au Canada et en Californie — dont l’intensité ou la fréquence sont accentuées par le réchauffement climatique. La combustion toujours croissante de pétrole, de charbon et de gaz fossile est largement responsable du réchauffement. La variabilité naturelle joue aussi un rôle, le phénomène naturel de refroidissement La Niña ayant été ainsi plutôt faible l’an dernier.Mais Robert Rohde, scientifique en chef à Berkeley Earth, s’inquiète d’autres facteurs imprévus amplifiant le réchauffement, ne serait-ce que de quelques dixièmes ou centièmes de degré à l’échelle planétaire.En particulier, la réglementation internationale ayant réduit la teneur en soufre du fioul des navires depuis 2020 a eu l’effet pervers de contribuer au réchauffement en réduisant les rejets de dioxydes de soufre. Auparavant, ces “aérosols” créaient des nuages clairs renvoyant les rayons du soleil et avaient un effet refroidissant sur la Terre.

Prise en charge de l’obésité: une nouvelle feuille de route, en attendant une décision sur les médicaments

Repérer plus tôt, rembourser des consultations de diététique, de psychologues et de l’activité physique adaptée, former davantage de soignants: le gouvernement a dévoilé sa feuille de route 2026-2030 pour la prise en charge de l’obésité, en attendant une prochaine décision sur le remboursement des médicaments.Pour le ministère de la Santé, la feuille de route a pour ambition “d’infléchir la progression de l’obésité et améliorer la santé des personnes concernées”, alors que l’obésité, notamment sévère, continue de progresser en France avec de fortes inégalités socio-économiques et territoriales.Elle vise également à “augmenter l’accès à des soins personnalisés, de proximité et inscrits dans la durée”, “développer le nombre de professionnels formés et sensibilisés” et “valoriser et généraliser les parcours et prises en charge innovantes”.”Enfin ! On attendait cette feuille de route depuis environ deux ans”, a déclaré à l’AFP Anne-Sophie Joly, présidente du Comité national des associations d’obèses (CNAO). “C’est une pierre très importante pour le curatif, mais il faut aussi du préventif sur l’alimentation, en donnant des outils à la population, en travaillant sur l’ultratransformation”, a-t-elle pointé.Enjeu majeur de santé publique, l’obésité, la forme la plus grave du surpoids associée à des désordres métaboliques comme le diabète et à certains cancers, grimpe en flèche dans le monde. En France, sa prise en charge a fait l’objet de plusieurs vagues de mesures depuis plus de 15 ans: reconnaissance comme maladie chronique, création de centres spécialisés, prise en charge pluridisciplinaire… Mais cela ne suffit ni pour endiguer sa progression dans la population, ni pour résoudre diverses difficultés de prise en charge et d’accès aux soins de cette pathologie nécessitant un accompagnement global et au long cours, a reconnu le ministère. Si environ 18,1% des adultes français étaient considérés en situation d’obésité en 2024, il manque des données épidémiologiques solides, par exemple sur la proportion des personnes en obésité complexe ou très complexe.Copilotée par le Pr Judith Aron-Wisnewsky, cette nouvelle feuille de route touche différentes prises en charge (pédiatrique, médicale adulte, chirurgicale). Et elle doit s’articuler avec le prochain Programme national nutrition santé, toujours en attente de publication, comme la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat.L’un des axes de cette stratégie nationale vise à mieux repérer et orienter les Français à risque ou déjà en situation d’obésité, dès la petite enfance de 0 à 6 ans, par l’intermédiaire des PMI et de la médecine scolaire, et à l’âge adulte, par la médecine du travail ou lors d’examens périodiques.- “Négociation” sur les médicaments -Alors que la France compte désormais 42 centres spécialisés, Outre-mer compris, dont cinq nouveaux depuis 2025, les filières de soins obésité doivent être renforcées à l’échelle territoriale.Courant 2026, un parcours coordonné renforcé de soins et d’éducation thérapeutique, jusqu’ici expérimental, sera déployé pour certains adultes en situation d’obésité complexe ou associée à certaines complications. Outre la prise en charge médicale, cela comprend un suivi diététique, psychologique et de l’activité physique adaptée.D’autres parcours sont en préparation, dédiés aux enfants ou aux personnes orientées vers la chirurgie bariatrique.Si la feuille de route reconnaît les bénéfices des nouveaux traitements anti-obésité, notamment médicamenteux – diminution du poids, complications limitées -, elle rappelle la vigilance nécessaire face aux risques potentiels, dont le mésusage.Le remboursement par l’Assurance maladie de cette famille de médicaments, commercialisés depuis 2024 en France, n’a pas encore de feu vert. Reste à savoir si, et quand, l’État et les laboratoires pharmaceutiques parviendront à s’entendre sur un prix, et quelle sera la facture pour la Sécu. “Les négociations sont en cours” et “il faut que ce soit décidé dans les semaines qui viennent”, a précisé Stéphanie Rist à quelques journalistes, ajoutant que “l’enjeu sera de dire pour quels patients et dans quelles conditions ces traitements pourront être remboursés”. Il faut que “ces médicaments soient remboursés a minima pour les patients les plus sévères, si l’on ne peut pas le faire pour tous”, a dit le Pr Aron-Wisnewsky à l’AFP.Mieux former et outiller les soignants, dont les endocrinologues, diabétologues et nutritionnistes et les diététiciens, est aussi une priorité de la feuille de route. Car “quelle soit notre spécialité, nous avons des patients atteints de cette pathologie, qui peut compliquer le soin des autres maladies”, a noté la spécialiste. 

Prise en charge de l’obésité: une nouvelle feuille de route, en attendant une décision sur les médicaments

Repérer plus tôt, rembourser des consultations de diététique, de psychologues et de l’activité physique adaptée, former davantage de soignants: le gouvernement a dévoilé sa feuille de route 2026-2030 pour la prise en charge de l’obésité, en attendant une prochaine décision sur le remboursement des médicaments.Pour le ministère de la Santé, la feuille de route a pour ambition “d’infléchir la progression de l’obésité et améliorer la santé des personnes concernées”, alors que l’obésité, notamment sévère, continue de progresser en France avec de fortes inégalités socio-économiques et territoriales.Elle vise également à “augmenter l’accès à des soins personnalisés, de proximité et inscrits dans la durée”, “développer le nombre de professionnels formés et sensibilisés” et “valoriser et généraliser les parcours et prises en charge innovantes”.”Enfin ! On attendait cette feuille de route depuis environ deux ans”, a déclaré à l’AFP Anne-Sophie Joly, présidente du Comité national des associations d’obèses (CNAO). “C’est une pierre très importante pour le curatif, mais il faut aussi du préventif sur l’alimentation, en donnant des outils à la population, en travaillant sur l’ultratransformation”, a-t-elle pointé.Enjeu majeur de santé publique, l’obésité, la forme la plus grave du surpoids associée à des désordres métaboliques comme le diabète et à certains cancers, grimpe en flèche dans le monde. En France, sa prise en charge a fait l’objet de plusieurs vagues de mesures depuis plus de 15 ans: reconnaissance comme maladie chronique, création de centres spécialisés, prise en charge pluridisciplinaire… Mais cela ne suffit ni pour endiguer sa progression dans la population, ni pour résoudre diverses difficultés de prise en charge et d’accès aux soins de cette pathologie nécessitant un accompagnement global et au long cours, a reconnu le ministère. Si environ 18,1% des adultes français étaient considérés en situation d’obésité en 2024, il manque des données épidémiologiques solides, par exemple sur la proportion des personnes en obésité complexe ou très complexe.Copilotée par le Pr Judith Aron-Wisnewsky, cette nouvelle feuille de route touche différentes prises en charge (pédiatrique, médicale adulte, chirurgicale). Et elle doit s’articuler avec le prochain Programme national nutrition santé, toujours en attente de publication, comme la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat.L’un des axes de cette stratégie nationale vise à mieux repérer et orienter les Français à risque ou déjà en situation d’obésité, dès la petite enfance de 0 à 6 ans, par l’intermédiaire des PMI et de la médecine scolaire, et à l’âge adulte, par la médecine du travail ou lors d’examens périodiques.- “Négociation” sur les médicaments -Alors que la France compte désormais 42 centres spécialisés, Outre-mer compris, dont cinq nouveaux depuis 2025, les filières de soins obésité doivent être renforcées à l’échelle territoriale.Courant 2026, un parcours coordonné renforcé de soins et d’éducation thérapeutique, jusqu’ici expérimental, sera déployé pour certains adultes en situation d’obésité complexe ou associée à certaines complications. Outre la prise en charge médicale, cela comprend un suivi diététique, psychologique et de l’activité physique adaptée.D’autres parcours sont en préparation, dédiés aux enfants ou aux personnes orientées vers la chirurgie bariatrique.Si la feuille de route reconnaît les bénéfices des nouveaux traitements anti-obésité, notamment médicamenteux – diminution du poids, complications limitées -, elle rappelle la vigilance nécessaire face aux risques potentiels, dont le mésusage.Le remboursement par l’Assurance maladie de cette famille de médicaments, commercialisés depuis 2024 en France, n’a pas encore de feu vert. Reste à savoir si, et quand, l’État et les laboratoires pharmaceutiques parviendront à s’entendre sur un prix, et quelle sera la facture pour la Sécu. “Les négociations sont en cours” et “il faut que ce soit décidé dans les semaines qui viennent”, a précisé Stéphanie Rist à quelques journalistes, ajoutant que “l’enjeu sera de dire pour quels patients et dans quelles conditions ces traitements pourront être remboursés”. Il faut que “ces médicaments soient remboursés a minima pour les patients les plus sévères, si l’on ne peut pas le faire pour tous”, a dit le Pr Aron-Wisnewsky à l’AFP.Mieux former et outiller les soignants, dont les endocrinologues, diabétologues et nutritionnistes et les diététiciens, est aussi une priorité de la feuille de route. Car “quelle soit notre spécialité, nous avons des patients atteints de cette pathologie, qui peut compliquer le soin des autres maladies”, a noté la spécialiste. 

Violences éducatives: la Cour de cassation écarte dans un arrêt l’existence d’un “droit de correction” parental

La Cour de cassation a écarté mercredi l’existence d’un “droit de correction” parental pouvant justifier des violences éducatives sur des enfants, comblant ainsi un flou de la jurisprudence, selon un arrêt consulté par l’AFP.La plus haute instance judiciaire a cassé la relaxe prononcée le 18 avril 2024 par la cour d’appel de Metz d’un père de famille pour des violences sur ses deux fils mineurs, au nom d’un “droit de correction” des parents, une décision qui avait indigné les associations de protection de l’enfance.La Cour de cassation a renvoyé le dossier devant la cour d’appel de Nancy pour qu’elle le juge à nouveau.Yves Milla, un père de famille, avait été condamné en première instance en 2023 par le tribunal de Thionville à 18 mois de prison avec sursis probatoire et au retrait de l’autorité parentale pour des violences entre 2016 et 2022 sur ses deux fils mineurs.Mais l’année suivante, il avait été relaxé des mêmes faits par la cour d’appel de Metz.Dans son arrêt, cette dernière avait estimé qu'”un droit de correction est reconnu aux parents” dans la mesure où les violences “n’ont pas causé un dommage à l’enfant, qu’elles restent proportionnées au manquement commis et qu’elles ne présentent pas de caractère humiliant”.”La Cour de cassation censure le raisonnement tenu par la cour d’appel. Elle rappelle qu’il n’existe pas un +droit de correction parental+” dans la loi française, les textes internationaux ou sa jurisprudence moderne, a-t-elle rapporté dans un communiqué de presse.À l’audience du 19 novembre à la Cour de cassation, la rapporteure avait souligné que certains arrêts de la chambre criminelle consacraient effectivement un droit de correction parental mais que ceux-ci étaient particulièrement anciens, notamment l’un datant de… 1819.Or, cette notion ne se retrouve pas dans la jurisprudence contemporaine de la même chambre et un flou jurisprudentiel persistait sur ce point, avait-elle indiqué. L’avocat général avait préconisé la cassation de l’arrêt attaqué.”C’est la fin de l’idée, pourtant persistante chez certains juges, qu’il aurait existé à côté de la loi un droit coutumier de correction des parents sur leurs enfants. La Cour de cassation remet l’église au milieu du village”, s’est félicité auprès de l’AFP Me Patrice Spinosi, avocat de la famille Milla.”La loi de 2019 est claire et sans dérogation: dans notre droit, les prétendues +violences éducatives+ n’existent pas. Il faut s’en féliciter. La tolérance de la cour d’appel de Metz pour les châtiments corporels relevait d’un autre temps”, a-t-il ajouté.

Jean-Marc Morandini définitivement condamné pour corruption de mineurs

La Cour de cassation a rendu définitive mercredi la condamnation de Jean-Marc Morandini pour corruption de mineurs, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016, en n’admettant pas son pourvoi, selon son arrêt consulté par l’AFP.L’animateur de télévision de 60 ans, qui officie actuellement sur la chaîne CNews, a été condamné le 21 mars 2025 à deux ans de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende par la cour d’appel de Paris.Celle-ci a en outre prononcé contre M. Morandini une interdiction définitive d’exercer une profession en contact avec des mineurs et confirmé son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.”Après avoir examiné tant la recevabilité du recours que les pièces de procédure, la Cour de cassation constate qu’il n’existe, en l’espèce, aucun moyen de nature à permettre l’admission du pourvoi”, indique l’arrêt consulté par l’AFP.En première instance, en décembre 2022, le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné à un an de prison assorti d’une période de sursis probatoire de deux ans. Jean-Marc Morandini avait fait appel et vu sa peine alourdie à l’issue de son second procès.Dans cette affaire, il lui était reproché d’avoir envoyé des messages à deux jeunes de 15 ans, en 2013 et 2015-2016, qui consistaient pour l’un à évoquer des scénarios sexuels et, pour le second, à lui demander d’envoyer une photo de lui dénudé.L’animateur avait aussi demandé en 2009 à un adolescent de 16 ans de se dénuder et de se masturber lors d’une audition pour le remake d’un film qui n’a jamais vu le jour.”Ça m’a traumatisé”, a confié à la barre le jeune homme lors du procès de première instance en 2022.M. Morandini avait affirmé n’avoir gardé aucun souvenir de cet épisode et l’avait contesté. “Ça n’a pas pu se passer comme ça”, avait-il assuré.- “Humour” -Au cours de ce premier procès, Jean-Marc Morandini avait dans l’ensemble reconnu une “imprudence” mais s’était défendu en invoquant une forme d'”humour” et un jeu “virtuel”.Les débats avaient levé le voile sur des messages très explicites envoyés à deux de ses jeunes admirateurs, du temps où il animait une émission sur NRJ 12, et agrémentés d’emojis, smileys et autres “Lol”.”Mdr tu es si coquin derrière ton air sage”, “est-ce que tu bandes ?”, avait-il ainsi écrit à Romuald (prénom modifié) en 2013 dans des messages privés sur Twitter.Cette figure du paysage audiovisuel français a également été condamnée en appel en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel à l’encontre d’un jeune comédien, six mois de plus que la peine prononcée en première instance.Dans ce dossier, il était poursuivi pour avoir encouragé entre juin et septembre 2015 des comédiens, âgés de 19 à 26 ans au moment des faits, à s’exhiber nus pour les castings d’une web-série intitulée “Les Faucons”, dont il était le producteur.Dans cette autre procédure, l’animateur a là aussi déposé un pourvoi en cassation, qui n’a pas encore été examiné.

Trump calls Greenland ‘vital’ for US as Danish FM braces for Vance talks

US President Donald Trump insisted Wednesday the US needs to take control of Greenland, with NATO’s support, just hours before crunch talks about the Arctic island with top Danish, Greenlandic and US officials.Just hours before the meeting with US Vice President JD Vance was due to start, Trump said that US control of Greenland — an autonomous territory belonging to NATO ally Denmark — was “vital” for his planned Golden Dome air and missile defense system.”NATO becomes far more formidable and effective with Greenland in the hands of the UNITED STATES. Anything less than that is unacceptable,” he wrote on social media.He said NATO “should be leading the way” in building the multi-layer missile defense system.”IF WE DON’T, RUSSIA OR CHINA WILL, AND THAT IS NOT GOING TO HAPPEN!” Trump wrote.Just prior, Danish Defence Minister Troels Lund Poulsen had sought to ease US concerns about security in Greenland, telling AFP Denmark was boosting its military presence there and was in talks with allies on “an increased NATO presence in the Arctic.”Trump has repeatedly threatened to take over the vast, strategic and sparsely populated Arctic island, and he has sounded emboldened since ordering a deadly January 3 attack in Venezuela that removed its president.Danish Foreign Minister Lars Lokke Rasmussen and his Greenlandic counterpart were to hold talks later Wednesday in Washington with US Secretary of State Marco Rubio and Vice President JD Vance.Lokke said he was hoping to “clear up certain misunderstandings.” But it remains to be seen if the Trump administration also sees a misunderstanding and if it wants to climb down.Trump, when asked Tuesday about Greenland’s leader saying that the island prefers to remain part of Denmark, said: “Well that’s their problem.””Don’t know anything about him, but that’s going to be a big problem for him,” Trump said.Trump said on Friday that he wanted Greenland “whether they like it or not” and “if we don’t do it the easy way, we’re going to do it the hard way.”Danish Prime Minister Mette Frederiksen has warned that an attack on a NATO ally would end the alliance.While an agreement with Denmark allows the United States to station as many soldiers as it wants on Greenland, Trump has doubled down on US ownership, telling reporters on Sunday that “we’re talking about acquiring not leasing.”The former real estate developer told The New York Times that ownership “is psychologically needed for success” and “gives you things and elements that you can’t get from just signing a document.”Trump maintains the United States needs Greenland due to the threat of a takeover by Russia or China. The two rival powers have both stepped up activity in the Arctic, where ice is melting due to climate change, but neither claims Greenland, which is home to 57,000 people.- ‘Bad ally’? -Vance, who slammed Denmark as a “bad ally” during a visit to Greenland last year, is known for his hard edge, which was on display when he publicly berated Ukrainian President Volodymyr Zelensky during a White House meeting in February.It has not been announced if the Greenland meeting will be open to the press.”If the US continues with, ‘We have to have Greenland at all cost,’ it could be a very short meeting,” said Penny Naas, a senior vice president at the German Marshall Fund of the United States, a Washington think tank.”If there is a slight nuance to it, it could lead to a different conversation,” she said.Greenland’s government and Denmark have been firmly against Trump’s designs.”One thing must be clear to everyone: Greenland does not want to be owned by the United States. Greenland does not want to be governed by the United States. Greenland does not want to be part of the United States,” Greenland’s Prime Minister Jens-Frederik Nielsen said ahead of the Washington talks.The Danish prime minister said it had not been easy to stand up to “completely unacceptable pressure from our closest ally.”Copenhagen has rejected US claims that it is not protecting Greenland from Russia and China, pointing out that it has invested almost 90 billion kroner ($14 billion) to beef up its military presence in the Arctic.Denmark is a founding member of NATO and its military joined the United States in the wars in Afghanistan and Iraq, the latter to much criticism. Shortly after the White House talks, a senior delegation from the US Congress — mostly Democrats, but with one Republican — will visit Copenhagen to offer solidarity.

Procès RN: les espoirs d’une première victoire procédurale pour Marine Le Pen

Une possible victoire procédurale pour Marine Le Pen? La cour d’appel de Paris se prononce jeudi sur l’éventuel retrait du dossier de plusieurs contrats d’assistants parlementaires pour lesquels la leader d’extrême droite avait été condamnée en première instance.L’accusation elle-même a reconnu mercredi qu’une partie de ces contrats devait être écartée.A la barre, mercredi matin, l’avocat de Marine Le Pen, Rodolphe Bosselut, a salué “l’honnêteté dont le parquet général a fait preuve”.Quelques minutes plus tôt, l’un des deux représentants de l’accusation avait considéré qu’en première instance, le tribunal correctionnel de Paris avait “surestimé” les charges dont il était saisi.Or, “la saisine du tribunal ne pouvant être implicite”, l’avocat général a donc demandé à ce qu’un certain nombre de contrats d’assistants parlementaires, pour lesquels Marine Le Pen, en tant que présidente du Front national (FN, devenu Rassemblement national), avait été condamnée, ne soient pas pris en compte.La cour d’appel doit rendre sa décision jeudi matin.En cause, un embrouillamini né de l'”ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel”, soit le document rédigé par les juges d’instruction récapitulant le dossier et énumérant les charges dont les magistrats sont “saisis” à l’audience pour mener le procès.Dans l’affaire des assistants parlementaires d’eurodéputés FN, les juges de première instance avaient pris en compte un tableau annexe, non signé, listant l’ensemble des contrats, quand bien même certains n’avaient pas donné lieu à des mises en examen d’assistants.- “Monstruosité juridique” -Le tribunal correctionnel avait jugé que le document était suffisant pour poursuivre Marine Le Pen en tant que présidente du parti pour complicité de détournement de fonds pour l’ensemble des contrats, en appliquant l’infraction à une période, et non contrat par contrat.”Ça a abouti à une aggravation de la situation pénale (de Marine Le Pen), pour une valeur complémentaire de détournements supposés d’1,4 million d’euros!”, a répété trois fois Me Bosselut.Dans la salle d’audience, la triple candidate malheureuse à la présidentielle – dont l’issue du procès doit déterminer son avenir politique – n’a pu retenir un hochement de tête de satisfaction.Vingt-quatre heures après l’ouverture de son procès en appel, elle peut espérer un changement d’approche du dossier par rapport à ses premiers juges de l’automne 2024.La présidente du tribunal correctionnel ne s’était-elle pas emportée contre son avocat qui avait fait part de son “impression de se faire piéger” par l’intégration de ce fameux tableau, en l’enjoignant à “garder (ses) impressions et, surtout, ne (pas s’)y fier”?.Toute l’audience de première instance avait été à l’avenant, chargée d’une tension – souvent également alimentée par Marine Le Pen elle-même.”On a eu le sentiment (lors du premier procès) d’une monstruosité juridique”, souffle-t-elle mercredi à la sortie de l’audience, saluant dans les préconisations du parquet général “un événement majeur”.- “La route est longue” -Laissant désormais ses avocats s’exprimer – là où celle qui porta la robe dans les années 90 s’était beaucoup exposée lors du premier procès -, Marine Le Pen semble elle-aussi aborder cette audience en appel de manière fort différente.Mardi, à l’ouverture des débats, elle avait déjà esquissé une inflexion dans son système de défense avec une formule inédite: “si un délit a été commis, je veux bien l’entendre”. Pour mieux s’empresser de contester toute intention de le commettre et rejeter la faute sur la négligence du Parlement européen.”La route est longue, le procès dure un mois, mais en tout état de cause, aujourd’hui, je pense, comme d’ailleurs l’audience d’hier, les choses sont appréhendées avec beaucoup plus de sérénité et moins d’hostilité”, a estimé devant la presse Me Bosselut.Un mois d’audience doit encore la confronter à ces contrats d’assistants parlementaires – même le “tableau annexe” retiré -, dont elle n’était pas parvenue en première instance à convaincre de leur activité effective pour les eurodéputés RN, alors qu’ils exerçaient en parallèle des fonctions pour le parti.En ligne de mire: l’espoir d’une relaxe ou, à défaut, d’une condamnation à une peine d’inéligibilité de moins de deux ans et sans emprisonnement ferme ou bracelet électronique, pour pouvoir se présenter en 2027.

Procès RN: les espoirs d’une première victoire procédurale pour Marine Le Pen

Une possible victoire procédurale pour Marine Le Pen? La cour d’appel de Paris se prononce jeudi sur l’éventuel retrait du dossier de plusieurs contrats d’assistants parlementaires pour lesquels la leader d’extrême droite avait été condamnée en première instance.L’accusation elle-même a reconnu mercredi qu’une partie de ces contrats devait être écartée.A la barre, mercredi matin, l’avocat de Marine Le Pen, Rodolphe Bosselut, a salué “l’honnêteté dont le parquet général a fait preuve”.Quelques minutes plus tôt, l’un des deux représentants de l’accusation avait considéré qu’en première instance, le tribunal correctionnel de Paris avait “surestimé” les charges dont il était saisi.Or, “la saisine du tribunal ne pouvant être implicite”, l’avocat général a donc demandé à ce qu’un certain nombre de contrats d’assistants parlementaires, pour lesquels Marine Le Pen, en tant que présidente du Front national (FN, devenu Rassemblement national), avait été condamnée, ne soient pas pris en compte.La cour d’appel doit rendre sa décision jeudi matin.En cause, un embrouillamini né de l'”ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel”, soit le document rédigé par les juges d’instruction récapitulant le dossier et énumérant les charges dont les magistrats sont “saisis” à l’audience pour mener le procès.Dans l’affaire des assistants parlementaires d’eurodéputés FN, les juges de première instance avaient pris en compte un tableau annexe, non signé, listant l’ensemble des contrats, quand bien même certains n’avaient pas donné lieu à des mises en examen d’assistants.- “Monstruosité juridique” -Le tribunal correctionnel avait jugé que le document était suffisant pour poursuivre Marine Le Pen en tant que présidente du parti pour complicité de détournement de fonds pour l’ensemble des contrats, en appliquant l’infraction à une période, et non contrat par contrat.”Ça a abouti à une aggravation de la situation pénale (de Marine Le Pen), pour une valeur complémentaire de détournements supposés d’1,4 million d’euros!”, a répété trois fois Me Bosselut.Dans la salle d’audience, la triple candidate malheureuse à la présidentielle – dont l’issue du procès doit déterminer son avenir politique – n’a pu retenir un hochement de tête de satisfaction.Vingt-quatre heures après l’ouverture de son procès en appel, elle peut espérer un changement d’approche du dossier par rapport à ses premiers juges de l’automne 2024.La présidente du tribunal correctionnel ne s’était-elle pas emportée contre son avocat qui avait fait part de son “impression de se faire piéger” par l’intégration de ce fameux tableau, en l’enjoignant à “garder (ses) impressions et, surtout, ne (pas s’)y fier”?.Toute l’audience de première instance avait été à l’avenant, chargée d’une tension – souvent également alimentée par Marine Le Pen elle-même.”On a eu le sentiment (lors du premier procès) d’une monstruosité juridique”, souffle-t-elle mercredi à la sortie de l’audience, saluant dans les préconisations du parquet général “un événement majeur”.- “La route est longue” -Laissant désormais ses avocats s’exprimer – là où celle qui porta la robe dans les années 90 s’était beaucoup exposée lors du premier procès -, Marine Le Pen semble elle-aussi aborder cette audience en appel de manière fort différente.Mardi, à l’ouverture des débats, elle avait déjà esquissé une inflexion dans son système de défense avec une formule inédite: “si un délit a été commis, je veux bien l’entendre”. Pour mieux s’empresser de contester toute intention de le commettre et rejeter la faute sur la négligence du Parlement européen.”La route est longue, le procès dure un mois, mais en tout état de cause, aujourd’hui, je pense, comme d’ailleurs l’audience d’hier, les choses sont appréhendées avec beaucoup plus de sérénité et moins d’hostilité”, a estimé devant la presse Me Bosselut.Un mois d’audience doit encore la confronter à ces contrats d’assistants parlementaires – même le “tableau annexe” retiré -, dont elle n’était pas parvenue en première instance à convaincre de leur activité effective pour les eurodéputés RN, alors qu’ils exerçaient en parallèle des fonctions pour le parti.En ligne de mire: l’espoir d’une relaxe ou, à défaut, d’une condamnation à une peine d’inéligibilité de moins de deux ans et sans emprisonnement ferme ou bracelet électronique, pour pouvoir se présenter en 2027.