Strasbourg adopte un jumelage contesté avec un camp palestinien

Strasbourg a adopté lundi un jumelage avec le camp de réfugiés palestinien d’Aïda, en Cisjordanie, alors que dans le même temps la capitale alsacienne a suspendu son jumelage avec la ville israélienne de Ramat Gan, au grand dam de l’opposition et des organisations juives locales.Au terme d’un débat tendu, le conseil municipal a adopté le principe du jumelage avec le camp proche de Bethléem par 49 voix contre 10 et cinq abstentions.Le vote comprenait également un partenariat avec la ville de Bethléem, sous l’égide du ministère français des Affaires étrangères, ainsi que le déblocage d’une aide humanitaire d’urgence à Gaza. Ces deux propositions ont été adoptées à l’unanimité.”La concrétisation d’un jumelage avec le camp d’Aïda, c’est un geste symbolique qui permet de construire des ponts avec le peuple palestinien dans la perspective de la création d’un Etat de Palestine aux côtés d’Israël”, a souligné la maire écologiste de Strasbourg, Jeanne Barseghian.Celle-ci a précisé que ce jumelage était “destiné à la jeunesse”: l’élue envisage des coopérations dans les domaines artistique, de la culture, dans le sport et voudrait également “travailler sur le droit des femmes ainsi que sur le numérique”.Elle a rappelé que des liens existaient entre Aïda et Strasbourg depuis le début des années 2000, et encore en 2023 lors du festival de musique contemporaine Musica, auquel avaient participé danseurs et chanteurs du camp de réfugiés.- “Réconciliation” -L’opposition a reproché à Jeanne Barseghian d’avoir contribué à importer le conflit israélo-palestinien, jetant de l’huile sur le feu et provoquant l’incompréhension – voire l’indignation – de nombreux Strasbourgeois.Cette décision a été prise trop rapidement et “porte la marque de l’improvisation”, a regretté Jean-Philippe Vetter (LR).D’autant que dans le même temps la municipalité alsacienne a suspendu son jumelage avec la ville israélienne de Ramat Gan, en banlieue de Tel Aviv. Celui-ci, qui date de plus de 30 ans, est “gelé”, car les “conditions ne sont pas réunies”, avait précisé en mai Mme Barseghian.Ce que n’a pas manqué de lui reprocher l’ancienne maire et ministre Catherine Trautmann (PS): “Alors qu’un jumelage est basé sur la réciprocité des engagements, vous vous êtes détournée de l’une des parties”, a-t-elle lancé à la maire.”En aucun cas je ne souhaite rompre ces liens forts avec Ramat Gan, ni ce jumelage. Le but, c’est que cette porte puisse se rouvrir quand les conditions seront réunies et quand les armes se tairont, je l’espère le plus vite possible”, a estimé Mme Barseghian.”Strasbourg, capitale européenne, peut avoir deux jumelages qui coexistent. Celui de Ramat Gan et celui du camp d’Aïda, comme les deux Etats dont nous souhaitons qu’ils puissent coexister pacifiquement et en sécurité à l’avenir. En aucun cas, la ville de Strasbourg n’est là pour prendre parti. La ville de Strasbourg, elle est un symbole de paix, de réconciliation”, a-t-elle poursuivi.- Keffieh -Avant le début du conseil, une cinquantaine de membres de la communauté juive de Strasbourg s’étaient réunis à l’appel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Alsace, du Consistoire israélite du Bas-Rhin et du Fonds social juif unifié (FSJU).”C’est un message politique, qui est partisan. Madame la maire s’adresse à une partie des Strasbourgeois qu’elle veut flatter pour les prochaines élections. C’est assez clair”, a regretté  Thierry Roos, Vice-président honoraire du consistoire.A quelques mètres, une poignée de manifestants avaient au contraire scandé des slogans de soutien à la Palestine.Le mois dernier, le Crif avait exprimé sa “consternation” puis critiqué le keffieh porté par Jeanne Barseghian lors de la visite à Strasbourg d’une délégation du camp d’Aïda ainsi que le cadeau reçu: une “carte d’Israël couverte de drapeaux palestiniens sur tout le territoire sur lequel Israël a disparu”.

Israël mène des raids intenses à Téhéran, cible les Gardiens et la prison d’Evine

Israël a appelé lundi les habitants de Téhéran à s’éloigner des bases militaires, après d’intenses frappes sur la capitale iranienne ciblant des centres des Gardiens de la Révolution et la prison d’Evine, au 11e jour de la guerre entre les deux pays. Au lendemain des frappes américaines qui ont, selon le Pentagone, “dévasté le programme nucléaire iranien”, la Maison Blanche a pour sa part pressé le pouvoir iranien de reprendre les négociations nucléaires, s’il voulait se maintenir à la tête du pays. Téhéran a menacé les Etats-Unis d’une “action ferme” après ces bombardements du site souterrain d’enrichissement d’uranium à Fordo et d’installations nucléaires à Ispahan et Natanz (centre).  Le directeur de de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a jugé impossible à ce stade d’évaluer l’étendue des dégâts et réclamé lundi un accès aux sites nucléaires iraniens. Israël a pour sa part annoncé avoir mené “des frappes d’une puissance sans précédent contre des cibles du régime et des organes de répression” à Téhéran, dont “la prison d’Evine, le quartier général de la sécurité intérieure des Gardiens de la révolution (armée idéologique de l’Iran, NDLR) et le quartier général du Bassidj”, une milice de volontaires islamistes. La justice iranienne a fait état de dégâts dans certaines parties de la prison d’Evine, où sont détenus des Occidentaux, prisonniers politiques et opposants.Les deux Français, Cécile Kohler et Jacques Paris, qui y sont détenus depuis plus de trois ans, “n’auraient pas été touchés” a affirmé le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, dénonçant une frappe “inacceptable”.L’armée israélienne a ensuite appelé les habitants de Téhéran à s’éloigner des infrastructures militaires et sécuritaires annonçant la poursuite de ses bombardements “dans les prochains jours”. Selon l’agence iranienne Fars, des explosions ont été entendues en fin d’après-midi près d’Ahvaz, dans le sud-ouest iranien. Israël a aussi indiqué avoir mené des frappes pour “bloquer les voies d’accès” au site de Fordo enfoui sous une montagne, au sud de Téhéran. – Les “boums” – A plus de 1.500 km de là, en Israël, les sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs régions après des salves de missiles iraniens. “Ici, on entend moins les +boums+”, confie à l’AFP Muriel Azria, professionnelle du tourisme, qui comme de nombreux habitants de Tel-Aviv a pris l’habitude de se réfugier dans le métro et les parkings de la ville. Des dégâts “près d’une installation stratégique” électrique ont perturbé la distribution de courant dans le sud, a indiqué la compagnie publique, sans en préciser la cause. Les règles de la censure militaire en Israël interdisent de publier certains détails concernant les dommages. En Iran, la guerre a fait plus de 400 morts et 3.056 blessés, en majorité des civils, selon un bilan officiel. Les tirs iraniens sur Israël ont fait 24 morts, d’après les autorités.Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, Israël l’a attaqué le 13 juin, bombardant des centaines de sites militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés du pays ainsi que des scientifiques du nucléaire.L’Iran, qui riposte avec des tirs de missiles et de drones vers Israël, dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à un programme nucléaire civil.- L’Iran menace les Etats-Unis -Le chef d’état-major des forces armées iraniennes, Abdolrahim Mousavi, a encore promis lundi une “action ferme” après l'”erreur américaine”. Téhéran avait menacé la veille d’actions contre les bases militaires américaines au Moyen-Orient.Les Etats-Unis ont indiqué surveiller “activement la situation dans le détroit d’Ormuz”, auquel “le régime iranien serait stupide” de s’en prendre. Washington avait appelé dimanche Pékin à dissuader Téhéran de riposter à l’attaque américaine en fermant cette zone de transit maritime du cinquième du pétrole mondial. La télévision d’Etat iranienne a par ailleurs annoncé l’arrestation d’un “ressortissant européen” soupçonné d’être un “espion” au service d’Israël, sans plus de précision. Invoquant la “situation sécuritaire” dans la région, des compagnies pétrolières étrangères dans le sud de l’Irak ont “évacué” une partie de leur personnel étranger. Des compagnies aériennes européennes, américaines et asiatiques ont suspendu ou réduit leurs dessertes du Moyen-Orient. – Evaluation des dégâts -Le président américain, Donald Trump, s’est prévalu dimanche de “dommages monumentaux” infligés aux sites nucléaires iraniens. Mais des experts estiment que l’Iran pourrait avoir évacué le matériel nucléaire des sites visés. Un haut responsable iranien, Ali Shamkhani, a affirmé que le pays possédait toujours des stocks d’uranium enrichi.L’Iran a enrichi de l’uranium au niveau de 60%, selon l’AIEA, proche du seuil de 90% requis pour fabriquer une bombe atomique. Mais l’agence dit n’avoir décelé jusque-là aucun indice d’un “programme systématique” iranien de production d’une arme nucléaire.Israël, qui maintient l’ambiguïté sur sa propre possession de l’arme atomique, détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). – “Changement de régime”? -Donald Trump, qui avait relancé les négociations avec Téhéran pour encadrer son programme nucléaire – lancées en avril sous médiation d’Oman – est “toujours intéressé” par un règlement diplomatique, a affirmé lundi la porte-parole de la Maison Blanche. Mais “si le régime iranien refuse de s’impliquer dans une solution diplomatique (…) pourquoi le peuple iranien ne retire pas le pouvoir à ce régime incroyablement violent qui le réprime”, a-t-elle interrogé.  “Si le régime iranien actuel est incapable de RENDRE A L’IRAN SA GRANDEUR, pourquoi n’y aurait-il pas un changement de régime ???” avait écrit la veille M. Trump sur son réseau Truth social.Un changement de régime “serait un résultat bienvenu — même si ce n’est pas un objectif militaire de l’État d’Israël”, a pour sa part réaffirmé lundi un porte-parole du gouvernement israélien, David Mencer. 

Israël mène des raids intenses à Téhéran, cible les Gardiens et la prison d’Evine

Israël a appelé lundi les habitants de Téhéran à s’éloigner des bases militaires, après d’intenses frappes sur la capitale iranienne ciblant des centres des Gardiens de la Révolution et la prison d’Evine, au 11e jour de la guerre entre les deux pays. Au lendemain des frappes américaines qui ont, selon le Pentagone, “dévasté le programme nucléaire iranien”, la Maison Blanche a pour sa part pressé le pouvoir iranien de reprendre les négociations nucléaires, s’il voulait se maintenir à la tête du pays. Téhéran a menacé les Etats-Unis d’une “action ferme” après ces bombardements du site souterrain d’enrichissement d’uranium à Fordo et d’installations nucléaires à Ispahan et Natanz (centre).  Le directeur de de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a jugé impossible à ce stade d’évaluer l’étendue des dégâts et réclamé lundi un accès aux sites nucléaires iraniens. Israël a pour sa part annoncé avoir mené “des frappes d’une puissance sans précédent contre des cibles du régime et des organes de répression” à Téhéran, dont “la prison d’Evine, le quartier général de la sécurité intérieure des Gardiens de la révolution (armée idéologique de l’Iran, NDLR) et le quartier général du Bassidj”, une milice de volontaires islamistes. La justice iranienne a fait état de dégâts dans certaines parties de la prison d’Evine, où sont détenus des Occidentaux, prisonniers politiques et opposants.Les deux Français, Cécile Kohler et Jacques Paris, qui y sont détenus depuis plus de trois ans, “n’auraient pas été touchés” a affirmé le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, dénonçant une frappe “inacceptable”.L’armée israélienne a ensuite appelé les habitants de Téhéran à s’éloigner des infrastructures militaires et sécuritaires annonçant la poursuite de ses bombardements “dans les prochains jours”. Selon l’agence iranienne Fars, des explosions ont été entendues en fin d’après-midi près d’Ahvaz, dans le sud-ouest iranien. Israël a aussi indiqué avoir mené des frappes pour “bloquer les voies d’accès” au site de Fordo enfoui sous une montagne, au sud de Téhéran. – Les “boums” – A plus de 1.500 km de là, en Israël, les sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs régions après des salves de missiles iraniens. “Ici, on entend moins les +boums+”, confie à l’AFP Muriel Azria, professionnelle du tourisme, qui comme de nombreux habitants de Tel-Aviv a pris l’habitude de se réfugier dans le métro et les parkings de la ville. Des dégâts “près d’une installation stratégique” électrique ont perturbé la distribution de courant dans le sud, a indiqué la compagnie publique, sans en préciser la cause. Les règles de la censure militaire en Israël interdisent de publier certains détails concernant les dommages. En Iran, la guerre a fait plus de 400 morts et 3.056 blessés, en majorité des civils, selon un bilan officiel. Les tirs iraniens sur Israël ont fait 24 morts, d’après les autorités.Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, Israël l’a attaqué le 13 juin, bombardant des centaines de sites militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés du pays ainsi que des scientifiques du nucléaire.L’Iran, qui riposte avec des tirs de missiles et de drones vers Israël, dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à un programme nucléaire civil.- L’Iran menace les Etats-Unis -Le chef d’état-major des forces armées iraniennes, Abdolrahim Mousavi, a encore promis lundi une “action ferme” après l'”erreur américaine”. Téhéran avait menacé la veille d’actions contre les bases militaires américaines au Moyen-Orient.Les Etats-Unis ont indiqué surveiller “activement la situation dans le détroit d’Ormuz”, auquel “le régime iranien serait stupide” de s’en prendre. Washington avait appelé dimanche Pékin à dissuader Téhéran de riposter à l’attaque américaine en fermant cette zone de transit maritime du cinquième du pétrole mondial. La télévision d’Etat iranienne a par ailleurs annoncé l’arrestation d’un “ressortissant européen” soupçonné d’être un “espion” au service d’Israël, sans plus de précision. Invoquant la “situation sécuritaire” dans la région, des compagnies pétrolières étrangères dans le sud de l’Irak ont “évacué” une partie de leur personnel étranger. Des compagnies aériennes européennes, américaines et asiatiques ont suspendu ou réduit leurs dessertes du Moyen-Orient. – Evaluation des dégâts -Le président américain, Donald Trump, s’est prévalu dimanche de “dommages monumentaux” infligés aux sites nucléaires iraniens. Mais des experts estiment que l’Iran pourrait avoir évacué le matériel nucléaire des sites visés. Un haut responsable iranien, Ali Shamkhani, a affirmé que le pays possédait toujours des stocks d’uranium enrichi.L’Iran a enrichi de l’uranium au niveau de 60%, selon l’AIEA, proche du seuil de 90% requis pour fabriquer une bombe atomique. Mais l’agence dit n’avoir décelé jusque-là aucun indice d’un “programme systématique” iranien de production d’une arme nucléaire.Israël, qui maintient l’ambiguïté sur sa propre possession de l’arme atomique, détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). – “Changement de régime”? -Donald Trump, qui avait relancé les négociations avec Téhéran pour encadrer son programme nucléaire – lancées en avril sous médiation d’Oman – est “toujours intéressé” par un règlement diplomatique, a affirmé lundi la porte-parole de la Maison Blanche. Mais “si le régime iranien refuse de s’impliquer dans une solution diplomatique (…) pourquoi le peuple iranien ne retire pas le pouvoir à ce régime incroyablement violent qui le réprime”, a-t-elle interrogé.  “Si le régime iranien actuel est incapable de RENDRE A L’IRAN SA GRANDEUR, pourquoi n’y aurait-il pas un changement de régime ???” avait écrit la veille M. Trump sur son réseau Truth social.Un changement de régime “serait un résultat bienvenu — même si ce n’est pas un objectif militaire de l’État d’Israël”, a pour sa part réaffirmé lundi un porte-parole du gouvernement israélien, David Mencer. 

Une mosaïque antique refait surface sur les hauteurs d’Alès

A genoux sous un soleil de plomb, Elisa Giordano nettoie au scalpel et avec une éponge à peine humide une mosaïque aux motifs géométriques vieille de plus de 2.000 ans, mise au jour il y a quelques jours dans le sud de la France, dans le Gard.D’ici la fin de la semaine, la mosaïque peinte de 2,5 mètres de côté, qui mêle un entrelacs de swastikas rouges et un jeu de triangle bleus et blancs formant des carrés, devra avoir été nettoyée par Elisa et ses collègues. Puis elle sera découpée et prélevée, pour être conservée et restaurée, explique la jeune femme, spécialisée dans la restauration de mosaïques.Ce tapis de petits carrés peints, datant du Ier siècle avant notre ère, a été découvert aux derniers jours d’une fouille de plus de quatre mois effectuée par une équipe de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), sur les pentes raides de la colline de l’Ermitage qui domine Alès.Les fouilles, réalisées sur des terrains en terrasses où trois maisons individuelles devraient bientôt voir le jour, ont d’abord révélé des “unités domestiques” taillées dans la roche, datant des IIe et Ier siècle av. J.-C., explique Olivier Mignot, responsable des opérations de l’Inrap.Un peu plus loin, 12 sépultures contenant des squelettes d’individus datant elles du Ve siècle de notre ère ont aussi été mises au jour par les archéologues, ainsi qu’un système de canalisations réalisé avec des demi-amphores posées les unes à côté des autres.- “Domus” ou bâtiment cultuel ? -Mais la “perle rare”, de par son ancienneté et l’utilisation de pigments rares et précieux, c’est bien cette mosaïque polychrome recouvrant ce qui semble être la pièce d’apparat d’un bâtiment dont la fonction précise doit encore être déterminée, explique Olivier Mignot. S’agissait-il d’une “domus”, une maison urbaine romaine généralement occupée par une famille aisée ? Ou plutôt d’un bâtiment public, éventuellement cultuel, s’interroge l’archéologue de l’Inrap, sans oser apporter de réponse dans l’attente d’expertises complémentaires ?La découverte en juillet 2008, sur la même colline de l’Ermitage, de la plus grande mosaïque de France, datée du temps de Jules César, laisse en tout cas penser qu’Alès était un important noeud commercial, et ce dès le Ier siècle av. J.-C.La mosaïque qui vient d’être découverte, appartenant à l’Etat, devrait être rendue d’ici deux ou trois ans, après restauration, à la ville d’Alès. D’où la décision par la ville de “créer un lieu pour exposer ses mosaïques”, dans les prochaines années, a indiqué sur place lundi à l’AFP le maire de la ville, Christophe Rivenq.

Moratoire éolien et solaire: le ministre de l’Energie réaffirme son “soutien indéfectible” à la filière des renouvelables

Le ministre de l’Energie Marc Ferracci, a réaffirmé lundi son soutien “indéfectible” aux énergies renouvelables, après le moratoire sur les énergies éolienne et photovoltaïque voté la semaine dernière à l’Assemblée nationale, lors d’un déplacement sur le parc éolien de Yeu-Noirmoutier.Nous sommes ici pour réaffirmer une conviction et un soutien indéfectible à la filière des énergies renouvelables et en particulier à celle de l’éolien en mer”, a-t-il déclaré à la presse.”Ce moratoire a des effets potentiellement dévastateurs, dévastateurs pour des milliers d’emplois industriels dans la filière éolienne, mais aussi dans la filière solaire”, a-t-il ajouté aux côtés de Catherine MacGregor, la directrice générale de l’énergéticien Engie.Le groupe est engagé via Ocean Winds, sa coentreprise avec le groupe EDP Renewables, dans le projet qui alimentera 800.000 personnes en électricité décarbonée fin 2025.Marc Ferracci avait auparavant qualifié le vote de ce moratoire d'”erreur historique” et de “contre-sens absolu” pour l’industrie, l’emploi et la souveraineté énergétique de la France.Evoquant ses déplacements sur des sites énergétiques au cours des derniers mois, il s’est réjoui d’avoir vu des “emplois qualifiés, non délocalisables, enracinés dans les territoires”, “une France qui se bat pour sortir des fossiles importés, pas une France qui s’y accroche”.”La main du législateur devrait trembler avant de voter la fin de toute cette activité, trembler et non pas se réjouir”, a-t-il conclu dans son discours à l’issue de cette visite consacrée aux énergies renouvelables.M. Ferracci s’est rendu dans une usine du producteur d’hydrogène renouvelable Lhyfe, qui s’alimente en électricité sur un parc éolien terrestre à proximité pour fournir des plateformes logistiques et des usages en termes de mobilité, puis s’est rendu en mer pour observer le site éolien en mer au large de Noirmoutier.

Moratoire éolien et solaire: le ministre de l’Energie réaffirme son “soutien indéfectible” à la filière des renouvelables

Le ministre de l’Energie Marc Ferracci, a réaffirmé lundi son soutien “indéfectible” aux énergies renouvelables, après le moratoire sur les énergies éolienne et photovoltaïque voté la semaine dernière à l’Assemblée nationale, lors d’un déplacement sur le parc éolien de Yeu-Noirmoutier.Nous sommes ici pour réaffirmer une conviction et un soutien indéfectible à la filière des énergies renouvelables et en particulier à celle de l’éolien en mer”, a-t-il déclaré à la presse.”Ce moratoire a des effets potentiellement dévastateurs, dévastateurs pour des milliers d’emplois industriels dans la filière éolienne, mais aussi dans la filière solaire”, a-t-il ajouté aux côtés de Catherine MacGregor, la directrice générale de l’énergéticien Engie.Le groupe est engagé via Ocean Winds, sa coentreprise avec le groupe EDP Renewables, dans le projet qui alimentera 800.000 personnes en électricité décarbonée fin 2025.Marc Ferracci avait auparavant qualifié le vote de ce moratoire d'”erreur historique” et de “contre-sens absolu” pour l’industrie, l’emploi et la souveraineté énergétique de la France.Evoquant ses déplacements sur des sites énergétiques au cours des derniers mois, il s’est réjoui d’avoir vu des “emplois qualifiés, non délocalisables, enracinés dans les territoires”, “une France qui se bat pour sortir des fossiles importés, pas une France qui s’y accroche”.”La main du législateur devrait trembler avant de voter la fin de toute cette activité, trembler et non pas se réjouir”, a-t-il conclu dans son discours à l’issue de cette visite consacrée aux énergies renouvelables.M. Ferracci s’est rendu dans une usine du producteur d’hydrogène renouvelable Lhyfe, qui s’alimente en électricité sur un parc éolien terrestre à proximité pour fournir des plateformes logistiques et des usages en termes de mobilité, puis s’est rendu en mer pour observer le site éolien en mer au large de Noirmoutier.

Moratoire éolien et solaire: le ministre de l’Energie réaffirme son “soutien indéfectible” à la filière des renouvelables

Le ministre de l’Energie Marc Ferracci, a réaffirmé lundi son soutien “indéfectible” aux énergies renouvelables, après le moratoire sur les énergies éolienne et photovoltaïque voté la semaine dernière à l’Assemblée nationale, lors d’un déplacement sur le parc éolien de Yeu-Noirmoutier.Nous sommes ici pour réaffirmer une conviction et un soutien indéfectible à la filière des énergies renouvelables et en particulier à celle de l’éolien en mer”, a-t-il déclaré à la presse.”Ce moratoire a des effets potentiellement dévastateurs, dévastateurs pour des milliers d’emplois industriels dans la filière éolienne, mais aussi dans la filière solaire”, a-t-il ajouté aux côtés de Catherine MacGregor, la directrice générale de l’énergéticien Engie.Le groupe est engagé via Ocean Winds, sa coentreprise avec le groupe EDP Renewables, dans le projet qui alimentera 800.000 personnes en électricité décarbonée fin 2025.Marc Ferracci avait auparavant qualifié le vote de ce moratoire d'”erreur historique” et de “contre-sens absolu” pour l’industrie, l’emploi et la souveraineté énergétique de la France.Evoquant ses déplacements sur des sites énergétiques au cours des derniers mois, il s’est réjoui d’avoir vu des “emplois qualifiés, non délocalisables, enracinés dans les territoires”, “une France qui se bat pour sortir des fossiles importés, pas une France qui s’y accroche”.”La main du législateur devrait trembler avant de voter la fin de toute cette activité, trembler et non pas se réjouir”, a-t-il conclu dans son discours à l’issue de cette visite consacrée aux énergies renouvelables.M. Ferracci s’est rendu dans une usine du producteur d’hydrogène renouvelable Lhyfe, qui s’alimente en électricité sur un parc éolien terrestre à proximité pour fournir des plateformes logistiques et des usages en termes de mobilité, puis s’est rendu en mer pour observer le site éolien en mer au large de Noirmoutier.

UK moves to ban protest group Palestine Action

The UK government announced Monday it would ban campaign group Palestine Action under anti-terror laws following a “disgraceful attack” on Britain’s largest air force base last week.The group denounced the proposed ban, announced by interior minister Yvette Cooper, as an “unhinged reaction” and its supporters scuffled with police in central London as they protested the move.On Friday, Palestine Action activists broke into the RAF Brize Norton base in southern England, raising questions about security at the site and embarrassing Prime Minister Keir Starmer’s Labour government.A video posted by the group showed two activists spraying a plane with red paint while roaming the base on scooters. Counter-terror police are investigating the incident.Cooper said the vandalism at the base was “the latest in a long history of unacceptable criminal damage” committed by the group since it formed in 2020.”In several attacks, Palestine Action has committed acts of serious damage to property with the aim of progressing its political cause and influencing the government,” Cooper said in a statement.She announced she would lay a draft order before parliament next Monday that would ban the group under Britain’s Terrorism Act of 2000.Labour holds a massive majority in parliament, meaning the proposal should pass easily.Palestine Action condemned the proposed ban as an attack on free speech.”The real crime here is not red paint being sprayed on these war planes, but the war crimes that have been enabled with those planes because of the UK Government’s complicity in Israel’s genocide,” it said in a statement.Cooper listed other attacks by Palestine Action at Thales defence factory in Glasgow in 2022, and two last year against Instro Precision in Kent, southeast England, and Elbit Systems UK in Bristol, in the country’s southwest.”Such incidents do not represent legitimate or peaceful protest,” Cooper said.”The UK’s defence enterprise is vital to the nation’s national security and this government will not tolerate those that put that security at risk,” she added.The ban will make it a criminal offence to belong to or support the group, punishable by up to 14 years in prison.Cooper stressed that her decision “is specific to Palestine Action and does not affect lawful protest groups and other organisations campaigning on issues around Palestine or the Middle East”.- ‘Too far’ -But Labour’s former spokesperson on legal matters Shami Chakrabarti, speaking ahead of the government’s announcement, said she shared concerns that a ban could be going “too far”.”From what I can tell, this is a militant protest group that engages in direct action and that includes criminality, no question, but to elevate that to terrorism… is a serious escalation I think,” she told BBC radio.Palestine Action says it uses “disruption tactics” to target “corporate enablers” and seeks to “make it impossible for these companies to profit from the oppression of Palestinians”.In recent months, it has sprayed the London offices of Allianz Insurance with red paint over its alleged links to Israeli defence company Elbit, and vandalised US President Donald Trump’s Turnberry golf course in Scotland.Last month, Palestine Action claimed responsibility for vandalising a US military aircraft in Ireland.In London Monday, protesters surged towards police when officers tried to detain someone, while onlookers chanted “let them go”.”It’s an attack on civil rights,” 45-year-old demonstrator Joe Dawson, who works in advertising, said of the proposed ban.”At most it’s criminal damage, not terrorism,” he told AFP.Starmer’s Labour government suspended around 30 out of 350 arms export licenses to Israel last September, citing a “risk” they could be used in violations of international law.But the UK continues to supply components for F-35 fighter jets to a global pool that Israel is able to access.Israel has repeatedly denied allegations it is committing genocide in Gaza during its 20-month-long military campaign following Hamas’s attack on October 7, 2023.Some 80 organisations are banned under the UK’s Terrorism Act, including al-Qaeda, Hamas, and Russia’s Wagner paramilitary group.

La Bourse de Paris recule modérément face au conflit au Moyen-Orient

La Bourse de Paris a terminé en baisse lundi, sans toutefois céder à la panique, après les frappes américaines dimanche contre des installations nucléaires iraniennes qui font craindre un embrasement au Moyen-Orient.Le CAC 40 a perdu 0,69%, à 7.537,57 points, en recul de 52,09 points.”Les investisseurs commencent à s’habituer à l’incertitude, devenue une nouvelle normalité”, a relevé Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, interrogée par l’AFP.”Les marchés financiers restent donc calmes et ne cèdent pas à la panique”, a résumé Andreas Lipkow, analyste indépendant.Cela s’explique aussi par le fait que, “jusqu’à présent, l’Iran n’a pas réagi de manière significative”, a estimé Fawad Razaqzada, analyste de marchés pour City Index. “Mais la situation pourrait changer à tout moment”, a-t-il mis en garde.L’Iran a menacé lundi de s’en prendre militairement aux États-Unis et de leur infliger de “lourdes conséquences”, tandis qu’Israël a annoncé des frappes d’une force “sans précédent” contre la capitale iranienne Téhéran. Dans ce conflit, le risque principal serait que l’Iran “tente de fermer le détroit d’Ormuz, par lequel transitent plus de 20% du pétrole mondial chaque jour”, a souligné Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank.”Si le détroit venait à être fermé, un choc pétrolier et une nouvelle flambée de l’inflation sont à craindre”, a estimé Susannah Streeter, analyste de Hargreaves Lansdown.Mais “les marchés estiment que l’Iran n’ira pas jusqu’à fermer le détroit, d’où est exportée une partie de leur pétrole, vers la Chine particulièrement”, selon Charlotte de Montpellier.Dans ce contexte, côté obligataire, l’emprunt français à dix ans restait stable, à 3,24%, contre 2,23% la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, a atteint 2,50%.Carmat dévisse, risque de cessation de paiementLa société Carmat, qui produit et commercialise un cœur artificiel, en difficulté depuis plusieurs années, a annoncé vendredi un risque de cessation de paiements dès la fin du mois et le lancement d’une campagne de dons pour la poursuite de ses activités.Son titre a dévissé de 47,50% à 0,41 euros à Paris, après une suspension des échanges dans la matinée.Stellantis voit rougeAntonio Filosa a pris lundi ses fonctions à la tête de Stellantis et présenté la nouvelle équipe dirigeante, dans un contexte difficile pour le cinquième constructeur automobile mondial (marques Peugeot, Fiat, Chrysler…).En Bourse, l’action de Stellantis a perdu 2,25% à 8,01 euros.

Grand-père brûlé vif par sa petite-fille: le procès débute avec des images éprouvantes

Des photos à la limite du soutenable ont été diffusées lundi à Bourg-en-Bresse, au premier jour du procès en appel d’une jeune femme qui a tué son grand-père de 95 ans, totalement grabataire, en le brûlant vif.Emilie G, 33 ans, condamnée à du sursis en première instance a, selon son avocat, agi “par amour” pour soulager les souffrances du vieil homme, auquel elle était très attachée.Devant les images du cadavre à moitié carbonisé, allongé en position foetale dans un lit noirci, elle est restée lundi repliée sur elle-même, détournant le regard, une main devant les yeux. En août 2020, l’aïeul avait été retrouvé mort brûlé et asphyxié dans son lit médicalisé chez une de ses filles, à Saint-Laurent-de-Mure (Rhône).Placée en garde à vue deux mois après les faits, Emilie G. avait d’abord nié toute responsabilité, espérant que la thèse de l’accident soit retenue, avant d’avouer avoir déclenché l’incendie.”Ca a failli marcher, la thèse de l’accident ?”, demande l’avocat général Eric Mazaud au chef d’enquête entendu lundi. “Oui”, répond le témoin, “les éléments auraient pu laisser penser à un accident”, avant que du carburant ne soit retrouvé sur la literie.Sur le banc, l’accusée fond régulièrement en larmes à l’évocation de ce grand-père, auquel elle était très attachée.Lors de son premier procès, en octobre devant les assises du Rhône, l’avocat général avait fustigé un “acte cruel et égoïste” de la part d’une femme qui cherchait selon lui à “exorciser sa frustration, ses échecs multiples”.Il avait demandé aux jurés de la condamner à quinze ans de prison mais ces derniers avaient choisi la clémence, prenant en compte “l’altération du discernement” et les “difficultés” de la petite-fille, face à un proche “en fin de vie”.Le parquet a fait appel du verdict, renvoyant Emilie G. devant la cour d’assises de l’Ain où elle est jugée jusqu’à mercredi pour assassinat et risque la réclusion criminelle à perpétuité.- “Pas militant” -A la barre, une enquêtrice de personnalité souligne qu’au moment des faits, la jeune femme souffrait de “difficultés psychologiques”: manque d’autorité avec ses enfants, adultère de son conjoint, échecs au Capes, le concours professoral, auxquels s’ajoute l’état “dégradé” de son grand-père, équipé d’une sonde urinaire.L’accusée s’occupait quotidiennement de son aîné mais avait réduit ses visites pendant l’été des faits après l’avoir un jour trouvé dans un état “déplorable” chez ses parents, la couche souillée. “La dignité de son grand-père n’était pas respectée, ça avait été un moment fort pour elle”, explique l’enquêtrice.Le matin du crime, son conjoint lui a révélé qu’il l’avait trompée, déclenchant le passage à l’acte. Selon l’expertise psychiatrique jointe à l’instruction, elle était dans un “état dissociatif” quand elle a versé de l’essence sur le matelas.”Un déversement minutieux précis”, selon un expert en incendie entendu comme témoin, pour qui la jeune femme ne pouvait ignorer les conséquences de ses actes. “Le feu est systématiquement utilisé pour détruire, pour faire disparaître”.Le grand-père, piégé, a agonisé pendant quelques minutes et est mort de l’inhalation des fumées et de brûlures profondes.”C’est un geste d’amour”, a pourtant martelé lundi avant l’audience l’avocat de l’accusée, Me Thibaud Claus, évoquant un “cas d’euthanasie d’une famille qui a fait comme elle pouvait face à une situation désespérée, avec pas forcément les bonnes solutions”.Alors que le parlement débat d’une nouvelle législation sur l’aide à mourir, “on n’est absolument pas dans une position militante aujourd’hui”, a-t-il ajouté. “Elle a fait face comme elle pouvait à une situation dramatique.”L’avocat a “bien conscience” que le procureur “souhaiterait une peine plus lourde” qu’en première instance. Mais “je crois qu’on est tous d’accord dessus, même du côté du ministère public: le lien entre cette petite-fille et son grand-père est extrêmement fusionnel”, a-t-il ajouté.Selon lui, il n’y avait “aucun antagonisme” entre les deux, “aucune dette, aucun héritage”, ce qu’ont confirmé les enquêteurs à l’audience.