Femme agressée à Blois en 2022: son ex-compagnon jugé pour tentative de féminicide
Le procès d’un homme jugé pour tentative de meurtre aggravé sur son ex-compagne, Chloé P., violemment agressée en décembre 2022 à l’âge de 24 ans après avoir vainement tenté de déposer plainte, s’est ouvert jeudi devant la cour d’assises du Loir-et-Cher.La jeune femme, qui garde des séquelles irréversibles, a pris place devant une dizaine de journalistes accompagnée de ses parents. Elle est restée sans réaction à l’arrivée de l’accusé, apparu le crâne rasé et en jogging dans le box, qui risque la perpétuité.Le 13 décembre 2022, la jeune femme, alors âgée de 24 ans, se présente au commissariat de Blois pour porter plainte contre son ex-compagnon. Mais sur place, Chloé P., manager dans une pizzeria, est invitée par un fonctionnaire de police à revenir le lendemain.Elle est retrouvée deux heures plus tard par les policiers, alertés par des voisins, laissée pour morte dans le couloir de son immeuble.Pendant plusieurs semaines, Chloé P. est en réanimation, le pronostic vital engagé. Elle va rester deux mois dans le coma avec une ITT de 120 jours prononcée.L’accusé, Marvin J., 27 ans, rencontré en août 2022 sur internet, est interpellé deux jours plus tard à son domicile en région parisienne.Il a reconnu avoir été l’auteur de violences ce jour-là, notamment des coups de pieds dans le visage, mais en niant toute volonté de donner la mort.Son avocat, Me Stéphane Rapin, a dit à l’AFP en amont de l’audience qu’il “contesterait” l’intention d’homicide.L’homme a déjà été plusieurs fois condamné “notamment pour violences sur une ex-compagne”, selon l’avocate de la victime, Me Isabelle Steyer, évoquant “quatorze” mentions à son casier judiciaire.Chloé P., victime de violences, mais aussi d’insultes et de harcèlement, avait rompu avec Marvin J. quelques semaines avant les faits et préparé un dossier pour saisir la justice, selon ses proches.Chloé P. souffre aujourd’hui de lésions cérébrales majeures, a perdu l’usage de son œil droit, présente des séquelles neurologiques majeures irréversibles et une lourde perte auditive.Le policier qui a renvoyé chez elle la jeune femme, un major alors âgé de 55 ans, avait été suspendu à titre conservatoire dans un premier temps, puis mis à la retraite d’office en janvier 2024.Le verdict est attendu vendredi.
Privés de parents: au Salvador, les enfants victimes de la lutte anti-gangs
Les poussins piaillent avec impatience quand Jade arrive pour les nourrir. Depuis que son père a été arrêté dans le cadre de la lutte acharnée contre les gangs au Salvador, l’adolescente doit travailler à la ferme de sa grand-mère et supporter les railleries à l’école.Le président de droite Nayib Bukele, au pouvoir depuis 2019, se vante d’avoir fait baisser drastiquement la violence dans le pays d’Amérique centrale après avoir déclaré la “guerre” aux gangs, qui a conduit à l’incarcération de quelque 91.000 personnes. Mais sa stratégie a aussi laissé dans la pauvreté des milliers d’enfants, traumatisés par la séparation d’avec leurs parents, dont beaucoup sont innocents selon des groupes de défense des droits humains. Après l’arrestation de José Urquia en août 2023, sa fille Jade (nom d’emprunt), 16 ans, et son fils de 13 ans sont restés vivre avec leur grand-mère, Sara Rivas, à El Rosario, à 50 km à l’est de San Salvador. Ces derniers survivent grâce à un modeste envoi d’argent de leur mère, émigrée aux États-Unis, et aux revenus de la petite ferme que Jade aide à faire tourner après l’école. “Il y a toujours des gens pour me dire que mon papa est un délinquant”, raconte-t-elle à l’AFP, en défendant l’innocence de celui-ci.Selon l’ONG Cristosal, environ 62.000 mineurs de moins de 15 ans ont subi une forme d’abandon en raison de la politique de fermeté contre les gangs affichée par M. Bukele, qui repose notamment sur un état d’urgence autorisant les arrestations sans mandat depuis 2022.- Cataloguée -Lorsqu’il a été arrêté, M. Urquia, aujourd’hui âgé de 37 ans, n’avait pas de casier judiciaire, selon un document officiel délivré en septembre 2024, que sa mère Mme Rivas montre à l’AFP depuis sa modeste maison. José Urquia a été arrêté à son arrivée au Salvador après avoir été expulsé des États-Unis, accusé d’appartenir à des “groupes illégaux”. La famille pense que cette affirmation repose sur ses tatouages avec le nom de ses enfants. Cristosal et d’autres ONG dénoncent des arrestations arbitraires et des tortures sous le régime d’exception mis en place au Salvador. Le gouvernement rejette ces accusations, mais reconnaît qu’environ 8.000 personnes ont été libérées faute de preuves. Cataloguée par ses camarades de classe comme fille de criminel, Jade profitera de son entrée au lycée pour changer d’établissement. “Je préfère aller dans un nouveau (lycée) avec des personnes que je ne connais pas et repartir de zéro”, dit-elle.- “Crise silencieuse” -Certains enfants séparés de leur père ou de leur mère, voire des deux, se retrouvent sous la garde de proches pauvres et se voient contraints d’abandonner l’école pour travailler, relève Cristosal. L’ONG dénonce un manque d’attention de l’Etat envers ces mineurs, et une “crise silencieuse” dont l’impact deviendra évident “dans les décennies à venir”. Dans un communiqué transmis par le gouvernement à l’AFP, le Conapina, l’entité chargée de l’aide à l’enfance, affirme fournir un accompagnement “psychologique et émotionnel” aux enfants de détenus et soutenir l’emploi des familles qui s’en occupent.Parfois, les parents qui appartenaient à des gangs étaient “les principaux responsables de l’atteinte aux droits de leurs enfants”, fait valoir l’institution.- Enfance “volée” -Pour les jumeaux Carmen et Manuel (noms d’emprunt), la vie a basculé en juin 2022 lorsque la police a arrêté leur père, José Angel Ruiz, distributeur de pain de 36 ans. Une situation “horrible”, raconte Carmen, 17 ans, dans sa maison de Zacatecoluca, à 60 km à l’est de San Salvador. “Il nous a été arraché”, se lamente-t-elle. Depuis, les deux adolescents, qui assurent que leur père n’avait pas d’antécédents criminels, aident à faire vivre leurs trois frères et sœurs: Carmen, en nettoyant des maisons avec sa mère et en toilettant des animaux de compagnie, Manuel comme maçon. “J’ai été obligée de grandir beaucoup trop vite, on m’a volé mon enfance”, dénonce Carmen, qui, malgré tout, a réussi à obtenir un baccalauréat avec mention et continue de croire en la libération de son père.Pour certains, cet espoir n’est plus permis. Cristosal assure qu’entre 2022 et 2024, près de 180 mineurs ont fait face à la mort de leur père ou de leur mère en détention. L’ONG Socorro Juridico a recensé 470 morts en prison depuis l’instauration de l’état d’urgence.
Uganda opposition says voting deliberately delayed amid internet blackoutThu, 15 Jan 2026 09:14:42 GMT
Uganda’s opposition said voting had been deliberately delayed in Thursday’s election as President Yoweri Museveni seeks to extend his 40-year rule amid an internet blackout and a police crackdown.Museveni, 81, is widely expected to win a seventh term in office thanks to his total control of the state and security apparatus. The former bush fighter faces …
Le taux du Livret A va baisser au 1er février
Le taux du Livret A va descendre à 1,5% à compter du mois prochain, a annoncé jeudi le ministre de l’Economie Roland Lescure, conséquence logique du ralentissement de l’inflation.”Le Livret A est un support d’épargne privilégié pour les Français. Avec ce nouveau taux supérieur à l’inflation, le pouvoir d’achat des ménages est préservé”, a déclaré jeudi M. Lescure, cité dans un communiqué.Aujourd’hui à 1,7%, le rendement de ce produit d’épargne très populaire – 57 millions de Français détiennent un Livret A – est calculé chaque semestre par la Banque de France et son gouverneur, François Villeroy de Galhau, qui le transmet pour validation à Bercy.Il tient compte d’une part d’un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et d’autre part de l’inflation hors tabac du deuxième semestre 2025, mesurée à 0,8% en décembre par l’Insee.C’est cette deuxième composante qui plombe aujourd’hui le taux du Livret A car la hausse des prix a considérablement ralenti en France, au bénéfice du pouvoir d’achat des Français.”Nous avons appliqué la formule en l’arrondissant à la hausse”, a précisé M. Lescure lors d’un échange avec la presse. Le gouverneur de la Banque de France et le ministre de l’Economie disposent en effet d’un pouvoir de dérogation au strict calcul de la formule. Sans cet arrondi, le taux du Livret A serait tombé encore plus bas, à 1,4%.Ce coup de pouce bienvenu est une maigre consolation pour les épargnants, qui ont vu le taux du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), divisé par deux en à peine un an.Il avait commencé 2025 à 3%, avant d’être ramené à 2,4% puis à 1,7% au cours de l’année dernière. Il faut remonter à juillet 2022 pour retrouver un taux inférieur. – Objectif LEP -La baisse du rendement du Livret A, même légèrement amortie, permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d’emprunt sont indexées sur son taux, de se financer moins cher.C’est également une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l’épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles.Les assureurs se réjouissent aussi de voir leurs assurances vie encore plus compétitives face au Livret A. Les contrats d’assurance vie, dont les taux sont stables ou orientés à la hausse depuis début 2026, font le plein au détriment du Livret A, que les Français boudent depuis plusieurs trimestres.La Banque de France et Bercy ont comme à l’habitude mis l’accent sur le Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux épargnants modestes, qui bénéficie d’un geste en sa faveur encore plus important que le Livret A.”J’ai tenu à conserver un avantage marqué pour les plus modestes”, a souligné le ministre de l’Economie, en fixant le nouveau taux du LEP à 2,5% le 1er février, contre 2,7% aujourd’hui.Sans dérogation, les règles en vigueur auraient conduit à un rendement plus faible.M. Villeroy de Galhau avait souligné mercredi lors d’une audition par les sénateurs de la commission des Finances que le LEP était “le vrai produit, le plus avantageux, d’épargne populaire”.Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine à trouver son public. Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles, en dépit des efforts de la Banque de France.”J’engage les Français qui sont éligibles, qui sont en dessous des conditions de revenus qui permettent d’y avoir accès (…), à se rapprocher de leur banque pour ouvrir ce type de livret”, a insisté M. Lescure.
Le taux du Livret A va baisser au 1er février
Le taux du Livret A va descendre à 1,5% à compter du mois prochain, a annoncé jeudi le ministre de l’Economie Roland Lescure, conséquence logique du ralentissement de l’inflation.”Le Livret A est un support d’épargne privilégié pour les Français. Avec ce nouveau taux supérieur à l’inflation, le pouvoir d’achat des ménages est préservé”, a déclaré jeudi M. Lescure, cité dans un communiqué.Aujourd’hui à 1,7%, le rendement de ce produit d’épargne très populaire – 57 millions de Français détiennent un Livret A – est calculé chaque semestre par la Banque de France et son gouverneur, François Villeroy de Galhau, qui le transmet pour validation à Bercy.Il tient compte d’une part d’un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et d’autre part de l’inflation hors tabac du deuxième semestre 2025, mesurée à 0,8% en décembre par l’Insee.C’est cette deuxième composante qui plombe aujourd’hui le taux du Livret A car la hausse des prix a considérablement ralenti en France, au bénéfice du pouvoir d’achat des Français.”Nous avons appliqué la formule en l’arrondissant à la hausse”, a précisé M. Lescure lors d’un échange avec la presse. Le gouverneur de la Banque de France et le ministre de l’Economie disposent en effet d’un pouvoir de dérogation au strict calcul de la formule. Sans cet arrondi, le taux du Livret A serait tombé encore plus bas, à 1,4%.Ce coup de pouce bienvenu est une maigre consolation pour les épargnants, qui ont vu le taux du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), divisé par deux en à peine un an.Il avait commencé 2025 à 3%, avant d’être ramené à 2,4% puis à 1,7% au cours de l’année dernière. Il faut remonter à juillet 2022 pour retrouver un taux inférieur. – Objectif LEP -La baisse du rendement du Livret A, même légèrement amortie, permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d’emprunt sont indexées sur son taux, de se financer moins cher.C’est également une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l’épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles.Les assureurs se réjouissent aussi de voir leurs assurances vie encore plus compétitives face au Livret A. Les contrats d’assurance vie, dont les taux sont stables ou orientés à la hausse depuis début 2026, font le plein au détriment du Livret A, que les Français boudent depuis plusieurs trimestres.La Banque de France et Bercy ont comme à l’habitude mis l’accent sur le Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux épargnants modestes, qui bénéficie d’un geste en sa faveur encore plus important que le Livret A.”J’ai tenu à conserver un avantage marqué pour les plus modestes”, a souligné le ministre de l’Economie, en fixant le nouveau taux du LEP à 2,5% le 1er février, contre 2,7% aujourd’hui.Sans dérogation, les règles en vigueur auraient conduit à un rendement plus faible.M. Villeroy de Galhau avait souligné mercredi lors d’une audition par les sénateurs de la commission des Finances que le LEP était “le vrai produit, le plus avantageux, d’épargne populaire”.Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine à trouver son public. Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles, en dépit des efforts de la Banque de France.”J’engage les Français qui sont éligibles, qui sont en dessous des conditions de revenus qui permettent d’y avoir accès (…), à se rapprocher de leur banque pour ouvrir ce type de livret”, a insisté M. Lescure.
Les trois quarts des Français inquiets de la désinformation étrangère, selon le baromètre La Croix
Les trois quarts des Français se disent inquiets de la désinformation étrangère, selon le baromètre annuel du journal La Croix sur la confiance dans les médias dévoilé jeudi. Dans le détail, 45% sont “plutôt” inquiets et 31% sont “tout à fait” inquiets de ces tentatives par certains Etats d’influencer l’opinion publique en France, tandis que 19% ne …
La Chine qualifie la visite du Premier ministre canadien de “tournant” dans les relations
Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a déclaré jeudi que l’actuelle visite à Pékin du Premier ministre canadien Mark Carney marquait un “tournant” dans les relations diplomatiques, après un long chapitre de fâcherie.Venu en Chine concrétiser ce dégel, M. Carney espère également stimuler le commerce avec un partenaire soumis, comme son pays, aux …
En un an sous Trump, presque autant de frappes américaines que pendant la présidence Biden, selon l’ONG Acled
Un autoproclamé “président de la paix” qui a le goût de la force: depuis le retour au pouvoir il y a un an de Donald Trump, l’armée américaine a déjà mené presque autant de frappes aériennes que pendant toute la présidence de Joe Biden, selon un décompte de l’ONG Acled.Les frappes des avions américains sur …
Budget, Groenland, Ukraine: Macron a rendez-vous avec les Armées à Istres
Emmanuel Macron présente jeudi ses vœux aux Armées, un rendez-vous très attendu alors que la France est toujours en quête d’un budget pour 2026, sur fond de tensions géopolitiques, y compris transatlantiques, et de besoins militaires croissants.Signe de ces tensions, le chef de l’État arrivera sur la base aérienne stratégique d’Istres (Bouches-du-Rhône) dans la foulée d’un conseil de défense convoqué jeudi matin en urgence à l’Élysée sur la situation au Groenland mais aussi en Iran.Le chef des Armées va “donner ses orientations pour la défense nationale” devant un millier d’invités, à 12H30, sur ce site qui abrite l’arme nucléaire, à 60 kilomètres de Marseille, a précisé l’Élysée.L’Ukraine et désormais le Groenland, territoire autonome du Danemark que le président américain, Donald Trump, convoite par “tous les moyens”, au mépris de l’Alliance transatlantique, seront au centre de l’attention.Dans ce contexte de crise sans précédent au sein de l’Otan, Emmanuel Macron a confirmé dans la nuit que la France participerait, “à la demande du Danemark”, à des “exercices conjoints” au Groenland, “l’Opération Endurance Arctique”, aux côtés de l’Allemagne et de pays nordiques.”De premiers éléments militaires français sont d’ores et déjà en chemin. D’autres suivront”, a dit le président sur X.Une “quinzaine” de chasseurs alpins sont déjà concernés par cette “préparation” de l’opération de “dissuasion” visant à “montrer aux États-Unis que l’Otan est présente”, a précisé jeudi matin sur France info l’ambassadeur de France pour les pôles, Olivier Poivre d’Arvor.Le président-délégué du groupe Rassemblement national à l’Assemblée, Jean-Philippe Tanguy, a appelé Emmanuel Macron à “parler aux Français directement” pour expliquer “la position de la France” sur le Groenland et le soulèvement populaire en Iran. Ce que le président devrait faire dans ses vœux.- Service national -Responsables politiques et militaires vont aussi guetter les signaux relatifs à la discussion budgétaire, toujours dans l’impasse au Parlement, alors qu’Emmanuel Macron a demandé d’augmenter de 3,5 milliards les crédits des Armées en 2026.”C’est un moment qui sera très probablement axé sur ce sujet-là”, relève un conseiller militaire du président, en rappelant que le chef de l’État avait pris l’engagement à Istres en 2017 de porter l’effort de défense de la France à 2% du PIB d’ici 2025, objectif atteint.L’actuelle loi de programmation militaire (LPM) pour 2024-2030 prévoit 413 milliards d’euros pour les Armées. Mais “face à un monde de plus en plus brutal”, en pleine guerre en Ukraine, Emmanuel Macron a demandé une rallonge budgétaire de 3,5 milliards d’euros en 2026 et 3 milliards en 2027.L’actualisation de la LPM, plusieurs fois reportée, doit intervenir désormais avant l’été. Avec cette trajectoire, le budget de la défense aura quasiment doublé sous les deux mandats d’Emmanuel Macron pour atteindre 64 milliards d’euros annuels dès 2027 et non plus 2030.Le chef de l’État a aussi fait de la restauration du service national, rémunéré et volontaire, un de ses chantiers pour 2026.Les armées comptent enrôler 3.000 candidats cette année, puis 4.000 en 2027, 10.000 en 2030 avec 42.500 comme ambition en 2035.- Pesquet dans le cockpit -Le président prononcera également cette année, probablement en février, un discours sur la dissuasion nucléaire, clé de voûte de la stratégie de défense de la France.Il a déjà évoqué à plusieurs reprises “la protection par notre dissuasion de nos alliés du continent européen”, compte tenu de la menace russe.Au retour, M. Macron embarquera à bord d’un avion ravitailleur et de transport de troupes – un Airbus A330 MRTT (Multirole Tanker Transport) – piloté par l’astronaute Thomas Pesquet, à destination d’Orly.L’ex-commandant de la Station spatiale internationale est depuis 2024 colonel de réserve dans l’armée de l’Air, affecté à Istres, et a “tous les brevets et diplômes pour piloter un MRTT”, a précisé l’Élysée.Le président assistera au décollage et à l’atterrissage dans le cockpit, ainsi qu’à un ravitaillement de chasseurs Rafale en vol. Une équipe de santé lui présentera aussi les capacités d’évacuation sanitaires, jusqu’à 10 blessés graves, dans les conditions d’un service de soins intensifs, à bord de l’appareil.









