Iran: le guide suprême minimise l’impact des frappes américaines

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a minimisé jeudi l’impact des frappes américaines sur les sites nucléaires de son pays, dans sa première apparition publique depuis la fin de la guerre de 12 jours entre l’Iran et Israël, estimant que le président américain avait “exagéré” leur efficacité.Les Etats-unis, qui avaient mené ces frappes dimanche à l’aube en soutien à leur allié israélien, “n’ont rien gagné de cette guerre”, a jugé Ali Khamenei, ajoutant que “la République islamique l’a emporté et, en représailles, a infligé une gifle cinglante au visage de l’Amérique”.Il a par ailleurs estimé que Donald Trump avait “exagéré” l’impact de frappes américaines selon lui “nullement importantes”.M. Trump a martelé au contraire que le programme nucléaire iranien avait été retardé de “plusieurs décennies”.- “Dignité de nos pilotes” -L’Iran avait riposté lundi par des tirs de missiles contre Israël et une base américaine au Qatar, avant qu’un cessez-le-feu initié par Donald Trump n’entre en vigueur mardi. Pour Ali Khamenei, l’imprévisible et impétueux milliardaire américain cherche aussi à “minimiser” l’impact de l’attaque au Qatar.Selon le guide suprême, l’attaque de son pays contre la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar, la plus grande installation militaire américaine au Moyen-Orient, a “causé des dégâts”, alors qu’à en croire M. Trump, cette riposte de l’Iran a été “très faible”. Ali Khamenei s’est exprimé avant une conférence de presse prévue du secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, qui devrait revenir sur les bombardements de l’aviation du Pentagone en Iran, après que des médias américains ont mis en doute leur efficacité.D’après des experts, il est possible que l’Iran ait anticipé l’attaque américaine en évacuant ses quelque 400 kilogrammes d’uranium enrichi à 60%, niveau proche du seuil de 90% nécessaire à la conception d’une bombe atomique.Mais la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt a assuré mercredi sur Fox News que les Etats-Unis “n’avaient eu aucune indication que de l’uranium hautement enrichi ait été déplacé avant les frappes”. Reste que selon un document secret-défense dévoilé mardi par CNN, les frappes auraient scellé les entrées de certaines installations sans détruire les bâtiments souterrains, retardant le programme iranien de seulement quelques mois.La Maison Blanche a confirmé l’existence du rapport mais l’a qualifié de “tout à fait erroné”.Les informations de CNN ont provoqué la colère de M. Trump qui a annoncé une conférence de presse de son ministre Hegseth, qu’il a qualifié de “secrétaire à la Guerre”, à 08H00(12H00 GMT) afin de “lutter pour la dignité de nos grands pilotes américains”.- “Epuisés” -Le président américain a évoqué par ailleurs la possibilité d’un accord avec Téhéran sur son programme nucléaire: “Nous allons parler la semaine prochaine avec l’Iran, nous pourrions signer un accord”, a-t-il dit mercredi au sommet de l’Otan à La Haye.M. Trump a jugé que l’Iran et Israël étaient “épuisés” par le conflit déclenché le 13 juin par ce dernier avec l’objectif affiché d’empêcher le premier de se doter de l’arme nucléaire.Une ambition que Téhéran dément nourrir.Ali Khamenei a salué la “victoire” de son pays, affirmant que les Etats-Unis étaient “intervenus directement dans la guerre, convaincus que leur refus de s’engager (aurait) conduit à la destruction totale du régime sioniste”.Selon le dernier bilan officiel iranien qui ne recense que les victimes civiles, les frappes israéliennes ont fait au moins 627 morts et plus de 4.870 blessés. L’Iran a riposté par des tirs de missiles et de drones, qui ont fait 28 morts en Israël, selon les autorités. – “Droits légitimes” -Téhéran, qui a réaffirmé ses “droits légitimes” à développer un programme nucléaire civil, s’est dit prêt à reprendre les discussions avec Washington sur un accord en échange de la levée des sanctions sévères frappant son économie depuis des années.La guerre a empêché la tenue d’une nouvelle session le 15 juin de ces pourparlers irano-américains sous médiation omanaise, qui avaient été lancés en avril.Pour le porte-parole de l’armée israélienne, le général de brigade Effie Defrin, le conflit a porté un “coup dur” au programme nucléaire de Téhéran mais il est “encore tôt pour évaluer les résultats de l’opération”.L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a également jugé impossible à ce stade d’évaluer les dégâts et réclamé un accès aux sites. L’agence onusienne “a perdu la visibilité sur (les stocks d’uranium enrichi) à partir du moment où les hostilités ont commencé”, a expliqué mercredi son directeur général, Rafael Grossi.Le Parlement iranien a voté de son côté en faveur d’une suspension de la coopération avec l’AIEA.Voyant un “très mauvais signal”, l’Allemagne a appelé jeudi Téhéran à ne pas suspendre cette coopération et la France l’a exhorté à reprendre “sans délai la voie du dialogue” et la coopération avec l’agence onusienne basée à Vienne.

Iran: le guide suprême minimise l’impact des frappes américaines

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a minimisé jeudi l’impact des frappes américaines sur les sites nucléaires de son pays, dans sa première apparition publique depuis la fin de la guerre de 12 jours entre l’Iran et Israël, estimant que le président américain avait “exagéré” leur efficacité.Les Etats-unis, qui avaient mené ces frappes dimanche à l’aube en soutien à leur allié israélien, “n’ont rien gagné de cette guerre”, a jugé Ali Khamenei, ajoutant que “la République islamique l’a emporté et, en représailles, a infligé une gifle cinglante au visage de l’Amérique”.Il a par ailleurs estimé que Donald Trump avait “exagéré” l’impact de frappes américaines selon lui “nullement importantes”.M. Trump a martelé au contraire que le programme nucléaire iranien avait été retardé de “plusieurs décennies”.- “Dignité de nos pilotes” -L’Iran avait riposté lundi par des tirs de missiles contre Israël et une base américaine au Qatar, avant qu’un cessez-le-feu initié par Donald Trump n’entre en vigueur mardi. Pour Ali Khamenei, l’imprévisible et impétueux milliardaire américain cherche aussi à “minimiser” l’impact de l’attaque au Qatar.Selon le guide suprême, l’attaque de son pays contre la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar, la plus grande installation militaire américaine au Moyen-Orient, a “causé des dégâts”, alors qu’à en croire M. Trump, cette riposte de l’Iran a été “très faible”. Ali Khamenei s’est exprimé avant une conférence de presse prévue du secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, qui devrait revenir sur les bombardements de l’aviation du Pentagone en Iran, après que des médias américains ont mis en doute leur efficacité.D’après des experts, il est possible que l’Iran ait anticipé l’attaque américaine en évacuant ses quelque 400 kilogrammes d’uranium enrichi à 60%, niveau proche du seuil de 90% nécessaire à la conception d’une bombe atomique.Mais la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt a assuré mercredi sur Fox News que les Etats-Unis “n’avaient eu aucune indication que de l’uranium hautement enrichi ait été déplacé avant les frappes”. Reste que selon un document secret-défense dévoilé mardi par CNN, les frappes auraient scellé les entrées de certaines installations sans détruire les bâtiments souterrains, retardant le programme iranien de seulement quelques mois.La Maison Blanche a confirmé l’existence du rapport mais l’a qualifié de “tout à fait erroné”.Les informations de CNN ont provoqué la colère de M. Trump qui a annoncé une conférence de presse de son ministre Hegseth, qu’il a qualifié de “secrétaire à la Guerre”, à 08H00(12H00 GMT) afin de “lutter pour la dignité de nos grands pilotes américains”.- “Epuisés” -Le président américain a évoqué par ailleurs la possibilité d’un accord avec Téhéran sur son programme nucléaire: “Nous allons parler la semaine prochaine avec l’Iran, nous pourrions signer un accord”, a-t-il dit mercredi au sommet de l’Otan à La Haye.M. Trump a jugé que l’Iran et Israël étaient “épuisés” par le conflit déclenché le 13 juin par ce dernier avec l’objectif affiché d’empêcher le premier de se doter de l’arme nucléaire.Une ambition que Téhéran dément nourrir.Ali Khamenei a salué la “victoire” de son pays, affirmant que les Etats-Unis étaient “intervenus directement dans la guerre, convaincus que leur refus de s’engager (aurait) conduit à la destruction totale du régime sioniste”.Selon le dernier bilan officiel iranien qui ne recense que les victimes civiles, les frappes israéliennes ont fait au moins 627 morts et plus de 4.870 blessés. L’Iran a riposté par des tirs de missiles et de drones, qui ont fait 28 morts en Israël, selon les autorités. – “Droits légitimes” -Téhéran, qui a réaffirmé ses “droits légitimes” à développer un programme nucléaire civil, s’est dit prêt à reprendre les discussions avec Washington sur un accord en échange de la levée des sanctions sévères frappant son économie depuis des années.La guerre a empêché la tenue d’une nouvelle session le 15 juin de ces pourparlers irano-américains sous médiation omanaise, qui avaient été lancés en avril.Pour le porte-parole de l’armée israélienne, le général de brigade Effie Defrin, le conflit a porté un “coup dur” au programme nucléaire de Téhéran mais il est “encore tôt pour évaluer les résultats de l’opération”.L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a également jugé impossible à ce stade d’évaluer les dégâts et réclamé un accès aux sites. L’agence onusienne “a perdu la visibilité sur (les stocks d’uranium enrichi) à partir du moment où les hostilités ont commencé”, a expliqué mercredi son directeur général, Rafael Grossi.Le Parlement iranien a voté de son côté en faveur d’une suspension de la coopération avec l’AIEA.Voyant un “très mauvais signal”, l’Allemagne a appelé jeudi Téhéran à ne pas suspendre cette coopération et la France l’a exhorté à reprendre “sans délai la voie du dialogue” et la coopération avec l’agence onusienne basée à Vienne.

Spaceship carrying astronauts from India, Poland, Hungary, docks with ISS

A US commercial mission carrying astronauts from India, Poland and Hungary docked with the International Space Station on Thursday, marking the first time in decades that these nations have sent crew to space.Axiom Mission 4, or Ax-4, lifted off early Wednesday from NASA’s Kennedy Space Center in Florida aboard a brand-new SpaceX Crew Dragon capsule riding a Falcon 9 rocket.Onboard were pilot Shubhanshu Shukla of India; mission specialists Slawosz Uznanski-Wisniewski of Poland and Tibor Kapu of Hungary; and Commander Peggy Whitson of the United States, a former NASA astronaut now with Axiom Space, which organizes private spaceflights.The capsule, the fifth and final Dragon in the SpaceX fleet, was christened “Grace” after reaching orbit.It achieved “soft capture,” or the first stage of docking, with the orbital lab Thursday at 6:31 am Eastern Time (1031 GMT).They later entered the station through the hatch and were greeted by the current ISS crew during a brief welcome ceremony.”It’s so great to be here at last,” said Whitson. “That was a long quarantine.”The crew will now spend about 14 days aboard the station, conducting some 60 experiments — including studies on microalgae, sprouting salad seeds, and the hardiness of microscopic tardigrades in space.- Key step for India -The last time India, Poland or Hungary sent people to space, their current crop of astronauts had not yet been born — and back then they were called cosmonauts, as they all flew on Soviet missions before the fall of the Iron Curtain.Shukla is the first Indian to reach space since Rakesh Sharma, who flew to the Salyut 7 station in 1984 as part of an Indo-Soviet mission.India’s space agency, ISRO, sees this flight as a key step toward its first independent crewed mission, slated for 2027 under the Gaganyaan (“sky craft”) program.”What a fantastic ride,” Shukla said in Hindi after liftoff. “This isn’t just the start of my journey to the International Space Station — it’s the beginning of India’s human space program.”Each country is funding its astronaut’s seat.Poland has spent 65 million euros for its astronaut’s flight, according to the Polish Space Agency. Hungary announced a $100 million deal with Axiom in 2022, according to spacenews.com, while India has not officially commented.The Ax-4 launch comes after technical issues delayed the mission, originally slated for early June.It also follows an online spat between US President Donald Trump and SpaceX chief Elon Musk, the world’s richest person and, until recently, Trump’s ally and advisor.Trump threatened to yank SpaceX’s federal contracts — worth tens of billions of dollars — prompting Musk to threaten an early retirement of Dragon, the only US spacecraft currently certified to carry astronauts to the ISS.Musk walked back the threat a few hours later and in the days that followed continued to deescalate, stating on X that he had gone “too far.”Any falling out between SpaceX and the US government would be massively disruptive, given NASA and the Pentagon’s reliance on Falcon 9 and Falcon Heavy to send up crew, cargo, satellites and probes.But for now, analysts believe both sides are too entangled to risk a serious break.

Spaceship carrying astronauts from India, Poland, Hungary, docks with ISS

A US commercial mission carrying astronauts from India, Poland and Hungary docked with the International Space Station on Thursday, marking the first time in decades that these nations have sent crew to space.Axiom Mission 4, or Ax-4, lifted off early Wednesday from NASA’s Kennedy Space Center in Florida aboard a brand-new SpaceX Crew Dragon capsule riding a Falcon 9 rocket.Onboard were pilot Shubhanshu Shukla of India; mission specialists Slawosz Uznanski-Wisniewski of Poland and Tibor Kapu of Hungary; and Commander Peggy Whitson of the United States, a former NASA astronaut now with Axiom Space, which organizes private spaceflights.The capsule, the fifth and final Dragon in the SpaceX fleet, was christened “Grace” after reaching orbit.It achieved “soft capture,” or the first stage of docking, with the orbital lab Thursday at 6:31 am Eastern Time (1031 GMT).They later entered the station through the hatch and were greeted by the current ISS crew during a brief welcome ceremony.”It’s so great to be here at last,” said Whitson. “That was a long quarantine.”The crew will now spend about 14 days aboard the station, conducting some 60 experiments — including studies on microalgae, sprouting salad seeds, and the hardiness of microscopic tardigrades in space.- Key step for India -The last time India, Poland or Hungary sent people to space, their current crop of astronauts had not yet been born — and back then they were called cosmonauts, as they all flew on Soviet missions before the fall of the Iron Curtain.Shukla is the first Indian to reach space since Rakesh Sharma, who flew to the Salyut 7 station in 1984 as part of an Indo-Soviet mission.India’s space agency, ISRO, sees this flight as a key step toward its first independent crewed mission, slated for 2027 under the Gaganyaan (“sky craft”) program.”What a fantastic ride,” Shukla said in Hindi after liftoff. “This isn’t just the start of my journey to the International Space Station — it’s the beginning of India’s human space program.”Each country is funding its astronaut’s seat.Poland has spent 65 million euros for its astronaut’s flight, according to the Polish Space Agency. Hungary announced a $100 million deal with Axiom in 2022, according to spacenews.com, while India has not officially commented.The Ax-4 launch comes after technical issues delayed the mission, originally slated for early June.It also follows an online spat between US President Donald Trump and SpaceX chief Elon Musk, the world’s richest person and, until recently, Trump’s ally and advisor.Trump threatened to yank SpaceX’s federal contracts — worth tens of billions of dollars — prompting Musk to threaten an early retirement of Dragon, the only US spacecraft currently certified to carry astronauts to the ISS.Musk walked back the threat a few hours later and in the days that followed continued to deescalate, stating on X that he had gone “too far.”Any falling out between SpaceX and the US government would be massively disruptive, given NASA and the Pentagon’s reliance on Falcon 9 and Falcon Heavy to send up crew, cargo, satellites and probes.But for now, analysts believe both sides are too entangled to risk a serious break.

Assemblée : les députés ciottistes espèrent interdire les mariages avec une personne en situation irrégulière

Les députés du groupe UDR, allié du RN, profitent jeudi d’une journée réservée à leurs textes pour pousser leurs sujets régaliens, en espérant diviser le bloc central, et engranger des voix notamment contre les mariages avec une personne en situation irrégulière, malgré le retrait de leurs deux premiers textes.Un an après la dissolution et le ralliement spectaculaire d’Eric Ciotti, ancien patron des Républicains, au RN de Marine Le Pen, l’Union des droites pour la République bénéficie de sa toute première “niche parlementaire”.Elle a toutefois renoncé dès le matin à une résolution, non contraignante, qui appelait notamment à dénoncer l’accord franco-algérien de 1968 conférant un statut particulier aux Algériens en matière de circulation, de séjour et d’emploi.”Ce débat parlementaire intervient à quelques jours, le 1er juillet, du verdict qui concerne notre compatriote Boualem Sansal”, a argué Eric Ciotti, ne souhaitant pas prendre le risque d’envenimer encore les relations entre Paris et Alger, alors que le parquet algérien a requis mardi 10 ans de réclusion à l’encontre de l’écrivain franco-algérien.C’est en revanche à la suite d’un revers dans l’hémicycle que le groupe a retiré sa proposition de loi interdisant l’exécution immédiate de peines d’inéligibilité.- “Dérive” -La gauche et le bloc central ont dénoncé une loi taillée pour Marine Le Pen, qui a fait appel de sa condamnation dans l’affaire des assistants d’eurodéputés FN, qui la prive à ce stade de l’élection présidentielle (la décision en appel est attendue à l’été 2026).”Certains principes intangibles de notre droit pénal sont bafoués par l’exécution provisoire : l’effet suspensif de l’appel” et “la présomption d’innocence”, a défendu la rapporteure Brigitte Barèges (UDR).En vain. Dans une ambiance parfois houleuse, bardée d’invectives et de rappels au règlement, une coalition de la gauche et de l’essentiel du centre a supprimé l’article unique, avant que l’UDR ne retire le texte.”Ce n’est pas la justice qui menace la République, c’est la République quand elle se retourne contre elle-même, comme vous prétendez le faire ce matin, qui menace la justice”, a lancé Boris Vallaud, président du groupe PS.L’exécution provisoire “n’est pas un automatisme (ni) une dérive”, a déclaré le ministre de la Justice Gérald Darmanin, arguant qu’on “on ne change pas des règles de loi pendant le procès”.- Interdire le mariage en situation irrégulière ? -Il s’est en revanche montré nettement plus ouvert à la proposition de loi suivante, visant à interdire le mariage pour “une personne séjournant de manière irrégulière sur le territoire national”, en dépit d’alertes à gauche et au centre contre une mesure “manifestement inconstitutionnelle”.”Le mariage républicain, qui ouvre des droits et des devoirs, ne peut être le vecteur de la régularisation de fait, une forme de régularisation par effraction”, a estimé le ministre.”Nos maires sont de plus en plus exposés à des mariages frauduleux impliquant des époux étrangers en situation irrégulière”, a abondé Eric Michoux (UDR), rapporteur du texte adopté en commission.Stratégiquement, le groupe ciottiste est allé chercher une proposition de loi… centriste, adoptée au Sénat. “Malin”, admet un parlementaire macroniste. Un cadre UDR reconnaît là une opportunité de “piéger” le bloc central, alors qu’Emmanuel Macron avait lui-même appelé à ce que soit débattue au Parlement une telle loi.Et l’UDR espère bien provoquer sur ce texte un moment de “clarification” chez LR et au centre.Les Républicains seront “globalement favorables”, comme ils l’ont été sur le texte portant sur inéligibilité, mais un cadre du groupe prévient qu’il n’y aura pas “une très forte mobilisation”.Horizons devrait voter pour, quand Renaissance conditionnera son vote au sort de l’article principal, considéré comme inconstitutionnel.L’une des autres mesures du texte impose aux futurs époux de nationalité étrangère de fournir au maire des justificatifs de séjour. S’il soupçonne une “absence de consentement” au sein du couple, il pourra saisir le procureur de la République.Les sénateurs ont aussi allongé le délai du “sursis au mariage”, temps d’enquête du procureur.S’il ne pourra pas tous les défendre avant la clôture des débats à minuit, le groupe a inscrit plusieurs autres textes: pour faire participer les détenus aux frais d’incarcération ou encore instaurer des peines planchers pour certains crimes.

For Senegal women’s basketball team, show goes on without US visasThu, 26 Jun 2025 12:06:57 GMT

Members of the Senegal women’s national basketball team hustled across the court in central Dakar, dribbling and pivoting as the scuffing noise of their trainers echoed across the empty arena.Originally slated to train in the United States this week, Les Lionnes are instead practising in their home country, an abrupt change of plans highlighting the …

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Affaire Ghosn: après un nouvel échec judiciaire, un procès pour corruption se rapproche de Rachida Dati

Nouvel échec pour Rachida Dati qui voit la menace d’un procès dans l’affaire Ghosn se rapprocher: la cour d’appel de Paris a rejeté son recours contre le réquisitoire du parquet national financier (PNF) réclamant qu’elle soit jugée pour corruption avec l’ex-patron de Renault.”La chambre de l’instruction vient de rejeter notre recours. Nous allons proposer à Mme Rachida Dati de faire un pourvoi (en cassation) de cette décision”, a indiqué à la presse l’un de ses avocats, Me Olivier Pardo, à l’issue du délibéré.Une source judiciaire a confirmé que les juges avaient “rejeté la demande de nullité formulée par les conseils de Mme Dati”.Dans son réquisitoire, signé en novembre 2024, le PNF demande que la ministre de la Culture soit jugée notamment pour corruption et trafic d’influence passifs par personne investie d’un mandat électif public au sein d’une organisation internationale, le Parlement européen.Le PNF réclame également un procès contre l’ex-patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, qui vit au Liban et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international depuis 2023 dans cette affaire, pour corruption et trafic d’influence actifs notamment.Il revient désormais aux juges d’instruction d’ordonner ou non un procès contre Mme Dati et M. Ghosn, qui contestent tous deux les accusations.La défense de Mme Dati avait déposé auprès de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris une requête en nullité contre ce réquisitoire car il s’appuie, selon ses conseils, sur des pièces annulées par la justice en 2022.Ces pièces concernent notamment d’autres clients de Rachida Dati quand elle était avocate, comme le groupe de télécoms Orange.L’avocat général avait requis le rejet de cette requête, estimant que ces pièces annulées n’étaient pas citées dans le document et que la violation du secret professionnel qu’elles pouvaient constituer n’avait jamais été avancée par la défense lors de la procédure, selon des sources proches du dossier.Renault, partie civile dans cette affaire, et son avocat Kami Haeri n’ont pas souhaité réagir. – “Pacte corruptif patent” -Des juges d’instruction parisiens se penchent depuis 2019 sur un contrat signé le 28 octobre 2009 entre Rachida Dati et RNBV, filiale de l’alliance Renault-Nissan.La ministre, 59 ans, est soupçonnée d’avoir perçu, “en toute confidentialité, voire en toute opacité” selon l’enquête, 900.000 euros entre 2010 et 2012 pour des prestations de conseil actées dans une convention d’honoraires, mais sans avoir réellement travaillé, alors qu’elle était avocate et député européenne (2009-2019).Dans son réquisitoire, consulté par l’AFP, le parquet financier considère que ce contrat “était l’habillage juridique d’un pacte corruptif patent”. “Les nombreuses investigations” réalisées “n’ont permis d’identifier que très peu de preuves de l’existence et de la réalité des prestations réalisées par Mme Dati” en termes de conseils juridiques, “qu’il s’agisse de preuves matérielles (comptes-rendus, mails, notes) ou testimoniales (auditions, attestations)”, est-il écrit dans ce document de 134 pages signé par le procureur financier Jean-François Bohnert et deux magistrats financiers.”Moi en tout cas, je sais ce que j’ai fait”, avait affirmé lors d’un interrogatoire Mme Dati qui soutient avoir travaillé. Elle a multiplié les recours, en vain, pour obtenir l’abandon des poursuites.Les investigations ont cherché également à déterminer si cette convention d’honoraires avait pu servir à masquer une activité de lobbying au Parlement européen, interdite à tout élu.Pour les magistrats du PNF, l’ancienne garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy a “conseillé le groupe Renault dans la promotion de ses droits et intérêts auprès du Parlement européen”. Elle aurait “pris des positions favorables” au constructeur et “usé de son influence réelle ou supposée pour mener des actions de lobbying”. Et “jamais” le Parlement européen n’a été informé de ses “activités privées lucratives” avec la marque au losange.Par ailleurs, Rachida Dati, potentielle candidate de la droite à la mairie de Paris en 2026, a été accusée début juin par le Nouvel Obs et Complément d’enquête, sur France 2, d’avoir perçu 299.000 euros de GDF Suez quand elle était eurodéputée, sans en déclarer la provenance au Parlement européen.Elle réfute ces accusations qu’elle juge “diffamatoires”.

Affaire Ghosn: après un nouvel échec judiciaire, un procès pour corruption se rapproche de Rachida Dati

Nouvel échec pour Rachida Dati qui voit la menace d’un procès dans l’affaire Ghosn se rapprocher: la cour d’appel de Paris a rejeté son recours contre le réquisitoire du parquet national financier (PNF) réclamant qu’elle soit jugée pour corruption avec l’ex-patron de Renault.”La chambre de l’instruction vient de rejeter notre recours. Nous allons proposer à Mme Rachida Dati de faire un pourvoi (en cassation) de cette décision”, a indiqué à la presse l’un de ses avocats, Me Olivier Pardo, à l’issue du délibéré.Une source judiciaire a confirmé que les juges avaient “rejeté la demande de nullité formulée par les conseils de Mme Dati”.Dans son réquisitoire, signé en novembre 2024, le PNF demande que la ministre de la Culture soit jugée notamment pour corruption et trafic d’influence passifs par personne investie d’un mandat électif public au sein d’une organisation internationale, le Parlement européen.Le PNF réclame également un procès contre l’ex-patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, qui vit au Liban et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international depuis 2023 dans cette affaire, pour corruption et trafic d’influence actifs notamment.Il revient désormais aux juges d’instruction d’ordonner ou non un procès contre Mme Dati et M. Ghosn, qui contestent tous deux les accusations.La défense de Mme Dati avait déposé auprès de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris une requête en nullité contre ce réquisitoire car il s’appuie, selon ses conseils, sur des pièces annulées par la justice en 2022.Ces pièces concernent notamment d’autres clients de Rachida Dati quand elle était avocate, comme le groupe de télécoms Orange.L’avocat général avait requis le rejet de cette requête, estimant que ces pièces annulées n’étaient pas citées dans le document et que la violation du secret professionnel qu’elles pouvaient constituer n’avait jamais été avancée par la défense lors de la procédure, selon des sources proches du dossier.Renault, partie civile dans cette affaire, et son avocat Kami Haeri n’ont pas souhaité réagir. – “Pacte corruptif patent” -Des juges d’instruction parisiens se penchent depuis 2019 sur un contrat signé le 28 octobre 2009 entre Rachida Dati et RNBV, filiale de l’alliance Renault-Nissan.La ministre, 59 ans, est soupçonnée d’avoir perçu, “en toute confidentialité, voire en toute opacité” selon l’enquête, 900.000 euros entre 2010 et 2012 pour des prestations de conseil actées dans une convention d’honoraires, mais sans avoir réellement travaillé, alors qu’elle était avocate et député européenne (2009-2019).Dans son réquisitoire, consulté par l’AFP, le parquet financier considère que ce contrat “était l’habillage juridique d’un pacte corruptif patent”. “Les nombreuses investigations” réalisées “n’ont permis d’identifier que très peu de preuves de l’existence et de la réalité des prestations réalisées par Mme Dati” en termes de conseils juridiques, “qu’il s’agisse de preuves matérielles (comptes-rendus, mails, notes) ou testimoniales (auditions, attestations)”, est-il écrit dans ce document de 134 pages signé par le procureur financier Jean-François Bohnert et deux magistrats financiers.”Moi en tout cas, je sais ce que j’ai fait”, avait affirmé lors d’un interrogatoire Mme Dati qui soutient avoir travaillé. Elle a multiplié les recours, en vain, pour obtenir l’abandon des poursuites.Les investigations ont cherché également à déterminer si cette convention d’honoraires avait pu servir à masquer une activité de lobbying au Parlement européen, interdite à tout élu.Pour les magistrats du PNF, l’ancienne garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy a “conseillé le groupe Renault dans la promotion de ses droits et intérêts auprès du Parlement européen”. Elle aurait “pris des positions favorables” au constructeur et “usé de son influence réelle ou supposée pour mener des actions de lobbying”. Et “jamais” le Parlement européen n’a été informé de ses “activités privées lucratives” avec la marque au losange.Par ailleurs, Rachida Dati, potentielle candidate de la droite à la mairie de Paris en 2026, a été accusée début juin par le Nouvel Obs et Complément d’enquête, sur France 2, d’avoir perçu 299.000 euros de GDF Suez quand elle était eurodéputée, sans en déclarer la provenance au Parlement européen.Elle réfute ces accusations qu’elle juge “diffamatoires”.

16 killed, thousands of businesses destroyed after Kenya protestsThu, 26 Jun 2025 11:00:08 GMT

At least 16 people died in the previous day’s protests across Kenya, Amnesty International said on Thursday, as businesses and residents were left to clean up the devastation in the capital and beyond.Burned-out buildings, smashed windows, looted shops — thousands of businesses in downtown Nairobi, the epicentre of Wednesday’s anti-government protests, were destroyed.  The marches had …

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Contrôle d’identité “au faciès”: la France condamnée, une première

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la France pour un contrôle d’identité discriminatoire, une première, même si elle estime qu’il n’y a pas de “défaillance structurelle”.Le requérant qui a obtenu gain de cause, Karim Touil, avait subi trois contrôles d’identité en dix jours en 2011. Dans son arrêt, la Cour relève qu’il n’a pas été apporté de “justification objective et raisonnable” au choix de le contrôler.Tout en se disant “bien consciente des difficultés pour les agents de police de décider, très rapidement et sans nécessairement disposer d’instructions internes claires, s’ils sont confrontés à une menace pour l’ordre ou la sécurité publics”, la cour conclut qu’il existe dans le cas de M. Touil, “une présomption de traitement discriminatoire à son égard et que le gouvernement n’est pas parvenu à la réfuter”.La France est par conséquent condamnée pour violation de la Convention européenne des droits de l’homme.L’Etat doit verser 3.000 euros à M. Touil pour dommage moral.C’est la première fois que la France est condamnée dans un dossier de profilage racial, une affaire dite “à impact” par la CEDH, c’est-à-dire dont la décision peut avoir un impact sur la législation du pays concerné ou la pratique internationale.Pour l’avocat des requérants, Slim Ben Achour, “c’est une victoire, parce qu’il y a une condamnation”. “Au bout du compte, ça veut dire que l’Etat français doit prendre ses responsabilités et modifier la manière de contrôler l’identité”.En revanche, la cour a jugé que les contrôles subis par cinq autres requérants n’ont pas été effectués pour des motifs discriminatoires. La CEDH estime en outre que “le cadre juridique et administratif des contrôles d’identité en France ne révèle pas l’existence de défaillance structurelle”.- Long combat judiciaire -Cette décision était longuement attendue pour ces six Français, d’origine africaine ou nord-africaine et résidant à Roubaix, Marseille, Vaulx-en-Velin, Saint-Ouen et Besançon. Tous dénonçaient des “contrôles au faciès”, subis en 2011 et 2012.Après avoir perdu devant la justice française, ils ont saisi en 2017 la CEDH, qui veille au respect de la Convention européenne des droits de l’homme dans les 46 Etats qui l’ont ratifiée.Ces six requérants font partie d’un groupe de 13 hommes qui s’étaient lancés dans un combat judiciaire, dénonçant des contrôles injustifiés, parfois associés à des palpations, des insultes ou du tutoiement.Après avoir perdu en première instance, les plaignants avaient fait appel et la cour d’appel de Paris avait donné raison à cinq d’entre eux. En 2016, la Cour de cassation avait définitivement condamné l’Etat dans trois dossiers, une première historique.Six hommes qui n’avaient pas obtenu gain de cause avaient porté l’affaire devant la CEDH.”Après la Cour de cassation et le Conseil d’État, la France est une nouvelle fois mise en cause pour sa pratique de contrôles au faciès avec sa condamnation pour discrimination raciale dans le cas de M. Touil”, a relevé Lanna Hollo, juriste et cofondatrice de l’association de lutte contre les discriminations (RE)Claim. “(RE)Claim s’inquiète néanmoins que la CEDH ait appliqué le droit de non-discrimination de manière inégale, échouant à protéger toutes les personnes sur tout le territoire, et surtout les personnes vivant en quartiers populaires particulièrement exposées aux discriminations”, a-t-elle nuancé.- Hausse du nombre de contrôles -“L’histoire va continuer”, a souligné auprès de l’AFP Me Ben Achour, rappelant qu’en avril 2024, cinq associations et ONG françaises et internationales ont saisi l’ONU pour faire reconnaître “la nature systémique” de ces discriminations.”Et pendant que l’histoire continue, naturellement, la connaissance du phénomène devient de plus en plus aiguë”, a-t-il ajouté.Selon une enquête du Défenseur des droits dévoilée mardi, en 2024, 26% des personnes interrogées ont déclaré avoir été contrôlées par la police ou la gendarmerie au moins une fois au cours des cinq dernières années, contre 16% en 2016.Les hommes jeunes et perçus comme arabes, noirs ou maghrébins ont quatre fois plus de risques de faire l’objet d’au moins un contrôle d’identité que le reste de la population.Au regard de ces résultats, la Défenseure des droits Claire Hédon a émis plusieurs recommandations, dont la traçabilité des contrôles d’identité pour garantir aux personnes contrôlées la possibilité d’exercer un recours, notamment en cas d’allégation de discrimination.