Iran protest crackdown latest developments

Iran has been pressing ahead with arrests following a wave of protests, according to local media and monitors, as the country faces international pressure over a crackdown rights groups said led to thousands of deaths under cover of ongoing internet restrictions. Here are key developments: – Arrests -Iranian state media continues to regularly report arrests of people it says were part of a “terrorist operation” spurred by Tehran’s arch foes Israel and the United States. State television said on Tuesday that 73 people had been arrested for “American-Zionist sedition” in central Isfahan, though the nationwide figure remains unclear.  Tasnim news agency said late last week 3,000 people had been arrested, with rights groups saying the estimated number has risen to around 25,000. The Tehran prosecutor has lodged lawsuits against 25 people including athletes and actors, as well as 60 coffee shops “that directly or indirectly accompanied or supported the calls for terrorism” during the protests, the judiciary’s Mizan Online website reported, adding that properties had also been seized. – Iran isolated -Iran has faced increased international isolation over the crackdown. The World Economic Forum cancelled Iranian Foreign Minister Abbas Araghchi’s appearance set for Tuesday at the Davos summit in Switzerland, saying it would not be “right”.Araghchi said the decision was based on “lies” and political pressure from Israel and the US. On Monday, Germany’s Lufthansa told AFP the airline would not operate flights to Tehran through March 29 and that group member Austrian would also cease flights until mid-February. And on Tuesday, the UN’s Human Rights Council said it would hold an urgent meeting on Friday on “the deteriorating human rights situation” in Iran.It cited “credible reports of alarming violence, crackdowns on protesters and violations of international human rights law”. Brussels on Tuesday proposed banning the export of more European Union drone and missile tech to Iran over the crackdown, European Commission head Ursula von der Leyen said.- Pahlavi says ‘be ready’ -Reza Pahlavi, the US-based son of the former shah, has presented himself as leader of the opposition.He called for protests before the rallies surged in size and intensity on January 8, with videos showing crowds chanting his family’s name.  He again called for demonstrations over the past weekend. Some reports of scattered demonstrations from late last week emerged but the rallies have largely subsided, with many shops in the capital Tehran’s Grand Bazaar open again Tuesday amid a heavy security presence, an AFP correspondent said. Pahlavi urged Iranians on Tuesday to “be ready”, in a post on X. “The time will come to return to the streets.” – Dead, wounded tolls -The Norway-based Iran Human Rights NGO (IHR) has said verification of deaths in the crackdown remains severely hampered due to the communication restrictions, but noted on Monday that available information “indicates that the number of protesters killed may exceed even the highest media estimates”, which reach 20,000. The Human Rights Activists News Agency has reported 4,029 confirmed deaths.Iran’s head of the national security and foreign policy commission in parliament, Ebrahim Azizi, said death tolls reported by foreign media were “lies”, without giving an exact figure himself, according to the ISNA news agency. He said, however, that 3,709 security personnel had been wounded. Other officials have said a few thousand were killed, attributing the deaths to foreign agents. Fars news agency cited a provincial official from northeastern Razavi Khorasan — home to Iran’s second largest city, Masshad — saying the death toll for the province was less than 400. Mehran, a 50-year-old Mashhad native, told IHR there was a bloody crackdown on protests in the city. “Security forces opened fire on protesters with live ammunition. People carried the wounded in their arms or on motorbikes,” he said.  – Internet still restricted -Twelve days after Iranian authorities imposed an internet blackout, tight communications restrictions remain in place. The monitor Netblocks said on Tuesday that “traffic on select platforms points to an emergent strategy of whitelisting”, in which selected users, entities or services are allowed to bypass restrictions.Tasnim said on Tuesday that local messaging applications had been activated. People in Iran have been able to make outgoing international calls and send texts, but cannot receive them. 

Mort d’un étudiant après une soirée d’intégration à Lille: relaxe générale requise

Une relaxe générale a été requise mardi pour trois étudiants jugés à Lille pour bizutage ou complicité après la mort d’un étudiant en marge d’une soirée d’intégration alcoolisée en 2021, ainsi que pour les autres prévenus, dont l’Université de Lille.La décision est attendue le 18 février à 14H00. Le procureur a estimé que les investigations n’avaient pas permis d’établir que la victime de 19 ans, Simon Guermonprez, était ivre au moment des faits, ni qu’il avait été contraint de consommer de l’alcool, ni qu’il ait subit des actes humiliants ou dégradants. La relaxe a également été requise pour l’Université de Lille, qui avait été citée directement à comparaître par la famille pour homicide involontaire et bizutage, ainsi que pour le chauffeur du poids lourd impliqué dans l’accident mortel. Simon Guermonprez, admis en deuxième année de médecine à Lille, participait le 8 juillet 2021 à une soirée d’intégration organisée par des étudiants plus âgés. À l’issue de la soirée, déposé vers minuit en Uber devant le domicile de ses parents dans la métropole lilloise, le jeune homme s’est ensuite rendu sur un pont surplombant l’autoroute A27.Selon l’enquête, il a pris un selfie avant d’être mortellement percuté par un camion circulant sur l’autoroute en contrebas, possiblement en tentant de récupérer son téléphone tombé sur les voies.Le chauffeur du poids lourd, poursuivi pour homicide involontaire, a affirmé à l’audience que le jeune homme se trouvait sur la bande d’arrêt d’urgence avant de se “jeter” sous son véhicule. “Je n’ai pas eu le temps de piler, il s’est jeté”, a déclaré à la barre le prévenu de 50 ans. Daniel Guermonprez, le père de la victime, rejette lui la thèse d’un suicide: “Il n’y a rien de rationnel à ce que Simon reparte vers ce pont autoroutier”, a-t-il déclaré, estimant que la “seule conclusion” possible est que son fils était “désorienté à cause de l’alcool”. La présidente du tribunal a détaillé l’organisation de la soirée, organisée par un groupe d’étudiants baptisé “Les Borgia”, dont faisaient partie les trois prévenus étudiants. Le rendez-vous avait été fixé à la citadelle de Lille à 20H00, avant un déplacement vers un appartement. Des équipes étaient chargées de l’accueil, de la préparation des boissons, de la communication et il existait une équipe “PLS” chargée de l’assistance aux étudiants en difficulté.- “Soirées non contrôlées” -Selon les éléments de l’enquête exposés à l’audience, les étudiants admis en deuxième année choisissaient de consommer de l’alcool ou non: ceux qui refusaient se voyaient apposer la mention “H2O” sur le front, tandis que ceux qui acceptaient portaient une “cible”, comme Simon Guermonprez. Des seringues de 50 à 60 ml étaient utilisées pour servir les boissons alcoolisées. Aucun des trois prévenus n’a reconnu avoir administré de l’alcool à la victime.À la barre, en larmes, une étudiante qui faisait partie de l’organisation de la fête a assuré que la mort de Simon avait “traumatisé beaucoup de monde”. “On fait des études de médecine, notre but est de sauver des gens”, a-t-elle déclaré, exprimant sa “tristesse” pour la famille, comme les deux autres prévenus.”Nos enfants ne choisissent pas la médecine pour être embarqués dans des soirées risquées puisque non contrôlées et non sécurisées”, a déclaré à la presse Daniel Guermonprez, appelant à “éradiquer ces moeurs insensées en faculté de médecine”.Dans ce dossier “il n’y a rien”, a plaidé Me Quentin Lebas, l’avocat de l’Université de Lille. “Ce n’est pas un dossier de bizutage” et “l’Université n’a commis aucune négligence”, a-t-il estimé, soulignant que cette soirée s’était déroulée “sans alcoolisation massive” et en dehors du campus.En 2022, un rapport de l’IGESR (Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche) avait conclu qu’il ne pouvait être exclu que le décès de Simon soit relié à d’autres facteurs que cette soirée étudiante, mais qu’il était “très difficile” de le considérer comme indépendant, “en raison de la concomitance des événements et de l’alcoolisation attestée de l’étudiant”. 

À son procès en appel, Le Pen conteste tout “système” de détournement de fonds

“Il n’y a pas eu de système généralisé”: Marine Le Pen a tenté de convaincre mardi la cour d’appel de Paris, qui la juge pour détournement de fonds, de “cas différents” pour chaque contrat litigieux d’assistant parlementaire d’eurodéputés FN,  récusant avoir donné des consignes.A la barre pendant près de cinq heures, la triple candidate malheureuse à la présidentielle y revient à trois reprises: “Le terme de +système+ me gêne car on a le sentiment d’une manipulation”.Pour Marine Le Pen, il s’agit de s’en prendre à la pierre angulaire de l’accusation, identifiée comme déterminante dans la lourdeur de sa condamnation en première instance au printemps dernier. Elle avait été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat qui l’empêche à date de concourir à l’élection présidentielle.La justice lui reproche, ainsi qu’au parti (alors appelé Front national) et à dix autres cadres, d’avoir embauché des assistants parlementaires pour leurs eurodéputés, rémunérés par des fonds européens, mais dont l’activité réelle n’était qu’au seul bénéfice de la formation d’extrême droite.En première instance, le détournement de fonds public au préjudice du Parlement européen – qui s’est constitué partie civile – a été chiffré à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros déjà remboursés par une partie des prévenus.Devant la présidente de la cour d’appel Michèle Agi, Marine Le Pen se montre d’abord contenue au début de son interrogatoire, dans un effort de contrition qui doit trancher avec l’atmosphère houleuse lors de l’audience de l’année dernière devant le tribunal correctionnel.La députée du Pas-de-Calais se veut ferme, mais peine rapidement à contenir un agacement au fur et à mesure qu’elle est questionnée sur des éléments du dossier équivoques, voire embarrassants.Cet email, envoyé entre “tiers payeurs” qui font le joint-venture avec le Parlement européen, qui propose un vaste plan de chaises musicales des assistants afin d’éviter la “catastrophe”? “On a l’impression qu’il n’y a que des considérations financières qui président”, observe la magistrate. “Vous avez raison, c’est le sentiment qu’on peut avoir, mais ils faisaient des plans sur la comète”, jure Marine Le Pen.Ce message du trésorier du parti Wallerand de Saint Just –“Je crois que Marine sait tout cela”–, en réponse à un eurodéputé qui s’inquiète d’un système d’emploi fictif? “Je n’en étais pas destinataire, mais ce qui est sûr, c’est que si j’avais reçu un mail comme celui-là, je n’y aurais pas répondu avec cette désinvolture”, assène-t-elle.D’ailleurs, fait-elle observer, “la masse salariale du Front national ne cesse d’augmenter en 2014, 2015, 2016. Si vraiment il y avait eu une volonté, en quelque sorte, d’alléger le FN, ça se verrait de partout. Ça ne se voit absolument nulle part”.- Responsabilité de Jean-Marie Le Pen -Mardi, la cour d’appel avait commencé la journée par l’interrogatoire du député de l’Yonne Julien Odoul, mis en grande difficulté sur la réalité de son emploi d’assistant parlementaire d’une eurodéputée frontiste en 2014-2015 Mylène Troszczynski, alors que l’organigramme du parti le présentait comme “conseiller spécial” de Marine Le Pen, alors présidente de la formation.”Je n’ai pas travaillé pour Mylène Troszczynski car elle ne me donnait pas de travail”, a-t-il admis à la barre. L’enquête avait établi qu’en un an et demi, il n’avait eu que douze communications avec sa supérieure théorique et que de leur trois appels, le plus long avait duré quatre minutes et dix-sept secondes.Julien Odoul a soutenu s’être alors mis informellement au service de Marine Le Pen car Mylène Troszczynski lui “avait dit de (se) rendre utile au sein du siège du Front national”.Quelques heures plus tard, Marine Le Pen confirme, au prix de contorsions: “Il pouvait être conseiller spécial à mon cabinet et être assistant parlementaire”, d’autant “qu’il ne faisait pas huit heures de travail pour moi”. Et si elle “supposait” qu’il avait un emploi, elle assure qu’elle ignorait qu’il était censé être au service de Mylène Troszczynski.Après avoir esquissé à l’ouverture des débats, la semaine dernière, une inflexion dans sa défense – “si tant est qu’un délit a été commis” – en se concentrant sur la contestation de toute “intention” fautive, Marine Le Pen s’est finalement contentée d’un mea culpa a minima: “C’était peut être contestable, condamnable, le fonctionnement n’était peut-être pas idéal, mais tous ces gens travaillaient” pour leurs eurodéputés.Seule évolution notable: une bascule des responsabilités sur son père, Jean-Marie Le Pen, qui était, selon elle, “en quelque sorte dirigeant de ce mini-groupe” d’eurodéputés jusqu’en 2016, même après qu’elle lui avait succédé à la tête du parti cinq ans plus tôt.L’interrogatoire doit se poursuivre mercredi.

À son procès en appel, Le Pen conteste tout “système” de détournement de fonds

“Il n’y a pas eu de système généralisé”: Marine Le Pen a tenté de convaincre mardi la cour d’appel de Paris, qui la juge pour détournement de fonds, de “cas différents” pour chaque contrat litigieux d’assistant parlementaire d’eurodéputés FN,  récusant avoir donné des consignes.A la barre pendant près de cinq heures, la triple candidate malheureuse à la présidentielle y revient à trois reprises: “Le terme de +système+ me gêne car on a le sentiment d’une manipulation”.Pour Marine Le Pen, il s’agit de s’en prendre à la pierre angulaire de l’accusation, identifiée comme déterminante dans la lourdeur de sa condamnation en première instance au printemps dernier. Elle avait été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat qui l’empêche à date de concourir à l’élection présidentielle.La justice lui reproche, ainsi qu’au parti (alors appelé Front national) et à dix autres cadres, d’avoir embauché des assistants parlementaires pour leurs eurodéputés, rémunérés par des fonds européens, mais dont l’activité réelle n’était qu’au seul bénéfice de la formation d’extrême droite.En première instance, le détournement de fonds public au préjudice du Parlement européen – qui s’est constitué partie civile – a été chiffré à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros déjà remboursés par une partie des prévenus.Devant la présidente de la cour d’appel Michèle Agi, Marine Le Pen se montre d’abord contenue au début de son interrogatoire, dans un effort de contrition qui doit trancher avec l’atmosphère houleuse lors de l’audience de l’année dernière devant le tribunal correctionnel.La députée du Pas-de-Calais se veut ferme, mais peine rapidement à contenir un agacement au fur et à mesure qu’elle est questionnée sur des éléments du dossier équivoques, voire embarrassants.Cet email, envoyé entre “tiers payeurs” qui font le joint-venture avec le Parlement européen, qui propose un vaste plan de chaises musicales des assistants afin d’éviter la “catastrophe”? “On a l’impression qu’il n’y a que des considérations financières qui président”, observe la magistrate. “Vous avez raison, c’est le sentiment qu’on peut avoir, mais ils faisaient des plans sur la comète”, jure Marine Le Pen.Ce message du trésorier du parti Wallerand de Saint Just –“Je crois que Marine sait tout cela”–, en réponse à un eurodéputé qui s’inquiète d’un système d’emploi fictif? “Je n’en étais pas destinataire, mais ce qui est sûr, c’est que si j’avais reçu un mail comme celui-là, je n’y aurais pas répondu avec cette désinvolture”, assène-t-elle.D’ailleurs, fait-elle observer, “la masse salariale du Front national ne cesse d’augmenter en 2014, 2015, 2016. Si vraiment il y avait eu une volonté, en quelque sorte, d’alléger le FN, ça se verrait de partout. Ça ne se voit absolument nulle part”.- Responsabilité de Jean-Marie Le Pen -Mardi, la cour d’appel avait commencé la journée par l’interrogatoire du député de l’Yonne Julien Odoul, mis en grande difficulté sur la réalité de son emploi d’assistant parlementaire d’une eurodéputée frontiste en 2014-2015 Mylène Troszczynski, alors que l’organigramme du parti le présentait comme “conseiller spécial” de Marine Le Pen, alors présidente de la formation.”Je n’ai pas travaillé pour Mylène Troszczynski car elle ne me donnait pas de travail”, a-t-il admis à la barre. L’enquête avait établi qu’en un an et demi, il n’avait eu que douze communications avec sa supérieure théorique et que de leur trois appels, le plus long avait duré quatre minutes et dix-sept secondes.Julien Odoul a soutenu s’être alors mis informellement au service de Marine Le Pen car Mylène Troszczynski lui “avait dit de (se) rendre utile au sein du siège du Front national”.Quelques heures plus tard, Marine Le Pen confirme, au prix de contorsions: “Il pouvait être conseiller spécial à mon cabinet et être assistant parlementaire”, d’autant “qu’il ne faisait pas huit heures de travail pour moi”. Et si elle “supposait” qu’il avait un emploi, elle assure qu’elle ignorait qu’il était censé être au service de Mylène Troszczynski.Après avoir esquissé à l’ouverture des débats, la semaine dernière, une inflexion dans sa défense – “si tant est qu’un délit a été commis” – en se concentrant sur la contestation de toute “intention” fautive, Marine Le Pen s’est finalement contentée d’un mea culpa a minima: “C’était peut être contestable, condamnable, le fonctionnement n’était peut-être pas idéal, mais tous ces gens travaillaient” pour leurs eurodéputés.Seule évolution notable: une bascule des responsabilités sur son père, Jean-Marie Le Pen, qui était, selon elle, “en quelque sorte dirigeant de ce mini-groupe” d’eurodéputés jusqu’en 2016, même après qu’elle lui avait succédé à la tête du parti cinq ans plus tôt.L’interrogatoire doit se poursuivre mercredi.

À son procès en appel, Le Pen conteste tout “système” de détournement de fonds

“Il n’y a pas eu de système généralisé”: Marine Le Pen a tenté de convaincre mardi la cour d’appel de Paris, qui la juge pour détournement de fonds, de “cas différents” pour chaque contrat litigieux d’assistant parlementaire d’eurodéputés FN,  récusant avoir donné des consignes.A la barre pendant près de cinq heures, la triple candidate malheureuse à la présidentielle y revient à trois reprises: “Le terme de +système+ me gêne car on a le sentiment d’une manipulation”.Pour Marine Le Pen, il s’agit de s’en prendre à la pierre angulaire de l’accusation, identifiée comme déterminante dans la lourdeur de sa condamnation en première instance au printemps dernier. Elle avait été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat qui l’empêche à date de concourir à l’élection présidentielle.La justice lui reproche, ainsi qu’au parti (alors appelé Front national) et à dix autres cadres, d’avoir embauché des assistants parlementaires pour leurs eurodéputés, rémunérés par des fonds européens, mais dont l’activité réelle n’était qu’au seul bénéfice de la formation d’extrême droite.En première instance, le détournement de fonds public au préjudice du Parlement européen – qui s’est constitué partie civile – a été chiffré à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros déjà remboursés par une partie des prévenus.Devant la présidente de la cour d’appel Michèle Agi, Marine Le Pen se montre d’abord contenue au début de son interrogatoire, dans un effort de contrition qui doit trancher avec l’atmosphère houleuse lors de l’audience de l’année dernière devant le tribunal correctionnel.La députée du Pas-de-Calais se veut ferme, mais peine rapidement à contenir un agacement au fur et à mesure qu’elle est questionnée sur des éléments du dossier équivoques, voire embarrassants.Cet email, envoyé entre “tiers payeurs” qui font le joint-venture avec le Parlement européen, qui propose un vaste plan de chaises musicales des assistants afin d’éviter la “catastrophe”? “On a l’impression qu’il n’y a que des considérations financières qui président”, observe la magistrate. “Vous avez raison, c’est le sentiment qu’on peut avoir, mais ils faisaient des plans sur la comète”, jure Marine Le Pen.Ce message du trésorier du parti Wallerand de Saint Just –“Je crois que Marine sait tout cela”–, en réponse à un eurodéputé qui s’inquiète d’un système d’emploi fictif? “Je n’en étais pas destinataire, mais ce qui est sûr, c’est que si j’avais reçu un mail comme celui-là, je n’y aurais pas répondu avec cette désinvolture”, assène-t-elle.D’ailleurs, fait-elle observer, “la masse salariale du Front national ne cesse d’augmenter en 2014, 2015, 2016. Si vraiment il y avait eu une volonté, en quelque sorte, d’alléger le FN, ça se verrait de partout. Ça ne se voit absolument nulle part”.- Responsabilité de Jean-Marie Le Pen -Mardi, la cour d’appel avait commencé la journée par l’interrogatoire du député de l’Yonne Julien Odoul, mis en grande difficulté sur la réalité de son emploi d’assistant parlementaire d’une eurodéputée frontiste en 2014-2015 Mylène Troszczynski, alors que l’organigramme du parti le présentait comme “conseiller spécial” de Marine Le Pen, alors présidente de la formation.”Je n’ai pas travaillé pour Mylène Troszczynski car elle ne me donnait pas de travail”, a-t-il admis à la barre. L’enquête avait établi qu’en un an et demi, il n’avait eu que douze communications avec sa supérieure théorique et que de leur trois appels, le plus long avait duré quatre minutes et dix-sept secondes.Julien Odoul a soutenu s’être alors mis informellement au service de Marine Le Pen car Mylène Troszczynski lui “avait dit de (se) rendre utile au sein du siège du Front national”.Quelques heures plus tard, Marine Le Pen confirme, au prix de contorsions: “Il pouvait être conseiller spécial à mon cabinet et être assistant parlementaire”, d’autant “qu’il ne faisait pas huit heures de travail pour moi”. Et si elle “supposait” qu’il avait un emploi, elle assure qu’elle ignorait qu’il était censé être au service de Mylène Troszczynski.Après avoir esquissé à l’ouverture des débats, la semaine dernière, une inflexion dans sa défense – “si tant est qu’un délit a été commis” – en se concentrant sur la contestation de toute “intention” fautive, Marine Le Pen s’est finalement contentée d’un mea culpa a minima: “C’était peut être contestable, condamnable, le fonctionnement n’était peut-être pas idéal, mais tous ces gens travaillaient” pour leurs eurodéputés.Seule évolution notable: une bascule des responsabilités sur son père, Jean-Marie Le Pen, qui était, selon elle, “en quelque sorte dirigeant de ce mini-groupe” d’eurodéputés jusqu’en 2016, même après qu’elle lui avait succédé à la tête du parti cinq ans plus tôt.L’interrogatoire doit se poursuivre mercredi.

UK defends Chagos Islands deal after Trump labels it stupid

The UK said on Tuesday a 2025 deal to hand the Chagos Islands back to Mauritius had secured the future of a key US-UK military base on the Indian Ocean archipelago, after US President Donald Trump accused Britain of “great stupidity”. Trump, who had endorsed the deal when it was signed in May last year, posted on social media Tuesday that the UK “giving away extremely important land is an act of GREAT STUPIDITY, and is another in a very long line of National Security reasons why Greenland has to be acquired”.Trump has threatened to slap tariffs on Britain and other European countries for opposing his claims on Greenland, an autonomous territory of Denmark.The Chagos agreement will see Britain hand the archipelago — some 2,000 kilometres (1,200 miles) northeast of Mauritius — to its former colony and pay to lease the US-UK military base for a century.Britain insisted the agreement, which is in the final stages of being scrutinised in parliament, would go ahead despite Trump’s U-turn.”Our position hasn’t changed,” a UK government spokesperson said, hailing the deal’s “robust provisions” and highlighting that nations from Australia to Japan had welcomed it.”This deal secures the operations of the joint US-UK base on Diego Garcia for generations,” the spokesperson added, referring to the largest of the Chagos islands.Mauritius said they had “taken note” of Trump’s comments criticising the deal, but said the issue was no longer up for debate. “The sovereignty of the Republic of Mauritius over the Chagos archipelago is already recognised without ambiguity under international law and should no longer be a subject for debate,” Mauritian Attorney General Gavin Glover said in a statement.US Secretary of State Marco Rubio had said in May last year that Washington “welcomes the historic agreement”.”The Trump administration determined that this agreement secures the long-term, stable, and effective operation of the joint US-UK military facility at Diego Garcia,” Rubio said in a statement at the time. UK foreign office minister Stephen Doughty told parliament Tuesday that Britain would have “discussions” with the US in the coming days “to remind them of the strength of this deal and how it secures the base”.- ‘Significant contributions’ -The UK kept control of the Chagos Islands after Mauritius gained independence from Britain in the 1960s.But it evicted thousands of islanders, who have since mounted a series of legal claims for compensation in British courts.In 2019, the International Court of Justice recommended that Britain hand the archipelago to Mauritius after decades of legal battles.Challenges in international and domestic courts had left the status of the military base “under threat”, according to the UK government.The UK government spokesperson insisted the base was “one of the most significant contributions to the UK and US intelligence and security relationship”.”Almost every operation from the base is in partnership with the US,” the spokesperson added.The base played a major strategic role in the Cold War, offering proximity to Asia, and later served as a staging ground for US bombing campaigns in Afghanistan and Iraq.It was used recently to launch B-2 bomber attacks on Houthi rebels in Yemen during the Gaza war.Opposition politicians in the UK have been critical of the deal, which would see Britain pay Mauritius £101 million ($136 million) annually for 99 years.The net cost over the length of the lease would be around £3.4 billion if inflation was factored in, according to the government.Kemi Badenoch, leader of the opposition Conservative party, said: “Unfortunately on this issue President Trump is right.””Thank goodness Trump has vetoed the surrender of the Chagos islands,” said Nigel Farage, the leader of the hard-right Reform UK party. But Ed Davey, leader of the centrist Liberal Democrat party, said in a post on X that Prime Minister Keir Starmer should begin to stand up to the US leader.”This shows Starmer’s approach to Trump has failed,” he said. “The Chagos seal was sold as proof the government could work with him. Now it’s falling apart. It’s time for the government to stand up to Trump — appeasing a bully never works.”burs-aks-mp/gv

Budget: le Premier ministre actionne un premier 49.3

Une promesse rompue, et un pas décisif vers l’adoption du budget: Sébastien Lecornu a engagé mardi après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l’État pour 2026, un premier 49.3 d’une série de trois, qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure.”Les choses (…) sont désormais bloquées. Le texte n’est plus votable (…) Or, nous considérons que la France doit avoir un budget”, a déclaré le Premier ministre, fustigeant devant les députés les “agissements” de différents groupes “qui devront en rendre compte devant les Françaises et les Français”.Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le locataire de Matignon avait officialisé lundi le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l’expose à une censure.Faisant part de son “amertume” et de ses regrets, il avait reconnu devoir, faute de majorité, “revenir sur (sa) parole”, pour permettre l’adoption d’un budget nécessaire tant pour renforcer le budget des armées que pour répondre à la colère agricole.Le président de la République, Emmanuel Macron, avait salué devant les ministres une copie budgétaire qui “permet de contenir le déficit à 5%” du Produit intérieur brut (PIB) et “permet au pays d’avancer”.La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a elle acté une forme d’échec auprès de la presse mardi: “C’est la démocratie évidemment qui perd aujourd’hui”, a-t-elle estimé, appelant de nouveau à une modification des règles de la discussion budgétaire.- La majorité elle aussi “amère” -Dans la foulée de ce 49.3, les groupes LFI, GDR (communistes et ultra-marins) et écologistes ont déposé une motion de censure commune, de même que le RN avec son allié l’UDR, le parti d’Eric Ciotti.Le PS n’en votera aucune, convaincu que le 49.3 est la “moins mauvaise des solutions” et qu’il a obtenu sur le fond des victoires, ce qui devrait permettre à M. Lecornu de se maintenir à Matignon.”Nous ne censurerons pas le gouvernement”, a confirmé sur France Inter le patron du parti Olivier Faure.Si le PS ne reconnaît pas le budget comme le sien, il y voit “des avancées”, selon le président de groupe Boris Vallaud, comme la suppression du gel du barème de l’impôt sur le revenu, la hausse de la prime d’activité pour les salariés les plus modestes ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Des concessions minimisées par Éric Coquerel (LFI), qui a fustigé “un budget de coupes budgétaires, (…) un budget d’inégalité (…) qui ne répond pas aux besoins des Français”, appelant les députés PS et LR hésitants à voter la censure.De fait Les Républicains sont mécontents. “Tout le monde dit +cocorico, nous allons être à moins de 5%+ mais il y a un an, l’objectif était d’être à 4,7%”, a rappelé Philippe Juvin (LR), le rapporteur général du budget, se disant “très inquiet”.Au sein du bloc macroniste, une certaine amertume s’exprime aussi face à un budget perçu comme faisant la part trop belle aux promesses socialistes. C’est un budget pour “durer”, “ni pour économiser ni pour moins fiscaliser ni pour rationaliser les dépenses publiques”, a ainsi déploré sous couvert d’anonymat un député Horizons.”On attend la copie finale. Personne aujourd’hui, vu les annonces, ne sait comment on fera 5%”, a ajouté cette source.- “Transparence” -Le gouvernement n’a pas encore dévoilé l’ensemble de sa copie au Parlement, conduisant nombre de députés à lui reprocher un manque de “transparence”. Bercy a transmis mardi à l’Assemblée sa version de la partie recettes, mais celle sur les dépenses ne sera connue que vendredi.Philippe Juvin s’en est ému mardi lors de la conférence des présidents, selon des sources parlementaires.Le Premier ministre a cependant adressé dans l’après-midi une lettre aux parlementaires précisant les contours du budget, où il affirme que l’effort “net” des collectivités locales représentera finalement “près de 2 milliards d’euros”, contre 4,4 milliards dans le projet initial. La surtaxe d’impôt sur les sociétés (IS) pour les grandes entreprises est chiffrée à 7,5 milliards d’euros, contre 8 milliards en 2025.Sébastien Lecornu devrait engager sa responsabilité sur la partie “dépenses” du budget vendredi. Après une nouvelle motion de censure, le texte devrait partir au Sénat, avant de revenir à l’Assemblée pour être adopté définitivement.sl-are-parl/sde/vmt

Budget: le Premier ministre actionne un premier 49.3

Une promesse rompue, et un pas décisif vers l’adoption du budget: Sébastien Lecornu a engagé mardi après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l’État pour 2026, un premier 49.3 d’une série de trois, qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure.”Les choses (…) sont désormais bloquées. Le texte n’est plus votable (…) Or, nous considérons que la France doit avoir un budget”, a déclaré le Premier ministre, fustigeant devant les députés les “agissements” de différents groupes “qui devront en rendre compte devant les Françaises et les Français”.Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le locataire de Matignon avait officialisé lundi le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l’expose à une censure.Faisant part de son “amertume” et de ses regrets, il avait reconnu devoir, faute de majorité, “revenir sur (sa) parole”, pour permettre l’adoption d’un budget nécessaire tant pour renforcer le budget des armées que pour répondre à la colère agricole.Le président de la République, Emmanuel Macron, avait salué devant les ministres une copie budgétaire qui “permet de contenir le déficit à 5%” du Produit intérieur brut (PIB) et “permet au pays d’avancer”.La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a elle acté une forme d’échec auprès de la presse mardi: “C’est la démocratie évidemment qui perd aujourd’hui”, a-t-elle estimé, appelant de nouveau à une modification des règles de la discussion budgétaire.- La majorité elle aussi “amère” -Dans la foulée de ce 49.3, les groupes LFI, GDR (communistes et ultra-marins) et écologistes ont déposé une motion de censure commune, de même que le RN avec son allié l’UDR, le parti d’Eric Ciotti.Le PS n’en votera aucune, convaincu que le 49.3 est la “moins mauvaise des solutions” et qu’il a obtenu sur le fond des victoires, ce qui devrait permettre à M. Lecornu de se maintenir à Matignon.”Nous ne censurerons pas le gouvernement”, a confirmé sur France Inter le patron du parti Olivier Faure.Si le PS ne reconnaît pas le budget comme le sien, il y voit “des avancées”, selon le président de groupe Boris Vallaud, comme la suppression du gel du barème de l’impôt sur le revenu, la hausse de la prime d’activité pour les salariés les plus modestes ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Des concessions minimisées par Éric Coquerel (LFI), qui a fustigé “un budget de coupes budgétaires, (…) un budget d’inégalité (…) qui ne répond pas aux besoins des Français”, appelant les députés PS et LR hésitants à voter la censure.De fait Les Républicains sont mécontents. “Tout le monde dit +cocorico, nous allons être à moins de 5%+ mais il y a un an, l’objectif était d’être à 4,7%”, a rappelé Philippe Juvin (LR), le rapporteur général du budget, se disant “très inquiet”.Au sein du bloc macroniste, une certaine amertume s’exprime aussi face à un budget perçu comme faisant la part trop belle aux promesses socialistes. C’est un budget pour “durer”, “ni pour économiser ni pour moins fiscaliser ni pour rationaliser les dépenses publiques”, a ainsi déploré sous couvert d’anonymat un député Horizons.”On attend la copie finale. Personne aujourd’hui, vu les annonces, ne sait comment on fera 5%”, a ajouté cette source.- “Transparence” -Le gouvernement n’a pas encore dévoilé l’ensemble de sa copie au Parlement, conduisant nombre de députés à lui reprocher un manque de “transparence”. Bercy a transmis mardi à l’Assemblée sa version de la partie recettes, mais celle sur les dépenses ne sera connue que vendredi.Philippe Juvin s’en est ému mardi lors de la conférence des présidents, selon des sources parlementaires.Le Premier ministre a cependant adressé dans l’après-midi une lettre aux parlementaires précisant les contours du budget, où il affirme que l’effort “net” des collectivités locales représentera finalement “près de 2 milliards d’euros”, contre 4,4 milliards dans le projet initial. La surtaxe d’impôt sur les sociétés (IS) pour les grandes entreprises est chiffrée à 7,5 milliards d’euros, contre 8 milliards en 2025.Sébastien Lecornu devrait engager sa responsabilité sur la partie “dépenses” du budget vendredi. Après une nouvelle motion de censure, le texte devrait partir au Sénat, avant de revenir à l’Assemblée pour être adopté définitivement.sl-are-parl/sde/vmt

Police, pro-Kurd protesters clash at Turkey border with Syria

Clashes erupted on Turkey’s border with Syria Tuesday between police and protesters angered by a Syrian military offensive targeting Kurds, an AFP correspondent said. Damascus has since announced a four-day ceasefire with Kurdish forces but protests across Turkey have continued. The earlier violence broke out in the border town of Nusaybin, just across from the northern Syrian town of Qamishli, at a protest called by the pro-Kurdish DEM, Turkey’s third-largest party.More than 1,000 demonstrators marched through the town towards the border, ending in a confrontation with police, who fired tear gas and used water cannon to disperse them.The clashes come after Syrian forces launched an offensive nearly two weeks ago that pushed the Kurdish-led Syrian Democratic Forces (SDF) out of Aleppo, then advanced deep into the northeastern area held by Kurdish forces.The move has angered Kurds across the region, including the Kurdistan Workers’ Party (PKK) militant group in Turkey.An AFP correspondent said some people at the Turkish border protest hurled stones at police, while others tried to cross into Syria.Footage from the scene showed some trying to scale the wire fences, while protesters could also be seen gathering on the Syrian side.Syria’s defence ministry on Tuesday announced a four-day ceasefire with Kurdish forces, starting at 8 pm (17H00 GMT). But crowds of the women protesters still took to the streets in major Turkish cities on Tuesday evening in solidarity with Syria’s Kurdish community.In Istanbul, an AFP journalist saw around 150 women calling for the defence of Rojava — the name Syrian Kurds have given to the autonomous area they administer. Meanwhile, 77 people were detained and 35 were imprisoned across the country for “provocations” linked to the clashes in Syria, Turkish Justice Minister Yilmaz Tunc said Tuesday.On Monday, 10 people were arrested at a demonstration outside a DEM office in Istanbul, including a French journalist.Turkish President Recep Tayyip Erdogan has hailed the Syrian army for its “careful” offensive to take over Kurdish-held areas, but the move has triggered fury among Turkey’s Kurds, who make up a fifth of the country’s 86 million residents.”Mr President (Erdogan), you are congratulating HTS, which is killing our Kurdish brothers. There is a war going on!” DEM co-chair Tulay Hatimogullari said at the border protest, referring to the Islamist-led rebels now ruling Syria.In Ankara, Turkey’s top diplomat, Hakan Fidan, huddled for talks with US Syria envoy Tom Barrack, and later spoke to US Secretary of State Marco Rubio by telephone.”Despite all the difficulties, implementation of the January 18 agreement will play an extremely important role in the unity and integrity of Syria,” Fidan said.- ‘Whatever is necessary’ -The violence has also raised serious doubts about Turkey’s peace process with the PKK, which last year said it was ending its four-decade insurgency in favour of democratic means to advance the Kurdish struggle.That process largely stalled amid the stand-off in Syria over plans to integrate the SDF into the central state.On Tuesday, the PKK vowed it would “never abandon” the Kurds of Syria “whatever the cost”.”We, the entire Kurdish people and the movement, will do whatever is necessary,” senior PKK leader Murat Karayilan told pro-Kurdish news agency Firat.DEM, which has been mediating between Ankara and jailed PKK leader Abdullah Ocalan, has been enraged over Turkey’s support for the Syrian offensive.”You cannot treat those you call ‘citizens’ on this side of the border as ‘enemies’ on the other,” it said on Sunday, accusing Ankara of “pure hypocrisy”.Wladimir van Wilgenburg, an author and expert on Syrian Kurdish affairs, said the unrest risked collapsing Turkey’s efforts to end the PKK conflict.”There’s a risk it could blow up with cross-border protests,” he told AFP.”Kurdish groups in Syria have called on the Kurds, both in Iraqi Kurdistan and in southeastern Turkey, to come and cross the border and join them in solidarity,” he added.

What is Trump’s ‘Board of Peace’?

US President Donald Trump’s government has asked countries to pay $1 billion for a permanent spot on his “Board of Peace” aimed at resolving conflicts, according to its charter seen by AFP.The board was originally conceived to oversee the rebuilding of Gaza, but the charter does not appear to limit its role to the occupied Palestinian territory.- What will it do? -The Board of Peace will be chaired by Trump, according to its founding charter.It is “an international organization that seeks to promote stability, restore dependable and lawful governance, and secure enduring peace in areas affected or threatened by conflict”, reads the preamble of the charter sent to countries invited to participate. It will “undertake such peace-building functions in accordance with international law”, it adds.- Who will run it? -Trump will be chairman but also “separately serve as inaugural representative” of the United States.”The chairman shall have exclusive authority to create, modify, or dissolve subsidiary entities as necessary or appropriate to fulfil the Board of Peace’s mission,” the document states.He will pick members of an executive board to be “leaders of global stature” to “serve two-year terms, subject to removal by the chairman”.He may also, “acting on behalf of the Board of Peace”, “adopt resolutions or other directives”.The chairman can be replaced only in case of “voluntary resignation or as a result of incapacity”.- Who can be a member? -Member states must be invited by the US president, and will be represented by their head of state or government.Each member “shall serve a term of no more than three years”, the charter says.But “the three-year membership term shall not apply to member states that contribute more than USD $1,000,000,000 in cash funds to the Board of Peace within the first year of the charter’s entry into force”, it adds.The board will “convene voting meetings at least annually”, and “each member state shall have one vote”.But while all decisions require “a majority of member states present and voting”, they will also be “subject to the approval of the chairman, who may also cast a vote in his capacity as chairman in the event of a tie”.- Who’s on the executive board? -The executive board will “operationalise” the organisation’s mission, according to the White House, which said it would be chaired by Trump and include seven members:- US Secretary of State Marco Rubio- Steve Witkoff, Trump’s special negotiator- Jared Kushner, Trump’s son-in-law- Tony Blair, former UK prime minister- Marc Rowan, billionaire US financier- Ajay Banga, World Bank president – Robert Gabriel, loyal Trump aide on the National Security Council- Which countries are invited? -Dozens of countries and leaders have said they have received an invitation.They include China, India, Russia’s President Vladimir Putin, Ukraine’s Volodymyr Zelensky and Canada’s Prime Minister Mark Carney.Egypt’s President Abdel Fattah al-Sisi and Argentina’s President Javier Milei have also confirmed an invitation.Other countries to confirm invitations include Jordan, Brazil, Paraguay, Pakistan and a host of nations from Europe, Central Asia and the Middle East.- Who will join? -Countries from Albania to Vietnam have indicated a willingness to join the board.Hungarian Prime Minister Viktor Orban, Trump’s most ardent supporter in the European Union, is in.The top US ally in the Middle East, the United Arab Emirates, was also quick to join the initiative.Canada said it would take part, but explicitly ruled out paying the $1-billion fee for permanent membership.It is unclear whether any of the countries that have responded positively — a list including Armenia, Belarus, Kazakhstan and Morocco — would be willing to pay the $1 billion.- Who won’t be involved? -Long-time US ally France has indicated it will not join. The response sparked an immediate threat from Trump to slap sky-high tariffs on French wine.Zelensky said it would be “very hard” to be a member of a council alongside Russia, and diplomats were “working on it”.The UK echoed the sentiment, saying it was “concerned” that Putin had been invited.”Putin is the aggressor in an illegal war against Ukraine, and he has shown time and time again he is not serious about peace,” said a Downing Street spokesperson.- When does it start? -The charter says it enters into force “upon expression of consent to be bound by three States”.burs-jxb/yad/phz