Trafic ferroviaire interrompu “au moins plusieurs jours” entre Paris et Milan après de violents orages

Le trafic ferroviaire entre Paris et Milan est interrompu “au moins plusieurs jours” a indiqué mardi matin la SNCF à l’AFP, après de violents orages lundi autour de Modane dans la vallée de la Maurienne en Savoie.Des opérations de nettoyage sont en cours, la SNCF indiquant espérer qu’il n’y aura pas de dégâts sur les voies, ce qui rallongerait l’interruption, a-t-elle précisé.Le trafic est interrompu depuis 17H lundi à la suite de violents orages consécutifs à la canicule qui ont provoqué d’importantes coulées de boues recouvrant les voies de la gare de Modane, dernière ville desservie avant la frontière italienne.La SNCF opère trois aller-retours par jour entre Paris et Milan.Les deux villes sont aussi reliées par la compagnie italienne Trenitalia qui passe sur les mêmes voies que la compagnie française. Le trafic des TER est lui aussi perturbé, les trains devant s’arrêter en gare de Saint Michel-Valloire. Ces orages ont provoqué une crue historique d’un torrent de la vallée alpine de la Maurienne, mais aucune victime n’était à déplorer lundi soir, selon la préfecture de Savoie.Le nettoyage est en cours depuis mardi matin dans les trois communes particulièrement touchées (Fourneaux, Modane, Saint-Colomban-des-Villards) après la crue du Charmaix, un cours d’eau prenant sa source en haute montagne pour se jeter dans l’Arc, qui a débordé. Une centaine de caves ont été inondées, touchant habitations, commerces et bâtiments publics.Vingt sapeurs-pompiers sont sur place à Fourneaux pour “mener les opérations de pompage et de nettoyage des boues” qui ont recouvert les routes. “Plusieurs personnes sont venues spontanément sur le terrain” pour aider, a souligné la préfecture.Côté axes routiers, après plusieurs fermetures en soirée, seule la départementale 1006 restait fermée mardi.Dans le département voisin des Hautes-Alpes, la commune de Val-des-Prés, dans le Briançonnais, a été touchée: sept habitations et une partie du camping ont été inondés, selon les pompiers, et la RN94 coupée par des coulées de boue.

La clim sans gaz polluants? La technologie des réfrigérants solides émerge à Cambridge

C’est une pâte molle comme de la cire, blanche et granuleuse, aux propriétés prometteuses: sa température varie de plus de 50 degrés sous la pression, ouvrant la voie à une génération révolutionnaire de climatiseurs sans gaz à effet de serre.Contrairement aux gaz utilisés dans les appareils actuels, ces “réfrigérants solides” ne fuient pas. Ils “sont aussi potentiellement plus économes en énergie”, résume Xavier Moya, professeur de physique des matériaux à l’université britannique de Cambridge.Environ 2 milliards de climatiseurs sont en service dans le monde et leur nombre grimpe à mesure que la planète se réchauffe. Entre les fuites et la consommation d’énergie, les émissions associées progressent elles aussi chaque année, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).Voilà 15 ans que Xavier Moya étudie les propriétés de ces “cristaux de plastique” dans son laboratoire au sein de la prestigieuse université britannique.Sur son plan de travail trône une imposante machine rouge et grise, surmontée d’un cylindre, qui teste la température de la matière en fonction de la pression.Objectif: identifier les meilleurs réfrigérants parmi cette classe de matériaux déjà utilisée par l’industrie chimique et assez facile à se procurer (la composition exacte des molécules retenues reste secrète).Le phénomène est invisible à l’oeil nu, mais ces cristaux sont composés de molécules capables de tourner sur elles-mêmes. Lorsqu’on les presse, leur mouvement se bloque et elles dissipent leur énergie sous forme de chaleur. Les relâcher fait à l’inverse baisser la température alentour. C’est “l’effet barocalorique”.- Canettes parfaitement fraîches -“La demande en climatisation augmentera considérablement à l’échelle mondiale d’ici 2050″, explique à l’AFP Cliff Elwell, professeur de physique du bâtiment à l’université UCL de Londres, pour qui les solides barocaloriques ont le potentiel pour être aussi efficaces, voire plus, que le gaz.”Mais quelle que soit la nouvelle technologie qui finira par être lancée, elle devra toujours répondre aux exigences de base”, notamment sur la taille de l’appareil ou le bruit qu’il produit, pour espérer se frayer un chemin dans les maisons et les voitures, prévient-il.Parallèlement à ses recherches à Cambridge, Xavier Moya a créé en 2019 une startup, Barocal, pour appliquer concrètement les découvertes de son groupe de recherche. Elle emploie neuf personnes et dispose de son propre laboratoire –pour l’instant un modeste conteneur sur un parking.Mais la “jeune pousse” fait des émules: elle a levé ces dernières années environ 4 millions d’euros, auprès notamment du Conseil européen de l’innovation, un programme de l’UE associant le Royaume-Uni, et Breakthrough Energy, organisation créée par le milliardaire américain Bill Gates.Elle compte porter son effectif à 25 ou 30 personnes cette année.A l’intérieur du conteneur, le premier prototype de climatiseur fait la taille d’une grosse valise: loin d’être un miracle de miniaturisation, il bourdonne en outre assez bruyamment lorsqu’un circuit hydraulique augmente ou diminue la pression dans les quatre cylindres remplis de cristaux.Mais il fonctionne. Un petit réfrigérateur est attaché au système et les canettes de soda qui s’y trouvent sont parfaitement fraîches.- Réduire les factures -Ce premier prototype “n’a pas encore été véritablement optimisé, ni sur sa masse, ni sur son volume, ni même sur le son”, reconnaît l’ingénieur matériaux chez Barocal Mohsen Elabbadi.Mais les nouveaux systèmes que l’entreprise est en train de perfectionner seront, eux, comparables en taille et aussi silencieux que ceux fonctionnant au gaz, promet-il.Si l’entreprise se concentre pour l’instant sur le froid, la technologie pourra aussi servir à produire du chaud.Plusieurs équipes étudient ces matériaux à travers le monde, mais celle de Cambridge est pionnière en la matière, selon Breakthrough Energy, qui estime que ces appareils “ont le potentiel de réduire les émissions jusqu’à 75%” par rapport aux systèmes traditionnels.Barocal espère lancer “un premier produit sur le marché dans 3 ans”, selon Florian Schabus, le directeur commercial. Il s’agira d’abord “d’unités de refroidissement pour de grands centres commerciaux, des entrepôts, des écoles” ou encore “des centres de données”.Les entreprises sont jugées plus faciles à convaincre sur une technologie qui sera initialement plus chère à l’achat, mais qui permettra de réduire les factures. Barocal vise à terme des prix équivalents aux systèmes traditionnels pour se lancer à l’assaut des particuliers.

Over 14 million people could die from US foreign aid cuts: study

More than 14 million of the world’s most vulnerable people, a third of them small children, could die by 2030 because of the Trump administration’s dismantling of US foreign aid, research projected on Tuesday.The study in the prestigious Lancet journal was published as world and business leaders gather for a United Nations conference in Spain this week hoping to bolster the reeling aid sector.The US Agency for International Development (USAID) had provided over 40 percent of global humanitarian funding until Donald Trump returned to the White House in January. Two weeks later, Trump’s then-close advisor — and world’s richest man — Elon Musk boasted of having put the agency “through the woodchipper”.The funding cuts “risk abruptly halting — and even reversing — two decades of progress in health among vulnerable populations”, warned study co-author Davide Rasella, a researcher at the Barcelona Institute for Global Health (ISGlobal).”For many low- and middle-income countries, the resulting shock would be comparable in scale to a global pandemic or a major armed conflict,” he said in a statement.Looking back over data from 133 nations, the international team of researchers estimated that USAID funding had prevented 91.8 million deaths in developing countries between 2001 and 2021. That is more than the estimated number of deaths during World War II, history’s deadliest conflict.- HIV, malaria to rise -The researchers also used modelling to project how funding being slashed by 83 percent — the figure announced by the US government earlier this year — could affect death rates.The cuts could lead to more than 14 million avoidable deaths by 2030, the projections found.That number included over 4.5 million children under the age of five — or around 700,000 child deaths a year.For comparison, around 10 million soldiers are estimated to have been killed during World War I. Programmes supported by USAID were linked to a 15-percent decrease in deaths from all causes, the researchers determined. For children under five, the drop in deaths was twice as steep, at 32 percent.USAID funding was found to be particularly effective at staving off preventable deaths from disease. There were 65 percent fewer deaths from HIV/AIDS in countries receiving a high level of support compared to those with little or no USAID funding, the study found. Deaths from malaria and neglected tropical diseases were similarly cut in half. Study co-author Francisco Saute of Mozambique’s Manhica Health Research Centre said he had seen on the ground how USAID helped fight diseases such as HIV, malaria and tuberculosis. “Cutting this funding now not only puts lives at risk — it also undermines critical infrastructure that has taken decades to build,” he stressed.A recently updated tracker run by disease modeller Brooke Nichols at Boston University estimates that nearly 108,000 adults and more than 224,000 children have already died as a result of the US aid cuts. That works out to 88 deaths every hour, according to the tracker.- ‘Time to scale up’ -After USAID was gutted, several other major donors, including France, Germany and the UK, followed suit in announcing plans to slash their foreign aid budgets. These aid reductions, particularly in the European Union, could lead to “even more additional deaths in the coming years,” study co-author Caterina Monti of ISGlobal said.But the grim projections are based on the current amount of pledged aid, so could rapidly come down if the situation changes, the researchers emphasised.Dozens of world leaders are meeting in the Spanish city of Seville this week for the biggest aid conference in a decade. The United States, however, will not attend.”Now is the time to scale up, not scale back,” Rasella said.Before its funding was slashed, USAID represented 0.3 percent of all US federal spending.”US citizens contribute about 17 cents per day to USAID, around $64 per year,” said study co-author James Macinko of the University of California, Los Angeles.”I think most people would support continued USAID funding if they knew just how effective such a small contribution can be to saving millions of lives.”

Over 14 million people could die from US foreign aid cuts: studyTue, 01 Jul 2025 09:22:48 GMT

More than 14 million of the world’s most vulnerable people, a third of them small children, could die by 2030 because of the Trump administration’s dismantling of US foreign aid, research projected on Tuesday.The study in the prestigious Lancet journal was published as world and business leaders gather for a United Nations conference in Spain …

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Over 14 million people could die from US foreign aid cuts: study

More than 14 million of the world’s most vulnerable people, a third of them small children, could die by 2030 because of the Trump administration’s dismantling of US foreign aid, research projected on Tuesday.The study in the prestigious Lancet journal was published as world and business leaders gather for a United Nations conference in Spain this week hoping to bolster the reeling aid sector.The US Agency for International Development (USAID) had provided over 40 percent of global humanitarian funding until Donald Trump returned to the White House in January. Two weeks later, Trump’s then-close advisor — and world’s richest man — Elon Musk boasted of having put the agency “through the woodchipper”.The funding cuts “risk abruptly halting — and even reversing — two decades of progress in health among vulnerable populations”, warned study co-author Davide Rasella, a researcher at the Barcelona Institute for Global Health (ISGlobal).”For many low- and middle-income countries, the resulting shock would be comparable in scale to a global pandemic or a major armed conflict,” he said in a statement.Looking back over data from 133 nations, the international team of researchers estimated that USAID funding had prevented 91.8 million deaths in developing countries between 2001 and 2021. That is more than the estimated number of deaths during World War II, history’s deadliest conflict.- HIV, malaria to rise -The researchers also used modelling to project how funding being slashed by 83 percent — the figure announced by the US government earlier this year — could affect death rates.The cuts could lead to more than 14 million avoidable deaths by 2030, the projections found.That number included over 4.5 million children under the age of five — or around 700,000 child deaths a year.For comparison, around 10 million soldiers are estimated to have been killed during World War I. Programmes supported by USAID were linked to a 15-percent decrease in deaths from all causes, the researchers determined. For children under five, the drop in deaths was twice as steep, at 32 percent.USAID funding was found to be particularly effective at staving off preventable deaths from disease. There were 65 percent fewer deaths from HIV/AIDS in countries receiving a high level of support compared to those with little or no USAID funding, the study found. Deaths from malaria and neglected tropical diseases were similarly cut in half. Study co-author Francisco Saute of Mozambique’s Manhica Health Research Centre said he had seen on the ground how USAID helped fight diseases such as HIV, malaria and tuberculosis. “Cutting this funding now not only puts lives at risk — it also undermines critical infrastructure that has taken decades to build,” he stressed.A recently updated tracker run by disease modeller Brooke Nichols at Boston University estimates that nearly 108,000 adults and more than 224,000 children have already died as a result of the US aid cuts. That works out to 88 deaths every hour, according to the tracker.- ‘Time to scale up’ -After USAID was gutted, several other major donors, including France, Germany and the UK, followed suit in announcing plans to slash their foreign aid budgets. These aid reductions, particularly in the European Union, could lead to “even more additional deaths in the coming years,” study co-author Caterina Monti of ISGlobal said.But the grim projections are based on the current amount of pledged aid, so could rapidly come down if the situation changes, the researchers emphasised.Dozens of world leaders are meeting in the Spanish city of Seville this week for the biggest aid conference in a decade. The United States, however, will not attend.”Now is the time to scale up, not scale back,” Rasella said.Before its funding was slashed, USAID represented 0.3 percent of all US federal spending.”US citizens contribute about 17 cents per day to USAID, around $64 per year,” said study co-author James Macinko of the University of California, Los Angeles.”I think most people would support continued USAID funding if they knew just how effective such a small contribution can be to saving millions of lives.”

Over 14 million people could die from US foreign aid cuts: study

More than 14 million of the world’s most vulnerable people, a third of them small children, could die by 2030 because of the Trump administration’s dismantling of US foreign aid, research projected on Tuesday.The study in the prestigious Lancet journal was published as world and business leaders gather for a United Nations conference in Spain this week hoping to bolster the reeling aid sector.The US Agency for International Development (USAID) had provided over 40 percent of global humanitarian funding until Donald Trump returned to the White House in January. Two weeks later, Trump’s then-close advisor — and world’s richest man — Elon Musk boasted of having put the agency “through the woodchipper”.The funding cuts “risk abruptly halting — and even reversing — two decades of progress in health among vulnerable populations”, warned study co-author Davide Rasella, a researcher at the Barcelona Institute for Global Health (ISGlobal).”For many low- and middle-income countries, the resulting shock would be comparable in scale to a global pandemic or a major armed conflict,” he said in a statement.Looking back over data from 133 nations, the international team of researchers estimated that USAID funding had prevented 91.8 million deaths in developing countries between 2001 and 2021. That is more than the estimated number of deaths during World War II, history’s deadliest conflict.- HIV, malaria to rise -The researchers also used modelling to project how funding being slashed by 83 percent — the figure announced by the US government earlier this year — could affect death rates.The cuts could lead to more than 14 million avoidable deaths by 2030, the projections found.That number included over 4.5 million children under the age of five — or around 700,000 child deaths a year.For comparison, around 10 million soldiers are estimated to have been killed during World War I. Programmes supported by USAID were linked to a 15-percent decrease in deaths from all causes, the researchers determined. For children under five, the drop in deaths was twice as steep, at 32 percent.USAID funding was found to be particularly effective at staving off preventable deaths from disease. There were 65 percent fewer deaths from HIV/AIDS in countries receiving a high level of support compared to those with little or no USAID funding, the study found. Deaths from malaria and neglected tropical diseases were similarly cut in half. Study co-author Francisco Saute of Mozambique’s Manhica Health Research Centre said he had seen on the ground how USAID helped fight diseases such as HIV, malaria and tuberculosis. “Cutting this funding now not only puts lives at risk — it also undermines critical infrastructure that has taken decades to build,” he stressed.A recently updated tracker run by disease modeller Brooke Nichols at Boston University estimates that nearly 108,000 adults and more than 224,000 children have already died as a result of the US aid cuts. That works out to 88 deaths every hour, according to the tracker.- ‘Time to scale up’ -After USAID was gutted, several other major donors, including France, Germany and the UK, followed suit in announcing plans to slash their foreign aid budgets. These aid reductions, particularly in the European Union, could lead to “even more additional deaths in the coming years,” study co-author Caterina Monti of ISGlobal said.But the grim projections are based on the current amount of pledged aid, so could rapidly come down if the situation changes, the researchers emphasised.Dozens of world leaders are meeting in the Spanish city of Seville this week for the biggest aid conference in a decade. The United States, however, will not attend.”Now is the time to scale up, not scale back,” Rasella said.Before its funding was slashed, USAID represented 0.3 percent of all US federal spending.”US citizens contribute about 17 cents per day to USAID, around $64 per year,” said study co-author James Macinko of the University of California, Los Angeles.”I think most people would support continued USAID funding if they knew just how effective such a small contribution can be to saving millions of lives.”

Les nuits caniculaires, une épreuve pour le sommeil et une menace pour la santé

Des nuits “très désagréables”, éprouvantes pour les organismes: la canicule, qui frappe la quasi-totalité de la France et qui s’intensifie, abîme souvent le sommeil, un phénomène néfaste pour la santé s’il se répète.  Avec l’épisode de canicule stricto sensu, “on va avoir au moins quatre jours où la température ne baisse pas la nuit. Et donc, les effets, on va commencer à les voir”, a déclaré mardi à l’AFP Agnès Ricard-Hibon, médecin urgentiste dans le Val-d’Oise et porte-parole du syndicat Samu Urgences de France.  Déjà dimanche et lundi, où le thermomètre a affiché 35°C dans de nombreuses parties du pays, ont été synonymes de nuits “très désagréables” avec un mercure ne descendant pas sous les 20 degrés, selon Tristan Amm, prévisionniste chez Météo-France.Le cerveau, où les neurones régulant température et sommeil sont très connectés, est en effet très sensible à la chaleur, qui fait monter le thermostat central et active des systèmes de stress. Lorsqu’il fait très chaud, la dilatation des vaisseaux sanguins au niveau de la peau est moins efficace, la déperdition de chaleur moindre, et l’endormissement compliqué, rappellent les spécialistes du sommeil.Des températures nocturnes élevées augmentent aussi les réveils et réduisent notamment le sommeil profond, considéré comme le plus régénérateur.”Alors que l’attention est généralement portée sur les températures diurnes maximales, c’est la température nocturne qui fera courir le plus grand risque pour la santé, en particulier pour les populations vulnérables”, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM) des Nations unies. Avec ces nuits tropicales, “le corps ne peut pas récupérer d’une forte chaleur continue. Cela conduit à une augmentation des crises cardiaques et des décès”, souligne l’organisation.Une revue de littérature scientifique, publiée mi-2024 dans Sleep Medicine, a aussi souligné que “la hausse des températures induite par le changement climatique et l’urbanisation constitue une menace planétaire pour le sommeil”.Or une privation excessive de sommeil par rapport aux besoins perturbe la récupération de l’organisme.A court terme, les principaux effets documentés sont cognitifs: somnolence, fatigue, risque d’accidents du travail ou de la circulation. A long terme, cela peut engendrer une “dette” nocive par son action sur le métabolisme. La résistance au stress peut aussi diminuer, et le risque de rechute ou d’ancrage d’une pathologie mentale augmenter.Pour mieux dormir par forte chaleur, les spécialistes invitent à renforcer les mécanismes faisant fluctuer la température lors des cycles jour/nuit et à veiller aux “ennemis du sommeil”.Avant le coucher, il est par exemple conseillé de prendre une douche fraîche mais pas glacée, de diminuer les excitants, comme le café, ou de limiter l’alcool, qui favorise l’endormissement mais augmente légèrement la température interne.Pour récupérer en partie du manque de sommeil, la sieste a prouvé ses bénéfices. 

Les nuits caniculaires, une épreuve pour le sommeil et une menace pour la santé

Des nuits “très désagréables”, éprouvantes pour les organismes: la canicule, qui frappe la quasi-totalité de la France et qui s’intensifie, abîme souvent le sommeil, un phénomène néfaste pour la santé s’il se répète.  Avec l’épisode de canicule stricto sensu, “on va avoir au moins quatre jours où la température ne baisse pas la nuit. Et donc, les effets, on va commencer à les voir”, a déclaré mardi à l’AFP Agnès Ricard-Hibon, médecin urgentiste dans le Val-d’Oise et porte-parole du syndicat Samu Urgences de France.  Déjà dimanche et lundi, où le thermomètre a affiché 35°C dans de nombreuses parties du pays, ont été synonymes de nuits “très désagréables” avec un mercure ne descendant pas sous les 20 degrés, selon Tristan Amm, prévisionniste chez Météo-France.Le cerveau, où les neurones régulant température et sommeil sont très connectés, est en effet très sensible à la chaleur, qui fait monter le thermostat central et active des systèmes de stress. Lorsqu’il fait très chaud, la dilatation des vaisseaux sanguins au niveau de la peau est moins efficace, la déperdition de chaleur moindre, et l’endormissement compliqué, rappellent les spécialistes du sommeil.Des températures nocturnes élevées augmentent aussi les réveils et réduisent notamment le sommeil profond, considéré comme le plus régénérateur.”Alors que l’attention est généralement portée sur les températures diurnes maximales, c’est la température nocturne qui fera courir le plus grand risque pour la santé, en particulier pour les populations vulnérables”, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM) des Nations unies. Avec ces nuits tropicales, “le corps ne peut pas récupérer d’une forte chaleur continue. Cela conduit à une augmentation des crises cardiaques et des décès”, souligne l’organisation.Une revue de littérature scientifique, publiée mi-2024 dans Sleep Medicine, a aussi souligné que “la hausse des températures induite par le changement climatique et l’urbanisation constitue une menace planétaire pour le sommeil”.Or une privation excessive de sommeil par rapport aux besoins perturbe la récupération de l’organisme.A court terme, les principaux effets documentés sont cognitifs: somnolence, fatigue, risque d’accidents du travail ou de la circulation. A long terme, cela peut engendrer une “dette” nocive par son action sur le métabolisme. La résistance au stress peut aussi diminuer, et le risque de rechute ou d’ancrage d’une pathologie mentale augmenter.Pour mieux dormir par forte chaleur, les spécialistes invitent à renforcer les mécanismes faisant fluctuer la température lors des cycles jour/nuit et à veiller aux “ennemis du sommeil”.Avant le coucher, il est par exemple conseillé de prendre une douche fraîche mais pas glacée, de diminuer les excitants, comme le café, ou de limiter l’alcool, qui favorise l’endormissement mais augmente légèrement la température interne.Pour récupérer en partie du manque de sommeil, la sieste a prouvé ses bénéfices.