Le Hamas étudie une offre de trêve, 40 morts à Gaza selon la Défense civile
Le Hamas a annoncé vendredi mener des discussions avec d’autres mouvements palestiniens sur une proposition de trêve avec Israël à Gaza, où la Défense civile a fait état de 40 morts dans de nouveaux tirs et raids israéliens.L’annonce du Hamas intervient avant une visite lundi à Washington du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour rencontrer le président Donald Trump, lequel fait pression pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, dévastée par près de 21 mois de guerre.”Nous menons des consultations avec les chefs des factions palestiniennes au sujet de la proposition” envoyée par les médiateurs, a déclaré le mouvement islamiste Hamas, dont l’attaque sans précédent le 7 octobre 2023 contre Israël a déclenché la guerre. Selon une source palestinienne, cette proposition “comprend une trêve de 60 jours” pendant laquelle le Hamas relâcherait la moitié des otages israéliens encore en vie en échange de la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël.Pendant ce temps, l’armée israélienne poursuit son offensive dans le territoire palestinien assiégé et affamé, où selon la Défense civile au moins 40 Palestiniens ont été tués, dont cinq par des tirs alors qu’ils attendaient de recevoir l’aide humanitaire.A l’hôpital Nasser de Khan Younès (sud), où ont été transportés des corps de Palestiniens enveloppés dans des linceuls en plastique, une foule d’hommes récitent la prière des morts.A côté, des femmes en pleurs entourent le corps d’un proche.”Mon fils est allé chercher de la farine! Ils nous disent ‘venez chercher les aides’, nous y allons et ils nous tirent dessus”, se lamente une mère qui a perdu son fils de 19 ans près d’un centre de distribution d’aide à l’est de Khan Younès.- “Sans exception” -La distribution de l’aide à Gaza est gérée depuis fin mai par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une entreprise au financement opaque soutenue par Israël et les Etats-Unis, dont les opérations ont été marquées par des scènes chaotiques et meurtrières.Selon la Défense civile, les autres Palestiniens, dont des enfants, ont été tués dans des raids aériens sur des camps de tentes abritant des déplacés près de Khan Younès.L’armée israélienne, contactée par l’AFP, a déclaré ne pas être en mesure de commenter sur des frappes en particulier en l’absence de coordonnées précises, mais a ajouté “mener des opérations, afin de démanteler les capacités militaires du Hamas”.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les affirmations fournies par la Défense civile.Mercredi, Benjamin Netanyahu a réaffirmé son intention d’éliminer “jusqu’à la racine” le Hamas, au pouvoir depuis 2007 à Gaza, l’un des buts affichés de la guerre, avec le retour des otages retenus dans le territoire palestinien.Le lendemain, il a promis de ramener “tous” les otages, “sans exception”.- “Souffrances” -Donald Trump a assuré mardi que Israël avait accepté de finaliser les termes d’un cessez-le-feu et exhorté le Hamas à l’accepter, affirmant qu’un accord était proche. Sur les 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Une première trêve d’une semaine en novembre 2023 puis une seconde de deux mois début 2025, négociées via le Qatar, les Etats-Unis et l’Egypte, ont permis le retour de nombreux otages israéliens et la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël.Faute d’accord sur la suite du cessez-le-feu, Israël a repris le 18 mars son offensive contre Gaza, où “les Palestiniens continuent d’endurer des souffrances qui dépassent l’imagination”, selon des propos jeudi de la rapporteure spéciale de l’ONU pour les Territoires palestiniens, Francesca Albanese. L’attaque du Hamas a fait 1.219 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.Au moins 57.130 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués à Gaza dans l’offensive d’envergure israélienne, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Le Hamas étudie une offre de trêve, 40 morts à Gaza selon la Défense civile
Le Hamas a annoncé vendredi mener des discussions avec d’autres mouvements palestiniens sur une proposition de trêve avec Israël à Gaza, où la Défense civile a fait état de 40 morts dans de nouveaux tirs et raids israéliens.L’annonce du Hamas intervient avant une visite lundi à Washington du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour rencontrer le président Donald Trump, lequel fait pression pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, dévastée par près de 21 mois de guerre.”Nous menons des consultations avec les chefs des factions palestiniennes au sujet de la proposition” envoyée par les médiateurs, a déclaré le mouvement islamiste Hamas, dont l’attaque sans précédent le 7 octobre 2023 contre Israël a déclenché la guerre. Selon une source palestinienne, cette proposition “comprend une trêve de 60 jours” pendant laquelle le Hamas relâcherait la moitié des otages israéliens encore en vie en échange de la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël.Pendant ce temps, l’armée israélienne poursuit son offensive dans le territoire palestinien assiégé et affamé, où selon la Défense civile au moins 40 Palestiniens ont été tués, dont cinq par des tirs alors qu’ils attendaient de recevoir l’aide humanitaire.A l’hôpital Nasser de Khan Younès (sud), où ont été transportés des corps de Palestiniens enveloppés dans des linceuls en plastique, une foule d’hommes récitent la prière des morts.A côté, des femmes en pleurs entourent le corps d’un proche.”Mon fils est allé chercher de la farine! Ils nous disent ‘venez chercher les aides’, nous y allons et ils nous tirent dessus”, se lamente une mère qui a perdu son fils de 19 ans près d’un centre de distribution d’aide à l’est de Khan Younès.- “Sans exception” -La distribution de l’aide à Gaza est gérée depuis fin mai par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une entreprise au financement opaque soutenue par Israël et les Etats-Unis, dont les opérations ont été marquées par des scènes chaotiques et meurtrières.Selon la Défense civile, les autres Palestiniens, dont des enfants, ont été tués dans des raids aériens sur des camps de tentes abritant des déplacés près de Khan Younès.L’armée israélienne, contactée par l’AFP, a déclaré ne pas être en mesure de commenter sur des frappes en particulier en l’absence de coordonnées précises, mais a ajouté “mener des opérations, afin de démanteler les capacités militaires du Hamas”.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les affirmations fournies par la Défense civile.Mercredi, Benjamin Netanyahu a réaffirmé son intention d’éliminer “jusqu’à la racine” le Hamas, au pouvoir depuis 2007 à Gaza, l’un des buts affichés de la guerre, avec le retour des otages retenus dans le territoire palestinien.Le lendemain, il a promis de ramener “tous” les otages, “sans exception”.- “Souffrances” -Donald Trump a assuré mardi que Israël avait accepté de finaliser les termes d’un cessez-le-feu et exhorté le Hamas à l’accepter, affirmant qu’un accord était proche. Sur les 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Une première trêve d’une semaine en novembre 2023 puis une seconde de deux mois début 2025, négociées via le Qatar, les Etats-Unis et l’Egypte, ont permis le retour de nombreux otages israéliens et la libération de prisonniers palestiniens détenus par Israël.Faute d’accord sur la suite du cessez-le-feu, Israël a repris le 18 mars son offensive contre Gaza, où “les Palestiniens continuent d’endurer des souffrances qui dépassent l’imagination”, selon des propos jeudi de la rapporteure spéciale de l’ONU pour les Territoires palestiniens, Francesca Albanese. L’attaque du Hamas a fait 1.219 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.Au moins 57.130 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués à Gaza dans l’offensive d’envergure israélienne, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Cognac: les principaux exportateurs échappent aux taxes chinoises en augmentant leurs prix
Pékin a conclu son enquête antidumping sur les eaux-de-vie de vin européennes, essentiellement le cognac, en introduisant des droits de douane auxquels échappent une trentaine de producteurs, dont les grandes maisons exportatrices, via un régime de prix négociés plus favorable.La Chine, deuxième marché de la filière derrière les États-Unis, avait ouvert cette enquête début 2024 en riposte à une procédure européenne visant les subventions d’État dont bénéficient les véhicules électriques chinois.Pékin avait menacé d’introduire des droits de douane allant jusqu’à 39% et imposait aux producteurs de cognac, depuis l’automne, de verser une caution bancaire auprès des douanes chinoises.Ces mesures ont porté un coup sévère à la filière qui représente 72.000 emplois en France, dépend à 98% de l’export – menacé également par l’hypothèse de surtaxes américaines – et affirmait perdre 50 millions d’euros par mois.”L’autorité chargée de l’enquête a conclu qu’il y avait dumping sur le brandy importé de l’UE”, a annoncé vendredi le ministère chinois du Commerce, évoquant un “préjudice substantiel” pour le secteur chinois.Mais il a publié parallèlement une liste de 34 entreprises avec lesquelles il s’est entendu sur de nouveaux tarifs, ce régime se substituant aux droits de douane.Ce résultat, obtenu après des mois d’efforts diplomatiques, constitue “une étape positive pour mettre un terme à ce contentieux qui menaçait nos exportations”, a salué le président Emmanuel Macron en promettant de continuer le dialogue avec Pékin pour soutenir la filière.- “Moins défavorable” -Sont concernés, à titre individuel, les trois principaux exportateurs de cognac – Hennessy (groupe LVMH), Martell (Pernod Ricard) et Rémy Martin (Rémy Cointreau) – ainsi que 24 producteurs de cognac et 7 d’armagnac ayant négocié un accord collectif via le Bureau national interprofessionnel du cognac.Selon le BNIC, les hausses de prix concédées sont “moins défavorables” que les taxes envisagées initialement par la Chine. L’interprofession n’a pas détaillé ces augmentations, qui varient selon les produits, mais elles pénaliseraient environ deux fois moins la filière selon une source proche du dossier.Rémy Cointreau et Pernod Ricard ont assuré que les tarifs négociés ne constituaient “en aucun cas” une reconnaissance de leur part de pratiques commerciales relevant du dumping.Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est félicité d’un “très large champ d’exemptions” aux droits de douane “pour de nombreux acteurs de la filière du cognac et de l’armagnac”.Il a pointé cependant “plusieurs points importants non résolus”, dont l’exclusion de certains acteurs de l’accord sur les prix – ils seront soumis à des taxes supérieures à 30% à compter de samedi.Selon le BNIC, manque aussi à l’appel la réouverture du marché duty free, dont le cognac est exclu depuis décembre et qui représente traditionnellement près de 20% de ses ventes en Chine.M. Barrot a affirmé que Paris restait mobilisé “pour parvenir à une solution définitive”, avant de recevoir dans l’après-midi au Quai d’Orsay son homologue chinois Wang Yi.- Tensions – Le chef de la diplomatie chinoise, qui sera reçu ensuite à l’Élysée par Emmanuel Macron, a enchaîné les entretiens tendus avec ses homologues lors d’une tournée en Europe cette semaine.L’Union européenne (UE) a regretté pour sa part la décision de Pékin “d’instituer des mesures antidumping définitives sur les importations en Chine de brandy européen”.Ces menaces s’inscrivent “dans une tendance inquiétante de la Chine à abuser des instruments de protection en matière commerciale, en ouvrant et menant des enquêtes sur la base d’allégations douteuses et de preuves insuffisantes”, a déclaré devant la presse un porte-parole à Bruxelles.Selon lui, la Commission européenne va étudier ces mesures et décidera des prochaines étapes afin de protéger l’industrie et les intérêts économiques européens.La Chine et l’UE doivent tenir un sommet ce mois-ci à Pékin pour marquer le 50e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.Selon le média Bloomberg News, citant des sources anonymes, les autorités chinoises envisagent d’annuler la deuxième journée du sommet, signe de tensions entre Bruxelles et Pékin.Plusieurs dossiers épineux ont terni leurs relations ces dernières mois, dont le soutien de Pékin à son allié russe et les questions commerciales.
Cognac: les principaux exportateurs échappent aux taxes chinoises en augmentant leurs prix
Pékin a conclu son enquête antidumping sur les eaux-de-vie de vin européennes, essentiellement le cognac, en introduisant des droits de douane auxquels échappent une trentaine de producteurs, dont les grandes maisons exportatrices, via un régime de prix négociés plus favorable.La Chine, deuxième marché de la filière derrière les États-Unis, avait ouvert cette enquête début 2024 en riposte à une procédure européenne visant les subventions d’État dont bénéficient les véhicules électriques chinois.Pékin avait menacé d’introduire des droits de douane allant jusqu’à 39% et imposait aux producteurs de cognac, depuis l’automne, de verser une caution bancaire auprès des douanes chinoises.Ces mesures ont porté un coup sévère à la filière qui représente 72.000 emplois en France, dépend à 98% de l’export – menacé également par l’hypothèse de surtaxes américaines – et affirmait perdre 50 millions d’euros par mois.”L’autorité chargée de l’enquête a conclu qu’il y avait dumping sur le brandy importé de l’UE”, a annoncé vendredi le ministère chinois du Commerce, évoquant un “préjudice substantiel” pour le secteur chinois.Mais il a publié parallèlement une liste de 34 entreprises avec lesquelles il s’est entendu sur de nouveaux tarifs, ce régime se substituant aux droits de douane.Ce résultat, obtenu après des mois d’efforts diplomatiques, constitue “une étape positive pour mettre un terme à ce contentieux qui menaçait nos exportations”, a salué le président Emmanuel Macron en promettant de continuer le dialogue avec Pékin pour soutenir la filière.- “Moins défavorable” -Sont concernés, à titre individuel, les trois principaux exportateurs de cognac – Hennessy (groupe LVMH), Martell (Pernod Ricard) et Rémy Martin (Rémy Cointreau) – ainsi que 24 producteurs de cognac et 7 d’armagnac ayant négocié un accord collectif via le Bureau national interprofessionnel du cognac.Selon le BNIC, les hausses de prix concédées sont “moins défavorables” que les taxes envisagées initialement par la Chine. L’interprofession n’a pas détaillé ces augmentations, qui varient selon les produits, mais elles pénaliseraient environ deux fois moins la filière selon une source proche du dossier.Rémy Cointreau et Pernod Ricard ont assuré que les tarifs négociés ne constituaient “en aucun cas” une reconnaissance de leur part de pratiques commerciales relevant du dumping.Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est félicité d’un “très large champ d’exemptions” aux droits de douane “pour de nombreux acteurs de la filière du cognac et de l’armagnac”.Il a pointé cependant “plusieurs points importants non résolus”, dont l’exclusion de certains acteurs de l’accord sur les prix – ils seront soumis à des taxes supérieures à 30% à compter de samedi.Selon le BNIC, manque aussi à l’appel la réouverture du marché duty free, dont le cognac est exclu depuis décembre et qui représente traditionnellement près de 20% de ses ventes en Chine.M. Barrot a affirmé que Paris restait mobilisé “pour parvenir à une solution définitive”, avant de recevoir dans l’après-midi au Quai d’Orsay son homologue chinois Wang Yi.- Tensions – Le chef de la diplomatie chinoise, qui sera reçu ensuite à l’Élysée par Emmanuel Macron, a enchaîné les entretiens tendus avec ses homologues lors d’une tournée en Europe cette semaine.L’Union européenne (UE) a regretté pour sa part la décision de Pékin “d’instituer des mesures antidumping définitives sur les importations en Chine de brandy européen”.Ces menaces s’inscrivent “dans une tendance inquiétante de la Chine à abuser des instruments de protection en matière commerciale, en ouvrant et menant des enquêtes sur la base d’allégations douteuses et de preuves insuffisantes”, a déclaré devant la presse un porte-parole à Bruxelles.Selon lui, la Commission européenne va étudier ces mesures et décidera des prochaines étapes afin de protéger l’industrie et les intérêts économiques européens.La Chine et l’UE doivent tenir un sommet ce mois-ci à Pékin pour marquer le 50e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.Selon le média Bloomberg News, citant des sources anonymes, les autorités chinoises envisagent d’annuler la deuxième journée du sommet, signe de tensions entre Bruxelles et Pékin.Plusieurs dossiers épineux ont terni leurs relations ces dernières mois, dont le soutien de Pékin à son allié russe et les questions commerciales.
Cognac: les principaux exportateurs échappent aux taxes chinoises en augmentant leurs prix
Pékin a conclu son enquête antidumping sur les eaux-de-vie de vin européennes, essentiellement le cognac, en introduisant des droits de douane auxquels échappent une trentaine de producteurs, dont les grandes maisons exportatrices, via un régime de prix négociés plus favorable.La Chine, deuxième marché de la filière derrière les États-Unis, avait ouvert cette enquête début 2024 en riposte à une procédure européenne visant les subventions d’État dont bénéficient les véhicules électriques chinois.Pékin avait menacé d’introduire des droits de douane allant jusqu’à 39% et imposait aux producteurs de cognac, depuis l’automne, de verser une caution bancaire auprès des douanes chinoises.Ces mesures ont porté un coup sévère à la filière qui représente 72.000 emplois en France, dépend à 98% de l’export – menacé également par l’hypothèse de surtaxes américaines – et affirmait perdre 50 millions d’euros par mois.”L’autorité chargée de l’enquête a conclu qu’il y avait dumping sur le brandy importé de l’UE”, a annoncé vendredi le ministère chinois du Commerce, évoquant un “préjudice substantiel” pour le secteur chinois.Mais il a publié parallèlement une liste de 34 entreprises avec lesquelles il s’est entendu sur de nouveaux tarifs, ce régime se substituant aux droits de douane.Ce résultat, obtenu après des mois d’efforts diplomatiques, constitue “une étape positive pour mettre un terme à ce contentieux qui menaçait nos exportations”, a salué le président Emmanuel Macron en promettant de continuer le dialogue avec Pékin pour soutenir la filière.- “Moins défavorable” -Sont concernés, à titre individuel, les trois principaux exportateurs de cognac – Hennessy (groupe LVMH), Martell (Pernod Ricard) et Rémy Martin (Rémy Cointreau) – ainsi que 24 producteurs de cognac et 7 d’armagnac ayant négocié un accord collectif via le Bureau national interprofessionnel du cognac.Selon le BNIC, les hausses de prix concédées sont “moins défavorables” que les taxes envisagées initialement par la Chine. L’interprofession n’a pas détaillé ces augmentations, qui varient selon les produits, mais elles pénaliseraient environ deux fois moins la filière selon une source proche du dossier.Rémy Cointreau et Pernod Ricard ont assuré que les tarifs négociés ne constituaient “en aucun cas” une reconnaissance de leur part de pratiques commerciales relevant du dumping.Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est félicité d’un “très large champ d’exemptions” aux droits de douane “pour de nombreux acteurs de la filière du cognac et de l’armagnac”.Il a pointé cependant “plusieurs points importants non résolus”, dont l’exclusion de certains acteurs de l’accord sur les prix – ils seront soumis à des taxes supérieures à 30% à compter de samedi.Selon le BNIC, manque aussi à l’appel la réouverture du marché duty free, dont le cognac est exclu depuis décembre et qui représente traditionnellement près de 20% de ses ventes en Chine.M. Barrot a affirmé que Paris restait mobilisé “pour parvenir à une solution définitive”, avant de recevoir dans l’après-midi au Quai d’Orsay son homologue chinois Wang Yi.- Tensions – Le chef de la diplomatie chinoise, qui sera reçu ensuite à l’Élysée par Emmanuel Macron, a enchaîné les entretiens tendus avec ses homologues lors d’une tournée en Europe cette semaine.L’Union européenne (UE) a regretté pour sa part la décision de Pékin “d’instituer des mesures antidumping définitives sur les importations en Chine de brandy européen”.Ces menaces s’inscrivent “dans une tendance inquiétante de la Chine à abuser des instruments de protection en matière commerciale, en ouvrant et menant des enquêtes sur la base d’allégations douteuses et de preuves insuffisantes”, a déclaré devant la presse un porte-parole à Bruxelles.Selon lui, la Commission européenne va étudier ces mesures et décidera des prochaines étapes afin de protéger l’industrie et les intérêts économiques européens.La Chine et l’UE doivent tenir un sommet ce mois-ci à Pékin pour marquer le 50e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.Selon le média Bloomberg News, citant des sources anonymes, les autorités chinoises envisagent d’annuler la deuxième journée du sommet, signe de tensions entre Bruxelles et Pékin.Plusieurs dossiers épineux ont terni leurs relations ces dernières mois, dont le soutien de Pékin à son allié russe et les questions commerciales.
France praises China Cognac progress, warns of unresolved issues
France on Friday praised steps taken by China to settle a long-running trade dispute concerning European brandies but warned that a number of “major issues” remained unresolved.The tentative signs of a thaw in the row over the prized tipples came as China’s Foreign Minister Wang Yi was set to meet French President Emmanuel Macron and Foreign Minister Jean-Noel Barrot in Paris later Friday.In recent months China and the European Union have butted heads over Beijing’s generous subsidies for its domestic industries.Beijing launched an investigation last year into EU brandy, months after the bloc undertook a probe into Chinese electric vehicle (EV) subsidies.In the latest salvo in the trade spat, from Saturday China will require major European brandy exporters to raise prices or risk anti-dumping taxes of up to 34.9 percent.But Beijing also said that several major French cognac producers had signed onto a price commitment to avoid the tariffs as long as they sell at or above an agreed minimum price.France’s umbrella cognac makers association BNIC, which includes key producers from Hennessy to Remy Cointreau and Martell, confirmed that market players had agreed to price increases in China to avoid anti-dumping taxes.French cognac and liqueur maker Remy Cointreau pointed to “an alternative that is significantly less punitive than the application of definitive anti-dumping duties.”- ‘Positive step’ – Both Macron and Barrot praised China’s steps to resolve the dispute but stressed they would discuss the outstanding differences with Wang.”This is a positive step towards resolving this dispute, which was threatening our exports,” Macron said on X.”I will continue to raise these issues with the Chinese authorities this afternoon.”In a statement to AFP Barrot said: “Several major issues remain unresolved, in particular the exclusion of certain players from the scope of the exemptions.” “We remain fully committed to reaching a definitive solution based on the conditions that existed prior to the investigation,” he said.China’s Wang held fraught meetings with his counterparts during a tour of Europe earlier this week.Almost all EU brandy is cognac produced in France, exports of which to China are worth 1.4 billion euros ($1.6 billion) per year.French liquor giant Jas Hennessy said it would be hit with levies of 34.9 percent if it reneges on the deal.Remy Martin will be hit with 34.3 percent and Martell 27.7 percent.”The decision to accept the price commitment once again demonstrates China’s sincerity in resolving trade frictions through dialogue and consultation,” a Chinese commerce ministry spokesperson said in a statement.However, the European Commission said Friday after the announcement that it “regrets China’s decision”.”We believe that China’s measures are unfair. We believe they are unjustified,” said the commission’s trade spokesman, Olof Gill.”We believe they are inconsistent with the applicable international rules and are thus unfounded.”- Upcoming summit -China has sought to improve relations with the European Union as a counterweight to superpower rival the United States.But deep frictions remain over their economic relationship, including a yawning trade deficit of $357.1 billion between China and the EU, as well as Beijing’s close ties with Russia despite Moscow’s war in Ukraine.A trade row between Beijing and the bloc erupted last summer when the EU moved towards imposing hefty tariffs on electric vehicles imported from China, arguing that Beijing’s subsidies were unfairly undercutting European competitors.Beijing denied that claim and announced what were widely seen as retaliatory probes into imported European pork, brandy and dairy products.The bloc imposed extra import taxes of up to 35 percent on Chinese EV imports in October.Beijing later lodged a complaint with the World Trade Organisation, which said in April that it would set up an expert panel to assess the EU’s decision.China and the EU are scheduled to hold a summit this month to mark the 50th anniversary of the establishment of diplomatic ties.Bloomberg News reported on Friday, citing unnamed sources, that Beijing intends to cancel the second day of the summit, a sign of tensions between Beijing and Brussels.
Plus de 40 blessés dans l’explosion d’une station-essence à Rome, entendue à travers toute la ville
Quarante-cinq personnes ont été blessées vendredi dans l’explosion d’une station-essence à Rome, entendue à travers toute la ville et due a priori à une fuite de gaz au moment où un camion-citerne ravitaillait la station.L’explosion, survenue en début de matinée, a fait trembler les fenêtres de nombreux immeubles de la capitale italienne. “J’ai vu les effets dévastateurs d’une explosion très puissante qui a causé des dégâts très importants non seulement dans la station-service, mais aussi tout autour, faisant exploser des vitres… endommageant même une école située à proximité”, a déclaré sur place le maire de Rome, Roberto Gualtieri. “Selon les pompiers, tout est parti d’une fuite de gaz”, a-t-il ajouté.L’incendie a été déclenché a priori par la fuite de gaz au moment où un camion-citerne ravitaillait la station-essence. “C’est comme si une bombe avait explosé”, a décrit à l’AFP Ennio Acquilino, directeur régional des pompiers.Alors que la station-essence était ravitaillée en gaz de pétrole liquéfié (GPL), le carburant a subi une “Bleve” (de l’anglais “boiling liquid expanding vapor explosion”), c’est-à-dire une transformation rapide de l’état liquide à l’état gazeux, entraînant l’explosion, a précisé M. Acquilino.Le parquet de Rome et les pompiers doivent cependant encore mener une enquête pour établir avec précision les causes de l’accident.- Brûlures et fumée -Les forces de l’ordre ont extrait une personne d’une voiture en feu, a déclaré à l’AFP le commandant de la gendarmerie Andrea Quattrocchi. Et le toit d’une ambulance a volé sur plusieurs mètres suite à l’explosion, d’après des témoignages recueillis sur place.Parmi les blessés figurent 24 personnes civiles de la zone ainsi que 21 parmi les secouristes, dont 12 membres des forces de l’ordre et six pompiers.Deux personnes ont été hospitalisés pour brûlures et inhalation de fumée. Leur pronostic vital est engagé, a rapporté l’agence italienne AGI.De nombreuses vidéos circulant sur internet montrent de grandes flammes sur fond de détonations à la pompe à essence et une colonne de fumée noire et épaisse s’élever dans le ciel au dessus de la périphérie est de la ville.”J’ai d’abord pensé à un attentat”, a décrit à l’AFP Antonio Palomba qui a senti la pression de la détonation sur les vitres de son fourgon, a proximité de la station.”L’explosion a été vraiment très forte, j’ai senti ma peau brûler”, a déclaré à l’AFP Michele Secu, 23 ans, qui travaille dans un centre sportif situé à proximité du lieu de l’explosion.Fabio Balzani, le directeur de ce centre, qui a dû être évacué, a déclaré que si l’incendie s’était produit quelques minutes plus tard, les conséquences auraient pu être désastreuses. “S’il s’était déclaré à 08H30 ou plus tard, cela aurait été un massacre, une catastrophe”, a-t-il déclaré à l’AFP, précisant qu’une soixantaine d’enfants étaient attendus pour un camp d’été dans le centre et qu’environ 120 personnes avaient réservé la piscine ce matin-là.Les larmes aux yeux, il a décrit la zone touchée, dont son centre sportif, comme un “champ de bataille”. La police a bouclé le quartier pour permettre aux pompiers de travailler et elle a également évacué deux bâtiments qui étaient les plus proches de l’explosion.”Je suis avec attention les conséquences de l’explosion de ce matin”, a écrit sur X la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni, assurant être en contact avec toutes les autorités impliquées, dont le maire de Rome.
Plus de 40 blessés dans l’explosion d’une station-essence à Rome, entendue à travers toute la ville
Quarante-cinq personnes ont été blessées vendredi dans l’explosion d’une station-essence à Rome, entendue à travers toute la ville et due a priori à une fuite de gaz au moment où un camion-citerne ravitaillait la station.L’explosion, survenue en début de matinée, a fait trembler les fenêtres de nombreux immeubles de la capitale italienne. “J’ai vu les effets dévastateurs d’une explosion très puissante qui a causé des dégâts très importants non seulement dans la station-service, mais aussi tout autour, faisant exploser des vitres… endommageant même une école située à proximité”, a déclaré sur place le maire de Rome, Roberto Gualtieri. “Selon les pompiers, tout est parti d’une fuite de gaz”, a-t-il ajouté.L’incendie a été déclenché a priori par la fuite de gaz au moment où un camion-citerne ravitaillait la station-essence. “C’est comme si une bombe avait explosé”, a décrit à l’AFP Ennio Acquilino, directeur régional des pompiers.Alors que la station-essence était ravitaillée en gaz de pétrole liquéfié (GPL), le carburant a subi une “Bleve” (de l’anglais “boiling liquid expanding vapor explosion”), c’est-à-dire une transformation rapide de l’état liquide à l’état gazeux, entraînant l’explosion, a précisé M. Acquilino.Le parquet de Rome et les pompiers doivent cependant encore mener une enquête pour établir avec précision les causes de l’accident.- Brûlures et fumée -Les forces de l’ordre ont extrait une personne d’une voiture en feu, a déclaré à l’AFP le commandant de la gendarmerie Andrea Quattrocchi. Et le toit d’une ambulance a volé sur plusieurs mètres suite à l’explosion, d’après des témoignages recueillis sur place.Parmi les blessés figurent 24 personnes civiles de la zone ainsi que 21 parmi les secouristes, dont 12 membres des forces de l’ordre et six pompiers.Deux personnes ont été hospitalisés pour brûlures et inhalation de fumée. Leur pronostic vital est engagé, a rapporté l’agence italienne AGI.De nombreuses vidéos circulant sur internet montrent de grandes flammes sur fond de détonations à la pompe à essence et une colonne de fumée noire et épaisse s’élever dans le ciel au dessus de la périphérie est de la ville.”J’ai d’abord pensé à un attentat”, a décrit à l’AFP Antonio Palomba qui a senti la pression de la détonation sur les vitres de son fourgon, a proximité de la station.”L’explosion a été vraiment très forte, j’ai senti ma peau brûler”, a déclaré à l’AFP Michele Secu, 23 ans, qui travaille dans un centre sportif situé à proximité du lieu de l’explosion.Fabio Balzani, le directeur de ce centre, qui a dû être évacué, a déclaré que si l’incendie s’était produit quelques minutes plus tard, les conséquences auraient pu être désastreuses. “S’il s’était déclaré à 08H30 ou plus tard, cela aurait été un massacre, une catastrophe”, a-t-il déclaré à l’AFP, précisant qu’une soixantaine d’enfants étaient attendus pour un camp d’été dans le centre et qu’environ 120 personnes avaient réservé la piscine ce matin-là.Les larmes aux yeux, il a décrit la zone touchée, dont son centre sportif, comme un “champ de bataille”. La police a bouclé le quartier pour permettre aux pompiers de travailler et elle a également évacué deux bâtiments qui étaient les plus proches de l’explosion.”Je suis avec attention les conséquences de l’explosion de ce matin”, a écrit sur X la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni, assurant être en contact avec toutes les autorités impliquées, dont le maire de Rome.







