A69: des centaines d’opposants rassemblés près du chantier

Plusieurs centaines d’opposants à l’autoroute A69 étaient réunis dans le calme vendredi en fin d’après-midi dans le Tarn, sur le site d’un château délabré tout proche du tracé, où une assemblée générale devait décider de la suite de la mobilisation, ont constaté des journalistes de l’AFP.En voiture ou à pied, avec sacs à dos, tentes et sacs de couchage, les militants opposés à l’autoroute Castres-Toulouse arrivaient par petits groupes dans le parc du château de Scopont, une bâtisse séculaire en mauvais état, cernée de deux tours pointues, où le propriétaire leur a accordé le droit de s’installer le temps de la Turboteuf, week-end de mobilisation contre l’A69.   “Le château de Scopont nous a accueillis à partir de (jeudi) pour commencer à déployer le camp, donc il y a des bars, des chapiteaux pour faire la fête, des cantines pour continuer à s’opposer à l’autoroute”, a expliqué à l’AFP Martin, un des organisateurs du week-end.L’A69 “est toujours illégale, elle a été déclarée illégale par la décision du tribunal administratif du 27 février et elle sera toujours jusqu’à l’appel en novembre”, a-t-il dit, évoquant la présence d’environ 300 personnes vers 16h00.Aux abords du parc du château, des forces de l’ordre étaient déployées, notamment à quelques centaines de mètres, sur une base d’Atosca, futur concessionnaire de l’autoroute et maître d’œuvre des travaux, où sont garés une dizaine d’engins du chantier, tandis qu’un hélicoptère de la gendarmerie survolait le périmètre par intermittences.A l’entrée du parc, des gendarmes effectuaient des contrôles de véhicules, ce qui a sporadiquement suscité des tensions avec les militants déjà présents, souvent masqués, mais sans affrontement.  Sous un grand chapiteau blanc et rouge à l’entrée du site qui arborait une banderole avec le message “Stop l’A69 et son monde”, une assemblée générale discutait des prochaines étapes de la mobilisation et de l’organisation du rassemblement.”L’objectif c’est d’arriver à un consensus sur la suite des modalités d’action pour ce week-end et pour l’avenir de cette lutte”, a affirmé à l’AFP Arthur Grimon, membre des Soulèvements de la Terre.”L’organisation n’a pas prévu de surprise, il n’y pas de manifestation, contrairement à ce que dit la préfecture avec son récit répressif qui met en avant le fait que nous serions des gens violents, venus pour casser, détruire ou taper la police”, a complété le jeune homme.Dans le programme diffusé sur Telegram, les organisateurs de l’évènement prévoient un rassemblement samedi sur le site du château à 14h00. 

Société Générale dénonce l’accord sur le télétravail, les syndicats vent debout

La direction de Société Générale a annoncé vendredi aux syndicats la dénonciation unilatérale de l’accord sur le télétravail en vigueur dans l’entreprise, conduisant les trois syndicats à l’origine des récentes mobilisations à appeler les salariés à amplifier la contestation. “La direction a informé les organisations syndicales qu’elle dénonçait unilatéralement l’accord de janvier 2021” sur le télétravail, font savoir la CFDT, la CFTC et la CGT dans un communiqué commun, en dénonçant une “méthode méprisante”. Les trois syndicats – qui ont quitté la réunion avant la fin – déplorent dans leur texte commun que la direction n’envisage de “négocier que sur l’aménagement de l”oukase de Slawomir Krupa”, le directeur général de Société Générale, à savoir un jour maximum de télétravail par semaine, alors que 70% des salariés disposent actuellement d’au moins deux jours. “La menace n’est pas une arme de négociation”, estiment les trois organisations dans leur communiqué.La volonté d'”harmoniser la politique de télétravail au sein du groupe” annoncée par M. Krupa dans un mail adressé aux salariés mi-juin, avait déjà conduit les trois syndicats à appeler à une grève qu’ils ont qualifiée de “très suivie” vendredi dernier.L’opération “Tous sur site” organisée jeudi 3 juillet, destinée à illustrer les difficultés logistiques du retour simultané de l’ensemble des salariés sur leur lieu de travail, s’est soldée par “une augmentation globalement de 10% du taux d’occupation”, a précisé une source syndicale. Après la réunion de vendredi, la CFDT, la CFTC et la CGT de Société générale, qui disent représenter ensemble plus de 60% des salariés, appellent désormais à “amplifier le mouvement de contestation”.  Pour les syndicats de Société Générale, une réduction des quotas de jours de télétravail serait également pénalisante pour l’entreprise elle-même, en affectant son attractivité auprès de futures recrues. Sollicité par l’AFP, le SNB (Syndicat national de la banque), premier syndicat de Société Générale et qui n’est pas associé au mouvement initié par les trois autres organisations, n’était pas joignable dans l’immédiat. Contactée par l’AFP, Société Générale a confirmé la dénonciation de l’accord sur le télétravail mais n’a pas souhaité faire plus de commentaires. 

Grève de contrôleurs de France: 1.125 vols annulés, des vacanciers et professionnels mécontents

A quelques heures des premiers grands départs, certains vacanciers ont dû revoir leurs plans: 1.125 vols ont été annulés vendredi en France, en particulier dans les aéroports parisiens et à Nice, en raison d’une deuxième journée de grève de contrôleurs aériens.”Il faut se rendre compte qu’hier et aujourd’hui, 272 personnes dans notre pays vont impacter le bien-être de plus de 500.000 personnes. C’est inacceptable”, a déclaré vendredi matin sur CNews le ministre des Transports Philippe Tabarot. Des centaines de milliers de personnes ont déjà été affectées jeudi en France et en Europe par ce mouvement social, déclenché par deux syndicats minoritaires qui réclament une amélioration de leurs conditions de travail et des effectifs plus importants.A l’aéroport d’Orly vendredi matin, des voyageurs étaient désemparés.Sabrina Taristas, 42 ans, cherchait à partir à Toulouse. “Si je reste jusqu’à dimanche pour un départ, est-ce qu’il y aura un hôtel de prévu ? Ou est-ce que tout sera à ma charge ? (…) On ne peut pas aller à l’encontre de la grève, mais après c’est vrai que c’est pénalisant pour nous les voyageurs”, a-t-elle déclaré à l’AFP.1.125 vols ont été annulés vendredi, au départ de la France ou à l’arrivée, selon la Direction générale de l’aviation civile, contre 933 jeudi. Les préavis de grève couraient jusqu’à vendredi soir et aucune perturbation n’est donc prévue samedi.Lara, 30 ans, devait prendre un vol Paris-Berlin avec son conjoint. “Le vol était prévu jeudi soir, mais nous avons été informés mercredi qu’il avait été annulé. Nous avions pu prendre un autre billet gratuitement, pour vendredi soir, mais il a été supprimé à son tour”, a-t-elle expliqué.”Il a fallu prendre en urgence des billets de train. Résultat, un surcoût de 100 euros et plusieurs heures de trajet en plus”, témoigne-t-elle.De nombreux voyageurs ont annulé des nuitées dans des hôtels, “particulièrement dans les villes avec de gros aéroports comme Nice ou Paris”, selon l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih).”C’est un peu la panique entre ceux qui arrivent et ceux qui partent, les compagnies aériennes cherchent à reloger leurs clients, c’est compliqué à gérer et ça va leur coûter cher”, a déclaré à l’AFP Véronique Siegel, responsable de la branche hôtellerie de l’Umih. A Nice, deuxième aéroport d’affaires en Europe, la moitié des vols commerciaux ont été annulés (près de 220 vendredi) ainsi que la quasi-totalité des vols de jets privés.- “Stratégie de blocage” -Les effets du mouvement se font sentir au-delà des frontières nationales, la principale association européenne de compagnies aériennes, Airlines for Europe (A4E) ayant estimé qu’en Europe, 1.500 vols seraient annulés jeudi et vendredi, “affectant presque 300.000 passagers” sur le Vieux continent.L’Union des aéroports français a dénoncé dans un communiqué une “stratégie de blocage systématique, qui sacrifie l’intérêt général sur l’autel de revendications difficilement justifiables”.Selon la DGAC, le taux de grévistes s’est établi à 26,2% jeudi, 272 contrôleurs ayant pris part au mouvement sur le millier de personnels de service.Le deuxième syndicat d’aiguilleurs du ciel, l’Unsa-Icna (17% des voix aux dernières élections professionnelles) a lancé ce mouvement pour réclamer de meilleures conditions de travail et des effectifs plus importants. Il a été rejoint par la troisième force syndicale de la profession, l’Usac-CGT (16%).- “Management toxique” -Une réforme contestée est en cours pour établir un pointage des contrôleurs à la prise de poste, après un “incident grave” à l’aéroport de Bordeaux fin 2022, quand deux avions avaient failli entrer en collision. Une enquête en avait fait peser la responsabilité sur une organisation défaillante du travail des aiguilleurs, en dehors du cadre légal et sans respect du tableau de service.Parmi les griefs de l’Unsa-Icna: “un sous-effectif entretenu et responsable des retards une bonne partie de l’été”, des outils obsolètes et “un management toxique, incompatible avec les impératifs de sérénité et de sécurité exigés”.Le premier syndicat d’aiguilleurs du ciel, le SNCTA (60% des voix), n’a pas appelé à la grève.tq-max-neo-tsz-sr-fcc/jum/eb

Grève de contrôleurs de France: 1.125 vols annulés, des vacanciers et professionnels mécontents

A quelques heures des premiers grands départs, certains vacanciers ont dû revoir leurs plans: 1.125 vols ont été annulés vendredi en France, en particulier dans les aéroports parisiens et à Nice, en raison d’une deuxième journée de grève de contrôleurs aériens.”Il faut se rendre compte qu’hier et aujourd’hui, 272 personnes dans notre pays vont impacter le bien-être de plus de 500.000 personnes. C’est inacceptable”, a déclaré vendredi matin sur CNews le ministre des Transports Philippe Tabarot. Des centaines de milliers de personnes ont déjà été affectées jeudi en France et en Europe par ce mouvement social, déclenché par deux syndicats minoritaires qui réclament une amélioration de leurs conditions de travail et des effectifs plus importants.A l’aéroport d’Orly vendredi matin, des voyageurs étaient désemparés.Sabrina Taristas, 42 ans, cherchait à partir à Toulouse. “Si je reste jusqu’à dimanche pour un départ, est-ce qu’il y aura un hôtel de prévu ? Ou est-ce que tout sera à ma charge ? (…) On ne peut pas aller à l’encontre de la grève, mais après c’est vrai que c’est pénalisant pour nous les voyageurs”, a-t-elle déclaré à l’AFP.1.125 vols ont été annulés vendredi, au départ de la France ou à l’arrivée, selon la Direction générale de l’aviation civile, contre 933 jeudi. Les préavis de grève couraient jusqu’à vendredi soir et aucune perturbation n’est donc prévue samedi.Lara, 30 ans, devait prendre un vol Paris-Berlin avec son conjoint. “Le vol était prévu jeudi soir, mais nous avons été informés mercredi qu’il avait été annulé. Nous avions pu prendre un autre billet gratuitement, pour vendredi soir, mais il a été supprimé à son tour”, a-t-elle expliqué.”Il a fallu prendre en urgence des billets de train. Résultat, un surcoût de 100 euros et plusieurs heures de trajet en plus”, témoigne-t-elle.De nombreux voyageurs ont annulé des nuitées dans des hôtels, “particulièrement dans les villes avec de gros aéroports comme Nice ou Paris”, selon l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih).”C’est un peu la panique entre ceux qui arrivent et ceux qui partent, les compagnies aériennes cherchent à reloger leurs clients, c’est compliqué à gérer et ça va leur coûter cher”, a déclaré à l’AFP Véronique Siegel, responsable de la branche hôtellerie de l’Umih. A Nice, deuxième aéroport d’affaires en Europe, la moitié des vols commerciaux ont été annulés (près de 220 vendredi) ainsi que la quasi-totalité des vols de jets privés.- “Stratégie de blocage” -Les effets du mouvement se font sentir au-delà des frontières nationales, la principale association européenne de compagnies aériennes, Airlines for Europe (A4E) ayant estimé qu’en Europe, 1.500 vols seraient annulés jeudi et vendredi, “affectant presque 300.000 passagers” sur le Vieux continent.L’Union des aéroports français a dénoncé dans un communiqué une “stratégie de blocage systématique, qui sacrifie l’intérêt général sur l’autel de revendications difficilement justifiables”.Selon la DGAC, le taux de grévistes s’est établi à 26,2% jeudi, 272 contrôleurs ayant pris part au mouvement sur le millier de personnels de service.Le deuxième syndicat d’aiguilleurs du ciel, l’Unsa-Icna (17% des voix aux dernières élections professionnelles) a lancé ce mouvement pour réclamer de meilleures conditions de travail et des effectifs plus importants. Il a été rejoint par la troisième force syndicale de la profession, l’Usac-CGT (16%).- “Management toxique” -Une réforme contestée est en cours pour établir un pointage des contrôleurs à la prise de poste, après un “incident grave” à l’aéroport de Bordeaux fin 2022, quand deux avions avaient failli entrer en collision. Une enquête en avait fait peser la responsabilité sur une organisation défaillante du travail des aiguilleurs, en dehors du cadre légal et sans respect du tableau de service.Parmi les griefs de l’Unsa-Icna: “un sous-effectif entretenu et responsable des retards une bonne partie de l’été”, des outils obsolètes et “un management toxique, incompatible avec les impératifs de sérénité et de sécurité exigés”.Le premier syndicat d’aiguilleurs du ciel, le SNCTA (60% des voix), n’a pas appelé à la grève.tq-max-neo-tsz-sr-fcc/jum/eb

Grèce : nouvel incendie près d’Athènes

Un nouvel incendie s’est déclaré vendredi dans une zone périurbaine près d’Athènes tandis que le risque de feux ailleurs en Grèce s’avère “très élevé”, en raison d’une hausse attendue des températures et des vents violents.En milieu de journée, un incendie d’origine inconnue s’est produit sur la commune de Koropi, à 30 km environ à l’est de la capitale grecque, attisé par des bourrasques.Il s’est rapidement propagé à travers cette zone qui comprend de nombreuses habitations au milieu d’une végétation dense et s’étend jusqu’au bord de la mer Egée, dans le golfe Saronique.Quelque 800 personnes ont été évacuées, a annoncé le porte-parole des pompiers, Vassilios Vathrakoyannis.Les flammes ont “rapidement pris des proportions dangereuses” sous l’effet du vent, avec de multiples départs de feu, a-t-il raconté.La population avait reçu des alertes envoyées par la Protection civile sur les téléphones portables. Et plusieurs routes de la périphérie d’Athènes ont été bouclées à la circulation.- “En phase de régression” -L’incendie a ravagé des habitations, des oliviers et des broussailles, peut-on voir sur des images diffusées par la chaîne de télévision publique ERT.Toutefois, en fin d’après-midi, le porte-parole des pompiers a fait savoir que ce sinistre était désormais “en phase de régression”.”Les opérations se poursuivent, principalement pour maîtriser de petits foyers”, a-t-il ajouté au cours d’un point de presse.Au total, 120 pompiers ont été déployés sur place épaulés de 30 véhicules, huit avions et huit hélicoptères, selon le porte-parole des pompiers.L’inquiétude demeure pour les prochains jours, en particulier pour samedi, les 40 degrés Celsius devant en principe être dépassés. “Le risque d’incendies reste encore très élevé pour demain”, a insisté vendredi un responsable du bureau de presse des pompiers auprès de l’AFP.Parmi les régions les plus menacées figurent l’Attique (la région d’Athènes) qui compte plus de quatre millions habitants mais aussi le nord de l’île d’Eubée, plus à l’est, a averti la Protection civile grecque. Au cours des dernières 24 heures, 47 incendies de végétation agricole et forestière se sont déclarés dont la majeure partie ont été maîtrisés, ont dit les pompiers.A partir de ce week-end, la Grèce devrait voir les températures atteindre jusqu’à 41°C-42°C dans certaines régions, selon les prévisions des services de météorologie EMY.  A Koropi, “le feu est arrivé à l’intérieur des cours des maisons”, a souligné son maire, Dimitris Kiousis, sur ERT.”Tous les habitants (des zones menacées) ont été évacués”, a affirmé Thodoris Grivas, le maire adjoint de cette localité, sur la même chaîne de télévision.- Craintes -En revanche, l’incendie qui a commencé mercredi en Crète et a entraîné des milliers d’évacuations “était en régression” vendredi, ont assuré les pompiers.Entamé mercredi après-midi près de la ville de Iérapetra, sur la côte sud-est de la Crète -une des principales destinations touristiques et agricoles de cette île méridionale-, le feu a été porté là aussi par des vents importants.Quelque 5.000 personnes, dont 3.000 touristes, avaient été évacuées par précaution mercredi soir avant d’être relogées dans le nord de l’île.Quelque 230 pompiers, 48 véhicules et six hélicoptères restaient toutefois mobilisés sur le terrain vendredi matin près de Iérapetra. Mais l’affaiblissement des vents dans cette région difficile d’accès a permis une amélioration de la situation.Jeudi, un autre feu, qui s’est déclaré à 30 km à l’est d’Athènes, près du port de Rafina, a finalement été maîtrisé dans la soirée après avoir provoqué l’évacuation d’environ 300 personnes.Le 26 juin déjà, un incendie de forêt avait atteint plusieurs localités balnéaires proches de la capitale grecque, endommageant des habitations et entraînant des dizaines d’évacuations dans une région prisée des touristes grecs et étrangers.La Grèce a jusqu’ici été épargnée par la canicule qui a frappé une partie de l’Europe, en particulier l’Espagne, le Portugal et la France.Située dans le sud-est de l’Europe, en Méditerranée orientale, la Grèce est particulièrement vulnérable chaque été aux incendies, alimentés par des vents très forts, la sécheresse et des températures élevées. Quelque 45.000 hectares avaient été brûlés l’an dernier. Mais 2023 reste l’année la plus destructrice en termes de superficie brûlée avec près de 175.000 hectares partis en fumée et 20 morts. 

Grèce : nouvel incendie près d’Athènes

Un nouvel incendie s’est déclaré vendredi dans une zone périurbaine près d’Athènes tandis que le risque de feux ailleurs en Grèce s’avère “très élevé”, en raison d’une hausse attendue des températures et des vents violents.En milieu de journée, un incendie d’origine inconnue s’est produit sur la commune de Koropi, à 30 km environ à l’est de la capitale grecque, attisé par des bourrasques.Il s’est rapidement propagé à travers cette zone qui comprend de nombreuses habitations au milieu d’une végétation dense et s’étend jusqu’au bord de la mer Egée, dans le golfe Saronique.Quelque 800 personnes ont été évacuées, a annoncé le porte-parole des pompiers, Vassilios Vathrakoyannis.Les flammes ont “rapidement pris des proportions dangereuses” sous l’effet du vent, avec de multiples départs de feu, a-t-il raconté.La population avait reçu des alertes envoyées par la Protection civile sur les téléphones portables. Et plusieurs routes de la périphérie d’Athènes ont été bouclées à la circulation.- “En phase de régression” -L’incendie a ravagé des habitations, des oliviers et des broussailles, peut-on voir sur des images diffusées par la chaîne de télévision publique ERT.Toutefois, en fin d’après-midi, le porte-parole des pompiers a fait savoir que ce sinistre était désormais “en phase de régression”.”Les opérations se poursuivent, principalement pour maîtriser de petits foyers”, a-t-il ajouté au cours d’un point de presse.Au total, 120 pompiers ont été déployés sur place épaulés de 30 véhicules, huit avions et huit hélicoptères, selon le porte-parole des pompiers.L’inquiétude demeure pour les prochains jours, en particulier pour samedi, les 40 degrés Celsius devant en principe être dépassés. “Le risque d’incendies reste encore très élevé pour demain”, a insisté vendredi un responsable du bureau de presse des pompiers auprès de l’AFP.Parmi les régions les plus menacées figurent l’Attique (la région d’Athènes) qui compte plus de quatre millions habitants mais aussi le nord de l’île d’Eubée, plus à l’est, a averti la Protection civile grecque. Au cours des dernières 24 heures, 47 incendies de végétation agricole et forestière se sont déclarés dont la majeure partie ont été maîtrisés, ont dit les pompiers.A partir de ce week-end, la Grèce devrait voir les températures atteindre jusqu’à 41°C-42°C dans certaines régions, selon les prévisions des services de météorologie EMY.  A Koropi, “le feu est arrivé à l’intérieur des cours des maisons”, a souligné son maire, Dimitris Kiousis, sur ERT.”Tous les habitants (des zones menacées) ont été évacués”, a affirmé Thodoris Grivas, le maire adjoint de cette localité, sur la même chaîne de télévision.- Craintes -En revanche, l’incendie qui a commencé mercredi en Crète et a entraîné des milliers d’évacuations “était en régression” vendredi, ont assuré les pompiers.Entamé mercredi après-midi près de la ville de Iérapetra, sur la côte sud-est de la Crète -une des principales destinations touristiques et agricoles de cette île méridionale-, le feu a été porté là aussi par des vents importants.Quelque 5.000 personnes, dont 3.000 touristes, avaient été évacuées par précaution mercredi soir avant d’être relogées dans le nord de l’île.Quelque 230 pompiers, 48 véhicules et six hélicoptères restaient toutefois mobilisés sur le terrain vendredi matin près de Iérapetra. Mais l’affaiblissement des vents dans cette région difficile d’accès a permis une amélioration de la situation.Jeudi, un autre feu, qui s’est déclaré à 30 km à l’est d’Athènes, près du port de Rafina, a finalement été maîtrisé dans la soirée après avoir provoqué l’évacuation d’environ 300 personnes.Le 26 juin déjà, un incendie de forêt avait atteint plusieurs localités balnéaires proches de la capitale grecque, endommageant des habitations et entraînant des dizaines d’évacuations dans une région prisée des touristes grecs et étrangers.La Grèce a jusqu’ici été épargnée par la canicule qui a frappé une partie de l’Europe, en particulier l’Espagne, le Portugal et la France.Située dans le sud-est de l’Europe, en Méditerranée orientale, la Grèce est particulièrement vulnérable chaque été aux incendies, alimentés par des vents très forts, la sécheresse et des températures élevées. Quelque 45.000 hectares avaient été brûlés l’an dernier. Mais 2023 reste l’année la plus destructrice en termes de superficie brûlée avec près de 175.000 hectares partis en fumée et 20 morts. 

La Bourse de Paris cède sous le poids des inquiétudes liées aux droits de douane

La Bourse de Paris a terminé en baisse vendredi, l’attention des investisseurs se focalisant sur les négociations commerciales entre les Etats-Unis et ses partenaires commerciaux à l’approche de la date butoir fixée par Donald Trump pour trouver un accord.L’indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, a terminé en baisse de 0,75%, soit une baisse de 58,28 points, pour s’établir à 7.696,27 points. La veille, il avait terminé en légère hausse de 0,21% à 7.754,55 points à la clôture.Les Etats-Unis restent au cœur des préoccupations alors que les négociations avec leurs partenaires commerciaux entrent dans leur dernière ligne droite.Donald Trump a précisé que 10 à 12 pays seraient contactés dès vendredi, par lettre, pour être informer du montant des droits de douane punitifs qu’ils devront payer. Le locataire de la Maison Blanche a affirmé que “tous les pays” devront être “couverts pour le 9 juillet”, date butoir pour que les partenaires des Etats-Unis concluent un accord avec Washington. Ces droits de douane pourraient varier d’un pays à l’autre, allant d’une fourchette de 10 à 20%, à une autre, bien plus élevée, de 60 à 70%, a expliqué Donald Trump. Les pays visés commenceront selon lui à payer le 1er août.”Nous saurons bientôt quelle décision prendra le président Trump après le report de 90 jours des droits de douane réciproques initialement annoncés le 2 avril”, résume Chris Iggo, de AXA IM.En attendant, les investisseurs restent prudents. La baisse des actions européennes “reste finalement assez contenue face à la menace de Donald Trump sur les droits de douane”, souligne toutefois Grégoire Kounowski, conseiller en investissements chez Norman K.Il note “une forte dichotomie entre la menace réelle contre les Européens”, et la réaction des marchés qui se montrent “très complaisants”.La Chine vise les spiritueuxDes producteurs de cognac, dont les principaux exportateurs comme Hennessy, Rémy Cointreau et Martell, vont échapper aux taxes annoncées par la Chine, auxquelles se substitueront des hausses de prix négociées.Pékin a annoncé qu’il imposerait dès samedi, au terme de son enquête antidumping, un droit de douane moyen de 32,2% sur les eaux-de-vie de vin importées de l’Union européenne, qui sont essentiellement du cognac.Mais des hausses de prix proposées par certains producteurs et acceptées par le ministère chinois du Commerce s’y substitueront, une issue “moins défavorable” saluée par le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC).Rémy Cointreau a terminé en hausse de 2,18% à 48,84 euros. LVMH, qui détient la maison Hennessy, a perdu 1,76% à 477,37 euros. Le géant des vins et spiritueux Pernod Ricard a glissé de 0,38%, à 89,76 euros.

Stocks, dollar drop as tariff talk dominates

Stock markets mostly fell while the dollar largely retreated Friday as international tensions over tariffs dominated sentiment.Traders digested news also of Congress narrowly passing US President Donald Trump’s signature tax and spending bill that analysts argue risks ballooning national debt and wider inflation. On tariffs, Trump said he planned to start sending letters informing trading partners of their import levies as soon as Friday, as negotiations to avoid higher US rates entered the final stretch.In Europe, EU stock markets fell, with sentiment hit by China moving forward with “anti-dumping” taxes of up to 34.9 percent on cognac and other brandy imported from the bloc if producers don’t voluntarily hike prices.London ended the day flat.Asian stock markets closed out the week mixed.Oil prices extended losses, with OPEC and the cartel’s crude-producing allies expected this weekend to announce a rise to output.The main focus heading into next week was on Trump’s tariff plans.”We draw ever closer to Wednesday’s reciprocal tariff deadline, and thus traders are likely to grow jittery despite the tentative signals of a potential pathway to a deal,” noted Joshua Mahony, chief market analyst at Rostro trading group.Governments around the world have fought to hammer out tariff deals with Washington after Trump unveiled a blitz of levies in early April.He and his top officials have said several were in the pipeline, but only Britain and Vietnam have signed pacts.China has agreed to a framework for it and the United States to slash tit-for-tat tolls and ship certain products.The prospect that trading partners from Japan and South Korea to India and Taiwan could be hit with stiff tariffs fuelled fresh worries about the global economy.”While we are unlikely to see a repeat of volatility like we did in early April, when markets were at the peak of tariff-related turbulence, we could potentially see some selling pressure if we see the return of tit-for-tat trade tariffs,” said City Index and FOREX.com analyst Fawad Razaqzada.Uncertainty leading up to next week’s cut-off tempered the positive lead from another record Thursday on Wall Street, where a forecast-busting US jobs report soothed worries about the world’s top economy.The data dented the prospect of the Federal Reserve cutting interest rates at its July policy meeting, with bets now on two reductions before the end of the year — the first likely in September.However, analysts suggested that all was not what it seemed, pointing to softness in the private sector.”We think that private-sector hiring has stalled, and we may see sporadic layoffs in some industries in the coming months,” warned analysts at Japanese financial group MUFG.”Despite the unemployment rate having fallen… the flow of potential workers that remained out of the labour force rose sharply in June, further highlighting the weak hiring environment. “We continue to view labour demand as being fundamentally weak relative to the past several years,” they added.Wall Street was closed on Friday for the US Independence Day holiday.- Key figures at around 1530 GMT -London – FTSE 100: FLAT at 8,822.91 points (close)Paris – CAC 40: DOWN 0.8 percent at 7,696.27 (close)Frankfurt – DAX: DOWN 0.6 percent at 23,7787.45 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 0.1 percent at 39,810.88 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.6 percent at 23,916.06 (close)Shanghai – Composite: UP 0.3 percent at 3,472.32 (close)New York: Closed for a public holidayEuro/dollar: UP at $1.1783 from $1.1755 on ThursdayPound/dollar: DOWN at $1.3641 from $1.3642Dollar/yen: DOWN at 144.53 yen from 145.06 yenEuro/pound: UP at 86.37 pence from 86.14 penceWest Texas Intermediate: DOWN 0.7 percent at $66.56 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 0.6 percent at $68.39 per barrelburs-rl/giv

Russia brushes of talks after largest assault on Ukraine

Russia on Friday said that it sees no immediate diplomatic way out of the war in Ukraine, hours after pummelling the war-torn country with its largest ever drone and missile barrage of the invasion.The hours-long bombardments sent Ukrainians scurrying for shelters across the country and came after a call between Trump and Russian President Vladimir Putin, which ended without a breakthrough.Trump also said he had made no progress in discussions with Putin on ending more than three years of bitter fighting since the Kremlin ordered its troops into neighbouring Ukraine.Earlier, AFP journalists in Kyiv heard drones buzzing over the capital and explosions ringing out throughout the night as Ukrainian air defence systems fended off the attack.Ukraine’s President Volodymyr Zelensky also spoke to Trump and said they agreed to work on bolstering the country’s defences against aerial bombardment.”We spoke about opportunities in air defence and agreed that we will work together to strengthen protection of our skies,” Zelensky said on social media after the call.Tymur, a Kyiv resident who said he had experienced previous Russian attacks, told AFP that the assault in the early hours of Friday felt different from others.”Nothing like this attack had ever happened before. There have never been so many explosions,” he said.The Kremlin said Friday it was “preferable” to achieve the goals of its invasion through political and diplomatic means.”But as long as that is not possible, we are continuing the special operation,” spokesman Dmitry Peskov said in a briefing, referring to Russia’s invasion.- ‘War and terror’ -Zelensky said air alerts began echoing out across the country as the Trump-Putin call was getting under way.”Yet again, Russia is showing it has no intention of ending the war and terror,” he said on social media.He urged the United States in particular to increase pressure on Moscow, which on Friday announced fresh territorial gains on the front line with the capture of a village in the Donetsk region.Poland said its embassy building in Kyiv had been damaged in the attack but that staff were unharmed.Germany’s foreign ministry meanwhile said that the timing of the attack showed that Moscow was continuing to “rely on brute force”. “Ukraine needs more to defend itself, not less,” the ministry said on social media.Berlin was exploring the possibility of purchasing more Patriot air defence systems from the United States for Ukraine, a German government spokesman told reporters.In Kyiv, one person was pulled from the rubble after the strikes, which also wounded at least 26 people, emergency services said.The barrage, according to the air force, comprised 539 drones and 11 missiles. A representative of Ukraine’s air force told Ukrainian media that the attack was the largest of the Russian invasion.- ‘Complete disregard’ -Overnight Russia attacks have escalated over recent weeks.An AFP tally found Moscow launched a record number of drones and missiles at Ukraine in June, when direct peace talks between Kyiv and Moscow appeared to stall.In Kyiv, AFP journalists saw dozens of residents of the capital taking shelter in a metro station.Yuliia Golovnina, who said she sheltered at the metro regularly, described the worry that came with hearing an explosion during an attack.”Will there be another one? Will something collapse on you?” the 47-year-old said.”In those seconds, you just hold your breath and wait to see what happens next,” she added.In Kyiv, concerns mounted over whether the US would continue delivering military aid, which is key to Ukraine’s ability to fend off the drone and missile barrages. The US announced this week it was reducing some of its aid deliveries.European Commission President Ursula von der Leyen said this was a clear signal that the 27-nation European Union needed to “step up”.Ukraine has also ramped up its retaliatory strikes in Russia, where a woman was killed by a Ukrainian drone attack overnight, the acting governor of the Rostov region said.Talks, spearheaded by the United States to secure a ceasefire, have stalled.Delegations from the two sides last met more than a month ago, when they agreed to exchange 1,000 prisoners each.Russia announced a fresh swap of prisoners of war with Ukraine on Friday as part of that agreement.