Stocks steadier as Trump rules out force to take Greenland

Stocks mostly steadied Wednesday as US President Donald Trump said in a much-anticipated speech at Davos that he would not use force to take control  of Greenland, though he did demand “immediate negotiations” to take control of the Danish arctic territory.Markets have tumbled this week after Trump threatened tariffs up to 25 percent on several European countries — including France, Germany, Britain and Denmark — in response to their opposition to his plans to take Greenland.But “investors found some relief after President Donald Trump’s speech at Davos was less confrontational than anticipated,” said Patrick Munnelly, strategist at Tickmill Group. “Trump assured that no military action would be taken in the Greenland dispute, calming market nerves.”In Europe, London and Paris closed marginally higher, while Frankfurt fell. In late morning trading in New York, the main Wall Street indexes were up less than one percent, though still well below last week’s levels. Trump’s threats have sparked warnings of retaliation at the World Economic Forum meeting in Davos, with European Union chief Ursula von der Leyen saying that the 27-nation bloc would be “unflinching” in its response.In his Davos speech, Trump touted the strength of the US economy and stressed what he said are the security imperatives for having control of Greenland.In Asian trading earlier Wednesday, Tokyo’s stock market fell, while Hong Kong and Shanghai rose. Netflix was down by more than 4 percent in New York despite strong earnings, as it gave only muted guidance for future growth.In company news, shares in British luxury fashion label Burberry jumped five percent in London after it posted a rise in sales as demand from China improved.In Paris, food group Danone slumped more than eight percent after one of its infant milk brands was recalled in Singapore.The dollar steadied after several downward sessions provoked by Trump’s tariff threats. “The fear narrative ran ahead of reality,” said Stephen Innes, managing partner at SPI Asset Management. “The idea of Europe dumping US assets en masse makes for a dramatic storyline, but it collapses under practical constraints. There are not enough deep alternative pools to absorb that kind of flow without severe dislocation.”  – Key figures at around 1645 GMT -New York – Dow: UP 0.8 percent at 48,864.95 pointsNew York – S&P 500 UP 0.6 percent at 6,837.51 New York – Nasdaq composite UP 0.5 percent at 23,064.68 London – FTSE 100: UP 0.1 percent at 10,138.09 (close)Paris – CAC 40: UP 0.1 percent at 8,069.17 (close)Frankfurt – DAX: DOWN 0.6 percent at 24,560.98 (close)Tokyo – Nikkei 225: DOWN 0.4 percent at 52,774.64 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.4 percent at 26,585.06 (close)Shanghai – Composite: UP 0.1 percent at 4,116.94 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1707 from $1.1719 on TuesdayPound/dollar: UP at $1.3441 from $1.3433Dollar/yen: DOWN at 158.13 yen from 158.21 yenEuro/pound: DOWN at 87.16 pence from 87.23 penceWest Texas Intermediate: UP 0.1 percent at $60.46 per barrelBrent North Sea Crude: UP 0.1 percent at $64.95 per barrel

Foot: le joueur du PSG Lucas Hernandez visé par une plainte pour traite d’êtres humains, enquête ouverte

Une enquête a été ouverte pour traite d’êtres humains et travail dissimulé après la plainte d’une famille colombienne, révélée par Paris-Match, contre le défenseur international du Paris-Saint-Germain, Lucas Hernandez, a indiqué mercredi le parquet de Versailles, sollicité par l’AFP.L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de Saint-Germain-en-Laye, ajoute le ministère public.Dans un communiqué à l’AFP, le champion du monde français 2018 et son épouse, Victoria Triay, affirment de leur côté avoir été “manipulés” et n’avoir “jamais agi avec une intention malveillante ni dans le mépris de la loi”.”Ces personnes ont partagé notre vie avec respect et dignité”, indiquent encore Lucas Hernandez et Victoria Triay dans ce texte.L’international et son épouse, qui évoquent une “confiance trahie”, assurent au sujet de membres de cette famille les avoir “aidés, soutenus et crus” lorsqu’ils “nous ont assuré être en cours de régularisation de leur situation”.Ce père, cette mère et leurs trois enfants “se sont retrouvés à travailler pour un an dans cette famille, sans droits”, a pour sa part détaillé à l’AFP Me Lola Dubois, qui les défend. Ils travaillaient “entre 70 et 80 heures par semaine, sans congés payés, sans vacances, sans documents qui viendraient établir le droit des salariés”, pour un salaire d’environ 2.000 euros nets, détaille-t-elle encore.Ces conditions de travail, malgré des “avantages en nature” liés à la vie du joueur, combinées à la “vulnérabilité économique” de la famille, font que leur situation “s’apparente à une forme d’esclavage moderne”, a encore estimé l’avocate. Des contrats de travail ont bien été établis “un an après la prise de poste”, ajoute cette dernière, mais elle estime qu’ils l’ont été “pour donner l’impression d’une situation régulière”.”Cette affaire est désormais traitée par les voies juridiques appropriées, là où les faits (…) ont leur place”, concluent de leur côté le joueur et son épouse, appelant “à la décence, à la retenue et au respect”.

US hip-hop label Def Jam launches China division in Chengdu

Def Jam, the influential US record label, will launch a division in the “capital of Chinese hip-hop” Chengdu, its parent company Universal Music announced late Tuesday, in a vote of confidence for China’s music scene.The New York-based label worked on the first records of Public Enemy and Beastie Boys, as well as some albums from Jay-Z and Kanye West — all mainstays of American hip-hop.”China is one of the most important and dynamic music markets in the world today, with a new generation of artists shaping culture both locally and globally,” Adam Granite, executive vice president of market development at Universal Music, said in a statement. “Launching Def Jam Recordings China reflects our long-term commitment to this market and our belief that Chinese hip-hop has a powerful role to play in the global evolution of the genre.”Def Jam has also worked with African and European artists through its regional divisions. Chengdu is China’s fourth-largest city and the capital of southwestern Sichuan province, home to the country’s iconic giant pandas.Chengdu is “widely recognized for its vibrant music ecosystem and deep-rooted hip-hop culture,” Universal Music wrote in a press release. Higher Brothers, known for blending Mandarin and the local dialect, is one of the main hip-hop groups originating from the city. Def Jam will work with three acclaimed Chinese rappers — Xie Di, Yitai Wang and Deng Dianguo “DDG” — to help identify and mentor emerging artists. 

Shein et le BHV se défendent d’être “le grand méchant loup” et vantent leur modèle “disruptif” au Sénat

Les représentants de Shein et du BHV ont défendu mercredi au Sénat leur vision “disruptive” du commerce, appelant à une “coopération” avec les autorités mais aussi avec les acteurs de l’industrie textile française, inadaptée selon eux aux nouvelles réalités économiques.”Arrêtez de nous voir comme le grand méchant loup”: après des mois de polémiques et des rendez-vous déclinés à l’Assemblée nationale, Quentin Ruffat, porte-parole de Shein en France, a estimé que la marque asiatique d’ultra fast-fashion pouvait “aider les marques de prêt-à-porter en difficulté”.Le partenariat avec le groupe SGM, dirigé par Frédéric Merlin et propriétaire du BHV, vise à “démontrer comment la force et la popularité d’une marque digitale comme la nôtre peuvent contribuer à stimuler la fréquentation et l’attractivité des commerces physiques plutôt que de s’y substituer”, estime M. Ruffat.Au BHV pourtant, “l’expérimentation” n’a pas encore porté ses fruits. Si 5.000 visiteurs minimum viennent chaque jour au magasin Shein depuis son ouverture début novembre, peu ont acheté, reconnaît Frédéric Merlin. Avec le départ de nombreuses marques, en raison d’impayés ou par opposition au champion de la mode éphémère, le BHV a connu “une vraie baisse de chiffre d’affaires”. La bonne recette est en voie d’être trouvée, assure Frédéric Merlin, mais il n’a toujours pas donné de date pour l’ouverture de cinq espaces Shein en province, confirmant seulement que ça sera “très prochainement”.Plusieurs sénateurs sont restés sceptiques comme l’écologiste Yannick Jadot qui dénonce une “alliance mortifère pour l’industrie textile européenne”. Shein est “le meilleur sur le digital et sur l’internationalisation”, pourquoi donc ne pas collaborer avec elle, a rétorqué M. Ruffat. Il invite les marques françaises “qui ont du mal à s’internationaliser, à se digitaliser” à “utiliser” la plateforme.Seulement “10% du chiffre d’affaires des marques de prêt-à-porter françaises est sur le digital, (…) ce n’est plus possible de faire ça, il faut être multicanal, c’est tout l’enjeu de notre partenariat” avec le BHV, a-t-il asséné.Les acteurs du commerce en France et en Europe sont loin de vouloir une telle coopération: une coalition de fédérations du commerce a attaqué Shein en justice pour concurrence déloyale.- “Je veux bien faire preuve d’éthique, mais…” -L’Etat français a lui aussi assigné Shein en raison des produits interdits que la plateforme vendait. Malgré des “dommages graves à l’ordre public”, la demande de suspension de la plateforme a été rejetée par le tribunal. L’Etat a fait appel.Interrogé sur la désertification commerciale des centres-villes, Frédéric Merlin a critiqué un commerce devenu trop cher et déconnecté des consommateurs: des marques “premium” vendent des robes à 600 euros tout en produisant en Asie “dans les mêmes usines” que Shein – ce que réfutent plusieurs fédérations de l’habillement.”Je veux bien faire preuve d’éthique, mais en tant que commerçant, avec 2.000 salaires à payer tous les mois, je veux que ces clients (de Shein, NDLR) viennent dans mes magasins”, a-t-il continué.Shein revendique “25 millions d’utilisateurs actifs en France” au premier semestre 2025 et représente “une offre de choix”, et non “une injonction à consommer”, a plaidé Quentin Ruffat. Il voit dans le modèle de production de Shein “à la demande” une révolution face au commerce plus classique et ses taux d’invendus de “20 à 40%”. Shein a un taux “à un chiffre”.Avec son volume colossal de références proposées, majoritairement en matière plastique, Shein est régulièrement accusé par des ONG environnementales d’encourager la surconsommation et d’aggraver la crise environnementale, des tonnes de vêtements peu durables finissant dans des décharges sauvages à travers le monde. Shein a émis 26,2 millions de tonnes de CO₂ en 2024 (+23,1% par rapport à 2023), soit plus que Zara et H&M réunis.Interrogé sur le travail forcé de la minorité musulmane des Ouïghours en Chine, comme le dénoncent des ONG, M. Ruffat a renvoyé au chiffre de 95% des fournisseurs de Shein audités en 2024 par des cabinets indépendants. Shein explique avoir “trois points de zéro tolérance: le travail d’enfants, le travail forcé et le refus de se soumettre à un audit indépendant”. En 2024, Shein a cessé de travailler avec douze fournisseurs pour ces raisons.

Shein et le BHV se défendent d’être “le grand méchant loup” et vantent leur modèle “disruptif” au Sénat

Les représentants de Shein et du BHV ont défendu mercredi au Sénat leur vision “disruptive” du commerce, appelant à une “coopération” avec les autorités mais aussi avec les acteurs de l’industrie textile française, inadaptée selon eux aux nouvelles réalités économiques.”Arrêtez de nous voir comme le grand méchant loup”: après des mois de polémiques et des rendez-vous déclinés à l’Assemblée nationale, Quentin Ruffat, porte-parole de Shein en France, a estimé que la marque asiatique d’ultra fast-fashion pouvait “aider les marques de prêt-à-porter en difficulté”.Le partenariat avec le groupe SGM, dirigé par Frédéric Merlin et propriétaire du BHV, vise à “démontrer comment la force et la popularité d’une marque digitale comme la nôtre peuvent contribuer à stimuler la fréquentation et l’attractivité des commerces physiques plutôt que de s’y substituer”, estime M. Ruffat.Au BHV pourtant, “l’expérimentation” n’a pas encore porté ses fruits. Si 5.000 visiteurs minimum viennent chaque jour au magasin Shein depuis son ouverture début novembre, peu ont acheté, reconnaît Frédéric Merlin. Avec le départ de nombreuses marques, en raison d’impayés ou par opposition au champion de la mode éphémère, le BHV a connu “une vraie baisse de chiffre d’affaires”. La bonne recette est en voie d’être trouvée, assure Frédéric Merlin, mais il n’a toujours pas donné de date pour l’ouverture de cinq espaces Shein en province, confirmant seulement que ça sera “très prochainement”.Plusieurs sénateurs sont restés sceptiques comme l’écologiste Yannick Jadot qui dénonce une “alliance mortifère pour l’industrie textile européenne”. Shein est “le meilleur sur le digital et sur l’internationalisation”, pourquoi donc ne pas collaborer avec elle, a rétorqué M. Ruffat. Il invite les marques françaises “qui ont du mal à s’internationaliser, à se digitaliser” à “utiliser” la plateforme.Seulement “10% du chiffre d’affaires des marques de prêt-à-porter françaises est sur le digital, (…) ce n’est plus possible de faire ça, il faut être multicanal, c’est tout l’enjeu de notre partenariat” avec le BHV, a-t-il asséné.Les acteurs du commerce en France et en Europe sont loin de vouloir une telle coopération: une coalition de fédérations du commerce a attaqué Shein en justice pour concurrence déloyale.- “Je veux bien faire preuve d’éthique, mais…” -L’Etat français a lui aussi assigné Shein en raison des produits interdits que la plateforme vendait. Malgré des “dommages graves à l’ordre public”, la demande de suspension de la plateforme a été rejetée par le tribunal. L’Etat a fait appel.Interrogé sur la désertification commerciale des centres-villes, Frédéric Merlin a critiqué un commerce devenu trop cher et déconnecté des consommateurs: des marques “premium” vendent des robes à 600 euros tout en produisant en Asie “dans les mêmes usines” que Shein – ce que réfutent plusieurs fédérations de l’habillement.”Je veux bien faire preuve d’éthique, mais en tant que commerçant, avec 2.000 salaires à payer tous les mois, je veux que ces clients (de Shein, NDLR) viennent dans mes magasins”, a-t-il continué.Shein revendique “25 millions d’utilisateurs actifs en France” au premier semestre 2025 et représente “une offre de choix”, et non “une injonction à consommer”, a plaidé Quentin Ruffat. Il voit dans le modèle de production de Shein “à la demande” une révolution face au commerce plus classique et ses taux d’invendus de “20 à 40%”. Shein a un taux “à un chiffre”.Avec son volume colossal de références proposées, majoritairement en matière plastique, Shein est régulièrement accusé par des ONG environnementales d’encourager la surconsommation et d’aggraver la crise environnementale, des tonnes de vêtements peu durables finissant dans des décharges sauvages à travers le monde. Shein a émis 26,2 millions de tonnes de CO₂ en 2024 (+23,1% par rapport à 2023), soit plus que Zara et H&M réunis.Interrogé sur le travail forcé de la minorité musulmane des Ouïghours en Chine, comme le dénoncent des ONG, M. Ruffat a renvoyé au chiffre de 95% des fournisseurs de Shein audités en 2024 par des cabinets indépendants. Shein explique avoir “trois points de zéro tolérance: le travail d’enfants, le travail forcé et le refus de se soumettre à un audit indépendant”. En 2024, Shein a cessé de travailler avec douze fournisseurs pour ces raisons.

Dauphins: un nouveau mois sans pêche, mais peut-être pas le dernier

Considéré comme “très efficace” pour protéger les dauphins, le mois sans pêche dans le golfe de Gascogne est reconduit jeudi pour la troisième année consécutive, et peut-être pas pour la dernière fois, faute d’alternative. De la pointe du Finistère jusqu’à la côte basque, un peu moins de 300 bateaux de plus de 8 mètres resteront à quai jusqu’au 20 février en bénéficiant d’une indemnisation gouvernementale à hauteur de 80% de leur chiffre d’affaires.”On se laisse endormir par les indemnisations. Il y a une forme de résignation”, estime auprès de l’AFP Thomas Le Gall, ligneur à Audierne (Finistère) et président de l’association Pêche avenir Cap Sizun, faisant part d’un “fort sentiment d’incertitude et d’anxiété” de ses collègues pêcheurs. L’hiver dernier, 274 navires ont été indemnisés à hauteur de 14,5 millions d’euros pour leur manque à gagner, estimé à 4.320 tonnes de poissons. En incluant une quarantaine d’entreprises de mareyage, les indemnisations totales ont atteint 20 millions d’euros.M. Le Gall craint que ce mois de fermeture, initialement prévu pour trois ans, soit reconduit en 2027 et au-delà.Car, avec 60% de captures accidentelles évitées, le mois sans pêche a le mérite d’être “très efficace” pour protéger les cétacés, selon l’entourage de la ministre de la Mer Catherine Chabaud, en novembre. D’après les données de l’observatoire Pelagis (CNRS/Université de La Rochelle), 1.900 dauphins communs sont morts par capture accidentelle entre le 1er décembre 2024 et le 31 mars 2025 sur la façade Atlantique et la Manche Ouest, contre 4.700 en moyenne par hiver entre 2017 et 2023.- “Pas une solution de long terme”-Pour autant, le ministère, interrogé par l’AFP, refuse de se prononcer sur une nouvelle fermeture l’an prochain, rappelant simplement que cette mesure n’était “pas une solution de long terme”.”Le gouvernement souhaite évidemment la réouverture du golfe de Gascogne, simplement il faudra pour cela qu’on puisse recueillir les données de cette saison, s’appuyer également sur les conclusions qu’aura formulées le Conseil d’État”, a déclaré mercredi au Sénat le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.La Commission européenne a, quant à elle, rappelé son attachement “à la protection des espèces sensibles”, consacrée par le droit européen. “Les efforts visant à réduire les prises accessoires de dauphins communs doivent se poursuivre”, a-t-elle dit à l’AFP.S’appuyant sur cette même législation européenne, les ONG Sea Shepherd et Défense des milieux aquatiques ont d’ailleurs déposé en décembre un recours devant la justice administrative pour demander une extension du dispositif de fermeture.”Les délais contentieux devant le Conseil d’État sont très longs”, a souligné à l’AFP l’avocate Manon Crécent, confirmant une information du quotidien Ouest-France. L’avocate espère ainsi une décision avant janvier 2027.Arguant que “le pic de mortalité (des dauphins) se déplace”, les associations réclament une extension de la fermeture à trois mois l’hiver et un mois l’été, a-t-elle ajouté. “Le gouvernement est opposé à l’allongement des périodes de fermeture”, a assuré M. Lefèvre.- Pas de solution technique parfaite -C’est à la suite de deux décisions du Conseil d’État, rendues en 2023, que le mois sans pêche avait vu le jour pour la première fois l’année suivante.Depuis, de nombreux pêcheurs se sont équipés en répulsifs acoustiques (pingers), en balises sur leurs filets et en caméras embarquées mais aucune solution technique parfaite n’émerge encore malgré les nombreuses expérimentations en cours.”Cette troisième fermeture ne peut et ne doit pas devenir une norme”, prévient le comité national des Pêches dans un communiqué, en appelant à “ouvrir une phase nouvelle, fondée sur l’évaluation des mesures mises en œuvre et le déploiement de solutions alternatives durables”.À Lorient, le fileyeur David Le Quintrec accuse le gouvernement de ne “pas défendre ses pêcheurs”. “Il va falloir qu’on tape du poing sur la table!”, tonne M. Le Quintrec, par ailleurs patron de l’Union française des pêcheurs artisans (UFPA), en disant regretter l’absence de visibilité dans le métier, entre mois sans pêche, baisse des quotas et hausse des coûts.

Dans les quartiers nord de Marseille “votez Pierrette ou Paulette, mais votez!”

“Ah bon, il y a des élections ?”: dans les cités des quartiers nord de Marseille, nombreux sont ceux qui, à deux mois des municipales de mi-mars, ignorent tout du scrutin, indifférents ou désabusés.”Pourquoi voter ?”, lance un homme d’une soixantaine d’années, baguette sous le bras, avant de s’engouffrer dans un immeuble.C’est dans un quartier prioritaire du 15e arrondissement, où 44% de la population vit sous le seuil de pauvreté, que Salim Siouani, aujourd’hui professeur de lycée, a grandi: “les gens sont découragés, ils pensent que le vote ne sert à rien. On essaie de les convaincre du contraire”.Avec des copains d’enfance, il mène des opérations de porte-à-porte pour inciter les habitants à s’inscrire sur les listes électorales, au sein du collectif KGBS aux initiales de quatre cités (Kallisté, Granière, Bourrely, Solidarité), dont ils sont originaires. Le temps presse: les inscriptions sont closes en ligne le 4 février, en mairie le 6.”Toc toc, c’est pas la police !” ou encore “toc toc, c’est moi !”: tous les subterfuges sont bons pour se faire ouvrir les portes dans ces grands ensembles où les appartements sont souvent squattés ou sous-loués. Et où les stigmates du narcotrafic sont visibles : accès bloqué par une barrière, jeunes guetteurs au pied d’un immeuble. Domicilié chez ses parents, Mehdi, 22 ans, en formation de gestionnaire d’immeuble, “n’a jamais voté” et ne savait pas qu’il allait y avoir des élections. “Chez moi, on ne parle pas politique”. Son amie Carmen, 20 ans, n’avait pas “non plus entendu parler” du scrutin. Elle estime pourtant que “la voix des jeunes est importante” et promet de “regarder” les tracts du collectif qui permettent, via un QR code, de vérifier son inscription sur les listes ou expliquent “Qui fait quoi” entre la ville, la mairie de secteur et la métropole. – Pas de rush -“Votez Pierrette, Paulette ou Jacquette, mais votez!” leur lance Kader Benayed, porte-parole de KGBS et représentant syndical à l’hôpital psychiatrique Edouard Toulouse, situé non loin de la cité des Bourrely où il a grandi.”On a plus de 50% d’abstention dans nos quartiers, déplore-t-il. On essaie de faire prendre conscience aux gens qu’ils ont une force. On leur dit +si on vous délaisse, c’est peut-être aussi parce que vous ne votez pas+”. “Mais, insiste Salim Siouani, nous ne sommes pas dans une démarche partisane. On ne dit pas pour qui les gens doivent voter”.Louna a hésité de longues minutes avant d’ouvrir après des coups répétés sur sa porte. Autrefois styliste en Algérie devenue agente d’entretien à Marseille, elle n’a jamais demandé la nationalité française mais assure que ses filles, l’une lycéenne, l’autre étudiante, voteront. “Quand on a un droit, il faut l’utiliser. Les gens disent +c’est inutile+. Ils sont tellement désespérés ! Ils veulent des logements, toquent à toutes les portes, ils n’ont rien. Et pourtant, c’est ça qui devrait les pousser à voter !”, juge-t-elle. Du coup, elle promet d’appeler ses “copines pour vérifier si elles sont inscrites !”Une jeune mère, hijab sur la tête, explique elle “ne pas encore avoir eu le temps de s’inscrire. Et puis si c’est voter pour ne rien avoir…” “Y’a plus rien pour les jeunes dans le quartier, il n’y a plus de médecin, on annonce régulièrement que La Poste va fermer, il a fallu batailler un an pour obtenir le retour des bus après 21H00 à la cité de la Solidarité après un droit de retrait des chauffeurs, …”, tempête Kader Benayed.Depuis plusieurs mois, la Ville de Marseille a déployé de son côté deux “mairies mobiles” qui permettent aux habitants de ces quartiers éloignés des services publics, d’effectuer des démarches administratives. Mais, reconnait Sophie Roques, adjointe au maire en charge de l’état civil, “pour l’instant, il n’y a pas de rush d’inscriptions pour les municipales”.